Nicolas Sarkozy s'est de nouveau présenté vendredi en "sauveur d'entreprises en difficultés" sur le site de la raffinerie de Petroplus à Petit-Couronne. Croustillant, n'est-ce pas ?
Sauf que pendant qu'il essayait son nouveau costume, après celui "défenseur de la France qui travaille", le président-transformiste, vidéo n°1, était percuté de plein fouet par la courbe croissante du chômage, photo ci-dessus. " Le nombre de demandeurs d'emploi sans activité en France métropolitaine a progressé en janvier, pour le cinquième mois consécutif, de 13.400 personnes soit une hausse de 0,5% par rapport à décembre", selon les chiffres publiés par la Dares (ministère du Travail).
Plus inquiétant, le nombre des demandeurs d'emploi de très longue durée (3 ans ou plus), augmente de 1,4%. Et surtout le nombre de bénéficiaires du RSA (Revenu de solidarité active) qui explose (+7% toutes catégories), "preuve que la crise est durable", souligne Mme Marion Cochard, économiste à l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE). Comment expliquer qu'il y en a qui gesticule sans parvenir à éteindre le chômage ? De deux choses l'une. Soit, le candidat-président est schizoprène, soit, les Français sont assez cons pour se laisser par les nouvelles pitreries indécentes du vendeur ambulant de l'Elysée. ( Vidéo n°2)
Rappelons qu'en France métropolitaine, 2.861.700 demandeurs d'emploi étaient ainsi sans activité fin janvier, soit une hausse de 6,2% en un an. Un record inégalé depuis douze ans ! Pis, depuis le début du quinquennat de Nicolas Sarkozy, la France compte plus de 700.000 demandeurs d'emploi supplémentaires.
"Je veux m'engager, par exemple, sur le plein emploi : 5% de chômeurs à la fin de mon quinquennat. (...) On nous demande une obligation de résultats. C'est quand même extraordinaire, la démocratie il faut qu'elle vive. Si on s'engage sur 5% de chômeurs et qu'à l'arrivée il y en a 10%, c'est qu'il y a un problème", affirmait-il lors de son passage dans l'émission " A vous de juger", France 2, en 2007. Et d'en rajouter une couche: "Je dis aux Français, c'est un échec, j'ai échoué (si l'objectif n'est pas atteint, ndlr). Et c'est aux Français d'en tirer les conséquences." ( Vidéos n°3 & 4)
C'est à se demander s'il faut encore entendre 2 mois avant de le virer ? DEHORS !
A2N


