
Après dix ans au pouvoir, l'UMP se prépare à retourner dans l'opposition dans la plus grande confusion à l'issue des élections législatives des 10 et 17 juin.
En attendant de retourner dans l'ombre, les chefs des bandes ethniques se livrent une guerre féroce pour le contrôle du business après la chute du caïd suprême face au socialiste François Hollande. L'on s'attendait aux règlements de compte en cas de défaite du champion de l'UMP, car la nature a horreur du vide. C'est encore plus vrai à droite, où Nicolas Sarkozy contrôlait tous les " territoires". Mais de là à imaginer de tels combats de rue entre les chefs de gangs, on se pince pour y croire.
Premièrement, il y a les échanges de tirs entre le chef de gang de Meaux, Jeff Copelocici alias "la brute épaisse", et celui du gang des provinciaux, Féfé Fillon alias " le serpent sarthois ".
Deuxièmement, il y a l'offensive de l'ancien ministre des Affaires étrangères Alain Juppé alias "Lino le cynique" , qui veut désormais contrôler l'UMP et joue le snipper dans l'hebdomadaire Paris Match.A propos de Jean-François Copé et François Fillon, il a affirmé: "Pour l'instant, je les laisse s'écharper entre eux, mais je vais me lancer. Je suis le plus capé, il n'y a pas photo." Pour rappel, l'ancien ministre et actuel maire de Bordeaux , 66 ans, a déjà dirigé l'UMP de 2002 à 2004, au moment de sa fondation par Jacques Chirac, mais il avait dû abandonner son poste au profit de Nicolas Sarkozy en raison de sa condamnation dans une affaire d'emplois fictifs à la mairie de Paris sous les mandats de Jacques Chirac.
Troisièmement, il y a le "gang du Fouquet's", un regroupement des plus fidèles sarkosystes, qui entend " faire vivre et promouvoir le quinquennat de Nicolas Sarkozy", a affirmé l'ancienne députée et ministre Christine Boutin. Et pour y parvenir, les ultras de l'ancien pouvoir ont crée une association baptisée "Les amis de Nicolas Sarkozy". Pour Brice Hortefeux, président de ladite association et ami personnel de l'ancien " président", il s'agit d'une " démarche affective, amicale, de fidélité à Nicolas Sarkozy", et en aucun cas une initiative politique ni politicienne." Ah bon ?
Force est de constater que cette prudence n'est pas de mise chez certains membres du fan club " amis de Nicolas Sarkozy". Par exemple, Christian Estrosi, député UMP des Alpes-Maritimes et secrétaire général de l'association, a notamment jugé, "à titre personnel, qu'à un moment ou à un autre" Nicolas Sarkozy avait "vocation à être le meilleur facteur d'unité pour nous rassembler". Vous ne rêvez pas.
Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'avec des sarkosystes en service commandé pour leur "champion" déchu, ça promet de faire flamber la violence et l'insécurité à droite en vue de la présientielle 2017. C'est dire si les français ne risquent pas d'être déçus par les règlements de comptes entre les clans mafieux de l'ancienne majorité présidentielle.
A2N










