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Voici un homme qui n’a plus honte de ses contradictions.
En Afrique, il se fend d’une "sortie" hautement négationniste sur une terre de souffrances, au Sénégal, parle d’un refus de repentance, comme lors de son premier discours du 6 mai dernier, et stigmatise les Africains, les accusant même d’être les esclaves de leur mémoire. En France, il y a quelques semaines, à l’occasion des cérémonies de la rafle du Vel d’hiv, il parle sans sourciller de repentance, encense le travail de mémoire "remarquable" des conservateurs du musée de la Shoah.
Pour Nicolas Sarkozy, les choses sont claires : la notion de Crime contre l’humanité s’écrit soit avec une MAJUSCULE, soit avec une minuscule. En clair, la déportation des Juifs est INDELEBILE et La REFERENCE en matière de barbarie humaine, alors que celle des Nègres pendant 4 siècles de Traite Négrière Transatlantique est un épisode de l’histoire coloniale. Que dire du génocide des Indiens, Amérindiens, Aborigènes, Arméniens, Herreros, ainsi que les millions de morts des guerres coloniales en Algérie, Madagascar....? Détail de l’histoire ? Et qui va honorer la mémoire des autres millions de victimes de la seconde guerre mondiale, notamment les résistants, communistes, homosexuels, handicapés et autres suppliciés de cette période ?
Le gesticulateur de l'Elysée a tombé le masque, affichant un visage de chantre d'un communautarisme "juif", démontrant surtout
qu'il était un DANGER pour la cohésion républicaine. Comment accepter que le Président de la République transgresse la laïcité au point de faire le jeu des communautaires
"juifs" qui entendent exclure les Français de confession juive de la République? Est-il besoin de rappeler que a République ne reconnaît que des citoyens et non l'existence
de "communautés"?
Ce qui est désormais clair pour ceux qui ne le savaient pas encore, le zèle mémoriel du locataire de l'Elysée a également permis d'éclairer sur la politique étrangère du gouvernement UMP. En
confondant sans vergogne la lutte contre " l’antisémitisme " et la défense inconditionnelle de l’Etat d’Israël, Nicolas Sarkozy a prouvé que SA rupture s'opérait avant tout
contre les intérêts de la France. Faut-il en déduire que les doléances du CRIF, des synagogues, des fondamentalistes "juifs" sont au
dessus des intérêts de la Nation ?
Faut-il tout accepter de la part de Nicolas Sarkozy parcequ'il aurait des comptes à régler avec l'histoire, sachant qu'une grande partie de sa famille maternelle a disparu dans les camps de
concentration nazis? La plupart de la famille Mallah de Salonique a été décimée en
déportation (les nazis ayant tué 96% des Juifs de Grèce). La France doit-elle tout laisser passer parceque le
locataire de l'Elysée ne sait pas faire la part des choses, et se retrouve prisonnier de ses promesses aux lobbies "juifs" ? Manifestement, le "candidat naturel" des "juifs" de France, selon Christian Estrosi, et grand espoir d'Israel et des néoconservateurs, se croit
tout permis.
Aujourd'hui, au vu du tollé provoqué par son "dérapage", Nicolas Sarkozy devra se rendre à l'évidence. Il n'a pas été élu pour prendre la France pour son "jouet" , c'est comme ça qu'il faut interpréter son rejet par une large majorité de Français (82%) qui juge qu'il n'est plus digne de la fonction présidentielle. Et c'est un sondage Opinionway pour Le Figaro et LCI qui le dit. C'est dire si rien ne va plus pour le petit soldat de l'hypertrophie mémorielle en faveur de la "Shoah". Le président élu par 53% des électeurs a probablement commis le faux pas de trop, il s'en rendra compte devant la défiance générale qu'il provoque désormais à chacune de ses gesticulations. Il n'y a pas longtemps , il pouvait s'asseoir sur la laïcité, se permettant même de revêtir une Kippa à l'occasion de la célébration de la fête juive d'Hanouka, comme le prouve l'extrait de la vidéo ci-dessous, alors qu'il était le ministre de l'intérieur, donc celui des cultes religieux. Il faut penser que cette époque là est terminée, c'est bien ce qu'il faut espérer. Quand on entretient la confusion, ça peut très mal se terminer, c'est ce qu'il faut faire admettre, que ça plaise ou pas, au "Président de l'émotion" et du communautarisme qui ne veut pas dire son nom.
A2N








