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La propagande des médias aux ordres et la désinformation quotidienne de penseurs et pseudos philosophes, qui squattent les plateaux TV et ondes radiophoniques, ont triomphé de la lucidité des Français. Depuis hier, 16 mai 2007, le candidat du CAC 40, du MEDEF et des lobbies, est le président de la République. Sa victoire face à la candidate socialiste, Ségolène Royal, est nette ( sans bavures ???). La majorité des suffrages s'est portée sur son projet, celui d'une droite raciste et ultra-réactionnaire, ce n'est pas la présence de quelques Basanés à l'UMP ou dans le prochain gouvernement, voire les ralliements opportunistes de centristes et d'apparentés socialistes, qui démontrera le contraire. En criant aux loups et en sous-tendant qu'il existait des ennemis de l'intérieur, ceux là qui demandent la "repentance" de la France, comme l'ont suggéré le candidat de la peur et ses amis "intellectuels", les électeurs ont voté sans discernement pour un projet de société néoconservateur. On sait ce qu'il adviendra très bientôt. En clair, comme l'a rappelé le slogan choc de la campagne électorale, "Ensemble tout est possible". Oui, tout est possible, mais sans nous, c'est à dire une grande minorité ( 47%) qui croit en une société plus "juste" et plus "forte", fière de son identité "multiraciale", qui n'a pas honte de reconnaître toute son Histoire, celle qui est à la fois estimable et condamnable. 

Ce n'est qu'à ce prix là que la France se réalisera et évitera de culpabiliser ceux des siens qui ne croient ni au mythe d'une grand ancêtre Gaulois commun, ni aux bienfaits de la colonisation, encore moins aux fables d'un historien de pacotille sorti de la botte d'un journaliste cumulard et chef de la propagande sur l'unicité de l'Histoire ( pas la sienne, bien entendu).

Enfin, le nouvel occupant du château de l'Elysée n'empêchera pas au monde de tourner, même si l'on s'attend à subir, plus que jamais, ses coups de pression et autres intimidations. Il faut l'accepter, c'est le peuple qui l'a souhaité majoritairement ( 53%), mais regrettera très bientôt son choix à courte vue.  En attendant la CENSURE promise par le monarque en puissance, au nom de la protection des "petits intérêts" d'une oligarchie de la finance et de lobbies politico-mafieux, vous pouvez continuer à vous exprimer ou visiter cet espace de liberté sans concession.  Putain 5 ans !

  

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Honneur & Respect

Mercredi 4 octobre 2006 3 04 /10 /Oct /2006 00:52

INTERVIEW POUR AFRICAMAAT RÉALISÉE PAR SYLVIA M’BOCKÉ.

S. M’Bocké : Tout le monde ne parle que de cela. La révélation du projet du CRAN par les militants terrains, MNH, Alert2Neg, Africamaat et autres, pour commémorer le 10 mai a fait l’effet d’une bombe. Etes-vous satisfait du retrait de ce projet par le CRAN ?

JP Omotunde : Je n’arrive toujours pas à m’expliquer, comment un tel projet à fait pour germer dans la tête des dirigeants du CRAN. C’est très grave ! Cela prouve qu’ils n’ont qu’une maigre expérience du militantisme donc qu’une lecture partielle des aspirations de la communauté noire. C’est à se demander qui tire les ficelles du CRAN ? Pour le moment, nous n’avons toujours aucune assurance de l’indépendance politique et idéologique du CRAN, qui semble avoir été crée, à ce qu’en dit la presse nationale, pour des objectifs qui vont bien au-delà des simples intérêts de la communauté noire. Un exemple significatif : Les Assises de la communauté noire organisées par le CRAN où les vrais militants noirs étaient absents et Dieudonné même pas invité. Lorsque l’on veut être crédible, on doit absolument remplir certaines obligations et pour le moment, le CRAN n’en a rempli aucune.

S.M. Depuis, Mr Lozès s’est exprimé sur Afrik.com et a annoncé que le CRAN a décidé d’annuler son opération face à l’indignation quasi-générale de la communauté noire. Comment appréciez-vous ses explications ?

JPO : Mr Lozès joue la victime en disant que l’objectif de l’action de contestation est de nuire au CRAN pour mieux masquer l’irresponsabilité de ses dirigeants. Organiser un projet festif pour commémorer le 10 mai, mais franchement ! En fait, nous lui avons sauvé la mise. Il ne se rend pas compte de la colère de la communauté qui ne lui aurait pas pardonné si la manifestation avait eu lieu. Le CRAN veut prendre des initiatives sans prendre conseil auprès des structures expérimentées dans la communauté. Mais avez-vous déjà vu Sylvia, les Arméniens commémorer leurs martyrs en dansant ? Avez-vous déjà vu les français commémorer les victimes des guerres occidentales en dansant ? Et ce sont les Noirs que le CRAN veut faire danser ? Mais vous vous imaginez le journal TV de 20 h du 10 mai : Les Nègres chantent et dansent pour célébrer leur histoire avec gros plan sur les artistes (Patrick Bruel et autres), paillettes et cotillons dans une ambiance « Carnaval de Rio ». Je vous assure, le 11 mai les dirigeant du CRAN se verraient dans l’obligation de s’expatrier à l’étranger.

S.M. Pourtant Mr Lozès clame qu’il y a méprise sur les intentions du CRAN.

JPO. Ces gens pensent que vu que l’esclavage n’est selon eux qu’un Crime et non pas un Génocide, on peut faire la fête. Voilà ce qui a été dit devant témoin. Qu’ils fassent la fête du CRAN comme ils l’entendent, mais s’il s’agit de toute la communauté, les choses sont différentes. D’ailleurs à partir de maintenant, je considère que ces gens sont fous et ce n’est pas en annulant leur projet qu’ils doivent croire qu’ils vont retrouver une crédibilité.

S.M. Etes vous un détracteur du CRAN ?

JPO. Sylvia, l’idée du CRAN est bonne, c’est la seule direction vers laquelle il faut tendre. Mais les conditions de la création du CRAN sont encore trop mystérieuses. Maintenant, ils doivent prendre la mesure des choses et ne pas croire qu’ils vont nous manipuler comme ils le souhaitent. Il n’y a pas dans cette structure la moitié d’un seul vrai militant noir et tous les dirigeants étaient aux abonnés absents lors des graves événements de 2005 (incendies à Paris, crash de l’avion en Martinique, Katrina, etc...).

S.M. Le CRAN avance pourtant l’idée que cette fête était un excellent moyen de faire connaître notre histoire.

JPO : Nous n’en voulons pas de leur idée à la noix ! Des idées comme celle-là qu’ils se les gardent. A un moment, il faut être sérieux !

S.M. Comment voyez-vous la Célébration  ?

JPO : C’est un formidable moment de recueillement, d’introspection, de souvenir, de communion entre nous tous. Il s’agit de rendre un hommage vibrant à nos ancêtres martyrs de l’appétit financier de l’Europe esclavagiste. La seule musique est celle des Ka et des Djembés qui viennent ponctuer les discours et les dépôts de gerbes. Je voyais même une retraite au flambeau silencieuse le soir. Au lieu de cela, le CRAN nous propose un concert façon Johnny Haliday, « noir c’est noir » ! Le CRAN veut rassembler la communauté mais avec un bistouri dans la main, du jamais vu ! Après ils disent ne pas vouloir donner le spectacle de la division des Noirs. Mais qui œuvre pour qu’il y ait division ? Nous nous voyons simplement une bande d’irresponsables et nous leur mettrons la pression jusqu’à ce qu’ils deviennent enfin responsables !

S.M. Au-delà, les CRAN souhaite sensibiliser le public sur cette page d’histoire, c’est pertinent non ?

JPO : Mais avec quel ouvrage, celui d’Olivier Pétré Grenouilleau ? Soyons sérieux encore une fois ! Raconter notre histoire avec les ouvrages des autres est encore un signe d’irresponsabilité notoire. Je tiens à rappeler que l’on a jamais vu un bourreau et une victime avoir le même point de vu sur un crime, d’où la nécessité de nous construire un point de vue autonome reposant sur des faits concrêts.

S.M. On a l’impression que vous dites ici ce que beaucoup pensent tout bas ?

JPO : Dans le fond, nous voulons tous construire et non détruire mais pour cela, il nous faut de bonnes bases communes. Le CRAN est aujourd’hui une coquille vide et il ne tient qu’aux dirigeants d’en faire quelque chose de valable.

SM. Je vous remercie...

JPO. De rien. En partant je vous invite à suivre de près le programme des chaînes TV pour le 10 mai 2006 :

Par alert2neg - Publié dans : Honneur & Respect
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Mercredi 4 octobre 2006 3 04 /10 /Oct /2006 00:48

Associations, collectifs et des personnalités publiques, journalistes, écrivains ou chanteurs, se sont insurgés contre le projet du Cran d’organiser un évènement-concert à l’occasion de la première commémoration française de l’abolition de l’esclavage. La fronde a gagné : le concert est annulé. À l’image, par exemple, de Claudy Siar, animateur radio et télé emblématique de la cause noire en France, qui s’est prononcé pour un 10 mai solennel et non « carnavalesque ».

Par Fabienne Pinel 

mercredi 3 mai 2006

 Afrik.com : Comment réagissez-vous à l’annonce de l’annulation de l’évènement de la place de la Bastille  ? 
Claudy Siar :
C’est une grande nouvelle ! Même si c’était prévisible, car le Cran ne pouvait se heurter à la majorité des personnes qui se battent depuis des années pour la reconnaissance des victimes de l’esclavage et de la Traite. Voilà une bonne décision qui fera du 10 mai un évènement important et solennel de notre histoire, et non une fête de la musique du monde !

 Afrik.com : Que représente pour vous le 10 mai ?
Claudy Siar :
Le 10 mai est une date symbolique pour la France , et ce pour plusieurs raisons. Il marque le jour de l’adoption par le Parlement français de la Loi , proposée par Christiane Taubira, député de Guyane, qui reconnaît l’esclavage et la Traite des populations africaines, amérindiennes, malgaches et indiennes comme un crime contre l’humanité. Même si le texte ferme la porte à toutes formes de réparations pour les descendants des victimes, il est, néanmoins, une étape essentielle. Au terme de nombreuses tergiversations et débats, la date du 10 mai a été choisie pour commémorer l’abolition de l’esclavage. C’est donc une date républicaine : une journée pour toutes les victimes de la barbarie et de l’esclavage. L’autre raison de sa portée symbolique est historique : le 10 mai 1802, le colonel mulâtre Delgrès fomente une rébellion, matée dans le sang, contre les troupes napoléoniennes venues rétablir l’esclavage en Guadeloupe. Après 15 jours de massacres, il préfèrera se donner la mort, avec 300 de ses hommes, plutôt que de redevenir esclave...

 Afrik.com : Comment envisagez-vous le déroulement de cette journée ?
Claudy Siar :
C’est la première année que la France honore les victimes de la Traite négrière et de l’esclavage. Le gouvernement a pris une décision digne afin de commémorer ces victimes et sensibiliser la France à cette histoire qui appartient à notre passé commun. Nous devons donc, pour cette première commémoration, adopter une attitude de recueillement. On ne peut pas brouiller le message en organisant des festivités pour un jour si important. Un concert n’est pas, me semble-t-il, le moyen le plus approprié pour se souvenir des millions de morts causés par l’esclavage et la Traite. Il existe des codes, à nous de savoir les utiliser. Organiser un concert, même si la musique est fondamentale dans les sociétés afro caribéennes, nous semble cantonner l’Homme Noir à l’image véhiculée par les cultures colonialistes : un homme qui, avec de la musique, oublie tout, jusqu’à sa propre histoire ! Les leaders du Cran ne pouvaient pas ignorer la colère qui était en train de monter et les réactions de mécontentement que le concert suscitait. Il faut seulement avoir l’humilité nécessaire à ce type de commémoration.

Afrik.com : Vous considérez que le Cran n’avait pas la légitimité nécessaire pour organiser cette manifestation ?
Claudy Siar :
Je dirais juste que celui qui accepte d’endosser un si lourd fardeau, doit être à l’écoute. On ne peut pas créer un schisme au sein de la communauté afro caribéenne qui nuirait à notre image et serait un pont d’or aux Sarkozy, de Villiers, et autre Le Pen. On est parfaitement dans l’image coloniale, je le répète : « Donner leurs de la musique, ils s’amuseront et sauront quoi voter ! »

Afrik.com : C’est donc la forme, un concert, qui vous gêne ? Elle est pourtant l’apanage de nombreuses commémorations...
Claudy Siar :
Je suis prêt à chanter pour le Sidaction... En revanche, il m’est difficile d’imaginer - et attention, je ne suis pas en train de faire de compétition des mémoires - de chanter pour célébrer la fin de la Shoah. Dans ce cas, la douleur est trop grande et la commémoration se doit d’être solennelle. Le 10 mai aussi doit respecter cette très grande douleur.

Afrik.com : Comment va se dérouler cette journée ?
Claudy Siar :
Il va y avoir de nombreuses manifestations. Certaines très officielles, organisées par le gouvernement et le Sénat, et d’autres plus modestes. Nous devons conjuguer nos expertises et talents afin que cette journée ne soit pas celle de l’histoire des Noirs, mais bien celle de tous les Français. Les livres scolaires vont être changés pour que l’histoire de l’esclavage et de la Traite ne soit plus jamais minimisée. Nous devons donc donner le ton d’un recueillement solennel. Il y aura aussi des manifestations dans certains pays africains. Je trouve par ailleurs assez inadmissible que ces derniers s’alignent sur une date française. Je pense qu’il serait temps que l’Afrique écrive elle-même sa propre histoire !

Source : www.afrik.com/article9784.html

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Mercredi 4 octobre 2006 3 04 /10 /Oct /2006 00:45

 

 

 

 

Un 10 mai festif ? Ce jour de commémoration arraché au prix de 10 ans d’efforts associatifs, de lutte et de bagarre parlementaires, de négociation et de va-et-vient politiques serait-il réductible à une Pride, une fête de l’hilarité ? C’est ce qui ressort des informations que les associations et militants de la cause noire ont pu obtenir de sources fiables. Et qui est derrière cette infamie sans nom ? Le Cran, l’auto-désigné Conseil représentatif des associations noires de France, constitué d’anonymes et d’inconnus de tous ceux qui depuis 20 ans poussent à la reconnaissance de la cause des Mélanodermes en France. Ce Cran qui fait écran, constitué dans la pure tradition corrupto-électorale françafricaine, et qui s’attribue des projets culturels qui existaient avant que certains de ses membres n’apprennent en lisant les journaux qu’ils étaient affreusement noirs, discriminés et que cela pouvait finalement servir comme une chaussure ou un diplôme pour travailler, s’apprête à égayer la place de la Bastille par une commémoration festive. Un concert dont l’artiste phare invité serait … Patrick Bruel selon les informations autorisées. Interrogés par Afrikara.com, les responsables associatifs les plus représentatifs de la lutte contre les discriminations et les différentes formes de négrophobies, le Coffad et le MNH se sont indignées de cette dérive, de cette insulte à la mémoire de nos ancêtres déportés, esclavisés, et enfin raillés par leurs descendants s’offrant en spectacle pour toute forme de travail de mémoire…

«Un coup de cran d’arrêt à la mémoire de nos ancêtres et de nos revendications»

Mme Joby Valente présidente du MNH et vice présidente du Coffad, ancienne membre fondatrice du Capdiv, ancêtre du Cran qu’elle avait quitté de facto, s’est opposée avec véhémence à «une fête de la musique bis», envisageant cette initiative du cran comme «un coup de cran d’arrêt à la mémoire de nos ancêtres et de nos revendications». Constatant et déplorant que le Cran -appelé krank [malade en allemand] par des esprits pinailleurs- tente de «rendre ce qui est inacceptable acceptable par le rire», la militante anti-raciste a affirmé que «l’importante somme allouée au Cran pour le 10 mai pourrait être répartie entre associations ayant des projets intéressants et sérieux». En fait de somme, des fuites parlent d’un pactole allant de 300 000 euros jusqu’à son double. Le président du Coffad, M. Fassassi, vétéran des procès anti-racistes et des mobilisations de tous les Afrodescendants, s’est déclaré sur la même longueur d’onde que Mme Joby Valente. Il a martelé «qu’en aucun cas le 10 mai ne pouvait être une manifestation festive », mais «une journée de mémoire, de souvenir, de recueillement, dans un esprit de solidarité, de réflexion et d’action». Se voulant plus précis, M. Assani Fassassi a révélé avoir signifié personnellement son désaccord sur le projet d’une manifestation festive au président consort du Cran qui l’a appelé à cet effet, M. Lozes, puis au secrétaire générale de cette association M. Pambou.  

Le Coffad a sa propre proposition de programme pour le 10 mai, l’association a réservé depuis plusieurs mois la Place de la Nation et la Bourse du travail pour les rencontres et échanges constructifs entre acteurs de la mémoire négrière et grand public. L’indignation monte et se trouve bientôt à son paroxysme, l’animateur radio-télé emblématique de la cause noire en France, Claudy Siar a pris position dans le sens d’une commémoration digne, d’autres associations font entendre leur désaccord total.

Parmi elles, l’agence de veille le Collectif Alert2Neg qui a fait un exposé des motifs sans concession contre le Cran écran, cran d’arrêt, cran sans cran.

« Nous pensons en particulier à ce projet ubuesque dans lequel le CRAN, le 10 Mai prochain, avec le soutien scandaleux des pouvoirs publics, de personnalités du show-biz et d’associations dites antiracistes, entend profiter de l’abolition de l’esclavage, sur un ton festif, pour aussi bien célébrer la fraternité et les victoires des abolitionnistes que la libération des Noirs, sur fond de musique techno parade, chars arc-en ciel, ambiance « touche pas à mon pote » et cotillons . Rien que ça ! »

Interpellant directement les noceurs du 10 mai, le Collectif prévient « Nous ne pouvons admettre que, à travers votre grotesque « commémoration » de la Bastille , vous vous permettiez d’aborder notre Histoire sous un angle folklorique et vulgaire, et ce en ayant recours à d’illustres anonymes regroupés dans un groupuscule ne disposant d’aucune assise populaire, ce qui démontre tout le dédain que vous inspire cet hommage aux victimes d’un Crime contre l’Humanité unique dans les annales de l’Histoire. ».[Cf Lettre ouverte au Cran et aux profanateurs associés de la mémoire des victimes de la traite négrière transatlantique] L’imitation est la première forme d’intelligence dit-on. Il est donc a priori évident et visible que les manifestations des communautés ayant eu une histoire traumatique comparable à celle des Noirs se gardent bien d’en faire des commémorations paillettes : Juifs, Arméniens notamment. Etait-ce si difficile que cela d’observer ? En tout état de cause le parti d’une commémoration festive rencontre un front de refus catégorique de la part des principales associations de défense des droits des Noirs et de la part des militants reconnus. Ces acteurs alternatifs devraient rapidement ficeler un programme en phase avec une optique de commémoration dans la dignité, le respect des ancêtres, des douleurs accumulées et crimes, et des moyens de faire retrouver l’espoir. 

www.afrikara.com/index.php?page=contenu&art=1184

 

 

 

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Mercredi 4 octobre 2006 3 04 /10 /Oct /2006 00:39

L’émission C dans l’air, du 05 Décembre 05, intitulé « j’ai 2 femmes et 10 enfants », est un exemple flagrant de cette  France où il faut, désormais, démontrer son racisme, particulièrement la Négrophobie et l’Islamophobie pour être dans l’air du temps. C’est à croire que l’histoire est un éternel recommencement, ce dont nous , NEGRES et BASANES de la République, ne doutons plus depuis, à mesure que les discours maurrassiens refont leur apparition dans les explications que  donnent la classe politique et  les médias à propos des récentes émeutes dans les banlieues.

 Force est de constater que la chaîne publique France 5 ne se singularise plus par son objectivité , comme nous le remarquons depuis quelques semaines, notamment en adoptant une tonalité toute Sarkozienne dans les débats consacrés aux banlieues. C’est la logique du prêt à penser inspirée par les néoconservateurs de la bande à Bush. Autant dire que la ligne idéologique est d’une extrême simplicité :mensonges stigmatisation et culpabilisation  

Nous remarquons  que, hormis la présence d’« experts » ès malaise dans les zones de non-droits , Ayatollahs de la « tolérance zéro » piquée aux Etats-Unis, à commencer par Xavier Raufer,  ex-militant d’extrême droite devenu spécialiste ès terroriste islamiste (sic !), Alain Bauer, ancien grand maître du grand orient de France chez les francs maçons et Roland Jacquard, spécialiste ès terroriste option Al Quaïda, il n’est jamais question d’intervenants capables de contester les délires messianiques des relais médiatiques de l’UMP. Quelle lâcheté ! Tout se passe comme si les détenteurs du pouvoir appréhendaient d’être directement confrontés à ceux qu’ils stigmatisent et calomnient systématiquement. N’est-ce donc pas là une traduction de la peur du complot permanent tel que les maîtres le redoutaient dans les champs de cannes et de coton ?

France 5, loin d’apporter un éclairage objectif sur les raisons profondes de revendications légitimes des jeunes français d’origine non-européenne, est devenue la meilleure tribune  offerte  à ceux qui veulent faire peur à l’opinion publique en parlant des « immigrés ».Nous payons donc une redevance à l’Etat pour se faire insulter ? Après le SMS raciste des fines gâchettes de France 3, autre chaîne publique, voici encore comment les BASANES financent ceux qui les insultent. Honteux !

Dans ce domaine de la Négrophobie galopante et affichée, votre chaîne, que nous finançons par la redevance, s’il fallait encore vous le rappeler, vient de franchir une étape, celle du racisme différentialiste, ce qui ne manque pas de nous rappeler les expériences réalisées sur nos ancêtres au nom de la supériorité Caucasienne, c'est-à-dire Européenne. Faut-il vous parler des exemples des Africains empaillés par des taxidermistes ou de Sara Baartman alias la vénus hottentote, dépecée au nom de sa différence morphologique ? Au moment où l’UMP parle des bienfaits de la colonisation et qu’un philosophe, Alain Finkielkraut enfonce le clou, soutenu par Nicolas Sarkozy, en parlant des « sauvages » civilisés grâce à la colonisation, nous ne pouvons plus admettre les propos tenus régulièrement par vos experts lors d’ émissions/ réquisitoire, à l’instar de celle du 05 décembre dernier, où l’on pouvait retenir quelques passages sans ambiguïté: Yves Marie Laulan, Sociologue, à propos du thème de l’émission, c'est-à-dire la polygamie « enfants maltraités et insuffisamment éduqués…..,sous-citoyens, analphabètes, sous-qualifiés, détournement du but des allocations familiales, les immigrés coûtent 36 milliards d’Euros à la France : maintien de l’ordre, justice, scolarité, expulsions des clandestins ( 4000 Euros/ pers), santé, formation…….et infractions commises à la RATP et SNCF ( 56 millions d’Euros) ,Gérard François Dumont, Géographe :« achats de femmes pour les transformer en seconde épouse, relégation au rang d’esclaves, enfants sous-éduqués et maltraités, les chefs d’Etats Africains sont des fainéants, qui ne sont même pas venus à Barcelone ( catastrophe), nous sommes prêts à les aider, mais eux ne sont pas prêts à changer leurs modes de vie »

Il ne fait pas de doute que des émissions sensationnalistes de ce type ne sont pas prêtes de s’arrêter, surtout si l’opinion continue de manifester ses peurs de l’étranger, sources de tous les malheurs français.

Aussi, nous disons assez.

Aujourd’hui, plus que jamais,  Nous sommes indignés que la Négrophobie et Islamophobie deviennent les nouveaux credo subtilement utilisés par ceux qui nous gouvernent pour expliquer les maux de la société.

Nous disons assez ; d’entendre des propos inacceptables, « racailles », « Karcher », qui rappellent des heures sombres du nazisme !   

Nous condamnons la fuite en avant des médias et de la classe politique qui veulent faire de l’immigration le prochain thème des présidentielles 2007, font de grossiers amalgames entre la crise sociale et raciale des banlieues et la grave récession sociale et économique que traverse la France.

Nous disons assez, d’être les boucs émissaires d’un contexte économique mondial catastrophique, ni les Noirs, ni les Arabes, ni l’islam ne sont les responsables des 2000 milliards d’euros, montant de la dette française.

 

 

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Mercredi 4 octobre 2006 3 04 /10 /Oct /2006 00:11

Depuis quelques temps déjà, nous découvrons une campagne de prévention sur le Sida, réalisée par les pouvoirs publics, qui se décline par voie d’affichage urbain et spots télévisés en prime time, histoire de toucher un maximum de Français assis devant leurs poste(s) de télévision(s) en soirée.

Cette campagne diligentée par le ministère de la santé est d’autant plus « remarquable » qu’elle met en scène des noirs dans un rôle principal, chose qui n’est pas loin de constituer une vraie révolution dans un pays qui refuse obstinément d’intégrer positivement ses « minorités visibles », affichant dans ce domaine un retard sérieux par rapport aux pays pourtant décriés comme« communautaristes »,notamment les Etats-Unis et le Royaume-Uni.

A travers cette initiative, la France s’est-elle enfin décidé à assumer sa multiculturalité, au point d’octroyer une telle importance aux acteurs noirs ? Le doute est plus que permis pour quelques raisons évidentes.

Le manque de cohérence du choix du ministère de la santé !

Faire des acteurs noirs les relais d’une campagne de sensibilisation sur le Sida est certainement une banalité dans les pays Anglo-saxons, car les « minorités visibles » sont prises en compte dans toutes les sphères,mais pas en France, patrie des droits de l’homme, où il y a de nombreux blocages relatifs à l’histoire coloniale.

Il est suspect que les pouvoirs publics mettent en scène des protagonistes noirs comme support d’une initiative aussi importante pour la communauté nationale , alors que dans le même temps, d’autres campagnes, ô combien importantes, elle aussi, pour la santé publique, n’intègrent pas ces mêmes noirs.

Par exemple, combien de comédiens noirs occupent des rôles dans les spots sur la sécurité routière, le cancer, l’alcoolisme, sujets touchant toutes les catégories sans distinction ? Aucun.

Faut-il donc en déduire que l’Homme noir est plus crédible pour aborder les questions de sexualité et de maladies sexuellement transmissibles ? Très probablement dans l’imaginaire collectif Français.

Faut-il rappeler que dans le cas du cancer, l’organisation mondiale de la santé (OMS) reconnaît aujourd’hui que les populations Africaines sont au moins trois fois plus concernées par le cancer de la prostate que les populations Européennes ? Qu’attendent donc les pouvoirs publics Français pour lancer des opérations d’information d’envergure hexagonale ? N’existe t-il pas de populations Africaines dans l’hexagone et celles d’ascendance Africaine en provenance des Départements D’Outre-Mer ( Antilles, Guyane, Réunion) , sans oublier les collectivités territoriales de l’océan indien ? Il faut croire que la sur-représentation des cas de cancer de la prostate chez ces noirs qui vivent en France n’intéresse pas le ministère de la santé et des solidarités.

Le choix de comédiens noirs par le ministère de la santé n’est pas cohérent, parce que la communauté noire, au mieux, ne représente que 10% de la population nationale, ce qui signifie l’impact limité qu’elle peut avoir comme support de sensibilisation auprès de la communauté nationale, principalement ceux de souche, c’est à dire les blancs, cela d’autant plus qu’elle est marginalisée et dispose d’une importance économique très relative par rapport à d’autres communautés. On peut donc douter de l’adhésion de la communauté nationale à cette campagne de sensibilisation articulée autour de comédiens noirs, qui au "mieux", est perçue comme une initiative du ministère de la santé pour la communauté noire, au pire, alimente la stigmatisation de la communauté noire toute entière.

Racisme, clichés et univers colonial !

Des noirs pour parler du Sida, il ne pouvait y avoir aux yeux des pouvoirs publics de meilleurs « interlocuteurs » pour une « cause humanitaire » aussi terrifiante.

En choisissant des comédiens noirs, le ministère de la santé accuse habilement la communauté noire, accentuant ainsi les discriminations quotidiennes qui minent l’existence de ses membres en France. Cela confirme surtout combien il est aisé de trouver des boucs-émissaires pour justifier la morosité dans une société en pleine crise. Dans ce domaine, les pouvoirs publics ne dérogent pas aux bonnes vieilles méthodes, celles là qui consistent à ne voir les « minorités visibles » que sous l’angle de l’imaginaire colonial, à l’instar des représentations « Y’a bon banania »,Rhum Négrita, en passant par « Apéricubes ». C’est dire toute la richesse de la panoplie coloniale.

Des acteurs noirs qui recommandent au peuple tout l’intérêt de se faire dépister, c’est l’évidence même, comme l’estime le ministère de la santé public qui n’hésite pas à forcer la caricature en voulant imposer des boubous aux comédiens noirs ( lire l’ interview du réalisateur de la campagne en pièce jointe) Pour les pouvoirs publics, seule la fin justifie les moyens : il faut informer la communauté nationale des risques encourus à s’approcher des noirs et de leurs « mauvaises manières ».

Que des acteurs noirs soient le relais d’une campagne de sensibilisation sur le Sida en France, cela permet , ne serait-ce que de façon subliminale, d’entretenir la boîte à fantasmes sur une prétendue sexualité « débridée » et « bestiale », éléments qui alimentent les discours sur le mythe originel du Sida.

N’est-ce pas sur la base de ces raccourcis simplistes que l’Afrique s’est vue octroyer la paternité du virus du Sida ?

Cette campagne de sensibilisation est cynique et scandaleuse, car elle s’éloigne non seulement de son public-cible, c’est à dire la France dite de souche, en ne s’adressant pas directement aux plus vulnérables que sont les hétérosexuels, homosexuels et toxicomanes, mais surtout elle désigne la communauté noire comme vecteur avéré de la propagation du virus du Sida en France.

C’est là tout l’art du transfert de responsabilités d’une majorité vers la minorité. Cela peut sembler grossier,mais ça permet de conditionner les masses qui prennent tout ce qui passe dans les médias pour argent comptant.

Une France frileuse et réactionnaire !

Dans cette campagne sur la prévention du Sida, le ministère de la santé démontre combien la France reste fidèle à la vision étriquée qu’elle s’est construite pendant des siècles sur l’Afrique et les noirs en général. Par cette posture rigide, la preuve est faite que ce pays se regarde le nombril, tourne son regard vers le passé, stigmatise la différence pour mieux dissimuler son repli systématique sur son passé.

D’ailleurs, nous en avons eu la preuve ,il y a quelques semaines lors du vote du CIO pour l’organisation des JO de 2012. Pendant que Tony Blair misait sur la diversité culturelle de la ville de Londres, la jeunesse, l’audace, la France, elle, présentait un film de Luc Besson , pour le moins franchouillard, ethnocentriste et monocolore, où elle invitait son passé, c’est à dire le Baron de Coubertin, le Paris éternel, le Paris de Gustave Eiffel).Tout y était luxe, calme, beauté et volupté, et il n’y avait pas de noirs susceptibles de profaner la blancheur originelle de cette France d’hier. Douce France, chère pays de mon enfance !

Entre ce pays qui se regarde dans le rétroviseur et celui qui accuse "l’ étranger", il n’y a rien de bien rassurant. Faut-il pour autant encourager une campagne recommandant la mise en quarantaine de la minorité noire par les autres composantes "ethniques" de la communauté nationale ? Non. Par conséquent, pour aider la France à assumer son cachet multiracial, donc à mieux construire son futur, nous devons dire STOP maintenant au mépris institutionnel des "minorités visibles"

Par alert2neg - Publié dans : Honneur & Respect
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HISTOIRE D'EN RIRE !

C'est l'histoire d'une dame âgée qui en traversant la chaussée fait une chute et se ramasse sur le derrière en plein milieu de la rue !
Sarkozy, qui la suivait par hasard, s'empresse de l'aider à se relever et à traverser la rue.
Arrivés de l'autre côté de la rue, le petit Nicolas dit à la vieille dame :
- Ce fut un plaisir pour moi de vous aider. Est-ce que vous m’avez reconnu ? Je suis Nicolas Sarkozy, votre Ministre de l’Intérieur. J’espère que vous voterez pour moi aux prochaines élections.
La vieille dame lui réplique:
- Vous savez, je suis tombée sur le cul, pas sur la tête !

"Sarkozy n'a qu'un handicap d'image : il est petit. Pour qu'une photo de lui soit bonne, il faut travailler baisser, essayer de le décrocher pour le grandir"

 Raymond Depardon, Cinéaste et Photographe 

«L'esclavage des Noirs a été inventé par les Noirs, en Afrique, c'est eux qui vendent les autres Noirs parce qu'ils n'ont aucune conscience de la fraternité Noire, ça n'existe pas ça ». Eric Zemmour, journaliste I-Tele et France 2 

«Beaucoup de ces Africains sont polygames.Dans un appartement, il y a trois ou quatre femmes et 25 enfants.Ils sont tellement bondés que ce ne sont plus des appartements, mais Dieu sait quoi ! On comprend pourquoi ces enfants courent dans les rues.» Hélène Carrere d'Encausse, membre de l'académie Française ( A propos des émeutes urbaines)

 

 



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