On reconnait une société qui s'écroule à sa propension à privilégier le superflu au détriment du fondamental. Dans la France décadente, le vice est plebiscité, la vertu, elle, est moquée. 2 cas d'école qui illustrent le délitement moral absolu de la société française.
Hier, la France médiatique et les élites décadentes déroulaient ostentatoirement un tapis rouge à Dominique Strauss Kahn, l'homme qui venait pourtant de passer du paradis à l'enfer d'une prison réservée aux redoutables délinquants de la localité new yorkaise. L'ancien patron du FMI était accueilli en héros à Paris par une foule en liesse, un peu comme si l'accusation de viol commis sur Nafissatou Diallo valait tous les honneurs du monde."Aujourd'hui DSK est libre de son rythme et de ses choix. L'amertume française, due à l'impression d'avoir été abandonné, sera surmontée. La sévérité des jugements à l'emporte-pièce se relativisera", assurait le Député Jean-Christophe Cambadélis. De son côté, Jean Pierre Raffarin ( UMP) estimait que Dominique Strauss-Kahn n'était "pas hors jeu" et pouvait "tout à fait reprendre un parcours politique", vantant ses "qualités qui en ont fait un ministre important et un directeur général du FMI".
Aujourd'hui, l'oligarchie médiatico-politique assène aux français de terribles reportages sur la libération de Florence Cassez, l'ex compagne d'un chef de gang mexicain, qui est libérée après sept années de prison au Mexique. Un seul dénominateur commun entre DSK et Florence Cassez: la médiatisation outrancière de leur libération qui relègue au second plan leurs turpitudes respectives et écarts de conduite.
On reconnait une société décadente à sa capacité à valoriser l'immoralité au détriment de l'éthique. C'est à ça qu'on reconnait la France des Dominique Strauss Kahn et Florence Cassez, 2 héros accueillis en grandes pompes alors qu'ils n'ont pas été innocentés mais libérés pour des raisons de prodécure...
A2N






