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La propagande des médias aux ordres et la désinformation quotidienne de penseurs et pseudos philosophes, qui squattent les plateaux TV et ondes radiophoniques, ont triomphé de la lucidité des Français. Depuis hier, 16 mai 2007, le candidat du CAC 40, du MEDEF et des lobbies, est le président de la République. Sa victoire face à la candidate socialiste, Ségolène Royal, est nette ( sans bavures ???). La majorité des suffrages s'est portée sur son projet, celui d'une droite raciste et ultra-réactionnaire, ce n'est pas la présence de quelques Basanés à l'UMP ou dans le prochain gouvernement, voire les ralliements opportunistes de centristes et d'apparentés socialistes, qui démontrera le contraire. En criant aux loups et en sous-tendant qu'il existait des ennemis de l'intérieur, ceux là qui demandent la "repentance" de la France, comme l'ont suggéré le candidat de la peur et ses amis "intellectuels", les électeurs ont voté sans discernement pour un projet de société néoconservateur. On sait ce qu'il adviendra très bientôt. En clair, comme l'a rappelé le slogan choc de la campagne électorale, "Ensemble tout est possible". Oui, tout est possible, mais sans nous, c'est à dire une grande minorité ( 47%) qui croit en une société plus "juste" et plus "forte", fière de son identité "multiraciale", qui n'a pas honte de reconnaître toute son Histoire, celle qui est à la fois estimable et condamnable. 

Ce n'est qu'à ce prix là que la France se réalisera et évitera de culpabiliser ceux des siens qui ne croient ni au mythe d'une grand ancêtre Gaulois commun, ni aux bienfaits de la colonisation, encore moins aux fables d'un historien de pacotille sorti de la botte d'un journaliste cumulard et chef de la propagande sur l'unicité de l'Histoire ( pas la sienne, bien entendu).

Enfin, le nouvel occupant du château de l'Elysée n'empêchera pas au monde de tourner, même si l'on s'attend à subir, plus que jamais, ses coups de pression et autres intimidations. Il faut l'accepter, c'est le peuple qui l'a souhaité majoritairement ( 53%), mais regrettera très bientôt son choix à courte vue.  En attendant la CENSURE promise par le monarque en puissance, au nom de la protection des "petits intérêts" d'une oligarchie de la finance et de lobbies politico-mafieux, vous pouvez continuer à vous exprimer ou visiter cet espace de liberté sans concession.  Putain 5 ans !

  

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Mercredi 28 février 2007 3 28 /02 /Fév /2007 16:03

Le jeune CRS Jamel BOUSSETTA qui s’apprête à publier aux Editions Duboiris un livre de révélations sur le racisme, la violence et les bavures dans la police nationale vient d’être passé à tabac dans un commissariat de Bagneux par des policiers de la Brigade Anti Criminalité (BAC). Victime d’un traumatisme crânien, d’un traumatisme lombaire et de plusieurs hématomes, Jamel dit avoir été privé d’eau, d’aller aux toilettes, de soins avant d’être traité de « sale boucaque » par des Gardiens de la Paix. L’IGS (la police des polices), saisie de l’affaire, a ouvert une enquête (Cf. Le Canard Enchaîné de ce matin). Ce traitement très spécial réservé au policier Jamel Boussetta par ses collègues vient confirmer les révélations que Jamel fait dans son livre au sujet des méthodes peu déontologiques et parfois racistes régulièrement utilisées par certains policiers.

Jamel est policier et travaille sous les ordres de Nicolas Sarkozy. Signes particuliers : CRS, ex-obèse,ancien camarade de classe du chef du gang des barbares, Youssouf Fofana, et jeune banlieusard. L’idée de devenir CRS est née du ras-le-bol d’être contrôlé 10 fois par jour pour rien, d’être humilié et insulté, d’assister à la brutalité des policiers contre les jeunes des cités… Plutôt que d’insulter ou de caillasser des flics, de lancer des cocktails Molotov ou de brûler des voitures, Jamel a choisi une révolte intelligente : devenir flic pour enquêter sur la police nationale. Pour y arriver, il a accepté tous les sacrifices : obtenir son BAC avec mention, réussir le concours de la police, perdre 27 kilos en quelques mois et obtenir d’excellentes notes à l’école de police, malgré les brimades de ses chefs.

Après 3 années d’enquête, il livre des informations terrifiantes : humiliation dans des commissariats, violences contre des étrangers, dopage des élèves policiers, comportements racistes, homophobes et antisémites, passe-droits accordés aux policiers... Il raconte comment l’acteur Samy Nacery a été mis à poil et humilié en sa présence. Membre de la CRS accusée du racket des taximen et du viol de prostituées, Jamel explique comment, pour arrondir leurs fins de mois, des flics collent des outrages et rébellion à tout va. L’auteur, placé sur écoute, a déjà subi des menaces sérieuses. Son appartement a été visité et l’IGPN lui a conseillé de se taire sinon…. Traumatisé par ce qu’il a vu, Jamel le CRS pense qu’avant de nettoyer la « racaille » au Karcher, le ministre de l’Intérieur a du ménage à faire dans sa police. Car, dit-il, le travail des bons policiers est sali et anéanti par celui des mauvais, tout cela au détriment de la sécurité des Français.

JAMEL LE CRS, révélations sur la police de Sarkozy, Editions Duboiris, 176 pages, 15Euros.

Contact presse : www.editionsduboiris.com Tel : 06 66 77 71 03

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Lundi 19 février 2007 1 19 /02 /Fév /2007 12:13

Sans doute une info qui est passée presque inaperçue. Elle est signalée dans Le Canard enchaîné du 18 octobre dernier : "Bon nègre", avait intitulé l’hebdomadaire satirique pour rapporter le "délit de faciès" subi par deux attachées parlementaires noires, l’une travaillant pour le socialiste Yannick Bodin et l’autre pour le questeur socialiste Gérard Miquel. La scène, d’après Le Canard, s’est passée le 10 octobre dans une cafétéria du Sénat.

Les deux attachées parlementaires de "couleur" sont apostrophées, à leur entrée dans la salle, par un Sénateur UMP du Val-d’Oise Hugues Portelli (en photo), qui leur lance : « Vous pouvez nettoyer, parce que c’est sale ! On ne peut pas se servir, ici, c’est vraiment dégoûtant ». Et comme les deux attachées parlementaires, sous l’effet de la surprise, ne bronchent pas, le Sénateur UMP enfonce le clou : « Vous comprenez ce que je vous dis ou pas ? (...) Nettoyez, vous comprenez ou, ou pas ? » Alors, l’une des deux femmes lance : « C’est vrai que nous sommes noires, et qu’en général les femmes noires sont au Sénat pour faire le ménage. Mais là, nous venons juste nous servir un café. Nous sommes des assistantes parlementaires. »

Et comme le pauvre type de l’UMP se rend compte de son impair, il emprunte plus qu’un terrain glissant, question de se rattraper : « Vous savez, je ne suis pas raciste, mon beau-frère est antillais, mais je pensais que vous veniez là pour travailler. » Allons, allons, avis aux autres qui se livreraient à un tel amalgame : prévoyez un beau-frère de "couleur". Mieux encore, vous pouvez trouver un beau-frère de votre beau-frère qui a épousé une personne de couleur...

www.congopage.com/article.php3?id_article=4233

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Dimanche 18 février 2007 7 18 /02 /Fév /2007 23:19
L'intellectuel de la légion Sarkozy s'était fait le porte parole suspect, en compagnie d'autres squatteurs des médias, de la sale guerre de Bush et ses alliés Néo conservateurs. Saddam, hurlait-il, tel un possédé, sur les plateaux TV et ondes radiophoniques, était l'équivalent d'Hitler et possédait des armes de destruction massive qui pouvaient rayer Israël de la carte. Ah bon ! Est-ce donc pour ce pays que les puissances occidentales ont envoyé mourir leurs enfants par milliers tout en tuant près de 650 000 personnes depuis la "libération" de l'Irak? Quel lapsus révélateur ! Il faut bien croire Bruckner car, si la logique va t-en guerre de la bande à Bush visait l'annexion à la manière Allemande des puits de pétrole Irakien, il y avait surtout la volonté d'installer l'Etat Hébreu comme prolongement de la civilisation occidentale au Moyen-Orient. N'est-ce pas la même propagande que ces intellectuels de pacotille nous ressortent depuis peu en parlant de la dangerosité supposée de l'Iran? Emportés par leur soutien aveugle et inconditionnel à un Etat terroriste qui se fout des résolutions onusiennes depuis sa création,nos squatteurs médiatiques ne préconisent-ils pas des bombardements immédiats sur l'Iran? A quel titre donc? Parce que, reprennent-ils tous en choeur, " il faut assurer la sécurité d'Israël !" . Peu importe si l'aventure coloniale  Bushienne est une tragédie humaine pour les Irakiens et les GI'S, qui croyaient aux bons mots des marchands de la terreur.  L'Irak est devenu un bourbier et une terre de haine anti-occidentale.Quelle est belle la démocratie imposée à coups de canons !
Aujourd'hui, alors que l'on pouvait raisonnablement penser que Bruckner, promoteur zèlé de la doctrine du "choc des mondes", avait retenu tous les enseignements de l'échec USraélien dans le funeste projet baptisé GMO ( Grand Moyen Orient), le voici qui réapparaît pour vendre ses livres et, comme s'il était possédait par des forces invisibles,promouvoir une conception raciste et tribale de la suisse. L'intellectuel de pacotille ne défend t-il pas maintenant la nouvelle politique d'Apartheid préconisée par Christophe Blocher ,le chef de file des neo-racialistes en Europe? Ne va-t-il pas jusqu'à recommander que l'Europe toute entière adopte la méthode suisse de stérilisation de l'immigration? Bien entendu, il ne s'agit pas d'appliquer les méthodes fascistes à tous les étrangers, comme le rappelle le Bruckner. Ouf! Cela est rassurant. Les pseudos démocrates Europeens ne s'inquietent pas dès lors que les principaux concernés sont non-Europeens, sous entendu Noirs et autres Basanes. D'ici la à s'imaginer un Bruckner en Kapo entrain de faire le tri entre les Basanés et les Blancs, il n'y à qu'un pas. Puisque le mur de la connerie est franchi gaiement par l'intellectuel de salon, pourquoi ne pas envisager simplement des camps de concentration pour les immigres réfoulés? Il parait que c'est très tendance de se replonger dans l'atmosphère du fascisme pendant la 2 ème guerre mondiale. C'est ce qui explique la résurgence des nationalismes alors qu'on avait cru entendre le mot magique"plus jamais ça" après la défaite du Nazisme en 1945. 

Enfin, rien ne peut mieux résumer Bruckner que ce cet adage populaire qui dit qu'il n'y a jamais que les imbéciles qui ne changent pas d'avis. De toute évidence, le fantassin de « l'axe du bien » assume ce qu'il est. Comme quoi, il y a un monde entre le savoir livresque et le bon sens qui,lui, ne s'acquiert pas sur les bancs des facultés et autres grandes écoles. ( voir article libération ci-dessous)

Par SERVICE ETRANGER
 
QUOTIDIEN : samedi 11 novembre 2006
 
Rarement à court d'un mot polémique, l'essayiste français Pascal Bruckner a défendu, dans une interview à l'édition dominicale du Matin de Lausanne, fin octobre, le durcissement des lois suisses sur l'immigration, approuvé fin septembre par référendum. Durcissement qui met pratiquement fin à toute possibilité de regroupement familial et verrouille le droit d'asile. «La Suisse montre la voie à l'Europe, estime Pascal Bruckner. C'est une question de bons sens. Commençons par intégrer nos immigrés, par [...] en faire de vrais Suisses, de vrais Français ou de vrais Espagnols, avant d'en laisser entrer d'autres.» La réforme, qualifiée d' «insulte aux droits humains les plus élémentaires» par la gauche, était un des grands projets du ministre de la Justice et de la Police, Christoph Blocher, l'homme fort des populistes de l'Union démocratique du centre, devenue en 2003 le premier parti du pays.
 
 
LA BIOGRAPHIE DE PASCAL BRUCKNER

Après des études au Lycée Henri IV à Paris, à l'université de Paris I et de Paris VII, et à Ecole pratique des hautes études, Pascal Bruckner devient professeur invité à l'Université d'Etat de San Diego en Californie et à la New York University de 1986 à 1995. Maître de conférence à l'Institut d'Études Politiques de Paris de 1990 à 1994, il collabore également au Monde et au Nouvel Observateur. Romancier prolifique, on lui doit 'Lunes de fiel' - adapté à l'écran par Roman Polanski - 'Les Voleurs de beauté' - Prix Renaudot en 1997 - et plus récemment 'L'Amour du prochain (2005). Par 'L'Amour du prochain (2005). ailleurs, Pascal Bruckner est l'auteur de livres jeunesse - 'Le Palais des claques', 1986, 'Au secours, le Père Noël revient', 2003 - ainsi que de plusieurs essais, et notamment 'La Tentation de l'innocence' - Prix Médicis de l'essai en 1995 - ou 'Misère de la prospérité', dans lequel il s'attaque à cette prétention qu'a l'économie de vouloir régir le monde entier. Ecrivain engagé, Pascal Bruckner s'évertue à témoigner des réalités sociales. En 2006, il revient sur le devant de la scène littéraire avec 'La tyrannie de la pénitence'.

 

BRUCKNER EN ACTION
www.lematin.ch/nwmatinhome/nwmatinheadactu/actu_monde/bruckner_sur_l_afrique.html
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Mercredi 14 février 2007 3 14 /02 /Fév /2007 10:43

Diana Johnstone

par Thierry Meyssan, Journaliste et écrivain, président du Réseau Voltaire.

Vous pensez tout savoir sur l’affaire des « caricatures de Mahomet » et vous être fait votre opinion en connaissance de cause. Pourtant, vous ignorez tout de cette vaste opération de propagande visant à promouvoir la « guerre des civilisations », à commencer par le fait qu’aucun de ces dessins ne représente Mahomet. Thierry Meyssan revient ici sur les liens que les différents protagonistes entretiennent avec l’administration Bush et sur la manière dont ils ont fait déraper le débat public aussi bien en Orient qu’en Occident.

Le procès de Charlie Hebdo s’est ouvert le 7 février 2007 à Paris dans l’affaire dite des « caricatures de Mahomet ». En pleine campagne électorale présidentielle, de hautes personnalités sont venues témoigner à la barre en faveur « de la laïcité et de la liberté d’expression ».

La presse et les responsables politiques manifestent une quasi-unanimité. Donnant le ton général dans son éditorial, le quotidien atlantiste Le Monde écrit : « Le procès de Charlie Hebdo est celui d’un autre âge, d’un autre temps. Même si les plaignants n’invoquent pas cet argument, il faut avoir en mémoire que ce qui a déclenché la polémique, c’est la représentation du prophète Mahomet, qui, aux yeux de l’islam, est un blasphème. On est donc en présence d’une querelle obscurantiste » [1].

Sans écouter le grief des plaignants, ni attendre le jugement du tribunal, la parole publique assimile les associations de musulmans à des groupes obscurantistes, étrangers à la République laïque et moderne. Au nom de la laïcité, on stigmatise les fidèles d’une grande religion. Soyons alertés par ce paradoxe : au nom de la laïcité, nous perdons le sens de la tolérance. Ressaisissons-nous avant de plonger tête baissée dans la « guerre des civilisations » [2].

La laïcité, la vraie, est fille de la Raison. Prenons le temps d’analyser la genèse et les enjeux de ce conflit. Nous allons voir que cette affaire a été soigneusement organisée. Malgré les apparences, les personnes qui ont publié les caricatures et celles qui ont organisé les manifestations dans le monde musulman ne sont pas des adversaires. Elles agissent de concert pour nous dresser artificiellement les uns contre les autres.

Les apparences

En septembre 2005, la presse danoise rapporte qu’un auteur pour enfants ne parvient pas à trouver un illustrateur pour un ouvrage consacré à Mahomet car ceux-ci ont peur de critiquer l’islam. Réagissant à ce conformisme, le rédacteur en chef du plus grand quotidien du pays lance un concours d’illustrateurs dans son journal. Bientôt douze caricatures sont publiées.

En novembre, la Société islamique du Danemark, qui s’estime outragée, exige des excuses et organise une manifestation devant les locaux du quotidien. Les positions se durcissent et plusieurs journalistes font état de menaces de mort qu’ils ont reçues. Une délégation de la Société islamique du Danemark rédige un dossier sur l’affaire et alerte la Ligue arabe et l’Organisation de la conférence islamique. Onze ambassadeurs à Copenhague demandent à rencontrer le Premier ministre danois pour résoudre la crise naissante, mais celui-ci fait valoir qu’il n’a aucun pouvoir sur la presse et décline la rencontre.

La presse rapporte en novembre qu’un parti politique pakistanais offre une prime à qui tuera un des dessinateurs. Le Premier ministre danois condamne ces propos, mais il s’avère vite que l’information est fausse.

En décembre, le sommet de la Conférence islamique, puis celui des ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe évoquent l’affaire. Le Haut-commissaire des Nations- unies lance une enquête sur le racisme de la presse danoise. Le Conseil des ministre du Conseil de l’Europe note l’attitude dilatoire du gouvernement danois dans une affaire qui relève du racisme et non de la liberté de la presse.

En janvier 2006, le Premier ministre danois rappelle avec insistance dans son message de bonne année son attachement à la liberté d’expression. Le procureur de Viborg classe sans suites la plainte pénale déposée par les organisations musulmanes sous le double chef d’inculpation de blasphème et d’incitation à la haine.

En février, des manifestations se multiplient dans le monde contre les représentations et les intérêts danois. Des drapeaux et des ambassades sont brûlés, des produits boycottés. La réprobation du monde musulman s’étend à la France, ou un quotidien a publié les caricatures, puis à toute l’Europe qui semble complice.

À Paris, les caricatures sont reprises dans France Soir, puis dans Charlie Hebdo suscitant une plainte de la Grande Mosquée de Paris (GMP) et de l’Union des organisations islamiques de France (UOIF). Alors que la classe dirigeante fait bloc derrière ces publications, le président Jacques Chirac reçoit les plaignants à l’Élysée et rappelle que la liberté d’expression est une responsabilité.

Les contradictions

Voilà une histoire simple, dont les évènements semblent s’enchaîner de manière cohérente. Pourtant, plusieurs éléments sonnent faux.

Si le rédacteur en chef d’un grand quotidien danois s’est insurgé contre la difficulté d’illustrer un livre pour enfants, comment en est-il arrivé à publier des caricatures qui ne sont certainement pas destinées aux enfants ?

Le Jyllands-Posten est le quotidien le plus diffusé au Danemark. Positionné à droite, il mène depuis trois ans une violente campagne anti-immigrés. Il n’a cessé de multiplier les articles et les éditoriaux pour insinuer que l’islam n’est pas compatible avec la démocratie et que les musulmans ne sont pas intégrables dans la société danoise. Ce matraquage a été conduit pour soutenir la réélection de la coalition gouvernementale d’Anders Fogh Rasmussen. En trois ans, le Jyllands-Posten a submergé le Danemark avec son discours islamophobe, dont le Premier ministre est devenu le héraut.

La coalition libérale-conservatrice a renversé les sociaux-démocrates qui ont dominé la scène politique pendant 80 ans. Elle a poussé le pays à remettre en cause l’État-providence et à se lancer dans une politique effrénée de privatisations et de dérégulation. Selon une technique électorale classique, la populations supportant mal la brutalité de ces changements, Anders Fogh Rasmussen a tenté de déplacer le débat des questions sociales vers la désignation de boucs émissaires : les étrangers.

Le Conseil danois de la presse a admonesté le Jyllands-Posten, en mars 2002, pour avoir violé la déontologie de la profession en soulignant sans raison l’origine ethnique de personnes impliquées dans une affaire criminelle. Le Premier ministre n’avait pas manqué alors de voler au secours du journal en dénonçant le politiquement correct qui se serait emparé de la profession. La violence du journal a été relevée dans le rapport de l’European Network Againt Racism, la fédération des associations anti-racistes européennes, dans son rapport 2004 sur le Danemark [3]. Le Jyllands-Posten y est décrit comme une publication d’extrême-droite. Cet observatoire a conduit une analyse du contenu du journal pendant trois mois. Il a relevé que 53 % des chroniques, 55 % des articles, 71 % des brèves, 73 % des tribunes libres, 79 % des éditoriaux et 81 % des courriers de lecteurs traitant des minorités étrangères les présentent de manière négative.

En d’autres termes, le journal n’a pas publié ces caricatures pour libérer les illustrateurs danois d’une auto-censure oppressante, mais comme un élément dans une vaste campagne d’incitation à la haine.

Seconde incohérence : Pourquoi des dessins qui visent à brocarder une religion l’assimilent-elle au terrorisme ?

Le concours de caricatures a été lancé par le responsable du supplément culturel dominical du journal, Fleming Rose. Il se définit comme « juif sioniste » et n’éprouve aucun état d’âme lorsqu’on lui fait remarquer que le Jyllands-Posten fut partisan, dans les années 30 et 40, du fascisme et du nazisme. Menacé de mort après la publication des caricatures, Fleming Rose a préféré se réfugier aux États-Unis que rester sous la protection de la police danoise.

Fleming Rose est un ami du théoricien de l’islamophobie, Daniel Pipes [4]. Dans un article du 29 octobre 2004, Rose relate ses discussions avec Pipes et soutient ses thèses. « Pipes est surpris qu’il n’y ait pas d’alarme plus forte en Europe face au défi que représente l’islam au regard de la chute du taux de fécondité et de l’affaiblissement de l’identité historique et culturelle », écrit-il.

Daniel Pipes est l’auteur de cette célèbre formule : « Tous les musulmans ne sont pas terroristes, mais tous les terroristes sont musulmans ». Sur cette base, il préconise une surveillance policière systématique de tous les musulmans aux États-Unis et en Europe. Les dessins édités par Fleming Rose vont plus loin encore : ils insinuent que tous les musulmans sont des terroristes en puissance.

Merete Eldrup, la directrice du Jyllands-Posten est l’épouse d’Anders Eldrup, lui-même directeur de la compagnie nationale des hydrocarbures la Danish Oil and Natural Gas (DONG). Depuis cinq ans, c’est-à-dire depuis l’arrivée de la coalition libérale-conservatrice au pouvoir, M. Eldrup et le Premier ministre participent aux réunions annuelles du Groupe de Bilderberg. Ce club très fermé est une émanation de l’OTAN qui y invite, y teste et y adoube les messagers de l’Amérique en Europe.

Depuis la première guerre du Golfe, en 1991, et plus encore depuis les attentats de septembre 2001, les services de l’OTAN développent des études sur le thème de l’ennemi intérieur. Les banlieues islamisées d’Europe seraient des repaires de terroristes. Baignant dans cette atmophère, Fleming Rose et Merete Eldrup ne voient donc chez les musulmans que des terroristes potentiels.

Trosième incohérence : Pourquoi le Premier ministre danois a-t-il négligé les médiations lorsqu’elles étaient possibles ?

Anders Fogh Rasmussen n’est pas seulement l’auteur de Fra socialstat til minimalstat (De l’État socialiste à l’État-minimal), il est surtout le fils spirituel d’Uffe Ellemann-Jensen, ancien président de son parti. Celui-ci était longtemps l’homme de Washington dans le pays. Ministre des Affaires étrangères et vice-Premier ministre de 1982 à 1993, il élabora une doctrine qui porte son nom selon laquelle un petit État comme le Danemark peut jouer un grand rôle sur la scène internationale en ouvrant la voie aux États-Unis. Il réussit à convaincre l’opinion publique danoise, fort réticente, de participer à la Guerre du Golfe, en 1991. Il sut aussi reconnaître avant tout autre pays l’indépendance des États baltes, provoquant ainsi l’éclatement de l’Union soviétique dans l’onde de choc de la dissolution du Bloc de l’Est. En 1995, il postula au secrétariat général de l’OTAN, mais Jacques Chirac s’y opposa avec force, faisant valoir l’alignement complet d’Ellemann-Jensen sur Washington.

Anders Fogh Rasmussen a assuré la présidence tournante de l’Union européenne lors du second semestre 2002. C’est lui qui a préparé les accords secrets passés entre l’Union et les États-Unis dans le cadre du Nouvel agenda transatlantique ; accords qui ont été signés le 22 janvier 2003 et qui ont autorisé l’enlèvement, la séquestration et la torture par la CIA et le MI6 de suspects n’importe où dans l’Union [5]. Selon un rapport du Conseil de l’Europe, la pratique des enlèvements, séquestrations et tortures se serait considérablement développée. Plus d’une centaine de victimes ont été identifiées. Ce sont exclusiement des musulmans.

Au même moment, M. Rasmussen publie dans The Times de Londres une tribune libre co-signée avec sept autres chefs de gouvernements européens pour tenter d’embarquer l’Union dans la guerre en Irak [6]. En définitive, il enverra plus de 500 hommes participer à l’occupation du pays. Ils sont stationnés près de Basra à Camp Denevang. Lorsqu’il se confirmera que l’Irak ne disposait pas d’armes de destruction massive, une commission d’enquête parlementaire établira que - comme George W. Bush et Tony Blair- Anders Fogh Rasmussen avait intentionnellement menti à ses concitoyens pour les faire entrer en guerre [7].

Non seulement le Premier ministre n’avait aucune envie d’appaiser la crise des caricatures, mais celle-ci sert ses objectifs politiques en creusant un fossé entre les civilisations. La tension renforce sa position intérieure et la stratégie internationale de ses alliés. Certes, le boycott a coûté au Danemark 1 milliard de couronnes (134 millions d’euros), mais à n’en pas douter les États-Unis sauront le dédommager.

Un livre publié par le journaliste Tøger Seidenfaden et l’historien Rune Engelbreth Larsen établit, sur la base de 4 000 documents officiels, que le Premier ministre a tout fait pour provoquer la crise. Ainsi, il a délibérement menti à l’opinion publique en faisant croire que les ambassadeurs de la Ligue arabe réclamaient une censure religieuse lorsqu’ils demandaient un dialogue pour limiter la propagation du racisme [8].

Dans son rapport annuel sur le Danemark, le Comité européen contre le racisme et l’antisémitisme (dépendant du Conseil de l’Europe et non pas de l’Union européenne) exprime sa « grande préoccupation » face au développement d’un « climat d’intolérance et de xénophobie envers les réfugiés et les demandeurs d’asile ainsi que les groupes minoritaires en général, et les musulmans en particulier ». Il en rend directement responsable le Premier ministre et le Parti populaire danois, membre de la coalition gouvernementale. Il dénonce la non-application systématique de la loi réprimant le racisme [9].

Quatrième incohérence : Alors que ces caricatures sont d’une médiocrité accablante et qu’elles ont d’abord plus suscité le mépris que la colère, comment se fait-il qu’elles ont enflammé le monde musulman avec plus de force que l’occupation de la Palestine, l’invasion de l’Afghanistan et de l’Irak, et le bombardement du Liban ?

Dès la publication des caricatures, des organisations musulmanes danoises se sont réunies pour élaborer une riposte commune. Elles ont déposé une plainte au double chef de blasphème (art. 140 du Code pénal danois) et d’appel à la haine et à la discrimination contre un groupe de personne eu égard à son appartenance religieuse (art. 266b). Parallèlement à cette action collective, certains participants à ce regroupement organisèrent des manifestations et un lobbying auprès des ambassadeurs d’États musulmans à Copenhague autour d’Ahmad Abou Laban [10], l’îman de la groupusculaire Société islamique du Danemark (Islamik Trossamfund) et de son ami Ahmed Akkari autodésigné porte-parole d’un Comité européen de défense du prophète créé pour l’occasion. Il s’agissait pour eux d’élargir le débat à la question générale des discriminations dont les musulmans sont victimes au Danemark. Pour ce faire, ils constituèrent un dossier de 43 pages qu’ils illustrèrent avec des caricatures, dont celles du Jyllands-Posten.

Cependant, le « Dossier Akkari » comprend aussi des dessins autrement plus insultants que ceux du Jylands-Posten. On y présente par exemple un musulman accroupi en prière et sodomisé par un chien. C’est à la lecture de ce document que de nombreuses autorités arabes et musulmanes, civiles et religieuses, se sont mobilisées. Surtout, c’est ce dossier qui a convaincu les relais d’opinion dans le monde musulman que les caricatures portaient sur Mahomet et sur l’islam.

Abou Laban et Akkari ont entrepris une tournée internationale au cours de laquelle ils ont rencontré le secrétaire général de la Ligue arabe, le grand mufti du Caire, le directeur de l’université Al-Azhar, le grand mufti de Beyrouth, le cheik Faldlallah du Hezbollah, le cardinal Sfeir, et le grand mufti de Damas.

Ce périple est d’autant plus surprenant qu’Abou Laban n’aurait jamais dû entrer sur le territoire égyptien où il est interdit de séjour, tout comme aux Émirats arabes unis. Laban est en effet l’un des commandants d’un mouvement partiellement clandestin, le Hizb ut-Tahrir (Parti de la libération) que les nationalistes arabes ne portent pas dans leur cœur.

Créé en 1953 par le juriste palestinien Taqiuddin al-Nabhani, le Hizb ut-Tahrir prétend vouloir rétablir le califat ottoman qui domina et opprima le monde arabe. Ce mouvement a évidemment été très mal perçu par les États arabes qui y ont vu, à tort ou à raison, un groupe d’illuminés manipulés par les services britanniques pour maintenir leur influence dans la région. Le fondateur mourut à Beyrouth, en 1977. Bien que le parti se présente comme non-violent, son programme ne laisse aucun doute sur ses intentions. Il prévoit de créer un État islamique unique placé sous l’autorité dictatoriale d’un calife et appliquant une interprétation sévère de la charia. Le calife doit être secondé par un émir du Jihad qui devra mobiliser tous les hommes de plus de 15 ans et livrer la guerre à tous les non-musulmans.

Le quartier général du Hizb ut-Tahrir n’est pas installé à Istanbul, comme on pourrait le croire, mais à Londres, où il jouit d’une forte protection policière bien que le Premier ministre Tony Blair l’ait qualifié d’organisation terroriste. Les principaux dirigeants londoniens du mouvements sont rémunérés comme très hauts cadres de multinationales anglo-saxonnes de l’informatique, bien que ce type d’emploi nécessite une accréditation secret-défense.

À défaut d’être populaire dans le monde arabe, les partisans du rétablissement du califat ottoman le sont auprès de quelques populations turcophones d’Asie centrale. Le Hiz ut-Tahrir fomente des troubles dans toute cette région, jusque et y compris au Xin Kiang chinois, quels que soient les régimes en place. On éprouve de la compassion pour ses membres lorsqu’ils sont arrêtés et torturés par le régime de Karimov en Ouzbékistan, mais cela ne signifie pas qu’ils seraient plus doux que leurs tortionnaires s’ils arrivaient au pouvoir.

Les États de la région n’ont pas tardé à comprendre le danger que représente le Hiz ut-Tahrir. Ils le considèrent comme instrumenté par la CIA et le MI6 au même titre que les moudjahidines afghans le furent contre l’URSS [11] et se sont unis pour le combattre. C’est l’un des objectifs de l’Organisation de coopération de Shangaï, la nouvelle alliance russo-chinoise.

(JPG)

Incitations à la haine

Sur la caricature de gauche (Centre d’études du problème juif de Bologne, 1943), le personnage n’est pas Moïse, mais un juif emblématique qui est rendu responsable de la Seconde Guerre mondiale. Sur la caricature de droite (Jylland-Posten, 2005), le personnage n’est pas Mahomet, mais un musulman emblématique qui est rendu responsable du terrorisme, qualifié par le président Bush de « Nouvelle Guerre mondiale ». Ces deux dessins n’ont rien à voir avec la critique d’une religion. Ce sont deux caricatures de propagande visant à stigmatiser des groupes de croyants. La première a servi à justifier un génocide, à quoi est destinée la seconde ?

La manipulation en France

France Soir est le premier titre français à reproduire les caricatures. Le quotidien, qui était alors en faillite, faisait l’objet d’âpres luttes d’influence entre financiers voulant en prendre le contrôle. Les personnels qui décident de cette publication sont liés à un mystérieux repreneur potentiel du journal dont on ne connaitra le nom que quelques mois plus tard. Il s’agit du marchand d’armes Arcadi Gaydamak, président du Bétar (la milice du Likoud) et du club de football du même nom, candidat à la mairie de Jérusalem. Son identité avait été masquée le plus longtemps possible car il fait l’objet d’un mandat d’arrêt international pour fraude fiscale.

Une semaine plus tard, les caricatures sont reprises par Charlie Hebdo. Comme l’a montré Cédric Housez dans nos colonnes, l’hebdomadaire satirique se focalise depuis la fin 2003 sur la dénonciation du péril musulman. Il prend position contre la participation de Tariq Ramadan au Forum social européen, pour l’interdiction du voile, contre la politique arabe de la France, pour la politique d’Israël, etc. [12]

Pour France Soir, comme pour Charlie Hebdo, ces publications prolongent des campagnes de presse déjà anciennes au service de l’idéologie néoconservatrice de la « guerre des civilisations ». Elles font preuve d’efficacité puisque la classe dirigeante française, quasi-unanime, feint de ne pas voir le propos anti-musulman et apporte son soutien à ce bel exercice de la liberté d’expression. Seule voix discordante, Jacques Chirac souligne que « la France, pays de laïcité, respecte toutes les religions et toutes les croyances ».

Allant un peu plus loin encore dans l’hypocrisie, Charlie Hebdo publie Le Manifeste des douze. L’islamisme y est dénoncé comme le nouveau totalitarisme [13] et opposé à la liberté d’expression. Parmi les signataires, on retrouve, outre Philippe Val directeur du journal, la députée affabulatrice néerlandaise Ayaan Hirsi Ali, les journalistes Caroline Fourest et Antoine Sfeir, et l’essayiste Bernard Henry-Lévy.

La Grande Mosquée de Paris et l’Union des organisations islamistes de France (UOIF) ont porté plainte contre Charlie Hebdo. Plusieurs candidats à l’élection présidentielle française ont apporté leur soutien à l’hebdomadaire satirique, au nom de la « liberté d’expression ». D’abord Corinne Lepage (Cap 21) et Dominique Voynet (Les Verts) par voie de pétition. Puis François Bayrou (UDF) et François Hollande (représentant Ségolène Royal, PS) en venant témoigner à la barre lors du procès. Enfin, Nicolas Sarkozy (UMP) en adressant une lettre au tribunal. Jacques Chirac, qui était déjà intervenu au début de la polémique, ne s’est pas exprimé à nouveau, mais il a offert son avocat à la GMP et à l’UOIF. Le jugement sera connu le 15 mars 2006.

Nicolas Sarkozy a joué ici un rôle particulier. Lors de la publication des dessins, il avait, en tant que ministre de l’Intérieur et des Cultes, refusé d’engager des poursuites judicaires et conseillé aux associations membres du Conseil des musulmans de France de s’en charger. Puis, à leur plus grande surprise, il a envoyé in extremis une lettre aux avocats de Charlie Hebdo pour soutenir le journal. D’où l’hésitation du Conseil des musulmans de France à démissionner en bloc.

Blasphème ou incitation à la haine ?

Nous reproduisons ici la caricature la plus discutée. Elle représente un homme portant un turban qui est une bombe. Selon le Jyllands-Posten, cet homme serait Mahomet et le dessin brocarderait les extrémistes qui se réclament de ce prophète pour pratiquer le terrorisme. Or, sur le turban du personnage, on peut lire la profession de foi des musulmans : « Dieu est grand et Mahomet est son prophète ». Le personnage n’est donc en aucun cas Mahomet lui-même, mais un musulman emblématique. Le turban-bombe vise à associer son image et celle du terroriste. Ce message stigmatise les musulmans dans leur ensemble et constitue un appel à la haine normalement sanctionné par la loi dans toute société démocratique.

C’est à tort que l’on parle des « caricatures de Mahomet » là où il s’agit de caricatures des musulmans [14].

Dans un premier temps, il ne faisait aucun doute pour le tribunal que cette caricature ne relevait pas de la critique d’une religion, mais bien de l’injure et/ou de la diffamation envers un groupe de personnes au regard de son appartenance supposée à une religion. En effet, le tribunal a déclaré irrecevable une plainte d’une association religieuse qui voulait défendre les croyants en l’islam, mais a accepté celles de la GMP et de l’UOIF parce que les statuts de ces deux associations prévoient de défendre les droits de leurs adhérents en tant que justiciables et non en tant que croyants. Pourtant, dans un second temps, le président du tribunal a laissé se dérouler les débats comme s’il s’agissait d’un procès sur le droit de critiquer l’islam.

Dans cette affaire, il est désormais établit que les principaux protagonistes ont menti (le Jyllands-Posten à propos de ses objectifs, le Premier ministre danois quant aux revendications des ambassadeurs arabes, la Société islamique du Danemark sur la nature des caricatures, et Abou Laban sur son engagement politique). Il est également établi que tous ces protagonistes sont liés à l’administration états-unienne, laquelle promeut la « guerre des civilisations »

www.voltairenet.org/article145219.html

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Jeudi 8 février 2007 4 08 /02 /Fév /2007 18:04

"Charlie Hebdo", l'hebdomadaire satirique, est poursuivi par la Grande mosquée de Paris et l'Union des organisations islamiques de France (UOIF) pour la publication de dessins jugés injurieux envers Mahomet. Le journal est jugé pour "injures publiques envers un groupe de personnes en raison de leur appartenance à une religion" devant la 17e chambre correctionnelle. Comme il fallait s'en douter, les principaux "défenseurs" de l'ancien philosophe islamophobe et désormais chercheur au CNRS ( la haine récompensée !) n'ont pas ménagé leur peine pour voler au secours de ce qu'ils considèrent comme une atteinte à la liberté d'expression.Plus surprenant encore, c'est la participation d'Hommes politiques au rendez-vous compassionnel en faveur d'un journal qui, on ne le dit pas assez, a publié en février 2006 des caricatures du prophète Mahomet, commandées inititialement par le sulfureux quotidien danois d'extrême droite "Jyllands Posten".

La Liberté d'expression justifie t-elle que François Hollande (PS) et François Bayrou(UDF) s'associent à l'extrême droite, partageant le temps du "procès des caricatures" les propos excessifs des leaders de l'extrême droite tels que Le Pen, De Villiers et Megret? Que dire alors de l'intrusion irresponsable ( comme à son habitude) du ministre de l'intérieur dans cette affaire, qui contribue à amplifier le trouble des plaignants? Faut-il rappeler que ce dernier est le ministre des cultes et qu'il doit donc observer une réelle neutralité? Faut-il aussi préciser que la création du CFCM, partie civile dans le procès, est l'oeuvre de Nicolas Särközy y Nagy Bocsa? A moins que le ministre-candidat, campagne électoral oblige, ait simplement décidé de ne pas se laisser distancer  par ses rivaux politiques? D'autant plus qu'il, hasard du calendrier, tenait un meeting le soir même, à Toulon, devant les rapatriés des colonies d'Afrique du Nord, qui n'ont pas la réputation d'apprécier particulièrement l'Islam, doux euphémisme ! Rien donc d'anormal dans la stratégie éhontée du ministre de l'intérieur le plus communautarisme de l'histoire de France.En cas de victoire de l'UMP, la république se balkanisera sans aucun doute. Avis aux amateurs !

En tout cas, le "procès des caricatures" de Mahomet permet de tirer quelques enseignements forts intéressants. 

Premièrement, il offre une campagne de communication extraordinaire à l'hebdomadaire satirique, ce qui n'est pas rien en ces temps de morosité économique dans la presse. C'est que du bonheur pour son directeur Philippe Val.

Nicolas Sarkozy solidaire de Charlie Hebdo. (JPEG)

Deuxièmement, il permet un rassemblement extraordinaire de l'extrême gauche à l'extrême droite, en passant par le centre et la droite populiste UMP, confirmant bien que l'islamophobie est une réelle valeur refuge dans ce pays en crise de sens et de repères depuis les émeutes dans les Banlieues défavorisées.

Troisièmement, il met en évidence, comme jamais, le "deux poids, deux mesures" qui régit la conception de la liberté d'expression. Par exemple, prenons le cas de l'Humoriste Dieudonné. Pourquoi les Hollande, Bayrou, Särközy, Val, Joffrin, Joffrin et leurs petits "amis" n'ont-ils pas bronché alors que Dieudonné était attaqué par une poignée d'activistes communautaristes ?Pis, Comment ceux là mêmes, qui revendiquent aujourd'hui "l'excès de caricature à l'excès de censure" pour l'hebdomadaire satirique, condamnent-ils le sketch du colon extrêmiste israélien en Palestine, sachant qu'il s'agit ni plus ni moins que d'une manière ironique de dénoncer l'injustice d'une situation qui perdure depuis des décennies ? De qui se moquent donc ces opportunistes qui parlent de la liberté d'expression quand ça les arrange ? ( voir vidéo Dieudonné, ci-dessous)

Enfin, il donne à voir, comme dans le cas de l'islamophobe et philosophe en mal d'inspiration, Robert Redeker, l'influence néfaste d'une poignée "d'intellectuels" et de penseurs dans la diabolisation de l'islam dans les médias dominants. C'est ce qui explique la coalition regroupant Caroline Fourest, Robert Redeker, Bernard Henri Levy, Alain Finkielkraut, Pascal Bruckner,  Maurice Le Dantec, Houellbecq.....) Que l'on n'y trompe pas, si le palais de justice à des allures de croisette pendant la quinzaine cinématographique à Cannes, c'est parceque au delà  de la liberté d'expression qu'il faut défendre objectivement et non idéologiquement, il y a quelque chose, avoué ou pas, que partagent beaucoup de ceux qui volent en ce moment au secours de philippe Val et son journal satirique ( très souvent drôle, d'ailleurs !), c'est la peur inconsciente de l'Islam. "Charlie Hebdo" est poursuivi devant le tribunal correctionnel de Paris pour avoir publié en février 2006 des caricatures du prophète Mahomet, qui ont offensé des croyants musulmans. Il faut le dire sans détour, en évitant de se cacher derrière la liberté d'expression.

Ce n'est pas la liberté de caricaturer qui est attaquée, comme veulent le faire croire certains. C'est encore moins un coup fourré de Jacques Chirac, comme l'affirmait dans son éditorial, hier, Laurent Joffrin, nouveau patron d'un journal jadis classé à gauche ( Libération, 07/02/07), pour combattre le candidat et toujours ministre de l'intérieur. Il y a tout simplement des limites à ne pas franchir dans l'exercice de la libre pensée, notamment lorsque l'on dépeint un mahomet en fou, en excité ayant une bombe dans son Turban, voire en patriarche condamnant les musulmans ( photos ci-dessus). Philippe Val a manqué de finesse et outragé des millions de pratiquants.Ce qui est plus qu'inquiétant, c'est qu'il semble se perfectionner dans les sous-entendus douteux visant le monde musulman, comme en témoignent ses réflexions en juillet 2006: ‘' Aux Israéliens, il n'arrive jamais rien. Ils vivent heureux et en sécurité, entourés de voisins charmants qui s'appellent Syrie, Hezbollah, Hamas. Ces braves gens ne feraient jamais de mal à une mouche. Mais comme l'Israélien a le fond méchant, il passe son temps à massacrer et à emprisonner les enfants des voisins. Le leader chiite Hassan Nasrallah est un héros au sourire si doux. Il vient juste de foutre le feu à la région, mais évidemment, c'est de la faute d'Israël. Israël n ‘est jamais agressé. Israël n ‘est jamais en danger. Israël a toujours tort. La cruauté ontologique de l ‘Israélien, au fond, est rassurante. Elle permet de mesurer à quel point on est du côté du bien, de la générosité, de l'irréprochable. Vous voulez qu ‘on vous trouve sympa et militant d'une gauche couillue et courageuse, portez un tee-shirt du Hamas à Paris-Plage[...]''.

A2N


Diabolisation, hypocrisie et lynchage par hopto
 
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Dimanche 4 février 2007 7 04 /02 /Fév /2007 23:42

Les "nuits bleues" dans les banlieues, à la suite de la mort des deux adolescents de la commune de Clichy Sous Bois, avaient révélé qu'il existait une grave fracture raciale, amplifiée par la marginalisation sociale et économique, qui mettait à mal les idéaux d'égalité, de liberté et de fraternité dans la patrie des droits de l'Homme.Devant l'ampleur de la flambée de violence qui démontrait la crise du modèle français de l'intégration-assimilation,nos hommes politiques, particulièrement les petits amis du président de l'UMP, Nicolas Särkozy y Nagy Bocsa, s'empressaient de faire diversion, accusant sans répit les jeunes dits issus de l'immigration d'être en guerre contre la France, dénoncant la supposée influence négative de courants musicaux tels que le Rap dans les cités populaires et défavorisées, et supposant des connexions entre les jeunes révoltés des banlieues et d'imaginaires groupes fondamentalistes musulmans. Bref, pour les "élites", la crise des banlieues ne remettait pas en cause leur conception rétrograde et monocolore de la société, comme le rappelle constamment l'absence de personnalités issues de la "diversité" dans les sphères décisionnelles politiques, économiques et sociales. Il ne fallait surtout pas parler de la faillite du modèle républicain.

Un an après les émeutes dans les banlieues, malgré quelques gestes symboliques, comme l'arrivée remarquable d'un Harry Roselmack sur TF1, premier présentateur Noir du JT sur la première chaîne privée européenne, la nomination de Jacques Martial à la direction de la Villette et la commémoration du 10 mai comme jour de la mémoire de l'esclavage et traite transatlantique, la question Noire reste entière. Pire, comme le démontrent le documentaire de Canal + " dans le peau d'un Noir" et un sondage TNS-Sofres,commandé par l'association CRAN ( conseil représentatif des associations noires de France), les discriminations constituent un sujet très préoccupant pour les Noirs.Plus de la moitié ( 56%, voir ci-dessous) estime que les discriminations dont ils sont victimes se sont aggravées depuis le soulèvement des quartiers populaires. Pour se convaincre de la libération de la négrophobie provoquant les craintes légitimes des Noirs et des républicains attachés aux idéaux de tolérance et d'égalité , il suffit de se rappeler de la loi de l'UMP sur les "bienfaits de colonisation" (notamment en Afrique), des provocations racistes  de Georges Frêche ou des propos eugenistes de l'animateur-romancier et toujours en poste à France Télévisions, Pascal Sevran.

 
 
 

Les discriminations Anti-noires sont profondément ancrées dans la société malgré les discours en trompe l'oeil de nos Hommes politiques sur la république égalitaire. Comment les combattre pour promouvoir le "vivre ensemble" dans une société multiculturelle? Que faire pour ne plus permettre  la banalisation des pratiques discriminatoires tels que celles révèlées dans le documentaire exceptionnel réalisé par Canal + " Dans la peau d'un noir"? En cliquant sur les liens ci-dessous, vous verrez en 2 parties le documentaire qui accuse, et  qui mériterait une plus grande diffusion sur les chaînes hertziennes.C'est bien révélateur du climat de complaisance toujours entretenu devant la négrophobie banalisée.Pour une fois que la télé réalité a une valeur éducative et de sensibilisation, il est regrettable que les décideurs fuient, une fois de plus leurs responsabilités, devant un fléau qui menace la cohésion nationale.

Première partie:http://video.google.com/googleplayer.swf?docId=6404509040090188689&hl=fr

Deuxième partie:http://video.google.com/googleplayer.swf?docId=-6045821938163442391&hl=fr

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Mardi 30 janvier 2007 2 30 /01 /Jan /2007 19:17

 

Par Mourad Ghazli

Le droit à l’indifférence

Je suis engagé en politique depuis plus de dix ans. À droite, naturellement. Contrairement à ce que fait croire la culture dominante de gauche, les valeurs que véhiculent et professent à leurs enfants les parents originaires du Maghreb ne sont pas de gauche : elles sont plus proches du corpus idéologique de ce qu’il convient d’appeler la droite que de la permissivité censément être de gauche. Je suis donc fidèle à mon éducation.Je suis membre du bureau exécutif du parti radical (UMP), parti de Jean-Louis Borloo, et membre de la majorité parlementaire. Après avoir combattu sur les tatamis du monde entier au sein de l’équipe de France de judo, j’ai voulu rendre ce que la République méritocratique m’avait donné : une citoyenneté, un statut et une ambition.

Alors que dans les stades des cinq continents, adversaires, supporteurs et coéquipiers m’ont toujours considéré comme un Français, en politique j’ai dû montrer patte « beur ». Au RPR, puis à l’UMP, on m’assignait une tâche ethnique : je devais faire l’Arabe de service pour racoler mes semblables afin qu’ils adhèrent au mouvement gaulliste.

Ce livre raconte mon combat contre le communautarisme que tant d’hommes politiques, de droite comme de gauche, affirment, la main sur le cœur, combattre. Cependant, contrairement aux habituels débats sur le sujet, il sera ici uniquement question du communautarisme d’« en haut », celui que les élites politiques pratiquent dès lors que les caméras s’éteignent et que les stylos sont rangés.

Certes, il est difficile de définir le communautarisme. Ses partisans, en général favorables au modèle d’organisation sociale anglo-saxon, le décrivent comme l’aboutissement de la société idéale qui respecterait toutes les différences, ethniques, culturelles, religieuses, sexuelles, etc., et où les libertés individuelles primeraient sur les intérêts de l’État-nation qui n’aurait alors plus sa raison d’être.

Ses détracteurs invoquent l’Ancien Régime, cette France constituée d’un agrégat d’individus désunis où chaque ordre, le clergé et la noblesse surtout, vivait selon ses propres intérêts sans tenir compte de l’État. Après la Révolution, lorsque la France se constitue en État-nation, l’État n’est plus le roi, mais le peuple, tous les Français liés par un intérêt commun ; la seule distinction provenant du mérite des uns et des autres.

C’est un débat important que nombre d’intellectuels ont entrepris d’éclairer. Mais il sera absent de cet ouvrage. Jusqu’à présent, c’est l’intellectuel ou le politique qui décrit le phénomène commu- nautariste, pointant du doigt, voire mettant en accusation le peuple, dont une partie se rendrait coupable de dérives communautaristes : les musulmans ou les homosexuels, par exemple. Certes !

Mais de mon point de vue, ainsi posé, le débat est biaisé. Parce que, en réalité, ce sont bien les élites qui instaurent ce système et non les citoyens. Ce sont les politiques qui suscitent les demandes. Un exemple : le débat sur l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne. Quand on observe de près les politiques qui s’y opposent, on remarque qu’il existe dans leurs communes une forte communauté arménienne. C’est notamment le cas à Marseille. Jean-Claude Gaudin, le sénateur-maire, se comporte comme si tous les Arméniens étaient hostiles à l’adhésion de la Turquie.

Voilà où commence le communautarisme d’en haut. Les élites supposent ou prêtent un comportement ethnique et émotionnel à une partie des Français. L’individu, ici l’Arménien, est réduit à n’être qu’un représentant plus ou moins typique de ce que le sénateur-maire imagine être le groupe dans sa nature abstraite ou son essence. Dans le cas de la Turquie, les citoyens français de descendance arménienne sont aussi divisés que n’importe quel citoyen dont l’histoire ne comporte pas d’épisodes tragiques avec la Sublime Porte. On peut multiplier les exemples et les situations à l’infini.

Quand le maire socialiste de Montpellier mit le drapeau français en berne au fronton de son hôtel de ville en 1984 pour protester contre la visite en Algérie de Claude Cheysson, alors ministre socialiste des Relations extérieures, pour commémorer le trentième anniversaire du début de l’insurrection, ce n’était pas par conviction politique, mais bien parce que sa ville compte un important contingent d’électeurs rapatriés d’Algérie.

Ou encore lorsque les partis politiques représentés à l’Assemblée nationale investissent un candidat à Sarcelles, dans le Val-d’Oise, ils le choisissent de confession juive, simplement parce que cette commune compte un nombre important de citoyens de cette religion.

Il est temps d’éclairer nos concitoyens sur le double discours des politiques, qui font croire aux électeurs qu’ils combattent le communautarisme alors qu’ils le fabriquent de manière tout à fait consciente. Et pourtant, avec l’aide d’une grande partie des médias, ils réussissent à faire croire que ce sont les minorités qui appelleraient le communautarisme de leurs vœux.

À droite comme à gauche, on essaie d’organiser le communautarisme. Certains s’en cachent encore ; d’autres, tels que Nicolas Sarkozy ( voir vidéo, ci-dessous) l’affirment déjà. C’est le parti socialiste qui a ouvert la voie. Une partie de la droite a suivi, pensant que cette façon d’ordonnancer la société pourrait l’amener au pouvoir, et surtout le conserver.

Longtemps, les politiciens ont méprisé les gens dits « issus de l’immigration », qu’ils soient de première, de deuxième, voire de troisième génération. Nos parents baissaient la tête lorsqu’ils sortaient de la maison : ils ne se sentaient pas chez eux, car à aucun moment on ne leur avait dit ou même fait remarquer qu’ils étaient des citoyens comme les autres.

Pis encore, le discours se voulait ouvert, mais dans les mots seulement : « Oui, vous pouvez payer les taxes et les impôts », « Oui, vous pouvez enrichir la France en faisant des enfants lorsque la France souffre de sa démographie ! », surtout lorsque le renouvellement des générations n’est pas assuré alors que la France repose sur un système mutualiste. « Oui, vous pouvez vivre sur le territoire français ! », mais surtout pas en centreville. « Oui, vous pouvez et devez vivre tous ensemble ! », car la mixité sociale, ethnique ou religieuse on en veut, certes, mais pas devant chez nous. « Oui, vous pouvez aller à l’école ! », mais surtout restez entre vous et ne venez pas vous mélanger au reste de la population vivant dans les résidences ou dans les secteurs pavillonnaires.

D’ailleurs ne critique-t-on pas telle ou telle école, non parce que les professeurs sont plus mauvais qu’ailleurs, mais tout simplement parce que ses effectifs sont trop colorés ? « Oui, vous pouvez avoir des activités sportives ! », mais, pardonnez-nous, si possible dans vos quartiers avec des installations et de l’encadrement… pas forcément les meilleurs, mais surtout n’allez pas en centre-ville pratiquer votre sport, le prix déjà est dissuasif et, pour le transport, débrouillez-vous ! « Oui, vous avez accès à la culture », mais pardonnez-nous encore, pas en centre-ville, le prix est prohibitif. Alors, que dire à son enfant ? « Ce n’est pas bien grave, tu joueras de la darbouka, cela coûte moins cher ! »

Voilà, en résumé, la réalité qui favorise le communautarisme. Et ce sont bien les élites politiques qui ont tenu ce discours et mis en place cette pratique en regroupant les écoles, les collèges, les supermarchés, les équipements sportifs dans un même quartier, empêchant ainsi toute mixité sociale et culturelle. Ce ne sont pas les minorités ethniques qui déposent le permis de construire de l’école ou qui donnent leur accord pour ouvrir un supermarché en bas de leur immeuble.

Parlons aussi des faux amis de la gauche. On peut dire qu’ils aiment les minorités visibles tant qu’il s’agit de tenir un stand de merguez ou pour prêter une salle lors de la célébration de l’Aïd El- Kébir. Mais quand il s’agit de permettre l’accès à des postes d’employés communaux, cela devient tout de suite plus compliqué. Je ne demande pas qu’ils viennent faire la danse du ventre ou manger des makroudes, ou encore s’avaler un couscous, mais tout simplement qu’ils acceptent cette population au même titre que les autres, sans favoritisme ni discrimination positive, sans charité ni pitié.

Je réclame simplement le droit à l’indifférence, qu’on ne fasse pas attention à vous malgré vous, car, aujourd’hui, nous assumons tous nos devoirs en respectant les lois de la République, en étant aussi des acteurs économiques. Le droit à être différent ne veut pas dire être soumis à un traitement différent de celui des autres. Oui, on peut être jaune, noir, métis ou marron et être français ; je n’y vois aucune incompatibilité.

La couleur blanche n’est pas obligatoire pour être français. C’est même une chance que d’avoir un look hors du commun. Beaucoup ont oublié que nous sommes sous le régime du droit du sol et non du droit du sang, ce qui signifie que tout individu né sur le territoire peut demander la nationalité française. N’oublions pas que la France a un passé colonial et dans les DOM et les TOM il n’y a pas que des Blancs.

Oui, on peut s’appelerRachid, Bakari, Enzo, Rocco, Manuel ou Kim et être français. Je ne connais aucune loi qui interdise en France d’avoir un prénom hors du calendrier catholique. On me demande souvent comment je peux être français et m’appeler Mourad. Je ne veux pas changer mon identité comme certains l’ont fait pour être acceptés en tant que Français. C’est un patrimoine culturel et je ne vois aucune importance de changer de prénom ou de nom pour être considéré à égalité.

Oui, on peut être athée, agnostique, musulman, juif, bouddhiste ou protestant et être français. Nous avons la chance extraordinaire que nos responsables politiques, au début du siècle dernier, aient créé la laïcité qui offre à tout un chacun le droit de choisir ou de ne pas choisir une religion. La religion, oui, mais dans un cadre privé et non public et politique. En conséquence, on peut être juif, bouddhiste ou musulman et être français. On se trompe quand on critique ceux qui se revendiquent français et musulmans : la France n’est plus un pays uniquement catholique.

Le communautarisme, à quel prix ? Celui d’une division de la République en intérêts particuliers et parfois contradictoires. On voudrait transfor- mer notre vieux pays en États-Unis de France. Ce n’est pourtant ni notre histoire ni notre culture. Et cette façon de vouloir faire plaisir aux uns et aux autres a de très lourdes conséquences : d’une part, la violation des valeurs de la République, qui parle d’« þégalitéþ » entre les citoyens, c’est-à-dire les mêmes droits et devoirs pour tous, tandis que, d’autre part, certains hommes politiques habiles profitent de ce mode de gestion pour favoriser l’enfermement d’une catégorie de Français en pratiquant la surenchère.

Mes propos sont illustrés de faits vécus et non de résumés de rapports officiels ou d’études sociologiques au rabais. J’ai choisi le chemin le plus difficile pour faire de la politique en essayant de me préoccuper de l’ensemble des problèmes ou des réponses à apporter à tous les Français sans distinction particulière.

Dénoncer la réalité ne m’apportera pas que des amis dans le monde politique qui fait ses emplettes sur un marché où tout est à vendre : les gens, les valeurs, jusqu’à son âme. Au grand bénéfice des extrêmes. Et si aujourd’hui un de Villiers peut reprendre sans faire de vagues les propos de Le Pen ou de Mégret sur la soi-disant islamisation de la France, c’est que d’autres lui ont ouvert la voie. Des gens très respectables. Merci Malek Boutih, merci Julien Dray, merci Alain Finkielkraut, merci Nicolas Sarkozy…

Les élites politiques organisent le communautarisme pour séduire et faire passer un minimum de réponses à un maximum de personnes. Alors on particularise les citoyens : il y a les Français issus de l’immigration, les Français musulmans, les Français homosexuels… et quand la méthode échoue, on crée des satellites, à l’image de SOS Racisme ou Ni Putes Ni Soumises au PS, ou Gay Lib à l’UMP…

www.oumma.com/spip.php?article2217

Par alert2neg - Publié dans : Societe
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Mercredi 24 janvier 2007 3 24 /01 /Jan /2007 23:45

Les Noirs ont, paraît-il, la danse dans la peau, le soleil dans la tête,une énergie débordante, etc.... . C'est ce qui expliquerait leurs musiques chaloupées, plein de peps et de stimuli poussant à se remuer le popotin.Jusque là tout va bien, c'est même carrément jouissif de vivre dans la peau d'un Noir, c'est même formidable d'incarner de la "positive black attitude". En revanche, où ce n'est plus drôle du tout, c'est une fois que l'on sort de la légèreté,du divertissement et de superficialité, notamment quand il faut être dans la vie quotidienne un humain éprouvant les mêmes envies que MONSIEUR tout le monde: travailler,se loger et se divertir. Cela peut paraître banal, mais lorsqu'on est Noir, ça peut rimer avec il n'y a plus d'espoir, comme l'a chanté l'exilé fiscal en Suisse. En effet, c'est peu de le dire, il ne fait pas souvent bon d'être le Noir, celui sur lequel s'abattent fatalement les préjugés, les idées préconçues et tous les fantasmes qui font partie du décor quotidien et déforment les regards en les rendant subjectifs. En France, il est difficile de dresser une cartographie exacte des zones géographiques de discriminations, car les faits discriminatoires sont protéiformes et n'appartiennent pas à une catégorie sociale bien définie, c'est dire combien les pratiques d'exclusion visant les "étrangers", notamment les Noirs, constituent un véritable fléau. Aujourd'hui, la France est multiculturelle, pluriethnique et multiconfessionnelle, mais elle peine à s'assumer ainsi, comme l'ont magistralement démontré les émeutes dans les banlieues pauvres en 2005, suivies de déclarations ahurissantes des Hommes politiques qui stigmatisaient, calomniaient les jeunes, en les accusant de tous les maux de la société. Bref, être un Homme Noir dans une société majoritairement composée d'Hommes blancs, ça n'est jamais un long fleuve tranquille. C'est une expérience unique et particulière, comme ont voulu la vivre les participants au documentaire de Canal+, qui a décidé d'entreprendre une étude des mécanismes de discriminations, en s'inspirant d'un ouvrage paru aux Etats Unis dans les années 60 "Dans la peau d'un Noir".Changer de peau pour prendre conscience qu'être Noir, ce n'est pas la fête tous les jours, c'est plutôt être confronté aux problèmes de discriminations et de préjugés: recherche d'emploi, d'appartement, accès en boîte de nuit et autres lieux où il faut montrer "patte blanche". Face à une société française où les élites continuent de porter des lunettes "noires" pour ne rien voir, il faut féliciter la chaîne cryptée de participer activement au  débat sur les réalités des discriminations raciales aujourd'hui.

A2N

 

dans la peau dun noir 

Une adaptation française d'une émission diffusée aux Etats-Unis au printemps dernier. Une famille blanche grimée en Noire, une famille noire grimée en Blanche. Pour lutter contre le racisme en croquant ses stéréotypes.

 Le concept :

"Changer de couleur de peau pour prendre conscience de la réalité du racisme au quotidien, c'est l'étonnante expérience à laquelle se sont prêtées deux familles pendant quatre semaines. Chaque jour, elles vivent une situation nouvelle, liée aux problèmes de discrimination et de préjugés : recherche d'emploi, d'appartement, accès en boîte de nuit... Chaque jour, elles font le récit de leur ressenti et confrontent leurs témoignages." Aux Etats-Unis, une famille blanche de Californie , libérale, et une famille noire "midle class" de Georgie avaient joué le jeu.

Le contexte:

Après le durcissement du monde du travail ou les conditions de détention en France, Canal + continue de décrypter les zones de tension de la société et d ’encourager le débat sur des sujets forts avec Dans la peau d’un noir. A suivre en deux parties mardi 30 et mercredi 31/01 à 20h50 sur Canal + , ce document suit le parcours de deux familles qui se glissent dans la peau d ’ une autre couleur. Une expérience documentaire unique sur le racisme au quotidien.

Renaud Le Van Kim, le réalisateur de ce documentaire revient sur le tournage :“Mon intérêt pour le projet est tout d’abord venu du désir de rendre compte du racisme au quotidien, parce que, en dépit de tous les documentaires existant sur le sujet, aucun n’abordait jusqu’alors ce point de vue. Pour aller au bout de mon envie, il me fallait trouver une forme de narration particulière. Se mettre dans la peau de l’autre s’avère le meilleur moyen de rendre compte de la situation. Par ailleurs il m’est apparu nécessaire de mettre en place une expérience croisée afin que les deux familles, la blanche et la noire, maquillées, puissent partager et vivre ces expériences avec des personnes chaque jour confrontées aux mêmes cas de figure. Une des premières difficultés rencontrées au cours de l’élaboration du projet fut le choix des familles. S’il a été facile de trouver une famille noire désireuse de raconter les discriminations dont elle était victime au quotidien, le choix de la famille blanche fut plus délicat. Monsieur et madame Richier nous ont tout de suite séduits par leur désir sincère de partager cette expérience avec leurs enfants. Nous étions à la recherche d’individus qui s’impliqueraient totalement et personnellement dans le projet. Concernant le choix des situations, je souhaitais éviter les situations radicales. Le propos du film n’est pas d’observer la présence de racistes dans notre pays et d’aller à leur rencontre, mais de constater que dans une société à majorité non-raciste la somme des microcomportements, des microvexations et des microdiscriminations amène de nombreuses personnes noires à s’autocensurer, à se sentir inférieures.“

Les anecdotes:

Selon le dossier de presse, une des premières difficultés rencontrées au cours de l'élaboration du projet fut le choix des familles. S'il a été facile de trouver une famille noire désireuse de raconter les discriminations dont elle était victime au quotidien, le choix de la famille blanche fut plus délicat, et ce sont les Richier qui ont séduit la production par leur désir sincère de partager cette expérience en famille.Concernant le choix des situations, l'idée n'était pas d'initier des confrontations brutales avec des racistes, mais plutôt de constater qu'une société à majorité non-raciste peut avoir des microcomportements, des microvexations et des microdiscriminations, intentionnels ou non, qui amènent de nombreuses personnes noires à s'autocensurer, à se sentir inférieures. L'intérêt pour le projet de Renaud Van Kim, réalisateur-producteur du documentaire, est tout d'abord venu du désir de rendre compte du racisme au quotidien, parce qu'en dépit de tous les documentaires existant sur le sujet, il trouvait qu'aucun n'abordait jusqu'alors le point de vue croisé de deux familles, l'une blanche, l'autre noire, qui, maquillées à l'inverse, pourraient partager et vivre des expériences avec des personnes chaque jour confrontées aux mêmes cas de figure. Concernant le maquillage, six mois ont été nécessaires à Pierre-Olivier Thévenin et son équipe pour mettre au point une technique adaptée à la transformation d'un visage ; sans compter les dix semaines de préparation et de tests après la validation des familles sélectionnées.
Une équipe de quinze personnes a été nécessaire à la réalisation de ce projet tandis que chaque maquillage a nécessité trois maquilleurs et une perruquière par personne, travaillant pendant quatre heures, pour une tenue de cinq heures. Le projet de transformation a été abordé de manière différente de celui d'un projet pour le cinéma, car le résultat devait être crédible à l'oeil nu. Le plus important a été la création d'une peinture translucide permettant d'obtenir la couleur de peau la plus vraisemblable .

Date de diffusion:sur Canal+et aux Antilles 6-7-11-15 février 07 

Par alert2neg - Publié dans : Societe
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Jeudi 4 janvier 2007 4 04 /01 /Jan /2007 14:27

Le gouvernement iranien a décidé de remplacer le dollar par l'euro dans ses échanges extérieurs et pour ses avoirs à l'étranger, a dit lundi le porte-parole du gouvernement, Gholamhossein Elham.

Lorsque tout semble aller à vau l'au, il est souvent très aisé de se défausser sur les autres, coupables permettant de se justifier, de masquer ses propres faiblesses, d'éviter de voir les réalités tels quelles se présentent. Dans le registre du "c'est pas moi, c'est l'autre", plus que jamais, il faut décerner une médaille de l'excellence à nos Politiques, qui non seulement ne sont responsables de RIEN, sauf quand il faut se glorifier et mettre leur binette partout, mais croient assumer leurs responsabilités en imputant la morosité économique et sociale actuelle aux facteurs comme la mondialisation, les délocalisations, l'immigration, l'insécurité.....

A trop tirer sur les grosses ficelles pour tromper la France d'en Bas, celles ci ont fini par craquer,entraînant progressivement le pays dans une atmosphère quasi-insurrectionnelle, Comme on la vérifié avec la crise des Banlieues ghettos et le rejet massif du contrat KLEENEX, pardon, du CPE de Sarkozy et Villepin.Mais cela, ils s'en foutent. Le premier ministre a expérimenté ce rejet du peuple, ruinant au passage sa côte de popularité de présidentiable potentiel, tandis que son ministre de l'insécurité, lui, se maintient dans la course Elyséenne, en raison de la complaisance des médias et de ses relations étroites avec les tireurs des cordons de la bourse en France. Il n'en sera pas toujours ainsi en cette nouvelle année 2007, car les mensonges finissent toujours par exploser en plein vol.Plus dure sera la chute pour le bonimenteur de la place Beauvau !  

Bref, revenons à nos champions du "c'est pas nous, c'est eux". Il semble que, le ridicule ne tuant plus dans la caste des nantis de la République, nos Politiques aient trouvé une nouvelle source justifiant à elle seule tous les malheurs d'une France qui risque la "rupture tranquille", comme dirait le petit homme au Karcher. Oui, il paraît, d'après nos champions, que tout va mal parce que l'Euro asphyxie la France et ses 60 millions de "Gaulois". Alléluhiah !

Pour coller au train du peuple, dont 52% peste contre la monnaie européenne, la classe politique toute entière, à quelques exceptions près, sonne maintenant le tocsin de la révolte pour fêter le cinquième anniversaire de cette monnaie unique.A quatre mois du premier tour de l'élection présidentielle, les deux favoris des sondages, la pair médiatique infernale, s'en sont récemment pris à l’euro fort (1,33 dollar) et à la Banque centrale européenne (BCE), l'accusant de freiner les exportations et donc la croissance,qui plus est, dans un contexte économique maussade. Quel crime contre le peuple souverrain !

Le spectacle devient carrément ubuesque lorsque Ségolène Royal monte au créneau contre l'indépendance de la banque et son président Jean-Claude Trichet, en déclarant «Ce n'est plus à M. Trichet de décider de l'avenir de nos économies, c'est aux dirigeants démocratiquement élus», alors que le chantre de la rupture dite tranquille, histoire de continuer dans la surenchère électorale, prone sans rire une reprise en main par les pouvoirs politiques des destinées de la monnaie unique, affirmant que tous les pays, Etats-Unis, Chine ou Japon, utilisent leur devise comme un instrument de leur politique économique, ce qui pourrait s'appliquer, selon lui, à la zone euro. Qui a dit que l'intelligence de l'homme au Karcher était proportionnelle à sa petite taille? Mauvaise langue, va ! Le candidat du L'UMP va t-il pouvoir se multiplier sur tous les fronts jusqu'aux élections en disant systématiquement tout et son contraire? Le père de la rupture "tranquille" n'est t-il pas à un cheveu de la rupture d'anévrisme? Ne faut-il pas le décharger d'une fonction qui ne peut plus assumer? M.Chirac, faites un geste pour le petit Nicolas, avant qu'un drame à la Berlusconi n'arrive !

Ce qui est embêtant dans cette surenchère faussement souverrainiste de la part des responsables politiques Français, ce n'est pas tant le fait qu'ils critiquent ouvertement L'Euro, monnaie qu'ils aiment et qu'ils ont quasiment tous défendus  lors du référendum de 2005. Le plus inquiétant dans leur attitude, c'est qu'il y a comme une preuve incontestable qu'ils ne contrôlent plus rien,rien,rien, tant au niveau national qu'international, ce que le peuple avait compris en refusant d'adopter le traité Européen lors de la dernière consultation.

Enfin, en jouant la carte du "c'est nous, c'est les autres !", les Politiques français se comportent en véritables pyromanes, isolent la France dans les instances Européennes, fragilisent les initiatives françaises dans les autres domaines, notamment la diplomatie. Pour s'en convraincre, il suffit de constater la levée de bouclier en Europe après les charges des "favoris" à la présidentielle 2007 . Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso ayant immédiatement volé au secours des gardiens de l’euro, en saluant leur «fermeté» qui permet de jouir «aujourd’hui d’une monnaie forte, respectée mondialement». Le président de la BCE, Jean-Claude Trichet, a quant à lui rappelé que «l’institut est indépendant parce que nos régimes démocratiques l’ont voulu ainsi». Axel Weber, enfin, président de la Bundesbank (la banque d’Allemagne) a qualifié ces attaques d’«irresponsables».
Ne nous y méprenons pas, contrairement à ce que veulent faire croire les Hommes politiques au petit peuple, il ne risque pas  d'y avoir un retrait de la banque centrale Européenne. Faut-il préciser que la remise en cause de l'indépendance de la BCE nécessite l'unanimité des 12 pour réviser le Traité de Maastricht, ce qui est peu probable?. Et pour corser le parcours du combattant Gaulois, l’Allemagne consentira difficilement à revoir ce chapitre, l’indépendance de la BCE étant un héritage de la Bundesbank, qui jouissait d’un grand soutien dans la population allemande. Faut-il donc déclarer la guerre à l'Allemagne?
Etant donné le vent de panique qui souffle dans la classe politique, il y en a bien un qui serait capable de promettre une guerre, s'il était élu, contre les Teutons. Vous suivez? C'est le petit homme qui promet de passer les sans domicile fixe au Karcher en deux ans, ce qui lui fait dire qu'il n'y en aura plus tout simplement. Plutôt que de lancer des fatwas indignes contre le parlement Européen, les Politiques feraient mieux de réfléchir sur les questions tels que «le poids des prélèvements obligatoires», les problèmes de l'uniformisation des 35H, le gel des salaires et les combines et ententes entre professionnels de la grande distribution ayant provoqué une inflation sur les produits de première nécessité en France. Autant dire qu'il faut commencer par balayer devant sa porte avant d'aller faire le ménage à Bruxelles. Faut pas le dire, ça peut, bien évidemment, embarraser le Medef et son ministre-candidat. Tout ça est d'un comique affligeant !   

A2N    

Par alert2neg - Publié dans : Societe
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Samedi 30 décembre 2006 6 30 /12 /Déc /2006 16:33

Par Tariq Ramadan

http://www.forum2000.cz/interfaith-dialogue-2004/interfaith-participants.php 


L’idée initiale de ce *livre est donc de s’immerger au cœur de la vie du Prophète et d’en extraire d’abord les enseignements spirituels atemporels. En effet, de sa naissance à sa mort, sa vie est traversée d’événements, de situations et de propos qui nous renvoient à l’édification spirituelle la plus profonde. L’adhésion de la foi, le dialogue avec Dieu, l’observation de la Nature, le doute de soi, la paix intérieure, les signes et les épreuves, etc. sont autant de thèmes qui nous parlent et nous rappellent qu’au fond rien n’a changé. La biographie du Messager nous renvoie aux questions existentielles premières et éternelles : sa vie, en cela, est une initiation.

Il existe néanmoins un second type de leçons à tirer des événements historiques qui ont jalonné l’existence du Prophète. Au septième siècle, au coeur d’un environnement social, politique et culturel déterminé, l’Envoyé de Dieu a agi, réagi et s’est exprimé vis-à-vis d’êtres humains et d’événements au nom de sa foi, à la lumière de sa morale. Etudier son action dans ce contexte historique et géographique particulier devrait nous permettre de mettre en lumière un certain nombre de principes quant à la relation aux êtres humains, à la fraternité, à l’amour, à l’adversité, à la collectivité, à la justice, aux lois ou à la guerre. Il s’est donc agi pour nous d’observer cette vie avec l’éclairage de notre époque en nous demandant comment elle nous parlait encore, quels en étaient les enseignements contemporains.

Le lecteur, musulman ou non, est donc invité ici à pénétrer une vie en suivant les sinuosités d’une narration rigoureusement fidèle aux biographies classiques (quant aux faits et à la chronologie) mais qui ne cesse néanmoins d’y adjoindre des réflexions et des commentaires inspirés par les faits rapportés et ce autant sur les plans spirituel et philosophique que social, juridique, politique ou culturel. Le choix de la mise en avant de certains événements plutôt que d’autres est bien sûr déterminé par ce souci d’extraire des enseignements qui parlent à nos vies et à notre époque. Dans chacune des sections des chapitres (volontairement courts) qui constituent ce livre, on constatera de constants aller-retour entre la vie du Prophète, le Coran et les enseignements à la fois spirituels et contemporains que l’on peut extraire des différentes situations historiques.

Il s’agit au fond davantage de chercher à connaître le Prophète lui-même que de s’informer sur sa personnalité ou sur les événements de sa vie. Il est ici question d’immersion, de complicité et, au fond, d’amour. Que l’on ait la foi ou non, il n’est point impossible d’essayer de s’imprégner de la quête et du parcours du Prophète et d’accéder au souffle – à l’esprit – qui donne sens à sa mission. Telle est bien l’ambition première de cet ouvrage : faire de la vie du Messager un miroir dans lequel les cœurs et les consciences faisant face aux défis de notre époque puissent s’observer, s’étudier et s’initier aux questions de l’être et du sens comme aux réflexions plus largement éthiques et sociales.

Le texte est destiné au large public, musulman ou non. La rigueur académique, en matière de référence aux sources islamiques classiques, permet d’appréhender cette vie de l’intérieur selon les normes reconnues par les savants et les sciences islamiques alors que la narration, nourrie de réflexions et de méditations, est d’un accès volontairement aisé et cherche à traduire les enseignements spirituels et universels de l’islam. L’expérience historique du Messager est à l’évidence la voie privilégiée pour accéder aux principes éternels auxquels adhèrent plus d’un milliard de musulmans à travers le monde. Ce livre est donc aussi une introduction vivante à l’islam.

Le Messager avait appris à ses compagnons à aimer Dieu et le Coran leur avait enseigné en retour : « Dis [toi, le Messager] ! Si vous aimez Dieu, suivez moi [ mon exemple] ; Dieu alors vous aimera  »[1] Ils essayaient donc de suivre son exemple portés par un amour lui-même vivifié par l’intensité de leur amour en Dieu. Cet amour était tel que ‘Umar ibn al-Khattâb, apprenant la mort du Prophète, menaça de tuer celui qui oserait affirmer qu’il était mort : celui-ci était monté au ciel et allait sans doute revenir.

Son compagnon Abû Bakr l’invita au silence et affirma : « O vous les gens, que ceux qui adoraient Muhammad sachent qu’il est mort ! Que ceux qui adoraient Dieu, sachent que Dieu est vivant et qu’Il ne meurt point. »[2] Puis il récita le verset suivant « Muhammad n’est qu’un Messager. Avant lui, d’autres Messagers ont passé. S’il mourait donc, ou s’il venait à être tué, retourneriez-vous sur vos pas ? Quiconque retourne sur ses pas ne nuira en rien à Dieu, et Dieu récompensera les reconnaissants. »[3] Ces paroles ont rappelé avec force la finitude de sa vie mais n’ont en rien diminué l’infini amour et le profond respect qu’ont continué à témoigner les musulmans pour le dernier Prophète à travers les âges.

Cet amour s’exprime par le souvenir permanent de sa vie dans leur cœur et leur mémoire, par les prières renouvelées sur le Messager et, quotidiennement, par cette exigence humaine et morale de « suivre son exemple ». Hier comme aujourd’hui. La présente biographie tente de répondre aux exigences de cet amour et de cette connaissance. La vie du Prophète est une initiation à une spiritualité qui n’évite aucune question et qui nous apprend - au fil des événements, des épreuves, des souffrances et de la quête – que les vraies réponses existentielles sont plus souvent celles du cœur que celles de l’intelligence. Profondément, simplement : il ne pourra point comprendre celui qui ne sait aimer.

Liberté et Amour

Le Prophète est venu aux Hommes avec un Message de foi, d’éthique et d’espérance. L’Unique y rappelle à l’humanité entière Sa présence, Ses exigences et le Jour ultime du Retour et de la Rencontre. Il est venu avec un Message et pourtant, tout au long de sa vie, il n’a eu de cesse d’écouter les femmes, les enfants, les hommes, les esclaves, les riches, les pauvres comme les exclus.

Il écoutait, accueillait, réconfortait. Elu parmi les Hommes, il ne cachait ni ses fragilités ni ses doutes. Au demeurant, Dieu l’a fait douter très tôt de lui-même afin qu’il ne doutât point ensuite de son besoin de Lui et Il lui montra la réalité de ses imperfections afin qu’il se mette en quête de Sa parfaite Grâce et demeure indulgent à l’égard de ses semblables. Il ne fut point un modèle par ses seules qualités mais également par ses doutes, ses blessures et, parfois, ses erreurs d’appréciation que, comme nous l’avons vu, tantôt la Révélation tantôt des compagnons relevaient.

Tout, néanmoins, absolument tout dans sa vie était un instrument de renouveau et de transformation : du moindre détail aux plus grands événements qui ont jalonné son existence, l’observateur, le fidèle, le croyant, tire des enseignements et s’approche de l’essence du message et de la lumière de la foi. Le Prophète priait, méditait, se transformait et transformait le monde. Guidé par Son Educateur, il résistait au pire de soi et offrait le meilleur de son être parce que tel était le sens du jihâd, tel était le sens de l’injonction appelant à « promouvoir le bien et à prévenir le mal. »[4] Sa vie était la personnification de cet enseignement.

Au cours de ce voyage d’une vie, de cette initiation offerte à chacune des étapes d’une existence vouée à l’adoration de Dieu, le cœur entre forcément en communion avec un être, un élu, qui parcourait le chemin de sa libération et de la liberté. Non point seulement la liberté de penser ou d’agir, pour laquelle il s’était d’ailleurs battu avec dignité, mais la liberté de l’être qui s’est libéré de ses attachements aux émotions superficielles, aux passions destructrices ou aux dépendances aliénantes.

Tous l’ont aimé, chéri et respecté car il avait l’exigence d’une spiritualité qui lui permettait de transcender son ego, de faire don de soi et, à son tour, d’aimer sans être lié. Un amour divin sans dépendance humaine. Il était soumis et libre. Soumis dans la Paix du Divin et libre des illusions de l’humain. Il avait dit un jour à l’un de ses compagnons le secret du véritable amour des Hommes : « Eloigne-toi de [N’envie point] ce que les hommes aiment et les hommes t’aimeront »[5] et Dieu lui avait inspiré l’autre chemin de l’Amour prolongeant cet amour : « Mon serviteur ne cesse de s’approcher de Moi par des dévotions librement décidées jusqu’à ce que Je l’aime ; et lorsque Je l’aime, Je suis l’ouïe par laquelle il entend, et la vue par laquelle il voit, et la main par laquelle il saisit, et le pied avec lequel il marche. »[6] L’Amour de Dieu offre le don de la proximité et du dépassement de soi. L’Amour de Dieu est un Amour sans dépendance, un Amour qui libère et qui élève. Alors, dans l’expérience de ce rapprochement, se manifeste en l’être la présence de l’Etre, du Divin.

Il avait suivi un chemin et s’était arrêté en différents lieux : l’appel de la foi, l’exil, le retour puis enfin le départ vers la Demeure première, le dernier Refuge. Il y avait eu une initiation et ses différentes étapes que Dieu avait accompagnées de Son amour et fait accompagner de l’amour des Hommes. Le Prophète portait un message universel autant par cette expérience de l’amour qui traversa sa vie que par cette exigence d’une éthique qui transcendait les clivages, les appartenances et les identités recroquevillées.

Il rappelait aux Hommes l’impératif d’une éthique universelle à laquelle ils devaient être loyaux d’abord au-delà de toutes appartenances partisanes. Telle était au fond la vraie liberté de l’être qui aime avec justice et qui ne se laisse pas emprisonner par ses passions raciales, nationalistes ou identitaires : son amour illuminant son sens éthique le rend bon ; son sens éthique orientant ses amours le rend libre. Profondément bon parmi les Hommes et extraordinairement libre à leur égard, telles étaient les deux qualités que tous les compagnons ont reconnues chez le dernier Prophète.

Il était l’aimé de Dieu et un exemple parmi les Hommes. Il priait, il contemplait. Il aimait, il donnait. Il servait, il transformait. Le Prophète était cette lumière qui mène à La Lumière et dans la proximité de sa vie, le croyant revient à la Source de la Vie et trouve Sa lumière, Sa chaleur et Son amour. L’Envoyé a quitté les hommes et, pour l’éternité, il leur a enseigné de ne jamais L’oublier, Lui, le Suprême Refuge, le Témoin, le Très Rapproché. Attester qu’il n’est de dieu que Dieu c’est au fond se mettre en route vers la profonde et authentique liberté ; reconnaître Muhammad comme l’Envoyé c’est essentiellement apprendre à l’aimer en son absence et apprendre à L’aimer en Sa présence. Aimer, et apprendre à aimer. Dieu, le Prophète, la Création et l’Humanité.

(*) Tariq Ramadan, « Muhammad, vie du prophète. Les enseignements spirituels et contemporains ». Editions du Châtelet.

[1] Coran 3 : 31

[2] Ibn Hishâm, As-Sîra an-Nabawyya, Dâr al-Jîl, Beyrouth, sans date, volume 6, pp. 75-76 (en arabe)

[3] Coran 3 : 144

[4] « Al-amr bil-ma`rûf wa an-nahy ‘an al-munkar » (voir par exemple Coran 22 : 41)

[5] Hadîth rapporté par Ibn Mâjah

[6] Hadîth rapporté par al-Bukhârî

www.oumma.com/spip.php?article2197

Qui était Muhammad ?
Par oumma
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HISTOIRE D'EN RIRE !

C'est l'histoire d'une dame âgée qui en traversant la chaussée fait une chute et se ramasse sur le derrière en plein milieu de la rue !
Sarkozy, qui la suivait par hasard, s'empresse de l'aider à se relever et à traverser la rue.
Arrivés de l'autre côté de la rue, le petit Nicolas dit à la vieille dame :
- Ce fut un plaisir pour moi de vous aider. Est-ce que vous m’avez reconnu ? Je suis Nicolas Sarkozy, votre Ministre de l’Intérieur. J’espère que vous voterez pour moi aux prochaines élections.
La vieille dame lui réplique:
- Vous savez, je suis tombée sur le cul, pas sur la tête !

"Sarkozy n'a qu'un handicap d'image : il est petit. Pour qu'une photo de lui soit bonne, il faut travailler baisser, essayer de le décrocher pour le grandir"

 Raymond Depardon, Cinéaste et Photographe 

«L'esclavage des Noirs a été inventé par les Noirs, en Afrique, c'est eux qui vendent les autres Noirs parce qu'ils n'ont aucune conscience de la fraternité Noire, ça n'existe pas ça ». Eric Zemmour, journaliste I-Tele et France 2 

«Beaucoup de ces Africains sont polygames.Dans un appartement, il y a trois ou quatre femmes et 25 enfants.Ils sont tellement bondés que ce ne sont plus des appartements, mais Dieu sait quoi ! On comprend pourquoi ces enfants courent dans les rues.» Hélène Carrere d'Encausse, membre de l'académie Française ( A propos des émeutes urbaines)

 

 



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