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La propagande des médias aux ordres et la désinformation quotidienne de penseurs et pseudos philosophes, qui squattent les plateaux TV et ondes radiophoniques, ont triomphé de la lucidité des Français. Depuis hier, 16 mai 2007, le candidat du CAC 40, du MEDEF et des lobbies, est le président de la République. Sa victoire face à la candidate socialiste, Ségolène Royal, est nette ( sans bavures ???). La majorité des suffrages s'est portée sur son projet, celui d'une droite raciste et ultra-réactionnaire, ce n'est pas la présence de quelques Basanés à l'UMP ou dans le prochain gouvernement, voire les ralliements opportunistes de centristes et d'apparentés socialistes, qui démontrera le contraire. En criant aux loups et en sous-tendant qu'il existait des ennemis de l'intérieur, ceux là qui demandent la "repentance" de la France, comme l'ont suggéré le candidat de la peur et ses amis "intellectuels", les électeurs ont voté sans discernement pour un projet de société néoconservateur. On sait ce qu'il adviendra très bientôt. En clair, comme l'a rappelé le slogan choc de la campagne électorale, "Ensemble tout est possible". Oui, tout est possible, mais sans nous, c'est à dire une grande minorité ( 47%) qui croit en une société plus "juste" et plus "forte", fière de son identité "multiraciale", qui n'a pas honte de reconnaître toute son Histoire, celle qui est à la fois estimable et condamnable. 

Ce n'est qu'à ce prix là que la France se réalisera et évitera de culpabiliser ceux des siens qui ne croient ni au mythe d'une grand ancêtre Gaulois commun, ni aux bienfaits de la colonisation, encore moins aux fables d'un historien de pacotille sorti de la botte d'un journaliste cumulard et chef de la propagande sur l'unicité de l'Histoire ( pas la sienne, bien entendu).

Enfin, le nouvel occupant du château de l'Elysée n'empêchera pas au monde de tourner, même si l'on s'attend à subir, plus que jamais, ses coups de pression et autres intimidations. Il faut l'accepter, c'est le peuple qui l'a souhaité majoritairement ( 53%), mais regrettera très bientôt son choix à courte vue.  En attendant la CENSURE promise par le monarque en puissance, au nom de la protection des "petits intérêts" d'une oligarchie de la finance et de lobbies politico-mafieux, vous pouvez continuer à vous exprimer ou visiter cet espace de liberté sans concession.  Putain 5 ans !

  

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Samedi 30 décembre 2006 6 30 /12 /Déc /2006 16:33

Par Tariq Ramadan

http://www.forum2000.cz/interfaith-dialogue-2004/interfaith-participants.php 


L’idée initiale de ce *livre est donc de s’immerger au cœur de la vie du Prophète et d’en extraire d’abord les enseignements spirituels atemporels. En effet, de sa naissance à sa mort, sa vie est traversée d’événements, de situations et de propos qui nous renvoient à l’édification spirituelle la plus profonde. L’adhésion de la foi, le dialogue avec Dieu, l’observation de la Nature, le doute de soi, la paix intérieure, les signes et les épreuves, etc. sont autant de thèmes qui nous parlent et nous rappellent qu’au fond rien n’a changé. La biographie du Messager nous renvoie aux questions existentielles premières et éternelles : sa vie, en cela, est une initiation.

Il existe néanmoins un second type de leçons à tirer des événements historiques qui ont jalonné l’existence du Prophète. Au septième siècle, au coeur d’un environnement social, politique et culturel déterminé, l’Envoyé de Dieu a agi, réagi et s’est exprimé vis-à-vis d’êtres humains et d’événements au nom de sa foi, à la lumière de sa morale. Etudier son action dans ce contexte historique et géographique particulier devrait nous permettre de mettre en lumière un certain nombre de principes quant à la relation aux êtres humains, à la fraternité, à l’amour, à l’adversité, à la collectivité, à la justice, aux lois ou à la guerre. Il s’est donc agi pour nous d’observer cette vie avec l’éclairage de notre époque en nous demandant comment elle nous parlait encore, quels en étaient les enseignements contemporains.

Le lecteur, musulman ou non, est donc invité ici à pénétrer une vie en suivant les sinuosités d’une narration rigoureusement fidèle aux biographies classiques (quant aux faits et à la chronologie) mais qui ne cesse néanmoins d’y adjoindre des réflexions et des commentaires inspirés par les faits rapportés et ce autant sur les plans spirituel et philosophique que social, juridique, politique ou culturel. Le choix de la mise en avant de certains événements plutôt que d’autres est bien sûr déterminé par ce souci d’extraire des enseignements qui parlent à nos vies et à notre époque. Dans chacune des sections des chapitres (volontairement courts) qui constituent ce livre, on constatera de constants aller-retour entre la vie du Prophète, le Coran et les enseignements à la fois spirituels et contemporains que l’on peut extraire des différentes situations historiques.

Il s’agit au fond davantage de chercher à connaître le Prophète lui-même que de s’informer sur sa personnalité ou sur les événements de sa vie. Il est ici question d’immersion, de complicité et, au fond, d’amour. Que l’on ait la foi ou non, il n’est point impossible d’essayer de s’imprégner de la quête et du parcours du Prophète et d’accéder au souffle – à l’esprit – qui donne sens à sa mission. Telle est bien l’ambition première de cet ouvrage : faire de la vie du Messager un miroir dans lequel les cœurs et les consciences faisant face aux défis de notre époque puissent s’observer, s’étudier et s’initier aux questions de l’être et du sens comme aux réflexions plus largement éthiques et sociales.

Le texte est destiné au large public, musulman ou non. La rigueur académique, en matière de référence aux sources islamiques classiques, permet d’appréhender cette vie de l’intérieur selon les normes reconnues par les savants et les sciences islamiques alors que la narration, nourrie de réflexions et de méditations, est d’un accès volontairement aisé et cherche à traduire les enseignements spirituels et universels de l’islam. L’expérience historique du Messager est à l’évidence la voie privilégiée pour accéder aux principes éternels auxquels adhèrent plus d’un milliard de musulmans à travers le monde. Ce livre est donc aussi une introduction vivante à l’islam.

Le Messager avait appris à ses compagnons à aimer Dieu et le Coran leur avait enseigné en retour : « Dis [toi, le Messager] ! Si vous aimez Dieu, suivez moi [ mon exemple] ; Dieu alors vous aimera  »[1] Ils essayaient donc de suivre son exemple portés par un amour lui-même vivifié par l’intensité de leur amour en Dieu. Cet amour était tel que ‘Umar ibn al-Khattâb, apprenant la mort du Prophète, menaça de tuer celui qui oserait affirmer qu’il était mort : celui-ci était monté au ciel et allait sans doute revenir.

Son compagnon Abû Bakr l’invita au silence et affirma : « O vous les gens, que ceux qui adoraient Muhammad sachent qu’il est mort ! Que ceux qui adoraient Dieu, sachent que Dieu est vivant et qu’Il ne meurt point. »[2] Puis il récita le verset suivant « Muhammad n’est qu’un Messager. Avant lui, d’autres Messagers ont passé. S’il mourait donc, ou s’il venait à être tué, retourneriez-vous sur vos pas ? Quiconque retourne sur ses pas ne nuira en rien à Dieu, et Dieu récompensera les reconnaissants. »[3] Ces paroles ont rappelé avec force la finitude de sa vie mais n’ont en rien diminué l’infini amour et le profond respect qu’ont continué à témoigner les musulmans pour le dernier Prophète à travers les âges.

Cet amour s’exprime par le souvenir permanent de sa vie dans leur cœur et leur mémoire, par les prières renouvelées sur le Messager et, quotidiennement, par cette exigence humaine et morale de « suivre son exemple ». Hier comme aujourd’hui. La présente biographie tente de répondre aux exigences de cet amour et de cette connaissance. La vie du Prophète est une initiation à une spiritualité qui n’évite aucune question et qui nous apprend - au fil des événements, des épreuves, des souffrances et de la quête – que les vraies réponses existentielles sont plus souvent celles du cœur que celles de l’intelligence. Profondément, simplement : il ne pourra point comprendre celui qui ne sait aimer.

Liberté et Amour

Le Prophète est venu aux Hommes avec un Message de foi, d’éthique et d’espérance. L’Unique y rappelle à l’humanité entière Sa présence, Ses exigences et le Jour ultime du Retour et de la Rencontre. Il est venu avec un Message et pourtant, tout au long de sa vie, il n’a eu de cesse d’écouter les femmes, les enfants, les hommes, les esclaves, les riches, les pauvres comme les exclus.

Il écoutait, accueillait, réconfortait. Elu parmi les Hommes, il ne cachait ni ses fragilités ni ses doutes. Au demeurant, Dieu l’a fait douter très tôt de lui-même afin qu’il ne doutât point ensuite de son besoin de Lui et Il lui montra la réalité de ses imperfections afin qu’il se mette en quête de Sa parfaite Grâce et demeure indulgent à l’égard de ses semblables. Il ne fut point un modèle par ses seules qualités mais également par ses doutes, ses blessures et, parfois, ses erreurs d’appréciation que, comme nous l’avons vu, tantôt la Révélation tantôt des compagnons relevaient.

Tout, néanmoins, absolument tout dans sa vie était un instrument de renouveau et de transformation : du moindre détail aux plus grands événements qui ont jalonné son existence, l’observateur, le fidèle, le croyant, tire des enseignements et s’approche de l’essence du message et de la lumière de la foi. Le Prophète priait, méditait, se transformait et transformait le monde. Guidé par Son Educateur, il résistait au pire de soi et offrait le meilleur de son être parce que tel était le sens du jihâd, tel était le sens de l’injonction appelant à « promouvoir le bien et à prévenir le mal. »[4] Sa vie était la personnification de cet enseignement.

Au cours de ce voyage d’une vie, de cette initiation offerte à chacune des étapes d’une existence vouée à l’adoration de Dieu, le cœur entre forcément en communion avec un être, un élu, qui parcourait le chemin de sa libération et de la liberté. Non point seulement la liberté de penser ou d’agir, pour laquelle il s’était d’ailleurs battu avec dignité, mais la liberté de l’être qui s’est libéré de ses attachements aux émotions superficielles, aux passions destructrices ou aux dépendances aliénantes.

Tous l’ont aimé, chéri et respecté car il avait l’exigence d’une spiritualité qui lui permettait de transcender son ego, de faire don de soi et, à son tour, d’aimer sans être lié. Un amour divin sans dépendance humaine. Il était soumis et libre. Soumis dans la Paix du Divin et libre des illusions de l’humain. Il avait dit un jour à l’un de ses compagnons le secret du véritable amour des Hommes : « Eloigne-toi de [N’envie point] ce que les hommes aiment et les hommes t’aimeront »[5] et Dieu lui avait inspiré l’autre chemin de l’Amour prolongeant cet amour : « Mon serviteur ne cesse de s’approcher de Moi par des dévotions librement décidées jusqu’à ce que Je l’aime ; et lorsque Je l’aime, Je suis l’ouïe par laquelle il entend, et la vue par laquelle il voit, et la main par laquelle il saisit, et le pied avec lequel il marche. »[6] L’Amour de Dieu offre le don de la proximité et du dépassement de soi. L’Amour de Dieu est un Amour sans dépendance, un Amour qui libère et qui élève. Alors, dans l’expérience de ce rapprochement, se manifeste en l’être la présence de l’Etre, du Divin.

Il avait suivi un chemin et s’était arrêté en différents lieux : l’appel de la foi, l’exil, le retour puis enfin le départ vers la Demeure première, le dernier Refuge. Il y avait eu une initiation et ses différentes étapes que Dieu avait accompagnées de Son amour et fait accompagner de l’amour des Hommes. Le Prophète portait un message universel autant par cette expérience de l’amour qui traversa sa vie que par cette exigence d’une éthique qui transcendait les clivages, les appartenances et les identités recroquevillées.

Il rappelait aux Hommes l’impératif d’une éthique universelle à laquelle ils devaient être loyaux d’abord au-delà de toutes appartenances partisanes. Telle était au fond la vraie liberté de l’être qui aime avec justice et qui ne se laisse pas emprisonner par ses passions raciales, nationalistes ou identitaires : son amour illuminant son sens éthique le rend bon ; son sens éthique orientant ses amours le rend libre. Profondément bon parmi les Hommes et extraordinairement libre à leur égard, telles étaient les deux qualités que tous les compagnons ont reconnues chez le dernier Prophète.

Il était l’aimé de Dieu et un exemple parmi les Hommes. Il priait, il contemplait. Il aimait, il donnait. Il servait, il transformait. Le Prophète était cette lumière qui mène à La Lumière et dans la proximité de sa vie, le croyant revient à la Source de la Vie et trouve Sa lumière, Sa chaleur et Son amour. L’Envoyé a quitté les hommes et, pour l’éternité, il leur a enseigné de ne jamais L’oublier, Lui, le Suprême Refuge, le Témoin, le Très Rapproché. Attester qu’il n’est de dieu que Dieu c’est au fond se mettre en route vers la profonde et authentique liberté ; reconnaître Muhammad comme l’Envoyé c’est essentiellement apprendre à l’aimer en son absence et apprendre à L’aimer en Sa présence. Aimer, et apprendre à aimer. Dieu, le Prophète, la Création et l’Humanité.

(*) Tariq Ramadan, « Muhammad, vie du prophète. Les enseignements spirituels et contemporains ». Editions du Châtelet.

[1] Coran 3 : 31

[2] Ibn Hishâm, As-Sîra an-Nabawyya, Dâr al-Jîl, Beyrouth, sans date, volume 6, pp. 75-76 (en arabe)

[3] Coran 3 : 144

[4] « Al-amr bil-ma`rûf wa an-nahy ‘an al-munkar » (voir par exemple Coran 22 : 41)

[5] Hadîth rapporté par Ibn Mâjah

[6] Hadîth rapporté par al-Bukhârî

www.oumma.com/spip.php?article2197

Qui était Muhammad ?
Par oumma
Par alert2neg - Publié dans : Societe
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Jeudi 28 décembre 2006 4 28 /12 /Déc /2006 15:29

 Par Marie-Line Boulogne.                                             

 

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Image ExempleL’origine du problème
Le 1er décembre 1986, le Gouvernement en place a décidé par ordonnance que les prix seraient désormais libres. Ils sont donc depuis, « régulés par le marché ». Autrement dit, tout commerçant peut faire concurrence à un autre en pratiquant des prix inférieurs, ce qui lui permet d’attirer à lui la clientèle de l’autre. Ce système est ce que les économistes appellent l’auto-régulation du marché. Cette libre concurrence est sensée empêcher les prix de flamber.

C’est, toujours en principe, l’intérêt du consommateur… puisque les commerçants peuvent toujours pratiquer des prix élevés, ils seront soumis à la concurrence du voisin qui proposera de meilleurs prix etc… Le consommateur doit s’y retrouver, dit-on, puisqu’il est libre d’aller ailleurs si les prix ne lui conviennent pas. Ces principes se révèlent faux dans notre Martinique. Car ils supposent que les commerçants soient  en concurrence loyale (ce qui reste à prouver ici).

Autre origine du problème : l’octroi de mer. Image Exemple

Il a augmenté en 2005. Nos élus auraient décidé de titulariser les emplois de contractuels dans les mairies (qui verrait là une forme de clientélisme ? Il faudrait être fou !). C’est aux martiniquais de payer la facture car nous payons ici une double taxe ; nous payons déjà la TVA et nous payons une deuxième taxe sur nos achats : l’octroi de mer.
Nul ne saurait ignorer que la passage à l’euro (sauf l’INSEE apparemment) a entraîné une hausse des prix vertigineuse. Sauf peut-être nos élus qui ne fréquentent pas beaucoup les supermarchés.

Les produits épargnésImage Exemple

Bienheureusement, certains produits échappent à cette liberté des prix : énergie (carburants, en outre suffisamment taxés par l’Etat), électricité, transports publics, ambulance, taxis (là encore comment contrôler sans taximètre ?), téléphone, livre (Mieu merci pour les intellectuels !). Les prix de ces produits sont contrôlés par l’Etat.

Avant l’Euro, après pas « euro du tout… »

Image ExempleChez nous, avant l’«Euro» les prix étaient déjà très élevés par rapport à la métropole. Si bien que nos compatriotes profitaient de leurs vacances en France pour faire les soldes d'où ils ramenaient de quoi se vêtir pour une année, ce qui permettait de rentabiliser le voyage. Là bas, le martiniquais constatait que son pouvoir d’achat augmentait de 50% et non des 20 % officiels (D’ailleurs le mystère reste entier sur les soi-disant calculs de l’INSEE et sur le fameux panier de la ménagère qui frise une consommation digne du moyen-âge …). Après l’euro, les prix se sont envolés… L’inflation a atteint des sommets :  sur les mêmes produits, mêmes marques, l’inflation atteint 300 à 400 % en moyenne (3 à 4 fois le prix antérieur). Cette inflation est comparable à celle enregistrée pendant la première guerre mondiale et la seconde, sauf que  nous ne sommes pas en guerre !
Il faut le dire, le système de l’autorégulation est une doctrine qui ne fonctionne pas dans notre île. L’île est petite, les commerçants des grandes surface se connaissent tous et se surveillent pour pratiquer à peu près tous les mêmes prix. Le consommateur ne peut pas aller ailleurs, il est pris en otage.
Que font les organismes chargés de mesurer l’inflation ? (c’est vrai, ils sont sous la tutelle de l’Etat – l’Etat a donc intérêt à ce que la vérité ne se sache pas - C’est vrai aussi que s’ils nous font le coup du panier de la ménagère, on n’a pas besoin d’eux, merci).

Le système de l’autorégulation ne semble pas fonctionner pour nous, dans nos îles étroites. Les prix des marchandises sont même parfois fixés en dépit du bon sens par des moyens que la morale m’interdit d’exprimer ici par respect pour nos lecteurs. Si bien que certaines
marchandises atteignent des prix de produits de luxe alors qu’elles n’en sont pas, ou sont vendues à un prix qui n’a aucun rapport avec leur valeur initiale. Le consommateur le sait et les martiniquais sont de plus en plus furieux de cette situation. Ils communiquent entre eux (précisément, l’île est petite et tout se dit, se répète, et peut s’enflammer…). On a enregistré actuellement une baisse de la consommation (4 fois moins que d’habitude). Cette baisse de la consommation est liée à l’endettement colossal des ménages (là encore, on n’en parle pas, comme s’il était tabou d’évoquer ces questions…).

Sur RFO, au cours d’une interview, les commerçants ont avancé l’hypothèse d’une déprime des consommateurs à la suite du crash. (NDLR : C’est plutôt leur cerveau qui est victime du crash)-Cette hypothèse nie la réalité  martiniquaise. Les commerçants ne veulent pas regarder les choses en face : ils ont tellement profité des consommateurs, pratiqué des marges inadmissibles que les consommateurs sont à bout. Le système se mord la queue. Là encore on ne prend pas ses responsabilités. C’est la politique de l’autruche. Bientôt la baisse de la consommation sera liée au réchauffement de la planète. Comment des journalistes dignes de ce nom peuvent-ils ne pas commenter ce genre de propos ?

La situation est en fait explosive. Les martiniquais s’organisent, essayent de trouver des solutions afin de « contourner les marchés habituels de la grande distribution ». Situation, là encore, que l’on ne trouve que dans des situation de conflits. M. B , qui est mère de cinq enfants, est  révoltée. Elle insiste sur le fait que cette année, elle ne veut pas consommer, car « elle en a marre de se faire avoir ». C’est là le vrai problème de la baisse de la consommation.  Les consommateurs sont excédés. Certaines personnes parlent même de « résistance » pour
désigner une attitude qui consisterait à  ne pas acheter des produits aux marges manifestement trop importantes et à limiter sa consommation au strict minimum. Si bien que les petits commerçants commencent à subir les effets de ces comportements et  connaissent de grandes difficultés pour boucler leurs fins de mois. « Tout est payé à crédit » m’a confié l’un d’entre eux.
La solution est sans doute entre les mains des citoyens, car enfin, ne faut-il pas reconnaître que l’ordonnance du 1er décembre 1986 est un vrai fiasco chez nous et conduit à l’endettement des citoyens ?  Face à cette situation, les consommateurs optent pour des attitudes différentes. L’histoire peut-elle expliquer cette attitude de soumission que nos compatriotes martiniquais adoptent quelquefois ?  « Il nous faut des neg-mawon de la consommation » m’a exclamé un collègue.
Lorsque l’on évoque ces problèmes en présence de commerçants, ils évoquent tous les « coûts du transport  et l’octroi de mer ». Evidemment, on s’y attend, aucun ne va oser dire : c’est vrai on exagère, on fait n’importe quoi et on est en train de payer… le revers de la médaille…
 L’octroi de mer est l’excuse des commerçants mais n’est pas seul responsable. X. B, un consommateur affirme : " Comment ils  (les commerçants) peuvent dire une chose pareille puisque les yaourts par exemple, D….et  Y… sont produits ici, qu’est-ce qui justifie qu’on les vende à 7 euros  (45,50 F)."
Il m’a même été dit : « Mais il ne faut pas convertir ! » Voilà une attitude intéressante que les commerçants espèrent évidemment des martiniquais.
Si certains commerçants et employés du commerce ont vu leurs revenus augmenter. Je rappelle aux commerçants que le passage à l’euro n’a pas été suivi d’une augmentation des salaires des fonctionnaires  et des salaires en général. Lorsque  les salaires n’augmentent pas, il ne peut y avoir de croissance, car la consommation ne peut augmenter .

Le système a donc une fin. On assiste peut-être aujourd’hui, à ses limites…

 www.bondamanjak.com/content/view/1928/3/

 

Couleurs de Martinique par wpaulin
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Mardi 19 décembre 2006 2 19 /12 /Déc /2006 15:57

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Par Claude Ribbe, Pdt du Collectif Dom

 « Sinon, qu’irions nous faire dans ces pays infestés de moustiques ? » (Pascal Sevran)

Dans l’émission « On ne peut pas plaire à tout le monde » du 8 janvier 2006 qui faisait la promotion de son admirable livre, le grand écrivain et le grand penseur français qu’est Pascal Sevran expliquait tranquillement que le tourisme sexuel était une bonne chose pour les pays pauvres. Interrogé par son ami Fogiel, il avait déclaré qu'il fallait cesser l'hypocrisie concernant le tourisme sexuel. «Sinon, ricanait-il, qu'irions-nous faire dans ces pays infestés de moustiques?»

Ce n’est donc pas sans surprise que le Collectif Dom a appris que, un an plus tard, Dominique Sopo, s’autoproclamant curieusement « médiateur » dans l’affaire Sevran où Sos Racisme (l’association qu’il préside) n’est pas pourtant pas plaignant, avait prévu d’organiser pour l’animateur raciste et adepte de l’eugénisme, en guise de pénitence, un voyage touristique en Afrique aux frais de France Télévisions. Le prétexte serait un « reportage ». La semaine dernière, France Télévisions a tenu un colloque portant sur l’introduction de la diversité dans le documentaire. La proposition de Sos Racisme serait en quelque sorte d’introniser Sevran – qui, décidément, a tous les talents et toutes les compétences - en documentariste de la diversité. Bien entendu, les Africains n’ont pas été consultés sur l’opportunité de recevoir Sevran sur leur continent. Tintin reporter « dans ces pays infestés de moustiques » ? Il serait piquant non seulement que France Télévisions ne mette pas à la porte ce nouveau Pic de la Mirandole, par ailleurs défenseur de l’eugénisme, du racisme et du tourisme sexuel et qui ne veut pas de danseurs noirs dans ses émissions, mais qu’en plus le service public, sur les conseils inspirés de M. Sopo, aille financer, sous prétexte de sanctions, un pareil projet avec l’argent de la redevance. S’agirait-il alors de tourisme sexuel ? Il serait étrange de voir Sos Racisme se trouver une nouvelle vocation en organisant ce type de voyages. Mais depuis que M. Sopo m’a dénoncé au Premier ministre, à la demande du Cran, dans l’espoir de me faire exclure de la Commission nationale consultative des droits de l’homme (où lui-même ne vient jamais siéger) au motif que je serais… raciste et que je n’aimerais pas les Africains, plus rien ne peut me surprendre. Il est vrai que Sopo a développé une haine particulière à l’égard des Antillais depuis qu’ils ont tenté de le jeter à la mer alors qu’il venait faire un peu de prosélytisme sous les cocotiers (ce qui montre que le Franco-Togolais est aussi populaire aux Caraïbes que dans les banlieues). On savait, au moins depuis 1984, que Sos Racisme, maison mère du Cran, était une caserne de pompiers pyromanes. On s’aperçoit à présent qu’elle est dirigée par un fou.

ASi-SEVRAN-FOGIEL-DRUCKER SARKOZY ...
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Mardi 19 décembre 2006 2 19 /12 /Déc /2006 09:59

 

           COMMUNIQUE DE PRESSE DE L'ASSOCIATION DE LA PRESSE PANAFRICAINE

 [images.jpg]
 
 
Pascal SEVRAN réalisera un reportage sur l’Afrique

 

Pascal SEVRAN et France Télévisions viennent d’accepter le principe de la réalisation d’un reportage sur l’Afrique.

 

Naturellement, cette décision ne remet en cause, ni les différentes plaintes déposées par les associations françaises de lutte contre le racisme, ni la plainte déposée par le Gouvernement du Niger, ni la saisine par l’APPA du Rapporteur spécial des Nations-Unies sur le racisme.

 

Ainsi que l’a précisé lundi un communiqué conjoint de l’APPA et de l’association SOS-Racisme, l’Association de la Presse Panafricaine a accepté de s’associer à la réalisation de ce reportage.

 

« Bien que la lutte contre le racisme ne soit pas la vocation première de l’APPA, notre association s’est mobilisée dés les premières heures de « l’affaire SEVRAN ». L’APPA a créé la pétition en ligne, qui accueille désormais plus de 800 signatures. L’APPA a organisé la conférence de presse conjointe de SOS Racisme et du CRAN. Les responsables de l’APPA ont répondu à de nombreuses interviews. Et enfin, l’APPA a saisi le Rapporteur spécial des Nations-Unies sur le racisme. (…) A la sanction, qui découlera des plaintes déposées par les associations de lutte contre le racisme, nous souhaitons ajouter un peu de pédagogie », a expliqué le Président de l’APPA, Louis KEUMAYOU.

 

Une rencontre aura lieu début janvier afin de discuter des modalités et de l’axe de ce reportage.

 

Association de la Presse Panafricaine (APPA)
CAPE – Maison de Radio France – 116 avenue du Président Kennedy – 75016 Paris
Tél : 06 61 79 77 18   -    Tél : 00 33 (0)70 90 87 76
Skype : npm-npm
 
Pour plus d'information sur les missions de l'APPA, cliquez ici.
 

 

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Mercredi 13 décembre 2006 3 13 /12 /Déc /2006 04:07

Le corps de Taoufik Amri, disparu à Nantes le 22 novembre après un contrôle de police, a été retrouvé mardi dans le canal Saint-Felix, à proximité duquel cet ouvrier tunisien de 33 ans avait été vu pour la dernière fois après son contrôle. D’après une source policière, qu’il faut prendre plus que jamais avec toutes les précautions, le jeune père de famille serait mort par noyade et aucune trace traumatique ( de coups, de torture, de sévices) n’a été trouvée sur son corps. Or, lorsque l’on se rappelle tous les mensonges ayant entouré la mort accidentelle de deux adolescents, Bouna et Zyed, en banlieue parisienne, l’on ne peut que légitimement s’interroger sur les zones d’ombre entourant les circonstances de ce nouveau drame dans lequel la police est une fois encore très impliquée. Une chose est sûre, un an après les émeutes dans les ghettos défavorisés, un rapport d'enquête de police,  assez objectif et circonstancié, contredit la version la « vérité si je mens » du prestidigitateur de la place beauvau. C’est dire combien la nouvelle affaire policière ne peut renforcer toutes les craintes légitimes quant aux réelles circonstances ayant conduit au décès de Taoufik Amri. C’est d’autant plus vrai que le procureur de la république de Nantes Stephan Autin ,soulignant des variations dans les témoignages des policiers quant aux lieux où ils ont procédé au contrôle de M. Amri et où ils disent l'avoir relâché, a décidé de les placer en garde à vue. Dire qu’il y quelque chose qui ne tourne plus rond dans la police n’est un vain mot. Car, comment expliquer ces « contradictions ou variations importantes » dans les témoignages des trois policiers impliqués dans l’arrestation du jeune père de famille ? Quelques questions se posent d’emblée sur cette mort qui ressemble de plus en plus à une bavure policière.

Primo, comment expliquer que les trois policiers n’aient pas jugé utile de notifier à leur hiérarchie le contrôle effectué sur M. Amri ?

Deuxio, pourquoi les trois policiers ont-ils menti, affirmant qu’ils n’avaient jamais embarqué un individu correspondant au signalement de la victime, alors que son épouse,sa famille et ses amis relataient clairement ce que nous apprenons maintenant ?

Tertio, pourquoi les policiers s’évertuent-ils à dire qu’ils n’ont pas remarqué que M.Amri, comme le disent ses compatriotes et amis d’enfance présents sur les lieux de l’arrestation du 22 novembre dernier, était passablement ivre au point de mettre sa vie en danger en marchant sur la voie réservée aux voitures ?

Quarto, pourquoi les trois policiers, ayant certainement constaté l’état d’ébriété de M.Amri, n’ont-il pas emmené ce dernier au commissariat pour le protéger d’une mauvaise rencontre, d’autant plus qu’ils n’ont pas daigné le reconduire sur les lieux où se trouvaient ses amis ?

Enfin, les policiers n’ont-ils pas emmené M.Amri près du canal, espérant secrètement l’issue fatale que l’on sait ? N’est-ce pas là un cas flagrant de mise en danger de la vie d’autrui, voire d’une non assistance manifeste à personne en danger ?

Force est de constater, comme l’ont souligné les amis, la famille et l’avocat M° Collard, que les policiers auraient dû "emmener directement M.Amri au poste car il ne fallait pas le laisser dans la rue" compte tenu de son état. Il y a là une faute professionnelle grave qui s’appelle sans aucune exagération un HOMICIDE. Oui, c’est bien de cela qu’il s’agit dans cette bavure qui ne veut pas dire son nom. Pourquoi cette gêne que l’on perçoit dans la couverture de ce drame mettant  directement en accusation les pratiques brutales de la police dans un Etat de droits.

 Au-delà du cas de ces trois policiers qu’il faudra inculper pour faire toute la lumière sur la disparition tragique du jeune père de famille,qui bien que immigré tunisien n’en demeure pas moins un être humain, il se pose la question de la prise en otages de l’immigration par le ministre de l’intérieur, Nicolas Sarkozy. Le ministre candidat à la présidentielle 2007, malgré ses rodomontades et postures ultra sécuritaires sur l’immigration, n’est pas parvenu à faire main basse sur l’électorat du Front National ; ce qui lui aurait permis d’être plus optimiste sur ses chances de remporter son pari présidentiel. Pis, Nicolas Sarkozy est maintenant ouvertement menacé par le vieux leader frontiste que ses électeurs préfèrent, rejetant au passage un homme qu’ils jugent, à juste titre, opportuniste, arriviste, instable, démagogue, populiste, atlantiste et pro israélien. Le ministre au Karcher risque la disqualification dès le premier tour. Un petit tour et puis s'en va, tout ça après quatre années de campagne permanente dans les médias, ça le petit Nicolas ne peut le supporter.Conscient qu’il a perdu aussi bien la bataille sécuritaire que celle du social, première préoccupation des Français, comme le confirme le dernier baromètre LH2, où les masses populaires choisissent la candidate socialiste 58% , alors qu’il apparaît plutôt comme le candidat du patronat 60%, il est condamné à surenchérir grossièrement   sur ce qui faisait, il y a encore une dizaine d'années la marque de fabrique de la maison frontiste:l'exploitation douteuse de l'immigration comme étant la source de l'insécurité et du chômage en France. Quel étrange mutation du parti héritier du Gaullisme !

Pendant que l'UMP fait les poubelles du Front National, le leader frontiste, lui, cartonne et n’a jamais été aussi haut dans les intentions de vote ( 17%), et contraint l'agité de la place Beauvau à jouer la partition nauséabonde du ministre stakhanoviste de l’expulsion et de la stigmatisation, qui fera sa campagne électorale sur le dos des immigrés. Cela nous promet tous les coups, tant qu’il se maintiendra dans le gouvernement De Villepin,même les plus tordus , comme de nouvelles émeutes, voire des pseudos attentats dits « islamistes ». Car, ne l’oublions pas, la soif du pouvoir du Rastignac Hongrois n’a aucune limite, peu importe s’il doit s’inspirer des méthodes Américaines et Israéliennes pour faire peur au peuple. Nous voilà prévenus.

Il y a tout lieu d’être inquiet sur la politique raciste et xénophobe qu’entend mener Nicolas Sarkozy, qui entend placer les expulsions, les traques, les déportations d’immigrés au cœur du débat électoral. Derrière son projet néo-conservateur, le ministre de l’insécurité veut faire peur, diviser, communautariser pour prendre le pouvoir, entretenir les fantasmes sur une menace mondiale que ferait peser au monde « civilisé » l’émigration. Parce qu’il est persuadé de refaire la campagne 2002, qui a permis de disqualifier la gauche sur le terrain de la "sécurité",le candidat de l’UMP ne s’embarrasse plus des drames tels que le décès d’adolescents de Clichy et, maintenant, la mort de Taoufik Amri. Ce que l’on peut dire, c’est que le débat politique et les valeurs républicaines sont tombés bien bas sous les coups populistes de Nicolas Sarkozy. Qu’un homme qui aspire aux plus hautes fonctions dans ce pays en arrive à ces bassesses, profite des drames humains, félicite par courrier des pilotes d’Air France pour leur « comportement » exemplaire lors des expulsions d’indésirables, c’est bien révélateur d’un climat dangereux pour la démocratie. Ne reculant plus devant rien, ne vient-il pas d’annoncer qu’il faut faire du chiffre, c'est-à-dire atteindre l’objectif des 25000 expulsions avant la fin de l’année 2006 ? Cela promet de belles parties de chasse au faciès dans la douce France.

Aujourd'hui, avec le Drame deTaoufik Amri,comment encore douter que la police n’est que l’instrument de répression au service d’un homme dangereux qui n’hésite plus à faire ouvertement le portrait robot de ces gens qui constituent une menace pour la France? Ne vient-il pas de franchir un cap supplémentaire en déclarant sans aucune retenue « Une femme européenne a , en moyenne, 1,5 enfant. Une femme Africaine en a 5,2. C’est un potentiel migratoire considérable ! ». Certainement, monsieur le ministre de la police. Et tant qu'on y est, suivez votre dernier soutien, Pascal Sevran, qui pourrait vous donner des cours d'Eugénisme pour règler le sort de ces immigrés: « Les coupables sont facilement identifiables, ils signent leurs crimes en copulant à tout-va, la mort est au bout de leurs bites, ils peuvent continuer parce que ça les amuse, personne n’osera leur reprocher cela, qui est aussi un crime contre l’humanité : faire des enfants, le seul crime impuni. On enverra même de l’argent pour qu’ils puissent continuer à répandre, à semer la mort » 


LES POLICIERS ONT MENTI !

LA POLICE EN ACTION !
 
 
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Lundi 11 décembre 2006 1 11 /12 /Déc /2006 20:11

Quand les représentants de la force publique en viennent à terroriser ceux qu'ils sont censés protéger, il faut s'inquiéter pour la santé de la démocratie.La France connaît une crise de sens et de valeurs, comme le démontre encore plus cette RIPOURISATION évidente des policiers depuis que leur ministre de tutelle a entrepris de s'inspirer du concept de la "Tolérance Zéro" apppliqué aux Etats-Unis. Sarkozy, candidat à la présidentielle depuis 4 ans, à sacrifier l'éthique en  voulant éblouir l'électeur du Front National. En prétendant sonner la fin de l'ère du laxisme selon lui, le ministre a focalisé son action sur la répréssion de la délinquance, démontrant une hyperactivité législative qui ne pouvait que conduire à ce que nous voyons aujourd'hui: une impasse et  la peur partout

Onze nouvelles lois inutiles, démagogiques, xénophobes et surtout inopérantes, tout ça en quatre ans seulement, voici le bilan pitoyable du prestidigitateur de la place Beauvau qui aspire à la magistrature suprême en France.Sarkozy voulait impressionner son monde en tapant plus vite, plus fort, plus tôt, il s'est planté magistralement, ce que prouve l'augmentation exponentielle des violences aux personnes, les scènes de guerrillas urbaines dans les "banlieues" où les voitures brûlent tous les jours et, phénomène inquiétant, les phénomènes des embuscades ciblant priotitairement les forces de l'ordre, voire les caillassages de leurs véhicules s'accompagnant parfois de séances de tabassage quand les fonctionnaires tombent entre les mains des "insurgés" . 

En basculant dans la surenchère sécuritaire pour montrer au peuple ses petits muscles, le ministre de l'intérieur a armé et surarmé les fonctionnaires de police,contribuant à faire d'eux des rambos et terminators au service de la politique sécuritaire sans discernement. Plus grave,en imposant  la culture du résultat à la mode Etatsunienne, le ministre de l'intérieur a plongé les fonctionnaires de police dans une logique de rentabilité à tout crin et developpé un sentiment d'impunité croissant chez ces derniers, favorisant ainsi toutes les dérives inimaginables. De la démagogie sécuritaire d'un ministre-candidat aux résultats chiffrés demandés par la hierarchie aux flics-cow boys, la voie des bavures en série était toute ouverte.

Entre les équipages de  CRS de la compagnie républicaine de Deuil la Barre ( 95) qui se permettaient de racquetter des conducteurs de taxi sur l'autoroute A1, les policiers à peine majeurs qui violaient des prostitués dans leur commissariat de St denis (93), la bande de fonctionnaires de police qui tabassaient l'athlète Eunice Barber aux abords du Stade de france et les CRS de la compagnie républicaine de Strasbourg (67) qui fournissaient de faux témoignages ayant conduit à l'emprisonnement de quatre jeunes hommes à Lille ( voir article Le Monde,ci-dessous),il n'y a qu'un seul et unique dénominateur commun: la faillite de la politique ultrasécuritaire d'un homme en campagne présidentielle depuis 2002.Nicolas Sarkozy voulait passer au Karcher les délinquants, les racailles et autres criminels, il a reussi à transformer les fonctionnaires de police en de vulgaires malfrats en tenue. L'électeur du Front National doit apprécier "l'exploit" du petit Hongrois qui voulait le séduire. 

Alert2neg

LE MONDE | 02.12.06

Par Geoffroy Deffrennes

Quatre CRS ont menti. Et ce mensonge a conduit à la prison de Sequedin (Nord), du 25 octobre au 29 novembre 2006, quatre jeunes hommes. C'est une cassette de vidéo surveillance qui a permis mercredi 29 novembre la relaxe de Sofiane Lamouchi, 22 ans, Alexandre Delannoy, 28 ans, Bernard Uras, 26 ans, et Hocine Neggazi, 25 ans, qui ont passé un mois et demi en détention provisoire.

Les faits remontent au 23 octobre. Quatre agents de la compagnie républicaine de sécurité 37 de Strasbourg, en "mission de renforcement de lutte contre la violence urbaine", patrouillent dans la zone commerciale de Faches-Thumesnil, dans la banlieue de Lille. Selon leurs procès-verbaux, un groupe de jeunes les injurie en langue arabe, qu’"ils ne comprennent pas" ; lors du contrôle, les jeunes se rebellent. "D’autres individus hostiles surgissent". Sofiane Lamouchi est maîtrisé au sol, "un cordon de vigiles du centre commercial vient aider" les CRS. "Attaqués par les camarades de Sofiane, alors qu’ils l’embarquent dans leur véhicule", les CRS font usage de gaz lacrymogène. Puis, un "émeutier" se rend au commissariat central de Lille dans l’intention d’en découdre : les CRS reconnaîtront Alexandre, qui avait donné "un coup de pied dans le dos" à l’un des leurs.

Quant à Bernard Uras et Hocine Neggazi, ils sont remontés dans leur voiture, ont pris un rond-point à contresens... Résultat : accident, contrôle d’identité, alcoolémie et arrestation. Mais seule cette dernière partie du récit était exacte, le reste relevant de la fiction. Même le brigadier-chef local de Wattignies, le seul au départ à avoir regardé l’enregistrement des deux caméras, a rédigé un procès-verbal très éloigné des images.

Si l’on ajoute que l’un des prévenus disposait d’un casier judiciaire déjà chargé (vol avec violence, outrage, menace d’une arme), tout était réuni pour envoyer en prison des innocents. "C’est ainsi, rappelle Me Stéphane Bulteau, défenseur de M. Lamouchi, qu’un appel a été rejeté le 8 novembre à Douai, sans un regard à la vidéo !" Seul l’embouteillage de dossiers avait permis le renvoi de la comparution immédiate, offrant le temps aux avocats de travailler et de voir les 6 minutes de bandes deux jours avant l’audience du 29 novembre.

Le juge Christophe Courtalon a le sentiment d’avoir été floué. "Je voulais visionner la cassette uniquement pour comprendre ce qui avait provoqué l’intervention, pas pour vérifier le déroulement des faits. Je n’ai jamais imaginé que des agents assermentés puissent mentir."

Le procureur de Lille, Philippe Lemaire, a vu la cassette après la relaxe : "Ce qui a frappé le tribunal, c’est le décalage entre une procédure de grande clarté et la réalité de la vidéo." Mais M. Lemaire évoque "des images compressées, privées de son" : "On ne peut connaître la nature de l’échange verbal. Le terme mensonge me semble fort. Il faut se remettre dans le contexte anti-émeutes. Il ne s’agissait pas d’enfants de coeur." Le procureur estime seulement que le récit des CRS "relève de la commission de déontologie."

"ESCROQUERIE AU JUGEMENT"

Les avocats n’ont pas l’intention de laisser enterrer l’affaire. "Je songe à déposer une plainte pour "faux et usage de faux", explique Me Antoine Berthe, défenseur d’Alexandre Delannoy. Agent de maintenance à la SNCF depuis 1995, il n’a heureusement pas perdu son emploi. Son supérieur hiérarchique l’a décrit comme "de grande rigueur et d’un sérieux absolu, souvent nommé responsable de nuit". Mais le 9 octobre 2003, il avait été condamné à cinq mois de prison avec sursis pour outrage - "A l’époque, il s’était défendu seul, avait laissé filé", dit Me Berthe - et la version des CRS pouvait transformer le sursis en prison ferme. Me Nicolas Brazy, défenseur de MM. Uras et Neggazi, évoque "une tentative d’escroquerie au jugement", puisque les CRS réclamaient chacun 1 500 euros.

Le procureur de séance, Jean-Philippe Navarre, était sidéré. On voit Sofiane Lamouchi, au sol, menotté et frappé ; il grimace car son bras est tordu quand on l’emmène. Alexandre Delannoy se contente de porter le blouson de son copain, s’appuie sur une vitrine, demeure à distance. Aucun attroupement. "On voit des clients passer tranquillement au milieu de la scène avec leur chariot de supermarché", note le juge Courtalon. Les vigiles aident les jeunes à se laver les yeux des jets gratuits de lacrymogènes.

Les CRS étaient à la fois victimes, uniques témoins, accusateurs, et assermentés. La vidéo aurait pu ne jamais être utilisée. Désormais, elle est sous scellés.


POLICE SPECTACLE AUX MUREAUX !

http://www.lemonde.fr:80/web/articl...

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Dimanche 10 décembre 2006 7 10 /12 /Déc /2006 14:19

Image de eme07

La reconversion des stars, en particulier celles du Ballon rond, n’est jamais un long fleuve tranquille. Il suffit de regarder la facilité déconcertante avec laquelle certains footeux passent de la gloire du rectangle vert à la une des rubriques faits divers. Comment ne pas se souvenir de la déchéance du génial George Best ? Comment oublier les multiples frasques de Gazza alias Paul Gascoigne ? Qui ne se rappelle pas de la descente dans l’enfer de la Came del Pibe de Oro, le génial Diego Maradona ?

Et plus près de nous, puisqu’il faut bien balayer devant sa porte, charité bien ordonnée oblige, qui ne se rappelle pas de la déchéance du plus brésilien des Français, le déconcertant José Touré ? Comment ne pas s’interroger sur les difficultés rencontrées par les glorieux anciens Gérard Janvion et Marius Trésor ? Faut-il croire, comme le disent les mauvaises langues, que les footeux ont tout dans leurs jambes mais rien dans leur tête ? Certainement pas. Pour s’en convaincre, il suffit de regarder quelques exemples, notamment ceux du plus grand footballeur de tous les temps, Edson Arantes Do Nascimiento alias  le Roi Pelé, et du Kaiser, Frantz Beckenbauer. Toutefois, il y a comme des petits cailloux éternels dans les souliers de nos footeux, une fois qu’ils ont abandonné leur domaine d’excellence. Malgré les possibilités nombreuses de faire fructifier leurs acquis, en passant par des filières spécialisées et accélérées de management, marketing ou communication, il demeure une fatalité de l’échec après la retraite sportive. Faut-il parler, comme c’est le cas dans le jargon médical, de la dépression post-natal ou baby blues qui touche les « nouvelles » mères ?

Image de clotte

 

Il faut le croire, plus encore lorsque l’on voit comment le neo-retraité du football mondial, Zizou de la Castellane, peine à maîtriser l’après ballon. N’est- pas un vrai paradoxe chez un Homme qui jusqu’ici s’illustrait par ses arabesques, ses contrôles orientés venus d’ailleurs et passements de jambes tout aussi mystérieux ? Qui ne se souvient pas du Maestro lors de la dernière demi-finale de la coupe du monde contre le Brésil ?  C’était il y a seulement quelques semaines. Aujourd’hui, comme si le magicien avait chaussé des semelles de plomb, il parait terriblement emprunté dans toutes ses initiatives extra footballistiques. Zizou a-t-il perdu la main…euh pardon, les pieds ? Est-il devenu l’esclave des marchands du temple qui ont voulu faire croire qu’il n’était pas un simple mortel ? Certainement. Entre son déplacement promotionnel au Bangladesh en tant que ambassadeur de la multinationale Danone, alors que sa voix aurait pesé considérablement dans un débat politique vicié par le populisme xénophobe,l’on ne peut que constater combien l’Homme est prisonnier de ses goeliers financiers.

Image de sicile13

Zizou n’a-t-il rien à dire concernant le vote des étrangers non Européens aux élections législatives, municipales et cantonales ? Faut-il croire qu’il ne se soucie pas de la participation des ses parents à la vie politique en France, sachant qu’ils ne peuvent toujours pas voter puisqu’ils ont conservé leur statut de résidents (carte de séjour de 10 ans) ? N'est-il pas le mieux placé pour en parler? 

Aussi, entre son séjour au Bled cette semaine ( 11/12/06), prévu au départ comme un retour aux sources ( Zizou n’est pas retourné en Algérie depuis une décennie), qui tourne au voyage officiel avec toutes les contraintes protocolaires requises pour une visite d’Etat : avion spécialement affrété, délégation accompagnatrice spéciale de personnalités françaises, négociations de contrats de gaz, relance du traite d’amitié entre le colonisateur et le colonisé pendant 130 ans, il ne fait aucun doute que le retour aux sources est détourné de son sens originel. Zizou, dont on connaît la nature réservée, celle des hommes des montagnes de la Kabylie, ne pourra pas rencontrer les siens, boire un thé, jouer au football au village et marcher pieds nus sans que cela ne soulève des polémiques ou des débats journalistiques. Il faut le dire, l’ambassade de France, organisatrice du retour au Bled de la star, entend avant tout promotionner les intérêts et échanges économiques avec l’Algérie. Autant dire que le retour de Zizou….., franchement, la diplomatie s’en tape royalement. Il n’y aura donc vraisemblablement pas de place pour les étreintes familiales et les visites populaires. C’est dire combien  le footballeur, dont l’image était lissée et déifiée du temps de sa splendeur par les communicants, ne s’appartient pas plus malgré son retrait des terrains. Dur, dur d’être un homme sandwich ! ( voir lien Kabylie ci-dessous)
Enfin, signe supplémentaire que Zizou semble ne plus être à la manœuvre depuis qu’il ne dirige plus les Bleus, il fait maintenant la une des journaux people, ou l’on informe la France toute entière qu’il aurait donné un coup, pas de boule à Materrazi, mais un plus acceptable, sauf aux yeux de son épouse, à une valeur  confirmée de la musique RNB en France.

voici zidane

Est-ce donc parti pour le show, comme le chante la belle diva ? Il faut le croire. Sur ce coup de Boule…pardon, de rein, le numéro 10 veut-il prouver qu’il en a gardé sous la semelle, voire dans son pantalon ? Zizou va-t-il frapper ou marquer systématiquement en dehors de la surface conjugale ? Croisons les doigts pour que l’enchanteur du ballon rond redevienne maître de son destin, se libérant ainsi des forces maléfiques qui lui empêchent de retrouver ses esprits depuis sa retraite sportive. ( voir lien jeanmarcmorandini ci-dessous)


EL MAESTRO ZIZOU !
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Vendredi 8 décembre 2006 5 08 /12 /Déc /2006 23:30

 

France Soir du 6 décembre 2006

Si le bon sens semble être la chose la mieux partagée , la négrophobie l'est également. C'est bien le moins qu'on puisse dire en ces temps où des personnalités publiques de premier rang font leur "coming out" sur la peur insconsciente que leur inspire la vue de Noirs. Entre le petit père de la "rupture tranquille" ( il fallait l'imaginer, il l'a osé !) qui n'en peut plus de pondre des lois pour éliminer ces grands Noirs des banlieues, un Georges Freche qui trouve l'équipe de France de Football très " Black", au point de préconiser l'application stricte d'une politique de quota ( 3 Noirs pour 8 Blancs), un Finkielkraut qui parle d'une équipe "Black,Black,Black", risée de l'Europe, selon lui, l'on s'imaginait en avoir fini avec les convoyeurs de haine et de mépris. Eh bien, c'est raté !

L'animateur-producteur de la franchouillarde émission "La chance aux chansons"  et auteur de plusieurs best-sellers se livre dans son dernier livre, Le  Privilège des Jonquilles, à une analyse très en dessous de la ceinture en parlant des Noirs. Déjà très insupportable, imbuvable et condamnable lorsqu'il fait l'apologie du tourisme sexuel, invitant ses confrères à profiter sans retenue des charmes juvéniles en Asie, aux Antilles et en Afrique, le gardien de la "TV Nostalgie" et de la "France propre sur elle" se laisse aller à des "saillies" ( ce n'est certainement  pas un rôle qu'il apprécie habituellement) méprisables en faisant de la géopolitique de café du commerce. A l'en croire, "la Bite des Noirs est responsable de la famine en Afrique". Racisme quand tu nous tiens ! 

A l'en croire, il faudrait même le remercier de dire "tout haut ce que tout le monde pense tout bas !" C'est le parler vrai, cette posture que revendique le chantre de la "rupture tranquille", Nicolas Sarkozy;  qu'il soutient désormais. Après le Johnny Hallyday et Doc Gynéco, l'animateur de télévision, ancien admirateur du président socialiste François Mitterrand, rejoint les rangs des "sarkozystes". Il a même assisté récemment à un meeting de Nicolas Sarkozy à Périgueux, en Dordogne, où il est monté sur la tribune à l'issue d'un discours fleuve du ministre de l'Intérieur et président de l'UMP sur la République. Le ministre candidat a visiblement beaucoup de goût car ratisser aussi large n'est pas donné à tout le monde. D'ici à imaginer ses "people" rédiger des discours pour les meetings UMP, ça c'est une autre chanson, mais le pascal opportuniste et sénile ne se fera pas prier pour mettre son "talent" au service du prestidigiteur de la place Beauvau.

 Enfin, comme s'il voulait définitivement être le premier au hit parade du racisme décomplexé, l'animateur-producteur de "Chanter la vie"sur France 2, chaîne du service public (De Carolis devra passer un coup de Karcher !), enfonce le clou en proposant des solutions que Hitler et autres sinistres dictateurs ne renieraient pas:la stérilisation de la moitié de la planète, sous-entendu des Noirs en Afrique. Après tout, la politique de l'enfant unique, un garçon uniquement, n'a t-elle pas cours en Chine? Apparemment, ça ne rend pas ce pays infréquentable puisque tout le monde veut y aller pour faire du Bizness. Pascal le NAVRANT ne risque pas de provoquer une révolution, bien au contraire, ses petits camarades de jeu essaieront, comme pour le débile du Languedoc Roussillon, de faire diversion. Comme quoi, vous pouvez pratiquer le racisme anti-noir sans soulever les habituels torrents de protestation que l'on entend souvent  dès qu'il est question d'antisémitisme. Deux poids, deux mesures, dites vous ? Aujourd'hui, en attendant une très improbable levée de boucliers des amis des Noirs,  il est quand même utile de faire quelques remarques au nouvel disciple de Hitler ou de Pol Pot .

Premièrement, Pascal Sevran doit comprendre que les Noirs, en particulier ces Africains qu'il calomnie, ne se priveront pas de faire des enfants sous prétexte qu'il y a de la misère en Afrique. En clair, là où l'Europe se pose des questions existentielles, l'Afrique, elle, s'en fiche royalement. C'est une question de valeurs !

Deuxièmement, que l'animateur choisisse la stérilisation naturelle par ses préférences sexuelles, c'est son choix ! Franchement, il est disqualifié pour aborder les questions, de près ou de loin, touchant à la reproduction de l'espèce Humaine. 

Troisièmement, il faut avouer que la vieillesse ressemble à un gouffre pour l'admirateur de la solution finale.Pédophile, impudique, délinquant sexuel ou exhibitionniste, Pascal Sevran sent de plus en plus la naphtaline. C'est bien ce qui explique le titre de son ouvrage libertin, Le Privilège des Jonquilles, car la jonquille est une fleur qui a tendance justement à baisser du nez ! Manifestement, l'animateur supporte mal le poids des années, et trouve dans la Négrophobie un exutoire jouissif. Retombé au stade du sadique anal, il n'y a rien de surprenant qu'il en arrive à voir " La Bite des Noirs"  comme une explication aux maux Africains. Autrement dit, l'animateur-producteur prend ses désirs pour la réalité. Comment peut-il parler de quelque chose qu'il n'a jamais vu mais qu'il a certainement imaginé en lui? Aigri, le Pascal Navrant? Evidemment. Si la "Bite des Noirs" le fait tant fantasmer au point qu'il la voit partout, il y a tout à craindre qu'il raconte dans son prochain bouquin comment il a rencontré l'objet de ses fantasmes. Mais cela, nous n'en avons rien à faire des aventures sexuelles d'un huluberlu en pleine phase de regression.       

http://www.francesoir.fr/

NOSTALGIE, NOUS VOILA !


PASCAL SEVRAN ET LA BITE DES NOIRS !
Par  www-Piankhy-com

PASCAL NAVRANT A T-IL DERAPE ? Video HOPTO

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Mercredi 6 décembre 2006 3 06 /12 /Déc /2006 13:05

par Raphaël Confiant

Il y a quelques années de cela, des milliers de Martiniquais s’étaient mobilisé afin d’occuper l’aéroport international du Lamentin, le seul de l’île, afin de s’opposer à l’atterrissage de l’avion d’Air France qui transportait un passager qui n’était pas le bienvenu : Jean-Marie Le Pen. Après 8h de vol à travers l’Atlantique, cet avion fut contraint de rebrousser chemin après une brève escale technique en Guadeloupe. Il y a quelques mois de cela, des milliers de Martiniquais se sont à nouveau mobilisés devant le Palais de Justice de Fort-de-France pour soutenir Dieudonné qui avait été agressé aux abords de son hôtel par deux jeunes Israélites. L’humoriste était, en effet, venu donner un spectacle dans l’île.

(JPEG)

Aujourd’hui, la télévision nous renvoie l’image de Le Pen, Bruno Golnish et Dieudonné hilares,se serrant les pinces dans les allées de la fête « Bleu-Blanc-Rouge » du Front National.

Le ciel tombait sur la tête des supporters martiniquais de Dieudonné.

Pas sur la mienne. Je n’ai, en effet, participé à aucune des deux grandes mobilisations susmentionnées. S’agissant de la première, je considère que dans une colonie, il n’y a pas lieu de faire de distinguo entre les dirigeants de la métropole car quand l’heure de la négociation sera venue, il faudra bien que nous discutions avec quel que soit le président ou le régime que les Français auront choisi. Les nationalistes martiniquais refuseraient-ils de s’asseoir à la même table qu’un président français d’extrême-droite démocratiquement élu ? Remettraient-ils leurs revendications indépendantistes aux calendes grecques ? Impensable.

D’autre part, l’extrême-droite n’était pas que je sache au pouvoir en France lors des guerres d’Indochine et d’Algérie, ni lors du massacre de 90.000 Malgaches en moins d’un mois lors de la grande révolte de 1947, ni de celui de 20.000 Algériens à Oran le 8 mai 1945. Et ce n’est pas elle qui a envoyé le GIGN massacrer les indépendantistes kanaks dans la grotte d’Ouvéa. Donc empêcher Le Pen d’atterrir en Martinique, et pas Chirac, Sarkozy, Bayrou ou Hollande, n’a aucun sens du strict point de vue de la revendication nationaliste. Réflexion qui, à l’époque, m’avait valu bien entendu l’ire des grands défenseurs de « la nation martiniquaise ». Mais passons...Je n’ai pas non plus soutenu Dieudonné lors de son agression parce que je trouvais qu’au-delà de cet incident inadmissible, tant l’humoriste que ses supporters martiniquais s’instrumentalisaient les uns les autres.

(JPEG) 

Du côté de Dieudonné parce qu’il devenait l’espace d’un procès une sorte de« héros du peuple noir » à bon compte ; du côté de ses supporters parce qu’ils avaient le sentiment d’accomplir là une grande action anticolonialiste (sans en payer les frais). J’ajoute que Dieudonné a donné trois ou quatre spectacles à la Martinique et que je n’ai assisté à aucun d’eux.

Désorientés, les Martiniquais cherchent donc à comprendre le sens de la visite de Dieudonné à la fête du Front National. La plupart n’ont aucune explication à ce qui leur apparaît être un non-sens. Ils sont donc bien obligés de se tourner vers la presse hexagonale qui, elle, possède, à l’entendre, la clef du mystère : Dieudonné serait le grand-prêtre d’une toute nouvelle secte, celle des antisémites nègres. Son rapprochement avec Le Pen s’expliquerait donc par une commune détestation des Juifs. Bref, la France serait gangrenée, surtout dans ses banlieues, par un inquiétant phénomène de résurgence antisémite, non plus gaulois cette fois, mais arabe et nègre. Et nos grands analystes d’ajouter que si à la rigueur, l’antisémitisme arabe pouvait avoir quelque explication (le sort inacceptable fait aux Palestiniens), celui des Nègres, par contre, était totalement incompréhensible et infondé. Or, qu’en est-il exactement ? Les Nègres seraient-ils devenus subitement antisémites et si oui, pourquoi ? Je ne peux bien entendu répondre qu’à mon seul niveau et je me garderai bien de parler au nom de Dieudonné ou de qui que ce soit. Je vois en fait un phénomène qui se décline en trois étapes : le malaise, la stupéfaction et la colère.

(JPEG)  

Malaise d’abord quand au nom d’un prétendu « crime contre l’humanité », on veut me faire endosser l’Inquisition, les pogroms, la rafle du Vel d’Hiv’ et la Shoah. La notion de crime contre l’humanité relève, à mon sens, de l’escroquerie intellectuelle, escroquerie qui a deux objectifs très précis :

1. dissimuler le nom du coupable et du même coup le dédouaner.

2. pousser tous les peuples du monde, quels qu’ils soient, à se sentir coupables dudit crime.

Car si l’on admet cette notion, pourquoi ne pas alors parler de « crime contre la société » quand on a affaire à un tueur en série ? A ce compte-là, tout le monde devrait se sentir coupable des assassinats de vieilles dames commis par Guy Georges par exemple : le boulanger du coin, l’instituteur, l’infirmière, vous, moi. Soyons sérieux ! De même qu’au niveau de la société, un tueur en série est à juste titre tenu pour responsable de ses forfaits (et c’est bien pour cela qu’il passe devant les assises !), au niveau des nations, ceux qui ont génocidé, esclavagisé ou chambre-à-gazé doivent être eux aussi désignés nommément. Je compatis devant la souffrance juive, je trouve que la Shoah est une abomination, mais, désolé, je ne m’en sens ni responsable ni coupable. Et dans le même ordre d’idée, les Indiens ne sont pas responsables de l’esclavage des Nègres ni les Chinois du génocide des Amérindiens. Donc, oui, il y a en tout premier lieu un énorme malaise lié à cette notion fallacieuse de « crime contre l’humanité » qu’on cherche à nous faire gober par tous les moyens.

Vient ensuite la stupéfaction. Quand j’entends le président du CRIJF déclarer au journal de FR3 que « le monde civilisé doit se mobiliser contre l’ Iran »(voir video, ci-dessous)  ou tel ministre israélien des affaires étrangères énoncer bravement « Nous autres, Occidentaux, nous ne pourrons jamais nous entendre avec les Palestiniens à cause de la mentalité arabe », je ne peux m’empêcher de sursauter. Je ne suis ni Perse ni Arabe, mais je sais très bien, avec ce genre de déclarations, dans quelle catégorie quelqu’un comme moi se retrouve classé : dans celle desnon-civilisés. Et moi de me dire : mais comment un peuple qui a été martyrisé pendant près d’un millénaire par les Occidentaux jusqu’à ce que ces derniers, de guerre lasse si l’on peut dire, invente « la solution finale », comment donc un tel peuple peut-il aujourd’hui se réclamer de la...civilisation et de l’Occident ?

Comment est-ce possible après Dachau et Auschwitz ? Car l’antisémitisme européen n’a-t-il pas fini par éradiquer toute vie juive digne de ce nom en Europe jusqu’à faire du yiddish une langue morte ? N’a-t-il pas obligé les Juifs à fuir l’Europe pour se créer un « foyer national » d’abord, puis un Etat dans lequel ils pourraient enfin vivre tranquilles, loin des Inquisitions, pogroms, rafle du Vel d’Hiv’ et autres chambres à gaz ? Car pour autant que je sache l’idéologie sioniste n’est pas née dans les communautés juives du Maroc, du Yémen ou d’Irak ! Malaise d’abord donc, stupéfaction ensuite. Vient nécessairement le temps de la colère. Colère devant les images de centaines d’enfants et de femmes froidement abattus, depuis 1948, à Gaza et en Cisjordanie.

Colère devant les maisons dynamitées, les assassinats ciblés de militants, l’emprisonnement de dirigeants palestiniens dûment élus par leur peuple. Colère devant le soutien irréfragable de l’Occident à Israël, quels que soient les crimes perpétrés par ce dernier. Après avoir « massacré l’homme partout où elle l’a rencontré », selon l’expression de Frantz Fanon dans « Les Damnés de la terre », voici qu’aujourd’hui l’Europe et son rejeton étasunien se drapent dans la toge de l’antiracisme et du philosémitisme ! Il y aurait de quoi sourire de cette posture si elle n’était pas tout à la fois outrecuidante et scandaleuse. C’est comme si Guy Georges, libéré avant terme, cherchait à faire la morale à l’épicier du coin !

Enfin, je ne peux terminer sans évoquer l’aspect martinico-martiniquais de cette polémique : il y a une vingtaine d’années, Aimé Césaire avait inventé la notion de « génocide par substitution » pour décrire la situation de la Martinique. Le chantre de la Négritude dénonçait par là le remplacement de la population autochtone martiniquaise par des populations venues d’ailleurs, cela avec la complicité active de l’Etat français. Aujourd’hui, la prédiction de Césaire est en passe de se réaliser : tous les domaines de la vie martiniquaise sont désormais entre les mains de non-Martiniquais (administration, justice, médias, économie etc.). Le seul et unique domaine qui ne l’est pas encore est celui de l’art, de la culture et de l’intellectualité en général. D’où l’offensive que mène actuellement une bande de néo-colons pour faire tomber cet ultime bastion en cherchant à décrédibiliser ceux qui, comme moi, refusent d’être génocidés en douceur. Et quelles meilleures armes pour terrasser ces « refuzniks » que de les accuser d’être racistes et antisémites ! Les dix générations d’esclaves arrachés à l’Afrique qui m’ont précédé doivent se retourner dans leur tombe.

(JPEG)

(Et enfin, à la question posée dans le titre de cet article à savoir « Y a-t-il un antisémitisme nègre ? », je réponds qu’il y a en réalité un mélange de malaise, de stupéfaction et de colère. Qu’on appelle ça comme on veut, ce n’est pas mon problème !)

www.madinin-art.net/socio_cul/confiant_antisemitisme_negre.html


CUKIERMANN EN ACTION !
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Mardi 5 décembre 2006 2 05 /12 /Déc /2006 00:14

par Taïké Eilée

Invité samedi 2 décembre 2006 à la 59e Journée Dédicaces de Sciences po ( voir invitation ci-dessous), l’écrivain Alain Soral en a été chassé par la police, sur la demande du directeur de l’établissement, Richard Descoings. Alain Soral avait officialisé, quelques jours auparavant, son ralliement au Front national et à l’équipe de campagne de Jean-Marie Le Pen. Compte rendu de ces événements, analyse, et petite digression personnelle.



"Vous n’êtes pas toléré dans cet établissement", "Vous n’êtes pas désiré ici", "Vous êtes indésirable"... C’est ainsi qu’un policier a justifié à l’écrivain Alain Soral son expulsion du salon du livre qui se tenait à Sciences po samedi dernier (vidéo de l’expulsion en bas de page). Pourtant, le sulfureux pamphlétaire, connu pour ses positions républicaines et critiques à l’égard de tous les communautarismes (féministes, gays, arabes, juifs...), ou encore pro-palestiniennes et critiques vis-à-vis du sionisme, avait bel et bien été invité, parmi près de cent trente personnalités.
 
Il avait, certes, reçu, la veille, le 1er décembre, un courriel de Richard Descoings, directeur de Sciences po, qui annulait son invitation, au motif que sa venue faisait peser une menace sur sa personne et sur l’ensemble des participants (lire le mail sur le site de Soral). Si menace il y avait, pourquoi ne pas avoir demandé à la police de la prévenir, en entourant Alain Soral de sa protection ? Au lieu de cela, la police a bien été appelée, mais pour chasser l’homme menacé. Peut-on établir un parallèle avec la situation de Robert Redeker ? Au philosophe menacé, la police assure fort normalement une protection. Quant à Alain Soral, soi-disant menacé, il est chassé manu militari d’un salon littéraire par cette même police. Etrange traitement. Richard Descoings s’est expliqué - laborieusement - sur cette affaire Soral sur RSP.fm, la radio des étudiants de Sciences po.

Censuré et intimidé

Alain Soral est, en effet, un homme en danger, qui s’est déjà fait violemment agresser. La première fois, c’était le 28 septembre 2004. Lors d’une séance de dédicace dans une librairie parisienne, une vingtaine d’individus armés de gourdins et de bombes lacrymogènes ont fait irruption, saccageant la boutique et blessant plusieurs personnes présentes sur les lieux (article du Nouvel observateur). Soral s’en est sorti sans gros dégâts. La Ligue de défense juive a été suspectée d’avoir organisé cette expédition punitive. L’attaque faisait suite à la diffusion sur France 2, le 20 septembre 2004, de l’émission Complément d’enquête, où Alain Soral avait tenu des propos jugés antisémites par certains ; l’écrivain s’était dit, quant à lui, piégé par les journalistes, qui n’avaient retenu du long l’entretien à bâtons rompus qu’il leur avait accordé que les quelques secondes où il avait dérapé, où il avait outrepassé sa pensée, et "qui pouvaient provoquer", selon ses propres termes, "sa mort médiatique et aussi physique."

De fait, depuis cet incident, Soral est tricard dans les médias - un vrai paria - et semble apporter le danger partout où il passe. Le 13 septembre 2006, il a reçu un autre avertissement, en se faisant de nouveau agresser par deux individus en scooter, qui l’ont gazé. Cette agression faisait suite à sa visite au Liban, en compagnie de Dieudonné, de Thierry Meyssan, Marc Robert et Ahmed Moualek.
 
Le petit groupe, qui voulait rendre compte des terribles agissements de l’armée israélienne contre le peuple libanais, avait alors rencontré de très hauts dirigeants du Hezbollah.

Un marxiste chez Le Pen

Richard Descoings a donc officiellement exclu Soral des murs de son école par peur d’incidents violents que l’agitateur aurait pu attirer sur sa personne. Mais ne peut-on pas aussi relier sa décision au récent "coming out" de Soral sur son orientation politique ? En effet, même si la rumeur circulait déjà depuis quelque temps, l’information n’est officielle que depuis la semaine dernière : Alain Soral a annoncé, à travers deux interviews, l’une donnée le 27 novembre à la webradio québecoise Rockik.com, l’autre le 29 novembre au webzine Salut public, qu’il avait rejoint l’équipe de campagne de Jean-Marie Le Pen. Et ceci depuis plus d’un an ! Information confirmée par l’intéressé le 1er décembre dans l’émission Les grandes gueules sur RMC.

Il définit lui-même, sur Rockik.com, son rôle au sein du FN comme celui d’un "conseiller technique", produisant des idées et des concepts, "en charge des affaires sociales et des banlieues". Alain Soral a déjà eu l’occasion de marquer la pensée frontiste de son empreinte, à travers le fameux discours (texte ou vidéo) tenu par le président du Front national au pied du moulin de Valmy le 20 septembre dernier. La patte de Soral y était manifeste. C’est d’ailleurs ce discours soralien de Valmy, avec ses accents de réconciliation nationale, cette main tendue à tous les Français, notamment d’origine immigrée, qui avait séduit Dieudonné, ami de Soral qui se revendique "libre-penseur-sans-a-priori-voulant-juger-par-lui-même", et qui lui a fait envisager un possible ralliement futur avec le candidat Le Pen.

Le diagnostic de Soral, c’est que l’ultralibéralisme mondialisé et les communautarismes détruisent la France ; selon lui, il y a convergence d’analyse entre les tenants du non au projet de constitution européenne, qu’ils soient communistes, chevènementistes, ou lepénistes. Pourquoi alors l’ancien militant du PCF, qui se réclame encore aujourd’hui du marxisme, n’a-t-il pas rallié l’extrême gauche ou encore Jean-Pierre Chevènement (d’autant qu’il se dit proche des idées du "Ché") ?

"En bon analyste marxiste, je dois admettre, dit-il sur salutpublic.fr, que les choses ne bougent pas grâce aux partis de gauche traditionnels qui ont renoncé à peu près à tout... Elles ne bougent pas à gauche ni à l’extrême gauche, où ne sévit plus que la sclérose d’un néo-communisme adolescent, essentialiste, esthétisant mal compris et mal digéré type LO, PT, LCR... Elles bougent dans le camp du populisme." Soral en tire cette "conclusion : je pense que l’engagement à la fois raisonnable et révolutionnaire pour agir contre les dégâts de l’ultralibéralisme mondialisé et du communautarisme - communautarisme qui conduit à ce clash des civilisations dont a besoin l’ultralibéralisme américain pour achever sa domination - c’est de s’engager aux côtés de Jean-Marie Le Pen à la prochaine présidentielle. Aucun renoncement ni délire dans ce positionnement, juste le viril et sain usage de la raison dialectique..."

La réconcilitation : un slogan vide et naïf ?

Pour Soral, les anciens clivages politiques, vermoulus, sont à dépasser, dans une "révolution douce", qui passera par la réconciliation (mot qu’il a aujourd’hui constamment à la bouche, comme d’ailleurs son ami Dieudonné) : "C’est la réconciliation de ces deux forces révolutionnaires d’essence différente mais complémentaires - réserves d’énergie de la jeunesse pauvre issue de sociétés patriarcales à haute teneur morale et raison pratique des adultes de la petite et moyenne bourgeoisie française - qui permettra le saut qualitatif." Soral veut réconcilier le peuple français avec lui-même, transcender les classes et les communautés, les faire communier dans l’idée de nation, dont les principes fondamentaux seraient l’assimilation, le travail et la citoyenneté. C’est ainsi qu’il se définit lui-même comme un "national républicain", et déclare s’être rallié au FN par l’entremise de Marine Le Pen, qui, assure-t-il, partage ses positions nationales républicaines, sans qu’on puisse dire si elles sont de gauche ou de droite.

Soral croit au destin gaullien de Le Pen, qui, seul, pourra sauver la France. Car lui seul reste encore radicalement hors du système. Soral, qui joue parfois les prophètes et se targue de ne presque jamais se tromper, croit à l’inéluctable accession au pouvoir du Front national, même si elle ne se produit pas en 2007. Au pire, le FN deviendra, nous annonce-t-il, le premier parti d’opposition de France, et pèsera au moins 25 %... Rendez-vous dans cinq mois pour juger des pouvoirs de prédiction d’Alain Soral.

Cas de conscience

D’aucuns rappelleront à Soral les dérapages commis par Le Pen il y a dix ou vingt ans, et qui lui ont valu d’innombrables condamnations judiciaires : l’histoire du "détail" (les chambres à gaz sont "un point de détail de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale"), l’inégalité des races, les "sidaïques" prétendus contagieux par leur transpiration, leur salive, et assimilés à des lépreux, etc. Je lui rappellerai à mon tour ces meetings lepénistes, où des visages de gens basanés étaient projetés sur un écran géant, dans le seul but de les faire huer par le public... Ces scènes horribles ont été montrées dans de nombreux reportages. Beaucoup, je pense, s’en souviennent.

La question est : peut-on relativiser ces propos, les comprendre, transiger, les excuser ? Peut-on se réconcilier avec ceux qui les ont prononcés (dans le pardon christique que prône Soral) ? Peut-on leur tendre la main et les rallier ? Alain Soral, comme Dieudonné (qui, tout en restant plus distant pour le moment, semble prendre le même chemin), a choisi de tendre la main. Souhaitons-leur, dans leur candeur, qu’ils ne se la fassent pas arracher !

"L’espoir" Dieudo-Le Pen
 

 Soral et Dieudonné ont été au cours des dernières années diabolisés, boycottés par les médias, caricaturés, victimes de désinformation. Ils en ont souffert. Ils ont développé naturellement de la haine, ou, du moins, un peu de rancoeur envers ceux qui leur ont fait subir un tel traitement. Leur but est aujourd’hui de faire sauter le système. Le Pen est devenu leur espérance, car il leur apparaît comme le seul rebelle de la scène politique française ; et puis parce qu’il leur ressemble : vilipendé depuis plus de trente ans, incarnant à lui seul le mal, il a porté sa croix comme eux, a fait montre d’une incroyable force de résistance, comme eux, d’un entêtement acharné, sans avoir jamais plié ou rompu sous les coups... Et tout cela crée une certaine solidarité - celle des parias. Au-delà des idées, ils se rejoignent en ce qu’ils s’estiment humainement, se considérant comme des honnêtes hommes, pris à parti par des lâches, des vendus, le bal des hypocrites.


Mais rien ne vaut la parole de Soral lui-même, qui, dans une interview filmée, déclarait espérer "une alliance objective entre tous les miséreux... Je vois se dessiner, disait-il, le rapprochement étrange entre la colère de Dieudonné et la colère des lepénistes... Est-ce que ce n’est pas ça la France qui peut se sauver demain, c’est un Le Pen et un Dieudonné qui se tendent la main et qui se mettent à se parler ? Ces gens-là ont peut-être les mêmes valeurs, valeurs de dignité, de travail... Le rapprochement Dieudonné-Le Pen, c’est l’abjection absolue de toute la boboitude standard, c’est la monstruosité absolue, or pour moi c’est le plus grand espoir."

Un charme ambigu

Les bobos ont de quoi frémir si la révolution que Soral appelle de ses voeux a lieu. Parlant, dans l’interview évoquée ci-dessus, des travaux réalisés à Paris par la mairie PS et Verts de Bertrand Delanoë, et qu’il juge pour le moins sévèrement, il déclare - certes avec ironie : "Dans une période révolutionnaire, les gens qui ont fait ça, ils peuvent être guillotinés, s’il y a un Robespierre qui vient, il peut y avoir de la guillotine, ça mérite, largement... on en a guillotiné pour moins que ça..." Et de renchérir sur les bobos qui viennent acheter le Paris populaire, et le détruisent : "Le lieu qui serait naturellement pour eux, et peut-être un jour j’en ferai un camp pour eux... un camp de... un camp de... ouaih un camp, on les mettra là... c’est la Défense, c’est le seul lieu qu’ils méritent, c’est le lieu qui leur ressemble..." Probablement n’est-ce pas là à prendre au premier degré, mais c’est tout de même un peu violent...

Soral est un type drôle et viril, à l’humour féroce, qui produit des analyses sociologiques souvent justes et courageuses, mais qui, selon certains, dérape de temps en temps. Dieudonné est, à mon sens, le comique le plus drôle et le plus percutant de sa génération, et lui aussi est souvent "borderline", trop ou pas, cela dépend des limites de chacun. Le Pen est le plus talentueux tribun actuel, il a ce charme oratoire que la plupart des politiques n’ont plus, cette richesse de la langue qu’il partage avec François Mitterrand, et qui lui donne un ascendant certain dans les débats sur la plupart de ses contradicteurs, rattrapé toutefois par les horreurs qu’il distille avec un plaisir pervers de temps à autre.
Ces trois hommes sont maltraités dans les médias dominants, mais rencontrent un écho de plus en plus fort dans la population. Cette équipe de "bras cassés" pourrait se révéler une dream team aux prochaines élections, qui sait... Sans doute le saltimbanque (certes, encore en phase d’observation) et le sociologue font-ils fausse route. Mais nous devons constater que leur sympathie affichée pour le leader du FN pourrait jouer un rôle non négligeable au printemps prochain. Ce rapprochement entre un ancien militant du Parti communiste et le parti d’extrême droite est le symptôme d’un mouvement de fond, caractérisé par la dédiabolisation de Le Pen (symbolisée par l’attitude d’ouverture d’un Dieudonné), couplée à un rejet de plus en plus massif du système "UMPS", et ceci jusque chez le très modéré François Bayrou. A chaque bord de l’échiquier politique, on entend des appels à la révolution, ou, du moins, on diagnostique un climat pré-révolutionnaire. A l’heure où chacun peut sentir un ras-le-bol populaire face au matraquage médiatique du tandem présidentiel Ségo-Sarko, doit-on craindre une révolte dans les urnes au printemps prochain ? En tout cas, les sondages récents l’attestent : jamais Jean-Marie Le Pen n’a été aussi proche du pouvoir.

www.agoravox.fr/article.php3?id_article=16366

INVITATION

Monsieur Alain SORAL

Paris, le 3 décembre 2006

Objet : 59ème Journée Dédicaces de Sciences Po

Contact : Noémie de TESTA : auteurs@journee-dedicaces.com

Monsieur,

Nous sommes très honorés de vous accueillir à la 59ème Journée Dédicaces de Sciences Po.

Vous trouverez dans ce courrier des informations pratiques sur le déroulement de l’événement, ainsi qu’une invitation au cocktail qui clôturera la Journée.

La Journée Dédicaces aura lieu le samedi 2 décembre à Sciences Po au 27, rue Saint Guillaume (Paris), de 14h à 18h.

Elle sera suivie d’un cocktail à l’intention des auteurs participants et de leurs éditeurs, de 18h à 20h. L’invitation vous sera remise sur place.

Vos ouvrages ont été sélectionnés et commandés en coordination avec la librairie La Hune (Paris). Cette année, le nombre de titres par auteur est limité à 3.

Vous disposerez d’un assistant dont le rôle sera de vous seconder durant l’après-midi.

Si vous avez des contraintes horaires particulières, merci de nous le faire savoir afin de pouvoir les signaler aux visiteurs.

Vous remerciant de l’attention que vous porterez à ces informations et dans l’attente de votre venue, je vous prie de croire, Monsieur, à l’expression de toute ma considération.

Noémie de TESTA Responsable auteurs


CENSURE ET DELIT D'OPINION A SCIENCES PO !
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HISTOIRE D'EN RIRE !

C'est l'histoire d'une dame âgée qui en traversant la chaussée fait une chute et se ramasse sur le derrière en plein milieu de la rue !
Sarkozy, qui la suivait par hasard, s'empresse de l'aider à se relever et à traverser la rue.
Arrivés de l'autre côté de la rue, le petit Nicolas dit à la vieille dame :
- Ce fut un plaisir pour moi de vous aider. Est-ce que vous m’avez reconnu ? Je suis Nicolas Sarkozy, votre Ministre de l’Intérieur. J’espère que vous voterez pour moi aux prochaines élections.
La vieille dame lui réplique:
- Vous savez, je suis tombée sur le cul, pas sur la tête !

"Sarkozy n'a qu'un handicap d'image : il est petit. Pour qu'une photo de lui soit bonne, il faut travailler baisser, essayer de le décrocher pour le grandir"

 Raymond Depardon, Cinéaste et Photographe 

«L'esclavage des Noirs a été inventé par les Noirs, en Afrique, c'est eux qui vendent les autres Noirs parce qu'ils n'ont aucune conscience de la fraternité Noire, ça n'existe pas ça ». Eric Zemmour, journaliste I-Tele et France 2 

«Beaucoup de ces Africains sont polygames.Dans un appartement, il y a trois ou quatre femmes et 25 enfants.Ils sont tellement bondés que ce ne sont plus des appartements, mais Dieu sait quoi ! On comprend pourquoi ces enfants courent dans les rues.» Hélène Carrere d'Encausse, membre de l'académie Française ( A propos des émeutes urbaines)

 

 



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