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La propagande des médias aux ordres et la désinformation quotidienne de penseurs et pseudos philosophes, qui squattent les plateaux TV et ondes radiophoniques, ont triomphé de la lucidité des Français. Depuis hier, 16 mai 2007, le candidat du CAC 40, du MEDEF et des lobbies, est le président de la République. Sa victoire face à la candidate socialiste, Ségolène Royal, est nette ( sans bavures ???). La majorité des suffrages s'est portée sur son projet, celui d'une droite raciste et ultra-réactionnaire, ce n'est pas la présence de quelques Basanés à l'UMP ou dans le prochain gouvernement, voire les ralliements opportunistes de centristes et d'apparentés socialistes, qui démontrera le contraire. En criant aux loups et en sous-tendant qu'il existait des ennemis de l'intérieur, ceux là qui demandent la "repentance" de la France, comme l'ont suggéré le candidat de la peur et ses amis "intellectuels", les électeurs ont voté sans discernement pour un projet de société néoconservateur. On sait ce qu'il adviendra très bientôt. En clair, comme l'a rappelé le slogan choc de la campagne électorale, "Ensemble tout est possible". Oui, tout est possible, mais sans nous, c'est à dire une grande minorité ( 47%) qui croit en une société plus "juste" et plus "forte", fière de son identité "multiraciale", qui n'a pas honte de reconnaître toute son Histoire, celle qui est à la fois estimable et condamnable. 

Ce n'est qu'à ce prix là que la France se réalisera et évitera de culpabiliser ceux des siens qui ne croient ni au mythe d'une grand ancêtre Gaulois commun, ni aux bienfaits de la colonisation, encore moins aux fables d'un historien de pacotille sorti de la botte d'un journaliste cumulard et chef de la propagande sur l'unicité de l'Histoire ( pas la sienne, bien entendu).

Enfin, le nouvel occupant du château de l'Elysée n'empêchera pas au monde de tourner, même si l'on s'attend à subir, plus que jamais, ses coups de pression et autres intimidations. Il faut l'accepter, c'est le peuple qui l'a souhaité majoritairement ( 53%), mais regrettera très bientôt son choix à courte vue.  En attendant la CENSURE promise par le monarque en puissance, au nom de la protection des "petits intérêts" d'une oligarchie de la finance et de lobbies politico-mafieux, vous pouvez continuer à vous exprimer ou visiter cet espace de liberté sans concession.  Putain 5 ans !

  

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Mardi 22 avril 2008 2 22 /04 /Avr /2008 11:13


Comment appelle t-on un "fouille poubelle" en langage familier ? Serge Moati !
Si vous ne la saviez pas encore; il n'y a qu'à regarder le "docu-fiction", s'il vous plaît, consacré à la vie de François Mitterrand dans le gouvernement de Vichy. Non, décidément, il y en a qui n'ont pas envie de vomir en piétinant la mémoire des disparus.Serge Moati, qui s'est pourtant présenté comme un "intime" de l'ancien président pendant deux mandats présidentiels, revisite Vichy en 1942 pour y suivre le parcours du jeune Mitterrand, entre "collaboration" et "résistance".
Cependant, sachant qu'il heurtera tous ceux qui pensent que le sujet est déjà traité et ne mérite pas que l'on y revienne, l'homme d'affaires du PAF, c'est à dire
réalisateur, producteur, animateur, écrivain, prend les devants en publiant d'entrée, histoire de se couvrir, un avertissement: " Nos propos sont absolument authentiques et sourcés.Ils sont incontestables et incontestés par la bouche du président". On connaissait les duos posthumes à travers les émissions de variétés douteuses, où certains animateurs font chanter Dalida et une nouvelle "star", voire un Salvador et un "star-académicien", voilà que Monsieur "Ripostes" fait parler François Mitterand, décédé depuis maintenant une décennie. Jusqu'où iront-ils dans le bassesse humaine ? Quand arrêteront-ils leurs manipulations mémorielles ?
Ce "Docu-fiction" "Mitterrand à Vichy", France 2, Mardi 22, 20h50,  démontre, s'il le fallait encore, que la notion "d'amitié" a bien une signification toute particulière chez ceux qui gravitent dans le PAF, à commencer par Moati, Hanin, Benamou, tous "intimes" de François Mitterrand, mais qui n'ont pas hésité à le trahir, passant avec armes et bagages de la gauche à l'UMP. Que l'on ne s'y trompe pas, in fine, Serge Moati entend salir la mémoire de celui dont il était pourtant un "intime", en accréditant la thèse d'un François Mitterrand "collaborateur" à Vichy, donc complice de la déportation de Juifs et autres "indésirables" du régime de Pétain. S'il y a une chose à souhaiter à Monsieur "Ripostes", c'est que Danielle Mitterrand le poursuive devant la justice, elle qui dénonce justement "une version caricaturale, partisane et ainsi gravement inexacte, s'abritant derrière le genre docu-fiction et totalement étrangère à un travail d'historien". C'est bien de ça qu'il s'agit, hélas....

A2N

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Mardi 22 avril 2008 2 22 /04 /Avr /2008 11:06

Par Bruno Guigue, Diplômé de l’Ecole normale supérieure et de l’ENA, Martyr des néoconservateurs

Dans les jours qui ont suivi mon "limogeage", les éditorialistes Jean Daniel, Bernard-Henri Lévy et quelques autres se sont empressés de me prendre pour cible. Prenant courageusement le parti du pouvoir contre un homme seul, ils ont caricaturé mes propos et stigmatisé ma personne. Point commun de ces commentaires peu amènes ? Sous une avalanche de procès d’intention, un pesant silence à propos des faits que j’avais mentionnés dans ma tribune. Sans toujours réitérer l’accusation grotesque d’antisémitisme proférée par Luc Rosenzweig, ils
insinuent que je me serais condamné moi-même par l’outrance de mes propos.


Mais qu’en est-il, effectivement, des tirs de snipers israéliens sur les enfants et de la pratique de la torture dans les prisons ? Rien. Vrai ou faux ? À lire leur prose, nous n’en saurons pas plus. On préfère évoquer à mon encontre « les protocoles des sages de Sion », comme l’a fait Pierre Assouline. À croire que la coalition de ceux qui ne veulent pas savoir et de ceux qui ne veulent pas que l’on sache est majoritaire. Et au lieu de réfuter mes affirmations de manière factuelle, mes détracteurs préfèrent ainsi jeter l’anathème.
Mais, précisément, parlons plutôt des faits. Deux phrases inlassablement reprises en boucle, tirées de leur contexte, en effet, ont alimenté mon lynchage médiatique. « L’Etat d’Israël est le seul où des snipers abattent des fillettes à la sortie des écoles ». Cette affirmation visait à répliquer aux signataires d’une violente charge contre l’Iran, pays où la peine de mort est cruellement appliquée. Une phrase choquante ? Sans nul doute. Mais les tirs de soldats israéliens contre des enfants, hélas, sont des faits avérés, évoqués par le quotidien israélien Haaretz depuis 2000. Des tirs délibérés, dont le journaliste britannique Chris MacGreal, pour l’hebdomadaire The Guardian, a notamment fait le récit détaillé dans un article paru le 29 juin 2005.

Une triste réalité dont Christophe Oberlin, professeur de chirurgie à l’hôpital Bichat, a lui aussi publiquement témoigné au terme de nombreuses missions médicales en Palestine. Il vient d’ailleurs d’écrire au gouvernement une lettre où il lui demande si, lui aussi, il sera limogé pour avoir confirmé mes dires. Livrée en pâture à l’opinion comme une énormité, la phrase que j’ai écrite avait quelque chose de monstrueux, en effet : elle était vraie. Et parce qu’elle disait la vérité, elle heurtait le formidable déni de réalité qui entoure, dans les médias dominants, la politique israélienne.

La deuxième phrase litigieuse est celle où j’évoque « les geôles israéliennes, où grâce à la loi religieuse, on interrompt la torture durant le shabbat ». Choquant, là encore ? Le propos renvoyait à leur propre contradiction ces fervents partisans de l’État d’Israël qu’indigne, curieusement, l’inclination de certains pays à la défense de la religion. Mais le fait mentionné, lui, ne fait pas l’ombre d’un doute : il suffit de consulter le dossier établi par l’association israélienne de défense des droits de l’homme Bet’Selem.
Lorsque la Cour suprême israélienne tenta de limiter l’usage de la torture pratiquée sur les prisonniers palestiniens, en 1999, les services secrets ont argué de l’urgence pour la justifier. Les plaignants ont alors fait observer que du vendredi midi au samedi soir, cette pratique était interrompue, ce qui relativisait singulièrement l’argument de l’urgence. Cette affaire est parfaitement résumée par Sylvain Cypel, ex-rédacteur en chef du quotidien Le Monde, dans son livre « Les emmurés », paru aux éditions La Découverte en 2005, p. 94, note 17. Chacun peut s’y référer et vérifier la véracité de mes propos.
Reste un troisième grief, tout aussi paradoxal. Dans la tribune violemment antionusienne dont je faisais la critique, les signataires crurent bon de citer Goebbels, lequel invoquait face à la Société des Nations le fameux adage : « charbonnier est maître chez soi ». Cette citation visait la majorité des pays membres du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, dont le tort était d’avoir dénoncé la violation du droit international par Israël. Les pays musulmans se voyaient ainsi "nazifiés", purement et simplement, par les auteurs du pamphlet que je passais au crible. « Analogie pour analogie », ai-je fait observer, il y avait plutôt ressemblance entre le Reich qui s’asseyait sur la SDN et l’Etat d’Israël qui bafouait l’ONU.

Mea culpa : j’avais oublié que les comparaisons les plus désobligeantes, aux yeux de l’establishment hexagonal, sont interdites à propos d’Israël mais vivement recommandées à l’égard des pays du « Tiers Monde ». Mon principal tort, plus que d’avoir enfreint le devoir de réserve, n’est-il pas d’avoir heurté de plein fouet la doxa occidentale ? Après avoir mis en lumière le déni de réalité dont le discours dominant entoure les exactions israéliennes, il faut croire que c’en était trop. À mes dépens, j’ai fait la démonstration que la frontière entre ce qu’il est licite de dire et ce qui ne l’est pas, dans notre pays, n’a rien à voir avec le vrai et le faux.

Source: ICI

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Mardi 22 avril 2008 2 22 /04 /Avr /2008 03:40
Photo Flickr, compte Barack Obama
Rien ne lui aura été épargné pour le freiner dans son élan. Mais il semble bien plus proche de franchir la ligne d'arrivée que sa rivale, l'opportuniste et très cynique Mme Clinton. L'ancienne "first lady" aura tout essayé pour parvenir à ses fins: verser des larmes de crocodile, mentir sur son voyage en Bosnie, provoquer la peur des électeurs blancs en parlant d'un "candidat de la communauté noire", surfer sur les propos dits "scandaleux" d'un pasteur proche du couple Obama, instrumentaliser le constat pourtant réaliste de son rival sur l'amertume des "Américains moyens" des petites villes ..., rien n'y fera. Il semble bien que le Sénateur de l'Illinois représente le CHANGEMENT que l'Amérique attend pour oublier Bush et ses mensonges meurtriers.
En effet, ces derniers jours, Barack Obama a encore marqué les esprits par sa capacité à mobiliser et à convaincre ses concitoyens. Vendredi soir, une marée humaine a envahi les alentours de l'Independance Hall de Philadelphie pour se rendre à son meeting. 35 000 personnes pour un meeting, un record depuis le début de la campagne( video ci-dessous).
Ensuite, le très sérieux NYT, 48 heures avant le vote crucial.......pour la survie politique d'Hillary Clinton en pennsylvanie, lui apporte son soutien, affirmant après une comparaison des projets des deux candidats :"Les démocrates doivent choisir Barack Obama....Le parti Démocrate a trop longtemps attendu un candidat de la trempe du Sénateur de l'Illinois..." On ne pouvait rêver une meilleure reconnaissance des qualités d'un homme pourtant présenté comme "inexpérimenté" par la camp Clinton. Cherchez l'erreur !
Enfin, comme un bonheur n'arrive jamais seul, voici que Michael Moore avoue préférer, lui aussi, Barack Obama, et fait part de son choix directement sur son site, quelques extraits de la lettre de l'empêcheur de tourner en rond de Hollywood: " Il y a ceux qui disent qu'Obama n'est pas prêt ou qu'il s'est trompé en votant pour ceci ou cela. Mais c'est regarder les arbres et non la forêt. Nous ne sommes pas seulement témoins d'un candidat nouveau, mais aussi d'un mouvement massif et profond pour le changement. Mon soutien va au Mouvement pour Obama plus qu'au candidat Obama lui-même." Que fait Hillary Clinton pendant ce temps là ? Rien de bien surprenant, elle reçoit un soutien très particulier..., notamment celui d'un milliardaire de l'extrême droite conspirationniste américaine, Richard Mellon Scaife, qui ironie de l'histoire, a activement participé aux enquêtes sur l'affaire Clinton/Lewinsky. Comme quoi, il n'y a pas à dire, Mme Clinton attire bien des gens qui lui ressemblent. Les démocrates peuvent bien la renvoyer rapidement à ses rêveries de néoconservatrice refoulée.

A2N
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Lundi 21 avril 2008 1 21 /04 /Avr /2008 11:02
http://eklectik.info/images/2007/0710/match-sarkozy.jpg
Un an après, "la France d'après", slogan initial de l'UMP, a la gueule de bois. 53% d'électeurs aimeraient refaire l'élection présidentielle et effacer l'image déplorable que donne Nicolas sarkozy de la France. "Cet homme n'est pas tout à fait président de la République", affirmé Pierre Moscovici, député PS du Doubs, qui juge que le locataire de l'Elysée a transformé son mandat présidentiel "en plomb". Et de conclure: "Si les quatre années qui restent "ressemblent à la première, alors ce quinquennat restera comme un moment funeste pour la France". Quant à Laurent Fabius, il revient sur le terme "omniprésidence", qu'il avait utilisé pour qualifier le style de Nicolas Sarkozy, précisant surtout: "Après un an d'expérience, je dois préciser: omniprésidence de courte vue." Et de lâcher : "Son énergie de départ était incontestable mais elle s'est transformée en agitation; souvent même en une sorte d'immaturité compulsive", ajoute encore le socialiste, qui "déplore (...) l'improvisation qui règne au sommet de l'Etat"
Un après, "La France d'après" est légitimement inquiète.Normal, elle est dirigée par un agité qui ne sait plus comment faire pour remonter dans les sondages.Pis,les promesses sur le pouvoir d'achat se transforment en soupe à la grimace.Conséquence: la déception l'emporte chez beaucoup de Français qui avaient voté pour Nicolas Sarkozy, qui estiment  à 79%  que le bilan de la première année du quinquennat de Nicolas Sarkozy est "plutôt un échec". Quand on pense qu'il  y a un climat qui est plus mauvais qu'il n'était avant l'élection présidentielle,on peut redouter le pire. La morale de la débacle de l'agité de l'Elysée est que l'on ne peut pas bâtir une crédibilité et un programme politique sur la communication. A 36% d'opinions favorables, un record d'impopularité pour un président de la Ve République après un an à l'Elysée, Nicolas Sarkozy voit se rapprocher à grande vitesse le TSUNAMI social qui pourrait mettre précocement un terme à sa présidence.Nicolas Sarkozy doit-il rendre son tablier ? Ce qui est sûr, il n'est plus crédible, comme le démontre son rejet massif dans le sondage de l’institut Viavoice pour Libération : "Pas un secteur n’échappe à la désillusion. Ainsi, sur le bilan de la présidence, le chef de l’Etat n’obtient que des soldes négatifs. Ses orientations politiques sont rejetées par 55 % de Français, tout comme la gestion de sa majorité (51 %), son style (54 %) et plus encore sa médiatisation et les résultats obtenus (67 % pour chacun de ces deux items )".
Lâché par les Français et accusé par sa majorité, il est NU. Et les propos d'un Hervé de Charette, député UMP et ex-ministre des Affaires étrangères, ne sont guère plus rassurants: "Le gouvernement est en train de rendre la réforme haïssable"..."Pour être acceptée, la réforme doit être juste, compréhensible et respecter l'engagement pris. Là, aucun des critères n'est rempli".

A2N
 
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Lundi 21 avril 2008 1 21 /04 /Avr /2008 09:35
LA FRANCE REND HOMMAGE À AIMÉ CÉSAIRE ...
La France a rendu un hommage vibrant à "Papa Césaire", chantre de la NEGRITUDE et critique du colonialisme, lors d'obsèques nationales à Fort-de-France, en Martinique. L'hommage national tranchait avec l'absence en 2001 du président de l'époque, Jacques Chirac, et du chef du gouvernement, Lionel Jospin, aux obsèques à Dakar de Senghor, alors très mal vécue par Aimé Césaire, qui l'avait écrit dans une tribune incendiaire parue dans Le Monde. C'est dire si toutes les personnalités politiques présentes en Martinique tenaient à se faire pardonner.
Toutefois, il y a un homme politique dont la présence aux obsèques du REBELLE Aimé Césaire a été perçue comme une énième provocation.Il s'est illustré par ses propos orduriers à l'égard des "banlieues", a prononcé un discours raciste à Dakar, mène une politique réactionnaire digne de Vichy, laquelle se traduit par des rafles de "sans papiers", des gardes à vue de nourrissons en compagnie de leurs parents "indésirables", entreprend une politique de mensonges et tromperies pour ruiner le modèle républicain, et s'aligne sur la politique de Bush et ses amis va t-en guerre.
Photographe : Franck Fife AFP :: Nicolas Sarkozy devant la dépouille d'Aimé Césaire, à Fort-de-France, le 20 avril 2008.
Pour ne rien arranger, il se serait même rendu coupable d'un nouveau dérapage, une fois arrivé à la Martinique, déclarant: "Aimé Césaire fut l'honneur de la Martinique, de la France, et de tous ceux qui ont partagé ses combats, ses idées"..."c'est un sage qui nous a quittés"..."Tous les Français se sentent aujourd'hui martiniquais dans leur coeur". Quel culot !
On rappellera que cet homme, qui s'est mis en avant pendant l'hommage national rendu au poète sur sa terre natale, a eu des relations difficiles avec ce pourfendeur du colonialisme et du racisme, qui avait même refusé de le recevoir en 2005 en raison de la loi sur "le rôle positif de la colonisation". Avez vous reconnu l'imposteur ? Il est facilement reconnaissable sur les photos.Au cas où vous ne le reconnaitriez pas, c'est l'homme qui est au centre de la photo, premier cliché, prenant un air grave devant le cercueil de "Papa Césaire". L'avez vous reconnu ?

A2N
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Lundi 21 avril 2008 1 21 /04 /Avr /2008 08:00


Israël est en guerre, disent ses officiels. Le Pays qui considère que toute critique de sa politique s'apparente à de "l'antisémitisme" vient encore de prouver qu'il se moquait de la communauté internationale. Ses militaires viennent d'abattre froidement un journaliste de l'agence Reuters. Selon des témoins, présents au moment de l'attaque, le missile s'est abattu sur la voiture du journaliste, identifié par le signe "TV" sur le toit. Fadel Chanaa, 23 ans, journaliste de l'agence britannique Reuters et deux autres personnes ont été tués mercredi dans le tir d'un missile israélien dans la bande de Gaza, a rapporté une source médicale . Les journalistes sont-ils des "terroristes" des factions palestiniennes ? Il semble que les journalistes se mettent en "danger" en se trouvant dans la zone des combats, ont déclaré les responsables israéliens.Circulez y'a rien à voir !
Faut-il voir dans cette énième offensive de l'armée de l'état hébreu la volonté d'empêcher la rencontre entre l'ancien président américain Jimmy Carter et des responsables du Hamas?
Ce qui est sûr, il ne faut surtout pas critiquer la politique condamnable d'israël. Les amis et soutiens inconditionnels des faucons de Tel Aviv rappellent tous en choeur "Israël a le droit de se défendre". En clair, laissez faire, fermez la et détournez vos regards d'un Crime contre l'humanité qui se passe sous nous yeux !
Ce n'est pas en France qu'on entendra les amis des "droits de l'homme" et autres Hommes politiques dénoncer la politique de terreur et de colonisation de l'Etat hébreu en palestine occupée. Bien au contraire, la complaisance est de rigueur, ce qui explique que le Sous préfet Bruno Guigue, qui dénonçait cette hypocrisie générale se retrouve au placard, relevé simplement de ses fonctions par Nicolas Sarkozy. A part ça, tout va bien  !

A2N

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Dimanche 20 avril 2008 7 20 /04 /Avr /2008 10:10
Aimé Césaire avec Dieudonné


Par Frédéric WARINGUEZ

A l'heure où la disparition d'Aimé Césaire, à l'âge de 94 ans, suscite une réaction unanime de la classe politique française et à la veille des obsèques nationales du poète, à Fort-de-France, en présence du président de la République, Dieudonné rend, lui, hommage au "résistant". L'humoriste engagé s'indigne surtout de l'entreprise de récupération qui s'opère.


Dieudonné, quelle est votre réaction à la disparition d'Aimé Césaire?

C'est le choc. Evidemment. On s'y attendait un peu mais c'est toujours terrible de voir partir un résistant comme lui.

Comment réagissez vous au flot de réactions et d'hommages suscités par cette disparition?
Je suis ulcéré. J'éprouve de l'indignation face à la récupération politique qui s'exerce surtout de la part de Nicolas Sarkozy dont Aimé Césaire était un farouche adversaire. Césaire l'a combattu, lui et ses idées. J'espère, je souhaite que le peuple martiniquais boycottera la venue de Nicolas Sarkozy.

Nicolas Sarkozy rend hommage au nom de sa fonction de chef de l'Etat. La récupération dont vous parlez ne s'exerce-t-elle pas de tous bords?
La récupération la plus obscène, c'est celle faite par l'ennemi, le colonialiste. Celui que Césaire combattait. Nicolas Sarkozy met en place la politique la plus dure qui soit avec l'Afrique. Son ultralibéralisme, son américanisme qu'il ne masque même pas, c'est l'inverse du grand projet d'émancipation des pays du sud défendu par Césaire. Nicolas Sarkozy prône l'écrasement définitif du continent africain. Avec son cher ami Bolloré dont on connaît les activités destructrices en Afrique. Bolloré dont il dit qu'il en faudrait 60 millions comme lui en France. Si c'était le cas, le sort de l'Afrique serait réglé en un quart d'heure... Césaire s'est toujours battu contre les idées de Nicolas Sarkozy qu'il avait d'ailleurs refusé de recevoir. Finalement, il l'avait reçu. Peut-être assisterons-nous à une bonne surprise de la part du peuple martiniquais. La Martinique, c'est un volcan qui peut cracher de la lave. Il est possible qu'une grande résistance s'organise...

"Les charognards interviennent quand le corps est encore tiède"

Qu'entendez-vous par là?
Je crois qu'il pourrait y avoir une surprise face à cette obscénité mémorielle qui pourrait se retourner contre ceux qui l'instrumentalisent. Les charognards interviennent quand le corps est encore tiède. Les proches du disparus, dans la peine, n'ont alors pas la capacité de réagir tout de suite. Mais là, on sent un début de résistance. Voir aujourd'hui Césaire pleuré par les "béké", les descendants des esclavagistes, quelle ironie. Je ne les condamne pas eux mais quand la République se saisira-t-elle de cette réalité qui veut qu'en Martinique, aujourd'hui encore, 80% des terres appartiennent aux descendants des esclavagistes? C'est à la République de se réapproprier la Martinique. J'espère qu'il y aura un débat, qu'après le choc, les esprits se réveilleront. Il faut s'organiser pour porter le projet de Césaire, son combat et surtout évité qu'il soit récupéré. Pour avoir reçu sa chaleur, pour l'avoir embrassé une fois, je serai dans ce mouvement de résistance.

Que représentait Aimé Césaire pour vous? En quoi êtes-vous proche de son oeuvre?
Il y a une proximité d'abord par son théâtre, que j'admire. Et puis j'ai eu la chance de le rencontrer suite à mon agression par quatre militaires israéliens en Martinique*. Il avait alors exprimé son indignation. Il m'avait reçu, il m'avait serré dans ses bras et apporté son réconfort me disant que l'homme noir s'était fait suffisamment battre sur cette terre d'esclavage. Il avait eu des mots très forts. Il m'avait donné son soutien, sa chaleur. Aimé Césaire, c'était un frère en humanité, un frère nègre bien sûr. Quand je vois ce qui se passe aujourd'hui... Il nous a fait oublier la condition d'esclave qui est la notre. Il a porté haut la question nègre. Il aurait été juste que sa mort provoque un nouveau débat.

Qu'est-ce que signifie pour vous la négritude dont tout le monde parle en ce moment?
Césaire avait une faculté d'intelligence, une capacité littéraire hors-norme pour transposer ce concept de négritude, de l'Afrique à toute la condition humaine. Césaire était un universaliste. La définition de la négritude pour moi, c'est le sentiment d'être esclave d'un système. A ce titre-là, ceux qui se sentent esclaves du monde néo-libéral, du monde de haine et de colonisation peuvent se reconnaître dans la négritude et ce sans qu'il soit question de couleur de peau. Moi, la négritude au sens physiologique, je ne m'y reconnais pas, moi l'enfant métis.

Certains ont évoqué l'idée de voir Aimé Césaire entrer au Panthéon...
Il y a là-dedans une affaire de symbole... Mais, la grande fierté pour le peuple noir de France, c'est de savoir que Césaire sera enterré à sa place, là où il l'aurait voulu, sur son île, sur le sol imbibé de sang noir de la Martinique.


Source: Le JDD

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Dimanche 20 avril 2008 7 20 /04 /Avr /2008 10:00
 

Par Ernest PEPIN

Un phare s’est éteint ! Jamais homme, en Martinique et en Guadeloupe, ne suscita tant de controverses, de polémiques et de débats comme si son œuvre et son action avaient dérangé la fourmilière coloniale d’une manière irrévérencieuse et quasiment « sauvage ».

Il lui avait suffi d’un petit recueil pour mettre le feu aux poudres : Le Cahier d’un retour au pays natal.

Il lui avait suffi d’un mot pour brandir le drapeau de la résistance et de la dignité : négritude.

Et vinrent les coups de canons que furent le Discours sur le colonialisme, la Lettre à Maurice Thorez, sans oublier l’ouvrage monumental consacré à Toussaint Louverture.

Puis, se voulant pédagogue, il éclaira le ciel du théâtre de fusées salvatrices : La tragédie du Roi Christophe, Une saison au Congo, Une tempête. Autant de questionnements où l’histoire déclinait ses inquiétudes, ses enjeux et ses défis.

L’homme politique que toujours le peuple martiniquais plébiscita depuis 1946, avocat inconsolé de la départementalisation, fondateur du Parti Progressiste Martiniquais, député-maire, Président du Conseil Régional, connut les morsures aux jarrets d’une droite fétichiste, les salves contraires des jeunes indépendantistes et l’incompréhension d’une France sourde à ses revendications et plus soucieuse de le déchouquer que de l’entendre.

Ce qui avait fait sa grandeur aux yeux des générations anciennes devenait un fardeau voire même, pour certains, un péché.

Il aurait été le père suprême de l’assimilation, le responsable de toutes les dérives décriées, le coupable d’une dépendance honteusement couverte d’allocations et de subventions.

Il fit front en plaidant que la départementalisation de 1946 était une demande émanant de la gauche, que le contexte de la guerre et de l’après-guerre imposait ce choix, que cela correspondait aux aspirations profondes du peuple. Et peut-être, secrètement, il pensait aux débâcles des indépendances africaines et aux convulsions sanguinaires de la dictature « noiriste » de François Duvalier. On peut penser qu’il guettait un vent de révolte collective, une vraie poussée populaire, un balan de l’histoire qui ne vint jamais. Le radicalisme des écrits se muait, à l’Assemblée nationale en exigence de justice sociale, en « postulation irritée de la fraternité », en tisons d’un humanisme vrai.

Plus qu’un guerrier c’était un avocat !

Et nul ne peut nier que ses plaidoiries furent de grandioses interpellations à une France qui se dévoyait dans la besogne coloniale. Nul ne peut contester que sa poésie, lave effervescente, tentait d’éradiquer, à la racine même, « l’omni-niant crachat » du colonialisme.

Cette ambigüité entre la pureté étincelante du dire et les compromis du faire en dérouta plus d’un. Ils trouvèrent que la statue littéraire manquait de ce socle qui fait les hommes d’état. En fait, ce qui manquait c’était la foi en la violence, les certitudes sectaires, cette passion barbare, ce sens enflé du moi qui font les beaux « libérateurs » du peuple.

Peut-être pensait-il que trop souvent le soleil des indépendances vire en volcan imprévisible d’une dépendance encore plus grande : celle de la misère et de la solitude.

Peut-être que tout simplement, accroché à de grands idéaux, croyait-il que la France pouvait accoucher d’une émancipation généreuse et solidaire.

Peut-être !

Toujours est-il que le monde caribéen, afro-américain, africain s’empara de ses mots pour signifier qu’on ne pouvait impunément minorer une partie de l’humanité et qu’il y avait place pour tous au rendez-vous de la fraternité.

Et plus l’homme politique s’usait, plus l’œuvre littéraire et militante agrandissait l’horizon, reformulait l’espérance, irriguait les cadastres minés par l’apartheid, le racisme, l’absence d’une utopie refondatrice. Tout cela au point qu’il devint de son vivant l’incarnation même de cette « blessure sacrée », de cet inconfort existentiel, de cette mémoire souffrante, de cette résistance ontologique où s’écrit le destin contrarié des damnés de la terre.

Et c’est ce qui nous reste ! Non pas des poèmes mais une pensée de nous-mêmes. Non pas de la poésie mais une pétition. Non pas des mots mais une expression de l’identité. Non pas une esthétique mais une vision.

Je n’ai jamais cherché Aimé Césaire dans le mirage de la négritude. Je l’ai trouvé de ce côté où l’homme proteste, parfois en vain, contre le calendrier des humiliations et des damnations de la condition humaine. Ces protestations l’ont érigé en conscience d’une « négraille inattendûment debout ».

Et pourtant c’est un poète ! Un poète comme il en surgit un par siècle !

Poète, parce que ses mots ont su plonger dans la cale des bateaux négriers, transformer les cris de souffrance en voix des peuples, concasser la langue jusqu’à en faire un semis de liberté, thésauriser nos rébellions, espérer une « remontée jamais vue ».

Mots d’une histoire singulière, tragique et toujours espérante.

Mots d’une géographie péléenne où viennent boire les mangroves, éclater les coraux, s’enflammer les balisiers.

Mots d’une existence plus tourmentée qu’on ne le croit, trempée dans une foi inébranlable en l’humanité souffrante.

Mots conjugués en flamme de beauté et portant la torche d’une vérité sans pourquoi.

Aimé Césaire, absolument poète, sincèrement poète, mondialement poète. A cette heure où l’ombre attise tes paupières, nous te pleurons ! Désormais, il nous appartient de regarder l’avenir en face  car nous savons que les plus grands bâtisseurs sont ceux qui  réveillent l’énergie des cendres à travers les décombres.

 

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Dimanche 20 avril 2008 7 20 /04 /Avr /2008 09:53
Dessin du jour : Jimmy Carter rencontre ...

Aimé Césaire ne supportait pas l'idée de coloniser des peuples. Il semble que Jimmy Carter le rejoigne, comme le démontre sa volonté de trouver le chemin de la paix en Palestine. Cela ne plaît pas, normal, il y va de la survie de l'idéologie suprématiste judéo-chrétien. Le dessin ci-dessus tourne à la dérision l'hypocrisie de Bush et ses petits copains qui préfèrent la guerre à la paix.

A2N
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Samedi 19 avril 2008 6 19 /04 /Avr /2008 11:20


"Je n’accepte pas de recevoir le ministre de l’Intérieur pour deux raisons. Première raison : des raisons personnelles. Deuxième raison : parce que, auteur du ’Discours sur le colonialisme’, je reste fidèle à ma doctrine et anticolonialiste résolu", déclarait Aimé Césaire pour expliquer son refus de  recevoir  Nicolas  Sarkozy, ancien ministre de l'intérieur, lors d'un voyage prévu par ce dernier, puis annulé, aux Antilles en 2005, en signe de protestation contre la loi de février 2005 dont un article reconnaissait "le rôle positif de la colonisation".
Le père de la NEGRITUDE avait finalement reçu en mars 2006 celui qui était alors ministre de l'Intérieur, lui offrant son "Discours sur le colonialisme", tout en soutenant activement Ségolène Royal, candidate socialiste à la présidentielle, y compris en l’accompagnant lors d’un meeting malgré son grand âge.En guise d'hommage national rendu "au poète de l'universel", terme entendu en boucle dans les médias et les bouches des hommes politiques, la France officielle,celle des élites, se prépare à une parade carnavalesque à la Martinique. Et signe que le mauvais goût n'a plus de limites, l'on entend même parler d'une entrée au Panthéon du NEGRE MAJUSCULE.
N'ayons par peur des mots, il y a quelque chose de PORNOGRAPHIQUE, c'est le mot qui convient le mieux, dans toutes les gesticulations politiciennes visant à faire main basse sur la mémoire du rebelle éternel de la Basse pointe,commune natal,du chantre de la NEGRITUDE.S'il est permis de faire une entorse aux coutumes qui veulent que l'on fasse silence pour donner de la solennité à la Mort, et témoigner du respect à la famille, proches, amis et connaissances, c'est parce qu'il y aura un Nicolas Sarkozy en meneur de revue du bal des hypocrites.Quel foutage de gueule !
"Papa Césaire" appréciera, espiègle et malicieux qu'il est, que l'on dise haut et fort que tout Président de la République qu'il est, le chef de file de l'UMP n'est pas le bienvenue à la Martinique. Quel cynisme dans la récupération politique des obsèques d'un Homme qui s'est battu toute sa vie contre la férocité occidentale, lui assenant des vérités qui dérangeaient au point qu'en 1992, un François Bayrou décida de retirer ses écrits de l'enseignement scolaire. Etait-ce pour excès... d’anticolonialisme ? De qui se moque t-on ?
Aujourd'hui, n'en déplaise à tous ceux qui veulent oublier, histoire de communier autour de la mémoire de "Papa Césaire", nous le disons clairement: Nicolas Sarkozy n'a pas sa place aux obsèques à la Martinique, la présence d'un François Fillon aurait été plus acceptable. Voir le locataire de l'Elysée faire son cirque, le mot n'est pas fort, en se mettant en scène est révoltant. Cela pour quelques raisons évidentes. 
Premièrement, Nicolas Sarkozy et son parti ( UMP) ont théorisé de l'aspect positif de la colonisation française. C'est dire s'ils recommenceraient au cas où l'occasion le permettrait.Nous ne sommes pas ni dupes ni naïfs, le corpus idéologique ayant conduit à loi est avant tout raciste et racialiste. Cela explique en partie pourquoi le locataire de l'Elysée partage avec les néoconservateurs le projet de "civiliser" et de "répandre la démocratie" dans le monde, d'où l'alignement sur la politique de George W Bush. 
Deuxièmement, la présence du premier personnage de l'Etat français à la Martinique est particulièrement obscène puisqu'elle heurte la sensibilité légendaire d'Aimé Césaire face aux injustices et au racisme. Comment oublier la politique réactionnaire et négrophobe du gouvernement actuel ? Qui peut oublier que des Hommes, Femmes, Enfants sont traqués au quotidien au nom de la politique de "l'immigration choisie"? Qui peut oublier que la police nationale pousse à la mort des individus en raison de la couleur de leur peau ou de leurs origines ?
Troisièmement, on ne peut pas oublier que Nicolas Sarkozy est l'initiateur du ministère de "l'immigration et de l'identité nationale", comprenez par là un concept visant à "purifier" la France de ses ennemis......les  Noirs et Arabes. N'a t-on pas entendu parler de "Racailles", "Karcher" et autres noms d'oiseaux utilisés en direction des "banlieues" ? Qui peut oublier que l'ancien ministre de l'intérieur s'est approprié le programme de l'extrême droite dans sa conquête du pouvoir? N'est-ce pas en surfant sur les émeutes de Clichy/Bois et sur les morts des incendies dans les hôtels et habitations insalubres que Nicolas Sarkozy a conquis un électorat frileux et raciste, qui fantasmait sur une "invasion étrangère " de la France?
Quatrièmement, il n'a échappé à personne que le locataire de l'Elysée s'est manifesté par ses prises de position en faveur de personnalités controversées qui n'ont eu cesse d'inciter à la haine "Anti-Noirs". N'est-ce pas Nicolas Sarkozy qui soutenait les propos de Bernard Accoyer, actuel Président de l'Assemblée Nationale, de Gérard Larcher et d'Hélène Carrère d'Encausse, qui affirmaient que les émeutes dans les "banlieues" étaient la conséquence de "l'immigration" africaine et de la polygamie?
Cinquièmement, la présence d'un Nicolas Sarkozy aux obsèques d'Aimé Césaire est définitivement une provocation insupportable parce que l'on n'a pas oublié qu'il a ouvertement pris la défense du philosophe Alain Finkielkraut, qui s'était illustré par des propos incendiaires: Extraits de l’interview dans le journal HAARETZ datant du 18 Novembre 2005
" (…) on nous dit que l’équipe de France est adorée par tous parce qu’elle est " black, blanc, beur ", en fait aujourd’hui elle est " black, black, black ", ce qui fait ricaner toute l’Europe. Si on fait une telle remarque en France on va en prison (…)
(…) On n’y enseigne aujourd’hui que l’histoire coloniale comme une histoire uniquement négative. On n’enseigne plus que le projet colonial voulait aussi éduquer, apporter la civilisation aux sauvages.
( ...) si l’on met la shoah et l’esclavage sur le même plan alors on est obligé de mentir, car ce n’était pas une shoah. Et ce n’était pas un crime contre l’humanité parce que ce n’était pas seulement un crime. C’était quelque chose d’ambivalent.
(…) mon père a été déporté de France, ses parents ont été déportés et assassinés à Auschwitz, mon père est rentré d’Auschwitz en France. Ce pays mérite notre haine. Ce qu’il a fait à mes parents était beaucoup plus brutal que ce qu’il a fait aux africains. Qu’a-t-il fait aux africains ? Il n’a fait que du bien. ( …) Aujourd’hui la haine des noirs est encore plus forte que celles des arabes.
( …) s’ils ont une carte d’identité française, ils sont français et, s’ils n’en ont pas, ils ont le droit de s’en aller.
Qui ne se rappelle pas que l'ancien ministre de l'intérieur trouvait que ce même philosophe était "digne de représenter l'intelligence française", alors que ce dernier en rajoutait dans la surenchère raciste, déclarant à propos des Martiniquais :Extrait de l’émission " Qui Vive " diffusée, le 6 mars 2005, sur RCJ (Radio Communauté Juive)
" (…) Et en plus, Dieudonné évidemment, en a profité en Martinique mais peut-être n’aurait-il pas eu besoin de cela pour jouer deux soirs de suite à guichets fermés devant une foule surexcitée. Les victimes antillaises de l’esclavage qui vivent aujourd’hui de l’assistance de la Métropole, mais passons… "(…)
Enfin, tout plaide pour que Nicolas Sarkozy soit le plus mal accueilli à la Martinique,  d'autant plus que l'on n'oubliera pas de signaler qu'il a osé, certainement sous les conseils amicaux d'intellectuels communautaires, reprendre à son compte la théorie d'une "concurrence des mémoires", d'où sa dernière lubie de faire parrainer la mémoire des juifs déportés par les élèves de CM2. Et dans cette même logique, l'éducation nationale  prévoyait  de retirer l'enseignement de l'esclavage du programme en primaire. En clair, comme Nicolas Sarkozy s'oppose à la " concurrence des mémoires", il espère réduire au silence les revendications mémorielles et légitimes autour de la Traite Négrière Transatlantique. Ne disait-il pas pendant la dernière campagne présidentielle qu'il était opposé à la repentance permanente, sous entendu qu'il fallait vanter les aspects positifs de la colonisation dont "la France n'a pas à rougir". Comment peut-on laisser participer aux obsèques du père la NEGRITUDE un homme profondément cynique et négrophobe, qui justifie les crimes commis au nom d'une civilisation qui ont conduit à l'extermination de peuples, à l'extinction de cultures et au pillage de nombreux pays ? Sarkozy déwo ! ( Sarkozy dehors en créole)

A2N
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HISTOIRE D'EN RIRE !

C'est l'histoire d'une dame âgée qui en traversant la chaussée fait une chute et se ramasse sur le derrière en plein milieu de la rue !
Sarkozy, qui la suivait par hasard, s'empresse de l'aider à se relever et à traverser la rue.
Arrivés de l'autre côté de la rue, le petit Nicolas dit à la vieille dame :
- Ce fut un plaisir pour moi de vous aider. Est-ce que vous m’avez reconnu ? Je suis Nicolas Sarkozy, votre Ministre de l’Intérieur. J’espère que vous voterez pour moi aux prochaines élections.
La vieille dame lui réplique:
- Vous savez, je suis tombée sur le cul, pas sur la tête !

"Sarkozy n'a qu'un handicap d'image : il est petit. Pour qu'une photo de lui soit bonne, il faut travailler baisser, essayer de le décrocher pour le grandir"

 Raymond Depardon, Cinéaste et Photographe 

«L'esclavage des Noirs a été inventé par les Noirs, en Afrique, c'est eux qui vendent les autres Noirs parce qu'ils n'ont aucune conscience de la fraternité Noire, ça n'existe pas ça ». Eric Zemmour, journaliste I-Tele et France 2 

«Beaucoup de ces Africains sont polygames.Dans un appartement, il y a trois ou quatre femmes et 25 enfants.Ils sont tellement bondés que ce ne sont plus des appartements, mais Dieu sait quoi ! On comprend pourquoi ces enfants courent dans les rues.» Hélène Carrere d'Encausse, membre de l'académie Française ( A propos des émeutes urbaines)

 

 



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