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Le "champion de la droite décomplexée" a perdu son pari fou de remporter un deuxième mandat.La France s'est difficilement débarrassée de Nicolas Sarkozy dont le bilan économique, 600 milliards de déficit !, vaut tous les discours de faillite. 

Au niveau de la diplomatie française, le mot bérézina n'est pas trop fort pour évoquer le quinquennat du chef de file de la droite néoconservatrice, notamment après les turpitudes atlantistes et l'assassinat sordide du Colonel Mouammar Kadhafi et ses conséquences désastreuses en Afrique. 

La droite a failli, elle est éjectée du pouvoir après plus de dix ans de règne arrogant et sans partage. On ne s'en plaindra pas, bien au contraire.L'alternance démocratique s'est produite, même si elle est arrivée par un homme que rien ne prédisposait à occuper la fonction suprême. L'ironie de la victoire du candidat socialiste aura voulu que seul un François ( Hollande) succède à un autre François ( Mitterrand), un peu comme si la force des esprits avait pris le pas sur la rationnalité. Par ailleurs, et c'est un savoureux clin d'oeil politico-sentimental, le retour de la gauche à l'Elysée, 20 ans plus tard,  ressemble à la revanche de l'ancienne candidate socialiste, Ségolène Royal, qui jubile, malgré elle, devant la victoire de François Hollande, son ancien compagnon et père de ses 4 enfants. Comme quoi, la vie est une sacrée farceuse !

Après l'ère du "Ensemble tout est possible", slogan plus qu'adapté à cette droite indigeste, voilà la France à l'heure du "changement c'est maintenant". Le président Hollande promet de redonner du sens à la parole politique. Chiche !

Comme disait un certain Charles Pasqua : "les paroles de campagne n'engagent que ceux qui y croient". Et les premiers pas de la présidence socialiste version Hollande, notamment avec les reniements sur la lutte contre l'Europe libérale des marchés prédateurs, l'argent roi et la spéculation folle, sans oublier l'ubuesque et criminel projet du " mariage pour tous", ne sont guère en phase avec les attentes réelles des français, en particulier du peuple de gauche. Rien de bien rassurrant, c'est le moins qu'on puisse dire. La France se lèvera t-elle avec une nouvelle gueule de bois en 2017, après celle déjà provoquée par la faillite économique, morale et éthique du sarkozysme ? On peut redouter le pire, à moins que François Hollande ne surprenne agréablement dans les mois à venir. Rien n'est moins sûr.  

En attendant l'impossible, profitez de cet espace de liberté sans concession.  Putain 5 ans !

  

 

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Opinions

Samedi 2 juin 2007 6 02 /06 /Juin /2007 12:09

Par Alain KERHERVÉ
Militant gaulliste

Nicolas Sarkozy président, François Fillon premier ministre, le gouvernement en place ; il ne reste plus que les législatives pour compléter le tableau institutionnel. L'intronisation de Nicolas Sarkozy a confirmé une triple rupture : une nouvelle génération a pris le pouvoir (c'est naturel), le bilan chiraquien est mis au pilori notamment par son successeur (un coup bas !) et la Vème République vacille (un attentat !)

Le Président n'est plus arbitre

Dans son célèbre discours à Bayeux le 16 juin 1946, le général de Gaulle précisait, en évoquant la trame de la constitution qui ne verra le jour qu'en 1958, les prérogatives du chef de l'Etat. "A lui l'attribution de servir d'arbitre au-dessus des contingences politiques, soit normalement par le conseil [ndlr : conseil des ministres], soit, dans les moments de grave confusion, en incitant le pays à faire connaître par des élections sa décision souveraine" précisait-il. Durant la campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy clamait haut et fort : "Si je suis élu, je ne serai le Président d'aucun clan, d'aucun parti, d'aucune idéologie".

En présidant le meeting électoral de l'UMP au Havre, Nicolas Sarkozy sort de son rôle institutionnel. S'il est naturel de rechercher une majorité législative qui le soutient, le Président dépasse les limites du supportable en se mêlant directement et étroitement à la campagne électorale en faveur d'un parti quel qu'il soit.Du jamais vu sous la Vème République.

 

Le premier ministre va encore plus loin

L'annonce du licenciement sec des ministres suite à un échec électoral personnel aux prochaines législatives est une nouvelle phase de la rupture avec la Vème république, donc avec le gaullisme. "La logique, c'est que quand on est battu, ça veut dire qu'on n'a pas le soutien du peuple et qu'on ne peut pas rester au gouvernement. D'ailleurs, c'est une règle que je m'appliquerai à moi-même puisque j'ai décidé d'être candidat aux législatives" précise François Fillon.

Le gouvernement est d'abord l'émanation de la seule présidence de la République. Il a pour dessein de mettre en musique la partition écrite par Nicolas Sarkozy, ce qui est conforme à notre constitution. Pour y parvenir, il doit, il est vrai, avoir le soutien de la majorité des députés, que cette majorité soit totalement identifiée et stable ou qu'elle soit spécifique à une action déterminée. Rien ne doit entraver la marche de l'exécutif, les ministres étant choisis pour leurs seules compétences à tenir un poste ministériel. Lier la composition du gouvernement à celle de l'Assemblée est une faute impardonnable. Elle l'est d'autant plus qu'elle est à mettre au débit de celui qui est présenté comme le chantre du gaullisme social, comme si le gaullisme était débitable en thèmes (social, France dans le monde, Europe…) alors qu'il est, au contraire, une synthèse globale et cohérente des valeurs fondamentales de la droite et de la gauche.

 

De Pompidou à … de Villepin

Il suffit pour s'en convaincre, de rappeler la courte histoire de la Vème République. Georges Pompidou a été le premier Ministre de Général sans avoir été, pendant très longtemps, un élu de la Nation. Cela a été également le cas de ministres qui ont laissé un souvenir impérissable dans l'esprit des Français : Malraux, Messmer[1], Couve de Murville, et tout dernièrement, Dominique de Villepin. De la part de François Fillon, cette nouvelle règle institutionnelle ressemble bien à un règlement de compte envers son prédécesseur à Matignon. Désolation ! Au risque de nous conduire tout droit au "régime exclusif des partis" que le général de Gaulle a toujours combattu.

François Bayrou avec Nicolas Sarkozy

La rupture se conjugue aussi au niveau de la politique européenne. Certes, Nicolas Sarkozy n'a jamais caché son adhésion indéfectible à l'Europe telle qu'elle est façonnée et imaginée par la classe politique actuelle, notamment depuis Maëstricht. Mais le Président de la République qui aspire à représenter la totalité des Français ne peut ignorer le "non" majoritaire au traité constitutionnel européen du 29 mai 2005 ; c'était hier, il n'y a que deux ans.

 

 

 

Le mini traité qu'il propose à nos partenaires européens et veut ratifier par la seule voie parlementaire n'est pas aussi anodin qu'il n'y paraît. La généralisation du vote à la majorité et la nomination d'un ministre européen des affaires étrangères sont particulièrement dangereuses pour l'indépendance de la France. Il est facile d'imaginer ce qu'il serait advenu de la position française dans l'affaire Irakienne si Jacques Chirac et Dominique de Villepin avaient été muselés par une position imposée par la majorité des membres de l'Union Européenne ; il est aussi douloureux de supposer les drames pour les familles endeuillées, à l'image bouleversante de ce qui se passe pour celles des soldats américains qui tombent actuellement en Irak. L'adhésion de François Bayrou à l'idée de ce mini-traité n'est pas de bon augure : son fédéralisme européen est à cent lieues de l'Europe des nations.

Un gaulliste authentique et libre ne peut accepter une telle atteinte à la souveraineté nationale !

L'avenir très proche nous dira si le Président ira dans cette direction les yeux fermés, ou si, au contraire, à l'écoute du peuple de France, il reviendra à une vision plus française de l'organisation européenne.

www.gaullisme.fr/edito49_arc.htm

 

 

 


Gouvernement - Qui va faire quoi ?
Par alert2neg - Publié dans : Opinions
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Samedi 2 juin 2007 6 02 /06 /Juin /2007 01:49
Par Raphaël Confiant
Pauvre Dalaï-Lama ! L’homme au gentil sourire et aux yeux pétillants derrière ses lunettes à fine monture, toujours drapé dans sa robe safran tibétaine parcourt le monde depuis bientôt un demi-siècle pour plaider la cause de son peuple, celui du Tibet, sauvagement occupé par la Chine et victime d’un génocide à la fois linguistique, religieux, culturel et même ethnique. Cette occupation, qui date de 1959, condamnée par l’ONU et par les puissances occidentales, n’a jamais été sérieusement combattue. Jamais les différents gouvernements en poste à Pékin qu’ils fussent communistes comme sous Mao-Tsé-Toung ou capitalistes d’état comme sous Den-Xiao-Ping, ou on ne sait trop quoi aujourd’hui, n’ont été menacés de la moindre sanction du moindre boycott. Jamais ! Ah certes, les déplorations rituelles n’ont jamais manqué dans la bouche des diplomates occidentaux et dans les communiqués de leurs gouvernements, réprouvant soi-disant tel ou tel énième acte de sauvagerie chinoise en terre tibétaine. Quand Pékin fait détruire les temples bouddhistes millénaires de Lhassa, la capitale du Tibet, chasse ou exécute les moines, brûle les livres saints, aucune grande âme euro-américaine ne l’a jamais traité de barbare. Par contre, quand les talibans dynamitent les trois Bouddhas géants de Bamian, en Afghanistan, c’est le tollé immédiat ! 

Alors, le Dalaï-Lama, comme en compensation, est reçu en grande pompe dans les grandes capitales occidentales, on lui fait des baisemains, on feint d’écouter religieusement ses propos, on lui attribue même le Prix Nobel de la Paix, mais une fois qu’il est reparti, on s’empresse de signer des contrats juteux avec la Chine ou d’investir à tours de bras dans ce pays. Oublié le Tibet et son ennuyeuse population qu’on soupçonne d’être vaguement arriérée ! A Pékin, on ricane et on continue allègrement le processus de colonisation du toit du monde : des centaines de milliers de colons « Han » (nom de l’ethnie chinoise) sont installés sur le territoire tibétain, colons auxquels sont attribuées des terres fertiles volées aux autochtones, comme aux plus belles heures de la colonisation européenne en Afrique du Nord et sub-saharienne. On se croirait revenus en 1920. Eh bien non, on est bien en 2007 et le train reliant directement la Chine au Tibet, inauguré l’an dernier, après des travaux pharaoniques dus aux difficultés topographiques, amène chaque jour son contingent de nouveaux colons. Désormais, l’usage de la langue tibétaine est interdit dans les écoles où seul le chinois est utilisé. Jour après jour, pendant que le Dalaï-Lama court inutilement le monde, le Tibet est ravagé, dévasté, réduit à néant. Génocidé en un mot.
Le Dalaï-Lama a donc dû bénir le hasard lorsque que la Chine fut choisie, après tirage au sort, pour organiser les prochains jeux olympiques. Enfin, a-t-il dû se dire, les Occidentaux pourront mettre des actes derrière leurs paroles. Enfin, Pékin pourra être sommé de relâcher son emprise sur le Tibet, faute de quoi le monde dit « civilisé » boycotterait le rendez-vous olympique tant attendu. Pauvre Dalaï-Lama ! En fait, la gauche-caviar et la droite populiste des deux rives de l’Atlantique s’est réunie pour protester contre le soutien de Pékin au régime du…Soudan. Et cela au motif que les « Arabes » du Soudan massacreraient les « Noirs » du Darfour. Des manifestations monstres sont organisées en Californie, à Berlin, à Londres pour exiger que le génocide au Darfour soit la cause du début du siècle. En France, Ségolène Royal en visite à Pékin n’a pas un mot pour le Tibet, mais de retour à Paris, s’indigne des accointances entre Pékin et Khartoum. Bernard Kouchner, qui dans un article publié dans « Le Monde », a osé écrire qu’au Soudan « des Blancs massacrent des populations noires », passé de la gauche-caviar à la droite populiste, ce qui constitue, il est vrai, le franchissement d’un bien maigre Rubicon, déclare, une fois devenu ministre que « ma priorité sera le Darfour ». Pauvre Dalaï-Lama !
On peut dès lors se demander le pourquoi de cet amour débordant des grandes âmes occidentales et des droits-de-l’hommistes de tout poil pour une région isolée et désertique dont la plupart ignoraient jusqu’à l’existence il y a deux ans. A qui va-t-on faire croire que l’acteur américain Georges Clooney avait la moindre connaissance en la matière, lui qui est le fer de lance du mouvement pro-Darfour aux Etats-Unis ? On peut aussi s’interroger sur le pourquoi du deux poids deux mesures suivant : un Tibétain aurait-il moins de valeur humaine qu’un Darfourien ? Avant de répondre à ces questions, il convient d’emblée de contrer cette arme de désinformation massive qu’est la grande presse occidentale en disant simplement qu’il n’y a pas de Blancs qui oppriment des Noirs au Soudan. Que « Sudan » en arabe veut dire « Pays des Noirs » et qu’il n’a qu’à regarder les visages des présidents Numeiri et El-Béchir, celui de l’idéologue islamiste Hassan El-Tourabi (que la grande presse occidentale qualifie d’ailleurs de « pape noir de l’islamisme »), celui de Haroun Rashid que réclame le TPI (Tribunal Pénal International) etc… pour voir qu’ils sont « noirs comme hier soir », comme on dit aux Antilles. En clair, ce qui se passe au Darfour est une guerre civile entre d’un côté Noirs musulmans arabophones, au pouvoir à Khartoum, et Noirs musulmans non arabophones vivant au Darfour. Et la guerre avec le Sud-Soudan, qui s’est terminée par un accord de paix, a longtemps opposé les mêmes Noirs musulmans arabophones de Khartoum aux Noirs animistes ou chrétiens du Sud, parlant leurs langues tribales négro-africaines ou l’anglais. Quand donc la presse occidentale qualifie de « Blancs », les « janjawid », cavaliers au service du pouvoir soudanais, qui massacrent les Darfouriens, ils se foutent carrément du monde ! C’est de la désinformation pure et simple. Et celle-ci n’a qu’un but et un seul : déstabiliser le monde arabe au profit de l’impérialisme et du sionisme, en l’attaquant dans ce que l’Occident pense être son ventre mou ou son point faible. Car s’il est vrai que le pouvoir de Khartoum se déclara « arabe », c’est tout bêtement parce qu’être arabe, c’est parler arabe. Etre arabe n’a jamais relevé d’une catégorisation raciale et lorsque la Ligue Arabe se réunit, on y découvre des blonds aux yeux bleus du Liban, des basanés maghrébins, des Noirs soudanais ou omanais.
Au Darfour donc, il n’y a pas de guerre raciale : ce sont des Noirs qui massacrent des Noirs. Il n’y a pas de guerre religieuse : ce sont des musulmans qui massacrent d’autres musulmans. Il y a, et c’est vrai, une guerre pour la possession des pâturages entre nomades arabophones et sédentaires non arabophones, les premiers étant appuyés, complicité linguistico-culturelle oblige, par le pouvoir de Khartoum. Il s’agit, répétons-le d’une guerre civile et qui comme telle, au regard du droit international, ne concerne au premier chef que les Soudanais entre eux. A l’inverse, l’occupation du Tibet n’a rien d’une guerre civile car historiquement le Tibet n’a jamais fait partie de la Chine. Il s’agit de l’occupation d’un pays par un autre pays et là, le droit international joue à plein. Pourtant, personne ne sanctionne Pékin et tout le monde veut étrangler Khartoum ? Vous ne trouvez pas cela étrange ?
Ceci dit, ce qui se passe au Darfour, bien qu’étant une guerre civile est inadmissible et des pressions doivent être exercées sur Khartoum pour qu’il mette fin aux exactions des « janjawid ». Mais, faire une fixation sur le Darfour en oubliant complètement le Tibet, menacer Pékin de boycotter les J.O. à cause de son soutien au régime soudanais et non pas parce qu’il génocide le Tibet, est une pure saloperie. Une preuve supplémentaire de l’hypocrisie occidentale. La vérité dans cette affaire, c’est que le Tibet n’a pas de pétrole alors que le Soudan en a découvert récemment et que le monde arabe en possède beaucoup. Toute cette agitation pro-Darfour masque en réalité la volonté occidentale de s’emparer du pétrole arabe, volonté qui se manifeste en ce moment dans la partition de l’Irak en trois entités distinctes pour empêcher définitivement l’émergence d’un état arabe fort. Volonté qui est aussi exprimée dans certains plans du Pentagone, non officiels, qui étudient la possibilité d’occuper carrément l’Arabie Saoudite et de la diviser en une multitude de chefferies, toujours pour faire main basse sur l’or noir.
Après ça, on viendra encore nous bassiner avec les droits de l’homme ! Si cette expression avait la moindre réalité, toutes les grandes âmes occidentales se mobiliseraient pour réclamer le boycott des J.O. de Pékin, d’abord et avant tout, au nom de la liberté du peuple tibétain. Ce qui ne signifie pas du tout qu’il ne faille pas se mobiliser contre les massacres au Darfour !
Petit rappel : le génocide du Tibet dure depuis 48 ans, alors que le génocide du Darfour, lui, n’a commencé qu’il y a…5 ans !!!
(Au fait, pourquoi le massacre des Tamouls au Sri-Lanka émeut-il si peu les grandes âmes occidentales ? Clair comme de l’eau de roche : pas une goutte d’or noir dans cette contrée exotique…).
Par alert2neg - Publié dans : Opinions
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Samedi 12 mai 2007 6 12 /05 /Mai /2007 14:46

Dans la société actuelle, la fidélité est une exception. Je ne suis pas un être exceptionnel pour autant mais, ma fierté et mon engagement n'ont pas de prix pour la justice. Même sous la torture d'un régime stalinien, j'accepterai volontiers, le Goulag.

Je ne trahirai jamais personne, encore moins Dieudonné car, c'est le premier "Noir" qui s'est levé pour défendre cette cause et, beaucoup de portes se sont ouvertes, n'en déplaise aux égoïstes qui, aujourd'hui, ne veulent pas se mélanger à leur semblable. La politique du ventre a de beaux jours devant nous.


Une diabolisation sans précédent.


Lorsque Dieudonné se retrouva au banc des accusés pour "faute grave" lors de l'exercice de ses fonctions, sans un précédent, sans un avertissement, sans un blâme auparavent, des censeurs haineux, tombèrent sur lui comme des morts de faim. Il fallait en découdre avec ce talent qui avait le tort d'avoir une couleur de peau différente.

Après moult excuses, rien n'y fait. Les Dieux vivants, que dis-je, les représentants de Satan sur terre, avaient décidé autrement. Pas d'absolution possible. Interdiction, mort médiatique et, cerise sur le gâteau, anéantissement total...par le porte-monnaie. C'est la réaction même d'hommes sans foi ni loi, dépourvus de coeur et, usant de leurs prérogatives usurpées, avec la médiocrité qui va avec.

Tous les Noirs qui vocifèrent aujourd'hui, sorte de bras cassés, incapables de réfléchir par eux-mêmes, étaient où, lorsque cet homme était abusivement traité ? A part en Martinique où, les gens se sont levés, qui, en métropole, s'est engagé de front pour que cette escroquerie cesse ? Je n'en connais pas beaucoup, à part le MNH ou l'ALLIANCE NOIRE CITOYENNE avec qui je me caillais devant le studio de Marc-Olivier Fogiel, et quelques individus comptabilisable sur les doigts d'une main.


Le déplacement au BBR.


Je n'ai simplement pas aimé. En revanche, d'un autre côté, passer chez des extrémistes Noirs qui, les yeux bouffis, au lieu de voir la poutre de leurs yeux, voient d'abord la paille chez les autres, je dis non. Ce sont des incapables, des imbéciles qui, ne savent pas faire la part des choses et dont, le degré de réflexion est limité, au ras des pâquerettes.

Dieudonné est libre de faire ce qu'il veut. Il s'en est expliqué. Il a voté pour Bové au premier tour et, ceci ne doit plus poser le moindre problème. C'est un homme libre et fidèle. Si ce n'est pas le cas selon vous, il faut discuter avec lui, et non lui jeter la pierre. Au juste, qu'avez-vous fait de plus que Dieudonné, vous qui, racontez des sornettes à tout va ?


Plus con qu'un Noir tu meurs !


Si Dieudonné continue de prendre des coups injustifiés, c'est justement parce qu'il s'est sacrifié pour un peuple qui ne sait pas faire corps.


Si Dieudonné continue de prendre des coups injustifiés, c'est justement parce que vous êtes une bande de scélérats, de traîtres qui, ne pensent qu'à leur panse.


Si Dieudonné continue de prendre des coups injustifiés, c'est justement parce que vous êtes des faibles, des cancres, des idiots et des ingrats.


"Quand on se noie, on s'accroche même sur un serpent". C'est humain ! A méditer. Pourquoi ? C'est parce que nous l'avons laissé tomber...


Si en France, il n'y avait que des Noirs, Dieudonné serait passé au peloton d'exécution. Heureusement qu'il y a des Blancs et des Arabes honnêtes. Quel sacrifice inutile pour une cause pourtant juste ! Ce n'est pas surprenant, avec tous ces amorphes qui ne savent que causer,causer, causer, palabrer. honte à vous !

http://allainjulesblog.blogspot.com

Par alert2neg - Publié dans : Opinions
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Mercredi 9 mai 2007 3 09 /05 /Mai /2007 14:25

Je pense à tous les immigrés avec ou sans-papiers qui se déplaceront la peur au ventre, à ceux qui se demandent s'ils ne feraient pas mieux de faire leurs bagages.

Je pense à tous ceux qui se disent que la France est définitivement un pays de flics, qui voient devant eux les pires années possibles, les risques qu'ils devront prendre ou qu'ils devront éviter.

Je vois les jours à venir, les rues peuplés de ces sarkozistes invisibles, qui se pensaient de droite et s'assumeront peut-être désormais fachos.

Je vois les riches, les jeunes cons et les vieux cons, fiers à d'avoir gagné : on enverra, chez les autres, toutes sortes de flics (police proprement dite mais aussi CAF, ANPE), afin d'apaiser leur haine, on les caressera dans le sens de leurs préjugés, de leur ignorance.

A chaque personne que je croiserais dans les jours à venir, je me demanderais si elle a voté Sarko, comme autrefois je me demandais si ce crâne rasé était un facho, à la différence près qu'il y a 20 millions de ces cons et de ces connes-là en France.

Sarko est arrivé, on s'y attendait depuis longtemps, on avait bien senti une tendance profonde, dans la façon même dont les "problèmes" d'actualités étaient amenés, présentés, dont les discours affichaient de plus en plus ouvertement les opinions les plus obtuses, les plus répressives... comme si celles-ci allaient de soi.

Des têtes biens acquises, du riche au prolo, appâtés par les slogans alignés, les apparitions spectaculaires, les "qualités" d'homme à poigne, de mec-qui-dit-tout-haut-ce-que-Le-Pen-dit-tout haut, d'un personnage si finement usiné, pensé, travaillé.

Qu'on ne me parle pas de notre démocratie comme si elle était le lieu de l'expression de toutes les opinions. Miser sur les affects, le ressentiment pour établir des vérités, tel a été la stratégie de Sarkozy. Dans ce cadre, notre régime est apparu clairement pour ce qu'il est essentiellement : un système de gestion et de réorientation de ces affects.

Le travail de Sarkozy a consisté à empêcher toute identification du smicard avec le érémiste, du gentil français avec le sans-papier, du gentil jeune avec le méchant lascar. Il fallait faire aboutir l'isolement de chacun sur la haine de l'autre, faire reposer la responsabilité de sa propre vie sur la présence de « parasites » et créer des liens aussi dangereux qu'improbables : si, moi ouvrier je fais ce boulot de merde, c'est pour payer les érémistes, loger les sans-papiers et les glandeurs de la fonction publique ; si, moi, artisan, je suis dans la merde, c'est à cause des profiteurs, etc... Miser sur la sale vie des gens, sur leur sentiment de bosser pour rien et sur leurs peurs, tel a été le pari de Sarko pour s'attirer les électeurs du front national... sachant ses électeurs traditionnels déjà acquis.

Pour devenir celui qui répondrait à leurs attentes, Sarko a contribué à créer des étrangers, des ennemis intérieurs : le "clandestin, le "casseur", l' "intégriste", le "profiteur", le "jeune de banlieue", le "gréviste", le "multirécidiviste"... Contre ces figures, il a proposé de s'unir à l'opinion, s'unir dans une opposition proprement viscérale : l'incapacité à s'identifier doit s'inscrire dans le corps dans la perception que l'on a de soi, pour pouvoir être stimulée à la moindre évocation de l'un de ces termes.

Ce qui s'élabore sous nos yeux est la communauté du pire. Une « nation » réinstituée sur de multiples mensonges.

Où est passée la France qui se moquait des flics passant leur journée à boire au bar du coin ? Celle qui tentait de bosser le moins possible pour se garder du bon temps ? Celle qui avait le sang de la colonisation sur les mains et la haine de la guerre ? Celle de la solidarité de quartier et de l'opposition à l'Etat ?

Aujourd'hui, c'est « l'Etat c'est nous », les flics « qui font leur travail », « la France au travail » et « la colonisation française fut la plus humaine de tous ». Après le saccage de la mémoire de 68 (lisez à ce propos Mai 68 et ses vies ultérieures de Kristin Ross), il ne reste plus qu'à réhabiliter Pétain et la saine attitude des français à l'époque pour que la boucle soit bouclée.

Un pas a été franchi hier, les urnes ont légitimé des insanités qu'il aurait été impossible de dire il y a 30 ans, ont consacré les propos les pires comme des vérités, ont permis à la France la pire de renaître de ses cendres, une France droitisée, fière de sa haine, fière de la petitesse de ses pensées et de son « bon sens » étriquée, une France du rejet qui « intégrera » à coups de trique s'il le faut.

Reste la question : comment combattre cette France-là ?

Les mots, les enquêtes, les chiffres n'y suffiront hélas pas, les bagarres avec les flics non plus. Pour l'instant, nous devons nous compter, établir les liens que l'on croyait jusque là impossible, nous trouver des bases de replis, penser à des stratégies multiples, convergentes, occuper, bloquer ce qui peut l'être... Beaucoup parlent d'unité -- comme d'ailleurs Sarko -- mais méfions-nous : si l'antisarkozisme est un antifascisme, il porte en lui les mêmes limites que ce dernier.

Ce n'est pas une gauche une énième fois modernisée qui nous apportera le salut... une gauche qui semble accepter sa défaite « démocratique » alors que se dresse en face d'elle un danger jamais vu depuis 60 ans... une gauche sans doute aveuglée par ses propres propos, qui se sont eux aussi plus que jamais droitisés...

La LCR, les MJS et leurs alter egos syndicaux vont vouloir organiser à nouveau la « résistance » des citoyens solitaires et « conscients », vont mettre des foules dans les rues, organiser des rassemblements symboliques pour dire « non »,etc.

On sait d'expérience le peu d'espoir que nous pouvons fonder sur ce type de mobilisation, mais nous pressentons aussi comment gagner des forces, sur quoi nous fonder : nos amis et nos proches.

Nous allons avoir besoin de tenir sur le long terme et de trouver les moyens de nous ressourcer, besoin de moyens alternatifs de nous coordonner, de nous passer les infos (radio peut-être, écrit, « téléphone rouge » d'alerte...).

Il nous faudra tenter d'occuper le plus de lieux possibles, des lieux qui pourraient nous rester accessibles : facs, lycées, maison de quartierd... faire que dans des quartiers entiers on montre que l'on n'accepte pas que Sarkozy règne en maître...

Voilà, c'est tout, ce n'est rien... Juste des pistes : certaines choses sont sûres en tout cas : nous allons devoir faire gaffe aux RG (téléphone mobile, etc), apprendre à réagir quand certains sont en train de se faire choper pour les libérer, apprendre à passer inaperçu quand il le faut, à trouver les bonnes stratégies pour éviter toute récupération et tout dénigrement... Ce qui n'est pas une mince affaire.

Salut à tou-te-s

http://paris.indymedia.org/article.php3?id_article=80671#commentaires

Par alert2neg - Publié dans : Opinions
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Dimanche 1 avril 2007 7 01 /04 /Avr /2007 23:19

Par Bruno Guigue

C’est une règle d’or du système médiatique : plus la dénonciation de l’indifférence se fait entendre, plus elle contribue à ruiner son propre objet. Indifférente au drame du Darfour, l’opinion mondiale ? En partie peut-être, car ce drame humanitaire n’est hélas pas le seul sur la planète. Mais peut-on en dire autant de la « communauté internationale » ? Hormis le Liban, peu de pays ont récemment bénéficié d’une telle activité onusienne. En trois ans, le conseil de sécurité de l’ONU a adopté onze résolutions sur un conflit qui aurait fait 200 000 victimes depuis le printemps 2003. La dernière en date est la résolution 1706, du 31 août 2006, qui prévoit de transférer à l’Organisation des Nations unies la mission de paix confiée en 2004 à l’Union africaine.

Depuis l’adoption de ce texte, un véritable bras de fer oppose le gouvernement de Khartoum à l’ONU qui veut lui imposer l’envoi de plusieurs milliers de « casques bleus ». Défenseur sourcilleux de la souveraineté nationale soudanaise, le président Omar el-Béchir a néanmoins consenti, du bout des lèvres, à la formation d’une force hybride ONU-UA. En attendant, il fait traîner en longueur les négociations, ce qui suscite l’impatience américaine. La secrétaire d’Etat, Condy Rice, a ainsi annoncé que « de nouvelles options étaient à l’étude ». Animant une conférence conjointe avec son homologue israélienne, elle a déclaré que « le Soudan doit comprendre que la communauté internationale ne peut pas rester inactive alors que les gens souffrent ». (AFP, 15 mars 2007)

Si seulement ce message avait une portée universelle, et concernait aussi les Palestiniens sous occupation militaire depuis quarante ans, nul doute qu’il emporterait une large adhésion. Malheureusement, il n’en est rien. La présence de la ministre israélienne des affaires étrangères à cette conférence de presse, au demeurant, délivre un message limpide : la sollicitude américaine pour le Darfour n’a d’égale que sa complaisance pour Israël. Avec la même ardeur, Washington dénonce les atrocités commises par les sbires de Khartoum et fournit à Tel-Aviv les armes lui permettant de terroriser la population palestinienne. Volontairement schizophrène, l’hyperpuissance immunise Israël contre la machine onusienne tout en voulant la déchaîner contre le Soudan.

Le paradoxe est d’autant plus flagrant que la crise du Darfour, en droit international, est une affaire intérieure soudanaise. En Palestine, frappée d’impuissance par le veto américain, la communauté internationale laisse impunie une violation flagrante de la légalité internationale. Au Soudan, elle a pris soin d’étayer la légitimité de son intervention, tandis qu’en Palestine elle s’interdit même d’y songer. L’ingérence internationale dans les affaires intérieures d’un Etat, en effet, tire sa légitimité du soupçon de crimes contre l’humanité. D’où l’importance cruciale, pour l’issue de la procédure, de la qualification des crimes commis. Mais encore faut-il que les instances internationales aient été saisies.

Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU a été officiellement saisi, à juste titre, de la situation qui prévaut au Darfour. A peine créée, cette nouvelle institution internationale a trouvé dans le drame soudanais un champ d’action privilégié. C’est le rapport de la mission d’évaluation du CDH, remis le 12 mars 2007, qui a provoqué le récent durcissement de la politique américaine. Dénonçant à nouveau « des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité » au Darfour, le rapport est particulièrement accablant pour Khartoum.

La résolution de l’assemblée générale du 15 mars 2006, qui a créé le Conseil des droits de l’homme, affirmait « qu’il importe d’assurer l’universalité, l’objectivité et la non-sélectivité de l’examen des questions relatives aux droits de l’homme, et de mettre fin à la pratique des deux poids deux mesures et à toute politisation. » Un vœu pieux, assurément, car il y a peu de chance de voir la politique israélienne dans les territoires palestiniens soumise à une enquête similaire du Conseil des droits de l’homme.

Souvent stigmatisée pour sa prétendue pusillanimité à l’égard du Soudan, l’ONU y déploie, au contraire, une activité d’autant plus fébrile qu’elle veut exorciser son impuissance passée face au génocide rwandais. Usant tour à tour de la menace et de la persuasion, cette action diplomatique s’accompagne, de surcroît, d’une véritable action judiciaire. Le 15 mars 2005, le conseil de sécurité de l’ONU a déféré la situation au Darfour au procureur de la Cour pénale internationale. Une liste de 51 chefs d’accusation pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité fut livrée en pâture à l’opinion publique, exerçant une pression considérable sur les autorités soudanaises et leurs alliés locaux. Car même si les noms des présumés coupables n’ont pas été divulgués, nul n’ignore que de hauts dignitaires soudanais figurent sur cette véritable liste noire.

Aide humanitaire massive, avalanche de résolutions, saisine de la CPI : cette débauche de moyens s’est avérée jusqu’ici d’une efficacité douteuse. Elle eût été impensable, en tout cas, sans le puissant aiguillon de la politique américaine. Le Darfour cumule trois avantages, il est vrai, de nature à susciter un réflexe compassionnel outre-Atlantique : il est géographiquement éloigné (exotisme propice à l’épanchement), son malheur est étranger à toute influence américaine (bonne conscience garantie), il est victime de la cruauté supposée du monde arabo-musulman (confort idéologique assuré). Du coup, il n’est pas étonnant que 50 000 personnes aient défilé à Washington en avril 2006 contre le « génocide » du Darfour, soit autant que lors du dernier défilé contre la guerre en Irak.

Don Cheadle, George Clooney, Angelina Jolie, le Congress Black Caucus, le musée de l’Holocauste, les associations juives, les milieux chrétiens évangélistes : la vaste coalition « pour sauver le Darfour » affirme représenter 130 millions de personnes à travers 178 associations. Les plus dynamiques sont incontestablement les associations juives. Mais les institutions mémorielles sont aussi de la partie. Ainsi « l’Initiative de prévention du génocide du musée de l’Holocauste », à Washington, qui s’est fixé pour mission d’ « honorer la mémoire de l’Holocauste en agissant contre les génocides contemporains ». Elle a décrété une « urgence spéciale » pour le Darfour en 2004, après avoir conclu que « les victimes étaient ciblées en raison de leur origine ». L’administration Bush lui a aussitôt emboîté le pas en qualifiant la guerre civile au Darfour de « génocide », alors que l’ONU et les Européens parlent de « crimes contre l’humanité ». (Libération, 20 mars 2007)

En France aussi, un mouvement d’opinion médiatiquement orchestré se dessine en faveur du Darfour. Julien Clerc prête sa voix à un message vidéo au profit de l’appel lancé par Bernard Kouchner dans Le Pèlerin pour l’ouverture de « couloirs humanitaires ». Artistes et intellectuels se rassemblent autour du collectif « Urgence Darfour » qui, précise Libération, « compte des francs-maçons, des chrétiens, des associations juives, noires (le CRAN), mais quasiment pas d’Arabes ou de musulmans ». Le Nouvel Observateur s’associe avec enthousiasme à l’appel lancé par « Urgence Darfour » au Parlement européen en faveur de l’envoi d’une « force de protection internationale ».

Bernard-Henry Lévy, lui, publie cinq pages touffues dans Le Monde après avoir erré une semaine en 4/4 climatisé à la frontière tchado-soudanaise. Participant à la soirée organisée par le collectif « Urgence Darfour » le 21 mars, Ségolène Royal et François Bayrou ont signé un « engagement en huit points pour sauver le Darfour ». Les autres candidats à l’élection présidentielle s’empressent d’en faire autant. Pour finir, un message du président de la République lu par BHL a menacé le Soudan de « sanctions » si les « exactions » se poursuivent. C’est « le réveil des consciences », résume Libération.

Si cette mobilisation avait pour effet d’améliorer le sort des habitants du Darfour, qui refuserait sincèrement de s’en réjouir ? Mais c’est peu probable. D’abord parce que ces initiatives médiatiques reposent souvent sur une analyse erronée de la situation. Ensuite, parce que cette partialité dans l’analyse produit précisément l’inverse de ce quelle prétendait obtenir. En proférant des généralisations abusives, on fournit à Khartoum le prétexte idéal pour justifier son immobilisme. C’est le cas, par exemple, lorsqu’on ressasse le réquisitoire simpliste contre « les milices arabes issues des tribus nomades qui massacrent les populations du Darfour au seul motif qu’elles sont négro-africaines ».

A entendre d’authentiques spécialistes de la région, ce genre d’assertion mérite d’être sérieusement nuancé. Certes, un certain « racisme » à l’égard des populations périphériques est le fait d’une partie des élites soudanaises d’origine arabe vivant dans la vallée du Nil. Détentrices du pouvoir à Khartoum, elles sont les véritables commanditaires des exactions commises par les miliciens « janjawids », ces « cavaliers diaboliques » qui font régner la terreur dans les zones rebelles. Mais les « janjawids », eux, sont aussi noirs que leurs victimes, explique Marc Lavergne, directeur de recherche au CNRS et spécialiste du Soudan : « pour moi, tout le monde est noir dans cette histoire. La notion de racisme n’a pas sa place. Les milices tribales janjawids sont des mercenaires qui ne se revendiquent pas du tout arabes. Ils ne sont pas le vrai problème. En exagérant, on pourrait dire que ce sont des pauvres qui se battent contre des pauvres. » (Afrik.com, 16 juillet 2004)

Rien n’est plus pernicieux, par conséquent, qu’une racialisation intempestive de la grille de lecture appliquée au conflit. Elle occulte le fait que toutes les ethnies vivant au Darfour, en réalité, ont été arabisées et islamisées au cours d’un long processus historique. Les tribus nomades du nord-Darfour, les Bagaras, l’ont été avant les autres, mais toutes utilisent l’arabe, même si elles continuent de pratiquer les parlers africains. Au surplus, le brassage multiséculaire des populations interdit de faire des distinctions « raciales » que les mariages interethniques ont rendu imperceptibles. « Tout autant victimes de la discrimination sociorégionale que leurs concitoyens noirs, les Bagaras ne se trouvent du côté des élites tueuses de Khartoum que par le jeu de la fausse conscience d’une arabité plus fantasmée que réelle », explique Gérard Prunier, chercheur au CNRS. (Le Monde diplomatique, mars 2007)

Ces milices manipulées par le gouvernement soudanais, du coup, sont loin d’être l’expression armée des « pasteurs nomades arabes ». Repris de justice libérés contre la promesse d’un engagement milicien, ex-déserteurs de l’armée gouvernementale dans le sud, membres des tribus chamelières victimes de la sécheresse, ressortissants de certaines ethnies négro-africaines qui attendent une rétribution pour leur ralliement : la composition des milices « janjawids » est extrêmement variée. Marc Lavergne y voit même un « lumpenprolétariat » (« prolétariat en haillons », selon la célèbre formule de Karl Marx), cyniquement utilisé par Khartoum pour « chasser les habitants du Darfour et installer à leur place de grandes fermes mécanisées confiées à des entreprises agricoles ou à de grandes familles ». Inversement, on oublie souvent de le mentionner, la principale ethnie arabe du Darfour (les Bagaras Rezeigats) a créé son propre mouvement de guérilla antigouvernementale pour protester contre la misère des populations et l’incurie de Khartoum.

Cet entrelacs de faits qui paraissent contredire les idées reçues devrait donc inciter à la prudence dans l’analyse. Les mêmes précautions méthodologiques, en outre, devraient être employées lorsqu’on aborde la dimension religieuse. Au Darfour tout le monde est musulman, et le conflit n’a aucune connotation religieuse. C’est l’une des différences majeures avec la sanglante guerre civile qui opposa Khartoum et la rébellion sudiste entre 1983 et 2005. Mais cette évidence ne gêne nullement BHL.

De passage au Darfour, le philosophe itinérant a eu une révélation : « J’ai vu, en fin de compte, peu de mosquées dans ce Darfour dévasté. Je songe que je n’ai pas croisé de femmes voilées. Je repense à l’école bombardée de Deissa, où l’on m’a montré les classes de filles à côté des classes de garçons. Et l’idée me vient que c’est peut-être là, après tout, un autre trait de cette guerre -et une autre raison, surtout, de se mobiliser : islam radical contre islam modéré ; le régime qui, à la fin des années 90, donnait asile à Ben Laden contre des populations musulmanes rebelles à l’islamisme ; au cœur de l’Afrique, dans les ténèbres de ce qui peut devenir, si nous ne faisons rien, le premier génocide du XXIème siècle, un autre théâtre pour le seul choc des civilisations qui tienne et qui est celui, nous le savons, des deux islams. » (Le Monde, 12 mars 2007)

Décidément, on ne voit que ce qu’on a envie de voir. Mais plus grave encore, on procède à la reconstruction imaginaire d’une réalité qui est toute différente. Le conflit du Darfour a éclaté en février 2003 avec la rébellion de deux groupes armés, le Mouvement pour la Libération du Soudan (MLS), puis le Mouvement pour la Justice et l’Egalité (MJE). Doté d’une réelle influence politique, ce dernier est d’obédience islamiste, et même suspecté d’être proche d’Hassan-al-Tourabi, chef de file des Frères musulmans et ex-éminence grise du régime issu du coup d’Etat militaire de 1989. A l’inverse, le pouvoir soudanais a clairement pris ses distances avec l’islamisme radical au lendemain des attentats du 11 septembre. Le président Omar-el-Béchir a évincé le courant « tourabiste », et Khartoum a fini par accéder au rang de partenaire des Etats-Unis dans la lutte contre Al-Qaida.

Le Soudan expiait de la sorte ses compromissions passées avec Ben Laden, et présentait une apparence respectable dans la perspective d’un accord de paix dans le sud. En tout cas, s’il y a des « islamistes » au Darfour, ils sont manifestement dans les deux camps. Une situation complexe qu’a récemment résumée Rony Brauman : « il ne s’agit pas d’un conflit entre islamistes extrémistes et musulmans modérés. Le front de résistance, à peu près uni jusqu’en 2006, s’est fragmenté en une douzaine de groupes qui se combattent entre eux tout en continuant à lutter contre les forces gouvernementales et les milices. Parmi les plus acharnés, parce qu’ils estiment que le Darfour ne leur a pas fait la place qu’il convenait, il y a les islamistes radicaux. » (Le Nouvel Observateur, 15 mars 2007)

Pourquoi, dans l’axiologie du conflit, privilégier de manière systématique la grille de lecture ethnique et religieuse ? Et ne pas se résoudre à considérer le conflit du Darfour, d’abord, comme un conflit politique ? « Les mouvements de libération, expliquait Marc Lavergne en 2004, ne revendiquent ni l’indépendance ni l’autonomie, mais un meilleur partage du pouvoir et des ressources. Ils considèrent que leur région est défavorisée par rapport à d’autres, en particulier celles du centre. La rébellion a éclaté, entre autres raisons, parce qu’un accord était sur le point d’être conclu entre Khartoum et la rébellion sudiste. Les gens du Darfour ont peut-être été tentés d’imposer, comme les gens du sud, un partage du pouvoir et des richesses. La répression a été disproportionnée. L’armée est intervenue avec des bombardements massifs, et le pouvoir a fait appel à des milices tribales, les janjawids. » (Le Nouvel Observateur, 5 août 2004)

Conflit politique entre un pouvoir accapareur et une région déshéritée, entre un centre hégémonique et une périphérie livrée à elle-même, la guerre du Darfour est une véritable tragédie. Le gouvernement de Khartoum, à l’évidence, porte une lourde responsabilité dans ce désastre, auquel les populations civiles paient un lourd tribut. Sur le sombre bilan de cette guerre, les estimations divergent, mais le chiffre de 200 000 victimes est retenu par l’ONU. Selon Rony Brauman, « on peut estimer que durant la période la plus violente, du printemps 2003 à l’été 2004, entre 30 000 et 70 000 personnes ont été tuées. Auxquelles il faut ajouter, comme dans tous les conflits, les victimes de la surmortalité provoquée par la malnutrition, soit 200 000 personnes environ. » (Le Nouvel Observateur, 15 mars 2007)

C’est une guerre civile terriblement meurtrière pour une région qui compte environ 7 millions d’habitants. Mais peut-on parler pour autant de génocide ? Pour l’ancien président de MSF, « ce n’était pas l’enjeu de cette guerre. A aucun moment, les dirigeants soudanais n’ont tenu des propos évoquant l’idée de détruire un groupe donné. Ils veulent marginaliser ce peuple et le garder sous la botte, c’est indiscutable. Mais pas l’exterminer. » 30 000 à 70 000 victimes directes des tueries commanditées par Khartoum, c’est un chiffre terrifiant et révoltant. Mais guère plus que les 30 000 morts provoquées par l’invasion israélienne du Liban, en 1982, dans un pays qui comptait à peine 3 millions d’habitants. Et aucun Conseil des droits de l’homme, ni aucune Cour pénale internationale n’a cru bon d’en blâmer les dirigeants israéliens.

Orchestrée par les médias américains, l’accusation de « génocide » permet de stigmatiser un régime arabe ayant longtemps flirté avec l’islamisme. Elle vise aussi à accréditer l’idée d’une intervention musclée des pays occidentaux. Mais hormis « l’hybridation » entre forces de l’ONU et forces de l’UA, dont Khartoum a accepté le principe, cette solution militaire a-t-elle un sens ? Comment une intervention étrangère, dans une région grande comme la France, aurait-elle la moindre chance de succès ? Le réflexe compassionnel occidental débouchant sur l’envoi d’un corps expéditionnaire : gardons-nous, ici comme ailleurs, de ce couple infernal.

Les partisans enthousiastes de la « solution militaire », outre qu’ils comptent sur les autres pour se faire trouer la peau, sont pour le Darfour de véritables faux amis. Non contents de réduire à sa dimension ethno-religieuse la perception du conflit, ils s’inscrivent dans un courant dominant dont la lutte contre « l’islamo-fascisme » constitue l’article de foi. Apologistes du bombardement humanitaire en Irak et supporters délirants de la « démocratie israélienne », ce sont eux qui fournissent à la politique néo-impériale de l’administration Bush ses cohortes d’idiots utiles.

Cumulant les infortunes, la population du Darfour voit ainsi s’ajouter à ses misères l’encombrant soutien de ceux qui applaudirent aux massacres israéliens en Palestine et au Liban, s’extasièrent sur les prouesses des B 52 en Irak, et considèrent toujours Abou Ghraib et Guantanamo comme de simples commissariats de police. Coincée entre les associations juives américaines et les intellectuels organiques hexagonaux, la cause du Darfour aura du mal à se faire entendre en dehors de la sphère d’influence des médias occidentaux. Il est infiniment regrettable que ses défenseurs les plus sincères ne l’aient pas compris, comme est particulièrement scandaleux le silence complaisant du monde arabe à l’égard des responsabilités de Khartoum dans la tragédie du Darfour.

A l’évidence, la seule solution au conflit est de nature politique. Le Darfour n’est pas un Etat indépendant, mais une région du Soudan. Toute démarche reposant sur le déni de la souveraineté nationale soudanaise conduira à une impasse. Catastrophique, la situation humanitaire au Darfour justifie une intervention massive de l’ONU pour nourrir et protéger les populations. Mais cette intervention doit surtout obtenir des parties en présence un accord politique permettant de mettre fin aux combats.

Simultanément, seule une pression de la communauté internationale peut infléchir Khartoum, mais à condition qu’elle n’apparaisse pas comme discriminatoire à l’égard d’un Etat arabe. Les imprécations anti-soudanaises des lobbies pro-israéliens relèvent d’une indignation sélective qui fait la différence entre « bonnes victimes » au Darfour et « mauvaises victimes » en Palestine. Mais surtout, et c’est plus grave encore, elles desservent la cause du Darfour sur la scène internationale, où Khartoum a beau jeu d’invoquer la solidarité arabe contre l’ingérence occidentale et la politique des « deux poids, deux mesures ».

A l’issue de son équipée dans les pick-up du Mouvement de libération du Soudan, BHL a proposé dans les colonnes du quotidien Le Monde de livrer des armes à cette fraction irrédentiste de la guérilla. Rejetant les accords de paix signés à Abuja sous la houlette de l’ONU en mai 2006, le MLS poursuit le combat au côté des « islamistes » du Mouvement pour la Justice et l’Egalité. Peu importe que le Conseil des droits de l’homme de l’ONU ait accusé la guérilla, elle aussi, de crimes contre l’humanité, ni que le retour à la table des négociations soit l’unique issue à la guerre civile. Indécrottables, les muscadins fortunés de la philosophie et les chantres hypocrites de l’humanitaire appellent leurs protégés à se battre jusqu’au bout, et pour les convaincre, ils leur promettent monts et merveilles. Véritables héros par procuration, ils sont prêts à se faire tuer jusqu’au dernier Darfouri.

http://oumma.com/spip.php?article2391

Darfour: Chirac s'engage.
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Jeudi 15 mars 2007 4 15 /03 /Mars /2007 22:49

Dans sept semaines, nous aurons un nouveau président de la République. Alors pourquoi ne déploierais-je pas mon drapeau ? Car celui que je soutiens et que j’appelle à soutenir est un Gascon qui s’appelle François Bayrou. Je l’ai rencontré le 28 avril dernier à un moment où l’on ne donnait pas cher de sa peau. Ce jour là, comme je l’ai trouvé en phase avec bon nombre d’idées que je défends, je lui ai tout simplement promis de lui apporter mon soutien public le moment venu. Et il me semble que ce moment-là est arrivé. Certes, je me suis toujours méfié des politiques. Mais aujourd’hui, il y a des enjeux importants qui obligent à s’engager. Entre les embardées racialistes d’une certaine gauche et les vieux démons racistes d’une certaine droite, je préfère un homme qui rappelle haut et fort les vieux principes de notre République. Donc je parie sur le Gascon. Je parie sur lui parce que la France ne doit pas faire de distinction de couleur et ne doit prendre en considération que la vertu et le talent. Je parie sur lui parce que je crois à l’école. Je parie sur lui parce que je préfère une France arc-en-ciel à une France des ghettos et du comptage ethno-racial. Je parie aussi sur lui parce que je n’ai pas peur des immigrés et que je n’ai pas besoin d’un ministre de l’identité pour m’apprendre ce qu’est la France. Celle que j’aime, pas celle de Servan de Frêche et de Finkielkraut.

www.claude-ribbe.com/blog.htm

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Mercredi 14 mars 2007 3 14 /03 /Mars /2007 21:18
Par Michel Onfray

Le mot « démagogue » fait partie de l’arsenal des insultes au même titre que « fasciste », « nazi », « stalinien » ou « bourgeois ». « Antisémite » fonctionne sur le même registre, « populiste » également. Ces épithètes servent à stigmatiser un adversaire pour éviter de dialoguer avec lui. Leur usage grippe la machine démocratique et, pire, interdit qu’on utilise ensuite les mots pour signifier ce qu’ils veulent vraiment dire. Qui voudrait en effet discuter avec un fasciste ? Mais, une fois ce détournement sémantique utilisé, comment dire d’un fasciste véritable qu’il l’est ? Quand les fascistes sont partout, de même les antisémites, ils ne sont plus nulle part. La démonétisation du signifiant pulvérise la possibilité d’un signifié. [...]
Voilà, me semble-t-il, l’acception moderne, sinon postmoderne, du démagogue : il flatte le citoyen pour qu’il le conduise au pouvoir car une seule chose l’intéresse, y parvenir et, une fois qu’il s’y trouve, s’y maintenir. Vieilles leçons du Prince de Machiavel. Dans une société de médiatisation généralisée, l’électeur disposant du pouvoir de faire ou de défaire un roi, le démagogue s’adresse médiatiquement aux votants afin qu’il lui fasse la courte échelle pour accéder au trône. Le démagogue est animé par une obsession pathologique : jouir de la puissance donnée par le pouvoir – il se moque bien de la République, de la Nation, de l’intérêt général, du bien public, du Peuple, de la France, et autres fétiches dont il se remplit la bouche en permanence et qui saturent toutes ses prises de position.
Le risque du suffrage universel qui pose dans l’absolu l’équation un homme égale un vote est qu’on gagne moins à s’adresser à la raison, à l’intelligence, au bon sens du citoyen, qu’à ses fameuses passions tristes si vives à enflammer tant la misère morale et mentale est grande. Peu importe, il faut choisir des inconvénients et, somme toute, le suffrage universel vaut mieux qu’un cens, quel qu’il soit.
Si la mesure de l’intelligence politique est impensable, celle de la démagogie est possible. Tout homme – ou femme bien sûr…- politique qui parle à rebours de ce qu’enseigne son passé d’élu est un démagogue. Tout homme qui dit pour demain l’inverse de ce qu’il a fait pendant une carrière en est un. Plus l’écart est grand entre son action passée et ses paroles présente, plus c’est un maître en démagogie.
Démagogue en chef, par exemple, Jacques Chirac creusant la fameuse « fracture sociale » pendant un quart de siècle d’action politique aux plus hauts sommets et, après s’en être indigné, sollicitant les électeurs pour la combler ; Jacques Chirac polluant pendant le même temps les nappes phréatiques avec ses décisions en matière agricole et, après s’en être offusqué, affirmant la nécessité d’une écologie qu’il incarnerait ; Jacques Chirac violant la République pendant des décennies – des frais de bouche aux emplois fictifs , en passant par les marchés truqués ou les faux électeurs- et s’en disant le garant comme chef de l’Etat. La liste est longue, chacun le sait...

Prétendant au remplacement et au titre, Nicolas Sarkozy est en passe de décrocher la timbale. Car ce maire refusant la construction de logements sociaux dans sa ville de Neuilly ; cet homme de parti plusieurs fois traître à son camp ; cet encarté défendant une politique de droite depuis son plus jeune âge ; cet allié des puissants, fort avec les faibles, faible avec les forts ; cet ami des patrons de presse qui demande et obtient le licenciement d’un directeur de journal qui expose sa vie privée en dehors des clous fixés par le ministre habituellement iconophile ; ce vindicatif fasciné par les nettoyages de banlieues au kärcher ; cet expéditif qui assimile tout jeune des banlieues à de la racaille ; ce courtisan de Georges Bush auprès duquel il tient des propos de féal de l’autre côté de l’Atlantique ; ce ministre qui convoque place Beauvau le directeur d’une maison d’édition pour interdire un livre à paraître sur son épouse volage ; cet homme, donc, n’existe pas, ou plus, car il a changé…
Ce Nicolas Sarkozy est mort. Enterré. Fini. Décédé. Terminé. Disparu. Trépassé. Plus d’un quart de siècle d’une carrière politique s’envole en fumée. Plus de traces. Pas de preuves. C’était hier. Aujourd’hui, plus rien n’existe comme avant. Car il a changé sous le coup d’une souffrance : cet homme, rendez-vous compte, a été trahi, abandonné, quitté par sa femme – dont il est tombé amoureux le jour même où, maire qui officiait, il a décidé qu’elle ne resterait pas longtemps l’épouse de Jacques Martin, le mari du jour. Avec ce banal adultère des familles, Nicolas Sarkozy a appris la douleur, la peine, le petit homme est devenu grand. Désormais, il peut être Chef de l’Etat.
Donc cet homme nouveau n’a plus rien à voir avec le méchant, le partisan, le sectaire, le traître, le disciplinaire, l’autoritaire, le velléitaire, le réactionnaire, le colérique, l’irascible, le nerveux, l’atrabilaire, le susceptible, l’arrogant, l’ambitieux qu’enseignent trente années de pratique politicienne de Neuilly à Beauvau . Et cette métamorphose, promis, juré, craché, n’a rien à voir avec le désir d’obtenir les suffrages d’électeurs qui disposeraient encore d’ un peu de mémoire et dont l’intelligence ou le bon sens auraient survécus au pilonnage médiatique et hagiographique massif depuis des années de matraquage iconique.

Dès lors, l’homme nouveau, le Nicolas rédimé, le Sarkozy métamorphosé, le candidat aux stigmates présidentiels fait sa déclaration de candidature là même où Chirac avait fait la sienne – qui offrira un jour à cet homme le « que sais-je ? » sur la psychanalyse ? « Le canard enchaîné » prouve dans son édition suivante qu’il n’y avait pas plus de 25.000 personnes, la presse quasi unanime, déjà aux ordres, annonce 100.000 , et ne publiera pas de rectificatif – là comme ailleurs.
Son porte plume Henri Guaino taille le costume nouveau : cet homme qui soutient et met en œuvre depuis trente ans la politique libérale qui génère chômage, misère, pauvreté, délocalisations, paupérisation cite Jaurès et Blum ; ce maire qui refuse les bâtiments sociaux dans sa ville en appelle maintenant au droit opposable au logement ; le copain des coquins patrons de presse qui débarquent le directeur de « Paris Match » responsable de la publication de l’icône de l’adultère uxorilocal se fend d’une lettre de soutien à « Charlie Hebdo » embarqué dans un procès moyenâgeux au nom de la liberté de la presse ; le quêteur d’onction américaine qui fait acte d’allégeance à Bush et se désolidarise des positions françaises à la Maison Blanche se réclame désormais du Général de Gaulle et de la Résistance ; ce pourfendeur des syndicats, de la réduction du temps de travail, de l’abaissement de l’âge de la retraite, du droit de grève célèbre la mémoire du communiste Guy Môcquet ; cet homme aux rares neurones intellectuels, qui, pour toute caution culturelle, met en avant Doc Gynéco, Christian Clavier, Johnny Hallyday – courtisan de tous les présidents de la V° depuis qu’il paie des impôts-, cet être qui, hier, ricanait et sortait son revolver dès qu’il entendait le nom de La princesse de Clèves, cite aujourd’hui Voltaire, Victor Hugo , Emile Zola ; ce traître, ce cynique, cet immoraliste, cet apostat multirécidiviste se paie même le culot d’en appeler à la morale, aux valeurs, aux vertus ; cet aspirant nettoyeur de banlieues convoque blacks et beurs sur les podiums de ses meetings ; cet habitué des palais de la République, de l’or des logements de fonction , des lambris de ministères, des voitures avec gyrophares, et escortes policières, débarque devant les caméras en Renault de gamme moyenne pour monter à la tribune et convoquer une fois encore Jaurès et Blum , mais à la Mutualité cette fois ci !
Si l’on veut désormais que les mots puissent encore signifier, alors recadrons les choses et destinons lui celui de démagogue, de candidat de la démagogie, de roi de la démagogie, de chef de la démagogie, de président de la démagogie. Trente années de politique , de la mairie au ministère en passant par les instances départementales et régionales, témoignent de la nature véritable de cet homme de droite qui revêt aujourd’hui des habits de la gauche. C’est un loup déguisé dans les vielles nippes d’une grand-mère. On connaît l’histoire… Je crains que les habits nouveaux séduisent les amateurs d’histoire, de fable, de romans, de films, de fictions. Le soir du deuxième tour, la grand-mère pourrait bien apparaître à la fenêtre de l’Elysée, les habits du travestissement abandonnés à même le sol , démaquillée, avec le visage qu’on lui connaît depuis trois décennies : celui d’un prédateur. Ce soir là, il sera trop tard pour tous les chaperons - rouges ou non…

http://michelonfray.blogs.nouvelobs.com/archive/2007/02/11/les-habits-de-grand-mere-sarkozy.html
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Vendredi 9 mars 2007 5 09 /03 /Mars /2007 00:39

Le Pen se fait piquer toutes ses idées par l'UMP de Sarkozy

Le 5 mars 2007, ce vieux farceur de Le Pen publiait un communiqué: "Je salue l'initiative du conseiller général UMP André Danet qui m'apporte son parrainage et j'invite ses amis et collègues à faire de même."
De son côté, Nicolas SARKOZY vient formellement d'autoriser les élus UMP à parrainer le candidat Le Pen; "il faut sauver le soldat Le Pen" pourrait-on écrire parodiant ainsi un film récent et Le Pen fut bien un soldat.Le premier volontaire à rejoindre les rangs est bien connu des droites les plus extrèmes : André Danet, conseiller général du canton de Rouen 3, ancien UDF-PR, passé à l'UMP, chirurgien-dentiste retraité octogénaire qui ne se représentera pas aux prochaines cantonales en 2008 (cala limite les risques dans une ville où le score de Le Pen fut toujours inférieur à la moyenne nationale).André Danet est proche d'un des membres du cabinet de Sarkozy, Monsieur Cesari, maire-adjoint de ROUEN, ancien membre du cabinet de Pasqua et candidat RPF avant son retour au bercail UMP, il vit dans le canton de Monsieur Danet...
André Danet a pour fils, Olivier Danet, ancien militant du Parti des Forces Nouvelles dans les années 1970, mercenaire proche de Bob Denard présent activement au Bénin et au Liban, interrogé par la Police après l'attentat de la gare de Bologne en 1980, il est actuellement consultant en sécurité ; il vient de faire parler de lui à l'entreprise REYNOLDS dans la Drôme. André Danet, lors des législatives de juin 1981,était candidat dans la 2ème circonscription de Seine-Maritime avec comme suppléant, Emmanuel Ratier, bien connu des milieux nationalistes... et proche alors, lui aussi, du PFN. Le Pen n'a donc pas eu trop de mal à convaincre l'ami Danet, au bon moment...


Le nain de la place Beauvau est, lui aussi, un sacré farceur. Le 1er mars 2007, Sarkozy demandait au directeur général des impôts, Bruno Parent, administrateur civil hors classe, nommé par le même Sarkozy le 27 août 2003 en conseil des ministres, de lui confirmer qu'il avait bien rempli sa déclaration d'ISF pour 2005 et 2006. En l'espace de deux jours, ce brave directeur, et cet ami, lui a répondu que ses déclarations "ne font pas apparaître d'anomalie". La réponse de ce fonctionnaire, pour une fois ultra-diligent (en plein week-end!), a été communiquée à la presse le 5 mars! En une journée, ce fonctionnaire des impôts avait vérifié les déclarations de Sarkozy et lui avait donné quitus! N'est-ce-pas à mourir de rire? Ou à pleurer de rage et d'indignation?


Mais la farce n'est pas finie...A l'heure qu'il est, Le Pen sera candidat au premier tour, grâce à Sarkozy et à ses amis, comme nous avons été les premiers à l'annoncer début novembre 2006, à la grande fureur de fifille Le Pen. Car bien sûr, dans le microcosme politicien des copains et des coquins, on a rien sans rien. Donc, si Sarkozy est présent au second tour, Le Pen devra prononcer "une petite phrase non équivoque" pour appeler ses électeurs à voter pour le candidat de l'étranger (Israël et Etats-Unis). Adieu, les patriotes, bonjour, les collaborateurs ! Mais, à droite, la collaboration avec les ennemis de la France est une tradition qui se transmet...Mais nous aurons peut-être, non pas un, mais deux cocus! En ayant, in extremis, permis la présence du "plombier breton" au premier tour, Sarkozy se prive d'environ 10% de suffrages, et peut donc être battu, soit par Bayrou (la petite bête qui monte, qui monte...), soit par Royal, soit même par les deux! Ainsi, Le Pen aura entraîner dans sa tombe Sarkozy. Et ce ne sera que justice. Bravo les artistes!

www.toutsaufsarkozy.com

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Lundi 5 mars 2007 1 05 /03 /Mars /2007 15:11

 

 Par Capucine Légelle

Jean Pierre Gattegno est un des 150 intellectuels signataires de l’appel à voter pour Ségolène Royal paru aujourd’hui dans le Nouvel Obs.

Nous l’avons interrogé pour comprendre cet engagement :

En tant qu’intellectuel, écrivain, pourquoi vous engager publiquement pour un parti politique ?

Je ne suis pas un homme politique, je m’intéresse à la campagne comme tous les français. Etre considéré comme un intellectuel n’est pas un plus par rapport à mes concitoyens.

Mais je trouve qu’il est navrant de constater que l’époque est révolue où des intellectuels, comme Sartre ou Malraux prenaient position. Aujourd’hui on voit des gens comme Glucksman qui se retournent parce qu’ils ont des comptes à régler avec leur passé.

On assiste à une campagne très basse, loin de la tradition française qui veut que tout ce qui réfléchit est progressiste. Je pense qu’il est aujourd’hui nécessaire d’avoir une pensée critique qui ne se laisse pas embobiner par des considérations économiques.

Ségolène Royal le 3 mars 2007 à Auch

Pourquoi appelez-vous à voter pour Ségolène Royal ?

Parce que je pense que l’élection va se jouer autour de deux candidats. Même si certains autres partis ont des idées intéressantes, ils sont engagés dans une course d’escargots loin de la compétition réelle.

Le véritable enjeu sera entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal.

Par conséquent quelles que soient les réticences que les gens peuvent éprouver à l’égard de Ségolène Royal et même si certains considèrent qu’elle représente une gauche « molle », elle est la seule perspective contre une droite « dure ».

D’autre part je me suis aperçu qu’elle est bien au dessus de tout ce qu’on a pu dire sur elle et contre elle depuis le début de la campagne. Plus on avance vers l’élection, plus on se rend compte qu’elle maîtrise ses sujets et qu’elle a toutes les compétences pour gouverner ce pays.

Elle est digne de confiance, on peut voter pour elle.

Jean Pierre Gattegno est l’auteur de plusieurs polars :

Neutralité malveillante, Calmann-Lévy, 1992, adapté au cinéma par Francis Girod sous le titre de Passage à l’acte avec Timsit et Lhermitte.

La nuit du professeur, Calmann-Lévy, 1994.

Mortel transfert, Calmann-Lévy, 1997 porté à l’écran par Jean Jacques Beneix, avec Jean Hugues Anglade et Hélène de Fougerolles.

Une place parmi les vivants, Calmann-Lévy, 2000, adapté au cinéma par Raoul Ruiz.

Le grand faiseur, Actes Sud, 2002.

Longtemps, je me suis couché de bonne heure…, Actes Sud, 2004
.


www.grioo.com/info9460.html

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Jeudi 22 février 2007 4 22 /02 /Fév /2007 16:39

Victorin LUREL nouvelle photo.tif

Par Victorin Lurel*

Visiblement, le Ministre de l’intérieur, candidat UMP, Nicolas Sarkozy est venu en touriste à la Réunion.

Celui-ci n’a en effet développé aucune proposition concrète pour les outre-mers ! Il ainsi pu passer l’après-midi au bord de la piscine de son hôtel avant de rester la journée de samedi à la plage… le temps est au beau fixe !

A part avoir critiqué « l’assistanat » dans lequel vivent les ultra-marins, assistanat nommé solidarité pour les métropolitains, Sarkozy n’a développé aucun projet pour les outre-mers !

Victorin LUREL regrette profondément que Sarkozy préfère de bons bains de soleil à des propositions précises pour résorber le chômage – 40% à la Réunion – ou pour rembourser la dette de 800 M€ de son Gouvernement envers les opérateurs sociaux du logement.

Le Ministre Sarkozy n’a rien fait outre-mer et n’avait d’ailleurs aucune compétence pour le faire !Ainsi, le contrat de plan qu’il vient parapher à la Réunion pour donner l’impression qu’il amène de l’argent pour les infrastructures de l’île a déjà été signé le 19 janvier par le premier Ministre.

«L’effort sans précédent» de l’Etat en faveur de la route des Tamarins dont il se vante n’est que pure illusion puisque ce sont les réunionnais par le biais du péage qui sera mis en place sur cette route qui financeront en grande partie cette route !

De même, « l’intégration des DOM dans le plan national de cohésion social qu va permettre d’accroître le rythme de construction des logements sociaux » n’est qu’une vaste escroquerie puisque, de l’avis même du Sénateur UMP Henri TORRE (rapport d’information n° 88 sur le logement social outre-mer), cet article 108 de la loi du 13 juillet 2006 est resté « lettre morte » en dehors de toute programmation financière !. Bien au contraire, le Gouvernement est toujours débiteur d’environ 700 millions d’euros envers les opérateurs sociaux outre-mer selon les chiffres mêmes de Bercy !

Enfin, le Ministre Sarkozy a le culot d’annoncer qu’il va abaisser le coût du haut débit alors même que l’Etat n’a participé qu’à hauteur de 2% au projet de câble sous-marins pour le désenclavement numérique en Guadeloupe soit 400 000 € sur 20 millions d’euros !

* Député et président du conseil régional de la Guadeloupe

Par alert2neg - Publié dans : Opinions
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"ça veut dire que finalement, pourront se marier des gens qui s'aiment, même s'ils sont de même sexe, ce qui n'était pas le cas jusqu'à présent. Ça va permettre plus d'épanouissement, plus de liberté, plus d'égalité dans la société. Il faut comprendre ça comme une avancée".

Najat Vallaud-Belkacem, ministre et porte-parole du gouvernement socialiste, défendant le mariage homosexuel dans un collège, oct 2012.

C'est l'histoire d'une dame âgée qui en traversant la chaussée fait une chute et se ramasse sur le derrière en plein milieu de la rue !
Sarkozy, qui la suivait par hasard, s'empresse de l'aider à se relever et à traverser la rue.Arrivés de l'autre côté de la rue, le petit Nicolas dit à la vieille dame : »- Ce fut un plaisir pour moi de vous aider. Est-ce que vous m’avez reconnu ? Je suis Nicolas Sarkozy, votre Ministre de l’Intérieur. J’espère que vous voterez pour moi aux prochaines élections.
La vieille dame lui réplique: "Vous savez, je suis tombée sur le cul, pas sur la tête !"

Lu sur la toile en 2006

"Sarkozy n'a qu'un handicap d'image : il est petit. Pour qu'une photo de lui soit bonne, il faut travailler baisser, essayer de le décrocher pour le grandir"

Raymond Depardon, Cinéaste et Photographe

"L'esclavage des Noirs a été inventé par les Noirs, en Afrique, c'est eux qui vendent les autres Noirs parce qu'ils n'ont aucune conscience de la fraternité Noire, ça n'existe pas ça ".

Eric Zemmour/ France O, 2006

 

"Beaucoup de ces Africains sont polygames.Dans un appartement, il y a trois ou quatre femmes et 25 enfants.Ils sont tellement bondés que ce ne sont plus des appartements, mais Dieu sait quoi ! On comprend pourquoi ces enfants courent dans les rues."

Hélène Carrere d'Encausse, membre de l'académie Française ( A propos des émeutes urbaines 2005)

 

 


 

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