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Le "champion de la droite décomplexée" a perdu son pari fou de remporter un deuxième mandat.La France s'est difficilement débarrassée de Nicolas Sarkozy dont le bilan économique, 600 milliards de déficit !, vaut tous les discours de faillite. 

Au niveau de la diplomatie française, le mot bérézina n'est pas trop fort pour évoquer le quinquennat du chef de file de la droite néoconservatrice, notamment après les turpitudes atlantistes et l'assassinat sordide du Colonel Mouammar Kadhafi et ses conséquences désastreuses en Afrique. 

La droite a failli, elle est éjectée du pouvoir après plus de dix ans de règne arrogant et sans partage. On ne s'en plaindra pas, bien au contraire.L'alternance démocratique s'est produite, même si elle est arrivée par un homme que rien ne prédisposait à occuper la fonction suprême. L'ironie de la victoire du candidat socialiste aura voulu que seul un François ( Hollande) succède à un autre François ( Mitterrand), un peu comme si la force des esprits avait pris le pas sur la rationnalité. Par ailleurs, et c'est un savoureux clin d'oeil politico-sentimental, le retour de la gauche à l'Elysée, 20 ans plus tard,  ressemble à la revanche de l'ancienne candidate socialiste, Ségolène Royal, qui jubile, malgré elle, devant la victoire de François Hollande, son ancien compagnon et père de ses 4 enfants. Comme quoi, la vie est une sacrée farceuse !

Après l'ère du "Ensemble tout est possible", slogan plus qu'adapté à cette droite indigeste, voilà la France à l'heure du "changement c'est maintenant". Le président Hollande promet de redonner du sens à la parole politique. Chiche !

Comme disait un certain Charles Pasqua : "les paroles de campagne n'engagent que ceux qui y croient". Et les premiers pas de la présidence socialiste version Hollande, notamment avec les reniements sur la lutte contre l'Europe libérale des marchés prédateurs, l'argent roi et la spéculation folle, sans oublier l'ubuesque et criminel projet du " mariage pour tous", ne sont guère en phase avec les attentes réelles des français, en particulier du peuple de gauche. Rien de bien rassurrant, c'est le moins qu'on puisse dire. La France se lèvera t-elle avec une nouvelle gueule de bois en 2017, après celle déjà provoquée par la faillite économique, morale et éthique du sarkozysme ? On peut redouter le pire, à moins que François Hollande ne surprenne agréablement dans les mois à venir. Rien n'est moins sûr.  

En attendant l'impossible, profitez de cet espace de liberté sans concession.  Putain 5 ans !

  

 

A2N


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Politique

Mercredi 4 avril 2007 3 04 /04 /Avr /2007 17:56

Les Français n'en peuvent plus de voir cet individu court sur patte, un espèce de croisement entre un caniche et un fox-terrier, souffler sur les braises des tensions sociales, appeler ouvertement à la chasse au faciès, inciter à la haine raciale et les narguer au quotidien par des sondages orientés et une propagande inlassable orchestrée par ses amis des médias, eux mêmes, sous l'emprise des décideurs du CAC 40 et du MEDEF.

A trois semaines du premier tour, pour mieux juger de la crédibilité de ceux qui veulent diriger la France , ils veulent en savoir plus sur les programmes, et demandent une confrontation d’idées entre les candidats.  L'idée d'un débat via la toile ( parfaitement crédible) est avancée et relayée par les principaux présidentiables. C'est ce que prouve la consultation ci-dessous. Et chose curieuse, alors que ses SOUTENEURS l'ont présenté comme un homme courageux, seul le candidat populiste redoute une confrontation saine et démocratique. Pourquoi donc?

En réalité, Nicolas Särközy craint que l'on découvre que son seul programme pour la France est proportionnel à ses mensurations, c'est-à-dire…. 162 cm sous la toise et sans talonnettes, SVP ! A cela, si l'on rajoute ses névroses obsessionnelles et compulsives, il y a fort à parier que le peuple de France demandera sa disqualification immédiate avant le premier tour du scrutin présidentiel du 22 avril prochain. Il a compris combien un débat serait une épreuve de vérité, qui dévoilerait les dessous de ses numéros d'illusionniste de série C. Ne parvenant plus à dissimuler ses craintes, le prince hongrois n'a plus qu'une seule et piteuse réplique pour justifier son refus du débat démocratique "Nous sommes à un peu plus de 15 jours du premier tour. Je crois qu'il faut laisser les Français choisir les deux candidats qui seront sélectionnés pour le second et qu'à ce moment-là il y aura des débats". Pathétique !

 

A2N

Debat TV : et si on choisissait plutôt le Net ? © AFP
 
 

Sondages : Un débat sur Internet des 4 principaux candidats, est-ce une bonne idée ?

48%

  • Oui, parfaitement !

25%

  • C'est une mauvaise idée

26%

  • Pourquoi pas

Nombre de réponses : 3079 votes

 

 

 

Sondage effectué du 04/04/2007 au 10/04/2007

Par alert2neg - Publié dans : Politique
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Mercredi 4 avril 2007 3 04 /04 /Avr /2007 02:14
http://www.bondamanjak.com/images/Chichi.jpg
Il y a une semaine, la droite stupéfaite par l’ampleur du rejet de la police  trouvait le moyen de travestir la vérité, en utilisant la diversion et la calomnie pour masquer le passif sécuritaire de son champion et candidat à la présidentielle 2007. Le ministre de l’intérieur, François Baroin a menti sur toute la ligne, contribuant ainsi volontairement à mettre le thème de l'insécurité au coeur du débat présidentiel, démarche qui n'est pas sans rappeller la dernière élection présidentielle. Après le coup du Papy Voise, faussement agressé par des Arabes et des Noirs à Orléans, la droite et la droite dite  ultra nationale et xénophobe, celle de Le Pen, avaient surfé sur les peurs irrationnelles pour priver la gauche d'un deuxième tour. C'était le 21 Avril 2002. Il ne fait pas de doute que Särközy rêve de réediter ce scénario, en campant cette fois ci le rôle du candidat républicain face au leader frontiste.
A l’occasion de sa première sortie officielle, le nouveau ministre de l'intérieur , qui a succédé lundi dernier à Nicolas Särközy, a commis un mensonge grotesque et indigne, qui stigmatise les Français dits issus de l'immigration, sous-entendu les Non Européens, prenant le risque d'exaspérer un peu plus les tensions existant entre la police et une partie grandissante des citoyens. Ce qui est plus que condamnable dans la sortie imprudente du Harry Potter, surnom attribué au nouveau ministre de la police en raison de sa ressemblance avec le personnage de BD, c'est le racisme à peine voilé qui transparaît derrière les charges portées contre ceux que la classe politique estampille hypocritement "jeunes de banlieues". Comme lors des émeutes de Novembre 2005, les politicards et certains intellectuels de pacotille pointent les "hordes d'immigrés", ceux là mêmes qu'ils voyaient déjà incendier les voitures ou callasser les policiers. Peu importe si les ficelles sont grosses, l’essentiel est de sauver la mise du ministre pyromane qui rêve d'importer le concept de la tolérance zéro à la sauce US.Cette fois encore, les affrontements entre des citoyens,des voyageurs anonymes, des badauds, des provocateurs et des militants anarchistes, donnent lieu aux mêmes commentaires simplistes qui véhiculent une idéologie racialiste menaçant de faire imploser la France.

 

La droite a, une fois de plus, menti en surfant sur les affrontements de la gare du Nord. Le nouveau locataire de la place Beauvau a trompé tout le monde en affirmant sans retenue que les incidents ont éclaté après le « contrôle d’un Congolais qui, au final, est un multirécidiviste, rentré illégalement sur le territoire, avec vingt-deux dossiers de violences volontaires ».
A l’évidence, cette version est destinée à relancer la candidature de l’ex-ministre de l’intérieur, Nicolas Särközy dont la politique inspirée du modèle néo conservateur est de plus en plus contestable et soulève même des doutes au sein de l'UMP. François Baroin alias Harry Potter a trompé le peuple en déclarant "au départ, c'est un passager comme un autre et ensuite on apprend que c'est quelqu'un de très défavorablement connu des services de police puisqu'il a 22 affaires signalées".
Cependant, malgré toute sa "bonne volonté" à développer un argumentaire de la peur, il n'a pas pu empêcher que l'on découvre une version moins caricaturale sur le désormais plus celèbre resquilleur de France, le Noir, l'Africain d'origine Congolaise, Angelo Hoekelet. Contrairement aux affirmations gratuites et outrageantes de Baroin, Särközy, Le Pen et De Villiers, les affrontements à la gare du Nord  ne constituent ni une menace contre"l’identité nationale française" ni la démonstration d'une immigration "incontrôlée".L'Homme présenté comme un nouveau Fofana, dixit le leader vendéen, le vicomte Philippe De Villiers, ne correspond en rien au portrait très  inquiétant "offert" si gracieusement au peuple par les médias interposés.


D'abord, le "congolais" de 32 ans n'a jamais été condamné à 22 reprises, comme l'affirmait Harry Potter sur les ondes de radio UMP, pardon Europe 1. Il a été condamné sept fois , dont une prononcée en mars 2003 pour des violences, et six autres remontant à plus de dix ans pour des petits vols de nourriture et d'ustensiles de cuisine dans les supermarchés, port illégal d'un couteau Opinel et opposition à une mesure d'expulsion. Quel criminel !

Ensuite, le voyageur sans billet, Angelo Hoekelet, dont le contrôle aurait provoqué des violences mardi soir à
la
Gare du Nord n'est pas en situation irrégulière, il n'est pas entré illégalement en France et se trouvait, encore moins, en situation irrégulière depuis une vingtaine d'années. Aussi, le nouveau « chef du gang des barbares de la gare du Nord », accablé par la propagande gouvernementale et jeté en pâtures à la vindicte de l’électorat de l’UMP, du MPF et du FN, n'est pas en situation irrégulière puisqu'il devait retirer son titre de séjour le 5 avril 2007 auquel il a droit, sachant qu'il est  entré en France à l'âge de 10 ans, dans le cadre d'un regroupement familial Faut-il préciser que l'avocat du Congolais dépeint comme le danger suprême; Bruno-Albert Boccara, a remis au tribunal tous les documents qui contredisent la version véhiculée si généreusement par François Baroin ?
Enfin, comme les faits l'attestent, il fallait rapidement trouver un bouc émissaire pour masquer, 48 heures seulement après le départ du candidat Särközy du ministère de l'intérieur, le bilan désastreux de l'UMP après 5 années de plomb. Il n'y avait donc pas plus simple pour la France d'en haut d'agiter la peur d'une invasion de "barbares des banlieues", afin de fidéliser une frange de l'électorat très nostalgique du "temps béni des colonies". Qu'on ne s'y méprenne pas, aujourd'hui, s'il y a un péril qui menace réellement la République, c'est ni plus ni moins le projet incarné par le Rastignac issu de l'immigration hongroise; qui se permet même d'imaginer un ministère de sinistre mémoire "Immigration et Identité Nationale". Que dire devant tant de mépris et d'arrogance ? Ne pas oublier de se soulager dans les urnes le 22 avril prochain, et se débarrasser enfin des vrais fossoyeurs du pacte Républicain: "Liberté, Egalité et Fraternité"

A2N

STRATEGIE ELECTORALE ET EMEUTES

Par alert2neg - Publié dans : Politique
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Mardi 3 avril 2007 2 03 /04 /Avr /2007 13:52

Lors d'un incident avant l'enregistrement de l'émission "France Europe Express", il y quelques semaines, l'ex-ministre de l'intérieur avait menacé, selon le Canard Enchaîné du 21 mars, de "virer" la direction de la chaîne s'il était élu à l'Elysée, des propos que Christine Ockrent avait d'ailleurs confirmé chez sa consoeur de Canal +, Laurence Ferrari. Après le coup de pression à  "France Europe Express", c'est au tour de la rédaction de France 3 de subir les foudres du Rastignac Hongrois, qui n'a pas apprécié qu'une journaliste de France 3 Lille fasse correctement son travail, en lui demandant de s'expliquer sur l'affaire du marché octroyé illicitement à une entreprise dirigée par quelqu'un appartenant à ses relations.( voir vidéo ci-dessous)

Non content d'avoir été bousculé; l'aspirant président, qui couvre dorénavant d'injures tous ceux qui ne sont pas avec lui, à commencer par ses adversaires politiques, a encore dérapé, démontrant, s'il le fallait encore, qu'il est LE péril qui menace la France. Le candidat de l'UMP prouve dans cette énième affaire de conflits d'intérets, à l'instar de celle liée à son immobilier à Neuilly/ Seine, qu'il procède à la manière de son modèle Etatsunien, George W. Bush; qui n'a pas hésité à attaquer l'Irak pour refiler le marché de la reconstruction à la société HALLIBURTON, compagnie qui remunérait confortablement le vice président américain Dick Cheney. Voyez vous ?
  
Le petit Nicolas n'a donc rien inventé en confiant le marché juteux des documents administratifs à la société Oberthur qui appartient à un des ses proches. L'on ne peut que féliciter le Conseil d'Etat d'avoir veiller à appliquer LA loi, ce qui a permis de démontrer la conception partisane du pouvoir que se fait le candidat de l'UMP. Chassez le naturel ... il revient au triple galop ! Cette aventurier est aussi dangereux qu'il l'était comme ministre de l'Intérieur. Et dire que Simone Veil qui le trouve brutal continue néanmoins à le soutenir. 
Il serait temps que le peuple ne se laisse plus abuser par des sondages orientés et la propagande orchestrée par l'oligarchie du CAC 40 en faveur du nouveau Berluskosy français. La France se passerait bien d'un exalté et assoiffé du pouvoir, notamment en le poussant dès le 22 Avril à la retraite. Au moins, il mettra à profit son temps libre pour choisir un nouveau pays d'accueil. Par exemple, La Hongrie ou les Etats-Unis, voire Israël.

A2N


Särközy en ébullition sur France 3 le 28.3.07

Par alert2neg - Publié dans : Politique
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Lundi 2 avril 2007 1 02 /04 /Avr /2007 13:09

A J-20 du premier tour, Ségolène Royal, François bayrou, Jean Marie Le Pen et tous les candidats à la présidentielle 2007  se sont déclarés favorables à l'organisation d'un débat télévisé. Le moins qu'on puisse dire, une confrontation ouverte et démocratique aurait beaucoup de sens car elle permettrait aux Français de juger les projets réellement  proposés par les différents candidats qui briguent la magistrature suprême.Surtout, ce serait l'occasion de sortir de la terreur sondagière qui semble être la seule arme à la disposition de certains, si vous voyez?

Nul n'ignore que l'élection présidentielle 2007 constitue une étape importante pour un pays qui doute de sa place dans la mondialisation, comme en témoigne le NON au référendum en 2005. 
Etrangement, l'idée d'un débat démocratique et ouvert, loin des sondages l'annonçant vainqueur avant l'heure, ne plaît pas au candidat de l'UMP. Pis, il semble même que Nicolas Särközy soit terrorisé par la proposition d'une confontation directe avant le premier tour du scrutin présidentiel. Pourquoi cette attitude lâche d'un homme qui bombe le torse et promet de nettoyer au Kärcher les banlieues pauvres?
Trois raisons peuvent expliquer le manque de courage du candidat favori du MEDEF, CAC 40 et des médias traditionnels.
 
D'abord, comme il le prouve à travers ses multiples pirouettes et tentatives de récupération des Figures de la Gauche, Nicolas Särközy est contraint d'assumer le bilan de la présidence Chirac, ce qui est terriblement handicapant pour quelqu'un qui promet une RUPTURE. Se sachant par avance condamné, il n'a pas d'autres choix que de multiplier les pirouettes idéologiques et les tentatives de récupération, comme il l'a fait en s'appropriant Jaurès, Blum, De Gaulle.... En clair, Le candidat de l'UMP est un homme sans programme.  
 
Ensuite, ayant basé toute sa campagne sur la communication, laquelle comprend la stratégie de conditionnement du peuple par des sondages quotidiens ( environ 1. 000.000 Euros), le candidat de l'UMP n'entend pas être confronté à ses adversaires, redoutant logiquement d'afficher toutes ses limites évidentes. Il veut se qualifier en brassant de l'air, comme d'habitude. Pour y parvenir, les médias et les sondeurs associés ont  pour mission de persuader le peuple de l'automaticité d'un deuxième tour de scrutin avec le candidat Särközy. Telle est la finalité des sondages quotidiens.Quelle escroquerie !
 
Enfin, manquant singulièrement d'envergure politique et ne supportant pas d'être contrarié, Nicolas Särközy démontrerait rapidement combien sa candidature est surévaluée, ce qui ne manquerait pas de soulever toutes les suspicions possibles dans son électorat.Imaginez si les supporters de l'UMP réalisaient que leur champion est shooté aux sondages, récite sans conscience des discours écrits par le fantaisiste Henri Guaino,  ou n'est que la création de puissances étrangères voulant soumettre la France à la doctrine du "choc des civilisations"?
 
En conclusion, la fuite du candidat de l'UMP est logique car son éventuelle participation à un débat ferait découvrir ce qu'il dissimule derrière une agitation médiatique permanente et des sondages sur mesure: l'absence de consistance politique. Ce refus d'une confrontation est d'autant plus justifiée que Nicolas Särközy a systématiquement été réduit au silence lors de certaines confrontations télévisées face à des interlocuteurs de taille, notamment quand ses challengers ne lui permettent pas de mener les échanges selon les bonnes vieilles recettes consistant à poser des questions et à y répondre de manière simpliste. C'est ainsi qu'il a trébuché lourdement face au magistrat Serge Portelli ( émission Riposte, France 5) et Dominique Strauss Khan, qui lui a infligé une véritable correction devant des télespectateurs médusés.Il faut croire que Särközy s'en rappelle toujours.
 
A2N
Par alert2neg - Publié dans : Politique
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Dimanche 1 avril 2007 7 01 /04 /Avr /2007 12:59
Le réseau ’’Les écrans de paris ’’ qui gère cinq grandes salles de cinéma dans Paris, a diffusé pendant dix jours un clip intitulé "Soyons fermes avec l’Iran" qui incite clairement à la guerre contre ce pays. Des protestations de spectateurs semblent avoir fait cesser cet incroyable propagande de guerre... pour le moment.
   
Nous apprenons par plusieurs personnes qui se sont trouvées dans l’un des cinémas (Arlequin, Reflet Médicis, Majestic Bastille, Escurial Panorama, Majestic Passy) ces jours-ci que la société "Les Ecrans de Paris" s’est permis de diffuser, parmi les bandes annonces publicitaires, un clip d’une minute expliquant que l’Iran constitue une menace.

Dans ce clip, le prix Nobel de la paix, Elie Wiesel ( photo ci-dessus) intervient (« Le Juif qui est en moi vous dit... ») sur le thème de la menace que constituerait l’Iran pour les Juifs.

Des spectateurs ont protesté lors de la diffusion de ce spot va-t-en guerre. Sophie Dulac (photo ci-dessous), présidente des "Ecrans de Paris" interrogée par téléphone, a fait savoir hier, que ce clip n’était plus diffusé depuis mardi mais sans préciser si le retrait du clip était définitif ou simplement suspendu en raison de protestations de spectateurs.


Cette bonne dame a eu le culot de diffuser dans les salles où le clip était projeté une "lettre" soulignant qu’il ne s’agissait pas d’une inititative à caractère "politique" !
Il n’est pas trop tard pour faire connaître à la direction des Ecrans de Paris votre indignation face à cette propagande dangereuse, l’apologie de la guerre n’étant pas censée être la vocation des circuits de distribution cinématographiques.

ecransdeparis@wanadoo.fr et contact@lesecransdeparis.fr tél. 01 47 23 00 15, fax 01 47 23 87 34. Adresse : LES ÉCRANS DE PARIS, 30, avenue Marceau -75008 PARIS
 
 
Par alert2neg - Publié dans : Politique
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Vendredi 30 mars 2007 5 30 /03 /Mars /2007 13:25
Le pamphlet d'Eric Besson, "Qui connaît Madame Royal?" est un véritable succès en librairie: le livre se hisse en tête des meilleures ventes du classement de la semaine Livres Hebdo, tous genres confondus. Quoi de plus normal au royaume de la traitrise ?
Un mois après sa démission, minimisée logiquement par la Dame du Poitou, le minable ex Monsieur "chiffrage" du programme socialiste s'est donné en spectacle dans une super-production signée Dassault ( encore, lui !), lequel n'a pas attendu pour ouvrir complaisamment ses médias aux confidences sulfureuses de celui qui est désormais une "arme" anti-Royal.( tout est relatif)
Le nouveau traitre ne s'est pas fait prié longtemps pour se livrer à un numéro de strip tease qui restera dans les annales de la politique, parvenant ainsi à se faire hara-Kiri sur la place publique.
D'abord, il a quitté le PS au moment où la campagne anti-Royale, orchestrée justement par le Figaro, battait son plein. ( hasard ou coincidence?)
Ensuite, il a tenu une conférence de presse pour dénoncer ce qu'il appelle les dérives du PS.Pourquoi ne l'a t'-il pas fait avant? Faux cul, va !
Enfin, il a sorti un livre écrit à la vitesse supersonique pour dit-il " dire que Ségolène Royal ne doit pas devenir Présidente de la République", pour conclure que Särközy et Bayrou sont "plus qualifiés" que la candidate du PS pour diriger la France.
Tant d'amabilités, de mauvaise foi et  d'étroitesse d'esprit , il n'y a rien à rajouter, si ce n'est que M. Besson a tout d'un traitre. Et cerise sur le gateau, il est d'un machisme édifiant en parlant de la candidate Royal, ne se demandant en aucun moment qui des trois candidats a la meilleure expérience en politique. Faut-il rappeler au minable Besson que la candidate socialiste est arrivé en politique en 1981, Särközy en 1983 et Bayrou en 1986? C'est vrai, M. Chiffrage ne s'est plus compter lorsqu'il est question de se vendre pour un plat de lentilles. M. Besson n'est pas fiable, il est même douteux, comme le démontre cette vidéo dont les medias ne parlent pas. Pourquoi? Vous l'aurez compris, pas besoin de commentaires.
 
A2N
Par alert2neg - Publié dans : Politique
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Vendredi 30 mars 2007 5 30 /03 /Mars /2007 12:52

Et hop, le Figaro remet ça ! Aussitôt que le Maréchal Särközy, l'initiateur du "ministère de l'immigration et de l'identité nationale" est en difficulté, il se trouve une bonne âme, un ange gardien, pour voler à son secours. Vous remarquerez que les sondages sont au petit Nicolas y Nagy Bocsa, ce que l'assistance respiratoire est aux malades atteints d'insuffisance cardiaque. Autrement dit, tout ça n'est pas très naturel; car il suffirait d'un geste mal intentionné pour mettre fin aux espoirs entretenus par une bande d'escrocs. De là à conclure que le candidat de l'UMP et produit d'appel du supermarché "CAC 40 & MEDEF" est maintenu artificiellement en vie, il n'y a qu'un pas.

C'est ce que démontre la dernière livraison de l'officine baptisée "opinion way"; qui émet des sondages afin de répondre aux interrogations que les Français nourrissent par rapport au ministre qui promettait la "tolérance zéro", mais qui ne peut même plus se déplacer dans les banlieues populaires sans courir le risque de se faire lyncher ( le mot n'est pas fort). L'homme qui squattait le ministère de la police est nu, son jeu est dévoilé, comme le prouve, une fois de plus, les émeutes à la gare du Nord. Que la police en vienne à déclencher des violences à chaque contrôle d'identité, c'est dire si la faillite du ministre candidat est évidente.

Aujourd'hui, l'illusionniste est réduit à brasser plus d'air que d'habitude, allant jusqu'à promettre la création d'un ministère aux questions ethniques, pardon Nègres et Bougnoules. Pétain l'avait fait en collaborant avec l'occupant Allemand. Nous savons ce qu'il advint, à commencer par la déportation de milliers de juifs vers les camps de la mort. Särközy, lui, promet autre chose: la création de ghettos communautaires dans lesquels tous ceux qui menacent SA conception de l'identité nationale ( laquelle?  Hongroise, peut-être ?) seront assignés à leur origine, à leur religion ou à leur couleur de peau. Choquant ! Le plus consternant dans cette dérive totalitaire du petit Hongrois qui voulait être couronné chez les Gaulois, c'est que les médias tels que le Figaro, le Point, l'Express, permettent de couvrir l'inadmissible et toutes les atteintes aux principes républicains. C'est dire combien l'appât du gain rend fou. Ils soutiennent la destruction du lien social, n'hésitant plus à justifier l'immonde par le biais de sondages orientés et opportuns en faveur de leur chouchou, candidat à la presidentielle depuis 2002.

En 2005, après que leur "candidat" ait mis le feu dans quartiers populaires, nous avions eu droit à des vagues de sondages vantant les qualités de fermeté du rastignac venu de l'Est. Et pourtant, il ne faisait aucun doute, ce qui a été récemment confirmé par la justice, que Nicolas Särközy était le principal responsable du décès des jeunes de Clichy sous bois, notamment en niant sans vergogne la participation de SA police à une chasse à l'homme qui avait mal tourné. On connaît la suite: 3 semaines de nuits bleues en France !
Aujourd'hui, après les scènes d'affrontements entre la police et plusieurs centaines de jeunes à la gare du Nord, l'on semble se diriger vers les mêmes conclusions: Särközy serait, selon les experts es Manipulations le MEILLEUR pour lutter contre l'insécurité. En clair, il nous est suggéré de voter pour l'illusionniste de l'UMP.  
Surtout, il est interdit d'en rigoler en exigeant le bilan de celui qui promettait la sécurité et la lutte contre les zones de non-droits. Enfin, le ridicule ne tue pas chez les amis manipulateurs de notre Hongrois national. Pour un peu, Dassault et sa clique de racailles en cols blancs, nous demanderaient de plebisciter leur marionnette sans envergure, qui veut prendre le pouvoir afin de livrer la France aux appétits les plus féroces. Nous avons constaté ce que l'élection de Bush a apporté aux Etats-Unis, l'on se gardera de porter un bush miniaturisé à l'Elysée. Messieurs Dassault and Co, pour reprendre les termes de votre chouchou, vous devriez vous appliquer le slogan qu'il a tristement banalisé " La France, si vous l'aimez pas, quittez la !" Au moins, l'on pourra se consacrer plus sereinement au rassemblement de tous les Français que la démagogie du petit Nicolas a séparé. ( voir sondage "opinion way, ci-dessous)
 
A2N

 

Présidentielle: Nicolas Sarkozy mieux placé sous la sécurité, selon un sondage

        
 
PARIS (AP) - Près de quatre Français sur dix (39%) estiment qu'il y aurait moins de violences du type de celles de la gare du Nord si Nicolas Sarkozy était élu président de la République, selon un sondage publié ce vendredi dans "Le Figaro".
Sur cette question, le candidat UMP devance Jean-Marie Le Pen (Front national, 38%). Viennent ensuite François Bayrou (UDF, 19%) et Ségolène Royal (PS, 17%), selon ce sondage réalisé par Opinion Way pour "Le Figaro" et LCI sur un échantillon de 1.008 individus représentatif de la population âgée de 18 ans et plus, les 28 et 29 mars. Aucune marge d'erreur n'est donnée.
Nicolas Sarkozy est également jugé le plus crédible par 30% des sondés lorsqu'il parle de la notion d'identité nationale, devant Jean-Marie Le Pen (19%), Ségolène Royal (15%), et François Bayrou (8%). Par ailleurs, l'identité nationale est un enjeu "important" pour 48% des Français, "secondaire" pour 35% et "prioritaire" pour 16%.
Enfin, concernant les sans-papiers, 71% des personnes interrogées sont favorables à une régularisation au cas par cas, 13% à une régularisation totale, et 15% à aucune régularisation. AP

Par alert2neg - Publié dans : Politique
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Jeudi 29 mars 2007 4 29 /03 /Mars /2007 12:23

Ibrahima_Sene.jpgIbrahima Sène, membre du Comité central du Parti pour l’indépendance et le travail (Pit) s’est livré pour Le Matin, dans la première partie de l’interview qu’il nous a accordée, à une véritable démonstration de la fraude. Celle-là qui aurait permis au candidat Abdoulaye Wade d’être réélu au premier tour à la présidentielle. M. Sène parle d’une évolution dans les techniques de fraude, exemples à l’appui… et révèle le plan de l’opposition qui consiste, d’une façon active, a crée un front de mobilisation des Sénégalais pour contraindre les autorités à changer le système électoral.

Le Matin : L’opposition à laquelle vous appartenez parle de fraude à la présidentielle malgré la caution des observateurs et du Conseil constitutionnel qui ont attesté et du bon déroulement du scrutin et de la validité des résultats. Qu'est-ce qui peut bien encore justifier vos préoccupations ?

Ibrahima Sène : Vous me donnez là l'occasion de revenir sur ce que nous avons appelé la fraude électronique qui a eu raison de la volonté que le peuple devrait exprimer par son suffrage. Dans le cas de la présidentielle dernière, la fraude a consisté quelque part, à reconfigurer à partir de l'ordinateur, la géographie du vote, pour concentrer des électeurs bien identifiés au niveau du bureau de vote pour faire le nombre. En même temps, il a été question de prendre des mesures pour retenir et empêcher des électeurs déterminés, de pouvoir voter.
L'informaticien de la Présidence lui-même a reconnu qu'ils ont pris le fichier et ont étudié la répartition de l'électorat, sa composition, identifié les électeurs, leur histoire, etc. Et c'est ainsi qu'ils ont reconfiguré l'électorat. À la demande que nous avons formulée et qui a été satisfaite en 1999 sous le magistère d’Abdou Diouf à savoir de publier la liste des électeurs par bureau de vote, quinze jours avant les élections, ils n'ont pas accédé, simplement parce que nous aurons décelé tout de suite la supercherie.

Une des preuves de ce que je vous dis là, est à trouver dans leur défaite à Kaolack au niveau du bureau de vote de Médina Baye. À cet endroit, ils ont pensé que Mamoune Niasse du Rp, allait voter pour l'opposition. À partir de ce postulat, ils ont identifié ce qui leur paraît être l'électorat de ce leader pour l'enlever et faire en même temps venir un nombre qu'ils ont pensé contrôler. Mais quand Mamoune s'est retourné pour leur apporter son soutien, la machine ayant été lancée, il leur a été trop tard pour se rattraper. Voilà ce qui explique leur défaite à Médina Baye. Et c'est en même temps, une preuve matérielle de ce que nous avons dénoncé. À Thiès aussi, l'électorat a été reconfiguré de telle manière qu'ils étaient convaincus qu'en identifiant les gens par bureau de vote et en mettant l'argent à travers leurs hommes, ils parviendraient à avoir gain de cause. Ce qui n'a pas marché est que ceux qui sont supposés être les leurs étaient de Idrissa Seck. Dès lors, il apparaît évident que, ce qu'ils ont pris comme mesure pour avoir un électorat qui leur est favorable dans la plupart des cas et, bloquer celui qui leur est défavorable ou le délocaliser, est chose tout à fait avérée. Or, pour toutes ces manœuvres, ce n'est vraiment pas le jour du scrutin que quelqu'un peut s'en apercevoir pour le considérer comme un élément de fraude. C'est donc seulement avec du recul qu'on peut se faire une bonne idée de la chose. Autre fait marquant, c’est que nous avons fait le constat de la tenue d'une sorte d'un pré-scrutin. Un scrutin par anticipation, si vous voulez.

Dans plusieurs localités, ils ont pris les enveloppes officielles de vote où il a été mis les bulletins du candidat Wade et les ont distribuées à de potentiels votants avec de l'argent. Ensuite, ils ont demandé à ceux-ci d'introduire ces enveloppes dans l'urne le jour du vote, et de ramener, le reste des bulletins de candidats dont celui de Wade comme preuve de la consigne respectée. Et c'est à la seule condition que le votant recevra le reste de l'argent qui lui a été promis. Ce qui a expliqué quelque part, ce pourquoi sur les quinze candidats, le taux de vote nul a été à peine de 1 %. N'est-ce pas curieux ! C'est en tout cas assez éloquent dans un pays à fort pourcentage d'analphabètes qu'un choix entre ce nombre de prétendants frôle la perfection. Ce vote anticipé, évidement quant il est entretenu, seule la sûreté peut être au courant. Comment s'attendre qu'un quelconque observateur s'en aperçoive, le jour du scrutin puisque, comme on le dit, "le vers était déjà dans le fruit". Seulement voilà, s'ils sont parvenus à ce complot, c'est parce que c'est le ministère de l'Intérieur qui organise le vote. Par conséquent, seul ce département a la maîtrise du matériel en général, des bulletins et des enveloppes.

Autre chose qui atteste de la fraude électronique. Il n'y a qu'à voir l'allure des résultats de cette élection. Partout dans la plupart des bureaux de vote, c'est à peu près le même taux, pour les voix que Wade a obtenues par rapport à ces adversaires. Ce qui ne peut aucunement pas être le simple fait du hasard. Vérifiez de vous-même que son score a quasi varié partout entre 57 et 65%. Mathématiquement, ça ne tourne pas très rond. C'est dire que dans la présidentielle dernière, nous n'avons pas eu affaire à des éléments de fraude traditionnelle. C’est-à-dire bourrage des urnes, bataille organisée autour d'un bureau pour faire annuler les résultats, etc. Avec Wade, le Sénégal a dépassé ce type de fraude. Il vient d'inaugurer sous son magistère l'ère de la fraude scientifique. Et c'est tout le système électoral qui a été mis en complicité pour y parvenir. Nous pouvons encore évoquer le cas des 31 procès verbaux sur les 34 départements, qui n'ont pas été mis sous scellés et dont nous avons contesté la régularité, conformément à la loi électorale, avec constatation par huissier devant la commission nationale électorale qui nous a renvoyé au Conseil constitutionnel qui n'en a eu cure. Aussi, faudrait-il faire remarquer le cas de la Cena qui, dans cet exemple, a fait montre de complicité manifeste. C'est donc tout le système électoral qui a participé à frauder et à manipuler la volonté du peuple sénégalais. Pourtant, Wade l'avait dit en campagne électorale : "Jamais au plus grand jamais, l'opposition ne pourrait apporter la moindre preuve de fraude". Pour dire à la presse qu’"il faudrait, pour cela, à l'opposition, de prendre le fraudeur en flagrant délit en présence d'un huissier". Et d'ajouter, "il n'y a pas suffisamment de huissiers au Sénégal et ceux-ci ne travaillent d'ailleurs pas à partir de 19 heures". Un aveu de candidat qui n'a pas été démenti le jour du scrutin puisque le ministère de l'Intérieur s'est arrangé de telle manière que l'essentiel du vote se soit déroulé à partir de 19 heures pour se poursuivre au-delà de minuit.

À partir de ce moment, aucune de nos revendications ne pouvait être recevable. C'est pourquoi, pour nous, le mécanisme qui a présidé à cette présidentielle doit être totalement remis en cause. Ceci en dessaisissant le ministère de l'Intérieur de l'organisation des élections et en confiant celle-ci à une Ceni. Ensuite, il faudra revoir fondamentalement le code électoral de manière consensuelle. Parce que celui-là a permis au président d'avoir partout des faux-fuyants. Mais, cela été la faute à l'opposition de ne pas s'être battue physiquement pour empêcher au président de faire des élections sa chose personnelle et de tout faire pour assurer sa victoire. Ce qui ne dédouane pas la fraude.

Finalement, à vous entendre, c'est comme si vous aviez perdu du temps à participer à l'audit du fichier électoral ?

Mais, avez-vous entendu les membres de la société civile qui ont siégé à la commission d'audit ? Ils ont avoué n'avoir pas eu le temps de tout passer à la loupe pour estimer avoir terminé leur travail. Ils ont aussi fait l'aveu de ne pouvoir attester de la fiabilité ou non du fichier. Pourtant, c'est ce à quoi ils ont été commis en prenant part à cet audit. Alors, ne serait-ce que leur doute devrait servir à revoir fondamentalement les choses.

Tout compte fait, le 25 février est derrière nous. Wade va bientôt prêter serment et vous continuez à contester les résultats. Aviez-vous véritablement le sentiment d'être en phase avec le peuple sénégalais, qui a semblé avoir tourné la page électorale ?

C'est là où je pense que les gens ont souvent une mauvaise interprétation de l'attitude des populations. D'abord, dans n'importe quel milieu où vous vous rendez, c'est l'étonnement par rapport au verdict de ce scrutin. Ensuite, vous le voyez de vous-même, le peuple en veut en réalité, tellement à ce pouvoir qu'il ne lui a même pas donné de répit. Les luttes ont été relancées aussitôt. Le front social s'est embrasé du coup. C'est comme pour dire : "Ces gens-là (ndlr: le pouvoir ), ils se sont débrouillés pour passer. Maintenant, il n'y a qu'à se battre". C'est parce que, ces populations s'attendaient à un changement qui leur amène des gens crédibles auprès desquels ils peuvent trouver une oreille attentive pour s'occuper de leurs préoccupations. Et ils se retrouvent sans trop comprendre comment, avec un système qui a fini de les convaincre de ses limites. D’où sa réaction quasi simultanée avec les grèves et les mouvements de protestations qui ont repris de plus bel. En 2000, quand le peuple a eu le sentiment que les élections se sont bien déroulées, Abdoulaye Wade est resté deux ans de suite sans essuyer la moindre contestation. L'on disait dans nos langues nationales : "Laissez le vieux travailler".

L'autre signal du malaise est que, même les supposés vainqueurs de cette élection, n'ont pu pavoiser. Simplement, c'est l'adage qui le dit : "Voler un tam-tam est aisé, mais trouver là où le battre est le problème". Ils n'ont pas pensé que leur mécanisme de hold-up électoral allait être si performant. L'effet de surprise dont ils ont été aussi les victimes, les a beaucoup traumatisés. C'est pourquoi, Wade voyant déjà l'opposition dans la rue, s'est dit : "Je vais accabler ses leaders pour détourner les attentions les populations". Wade a fait par cet acte ce que Diouf avait fait en 1988. Ce dernier avait arrêté par anticipation en son temps l'opposition pour l'empêcher de jeter les populations à la rue. Le premier, intelligemment, a menacé de prison tout le monde, aux mêmes fins. Wade lui-même a dit : "Le peuple lui-même a accepté ma victoire et même les élèves ne sont pas descendus dans la rue". Mais jamais les élèves ne descendus d'eux-mêmes dans la rue aux lendemains d'élection. En 1988 par exemple, ils ont suivi les partis dans la rue. Et cette fois, ce n'est pas fini puisque nous avons dit n'avoir pas reconnu les résultats de cette élection, nous nous concertons, nous nous préparons et nous nous battrons. Il n'est pas question pour nous de laisser Wade confisquer le pouvoir et aller encore organiser à sa manière les législatives et les locales, comme cela lui conviendra.

Vous vous concertez, vous l'avez dit. Est-ce que l’on peut penser que vous allez vers une liste commune pour les législatives, la leçon de la présidentielle étant bien assimilée ?

Les concertations qui ont lieu actuellement ont pour objet de créer un front pour mobiliser les Sénégalais afin d'exiger le changement du système électoral. C'est tout. C'est loin d'un but électoraliste. Nous sommes tous d'avis à l'opposition qu'il nous faut d'abord amener Abdoulaye Wade à revoir le système électoral. Ce, conformément aux dispositions qui ont permis en 2000, de tenir un scrutin transparent. C'est vrai, nous n'avions pas pu rassembler nos forces pour cette exigence avant la présidentielle. Cependant, cet hold-up est tel que, nous sommes condamnés à serrer les rangs et à faire face. Sinon, notre pays s'achemine vers la férule d'une dictature monarchique qui restera ainsi des siècles et des siècles…

Abdou Gilbert Niassy (Le matin)

 

www.socialisme-republiquesn.org/content/view/108/1/

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Jeudi 29 mars 2007 4 29 /03 /Mars /2007 11:26

A2N  – Ceci dit, que reste-t-il de tout cela ?

G.G. - Vous savez, peut-être plus que les faits, les travers des hommes politiques sont têtus. Alors qu'il nous a fallu croiser le fer avec eux pour dénoncer leurs pratiques et leurs méthodes démagogiques, nous avons imposé l'incorporation dans le programme municipal de Sarcelles :

 

 

1 - Le vote des étrangers au niveau local.

2 - La construction d'une Maison des Cultures.

3 - Un poste d'adjoint au maire attribué à un Afro-antillais, de manière à ce que l'on cesse de nous attribuer des strapontins comme à l'accoutumée.  

4 -  Que Sarcelles soit jumelée avec les plus grandes villes d'Outre-Mer, ceci pour mieux conserver le contact avec nos racines.

Je dois préciser que dès que nous sommes partis, toutes ces bonnes propositions ont été rapidement abandonnées par l'équipe encore en place aujourd'hui. Sauf le poste d'adjoint obtenu grâce à notre lutte, existe encore dans des conditions et pour des raisons que la sociologie politique explique très bien.

"Et puis, si vous le permettez, je rappellerai que j'ai animé sous mon nom d'artiste (Séchou) ce dont je ne suis pas peu fier, une émission sur "Radio Soleil Goutte d'or", et une autre plus politique celle-ci, extrêmement écoutée et qui s'appelait "Le Club de la Presse de Tropic F.M.", devenue aujourd'hui Média Tropical."

A2N – Après que vous ayez tant milité et dans tous ces domaines, on est tenté de vous demander pourquoi vous avez arrêté de faire de la politique ? Et pourquoi ne pas faire profiter un peu plus de votre expérience politique ?

 

 

G.G. - D'abord je n'ai jamais arrêté. Le fait de ne pas être encarté dans un parti politique traditionnel ne signifie pas que l'on se désintéresse de la chose politique. J'ai par exemple été candidat aux législatives en 1997 sous les couleurs du R.D.C. (Rassemblement pour la Démocratie et le Civisme), groupement constitué par des Antillais et au sein duquel j'ai sérieusement milité.

A2N - Si je comprends bien, à la demande de participation active qui vous est formulée, votre réponse serait plutôt oui ?

 

 

G.G.Ah ! Ah ! (N.D.L.R. rires) Comme vous y allez ! Je vous disais que je ne me suis pas dérobé aux sollicitations mais je ne vous ai pas dit que j'y ai répondu telles qu'elles m'étaient présentées. A leur demande précise, telle qu'elle était formulée, j'ai répondu par la négative. Et comme à ces gens, je vais vous faire une réponse claire et sans équivoque qui, peut-être, ne vous satisfera pas. Mais je crains que vous ne deviez tout de même, vous en contenter pour l'instant. D'abord si je m'intéresse encore à la politique, je suis en effet, beaucoup moins engagé que par le passé. Ceci simplement, parce que j'ai décidé depuis quelques années de m'occuper prioritairement de ma famille et de moi-même. Militer c'est beaucoup, beaucoup de sacrifices et j'estime avoir déjà grandement donné parfois même au détriment des miens. Ensuite, parce j'ai conscience de certains travers dont font preuve nombre de nos compatriotes afro-antillais, même si je n'ignore pas qu'ils ne sont pas leur apanage.

A2N Par exemple ?

 

 

G.G.Comme par exemple, un certain déficit dans leur esprit de solidarité. Je dirais même plus, j'ai eu à constater et à déplorer la capacité de nuisance dont nous savons quelquefois faire preuve contre nous-mêmes, et ce, quelquefois simplement en échange de ce que j'ai appelé, il y a déjà longtemps, "un plat de lentilles". – Une propension à ne pas vouloir reconnaître le travail des autres, à beaucoup nous dénigrer, à nous faire sans cesse des procès d'intention, à comploter, à fomenter dès que nous entreprenons.

A2N Aujourd'hui malgré toutes ces difficultés que vous venez de rappeler, qu'est-ce qui pourrait bien vous décider ?

 

 

G.G.Eh bien ! Ma propension à aider les autres, ma fascination pour la chose politique, deux  dispositions complémentaires à mon sens. Et puis, sans doute, parce que la demande s'est renouvelée. En réalité, elle se fait à nouveau insistante depuis que deux candidats éventuels, potentiels, simulés, je ne sais comment dire, ont déclaré forfait comme j'avais personnellement prédit qu'ils le feraient, et surtout, surtout dans le climat de grande déception qu'a suscité le désistement forcé de Christiane Taubira, ce que j'ai personnellement, profondément regretté. Dès lors je me suis retrouvé devant deux questions d'importance.

1) - Avais-je le loisir, le droit de refuser, sans scrupule, de m'engager dans cette bataille dure et décisive pour défendre des valeurs que j'ai toujours trouvées justes et pour lesquelles je me suis toujours battu ? A cette question, au risque de décevoir, ma réponse a été oui, j'en avais le droit en toute hypothèse. On a toujours, sauf exception bien entendu, le loisir de ne pas s'engager si cela est notre choix. Nul n'est indispensable sur cette terre. Et je suis parmi ceux qui plaident pour la reconnaissance du droit de chacun en la matière. Je suis d'ailleurs persuadé que les hommes politiques, les premiers, devraient faire preuve de modestie et d'abnégation. Le monde tournera bien sans chacun d'entre nous séparément. Et cela est si vrai que personne ne me met de couteau sous la gorge.

2) - Ces précisions faites, cette analyse menée, pouvais-je alors décliner l'invitation sans donner l'impression de me dérober ? Autrement dit, en quoi, le fait de participer, l'espace d'une période électorale, à la mise en exergue de revendications qui me sont chères, constituerait-il un danger pour moi Honnêtement, à part attirer l'attention des Renseignements Généraux ce qui est le lot de tout militant, et qui depuis des dizaines d'années est déjà le mien, je ne vois pas en quoi. Je crois, à l'inverse, que cela serait plutôt valorisant de pouvoir participer à une telle aventure.

A2N . – Alors pourquoi tant d'hésitation ? N'est-ce pas la crainte des critiques ?

G.G. - Vous savez, j'ai su très tôt que toute chose vaut son contraire. Le fait d'avoir écouté plaider des dizaines et des dizaines d'avocats, pendant des années, m'a démontré qu'il est toujours, oui toujours possible d'interpréter, de critiquer, de démonter, de falsifier, de travestir ce que vous dites ou faites et, partant, d'échafauder sa propre thèse, quand ce n'est pas de construire sa propre vérité. Evidemment, si on oublie ce comportement sans doute spécifique à l'humain, on se laisse surprendre or, chacun sait qu'un homme surpris est un homme battu. De plus si on n'a pas une carapace un peu solide on est abattu à la première salve. Non, je ne m'inquiète pas de cela, quoique je dise, la critique sera au rendez-vous au risque même de se ridiculiser. Non, si j'hésite, c'est grâce à l'âge que j'ai. Il m'oblige à puiser dans l'expérience acquise dont vous parliez, pour ne pas me priver de réflexion. Cette réflexion porte d'abord, prioritairement et une fois de plus, sur la réticence qu'affichent souvent nos compatriotes à faire quelquefois, abstraction de leurs intérêts personnels, individuels, à étouffer leur narcissisme, quand il s'agit de se mettre avec discipline au service de revendications unitairement élaborées et louablement défendables. A ce sujet, vraiment, je dois avouer que j'ai d'énormes doutes. Est-ce un crime de l'avouer ? Je pense que non et, que c'est d'affirmer le contraire qui serait une imposture. Ce serait vouloir caresser dans le sens du poil et flatter avec indécence nos communautés. Ce qu'elles souhaitent à mon avis, c'est que leurs valeurs soient reconnues à juste titre, et pas que l'on fasse de la surenchère ou de la démagogie à leur endroit.

A2N Un peu dur non ?

 

 

G.G. – Pas du tout, en dénonçant cela, je ne dis rien de plus que ce qu'expriment beaucoup d'entre nous, nombre d'Africains, d'Antillais et d'autres. Il suffit pour s'en convaincre d'aller faire un tour sur des forums consacrés à ces sujets ou à ceux avoisinant. Mais vous savez, parmi ces gens qui pour combler leur peur bleue d'être oublier, qu'on ne parle plus d'eux, écrivent y compris n'importe quoi ou font parler d'eux sans arrêt sur le net, il y a aussi des gens que j'estime... mais que voulez-vous, nul n'est parfait ! Ces dispositions dont je regrette la rareté, sont nécessaires et indispensables à la réussite d'une quelconque initiative du type de celle dont nous parlons. Quiconque entreprendrait une telle tâche sans une longue, très longue réflexion, ferait preuve d'une inconscience évidente tant il est clair que nos communautés ne parviendront pas à se faire entendre sans une solide capacité à se solidariser, voire à se reconnaître et à se respecter.Ainsi donc, je le répète, je me devais de me poser quelques questions avant de me prononcer. Aujourd'hui, je demande, à ceux qui me sollicitent:

1– De me convaincre qu'il y a une réelle demande d'organisation issue des communautés afro-antillaises et plus largement des minorités dites visibles pour un "mieux vivre ensemble".

 2)- Que je peux, personnellement être utile dans l'élaboration et la défense de leurs revendications. De même, que je peux les porter utilement à la connaissance de l'opinion publique.

3)- Qu'il existe un réel potentiel en terme de détermination à agir  efficacement.

4)- Que l'on peut disposer de moyens suffisants en hommes, en finances, en matériels.

C'est de cette manière que je réponds, prenant sans doute le risque de déplaire et sachant que je ne suis pas de ceux qui croient pouvoir toujours agir seul et encore moins dans de telles circonstances, mais parce que semble-t-il, je suis considéré comme l'un de ces anciens qui devraient servir de guide. Ceci dit, malgré les critiques négatives que j'ai émises, je veux ajouter que le monde entier nous reconnaît et nous envie des qualités sur lesquelles je souhaiterais revenir et qu'il est dommage de laisser en jachère.

A2N - Autrement dit vous pourriez citer par exemple des personnes qui pourraient faire équipe avec vous ?

G.G. . – Vous savez, c'est toujours délicat de citer comme cela au détour d'une interview, des gens  sans même les avoir consultés mais je pense, par exemple à des personnes comme ... Mme Joby Valente... M. Claudy Siart, M. Daniel Valminos ou M. Sanvi Panou. Je pense sincèrement que ces personnes ont de réelles compétences et, que si elles en étaient d'accord, je serais heureux de faire équipe avec elles. Heureux de nous lancer dans cette aventure qui nous mettrait à nouveau et autrement au service des communautés dont nous parlons. Se faisant, nous nous mettrons au service de la République à laquelle, jusqu'à preuve du contraire, nous faisons partie comme je le rappelais au début de notre entretien.

Propos recueillis par A2N

Par alert2neg - Publié dans : Politique
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Jeudi 29 mars 2007 4 29 /03 /Mars /2007 07:32

 

Ancien élu de Sarcelles.

Ancien Conseiller Prud'hommal.

Auteur Compositeur Interprète.

Diplômé en lettres et en sciences politiques.

Président du M.P.E (Mouvement Pluri-Ethnique).

OUI ... MAIS !

Sollicité, notamment par le "Mouvement des Républicains Basanés" mais également par d'autres militants, pour participer activement aux campagnes électorales qui battent leur plein et, pour porter les revendications des communautes afro-antillaises, Guy Guioubly analyse les divers aspects de la question, conditionne sa réponse et lance un appel public dans un premier temps, à des personnalites dont il connait les competences, pour  leur demander de faire équipe avec lui ... s'il acceptait.

 

 

 

A2N . – Vous êtes Martiniquais, vous vivez dans l'Hexagone depuis une quarantaine d'années et vous militez au sein des communautés afro-antillaises depuis maintenant une trentaine d'années. Votre dernière intervention publique est une réflexion à propos de la commémoration de l'abolition de l'esclavage et, que l'on peut lire encore sur plusieurs sites Internet sous le titre " Et maintenant, après le 10 Mai ?" ( cliquez sur lien en fin d'interviewTrès succinctement, que pouvez-vous nous dire sur les événements de l'hiver 2005 à propos de la communauté afro-antillaise dont vous faites partie ?

Guy Guioubly - Il n'échappe, je crois, à personne que les Afro-antillais font partie intégrante de la société en général et, de la population française en particulier. C'est d'ailleurs en tant que Français qu'ils veulent être reconnus, sans discrimination. Mais, ce qui se dit moins, c'est qu'ils le veulent sans privilège dû à leurs origines ou à leur couleur. A cela il n'y a pas de contestation possible, aucune sérieuse en tout cas. L'Africain, l'Antillais est une personne comme les autres et il n'y a, à priori, aucune raison pour qu'il n'en soit pas ainsi. Toutefois, sous le regard de l'autre, il ne devient qu'un "homme de couleur". Il est noir, ce qui au demeurant, n'est pas toujours vrai puisque l'on rencontre nombre de femmes et d'hommes faisant partie de ces communautés et qui ne sont pas noirs, d'où un certain flou, une certaine inexactitude dans cette façon de voir. Comme si une personne n'existait d'abord que par sa couleur de peau, ne pouvait être perçue, ne pouvait se résumer que par son aspect extérieur. C'est pourtant ainsi que nous sommes désignés, lorsqu'il s'agit par exemple, de parler de notre participation aux      événements qui ont fait l'actualité, de manière spectaculaire ces derniers temps. Cette participation n'avait en soit rien de "surnaturel". Ce qui s'est passé est d'une logique implacable. Nous sommes dans une société dans laquelle à un moment donné, une fraction de la population a manifesté son mécontentement ; voilà tout ! Ce qui est intéressant, ce sont les idées qui fusent dès que le sujet est abordé et ce, dans le foyer le plus humble, de la plus profonde campagne française. Ainsi, je suis convaincu que leur multitude, les passions qu'elles déclenchent ne laissent personne indifférent, surtout pas les politiques et, qu'elles constituent une richesse sociologique considérable. Ce qui m'étonne, c'est qu'on ait pu croire que l'existence même de ces communautés, les questions qu'elles soulèvent, les réflexions qu'elles nourrissent datent d'hier et que, de surcroît, elles auraient surgi de nulle part, de manière trop violente.En réalité, cette situation était bien prévisible et peut-être souhaitable compte tenu des conditions déplorables dans lesquelles vivent ces populations depuis des décennies et du fait qu'elles ont empiré.

A2N . – Ces conditions que vous dénoncez, ne sont-elles pas l'héritage que leur laissent les anciens ?

G.G. - Depuis environ une trentaine d'années, des initiatives ont été prises par des citoyens soucieux d'abord de dénoncer les situations intolérables, puis d'alerter les pouvoirs publics pour tenter d'obtenir leur l'amélioration voire leur éradication. Elles frappaient si durement des populations entières, qu'elles étaient déjà devenues inacceptables, injustes. Au fil du temps, elles touchaient de plus en plus de gens.Sans discontinuer, ces revendications ont été portées politiquement, physiquement par nombre de militants dans l'ombre ou pas, quoiqu'en disent aujourd'hui certains jeunes loups ingrats, si avides de notoriété qu'ils voudraient carrément les voir disparaître. Les dents longues, tels des hyènes ils suent d'ingratitude. Opportunistes de première, de la première heure mais, militants de la dernière, la gesticulation est leur seul argument ; le bluff, leur unique identité. Malheureusement, leurs compétences approximatives et leurs motivations personnelles douteuses, pourtant aisément décelables, semblent recueillir une certaine adhésion.

A2N . – A qui pensez-vous en particulier ?

G.G. – Je ne veux citer personne, mais voyez par exemple sur Internet, les noms qui apparaissent le plus souvent comme étant ceux des militants les plus actifs, les plus politisés de nos communautés et vous serez vite renseigné. Les initiatives dont je parle, ont été pendant toutes ces années, portées aussi par des hommes et des femmes de ces communautés qui, tels des catalyseurs leur ont donné forme. C'est parce qu'ils ont su sainement et courageusement les porter à maturation qu'elles ont pu éclore. Et c'est là-dessus, sur cette éclosion que l'actualité s'est focalisée ces derniers temps.

A2N . – Autrement dit, vous revendiquez votre part de responsabilité dans ce qui s'est passé ?

G.G. – Je ne la revendique pas, je l'assume et je mets l'accent sur une partie de leurs origines socio-politiques. Les sociologues vous le diront mieux que moi, tout événement de ce type a des causes diverses et multiples, certaines sont immédiates, d'autres plus reculées dans le temps – C'est la raison pour laquelle je maintiens qu'après des années de gestation, d'attente, et d'espérance déçue, il était inévitable que ces événements surgissent de la manière dont ils l'ont été. Ils ont effrayé par leur ampleur, leurs aspects spectaculaires et leurs effets parfois regrettables mais, parce qu'ils étaient prévisibles, ils n'auraient pas dû effrayer autant.Pourtant, ce n'est pas faute de l'avoir dit à l'époque mais, comme on ne le sait que trop, les politiques savent être sourds aux revendications formulées dans la quiétude de la sage réflexion. En la matière, les accouchements se font souvent aux forceps.

A2N . - Sans doute, mais à ces jeunes composant les minorités visibles, on reproche de ne pas pouvoir indiquer clairement où ils veulent aller.

G.G. – À mon sens, Il s'agit-là d'une critique injustifiée. Ces populations, à force d'être discriminées ont sans doute perdu certains repères mais aucunement leur boussole. Elles savent ce qu'elles revendiquent et pourquoi elles le font. Elles ne parlent pas, à leur sujet, d'intégration dans la société française puisqu'elles font à l'évidence, partie de cette société. Nous, leurs aînés, en général nous les critiquons mais, sans les excuser forcément à tout prix, je me demande si, parvenus à tant d'exaspération, nous aurions agi autrement. Rien n'est moins sûr. Et puis, pendant des années, a été nourri l'espoir de voir l'émergence sinon d'un ou de plusieurs leaders, du moins de personnes capables et dignes de porter leurs revendications, de transformer les essais. Ne voyant rien émerger de sérieux, de crédible à leur goût, ces populations ont décidé à juste titre, de prendre en mains leurs propres affaires. Car tout de même, il faut bien se rendre à l'évidence : Les rares initiatives qui ont été prises ces derniers mois ont effectivement connu l'échec auquel elles étaient vouées. Leur disqualification ou leur explosion en plein vol était prévisible tant leurs motivations ont pu paraître douteuses et leurs objectifs trop éloignés des préoccupations de ceux au nom desquels elles étaient formulées. Elles n'ont ni suffi, ni convaincu.

 

A2N . – Avez-vous constatez une évolution dans la qualité de l'écoute des pouvoirs publics qui permettrait une meilleure prise en compte ?

G.G. - Alors aujourd'hui, quoi de neuf me demandez-vous ? Eh bien pas grand'chose, sinon l'intensité que prennent les manifestations revendicatives au fur et à mesure que l'échéance de l'élection présidentielle approche. Les promesses ne manquent pas et les déceptions pointent déjà. Il y a alors en face, en réponse et de manière plus affirmée, la promesse de lendemains qui chantent plus durs, de confrontations de plus en plus rudes pour tenter de se faire entendre, à défaut de se faire comprendre. Les bruits, les échos de ses avertissements me parviennent comme à beaucoup et je ne suis pas sourd. Il en est d'ailleurs de même pour tous ceux qui partagent ou ont partagé pendant des mois, voire des années, ces conditions de vie indignes dans un pays dit civilisé.

A2N . – De quelle manière s'est manifestée votre contribution durant toutes ces années ?

G.G. - Je ne suis pas sûr qu'il serait juste d'insinuer que je suis resté immobile. La preuve est que l'on me demande d'intervenir dans cette campagne électorale et que vous m'interrogez aujourd'hui. Je vais vous dire, par exemple : Je suis plusieurs fois intervenu sur ces sujets pour dire qu'il s'agissait en l'occurrence d'une question d'ordre public, de politique d'état et nationale. Je n'ai pas parlé de l'ordre dont parle le ministre de l'intérieur, Nicolas Sarkozy. J'ai parlé de "l'ordre" dans le sens de "priorité", celle qui doit prévaloir dans les choix d'une politique nationale globale. Je crois que, faire en sorte que chaque citoyen ait un travail devrait être une "priorité" pour les politiques.Peut-être a-t-on voulu me prendre au mot ! J'ai également enregistré une vidéo destinée à être diffusée, elle aussi, sur le Web. Et puis, entre autres initiatives, peu avant ces interventions, avec des militants bien connus d'Alert2neg par exemple, j'avais créé une association destinée à soutenir une candidature qui est morte carencée, étouffée dans l'oeuf pour des raisons indépendantes de ma volonté et qu'il ne me paraît pas opportun de citer ici ; ce que je viens d'affirmer est d'ailleurs bien connu de certains militants d'Alert2neg .Enfin, j'ai tout dernièrement lancé publiquement un appel très clair à des gens pour que nous répondions à ceux qui nous considèrent comme des "anciens" devant donner un signal aux jeunes générations. Par conséquent, je le répète, il serait faux de dire que je suis resté inerte. Toutes ces initiatives prouvent, si besoin est, mes dispositions et ma disponibilité concernant les prochaines échéances politiques.

 

A2N  - Qui vous a approché et pour quelles raisons l'a-t-on fait à votre avis ?

G.G. - Chacun le sait, pour mieux avancer, il est souhaitable de regarder parfois derrière soi. Chacun comprend que les hommes, les peuples qui veulent évoluer s'inspirent des leçons du passé. Pour beaucoup cela semble être évident, un réflexe, pour d'autres non, il convient de le démontrer. Alors, parce qu'ils se sont intéressés au passé, des Afro-antillais m'ont demandé de me présenter moi-même à la présidence de la république dans le cas où il n'y aurait pas un autre candidat plus médiatique donc plus porteur en terme de marketing.Compte tenu, sans doute, de ce que j'ai pu faire en tant que militant dans le milieu associatif, politique, artistique, syndical, ils se sont persuadés que je pouvais être actif et prendre une part dans cette phase revendicative d'une rare importance. Imprégnés probablement de toute la pureté de la sagesse culturelle africaine, en ce qu'elle confère une place prépondérante aux anciens dans la formation des plus jeunes, qu'ils doivent être reconnus et respectés pour ce qu'ils ont fait de positif selon eux, ils ont décidé de me solliciter. Dans l'article que vous avez cité, j'ai indiqué que je souhaitais prendre une place dans la campagne. En l'occurrence, toutes choses étant égales par ailleurs, ils ont pensé que mon militantisme multiple dans ses lieux d'exercice mais unique dans sa finalité, devait servir et qu'en cela je ne pouvais pas, sans culpabilité, me dérober.

 

A2N . – Et vous vous dérobez ?

 

G.G. Non. Pendant des années, j'ai interrogé des gens pour qu'ils militent, aujourd'hui que je suis interpellé, je ne dois pas me dérober alors que je suis en pleine forme physique et intellectuelle.

A2N – Justement, parlez-nous précisément de votre parcours politique. De quoi êtes-vous le plus fier ?

G.G. - Non seulement je n'ai rien à occulter de mon passé militant mais, je peux en être fier. Dès que j'ai pu agir, j'ai joint la pratique à la théorie et pris l'initiative de dénoncer l'insouciance, les injustices et les discriminations dont étaient victimes les minorités, principalement afro-antillaises de Sarcelles. Sarcelles dont on disait, en 1986 qu'elle était la plus importante ville antillaise de l'Hexagone. Vraie ou fausse, l'important est que cette idée était devenue une réalité dans le conscient des Français que ces questions intéressaient. C'était le cas pour moi. Je me suis alors, avec d'autres bien entendu, efforcé de faire en sorte que leur existence soit autrement prise en compte dans les organes et les lieux de décision de la vie politique et sociale française. Je l'ai fait en adhérant à un parti politique à l'intérieur duquel je me suis battu, le mot est faible, pour faire reconnaître mon identité, mes compétences et, à travers elles, celles des minorités ethniques de la région. C'est ainsi que j'ai été élu dans cette mairie de Sarcelles avec la volonté affichée d'affirmer notre présence dans un paysage culturel quasiment uniforme, donc intellectuellement pauvre et  ennuyeux.Puis, après avoir pris mes distances avec les partis politiques traditionnels, c'est sous les couleurs du M.P.E. (Mouvement Pluri-Ethnique), que j'ai fondé en 1985 que nous avons porté et défendu nos revendications. D'abord en étant candidat aux élections législatives dès 1986 dans la 11ème circonscription électorale du Val d'Oise de l'époque, devenue aujourd'hui la 8ème de Sarcelles. Deux circonscriptions électorales qui, comme par hasard, seront tant convoitées dans les prochains mois. Ensuite, nous avons imposé notre présence aux élections municipales de 1989 et visé la mairie. Pour la première fois une liste complète et autonome était conduite par un homme de couleur (N.D.L.R. sourire). Voilà donc ces chemins que, dit-on, certains s'apprêtent à emprunter demain sans reconnaissance et avec l'ingratitude dont j'ai parlé. Je vous rappelle entre autres, que j'ai été candidat aux élections européennes de 1994 sur la liste conduite par le Guadeloupéen Ernest Moutoussamy et sur laquelle figurait Feu Camille Darsières. Toutes ces initiatives qui d'après certains ont été des premières dans l'Hexagone, sont à mettre à l'actif de femmes et d'hommes dont j'ai parlé. Alors je le crois, j'ai de bonnes raisons d'être fier de ce que nous avons fait collectivement.

Propos recueillis par A2N ( deuxième partie, jeu 29/03) 

 

www.grioo.com/info6158.html.

Par alert2neg - Publié dans : Politique
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"ça veut dire que finalement, pourront se marier des gens qui s'aiment, même s'ils sont de même sexe, ce qui n'était pas le cas jusqu'à présent. Ça va permettre plus d'épanouissement, plus de liberté, plus d'égalité dans la société. Il faut comprendre ça comme une avancée".

Najat Vallaud-Belkacem, ministre et porte-parole du gouvernement socialiste, défendant le mariage homosexuel dans un collège, oct 2012.

C'est l'histoire d'une dame âgée qui en traversant la chaussée fait une chute et se ramasse sur le derrière en plein milieu de la rue !
Sarkozy, qui la suivait par hasard, s'empresse de l'aider à se relever et à traverser la rue.Arrivés de l'autre côté de la rue, le petit Nicolas dit à la vieille dame : »- Ce fut un plaisir pour moi de vous aider. Est-ce que vous m’avez reconnu ? Je suis Nicolas Sarkozy, votre Ministre de l’Intérieur. J’espère que vous voterez pour moi aux prochaines élections.
La vieille dame lui réplique: "Vous savez, je suis tombée sur le cul, pas sur la tête !"

Lu sur la toile en 2006

"Sarkozy n'a qu'un handicap d'image : il est petit. Pour qu'une photo de lui soit bonne, il faut travailler baisser, essayer de le décrocher pour le grandir"

Raymond Depardon, Cinéaste et Photographe

"L'esclavage des Noirs a été inventé par les Noirs, en Afrique, c'est eux qui vendent les autres Noirs parce qu'ils n'ont aucune conscience de la fraternité Noire, ça n'existe pas ça ".

Eric Zemmour/ France O, 2006

 

"Beaucoup de ces Africains sont polygames.Dans un appartement, il y a trois ou quatre femmes et 25 enfants.Ils sont tellement bondés que ce ne sont plus des appartements, mais Dieu sait quoi ! On comprend pourquoi ces enfants courent dans les rues."

Hélène Carrere d'Encausse, membre de l'académie Française ( A propos des émeutes urbaines 2005)

 

 


 

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