
Prenons l'exemple de la semaine qui vient de passer, au hasard. Si je me réfère au Télérama correspondant, qu'y trouvons-nous ?
La propagande des médias aux ordres et la désinformation quotidienne de penseurs et pseudos philosophes, qui squattent les plateaux TV et ondes radiophoniques, ont triomphé de la lucidité des Français. Depuis hier, 16 mai 2007, le candidat du CAC 40, du MEDEF et des lobbies, est le président de la République. Sa victoire face à la candidate socialiste, Ségolène Royal, est nette ( sans bavures ???). La majorité des suffrages s'est portée sur son projet, celui d'une droite raciste et ultra-réactionnaire, ce n'est pas la présence de quelques Basanés à l'UMP ou dans le prochain gouvernement, voire les ralliements opportunistes de centristes et d'apparentés socialistes, qui démontrera le contraire. En criant aux loups et en sous-tendant qu'il existait des ennemis de l'intérieur, ceux là qui demandent la "repentance" de la France, comme l'ont suggéré le candidat de la peur et ses amis "intellectuels", les électeurs ont voté sans discernement pour un projet de société néoconservateur. On sait ce qu'il adviendra très bientôt. En clair, comme l'a rappelé le slogan choc de la campagne électorale, "Ensemble tout est possible". Oui, tout est possible, mais sans nous, c'est à dire une grande minorité ( 47%) qui croit en une société plus "juste" et plus "forte", fière de son identité "multiraciale", qui n'a pas honte de reconnaître toute son Histoire, celle qui est à la fois estimable et condamnable.
Ce n'est qu'à ce prix là que la France se réalisera et évitera de culpabiliser ceux des siens qui ne croient ni au mythe d'une grand ancêtre Gaulois commun, ni aux bienfaits de la colonisation, encore moins aux fables d'un historien de pacotille sorti de la botte d'un journaliste cumulard et chef de la propagande sur l'unicité de l'Histoire ( pas la sienne, bien entendu).
Enfin, le nouvel occupant du château de l'Elysée n'empêchera pas au monde de tourner, même si l'on s'attend à subir, plus que jamais, ses coups de pression et autres intimidations. Il faut l'accepter, c'est le peuple qui l'a souhaité majoritairement ( 53%), mais regrettera très bientôt son choix à courte vue. En attendant la CENSURE promise par le monarque en puissance, au nom de la protection des "petits intérêts" d'une oligarchie de la finance et de lobbies politico-mafieux, vous pouvez continuer à vous exprimer ou visiter cet espace de liberté sans concession. Putain 5 ans !
Alert2neg
Nous refusons
D’être par un silence honteux les complices d’un rodéo publicitaire sur le continent de la pauvreté,
L’utilisation de l’Afrique, meurtri par le SIDA, la faim et le surendettement, comme terrain de jeu.
Une provocation néo-colonialiste matérialisée par un immense et inutile gaspillage d’argent et d’énergie,
Nous demandons aux gouvernements des pays traversés de refuser leur concours à ce rallye du Dakar
Nous appelons
toutes les organisations démocratiques et humanitaires à constituer un front commun pour dénoncer publiquement et par tous les moyens appropriés ce rallye qui s’apparente à une croisade de négriers déshonorante d’obscénité.

Comment a-t-on pu en arriver là ? C’est la question qu’il faut se poser devant cet abominable safari que s’offre annuellement une Europe riche, fière et prétentieuse, sur les terres Africaines, terres d’aventures et d’exotisme aux yeux des ces aventuriers en mal de sensations fortes. Que nous sommes loin de L’entreprise à vocation humanitaire, comme l’avaient conçu ses défunts créateurs, Daniel Balavoine et Thierry Sabine, que nous sommes loin de l’idée d’une coopération équitable entre une Afrique abandonnée à sa misère, aux épidémies, aux guerres et à l’exode massif de ses forces vives vers Ceuta et Melilla, et l’Europe.
Oui, l’entreprise de bons sentiments à mal tourné, remplacée, hélas, par un rodéo dégradant et gesticulations déplacées de hordes motorisées qui polluent l’environnement, sèment la désolation et tuent les enfants africains. Bilan 2006 : 2 enfants de 10 et 11 ans tués en janvier 2006. Daniel Balavoine et Thierry Sabine n'ont certainement pas voulu cela, ils doivent bien faire des grimaces de là haut. Comment expliquer cette déferlante insupportable de « concurrents » qui s’en vont narguer des millions de populations qui vivent avec moins d’un euro par jour ? Comment justifier que des nantis tuent des populations déjà quotidiennement frappées par des conditions de vie difficiles ? Cette fatalité n’est-elle pas assez lourde à porter comme ça pour que la mort viennent encore les frapper au détour d’un chemin par le biais d’une course dont les mobiles sont uniquement la quête d’évasion, de plaisirs et de dépaysement ? Il est vrai que l’Afrique est ce vaste terrain d’expérimentation où l’Europe peut tout se permettre, comme par exemple, procéder aux tests biologiques sur des cobails humains. Il n’y a rien à craindre, c’est que du bonheur !

Faut-il comprendre définitivement qu’une vie humaine, selon que l’on soit né en Afrique ou en Europe, n’a pas la même considération ? Il faut le croire. Sinon, comment expliquer le signal de fermeté que les autorités françaises ont envoyé, le 11 juillet dernier, au Cannonball Run, rallye britannique qui traversait
L'Etat français a clairement signifié que nul ne saurait porter atteinte à la vie des citoyens français sur le sol français en sanctionnant juridiquement les chauffards anglais.Tout ce que se permet le rallye Dakar sur les pistes africaines. L'Etat français a clairement signifié que nul ne saurait porter atteinte à la vie des citoyens français sur le sol français en sanctionnant juridiquement les chauffards anglais. C’est bien un luxe que les dirigeants Africains ne peuvent pas se permettre à l’égard des aventuriers qui déferlent dans leurs campagnes. Pire, comment expliquer qu’au moment où

Enfin, comme si les sommets d’indignité n’étaient pas atteints, voici que le service public apporte sa contribution au safari de l’indignité. Quelle honte ! Le groupe France Télévisions s’associe à l'ignoble entreprise de riches délinquants, qui profitent de leur puissance financière pour commettre impunément des crimes et exactions chez les plus pauvres, qui proclament comme sportif un crime cynique et institutionnel qui consiste à ne pas reconnaître en premier lieu - non pas le budget conséquent de ce rodéo mécanique mais les conséquences humaines, sociales et écologiques qu'il implique.
Et comme pour mieux enfoncer le clou, il y aurait comme VIP dans l’édition 2007, un délinquant routier français connu pour ses méfaits sur les routes de France. Est-ce le rôle du service public de pousser à la délinquance routière, en sponsorisant une entreprise totalement étrangère aux préoccupations des populations Africaines dont les pays servent de défouloir aux « missionnaires » de la mort ? C’est d’autant plus condamnable que l’argent de la redevance télévisuelle est utilisée à des fins criminelles. Consternant !
A2N
PAROLES ( NON AU DAKAR !)

Lorsque tout semble aller à vau l'au, il est souvent très aisé de se défausser sur les autres, coupables permettant de se justifier, de masquer ses propres faiblesses, d'éviter de voir les réalités tels quelles se présentent. Dans le registre du "c'est pas moi, c'est l'autre", plus que jamais, il faut décerner une médaille de l'excellence à nos Politiques, qui non seulement ne sont responsables de RIEN, sauf quand il faut se glorifier et mettre leur binette partout, mais croient assumer leurs responsabilités en imputant la morosité économique et sociale actuelle aux facteurs comme la mondialisation, les délocalisations, l'immigration, l'insécurité.....
A trop tirer sur les grosses ficelles pour tromper la France d'en Bas, celles ci ont fini par craquer,entraînant progressivement le pays dans une atmosphère quasi-insurrectionnelle, Comme on la vérifié avec la crise des Banlieues ghettos et le rejet massif du contrat KLEENEX, pardon, du CPE de Sarkozy et Villepin.Mais cela, ils s'en foutent. Le premier ministre a expérimenté ce rejet du peuple, ruinant au passage sa côte de popularité de présidentiable potentiel, tandis que son ministre de l'insécurité, lui, se maintient dans la course Elyséenne, en raison de la complaisance des médias et de ses relations étroites avec les tireurs des cordons de la bourse en France. Il n'en sera pas toujours ainsi en cette nouvelle année 2007, car les mensonges finissent toujours par exploser en plein vol.Plus dure sera la chute pour le bonimenteur de la place Beauvau !
Bref, revenons à nos champions du "c'est pas nous, c'est eux". Il semble que, le ridicule ne tuant plus dans la caste des nantis de la République, nos Politiques aient trouvé une nouvelle source justifiant à elle seule tous les malheurs d'une France qui risque la "rupture tranquille", comme dirait le petit homme au Karcher. Oui, il paraît, d'après nos champions, que tout va mal parce que l'Euro asphyxie la France et ses 60 millions de "Gaulois". Alléluhiah !
Pour coller au train du peuple, dont 52% peste contre la monnaie européenne, la classe politique toute entière, à quelques exceptions près, sonne maintenant le tocsin de la révolte pour fêter le cinquième anniversaire de cette monnaie unique.A quatre mois du premier tour de l'élection présidentielle, les deux favoris des sondages, la pair médiatique infernale, s'en sont récemment pris à l’euro fort (1,33 dollar) et à la Banque centrale européenne (BCE), l'accusant de freiner les exportations et donc la croissance,qui plus est, dans un contexte économique maussade. Quel crime contre le peuple souverrain !
Le spectacle devient carrément ubuesque lorsque Ségolène Royal monte au créneau contre l'indépendance de la banque et son président Jean-Claude Trichet, en déclarant «Ce n'est plus à M. Trichet de décider de l'avenir de nos économies, c'est aux dirigeants démocratiquement élus», alors que le chantre de la rupture dite tranquille, histoire de continuer dans la surenchère électorale, prone sans rire une reprise en main par les pouvoirs politiques des destinées de la monnaie unique, affirmant que tous les pays, Etats-Unis, Chine ou Japon, utilisent leur devise comme un instrument de leur politique économique, ce qui pourrait s'appliquer, selon lui, à la zone euro. Qui a dit que l'intelligence de l'homme au Karcher était proportionnelle à sa petite taille? Mauvaise langue, va ! Le candidat du L'UMP va t-il pouvoir se multiplier sur tous les fronts jusqu'aux élections en disant systématiquement tout et son contraire? Le père de la rupture "tranquille" n'est t-il pas à un cheveu de la rupture d'anévrisme? Ne faut-il pas le décharger d'une fonction qui ne peut plus assumer? M.Chirac, faites un geste pour le petit Nicolas, avant qu'un drame à la Berlusconi n'arrive !
Ce qui est embêtant dans cette surenchère faussement souverrainiste de la part des responsables politiques Français, ce n'est pas tant le fait qu'ils critiquent ouvertement L'Euro, monnaie qu'ils aiment et qu'ils ont quasiment tous défendus lors du référendum de 2005. Le plus inquiétant dans leur attitude, c'est qu'il y a comme une preuve incontestable qu'ils ne contrôlent plus rien,rien,rien, tant au niveau national qu'international, ce que le peuple avait compris en refusant d'adopter le traité Européen lors de la dernière consultation.
Enfin, en jouant la carte du "c'est nous, c'est les autres !", les Politiques français se comportent en véritables pyromanes, isolent la France dans les instances Européennes, fragilisent les initiatives françaises dans les autres domaines, notamment la diplomatie. Pour s'en convraincre, il suffit de constater la levée de bouclier en Europe après les charges des "favoris" à la présidentielle 2007 . Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso ayant immédiatement volé au secours des gardiens de l’euro, en saluant leur «fermeté» qui permet de jouir «aujourd’hui d’une monnaie forte, respectée mondialement». Le président de la BCE, Jean-Claude Trichet, a quant à lui rappelé que «l’institut est indépendant parce que nos régimes démocratiques l’ont voulu ainsi». Axel Weber, enfin, président de la Bundesbank (la banque d’Allemagne) a qualifié ces attaques d’«irresponsables».
Ne nous y méprenons pas, contrairement à ce que veulent faire croire les Hommes politiques au petit peuple, il ne risque pas d'y avoir un retrait de la banque centrale Européenne. Faut-il préciser que la remise en cause de l'indépendance de la BCE nécessite l'unanimité des 12 pour réviser le Traité de Maastricht, ce qui est peu probable?. Et pour corser le parcours du combattant Gaulois, l’Allemagne consentira difficilement à revoir ce chapitre, l’indépendance de la BCE étant un héritage de la Bundesbank, qui jouissait d’un grand soutien dans la population allemande. Faut-il donc déclarer la guerre à l'Allemagne? Etant donné le vent de panique qui souffle dans la classe politique, il y en a bien un qui serait capable de promettre une guerre, s'il était élu, contre les Teutons. Vous suivez? C'est le petit homme qui promet de passer les sans domicile fixe au Karcher en deux ans, ce qui lui fait dire qu'il n'y en aura plus tout simplement. Plutôt que de lancer des fatwas indignes contre le parlement Européen, les Politiques feraient mieux de réfléchir sur les questions tels que «le poids des prélèvements obligatoires», les problèmes de l'uniformisation des 35H, le gel des salaires et les combines et ententes entre professionnels de la grande distribution ayant provoqué une inflation sur les produits de première nécessité en France. Autant dire qu'il faut commencer par balayer devant sa porte avant d'aller faire le ménage à Bruxelles. Faut pas le dire, ça peut, bien évidemment, embarraser le Medef et son ministre-candidat. Tout ça est d'un comique affligeant !
A2N
L'animatrice multimilliardaire de Talk Show américaine Oprah Winfrey ouvrira une école pour filles dont elle a financé la construction en Afrique du Sud.
L'école qui se trouve dans la partie sud de Johannesbourg a coûté 40 millions de dollars. Oprah Winfrey elle même a interviewé une partie des 3500 postulantes aux 150 places disponibles.

A terme, la Oprah Winfrey Leadership Academy prendra en charge les études de 450 filles issues de milieux défavorisés. L'école est répartie sur un campus de 20 ha, compte 28 bâtiments, des laboratoires scientifiques, des ordinateurs et les derniers équipements hi-tech.
Oprah Winfrey s'était engagée à construire cette école lors d'une visite effectuée six ans plus tôt en Afrique du Sud où elle avait rencontré Nelson Mandela
Expliquant son projet au magazine américain "Newsweek", Oprah Winfrey a déclaré : "quand j'ai commencé à gagner beaucoup d'argent, je suis devenue vraiment frustrée par le fait que tout ce que je faisais c'était de signer chèque sur chèque pour tel ou tel événement caritatif sans avoir la sensation que cet événement ne m'était pas étranger. A un certain moment, vous voulez avoir la sensation que ces projets font partie de vous."
Pour Oprah Winfrey, l'éducation académique est une porte vers la liberté. Elle affirme espérer que certaines des jeunes filles formées dans son école feront partie des futurs leaders de l'Afrique du Sud.
Nelson Mandela, ainsi que Tina Turner, Mary J. Blige, Mariah Carey, Sidney Poitier, Chris Tucker, et Spike Lee assistaient à la cérémonie d'ouverture. Chacun des invités devait apporter un livre spécialement dédicacé qui figurera dans la bibliothèque de l'école.
www.grioo.com/info8812.html
La pendaison de Saddam Hussein le samedi 30 décembre 2006 suscite plus que jamais des vagues à travers le monde entier. Bush et ses petits amis croyaient que la pendaison du Raïs n’était qu’une simple formalité, ils ont commis un faux pas fatal dont les conséquences sont désastreuses pour la paix sur la planète. Aussi, ils ont crée un mythe, celui de Saddam Hussein, l’intrépide avançant au devant de la mort en martyr mais digne. Bush et sa bande voyaient dans l’assassinat du Chef de l’Etat Irakien une marche forcée vers la démocratie, ils ont certainement ruiné à jamais les espoirs d’une paix durable entre le monde Arabo-Musulman et l’état Hébreu, fer de lance de la politique de la terreur occidentale au moyen-orient. Saddam Hussein, lui, ne pensait pas avoir une sortie aussi héroïque et médiatique, ce qui lui attire un élan compassionnel mondial, lui qui n’était pas plus fréquentable que ses bourreaux d’aujourd’hui. Le tyran déchu est définitivement devenu un héros, un homme qui a fait face à la mort sans lui céder le moindre terrain. Il y en a un qui était planqué sous les jupons de sa mère, Barbara, pour moins que ça, notamment lorsqu’il fallait défendre la patrie au Vietnam, mais qui joue les fiers sous nos yeux. Qu’auraient fait les Blair, Berlusconi, Aznar, Olmert et consorts devant des bourreaux « hooliganisés », comme ceux qui ont assassiné Saddam Hussein ? Ils seraient morts de trouille avant l’heure ou auraient fait dans leur froc. L’ancien Homme fort de Bagdad est resté droit, sachant qu’il avait l’occasion unique d’entrer dans la postérité. Il l’a fait, au point de terrifier un fonctionnaire chargé de superviser sa mise à mort. Lisez le témoignage de Mounir Haddad et surtout le testament du Raïs avant son exécution. Instructif ! Enfin, parcourez quelques réactions démontrant combien « l’axe du bien » s’est royalement tiré une balle dans la seule jambe valide qui lui restait depuis l’invasion coloniale de l’Irak en Mars 2003. Pendant ce temps, nos médias aux ordres déroulent leur propagande sordide. Incroyable !
A2N
26 décembre 2006
Saddam Hussein,
Président de
Au nom de Dieu, Le Miséricordieux, Le Tout Miséricordieux ! Mes très chers, La dure et pénible situation qui est la nôtre à tous et dans laquelle se trouve le grandissime Iraq est une nouvelle épreuve dans laquelle chacun se révèle tel qu’il est réellement et se présente à Dieu et à aux hommes selon sa véritable identité, aujourd’hui et demain quand tout ne sera qu’histoire. Oh grand peuple iraquien! Et vous hommes de notre Oumma et de l’humanité !
Beaucoup d’entre vous ont connu l’auteur de cette lettre et ont testé sa sincérité, son honnêteté, l’intérêt qu’il porte à son peuple, sa sagesse, sa vision et sa fermeté dans le règlement des problèmes ainsi que son intégrité morale par rapport aux deniers de l’État et aux biens d’autrui. Iraquiens ! Notre peuple et notre famille, nos nobles frères et soeurs de notre Oumma ! Vous avez tous connu votre frère et votre chef, tel que l’ont connu les siens : il n’a jamais baissé la tête devant les tyrans et les oppresseurs et demeure toujours une épée et un porte-drapeau, tel que le désirent les hommes sincères et pour enrager les oppresseurs.
« Dis que rien ne nous arrivera, s’il n’est voulu par Dieu »
Oh grand peuple iraquien! Oh hommes valeureux de nos forces armées…Et vous nobles Iraquiennes! Enfants de notre fière nation ! Et vous, hommes de foi et redoutables combattants de notre Résistance héroïque !
Me voici de nouveau sur le champ du Jihad et de la lutte, face à des épreuves plus difficiles et plus dures qu’auparavant, mais toujours animé par le même esprit auquel je vous ai habitué avant la révolution. Telle est la volonté divine !
C’est aussi la base sur laquelle se fonde tout succès pour les générations futures et sur laquelle s’affirme la volonté des hommes sincères et vient échouer celle des insignifiants. Les hommes qui ont fait appel à l’étranger contre les leurs, ont commis un acte aussi vil que le sont leurs âmes et dans notre pays il ne subsistera que ce qui est solide et durable : « L’écume s’en va au rebut, tandis que ce qui est utile aux hommes, demeure en terre » (Le Saint Coran).
Beaucoup d’entre vous ont constaté que cet homme vit les problèmes de son peuple dans sa conscience et dans tout son être, qu’il partage la peine de ses compatriotes et ne trouve de repos que lorsqu’il aura répondu à l’attente des plus démunis d’entre eux et qu’il ait relevé le niveau des plus pauvres : un homme croyant et sincère, d ont le cœur rassemble tout son peuple et toute sa Oumma, sans distinction d’aucune sorte entre les enfants du même peuple, hormis celle qui provient du mérite dans l’accomplissement du devoir.
N’est-ce pas ainsi que vous voulez que soit votre frère, votre fils et votre chef ? Bien sûr que oui ! Mes frères…Grand peuple d’Iraq… C’est à ceci que je vous invite maintenant. Je vous conjure de ne point laisser de place à la haine dans vos cœurs. N.B J’ai écrit cette lettre suite à ce que m’ont rapporté les avocats que « le prétendu tribunal pour les grands crimes » que les envahisseurs ont crée, ainsi que le gouvernement, allaient donner à ceux qu’ils appellent « les accusés », l’occasion d’une prétendue dernière déclaration. Saddam Hussein
Saddam Hussein doit être ainsi pour que son attitude réponde à votre attente et, si à Dieu ne plaise, il avait agi autrement, il ne se serait pas reconnu lui-même. Ainsi doit être l’attitude de celui qui assume votre direction et qui se veut le drapeau de
Me voilà offrant ma vie en sacrifice et, si Allah Le Miséricordieux l’accepte, Il fera monter mon âme où Il voudra, en compagnie des hommes sincères et des martyrs. Si par contre et selon Sa Volonté, Il surseoit à sa décision, alors nous ne sommes que ses créatures consentantes. C’est Lui qui nous a crées et à Lui nous sommes de retour et c’est à Lui que nous demandons justice et soutien contre les oppresseurs.
Je vous invite à demeurer fidèles aux idéaux qui ont fait de vous de vrais croyants, à être la lumière qui éclaire la civilisation et à maintenir votre pays, berceau du patriarche Abraham et d’autres prophètes, dans la fidélité aux idéaux qui vous ont toujours grandis, d’une manière incontestable et attestée, à travers l’histoire.
En se sacrifiant pour la patrie et pour le peuple, en sacrifiant la vie de sa famille, grands et petits, depuis le départ, en offrant sa vie à l’Oumma et à ce grand peuple, généreux et fidèle, Saddam Hussein a continué dans cette voie, sans jamais y déroger.
Malgré toutes les difficultés et les tempêtes qui ont secoué l’Iraq et moi-même, avant et après la révolution, Dieu n’a pas ôté la vie à Saddam Hussein. Si cette fois-ci, Il
Et souvenez-vous surtout que c’est Dieu qui vous a faits ainsi, multiples et divers, pour témoigner et servir de modèle aux autres, par votre bienveillance, votre capacité à pardonner et votre disposition à cohabiter dans la tolérance.
Souvenez-vous aussi que vous avez hérité d’un patrimoine glorieux et que cet édifice grandi ose vous interpelle et vous met tous à l’épreuve. Certains d’entre vous sont restés fidèles à l’engagement envers la patrie, d’autres par contre, ont rejoint les dirigeants perses rancuniers, héritiers de la haine des Sassanides et d’autres encore ont trahi les leurs et leurs voisins et se sont retrouvés dans les rangs des forces de l’Otan, manipulées par l’ennemi sioniste qui a poussé
Patriotes et citoyens baignant dans la fraternité, vous avez réalisé la victoire dans les domaines de l’édification nationale et aussi sur les champs de bataille, sous les couleurs du glorieux Iraq.
Vos ennemis, les envahisseurs et les Perses, ont réalisé que votre unité barrait la route à leur hégémonie et à leur volonté de faire de vous des esclaves. C’est ainsi qu’ils ont planté le clou de la haine et semé les graines de la discorde parmi vous, ce à quoi ont adhéré certains étrangers, porteurs néanmoins de la nationalité iraquienne, disciple s de l’école des rancoeurs.
Ils ont cru ainsi atteindre les patriotes sincères et affaiblir leur volonté de continuer ensemble, dans la même voie et sous la bannière de Allahou Akbar, bannière du peuple et de la patrie.
Mes frères, combattants et moujahiddine!
La haine s’oppose à l’équité et empêche de rendre la justice. Elle aveugle les yeux et l’esprit, empêche la réflexion et interdit aux gens d’éviter les solutions extrêmes et de choisir la bonne et juste voie. La haine vous empêche de vous rendre compte des changements s’opérant chez ceux-là même qui se sont écartés de la voie juste, celle de notre peuple glorieux et de notre Oumma.
Je vous invite aussi, mes frères et mes sœurs, mes enfants et ceux de l’Iraq, mes frères de combat, de ne point porter de haine contre les peuples des États qui nous ont agressés et de distinguer entre les hommes du pouvoir et les peuples.Certes, il faut condamner leur action et s’il faut combattre et lutter contre leurs méfaits, il ne faut pas les haïr en tant qu’hommes.
Et si certains d’entre eux, à l’intérieur de l’Iraq ou à l’étranger, font amende honorable, alors il faut leur pardonner et ouvrir avec eux une nouvelle page, parce que Allah est Clément et aime les gens cléments. La fermeté est de règle, chaque fois que cela est nécessaire, mais pour qu’elle soit acceptée par le peuple et la nation, elle doit être exercée sur la base de la loi, juste et équitable et non sur la base des rancunes et des ambitions injustifiées.
Sachez mes frères qu’il y a, dans les nations qui nous ont agressés, des gens qui soutiennent votre combat contre les envahisseurs et certains se sont portés volontaires pour défendre les prisonniers, entre autres Saddam Hussein.
D’autres ont tout fait pour dévoiler au monde les scandales des agresseurs et les ont dénoncés. Certains d’entre eux pleuraient à chaudes larmes et dignement quand est venu le moment de nous quitter, son devoir accompli.
C’est à cela que je vous invite : à demeurer un peuple uni, digne de confiance, amical avec
Mais ce tribunal infâme, ainsi que son président Raouf, ne nous ont pas donné l’occasion de faire cette dernière déclaration. Il a prononcé son verdict sans même les attendus et a simplement lu, en notre présence, l’acte d’accusation, conformément aux ordres des envahisseurs.
C’est ce dont j’ai voulu informer notre peuple, notre Oumma et l’opinion publique.
http://allainjules.blogspot.com/2006/12/au-nom-du-pre-et-du-ptrole.html
(Au nom du père !)
www.100langue2bois.com/article-5095381.html
( Bush, le monstre !)
www.congopage.com/article.php3?id_article=4395
( la corde et la discorde)
www.oumma.com/spip.php?article2301
(QUI SONT LES BARBARES ?)
www.anti-imperialism.net/lai/texte.php?langue=3§ion=BDZC&id=25169
www.algeria-watch.org/fr/article/pol/irak/geopolitique_assassinat.htm
www.algeria-watch.org/fr/article/pol/irak/ignoble_pendaison.htm
www.anti-imperialism.net/lai/texte.php?langue=1§ion=BDZC&id=25156&spes=
www.anti-imperialism.net/lai/texte.php?langue=1§ion=&id=25160
(Communiqué de l’Appel franco-arabe suite à la pendaison de Saddam Hussein)
www.anti-imperialism.net/lai/texte.php?langue=1§ion=&id=25156
(Pendaison d'un chef d'état indépendant, route vers la démocratie US)www.anti-imperialism.net/lai/texte.php?langue=1§ion=&id=25145
(La peine de mort contre Saddam Hussein, pierre angulaire de la haine)www.anti-imperialism.net/lai/texte.php?langue=1§ion=BDBD&id=25166&spes=
(Malheur aux vaincus)
www.anti-imperialism.net/lai/texte.php?langue=1§ion=&id=25149
(Sauvons le tyran)
www.voxnr.com/cc/a_la_une/EEyZlkupFVIAbQIQQs.shtml
(Les messages de l’assassinat du Raïs Saddam Hussein al-Tikriti)
www.voxnr.com/cc/dep_international/EEyZZZZkpkjNgElqMk.shtml
(Réaction du Saint-Siège à l’exécution de Saddam Hussein)
www.voxnr.com/cc/dep_interieur/EEyZulZAFEEXKVdzJX.shtml
(Le Front National dénonce l’exécution de Saddam Hussein)
www.voxnr.com/cc/politique/EEyZZkuVkleqSKCliw.shtml
(Un Conseiller régional du FN s’exprime sur l’Exécution de Saddam Hussein)
www.alterinfo.net/L-execution-de-Saddam-Hussein_a5371.html
(l’exécution de Saddam Hussein)
www.labanlieuesexprime.org/article.php3?id_article=1547
www.lesogres.info/article.php3?id_article=2798
("Choc et Effroi" Remember Mr Bush !)
www.lesogres.info/article.php3?id_article=2810
(Comment créer, stupidement, un symbole ?)
www.lesogres.info/article.php3?id_article=2799
(Les Américains de la préhistoire)
www.bondamanjak.com/content/view/2134/3/
(‘Ils ont executé Saddam)
Par Patrick Keridan
Ce matin, Saddam Hussein a été pendu haut et court. Il est monté courageusement sur sa potence, demandant à quelqu’un de remettre le Coran qu’il avait à la main à un membre de sa famille. La parodie de justice que fut son procès n’a pu cacher au monde que le juge-bourreau du tyran irakien n’était autre que le président des États-Unis, G.W. Bush qui n’avait pas hésité à déclarer en 2003, juste avant de lancer l’armée américaine dans l’une des guerres les plus désastreuses de son histoire: « il a essayé de tuer mon père, il faut bien que je m’occupe de lui ».

Il fallait faire vite pour appliquer cette petite vengeance personnelle, car dès janvier les Démocrates, forts de leurs récents succès électoraux, ne manqueront pas de mettre des bâtons dans les roues du président. Des roues qui tournent de moins en moins bien pour lui et la petite équipe de néo-cons qui l’a accompagné dans la mésaventure irakienne. On a donc choisi le premier jour de l’Aïd el-Khebir, la fête du sacrifice, pour cette exécution au risque d’antagoniser un peu plus les musulmans, ce qui, dans l’optique de la « guerre des civilisations » chère à l’axe Washington - Tel Aviv - Londres, s’inscrit parfaitement dans l’objectif de diabolisation des cultures réfractaires à l’Occident. Au passage on se permet de faire la nique aux pacifistes, sincères ou hypocrites, pour qui la peine de mort n’a jamais bonne presse, et on espère diviser un peu plus Chiites et Sunnites pour démontrer la nécessité d’une présence perpétuelle du gendarme américain dans une région où ses exactions et son incompétence patente l’ont rendu de plus en plus indésirable.

Tout le monde est convaincu que ce geste ne servira à rien, à commencer par le locataire de la Maison Blanche qui reconnaît que la violence continuera même si, selon lui l’exécution est un « pas important vers la démocratie » (en vertu de quelle logique tarabiscotée ?). Pendant cette même matinée, six soldats états-uniens (et une soixantaine d’indigènes) étaient tués en Irak. Pendant le seul mois de décembre, cent sept boys ont été sacrifiés (près de trois mille depuis mars 2003) à la politique du « Grand Moyen-Orient » pacifié et démocratisé dont l’échec ne fait plus aucun doute. Aujourd’hui, la violence atteint des niveaux record, la guerre civile larvée s’impose un peu partout, non seulement en Irak, mais aussi au Liban et en Palestine. L’islamisme radical est en forte progression même dans les pays les moins hostiles aux puissances occidentales, comme en Égypte, en Turquie et dans les pays du Maghreb avec les prolongements que l’on sait dans les banlieues européennes à forte population immigrée où les terroristes potentiels rencontrent un terreau favorable. Jamais la solution du problème israélo-palestinien n’a été aussi éloignée avec le prolongement du rideau de fer et de béton entre les communautés, le maintien et l’expansion de la colonisation illégale dans les territoires occupés et la banalisation des agressions criminelles de l’armée israélienne contre les populations civiles de Gaza, de Cisjordanie et du Liban. L’Irak sera pour longtemps déchiré par des affrontements tribaux et religieux impensables à l’époque où le parti Baas et son chef laïque tenaient d'une poigne de fer cet assemblage hétéroclite de tribus et de sectes. Tout autour, les redoutables milices islamiques, armées jusqu’aux dents sortent renforcées du chaos issu de la gabegie politique états-unienne, de même que leurs parrains iranien et syrien avec lesquels, tôt ou tard, le gouvernement américain sera contraint de négocier, comme le recommande le rapport Baker.

Au milieu de ce voyage au bout de l’enfer dont on ne voit pas le bout et qui finira par coûter très cher à la « communauté internationale », et en particulier à l’Europe en termes financiers et géopolitiques, la pendaison de Saddam fait figure de non-événement spectaculaire, un peu comme le furent le jugement puis la mort de Slobodan Milosevic en regard du désastre infligé aux populations yougoslaves par l’intervention de l’OTAN. Dégâts qui ne peuvent que s'aggraver si l’Europe ne prend pas ses responsabilités en organisant le repli tactique qui s’impose, en proposant sa médiation active, non pas avec Israël et les États-Unis, ni contre eux, mais de façon autonome, face à eux et malgré eux s’il le faut, comme le réclament depuis si longtemps de nombreux peuples de la région laissés orphelins par l’éclipse de la politique arabe des Européens, et en particulier des puissances méditerranéennes.
Si la politique internationale consistait à pourchasser les tyrans et à instaurer partout des régimes démocratiques et pacifiques on pourrait se demander pourquoi nos saintes nitouche de démocraties ont fricoté aussi longtemps avec les Bokassa, Mobutu, Bongo, Hassan II, Sukarno et autres Pinochet… et pourquoi elles continuent de le faire avec leurs successeurs, en Afrique, au Moyen-Orient ou en Asie centrale lorsqu’ils sont dans le « bon camp » et que leurs ressources ou leur position géostratégique sont jugées trop importantes pour que l’on se permette des états d’âme humanitaires à leur sujet… Saddam lui-même fut naguère courtisé et armé par les Occidentaux qui ne s’embarrassaient pas de considérations morales sur les sévices qu’il infligeait alors à son propre peuple. Puis il est tombé en disgrâce, rétrogradé en gibier de potence…
On l’a condamné pour la mort de cent quarante huit villageois et on sait qu’il a fait beaucoup plus de victimes, présumées ou réelles, dont aucun procès ne tentera de rendre compte.
C’est bien dommage. Mais que dire des six cent cinquante cinq mille Irakiens morts directement, ou indirectement, suite à l’intervention américano-britannique en Mésopotamie (chiffres estimés réalistes par de respectables organisations internationales) ? Et que dire des cinq cent mille enfants morts de faim des suites de l’embargo international suscité par les États-Unis contre ce pays ? Et des tortures dans la sinistre geôle d’Abu Ghraïb ?
Saddam aurait sans doute mérité la condamnation à mort s’il existait une juridiction internationale impartiale capable de juger tous les chefs d’État pour leurs abus de pouvoir et leurs crimes. Mais nous sommes loin de cette utopie. Les vainqueurs ont toujours essayé de faire passer pour un acte de justice la liquidation sommaire du régime de leurs opposants. C’était le cas à Moscou lors des grands procès des années 1930, à Nuremberg et à Tokyo un peu plus tard, comme aujourd’hui à La Haie où officie le soi-disant Tribunal pénal international et à Bagdad où un tribunal politique à la solde des forces d’occupation applique une vengeance tribale. Il ne faut qu’un peu d’honnêteté et beaucoup de courage pour le reconnaître comme le font désormais, par centaines, des juristes et des géopolitologues de réputation internationale.
Si le mouton à cinq pattes d’une instance de justice internationale véritablement indépendante et souveraine, reconnue et appuyée par l’ensemble des États, naissait un jour, elle aurait dix fois plus de raisons de condamner à la pendaison un G.W. Bush pour les troubles criminels qu’il inflige quotidiennement à l’ordre public international et à la paix mondiale en abusant du pouvoir et des responsabilités qui lui ont été confiés, que le tout petit Saddam Hussein, tyranneau ordinaire tel que l’Occident en suscite et en abat à foison dans un Tiers-monde fabriqué et manipulé à sa guise.

Mais lui et ses semblables courent toujours, protégés par la seule loi qui prévaut jusqu’à nouvel ordre en politique internationale, celle du plus fort… Jusqu’à nouvel ordre, c’est-à-dire jusqu’à l’instauration d’un nouvel équilibre des forces mondiales qui permettra d’imposer de nouveaux rapports de force et, peut-être, de nouvelles normes de diplomatie et de justice internationale pour favoriser la paix.
www.geostrategie.com/cogit_content/analyses/SaddampenduBushcourttoujou.shtml
Quand le journalisme politique se mue en journalisme de caniveau, Il est tout à fait normal qu'il soit sanctionné par une baisse d’audience et une perte de crédibilité. A force de copinages, de conflits d’intérêts et de relations incestueuses entre les industriels et les groupes de presse, les faiseurs d’opinions que sont les médias perdent du terrain, ce qui profite aux nouvelles technologies de l’information et de la communication, qui sont plus réactifs, plus indépendants et très souples. C’est ce qui explique l’émergence du web journalisme, qui permet à chacun de naviguer et de confronter des informations, et surtout de faire la différence entre la bonne graine et l’ivraie. Les médias dans leur ensemble vont mal, comme le démontre cette couverture très "rock and roll" d’une information par l'AFP dont la réputation n'est plus à faire.Lorsqu’on constate que la même agence de presse fait du zèle en sur-informant dans certains faits de société, l’on ne peut que mieux comprendre pourquoi quelques hommes politiques "contrôlent" le travail des médias.L’éthique journalistique partant en fumée au profit du journalisme de « proximité » ou de « complaisance », la fin de l'aventure n'est plus très loin.
A2N
L’une des premières sources d’information des journalistes sont les dépêches des agences de presse : l’Agence France Presse, l’Associated Press, Reuters…
Bien souvent, ces dépêches sont mises en ligne gratuitement et deviennent ainsi des sources directes d’information pour le public comme cela peut être observé sur Yahoo Actualités. Mais parfois, ces dépêches relatent un même événement de façon différente.Un exemple concret de distorsion de l’information a pu être constaté lors du sommet européen des ministres de l’Intérieur du G6 (Grande Bretagne, France, Allemagne, Italie, Espagne, Pologne) qui s’est tenu en Angleterre à la fin octobre 2006.L’objet de ce sommet était de renforcer la coopération européenne face au terrorisme, à l’extrémisme, à l’immigration clandestine et au crime organisé.L’AFP et l’Associated Press ont couvert ce sommet avec les dépêches suivantes : - Agence France Presse : « UE: accord au sein du G6 sur des mesures pour lutter contre le terrorisme ». - Associated Press : « Six pays de l'UE appellent à renforcer leur coopération contre le terrorisme ». En comparant ces deux dépêches, on observe que l’AFP a occulté certaines informations. Ainsi AP nous apprend que, selon John Reid, le ministre de l'Intérieur britannique : « La plus grande menace pour tous les pays européens (...) vient du terrorisme, particulièrement de ceux qui par une utilisation dévoyée de l'islam constitueraient une menace terroriste pour nous tous ».Dans la dépêche de l’AFP, le mot « islam » n’est même pas mentionné. AP nous informe aussi que « La crainte de dérives extrémistes au sein des communautés musulmanes d’Europe était au coeur de la réunion du G6. Celle-ci a été rattrapée par l’actualité française avec trois attaques de bus commises dans la nuit de mercredi à jeudi par des jeunes en banlieue parisienne, où vivent de nombreuses familles issues de l’immigration. » Du côté de l’AFP, nulle mention de cette « crainte de dérives extrémistes au sein des communautés musulmanes d’Europe ».Lors de ce sommet, des solutions ont été avancées par les ministres pour lutter contre ces violences.Selon Associated Press : « Les ministres ont également exprimé l'intention de mettre en avant des musulmans laïcs représentant des modèles de réussite pour les jeunes de leur communauté dans les sociétés occidentales. Ils ont aussi décidé de lutter contre les fraudes fiscales susceptibles de financer le terrorisme.»Dans la dépêche AFP, ce recours aux musulmans laïcs est ignoré, de même que la lutte contre la fraude fiscale. Après analyse des dépêches d’AP et de l’AFP, ainsi que du communiqué du ministère de l’intérieur britannique, il apparaît que l’AFP a occulté certaines informations et ainsi violé le critère d’ exhaustivité de la méthode PHILTRE.



"J'espère que vous resterez unis et je vous mets en garde: ne faites pas confiance à la coalition iranienne, ces gens sont dangereux". C’est cette dernière phrase que le Président Saddam Hussein aurait prononcé avant sa pendaison samedi à l'aube, condamné pour l'exécution de 148 villageois mais accusé d'avoir provoqué des dizaines de milliers de morts. "Résolu et courageux", selon le juge Mounir Haddad, le Raïs irakien visait la coalition à dominante chiite au pouvoir, que beaucoup de sunnites considèrent comme une émanation de l'influence de l'Iran, parvenant à la fois à provoquer la colère de ses bourreaux et à démontrer que son exécution n’était ni plus ni moins que l’œuvre de l’administration américaine.
En exécutant le Chef de l’Etat Irakien, trois ans après sa capture et une parodie de procès, le président Bush a démontré jusqu’à la caricature qu’il était cet Homme irresponsable qui a contribué à précipiter la planète au bord d’un conflit aux relents religieux. Après la mise en scène "barbare" et "humiliante" de l’assassinat de Saddam Hussein, en violation des règles des nations unies, il n’y en aura plus beaucoup pour penser que le président Bush s’est remis de son passé d’alcoolique chronique et consommateur de substances illicites. Depuis le début de l’aventure coloniale Irakienne, le président Etatsunien avait prouvé au monde qu’il souffrait d’une altération grave de ses capacités de discernement. Mais le calvaire de Saddam Hussein, devenu à l’occasion martyr pour l’éternité, est un signal beaucoup plus inquiétant sur sa santé mentale. Dire qu’il faudra encore le supporter pendant 2 ans, c’est s’attendre au pire, par exemple, l’utilisation de l’arme nucléaire pour relever les défis Iranien et Nord Coréen. Après l’exécution de Saddam Hussein, encouragée par le silence assourdissant de la communauté internationale, il est plus qu’utile pour les citoyens du monde entier d’en tirer quelques enseignements de ce qu’il faut qualifier de provocation sordide et inqualifiable dont l’onde de choc menace la planète entière en particulier les nations dites civilisées.
Deuxième enseignement, la pendaison de Saddam Hussein par l’administration Bush et ses alliés, en plus de lui donner ce qu’il avait manqué pendant son existence: "le statut de martyr et de héros arabe", est une provocation comme l’on ne pouvait même pas l’imaginer dans les meilleurs des scénarios de films d’horreur Hollywoodien. Une liquidation qui tombe comme un couperet alors que débute l'Aïd el Adha, la fête du sacrifice et temps fort du calendrier musulman, il fallait y penser, c’est ce que la bande à Bush a fait. Que dire ? C’est tout simplement démoniaque, criminel et terrifiant. Parait-il que le nom de code de l’invasion de l’Irak est « Choc et Stupeur » ?. Là, les scénaristes de l’équipe de Bush ont été bien au-delà de ce que l'imagination pouvait permettre. Quel jackpot ! Non seulement, la mort du Raïs sonne comme le coup de grâce pour l’Irak unifié, mais en plus, les Etats-Unis entraînent avec eux tout le monde judéo-chrétien, plus que jamais coupable, lui aussi, aux yeux des musulmans du monde entier. La mise à mort du président Irakien est un acte de profanation de la foi musulmane. Il n’était pas possible de s’y prendre autrement pour déclarer la guerre entre l’occident et le monde Arabo-Musulmans. Bush et ses incendiaires entendaient provoquer la stupeur et frapper les esprits, ils seront très certainement payés en retour pour leur audace malsaine. Le monde occidental qui ne voulait pas officiellement un affrontement avec les civilisations islamiques se trouve pris en otage par son chef de file, Les Etats-Unis, et participe à un véritable exploit : transformer le tyran Saddam Hussein en martyr du panarabisme et piétiner ce qu’il y a de plus sacré chez les musulmans : leur foi. Pour s’en convaincre, il suffit de constater l’émotion suscitée par l’assassinat de Saddam Hussein dans un pays comme
Troisième enseignement, la planète ne serait pas au bord d’un affrontement entre le monde Arabo-Musulman et la « civilisation » judéo-chrétienne si la vieille Europe ne faisait pas étalage de cynisme, d’hypocrisie et de complaisance. Trois années après l’invasion coloniale de l’Irak aux conséquences désastreuses, la collaboration est réelle entre la communauté Européenne et les va-t-en guerres de l’administration Etatsunienne. Dire même que leur entente atteint des sommets de complémentarité n’est pas un vain mot. Il semble plus qu’évident qu’il y a une vraie répartition de rôles, où la vielle Europe joue la « vierge éplorée » tandis que Bush et ses apprentis sorciers campent les « assassins ». Que l’on ne s’y méprenne pas, plus personne ne croit aux déclarations de diplomates européens faussement choqués par les agissements irresponsables de la bande à Bush, voire de l’Etat Hébreu, petit protégé de l’administration Etatsunienne. Qui ne voit pas la duplicité et la complaisance de l’union Européenne alors que les pitres Olmert et Peretz commettent des exactions, exécutent des populations civiles au Liban et en Palestine, attisent les rancoeurs intra-palestiennes et détruisent les infrastructures vitales, poussant plus encore les populations civiles vers le terrorisme ? Qui peut encore croire que la vieille Europe ne participe pas directement mais subtilement au projet des néo conservateurs, théoriciens de la doctrine de la « guerre préventive » ? Que dire du vieux continent qui prête discrètement ses bases militaires pour les interrogatoires criminels de
PARIS - "
BRUXELLES - L'Union européenne "condamne les crimes commis par Saddam et aussi la peine de mort", a déclaré Cristina Gallach, porte-parole du Haut représentant de l'UE pour la politique extérieure Javier Solana. STRASBOURG - Saddam Hussein "était un criminel impitoyable" mais il "ne fallait pas le tuer", a réagi le secrétaire général du Conseil de l'Europe Terry Davis, qui estime que l'Irak a manqué une occasion "de rejoindre le monde civilisé". BERLIN - Le gouvernement allemand peut "comprendre" la satisfaction des victimes de la dictature de Saddam Hussein, après l'exécution de l'ex-raïs irakien, mais reste opposé par principe à la peine de mort, "où que ce soit", a déclaré le ministre délégué aux Affaires étrangères Gernot Erler. A cela, si l’on rajoute le silence total des habituels droits de l’hommistes, étrangement absents de nos plateaux TV, et l’hibernation des élus de
Quatrième enseignement, En décidant d’envahir l’Irak, d’égorger symboliquement le chef de l’Etat Irakien, c’est bien le mot, unilatéralement et en s’affranchissant des règles des Nations unies sur les droits de l’Homme, les Etats-Unis et leurs alliés ne pouvaient pas mieux démontrer au monde entier que l’ONU est MORTE. Cette organisation est un instrument au service de l’impérialisme occidental dans le monde. Il n’y a donc rien de surprenant à voir qu’elle n’est que capable de condamner les pays de « l’axe du mal », classification faite par les Etats-Unis. C’est dire le sens de l’humour !. Le sacrifice de Saddam Hussein comme mouton de la fête de l'Aïd el Adha, en plus d’être une profanation d’un des piliers de l’Islam, constitue un déni de justice pour les victimes innombrables, les Kurdes, les Chiites, qui ont enduré des souffrances innommables sous son régime et qui n'ont désormais plus la possibilité d'obtenir justice. Comment expliquer que l’ONU parvienne à organiser les procès d’autres tyrans, comme par exemple Charles Taylor (Libéria) ou Milosevic ( Serbie), mais accepte une justice à la mode texane pour le dictateur déchu de l’Irak ? N'est-ce pas la preuve irréfutable que l’occident tout entier, qui a entretenu des relations privilégiées avec le régime tyrannique de Bagdad, en lui fournissant des armes chimiques et autres pendant sa guerre contre l’Iran, ne voulait pas d’un grand procès historique, sur le modèle de Nuremberg? Saddam Hussein pouvait balancer des vérités dérangeantes pour les dirigeants des pays « civilisés », il fallait l’éliminer,ce qui a donné cette parodie de justice, suivie d’une exécution barbare et sauvage .L’ONU est morte, vive le chaos ! Après le sacrifice du Raïs Irakien, l’on en vient à se demander qui méritait d'être jugé et exécuté: Saddam Hussein le dictateur, qui a préservé l'unité de l'Irak, son identité arabe et musulmane et la coexistence de ses différentes communautés, où ceux qui ont plongé ce pays dans cette guerre civile sanglante? Les coupables ne sont pas où l’on croit.Manifestement, ils sont identifiés et signent leurs crimes non pas avec leurs BITES, comme le dirait l’imbécile nommé Pascal Sevran, mais avec des mensonges de destruction massive. Qui osera encore nous parler de la morale politique, des valeurs, de la civilisation et de tout le tralala ?
Premier enseignement, comme la mort d'Ernesto Che Guevara, exécuté en 1967 en Bolivie avec l'aide des Etats-Unis, a façonné le mythe pour les révolutionnaires d’Amérique du Sud, la pendaison du Président Irakien va achever d’en faire un "symbole du nationalisme arabe", à l’instar des Présidents Egyptien Nasser et Libye, Mouammar Kadhafi, respectés par la rue « arabe » pour leur opposition à l’impérialisme occidental. Alors que se multiplient les protestations et les manifestations dans le monde Arabo-Musulman, de l’inde à


Pourquoi vous saisir de cette affaire ?
C'est ce que j'appelle une manifestation du racisme des élites. Des intellectuels ou des personnalités se lâchent dans leurs déclarations et livrent des analyses qui, il y a quelques années, émanaient de militants racistes de base. Dans le rapport annuel que je remettrai en mars au Conseil des droits de l'homme, je mentionnerai les propos d'Alain Finkielkraut, d'Hélène Carrère d'Encausse et de Georges Frêche. Et ceux de Pascal Sevran. Je vais envoyer un courrier officiel de l'ONU au gouvernement français pour demander des clarifications, rappelant l'existence d'instruments internationaux qui condamnent toute incitation à la haine raciale et religieuse.
Que pensez-vous des réactions en France ?
Ce qui me frappe, c'est l'extrême indulgence des dirigeants français face à la répétition de tels propos. C'est le signe d'une culture profonde de la xénophobie et de la prégnance de la lepénisation des esprits. L'impunité totale dont bénéficient leurs auteurs est choquante. Aux Etats-Unis ou en Grande-Bretagne, de telles déclarations auraient eu des suites. Il y a plusieurs années, un journaliste de la BBC a été immédiatement débarqué pour des remarques de cette nature.
Que pensez-vous du modèle d'intégration républicaine à la française ?
C'est de la rhétorique nationale. La France refuse de se doter d'une des armes majeures du combat contre le racisme : reconnaître le critère ethnique pour pouvoir analyser et avoir une image claire du racisme. Elle devrait se saisir d'instruments statistiques pour mesurer les discriminations dont sont victimes ces communautés. L'idéologie républicaine est devenue un dogme qui masque la réalité profonde du racisme en France.
Etes-vous favorables à la discrimination positive ?
En France, on a ce que j'appelle une intégration strip-tease : le demandeur d'asile est censé se dénuder à la frontière de toute spécificité culturelle, religieuse et si possible ethnique avant de revêtir le manteau de la République. Cette conception reflète un refus de la diversité culturelle, ce qui est d'autant plus étonnant de la part d'un pays qui a joué un rôle fondamental dans l'adoption de la Convention de l'Unesco sur le sujet. Paris prône la diversité sur le plan international mais la refuse sur le plan interne. Quand la carte de la marginalisation sociale, économique et politique correspond à la carte ethnique et/ou religieuse, la seule mesure permettant d'inverser le cours des choses, c'est la discrimination positive.
www.liberation.fr/actualite/societe/225302.FR.php
Depuis 2 jours, les médias ne parlent que d'elle: MAM par ci, MAM par là
Oui, la première ministre de la défense de l’histoire de
En clair, MAM qui n’était déjà pas convaincue par le candidat auto désigné de la droite, l’est encore moins depuis que l’UMP, contraint et forcé par l’exercice de démocratie interne qui a conduit à la désignation de Ségolène Royale comme la candidate du parti socialiste, a organisé des débats en trompe l’œil, afin de ne plus apparaître comme une machine au service des ambitions du ministre de l’intérieur.
Pourquoi une éventuelle candidature de la ministre de la défense provoque t-elle une crise d’urticaire chez ceux qui soutiennent, voire ont rallié sans gloire, la candidature « naturelle » du ministre de l’intérieur à la présidentielle 2007 ? Pourquoi un tintamarre médiatique et des déclarations, voire des injonctions formulées par les principaux lieutenants de Nicolas Sarkozy y Nagy Bocsa, alors que les mêmes affirmaient que tout était plié, joué d’avance en faveur de leur candidat ?
Parce que la confirmation d’une candidature de MAM, en plus de démontrer, s’il le fallait encore, que le candidat- ministre de l’intérieur ne fait pas l’unanimité à droite, fait planer le spectre de la défaite de la droite parlementaire au premier tour, ce qui constitue un cauchemar pour tous la parieurs et investisseurs qui ont misé sur le cheval Hongrois. Au-delà d’une défaite qui serait assurée pour la droite parlementaire, si MAM décidait de tenter sa chance à la prochaine présidentielle, d’autant plus qu’il y a déjà deux autres candidatures « dissidentes » que les médias aux ordres snobent ou méprisent royalement, force est de constater, même si les partisans du ministre de l’intérieur ne l’acceptent pas, qu’il y a un réel choc de civilisations au sein de la majorité dite présidentielle. En effet, il existe des divergences insurmontables entre les héritiers du Gaullisme et ceux qui roulent sous la bannière du Sarkozysme ( ????).
C’est bien ce qui explique que MAM et Nicolas Dupont Aignan, candidat souverainiste, qui se revendiquent du Gaullisme, se situent aux antipodes du projet politique proposé par Nicolas Sarkozy, où il est plus question d’importer le modèle US en France, de s’aligner sur la politique étrangère de Washington, de défendre sans retenue la politique expansionniste de l’Etat Hébreu au Moyen-Orient.
Autrement dit, lorsque la ministre de
Enfin, Faut-il rappeler que MAM, femme intègre, patriote et fière de l’histoire de France, vante les valeurs et des principes qui font de
N’a-t-elle pas marqué SA différence en déclarant lors de son dernier séjour aux Etats-Unis : « Être amis, c'est se parler en toute franchise, s'écouter en toute confiance. L'amitié crée un devoir de sincérité, la France n'est pas et ne sera jamais un piètre ami pour l'Amérique. » ? C’est dire combien la candidature de MAM, parce qu’elle est patriote, conforme aux intérêts de
MAM, FOR PRESIDENT 2007 !
A2N
Dans une interview au Journal Sud-Ouest, et comme elle s'y était engagée, Michèle Alliot-Marie répond ce jeudi 28 décembre, quant à sa sollicitation du soutien logistique et financier de l'UMP.
Sud Ouest : Etes-vous candidate à la candidature pour l'élection présidentielle ?Michèle Alliot-Marie : Je ne suis pas candidate au soutien logistique et financier de l’UMP.Sud Ouest : Très concrètement, cela signifie quoi ? Que vous pourriez être candidate hors de l'UMP ?MAM : Cela signifie que je vais réfléchir à ma candidature pour l'élection présidentielle et consulter les membres de mon association Le Chêne, les parlementaires et également des personnalités de l'UMP dans les prochaines semaines. Après je dirai si je suis ou non candidate.
Sud Ouest : Pourquoi faire durer si longtemps le suspense ?MAM : Il ne s'agit pas de faire durer le suspense mais de bien distinguer deux choses. Il ya d'une part le soutien de l'UMP. Ce que je constate aujourd'hui, c'est qu'au sein de l'UMP les nouveaux membres notamment ont souhaité adhérer pour soutenir une candidature de Nicolas Sarkozy. Il ne s'agit pas pour moi de semer le trouble. Je ne demande donc rien.
Il y a d'autre part l'élection présidentielle. Je vais consulter un certain nombre de personnes et je dirai, avant le congrès du 14 janvier - comme ça les choses seront claires - quelle sera ma décision. Ce qui m'intéresse, c'est de savoir comment faire gagner ma famille politique et mes convictions. C'est pourquoi il était important, qu'il puisse y avoir un débat d'idées montrant que notre famille politique est riche de sa diversité. Ceci a été fait, notamment grâce aux forums.Sud Ouest : Nous observons un phénomène de concentration des candidatures avec le retrait de candidats. Ne craignez-vous pas d'être accusée, par votre propre camp, de faire courir le risque d'une défaite ?MAM : Une candidature c'est une décision éminemment pesonnelle mais je prends en compte l'ensemble des facteurs. Ce qui m'a toujours paru essentiel, c'est de faire gagner ma famille politique. J'ai d'ailleurs permis de gagner toutes les élections qui ont eu lieu pendant les deux ans et demi où j'étais présidente du RPR et il y en a eu cinq ou six. Je pense avoir été celle qui a le plus fait gagner mon parti. Je reste donc dans cette logique.Sud Ouest : N'est-il pas un peu trop tard pour débattre encore alors que le PS est déjà en ordre de marche ?MAM : C'est sans doute la première fois depuis au moins vingt ans que l'on se focalise si tôt sur l'élection présidentielle. En 2002, mais également en 1995, c'est simplement quelques semaines avant que
l'élection s'est lancée. Cela correspond aussi aux évolutions de l'opinion publique. Si vous regardez ce qui s'est passé au cours des dernières élections, ce n'est que quelques semaines avant le scrutin que l'on a senti
une réelle mobilisation des Français.Sud Ouest : Dans l'hypothèse de votre candidature, vous seriez ainsi la candidate de la rupture avec Nicolas Sarkozy...MAM : Je ne crois pas au mot de rupture. Je considère que quand on a un bilan, on doit l'utiliser pour accroître sa crédibilité. En ce qui me concerne, c'est exactement la même chose. Il y a un certain nombre de choses que j'ai faites sur lesquelles j'entends m'appuyer pour mettre en oeuvre des idées chères pour la France et les Français dans un monde en profonde mutation. Le contexte géostratégique est tel aujourd'hui qu'on ne peut pas
considérer la France comme une bulle, comme les font les socialistes. Ce que je veux, c'est que la France continue de jouer un rôle essentiel dans l'évolution du monde.Sud Ouest : Mais à l'issue du troisième forum, à Bordeaux, les "éléphants" de l'UMP ont rallié Nicolas Sarkozy. Qui reste-t-il aujourd'hui à vos côtés ?MAM : Des dizaines de parlementaires, des militants, des Français non membres de l'UMP ! A travers leur adhésion à mon association ou à travers leurs messages, ils me disent qu'ils ont envie que les idées et les valeurs que je défends puissent s'exprimer.Sud Ouest : N'est-ce pas une façon de monnayer votre sort dans la perspective de l'après-présidentielle ?MAM : Je n'ai jamais monnnayé quoi que ce soit ! Et je commence maintenant à avoir une certaine ancienneté politique... Se distribuer la dépouille de l'ours quand il est toujours vivant me paraît très imprudent. Je n'ai jamais considéré que le but de la politique était de se partager des postes. Je vous renvoie à ceux qui tiennent ce genre de propos. S'ils le disent c'est sans doute que pour eux c'est une pratique habituelle. La devise de ma famille c'est « bien faire et laisser dire ».Sud Ouest : Votre candidature n'est-elle pas, finalement, la candidature du « tout sauf Sarkozy à droite » ? Et donc la main invisible de Jacques Chirac ?
MAM : Je suis une femme libre. Je ne me suis jamais laissée instrumentalisée par qui que ce soit. C'est peut-être une anomalie en politique mais je n'aime pas les calculs et les combines. Dans cette pré-campagne électorale, on est parfois au degré zéro des idées. Si une campagne présidentielle c'est de savoir si une candidate porte
du blanc ou du bleu marine sans regarder ce que sont ses convictions, je me demande vraiment ce que vont en penser les Français.Sud Ouest : Et sur la question « tout sauf Sarkozy » ?MAM : J'ai d'excellentes relations avec Nicolas Sarkozy. La question est de savoir comment nous faisons gagner les idées de notre famille politique. cela ne peut pas être simplement une question de personne.Sud Ouest : Ne craignez-vous pas que ce nouveau délai ne produise une cicatrice profonde dans vos relations avec Nicolas Sarkozy ?MAM : Pas du tout. Chacun fait ce qu'il veut. Et je ne me sens pas non plus tenue par ce que font les autres.Sud Ouest : Tout laisse à penser que vous serez candidate...MAM : Il est vrai que j'ai envie d'être candidate. J'ai un certain nombre de convictions et d'idées que j'ai envie de porter devant les Français.Sud Ouest : Il y a aussi les sondages. Vous n'y croyez pas du tout ?MAM : Les sondages sont un des éléments. C'est l'élément le plus incertain, comme l'histoire l'a toujours montré. Ce qui est intéressant, c'est de voir des évolutions de sondages sur la durée. Je les confronte aussi toujours à ce que je ressens sur le terrain.Sud Ouest : Faisons un peu de politique fiction. Nicolas Sarkozy remporte la présidentielle. Vous acceptez Matignon ?MAM : Ce n'est pas une question que je me pose aujourd'hui. Cela voudrait dire que ce qui m'intéresse ce sont simplement les postes. Je laisse ça à Mme Royal qui nous dit qu'elle veut être présidente sans nous dire pourquoi faire.Sud Ouest : On vous voit assez peu dans les magazines people. N'est-ce pas aujourd'hui une faiblesse en politique ?MAM : J'ai une certaine éthique de la politique qui ne passe pas par une mise en scène de la vie personnelle, parfois un peu indécente. Cette façon de faire prédominer le communication, le paraître, le « faire semblant de », ne me paraît pas respecter les électeurs. Et donc je ne m'y prête pas. Et je ne m'y prêterai pas.Sud Ouest : Quels projets pour la France ?MAM : Il lui faut d'abord une crédibilité sur le plan international qui dépend d'un effort de défense. Cet effort doit continuer dans la ligne de ce qui a été fait depuis cinq ans. Cela dépend d'avancées technologiques qui doivent
nous permettre d'être toujours une marche plus haut que les pays émergents tels que la Chine, l'Inde ou le Brésil.
Il faut faire de très gros efforts en matière de recherche, d'enseignement universitaire, de préservation de nos capacités d'indépendance énergétique.
Il faut, si nous voulons que la France soit forte, une unité nationale. Pour garder cette unité, personne ne doit se sentir rejeté par la société actuelle. D'où l'insistance que je mets à associer les jeunes, à les reconnaître, à leur tendre la main. D'où aussi mon refus de tout ce qui peut s'apparenter au communautarisme et aux discriminations, qu'elles soient négatives ou positives.
HISTOIRE D'EN RIRE !
C'est l'histoire d'une dame âgée qui en traversant la chaussée fait une chute et se ramasse sur le derrière en plein milieu de la rue !
Sarkozy, qui la suivait par hasard, s'empresse de l'aider à se relever et à traverser la rue.
Arrivés de l'autre côté de la rue, le petit Nicolas dit à la vieille dame :
- Ce fut un plaisir pour moi de vous aider. Est-ce que vous m’avez reconnu ? Je suis Nicolas Sarkozy, votre Ministre de l’Intérieur. J’espère que vous voterez pour moi aux prochaines élections.
La vieille dame lui réplique:
- Vous savez, je suis tombée sur le cul, pas sur la tête !
Raymond Depardon, Cinéaste et Photographe
«L'esclavage des Noirs a été inventé par les Noirs, en Afrique, c'est eux qui vendent les autres Noirs parce qu'ils n'ont aucune conscience de la fraternité Noire, ça n'existe pas ça ». Eric Zemmour, journaliste I-Tele et France 2