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Le "champion de la droite décomplexée" a perdu son pari fou de remporter un deuxième mandat.La France s'est difficilement débarrassée de Nicolas Sarkozy dont le bilan économique, 600 milliards de déficit !, vaut tous les discours de faillite. 

Au niveau de la diplomatie française, le mot bérézina n'est pas trop fort pour évoquer le quinquennat du chef de file de la droite néoconservatrice, notamment après les turpitudes atlantistes et l'assassinat sordide du Colonel Mouammar Kadhafi et ses conséquences désastreuses en Afrique. 

La droite a failli, elle est éjectée du pouvoir après plus de dix ans de règne arrogant et sans partage. On ne s'en plaindra pas, bien au contraire.L'alternance démocratique s'est produite, même si elle est arrivée par un homme que rien ne prédisposait à occuper la fonction suprême. L'ironie de la victoire du candidat socialiste aura voulu que seul un François ( Hollande) succède à un autre François ( Mitterrand), un peu comme si la force des esprits avait pris le pas sur la rationnalité. Par ailleurs, et c'est un savoureux clin d'oeil politico-sentimental, le retour de la gauche à l'Elysée, 20 ans plus tard,  ressemble à la revanche de l'ancienne candidate socialiste, Ségolène Royal, qui jubile, malgré elle, devant la victoire de François Hollande, son ancien compagnon et père de ses 4 enfants. Comme quoi, la vie est une sacrée farceuse !

Après l'ère du "Ensemble tout est possible", slogan plus qu'adapté à cette droite indigeste, voilà la France à l'heure du "changement c'est maintenant". Le président Hollande promet de redonner du sens à la parole politique. Chiche !

Comme disait un certain Charles Pasqua : "les paroles de campagne n'engagent que ceux qui y croient". Et les premiers pas de la présidence socialiste version Hollande, notamment avec les reniements sur la lutte contre l'Europe libérale des marchés prédateurs, l'argent roi et la spéculation folle, sans oublier l'ubuesque et criminel projet du " mariage pour tous", ne sont guère en phase avec les attentes réelles des français, en particulier du peuple de gauche. Rien de bien rassurrant, c'est le moins qu'on puisse dire. La France se lèvera t-elle avec une nouvelle gueule de bois en 2017, après celle déjà provoquée par la faillite économique, morale et éthique du sarkozysme ? On peut redouter le pire, à moins que François Hollande ne surprenne agréablement dans les mois à venir. Rien n'est moins sûr.  

En attendant l'impossible, profitez de cet espace de liberté sans concession.  Putain 5 ans !

  

 

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Samedi 17 février 2007 6 17 /02 /Fév /2007 15:13

Connaissez-vous une banque qui favorise l’évasion fiscale ?

par Jean-François Pollet

Probablement. Et qui prête à des régimes despotiques patentés ? Aussi. Qui sabote des expériences démocratiques, comme celle d’Allende au Chili ou des Sandinistes au Nicaragua ? C’est plus rare. Mais connaissez-vous une banque qui endette la moitié de l’humanité au nom du développement et qui mène sa propre guerre froide durant trente ans, alors qu’elle fait partie du dispositif de l’ONU ? Il n’y en a qu’une : la Banque mondiale, le porte drapeau du libre échange partout dans le monde, mais surtout dans l’hémisphère sud, où elle est parvenue à soumettre les Etats en torpillant leur trésor public pour des années.

 

 
par Éric Toussaint
 
Après dix ans d’existence, la Banque mondiale ne compte que deux pays membres en Afrique subsaharienne : l’Ethiopie et l’Afrique du Sud. En violation du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, la Banque mondiale octroie des prêts à la Belgique, à la France, à la Grande Bretagne, pour financer des projets dans leurs colonies [1]. Comme le reconnaissent les historiens de la Banque : “ Ces prêts qui servaient à alléger la pénurie de dollars des puissances coloniales européennes, étaient largement destinés aux intérêts coloniaux, particulièrement dans le secteur minier, que ce soit par l’investissement direct ou l’aide indirecte, comme pour le développement du transport et des mines » [2]. Ces prêts permettent aux pouvoirs coloniaux de renforcer le joug qu’ils exercent sur les peuples qu’ils ont colonisés. Ils contribuent à approvisionner les métropoles coloniales en minerais, en produits agricoles, en combustible. Dans le cas du Congo belge, les millions de dollars qui lui ont été « prêtés » pour des projets décidés par le pouvoir colonial ont presque totalement été dépensés par l’administration coloniale du Congo sous forme d’achat de produits exportés par la Belgique. Le Congo belge « a reçu » en tout 120 millions de prêts (en 3 fois) dont 105,4 millions ont été dépensés en Belgique [3]. Ces prêts constituaient un véritable tour de passe-passe. Le pigeon : le peuple congolais.
...légués comme un boulet aux jeunes nations indépendantes
Lorsque le Congo accède à l’indépendance, les principaux actionnaires se mettent d’accord pour lui transmettre la charge de la dette contractée par le pouvoir colonial belge auprès de la Banque mondiale. Les prêts contractés par la Belgique auprès de la Banque mondiale afin de mieux exploiter le Congo belge sont devenus une dette du Congo indépendant. La Banque a généralisé ce procédé qui consiste à transférer la dette contractée par un pouvoir colonial au nouvel Etat indépendant.
Or le droit international des Traités condamne explicitement ce type de transfert de dette. Le Traité de Versailles qui a été signé après la guerre 1914-1918 est très clair à ce sujet. Lors de la reconstitution de la Pologne en tant qu’Etat indépendant après la première guerre mondiale, il a été décidé que les dettes contractées par l’Allemagne pour coloniser la partie de la Pologne qu’elle avait soumise ne seraient pas à charge du nouvel Etat indépendant. Le traité de Versailles du 28 juin 1919 stipulait : « La partie de la dette qui, d’après la Commission des Réparations, prévue audit article, se rapporte aux mesures prises par les gouvernements allemand et prussien en vue de la colonisation allemande de la Pologne, sera exclue de la proportion mise à la charge de celle-ci... » [4]. Le Traité prévoit que les créanciers qui ont prêté à l’Allemagne pour des projets en territoire polonais ne peuvent réclamer leur dû qu’à cette puissance et pas à la Pologne. Alexander-Nahum Sack, le théoricien de la dette odieuse, précise dans son traité juridique de 1927 : « Lorsque le gouvernement contracte des dettes afin d’asservir la population d’une partie de son territoire ou de coloniser celle-ci par des ressortissants de la nationalité dominante, etc., ces dettes sont odieuses pour la population indigène de cette partie du territoire de l’Etat débiteur » [5].
Cela s’applique intégralement aux prêts que la Banque a octroyés à la Belgique, à la France et à la Grande Bretagne pour le développement de leurs colonies. En conséquence, la Banque agit en violation du droit international en faisant porter aux nouveaux Etats indépendants la charge de dettes contractées pour les coloniser. La Banque en connivence avec ses principaux actionnaires coloniaux et avec la bénédiction des Etats-Unis a posé un acte qui ne peut rester impuni. Ces dettes sont frappées de nullité et la Banque doit rendre compte de ses actes à la justice. Les Etats qui ont été victimes de cette violation du droit devraient exiger des réparations et utiliser les sommes en question pour rembourser la dette sociale due à leur peuple [6].
 
Deux poids deux mesures : le Plan Marshall
 
Entre 1948 et 1951, les États-Unis consacrent plus de treize milliards de dollars de l’époque (dont onze milliards en dons) au rétablissement de dix-sept pays européens, dont la Belgique, dans le cadre de l’Organisation européenne de coopération économique (OECE, aujourd’hui l’OCDE). Le montant total de l’aide correspond à environ 90 milliards de dollars actuels, dont plus de 3 milliards de dollars actuels rien que pour la Belgique.
En plus des dons accordés dans le cadre du Plan Marshall, il faut ajouter l’annulation partielle de la dette de la Belgique à l’égard des États-Unis en compensation de l’uranium fourni pour la fabrication des deux premières bombes atomiques américaines lâchées au-dessus des villes japonaises d’Hiroshima et de Nagasaki, y provoquant le premier holocauste nucléaire. L’uranium provenait de la mine de Shinkolobwé (près de Likasi ex-Jadotville) situé dans la province du Katanga au Congo belge. Premier acte, la Belgique bénéficie d’une annulation de dette grâce à sa colonie dont elle exploite les ressources naturelles. Deuxième acte, une quinzaine d’années plus tard, elle lègue au Congo indépendant avec la complicité de la Banque mondiale les dettes qu’elle a contractées pour exploiter ses ressources naturelles et son peuple.
Notes:
[1] Les colonies concernées par les prêts de la Banque mondiale sont pour la Belgique, le Congo belge, le Rwanda et le Burundi ; pour la Grande Bretagne, l’Afrique de l’Est (comprenant le Kenya, l’Ouganda et la future Tanzanie), la Rhodésie (Zimbabwe et Zambie) ainsi que le Nigeria auxquels il faut ajouter la Guyane britannique en Amérique du Sud ; pour la France, l’Algérie, le Gabon, la Mauritanie, l’Afrique occidentale française (Mauritanie, Sénégal, Soudan français - devenu Mali, Guinée, Côte d’Ivoire, Niger, Haute-Volta - devenue Burkina Faso, Dahomey - devenu Bénin).
[2] Kapur, Devesh, Lewis, John P., Webb, Richard. 1997. The World Bank, Its First Half Century, Volume 1, p. 687.
[3] Le fait que la Belgique soit bénéficiaire des prêts au Congo belge peut être déduit d’un tableau publié dans le quinzième rapport de la Banque mondiale pour l’année 1959-1960. IBRD (World Bank), Fifteenth Annual Report 1959-1960, Washington DC, p. 12.
[4] Cité par Sack, Alexander Nahum. 1927. Les Effets des Transformations des Etats sur leurs Dettes Publiques et Autres Obligations financières, Recueil Sirey, Paris, p. 159.
[5] Sack, Alexander Nahum. 1927. p. 158.
[6] Les réparations devraient être exigées des anciennes puissances coloniales via la Cour de Justice internationale de La Haye. A noter par ailleurs que tant que les agences de l’ONU, dont la Banque mondiale fait partie, continueront à bénéficier de l’immunité et tant que les statuts de la Banque ne seront pas modifiés, des Etats membres de la Banque peuvent difficilement aller en justice contre celle-ci. Par contre, des associations citoyennes représentant les victimes peuvent traîner la Banque en justice soit dans leur pays soit dans un pays où la Banque dispose d’une représentation ou là où elle a émis des emprunts. Ce point sera développé plus loin dans le livre.
Par alert2neg - Publié dans : Politique
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Vendredi 16 février 2007 5 16 /02 /Fév /2007 15:22


 

De l'Afrique, Vincent Hugeux, grand reporter à L'Express, a connu le pire - la brûlure du génocide rwandais - et le meilleur - l'indicible magie des lumières vespérales. Il en a aussi beaucoup fréquenté la médiocrité vénéneuse, qui mêle à son jus de vanité et de corruption tous les vices de la Françafrique. De cet accouplement lexical sont nés des monstres: jadis les pitbulls du pouvoir gaulliste, aujourd'hui des rapaces et des charognards en tout genre. «L'Afrique rend fou. Elle fascine et envoûte, écrit Vincent Hugeux. Que vient-on y chercher? Les honneurs que l'on se voit refuser ailleurs, l'argent facile, l'illusion du pouvoir.» Vanités et vénalités, parfois cocasses, souvent accablantes, se bousculent dans Les Sorciers blancs. ( voir l'entretien avec Vincent Hugeux, cliquez sur lien ci-dessous)
 
Christophe Barbier,
www.lexpress.fr

Par Vincent Hugeux
Tradition corruption
Au Togo comme au Tchad, les vieux réflexes ont la vie dure. Et l'on comprend mal qu'un envoyé spécial boude la munificence du «patron». Journaliste au Figaro, Thierry Oberlé en a fait l'expérience lors de la campagne présidentielle de juin 1998. Après avoir couvert un meeting à Kara, fief du clan, il rallie la résidence du sortant pour une interview. Rendez-vous manqué du fait d'un pataquès quant au lieu précis de l'entretien. Qu'à cela ne tienne, Faure et Kpatcha, deux des fils du chef, lui suggèrent de converser avec papa dans l'avion du retour sur Lomé. [...].
 
«Sous quelle forme paraîtra cet échange? s'enquiert Faure, le futur président. - Plutôt un papier, répond Oberlé, évasif. Ça dépend du contenu. - Un bon papier? - J'ai assez peu de raisons d'écrire un article que vous jugerez bon. - La presse est injuste avec mon père. Cela dit, on peut vous payer. - Je ne travaille pas comme ça. - Si vous préférez, on peut aussi vous donner une licence de pêche. - Je ne suis pas pêcheur. - Pas grave. Vous pouvez revendre la concession en Europe, ou à des Japonais. - Sans façons. Je n'ai aucun sens des affaires. - Soit. Nous pourrions dans ce cas acheter de la pub dans Le Figaro. - Non, vraiment. Désolé. - D'habitude, ça ne se passe pas de cette façon.»
 
[...] Un samedi de novembre 2003, le même Thierry Oberlé recueille à Dakar les réflexions du Sénégalais Abdoulaye Wade. Promptement rédigé, puis faxé à la présidence, l'entretien lui revient sans une retouche. L'envoyé spécial du Figaro s'apprête à rentrer au pays quand il reçoit un appel d'un conseiller. «Le président veut vous voir d'urgence.» Introduit dans un salon voisin du bureau de Wade, Oberlé se voit offrir un café. Son hôte prend la parole. «Ainsi, vous partez ce soir. J'ai des per diem pour vous.» Sur la table basse, une enveloppe, garnie au jugé de 10 000 €. «C'est pour vous et votre famille, insiste le chantre du sopi. Il ne s'agit en aucun cas d'une tentative de pression. Vous êtes libre d'écrire ce que bon vous semble.» Devant la mine renfrognée de son visiteur, l'ancien avocat s'essaie à la plaidoirie. «Vous devez bien comprendre que vous êtes en Afrique, s'obstine-t- il. Chez nous, il y a des coutumes. Vous êtes mon invité. Voici donc pour vos frais. - Mes frais, rétorque Oberlé, sont couverts par le journal. Gardez cet argent pour les bonnes œuvres de votre épouse Viviane. Elle en fera bon usage.» Colère froide du président: «Vous venez de me vexer.» [...]
 
Econduire sans froisser: tout un art. Ce reporter d'une radio périphérique a trouvé la parade. Après la diffusion d'un entretien avec le président, de passage à Paris, l'ambassadeur d'un pays sahélien parvient, à force d'insistance, à lui mettre en main un millier d'euros. Pour éviter l'esclandre, le journaliste consent à empocher la liasse, mais avertit son «bienfaiteur» qu'il la lui restituera et s'enquiert du nom d'une ONG digne de confiance opérant dans le pays. La semaine suivante, un déjeuner réunit les deux protagonistes, et l'homme de micro tient parole. Il confie l'obole au diplomate, prié de faire suivre. Retour à l'envoyeur. Pour deux, cinq ou dix qui refusent, combien empochent, voire quémandent l'aumône en cash? «Avec celles et ceux que j'ai vus des enveloppes en main, soupire un consultant béninois, on formerait une rédaction pléthorique.» [...]
 
[...] Au lendemain de l'indépendance, tout envoyé spécial à Abidjan se devait de descendre à l'hôtel Ivoire. «Sinon, souligne Patrick Girard, aucune chance de voir Houphouët ou ses proches. A l'époque, impossible de régler sa chambre. Laquelle était souvent garnie. Sur le lit, une mallette de billets pour les faux frais. Et, dans le lit, une jolie gazelle locale.» C'était le temps où le Zaïrois Mobutu accueillait à bord du Kamanyola, refuge flottant dont les roues à aubes donnaient au fleuve Congo des allures de Mississippi tropical, les journalistes qui avaient l'heur de lui plaire. «Une épreuve, concède aujourd'hui Girard. Le Laurent Perrier rosé, passe encore. Mais les vidéos de la série des Gendarmes en boucle, non merci. Depuis, je voue à Louis de Funès une haine tenace.»
 
[...] Brutale ou pacifique, l'alternance exhume parfois des archives du vaincu de troublants indices. En 1997, quand les colonnes de Denis Sassou-Nguesso, venues de son fief d'Oyo, chassent Lissouba et les siens de Brazzaville, elles entraînent dans leur sillage une poignée de reporters. Dans le capharnaüm de la présidence, deux d'entre eux découvrent un cahier à spirale et un jeu de disquettes informatiques. L'une d'elles contient une liste de journalistes, notamment français, présentés comme les obligés du régime déchu, ainsi que le montant des largesses qui leur furent consenties. «Désolé, je ne peux pas te livrer les noms, confie l'un des membres du tandem, envoyé spécial d'un quotidien parisien. Deux confrères du canard y figurent.»

Les safaris d'un «fils de pub»

Voilà des lustres que Jacques Séguéla l'omniscient recycle à l'export, avec des fortunes diverses, les lauriers cueillis en 1981 dans le sillage de François Mitterrand, incarnation terroir de la «force tranquille». Deux décennies plus tard, le fakir au bronzage insolent offrait [au président sénégalais Abdou] Diouf, en piste pour un nouveau mandat, une réplique désinvolte de ses formules magiques. Comment a-t-il convaincu l'héritier de Senghor, géant courtois et austère, de poser sur ses affiches parmi fruits et légumes, un épi de maïs à la main, ou en patriarche guindé entouré d'une nuée de gamins? Mystère. D'autant que dans la corbeille de la version maraîchère figurait en bonne place une aubergine, emblème guère flatteur en Afrique de l'Ouest.
 
Il est vrai, que dans le maniement hasardeux des symboles, Séguéla joue alors les récidivistes. Déjà, au Cameroun, lors de la campagne de 1992, il avait affublé le président sortant, Paul Biya, d'un surnom royal: l'Homme-Lion. Certes, au pays des Lions indomptables - ainsi désigne-t-on les idoles de l'équipe nationale de football - l'analogie peut sembler élogieuse. Mais la référence au roi des animaux, réputé indolent, a diverti les railleurs et ceux qu'irritent les fréquentes absences du chef de l'Etat, son goût pour les vacances prolongées et sa cure annuelle de thalassothérapie à La Baule.
 
[...] Dans la perspective de l'échéance de juillet 2006, Joseph Kabila, président sortant de la République démocratique du Congo (RDC) et candidat à un mandat électif en bonne et due forme, a lui aussi confié son image à RSCG. Et que croyez-vous qu'il advint? On vit fleurir à Kin des affiches à la gloire de «Joseph», barrées de l'inusable référence à la «force tranquille». Prudent, le «petit Kabila» a aussi recruté les stratèges d'un cabinet américain - Schriefer Group - connu pour avoir pris part aux deux campagnes victorieuses de George W. Bush. [...]
 
Lorsque Abdou Diouf occupait le secrétariat général de la présidence sénégalaise, il avait pour habitude d' «envoyer promener» les gourous en quête de contrats. Parvenu à la tête de l'Etat, ce socialiste tempéré consent à recevoir Jacques Séguéla qui, fine mouche, se prévaut de l'amitié de François Mitterrand. Le test est jugé concluant: à la veille d'élections européennes, on crédite le visiteur de la publication, dans le quotidien Libération, d'une tribune que le successeur de Senghor consacre à l'Afrique, parent pauvre du débat. Quand se profile la présidentielle de février-mars 2000, c'est à reculons que Diouf le réfractaire, harcelé par ses proches, avalise le retour d'Euro RSCG. «Ce fut contre-productif» , admet-il aujourd'hui. Loin d'accabler le stratège blanc, le vaincu le dédouane. «Ce n'est pas sa faute. Il a fait ce qu'il a pu. Ses collaborateurs ont accompli leur travail en vrais professionnels. Mais mon tempérament m'interdit de me plier aux règles de ce jeu-là. Certaines me heurtent. Et toute la presse sénégalaise s'est liguée contre moi. Pourquoi, entendait-on, va-t-il chercher un étranger, alors que nous sommes là?»
 
Les saillies verbales, les bains de foule, le face-à-face télévisé... Non, décidément, ce client-là ne pouvait s'y résoudre. Les rodomontades de Séguéla, pharmacien de formation, vont épaissir le dossier d'instruction du procès en mépris présidentiel. «Je vais étonner les Sénégalais!» claironne-t- il dans un entretien accordé aux médias dakarois. Diouf lui-même, qui connaît son monde, est atterré. [...] Dans un essai intitulé Le Vertige des urnes, l'un des 25 ouvrages nés de sa plume, Séguéla, qui fut dans une vie antérieure reporter à Paris Match et à France-Soir, reconnaît avoir manqué «d'à-propos, de jugeote et de courage». «J'aurais dû, écrit-il au sujet d'Abdou Diouf, l'inciter à renoncer.»

L'indéboulonnable Charles Debbasch

Il est 6 h 30, ce jeudi 13 juillet. Le soleil, qui, à son zénith, se fera étreinte, n'est encore que caresse. Rasant, il blondit à peine le muret de pierre qui enserre la terrasse du Kara, l'hôtel le plus huppé de la ville du même nom, dans le nord du Togo. Un homme frêle à la mise soignée glisse à pas lents vers la réception. En chemin, il fait escale devant la haute cage d'un perroquet gris perle à queue rouge, échange avec le volatile quelques civilités puis invite d'une voix douce cet ami de dix ans à piocher dans le morceau de banane glissé entre les barreaux. C'est ainsi: le «doyen Debbasch» - son titre de gloire favori - chérit les animaux. Et vénère les yorkshires, chiens d'agrément au long pelage fin et soyeux. [...] [NDLR: le juriste a été condamné, le 11 mai 2005, à deux ans de prison dont un ferme pour détournement d'œuvres.]
 
Deux heures plus tard, une Peugeot 607 bleu nuit, limousine de fonction, dépose le professeur aixois près de la tribune d'honneur dressée en lisière d'un pré de Pya, village natal du défunt chef de l'Etat Gnassingbé Eyadema et fief du clan. C'est qu'il assiste aujourd'hui, au côté du président Faure, de la quasi-totalité du gouvernement et d'une cohorte d'élus, de diplomates et d'hommes d'affaires, à la finale de lutte traditionnelle - les Evala - du canton. [...] Tout à l'heure, au banquet de clôture - argenterie, serveurs en livrée, fanfare militaire, sylvaner et mouton-cadet - il siégera non loin de la table de Son Excellence, à la gauche de l'affable Kokou Tozoun, ministre de la Communication et de la Formation civique. Une scène en apparence anodine donne l'exacte mesure de l'audience du doyen. Quand le journaliste de passage s'enquiert du sort réservé à sa demande d'entretien avec le chef de l'Etat, maintes fois réitérée, le ministre Tozoun, tétanisé, le prie de ne pas insister. Son auguste voisin, lui, se lève, va glisser quelques mots à l'oreille de Faure Gnassingbé, puis revient livrer la réponse. «Peut-être vers 17 heures, s'il a pu entre-temps se reposer un peu. Je ne vous promets rien, mais tenez-vous prêt.» [...]
«En 1998, raconte l'ambassadeur du Congo à Paris, Henri Lopes, nous l'avons chargé d'une analyse critique de la Constitution alors en vigueur. Il nous a livré sous forme de plaquette un travail remarquable. Une centaine de pages, bien aérées, imprimées sur un papier de qualité. Mais le montant de la facture, précisé par contrat, m'a sidéré. C'était de l'ordre de 3 millions de francs [plus de 450 000 €]. Il fallait bien respecter notre signature. Une première tranche ayant déjà été versée, nous avons décidé d'en rester là. Quand on y pense... L'étude avait été tirée à 3 000 exemplaires, et plus de 2 000 nous sont restés sur les bras. Qui peut lire ça?»

Cheikh Béchir, gourou de Jeune Afrique

Seul maître à bord après Dieu - et encore - le capitaine Ben Yahmed, alias «Sy Béchir», exerce sur celles et ceux qui le côtoient une fascination ambiguë. Son fan-club le dépeint sous les traits d'un «fou de presse», l'un des derniers monstres sacrés de la légende de l'écrit, un charmeur, urbain et cultivé, doublé d'un bosseur acharné, souverain d' «une monarchie sans baronnies ni féodalités, ou l'humble débutant peut monter à la Une si son papier le mérite». «Une puissance de travail phénoménale et une intelligence hors du commun, insiste un ex-fidèle, pourtant peu tendre avec le grand timonier. Il est sur le pont de 5 heures à 23 heures. Son hygiène de vie paraît sans faille. Il ne boit pas, ne fume pas et fuit les mondanités.» «Cet homme a du génie, s'exclame en écho Jean-Paul Pigasse, vice-président du Groupe Jeune Afrique de 1994 à 1997. Il est de la lignée des Robert Hersant et des Philippe Amaury. Et il lui arrive de se moquer de lui-même avec un humour dévastateur.» «Ce canard, renchérit une figure historique, c'est l'unique amour de sa vie.»
 
Portrait flatteur, battu en brèche par maints ex-disciples. «Un chef cassant, arrogant, imbu de lui-même», tranche une ancienne qui, trente ans après, se souvient encore de l'avoinée qu'elle avait essuyée pour avoir osé descendre dans le bureau sacré sans son carnet. «Un patron à l'ego colossal, qui vous humilie sans déplaisir», avance une autre plume. «Un despote éclairé, sans scrupules ni préjugés», nuance un confrère, pourtant enclin à gommer les travers de l'autocrate pour ne retenir des quatre années vécues à JA que le halo de lumière. «J'ai pris avec lui de fantastiques leçons de journalisme, soutient Patrick Girard, passé voilà peu de Marianne à Radio Shalom. S'il décèle chez vous une petite promesse de talent, Ben Yahmed est capable de vous faire venir trois ou cinq fois dans son bureau pour disséquer un papier.
 
Expérience rude, mais formatrice.» Rude… Bel euphémisme. D'autres sont sortis mortifiés d'une rebuffade publique, telle cette rubricarde sommée ironiquement d'apprendre les rudiments du métier auprès des stagiaires de passage. «Si tu es faible, tu es mort», soupire un des rares Subsahariens de la rédaction. Le Franco-Tunisien Sy Béchir, détenteur depuis peu de la double nationalité, pécherait-il à contre-emploi par modestie quand il soutient qu'il «fournit la piscine, mais pas le maître nageur»? Car le fils de commerçant djerbien a lancé dans le grand bain des dizaines de débutants, quitte à abandonner les «damnés» à la noyade pour mieux choyer les «élus». «On voyage très vite et l'on peut fort bien, avec six mois d'ancienneté, signer un papier de cover ou l'interview d'un président», s'extasie l'un d'entre eux. D'ailleurs, le journaliste en herbe se doit de considérer comme un privilège la fréquentation du grand homme, expert incontesté des statuts précaires, des tribunaux des prud'hommes et des failles du droit social. Périodes d'essai, contrats à durée déterminée répétitifs, congédiements brutaux, salaires modiques ou aléatoires: tout l'arsenal y passe…
 
Phalanstère familial pour les uns, JA s'apparente pour d'autres à une quasi-secte, avec son gourou flanqué de sa garde rapprochée, ses disciples zélés, ses insoumis. Et, bien entendu, ses rites magiques. Il en est un qui, à lui seul, mériterait une thèse de doctorat en psychologie: la conférence critique du lundi, à 11 heures pétantes. Elle est au rendez-vous quotidien de 8 h 30 ce que la grand-messe dominicale est aux matines. Avec son front haut et large que barre une saignée rouge verticale, son visage strié de rides et son regard tantôt inquisiteur, tantôt goguenard, Maître Béchir, l'officiant, donne alors toute la mesure de son talent. «Il fait son show, s'amuse un témoin. Surtout s'il y a cette semaine-là un invité de marque. Un show orchestré par lui et pour lui. Et ça dure des plombes.» Au fil des ans, le célébrant s'est assagi, voire effacé. Mais il peut fort bien feuilleter l'édition fraîchement imprimée d'une main dédaigneuse puis, d'un geste théâtral, propulser dans une poubelle «ce journal de merde».
 
On a aussi vu parfois les parapheurs voler. La liturgie de la relecture peut virer au jeu de massacre, au règlement de comptes, ou prendre un tour plus subtil. Chaque semaine, Sy Béchir commet d'office un procureur, qu'il s'agisse d'un vétéran de la maison ou d'un stagiaire, chargé de passer au scanner le dernier numéro. Redoutable privilège: le réquisitoire, plus ou moins féroce, circule dès 8 heures. A l'ouverture de la cérémonie, le doyen de l'assemblée, René Guyonnet, passe ledit diagnostic à la Moulinette. Ambiance... «Très gênant pour l'amour-propre des auteurs, mais très sain», tranche le vétéran Hamid Barrada. De même, il est d'usage de soumettre la première mouture d'un papier à la sagacité de quelques confrères.
 
La catharsis maison a ses limites. Pour avoir émis des doutes quant à la pertinence d'un entretien avec le Premier ministre sénégalais Macky Sall, un débutant ivoirien fut gratifié d'une riposte signée par un lieutenant de BBY: «Je tiens à te signaler que tu es encore à l'essai; plutôt que de formuler des critiques inutiles, tu serais mieux inspiré de te consacrer à tes propres papiers.» L'usage veut que les bizuts soient affranchis par la jeune garde de la rédaction. «Une consœur, raconte l'un d'eux, m'a dit texto ceci: “Ici, méfie-toi de ton ombre. Tout ce que tu dis, au téléphone ou en privé, peut parvenir aux oreilles de Ben Yahmed.” De quoi devenir parano.» Volontiers enjôleur, Sy Béchir tombe le masque dès qu'une forte tête s'en prend aux fondements de son empire. «On est soudain passés de la mansuétude à la mise en garde, rapporte un reporter en rupture de ban. Le message? Ne l'oubliez jamais, mon cher: tous ceux qui se sont attaqués à Jeune Afrique s'en sont mordu les doigts.» «Comme tout autocrate, précise une ancienne, il a besoin de larbins, mais ne respecte que ceux qui lui tiennent tête. Cette maison, m'a dit Béchir au moment de mon départ, sera toujours la vôtre; et si vous avez besoin d'aide, je suis là. Depuis, il m'a relancée à plusieurs reprises.»
 
Les Sorciers blancs. Enquête sur les faux amis français de l'Afrique, par Vincent Hugeux. Fayard, 331 p., 20 €.

 

 

Par alert2neg - Publié dans : A2NZOOM
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Vendredi 16 février 2007 5 16 /02 /Fév /2007 12:55

Alors qu’une Française d’origine camerounaise se rend à son travail, jeudi à Strasbourg, elle est contrôlée par la PAF sans ses papiers d’identité. Menottée, embarquée…, elle raconte une expérience pénible. De son côté, la police affirme que la procédure a été respectée.
Il est près de 6 h 30 jeudi, lorsque cette aide-soignante qui se rend à son travail dans un établissement pour handicapés est contrôlée dans le tram à la hauteur de la place Broglie par des policiers de la PAF (police de l’air et des frontières). « Je n’emporte pas toujours ma carte d’identité de peur de me la faire voler. J’explique que je vais au travail, je leur montre ma carte de la CTS et la carte de l’établissement ».
Elle vit en France depuis 18 ans, mais c’est la première fois que des policiers lui demandent sa carte d’identité. « Place de la République, ils me font descendre du tram pour me mettre les menottes et m’emmener au poste. Je n’ai pas le droit de téléphoner, pas même à mon travail. Je ne peux même pas chercher un mouchoir pour essuyer mes larmes ».

Au poste, les policiers lui annoncent qu’elle va être fouillée. « Une femme me fait déshabiller. Je suis complètement nue. Je me sens humiliée. Je n’arrête pas de pleurer ». Puis elle se rhabille et se retrouve enfermée avec des hommes, menottée à un banc. Avant 8 h, un gradé débloque la situation. Elle donne le numéro de téléphone de son employeur et est rapidement libérée après quelques vérifications. Les policiers la reconduisent jusqu’à son travail.
Rendez-vous avec le préfet
Patrick Vieux, directeur départemental de la PAF, maintient que la procédure a été entièrement respectée. Il explique que les fonctionnaires ont emmené la femme, car sur le fichier national des étrangers il était indiqué que son titre de séjour était périmé depuis 1999 et il n’y avait aucune trace de sa naturalisation. Pour ce qui est des menottes, il avance que l’équipage étant uniquement composé d’hommes, la palpation de sécurité (pour vérifier qu’elle n’était pas armée) ne pouvait pas se faire sur place.

Quant à l’épisode qui s’est déroulé au poste, la chronologie avancée par le commissaire divisionnaire est différente : selon lui, l’interpellée aurait d’abord était attachée à un banc, le temps de chercher une policière. Et d’affirmer que la femme aurait ensuite subi une palpation de sécurité (habillée) et non une fouille au corps (nue).
« Je comprends très bien qu’elle ait très mal vécu tout ça, elle n’avait pas de raison d’être arrêtée, elle se rendait au travail. » Et de reconnaître qu’« il n’y a pas eu d’excuse. Par contre, il y a eu mieux, estime Patrick Vieux, elle a été raccompagnée près de son lieu de travail afin de limiter son désagrément. Et ça, ce n’est pas prévu dans le code de procédure pénale. »
Toujours sous le choc de cette interpellation, l’aide-soignante vit avec un sentiment d’humiliation. Après avoir contacté le député Armand Jung, elle a sollicité un rendez-vous avec le préfet Jean-Paul Faugère, qui doit la recevoir ce matin.

J.-F.C. et Hél.M.

 

La Strasbourgeoise, de nationalité française et d’origine camerounaise, contrôlée et embarquée par erreur par la PAF* (DNA d’hier) a été reçue hier par le préfet. Selon elle, Jean-Paul Faugère s’est dit « peiné » de la façon dont les choses se sont déroulées.

« Il m’a dit que cela n’aurait pas dû arriver, qu’il était peiné »

« Il m’a dit que cela n’aurait pas dû arriver, qu’il était peiné », rapporte l’aide-soignante française d’origine camerounaise en parlant de l’entretien qu’elle a eu hier matin avec le préfet. Contacté, Jean-Paul Faugère ( photo ci dessous) n’a pas souhaité s’exprimer sur ce sujet.« Il a tenu à me recevoir personnellement dans son bureau, cela montre quand même que je suis Française, appuie la Strasbourgeoise. La préfecture, c’est un endroit qui représente la Nation. Pour moi, c’était très important. »

En arrêt maladie jusqu’au 11 février 
Jeudi, vers 6 h 30, alors qu’elle se rend au travail, elle est contrôlée par des fonctionnaires de la PAF dans le tram, place Broglie. N’ayant pas de papier d’identité sur elle prouvant sa nationalité française, elle est menottée et embarquée au poste du pont de l’Europe.
Là, d’après elle, une policière lui demande de se déshabiller pour une palpation de sécurité et elle se retrouve nue. La direction de la PAF nie cet aspect des choses, affirmant que l’aide-soignante est restée vêtue. Pour le reste, insiste le directeur départemental, la procédure de vérification d’identité a été respectée.
Les policiers finissent par obtenir, vers 7 h 30, la confirmation que l’interpellée est Française. Elle est relâchée et un équipage la reconduit près de son lieu de travail. L’incident est clos, mais il ne la laisse pas indemne. « Je me sens humiliée, je n’arrête pas de pleurer », écrit-elle dans une lettre qu’elle envoie aux médias, au procureur de la République, au député Armand Jung -qui l’a reçue lundi - et au préfet.
Choquée, elle a été mise en arrêt maladie par son médecin jusqu’au 11 février : « Je ne peux pas redémarrer comme ça, il me faut un peu de temps, mais je dois me ressaisir, retourner au travail. »

Hél.M.

*Police de l’air et des frontière

 

© Dernières Nouvelles D’alsace, Mardi 06 Février 2007. - Tous droits de reproduction réservés
Par alert2neg - Publié dans : Politique
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Vendredi 16 février 2007 5 16 /02 /Fév /2007 07:15
Comme l'a révélé le "Canard enchaîné", mercredi 14 février 2007, l'homme qui pense à l'Elysée même quand il se rase est prêt à tout pour l'emporter en 2007. Peu importe si ses déclarations sont truffées de contradictions, il s'en fout éperdument. Särközy y Nagy Bocsa croit en sa méthode, celle qui consiste à diviser la France comme un mille feuilles.La république et son indivisibilité, ça lui passe par dessus la jambe!
Tenez pour parvenir à ses fins, il consomme quotidiennement tous les sondages qualitatifs et quantitatifs, c'est le plus grand client des maisons amis de sondeurs. Comment donc s'étonner que l'on intoxique les Français au quotidien avec courbes d'intentions d'intentions de votes?
Bref, en s'appuyant sur ses "sondages", le ministre de la police s'efforce de plaire à tout le monde, à toutes les catégories sociales. C'est ce qui lui vaut désormais le titre peu flatteur de "chargé de clientèle", celui qui soigne les services de ses clients. Drôle de conception de la démocratie! 
Enfin, tout ça pour dire que le Rastignac Hongrois est prêt à vendre et promettre tout et son contraire à qui le veut bien. C'est ainsi que le 12 Février, il faisait un tour dans la discothèque le "QUEEN", boite de nuit de la communauté homosexuelle ( paris 8ème), sachant qu'il tient des positions pour le moins à l'encontre des attentes de cette communauté.  Aujourd'hui, quelques jours plus tard, il se trouve à la Reunion, et en profite pour dérouler son argumentaire très ciblé et adapté aux espérances des populations locales. Du grand art ! Särkozy y Nagy Bocsa, c'est le girouettisme permanent au service de ses ambitions politiques. L'homme ne croit en rien, encore moins en la république. Danger !
A2N
  

Sarkozy est le roi de la grimace

Intervention de Nicolas SARKOZY

Jeudi 15 février 2007 – La Réunion

* * *

Mes chers amis,

Je suis venu jusqu'à vous parce que j'aime la dignité et la fierté de la Réunion. Cette terre de volcan, c'est la terre de France, aussi sûrement que le sont la terre de Normandie et la terre blonde de Provence.

J'aime cette île dont les noms ont suivi le cours de l'Histoire : Ile Bourbon, Ile Bonaparte, Ile de La Réunion,  île de conquête, de forbans, de bâtisseurs, mais aussi île d'esclaves et du code noir, ce code que la république déchira le jour où elle se décida enfin à comprendre que ce qui est moralement insoutenable ne peut jamais être politiquement acceptable.

Ici, je ressens l'intensité de l'énergie nationale. Cette énergie qui vous conduit ce soir à être si nombreux, si chaleureux et si exigeants pour notre patrie. Votre présence me touche profondément.

Ici, je sens cette communion qui unit chacun d'entre-nous au sein d'une République fraternelle. Lorsque l'un d'entre-vous se bat, avance, réussit, il en entraîne un, deux, trois, dix dans son sillage.

Lorsque l'un d'entre vous échoue, souffre, tombe, il en affecte le cœur et l'espoir de ses amis et ses proches. Nous sommes les membres de la même chaîne humaine, de la même famille.

Nous sommes Français.

Français de toujours.

Français de toutes races.

Français de toutes couleurs.

Français de toutes confessions. 

Français, dit-on, querelleurs, frondeurs, divisés mais indivisibles.

Français liés par des siècles d'histoire mêlée, ensanglantée, lacérée, partagée.

Français éclairés par les arts et révoltés pour la liberté, comme le fut le poète Leconte de Lisle, l'un des vôtres, qui repose au cimetière marin de Saint Paul.

Français dans l'épreuve, capables de flancher et de se relever, de se déchirer et de se rassembler.

Français, capables de renoncer au possible et d'atteindre pourtant l'impossible.

Français, voilà tout ! Unis par le même passé. Unis pour le même avenir. Unis sous la même bannière tricolore.

Pour moi, la France est un pays à nul autre pareil. C'est le pays qui a fait la synthèse entre l'Ancien Régime et la Révolution, entre l'Etat capétien et l'Etat républicain, entre le patriotisme et l'universalisme. C'est le pays qui a inventé la laïcité pour faire vivre ensemble ceux qui croient au Ciel et ceux qui n'y croient pas. A promu, contre toutes les servitudes, les droits imprescriptibles de l'homme.

Cette synthèse nationale à laquelle je crois, me conduit naturellement à me tourner vers tous les Français sans exception.

Je n'exclus pas mes concitoyens qui se sont perdus dans des votes extrêmes auxquels j'estime avoir le devoir de tendre la main pour les convaincre qu'une autre voie est possible.

Cette main, je la tends aussi à tous ces travailleurs, toutes ces familles, qui ont cru à la gauche d'autrefois. Cette gauche qui affirmait alors qu'on ne peut avoir l'Ecole gratuite, la santé pour tous, les retraites à 60 ans, la protection sociale, des services publics, sans produire davantage, sans se retrousser les manches.

La dignité des ouvriers et des employés qui partent tôt au travail, qui se serrent la ceinture pour qu'un jour leurs enfants n'aient pas à la serrer, je la comprends, je la respecte sans doute plus que ceux qui prétendent défendre la justice sociale en vantant constamment les mérites du temps libre et des loisirs. Je la respecte plus que ceux qui trouvent toutes les excuses aux délinquants qui gâchent la vie de ceux qui vivent du fruit de leur travail. Je la respecte plus que ceux qui ont prétendu que le professeur devait se comporter comme l'égal de l'élève. La gauche a tourné le dos aux valeurs des classes populaires. Rien, n'y personne, ne m'empêchera de me présenter à elles pour leur rendre justice.

Je tends enfin la main à tous ceux qui ne croient plus à la politique, à tous ceux qui rejettent les manichéismes partisans. Je leur dis : changeons la politique ensemble, faisons en sorte que les différences s'enrichissent mais ne s'affrontent pas de façon stérile, imaginons une nouvelle façon de gouverner, ouverte à des personnalités de tous horizons, qui réfléchissent et travaillent en commun au service de l'intérêt général.

Sur les dossiers vitaux de notre pays, il y a des espaces de dialogue et de compromis. Il ne s'agit pas de gouverner au centre, car le centre n'est pas une politique ! Il s'agit de gouverner dans l'écoute et la convergence des convictions. A la Réunion, vous savez que l'on peut construire des projets communs en dépassant les étiquettes partisanes. C'est tout le sens des grands chantiers que nous engageons en ce moment dans l'île.

Pour moi, le Président de la République n'est pas l'homme d'un parti. Il est le visage de la France. Il est celui qui prend en charge les complexités de son peuple. Et qui s'efforce de dégager les lignes de l'intérêt général.

L'"intérêt général", c'est un principe et une discipline qu'avaient Michel Debré et Raymond Barre, deux des vôtres, à qui je rends hommage. L'intérêt général, c'est un équilibre entre les convictions qui habitent le Chef de l'Etat et les contradictions qui traversent la société française. Ces contradictions qu'il faut respecter, sentir, synthétiser. Le Président n'est pas un souverain enfermé dans ses palais, mais un républicain. Il est le premier des citoyens parmi ses concitoyens.

Je suis pour une présidence engagée dans l'action quotidienne. Pour un président qui agit, assume et écoute les appels qui lui sont lancés, les avertissements qui lui sont parfois adressés. C'est cela ma conception du pouvoir et de la politique. J'ai des convictions. Je sais ce que je veux et ce que dois faire. Mais je ne prétends pas avoir la science infuse… D'instinct, je me méfie des idées toutes faites. Je n'ai jamais considéré qu'un adversaire politique devait être méprisé. Et encore moins un de mes concitoyens qui m'interpelle. Tous deux participent, à leur façon, au cheminement de mes pensées et de mes émotions.

Lorsqu'à Charleville Mezière, un ouvrier me dit avec pudeur mais avec une colère rentrée : " Monsieur Sarkozy, j'ai trente ans de boite et je gagne à peine 1200 euros ! ", je mesure que certains de mes objectifs économiques doivent être enrichis par ce témoignage.

Lorsque jeudi dernier je me suis rendu à l'association "Cœur de femmes" qui accueille des femmes qui ont été battues, jetées à la rue, déchiquetées par la vie, et qu'une jeune maman marocaine me raconte de façon poignante qu'elle est divorcée d’un Français (ce qui l’empêche d’obtenir ses papiers) et que son fils de trois ans est dans le coma depuis quatre mois à l’hôpital Robert Debré à la suite d’un traumatisme crânien, eh bien, mes jugements  s'approfondissent.

Lorsque j'ai rencontré, il y a deux semaines, ces deux institutrices de Chalons sur Champagne - ces deux fonctionnaires dévouées qui aiment leur métier et leurs élèves - tabassées pour avoir "osé" faire respecter leur autorité, je me dis que leur récit en dit davantage sur le quotidien de l'Ecole que toutes les grandes politiques éducatives dont je me fais l'interprète.

La France, c'est cela ! Elle est faite de chair et de sang. Aucun Français ne ressemble à un autre. Aucune idéologie ne peut résumer la société. Aucune réponse n'est absolue, définitive, indiscutable, implacable. Voilà pourquoi, je n'ai pas peur de la discussion et de la confrontation intellectuelle. Voilà pourquoi, je ne crains pas d'imaginer des ouvertures politiques vers tous ceux qui, par leur intelligence et leur pragmatisme, peuvent servir l'intérêt général.

Mes amis,

Je crois que le XXIème siècle sera fructueux pour les nations unies et courageuses, mais qu'il sera implacable pour les nations faibles et divisées.

Plus que jamais, les 60 millions de Français doivent faire bloc pour répondre aux défis que leur lancent les 6 milliards d'êtres humains que compte notre planète, dont beaucoup courent après un développement dont ils ont été, jusqu'à ce jour, privés par l'Histoire. 60 millions de français engagés dans un monde de 6 milliards d'habitants : voilà la bataille qui est devant nous. Et la Réunion qui est située entre l'Afrique, l'Inde et l'Asie est bien placée pour en mesurer l'ampleur.

Ceux qui stigmatisent la mondialisation pour esquiver leurs responsabilité s, ceux qui continuent de prétendre que c'est le monde qui a tort de changer et que c'est la France qui a raison de ne rien changer, ceux qui restent les bras ballants devant les délocalisations en versant des larmes de crocodiles au lieu d'agir, ceux qui vont expliquer aux salariés qu'il faut travailler moins et qui s'étonnent après coup que nos concurrents nous raflent des marchés, ceux qui taxent les richesses aveuglément et qui s'étonnent qu'elles partent ailleurs, ceux qui cherchent toujours à opposer une France à une autre, ceux qui cultivent la bonne conscience sans jamais éprouver de cas de conscience, ceux qui donnent aux autres des leçons de morale qu’ils ne s’appliquent jamais à eux-mêmes, sont les complices de notre déclin.

L'histoire nous enseigne que le sort des nations est versatile. Certaines nations grandissent, d'autres s'abaissent, certaines s'enrichissent, d'autres s'appauvrissent, certaines se rassemblent, d'autres se disloquent.

Aucune génération ne peut se croire déliée de ses responsabilité s vis à vis de son héritage national. Ce que nous choisissons ou non de faire a des conséquences.

Libre à nous de penser que la mondialisation n'est qu'un épiphénomène et non un basculement historique. Libre à nous de ne pas voir que notre pays a chuté, en 25 ans, de onze places dans le classement des richesses nationales. Libre à nous de rester prisonniers des 35 heures alors que le monde entier appuie sur l'accélérateur. Libre à nous de nous surendetter pour vivre lâchement à crédit plutôt que de nous réformer. Libre à nous de choisir entre le statu quo ou le progrès réformiste. Oui, nous sommes libres de choisir. Choisir d'entrer dans la XXIème siècle à genoux ou debout !

            Ensemble, nous avons décidé d'être debout !

Pour cela, il faut ne pas avoir peur de parler de notre identité nationale car je ne vois pas pourquoi la France serait la seule nation du monde à ne pas dire à haute voix ce qu'elle est et ce qu'elle veut. Je ne vois pas pourquoi les pages sombres de notre passé masqueraient les plus lumineuses. Depuis trop longtemps nous mettons notre drapeau dans la poche. Depuis trop longtemps nous accusons notre Histoire pour nous excuser d'en avoir une. Depuis trop longtemps nous craignons de dire : "je suis français et j'en suis fier !".

Moi, dont les origines sont mêlées comme la plupart d'entre-vous, je vous dis que l'amour de la France doit guider nos pas et nos choix.

La France a une identité. Pas une identité naturelle, car notre nation n'a jamais cessé de se construire, de s'élargir, de s'unifier, fédérant des provinces aux patois distincts, embrassant des religions aux cultes différents, accueillant des immigrants aux cultures étrangères. Par la force de l'Etat, par la communion de la langue, par la marque du droit, par le prix du sang et l'emprise de la mémoire et des mythes, l'identité française s'est ainsi faite.

C'est cette longue trajectoire avec nous-mêmes qui s'est interrompue. Pendant des décennies, il fut en effet de bon ton de railler la France, de moquer ses coutumes, de siffler son hymne, d'accuser ses rêves de grandeur.

A tort, on a trop souvent cru que le drapeau tricolore n'était ni assez beau, ni assez large, pour rassembler et respecter chacun dans ses différences. Eh bien moi, je dis que ce drapeau est suffisamment beau et large pour être hissé aux yeux de tous ceux qui, de toutes origines, de toutes races et de toutes confessions, sont la France de demain !

La France une et diverse, unitaire et mélangée : c'est d'ailleurs la France que nous construisons depuis des siècles ! Et ici les Français viennent aussi d'Afrique, de Chine, d'Inde et ils sont musulmans, hindouistes catholiques, protestants, juifs. Tout cela fait la France. Tout ceci est la France!

Et à ceux qui en douteraient, je veux dire que lorsque le 2ème régiment de zouaves chargea à Magenta en ce matin du 4 juin 1859, nul ne s'interrogea sur la couleur de peau de ces braves parmi les braves. Aux 100.000 morts et disparus de l'Armée d'Afrique dans les plaines glacées de la Marne et de Verdun, nul n'osa s'interroger sur les origines de leur sang. Aux 653 réunionnais morts pour leur patrie en 14/18, il ne vint à l'esprit de personne de regarder d'où venaient leurs ancêtres.

Français mélangés et unifiés, par volonté, par adhésion, par conviction. Français par ses devoirs et non pas seulement par ses droits. Voilà la France de tous et pour tous que je veux !

A ce titre, la Réunion est pour moi un exemple. Lorsque votre île adopta, en  avril 1794, ce nom de "réunion" en symbole, dit-on, de la jonction des révolutionnaires marseillais et des gardes nationaux chargés de la garde des Tullieries, imaginait-on combien ce nom était prédestiné ?

Sur cette terre, les origines, les religions et les cultures n'ont jamais cessé de se marier. Je la vois ici, la France vivante et charnelle que j'appelle de mes voeux. "Créole", métissé ou blanc, "malbar", "z'arab","chinois, "caf" : je l'ai sous les yeux la République ouverte et chatoyante où convergent et s'unissent les diversités. La métropole doit s'en inspirer car il n'y a pas d'avenir pour les sociétés fermées et intolérantes.

C’est parce que je crois en cette France plurielle, que je veux que l’immigration soit fermement maîtrisée. Je souhaite qu’on ne puisse pas vivre en France sans connaître sa langue, sans estimer sa culture et ses valeurs. Nous sommes un vieux pays de traditions et de liberté qui demande qu’on le respecte et qui respecte ceux qui l'aiment.

C'est parce que je crois à la France plurielle, cette France où aucune discrimination sociale ou raciale ne peut être acceptée, que je défends la république du mérite et du travail. Parce que le mérite n'est le privilège d'aucune race, ni d'aucune classe. Parce que le travail est le seul moyen de libérer sa famille et soi-même de sa situation sociale. Parce que dans le travail chacun est jugé sur ce qu'il fait et non sur ce qu'il est. Parce que là où le travail est dévalorisé, ce sont alors les privilèges de la naissance qui commandent. Parce que le travail donne de la dignité. Et à cet égard, je ne crains pas de dire que la réduction obligatoire et uniforme du temps de travail n'est rien d'autre qu'un rationnement de la dignité et donc une dégradation de la condition humaine.

Je veux la République qui reconnaît les êtres à leurs seuls talents. A leur seul courage. A leur seule détermination. Voilà pourquoi je suis contre le nivellement économique, car ce nivellement abaisse ceux qui partent de rien et qui veulent monter au sommet. Contre le nivellement social, parce qu'il condamne ceux qui n'ont rien à demeurer les mains vides. Contre le nivellement culturel, car il tire vers le bas ceux qui devraient être, au contraire, hissés vers le haut.

Je suis, en définitive, contre le nivellement qui fait le jeu des situations acquises et des aristocraties en place aux dépens de tous ceux qui n'ont pour seul bagage que leur volonté.

Parce que je veux être le candidat de la France où les destins ne sont jamais figés, je suis le candidat de l'action.

La situation française vous la connaissez : 20 ans de chômage de masse ( atteignant ici jusqu'à 30% de la population, dont trop de jeunes ! ), 15 ans de croissance médiocre, 10 ans de pouvoir d'achat poussif. Face à ces piteux résultats, c'est toute notre société qui perd pied. Pendant des années, on a dit que c'était passager. Pendant des années on a attendu qu'un soupçon de croissance internationale vienne redonner à la France un peu de tonus. Dès lors, pendant des années on a conduit des politiques globalement identiques et on a délivré les mêmes discours. Tout écart éventuel étant considéré comme tabou ou trop risqué…

Mais voilà, ce qui devait être "conjoncturel" est devenu structurel. La France est tombée en panne.

La gauche a une immense responsabilité . Elle qui n'a cessé de flatter  les illusions et les conservatismes. Elle qui démontra l'art de renoncer à tout ce qui marche pour privilégier tout ce qui échoue. "En politique - disait, Bonaparte - une absurdité n'est pas un obstacle !" La gauche a franchi toutes les haies de l'illogisme, et nous suggère maintenant de faire la même course en arrière. Elle propose de refaire le film, le même film qu'hier : 35 heures, impôts, emplois publics. Tout ce qui a échoué mérite, à ses yeux, d'être réessayé. En 1981, les socialistes promettaient de "changer la société"… Je constate que durant les quinze années où ils furent au pouvoir, ils ne l'ont pas fait, mais ce qu'il y a de plus grave c'est que la société ne les a pas changés !

Il faut être honnête. La droite, elle aussi, a une part de responsabilité dans la situation du pays. En disant la moitié de ce qu'il fallait dire pour ne pas déplaire, et en faisant la moitié de ce qu'il fallait faire pour ne pas brusquer, elle a trop souvent laissé le pays au milieu du gué.

Je veux donner à notre pays le rang qu'il mérite, construire la prospérité à laquelle il aspire, instiller dans le cœur de chacun le sentiment que tout est possible.

Possible de partir en bas de l'échelle pour se hisser au sommet.

Possible de s'appeler Khaled, Hadiya ou Romain et d'être jugé sur ses seules vertus.

Possible de travailler plus pour gagner plus. Possible de faire fortune, mais possible aussi d'être fortuné et de repartir à zéro.

Possible de connaître l'échec sans pour autant basculer dans l'assistanat car nul n'est condamné à dépendre éternellement des autres. 

Possible de s'acheter son logement.

Possible de compter sur la protection d'un Etat efficace et juste.

Possible de transmettre à ses enfants les fruits d'une vie de labeur.

Je rêve d'une France plus ouverte, plus mobile, plus sensible aux volontés qui animent chaque individu. Face à la société anonyme et uniforme, je veux opposer la société des citoyens éclairés. Tout mon combat est là !

C'est un combat pour des valeurs que j'engage.

Il faut que chaque citoyen sente qu'il doit donner à la France autant qu'il reçoit d'elle ! Il faut que celui qui se lève tôt pour aller travailler soit mieux récompensé que celui qui a décidé de ne plus se lever !  Il faut que celui qui prend des risques soit mieux considéré que celui qui n'en prend aucun ! Il faut que le jeune qui "bosse" dur pour s'acheter sa voiture ne soit pas ridiculisé par le dealer du coin qui gagne en un jour ce que certains gagnent en un mois ! Il faut que la solidarité de tous à l'égard de chacun soit réelle mais il convient que chacun n'abuse pas de tous ! Il faut que la situation de nos déficits sociaux conduise chacun à plus de vigilance car l'Etat c'est nous ! Il faut que l'enseignant qui affirme son autorité soit mieux épaulé que ceux qui, dans la classe, prétendent qu'ils n'ont pas d'ordres à recevoir !

Pour tout dire, il faut mettre un terme à la confusion des principes qui nous a amené à mélanger liberté et permissivité, égalité et égalitarisme, fraternité et assistanat. D'une certaine manière, je réclame la République pleine et entière.

Je vous l'ai dit : je crois au mérite.

Voilà pourquoi, tous ceux, salariés ou fonctionnaires, qui voudront travailler plus pour gagner plus le pourront. Toute heure supplémentaire et toute RTT convertie en temps de travail seront exonérées de charges sociales et d’impôt sur le revenu. C'est en réhabilitant le travail que l'on créera du travail et du pouvoir d'achat et non en le rationnant, en le taxant, en le méprisant.

Le plein emploi est notre objectif et je propose une stratégie offensive pour l'atteindre. A travers un service public de l'emploi qui, par la fusion de l'ANPE et l'UNEDIC, sera plus percutant. Car il est normal et efficace que le service qui verse et contrôle les allocations soit le même qui recherche et propose les offres d'emplois. Par la création d'un contrat unique de travail plus souple pour les entreprises et plus sécurisant pour les salariés, je veux réconcilier les entrepreneurs qui ont besoin de flexibilité et les salariés qui ont besoin de protection. Par l'instauration du système de  "l'assurance salaire et retour à l'emploi", je veux permettre au chômeur de conserver l’essentiel de sa rémunération sous la condition de respecter des exigences de formation et les offres d'emploi correspondantes qui ne pourront pas s'élever à plus de deux.

Se retrouver au chômage cela peut arriver à n'importe qui et c'est pourquoi, la solidarité nationale doit jouer. Mais le demeurer sans faire d'effort pour s'en sortir, sans contrepartie, c'est nier ses responsabilité s, c'est abuser de la solidarité. Cela, je ne l'accepte pas !

Je sais parfaitement qu'ici, à la Réunion, la solidarité doit être plus forte qu'ailleurs puisque votre taux de chômage est trois fois supérieur à celui de la métropole. Mais je sais aussi qu'aucun Réunionnais ne se complait dans une situation qu'il n'a pas choisie. Vous voulez pouvoir vivre de votre travail dans la dignité.

Je crois aussi à la valeur de la justice, la vraie justice, c'est à dire celle qui tire les individus vers le haut et non celle qui achète leur résignation, celle qui donne plus à ceux qui partent de plus loin et non celle qui distribue des "miettes" à tout le monde.

Au nom de cette justice à laquelle je crois, le nombre d'élèves dans les établissements scolaires les plus sensibles doit être réduit et les meilleurs élèves de chaque établissement doivent pouvoir être spécifiquement épaulés pour aller vers les grandes écoles. Je prends aussi l’engagement si je suis élu de développer des internats d'excellence pour permettre aux élèves issus des milieux défavorisés de bénéficier des conditions de travail optimales. Je veux aussi créer des écoles de la deuxième chance dans tous les départements.

Au nom de cette justice, je souhaite que les intérêts des emprunts pour acheter son logement soient déductibles en totalité du revenu imposable, que le crédit hypothécaire soit réformé, que l’accès à la propriété pour les locataires de logements sociaux soit facilité. Je veux que tous les Français qui travaillent puissent devenir propriétaires. Parce que la propriété c'est la protection, c’est l’indépendance, c’est la liberté.

Je crois aussi à la responsabilité .

Responsabilité d'abord des pouvoirs. Si je suis élu, je ne me réfugierai pas sur les sommets de l'Olympe, je gouvernerai, je m'expliquerai, j'assumerai, je respecterai le Parlement et j'assurerai la transparence des principales nominations qui relèvent de la sphère publique car je veux garantir la compétence des personnalités nommées et non m'assurer de leur subordination.

Responsabilité vis à vis des prochaines générations dont le sort ne doit pas être compromis par notre inconscience environnementale. J'engagerai un plan national en faveur du développement durable qui devra assurer, en deux générations, la résolution des principaux problèmes environnementaux auxquels la France doit faire face. Ici, à la Réunion, vous devez faire de votre île un exemple de développement durable. Un exemple où le respect de la nature se conjugue avec un tourisme de qualité.

Responsabilité des Français qui doivent, sur leur lieu de travail et dans leur vie, pouvoir agir, choisir et, a fortiori, assumer leurs décisions. Cela passe par une démocratie sociale rénovée et mieux décentralisée au niveau de l'entreprise, car la France a besoin d'un syndicalisme plus influent et surtout plus constructif. A la Réunion, comme ailleurs, l'apprentissage du dialogue social est une condition du développement.

Je crois aussi, mes chers amis, à la valeur du respect.

Celui qui respecte la société se respecte lui-même et celui qui se respecte lui-même est respecté par la société.

La France des violences, des injures, des trafics et des petits caïds, n'est pas la nôtre. Nous courons après des décennies de laxisme dont les premières victimes furent les plus faibles et les moins fortunés. Je n'accepte pas qu'un travailleur qui a économisé pendant trois ans pour s'acheter sa voiture, la voie partir en fumée sous sa fenêtre. Je n'accepte pas qu'une retraitée soit dévalisée par des malfrats qui en sont déjà à leurs dixièmes condamnations.

Entre 1997 et 2001 la délinquance avait augmenté dans notre pays de 15%. Depuis elle a chuté de 10%. A la Réunion, comme ailleurs en France, mon objectif est de lutter sans états d'âme contre la violence sous toutes ses formes. C'est pourquoi je mettrai en place des peines planchers pour les multirécidivistes et je réformerai l’ordonnance de 1945 sur les mineurs.

Je crois enfin dans la valeur de la confiance. Au sein de la jeunesse et des familles, je veux créer un climat pour construire ensemble et voir l'avenir avec plus d'assurance.

Dans cet esprit, je veux donner à notre jeunesse les moyens de son autonomie. Je veux créer une allocation formation qui permettra, à chaque jeune qui suit une formation, de construire son indépendance financière. Je veux permettre à tout jeune de moins de 25 ans qui a un projet ambitieux de bénéficier d'un prêt à taux zéro garanti par l'Etat pour se lancer. Quant aux parents, je leur propose de mettre en place un encadrement scolaire pour leurs enfants en fin de journée, afin que nul ne soit contraint de choisir entre sa vie familiale et sa vie professionnelle, afin qu'aucun enfant ne soit livré à lui même, afin que chacun d'entre eux puisse rentrer à la maison les devoirs faits.

Je veux enfin que toute famille, au seuil de la vie, soit en mesure de transmettre à ses enfants ou ses proches les fruits de son travail sans être taxé. Les choses sont claires : je supprimerai les droits de donation et de succession pour tous les patrimoines petits et moyens.

Vous l'aurez compris, mes chers amis, l’enjeu de cette élection est un enjeu de valeurs. Je veux la France plurielle et rassemblée. La France qui croit au travail, au respect, à la justice. La France audacieuse et ouverte sur le grand large.

Dans cet esprit, j'invite tous mes concitoyens de métropole à mesurer la chance que nous avons de pouvoir compter sur La Réunion. La Réunion, lointaine, mais plus que j

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Vendredi 16 février 2007 5 16 /02 /Fév /2007 07:01

                    CONFERENCE-DEBAT

COMMENT AGIR CONTRE LE RACISME EN 2007?

INTRANSIGEANCE-NÉGOCIATION-INFORMATION?

Depuis plus de 20 ans, la lutte contre la racisme se développe sous diverses formes en France,

notamment par l’action quotidienne des associations et la mise en place d’une législation réprimant

les comportements racistes.

On serait donc en droit de s’attendre à une diminution des atteintes à la dignité des individus,

or il n’en est rien !

Régulièrement, et de plus en fréquemment, des personnalités politiques ou médiatiques n’hésitent

plus à afficher leurs opinions négationnistes, xénophobes.

Parmi les victimes réelles ou potentielles de ces comportements racistes, les réactions sont multiples

et peut-être, parfois ,mal orientées.

Avec la participation de Jean-Claude CHIKAYA, venez analyser les nombreux actes ou

comportements qui vous ont choqués ces derniers mois et proposer des actions concrètes pour lutter

efficacement contre le racisme.

 Le vendredi 16 février 2006

à 20 h 30

Maison des associations

(bâtiment vitré face à la préfecture)

1, avenue François Mauriac

94000 CRETEIL

Métro :Ligne 8

Université ou Préfecture Parking assuré

Entrée gratuite

CONFERENCE-DEBAT

Centre d’Etude et de Recherche des Français d’Outre Mer

Maison des Associations

1, avenue François Mauriac 94000 CRETEIL.

Tél : 01.48.98.58.18

Site : http://cerfom.free.fr

contact : cerfom@yahoogroupes.fr

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Jeudi 15 février 2007 4 15 /02 /Fév /2007 14:43
Sarkozy

Avez-vous fait votre choix ?

51% des français déclarent avoir choisi leur candidat : et vous ?
» Donnez votre avis !
 
 
Malgré la propagande inlassable dont il fait l'objet dans les médias aux ordres du MEDEF et du CAC 40, le produit d'appel de TF1 et des exilés fiscaux n'est toujours pas le bienvenu dans les banlieues dites populaires. Normal. Après avoir fait sa réputation d'homme qui en A ( son épouse a démontré tout le contraire !) en stigmatisant les jeunes des cités, sous entendu les noirs et les arabes, en mettant le feu pendant 3 semaines, en organisant des opérations de police "spectacle", et en inspirant directement  la mort tragique de 2 gamins à Clichy Sous Bois, le ministre de la police doit se résoudre à annuler ses "voyages" dans cette France qu'il a qualifié de "Zones de non droits", qu'il promettait de nettoyer au Karcher ( c'est sympa pour les habitants !). Malgré ses tentatives de séduction d'un électorat de "jeuns" qui a décidé de se faire entendre lors de la présidentielle 2007, en s'inscrivant massivement sur les listes électorales, rien n'y fera. Le ministre au parler "racailles" n'est pas "souhaité" ( voir lien libération, ci-dessous) dans les quartiers populaires.Un comble pour quelqu'un en charge de la sécurité. Pis, en raison de risques de troubles, lui qui entend conquérir les "banlieues" en déployant tout son art du clientélisme  communautarisme, exhibant tels des trophées de chasse une Rachida Dati ou un Basile Boli, se voit contraint d'annuler deux déplacements pourtant bien préparés à Argenteuil et Nanterre. La sécurité du candidat et toujours ministre de l'intérieur n'est pas assurée malgré les renforts de policiers dont il dispose dans l'exercice de sa fonction.Quel camouflet pour quelqu'un qui parle d'être le président de tous les Français.
Le petit Nicolas voulait parader devant les caméras en s'offrant un bain de foule dans les territoires abandonnés de la République, il n'en aura pas l'occasion car les "jeuns", eux, se souviennent des infortunés Zyed et Bouna, morts après une course poursuite avec la milice de Särközy, thèse qu'il a toujours contesté, préférant insinuer les doutes sur des gamins qui ne demandaient qu'à vivre. Que les risques d'embrasement soient importants, encore plus en cas de visite du Sarko-circus, ce n'est que chose méritée tant le ministre candidat a fait preuve d'arrogance et de mépris à l'égard des territoires en marge de la société française. Il ne suffira donc pas d'arroser de subventions préfectorales (qui dépendent du ministère de l'Intérieur) l'association de "jeuns", notamment celle baptisée étrangement Bleu-Blanc-Rouge qui est logée dans des locaux flambants neufs et bénéficie de "40.000 euros, alors que d'autres plus enracinées dans le social ( environ 400) n'ont que des subventions de l'ordre de 100 à 300 euros par an. Cherchez l'erreur ! 
 
Enfin,la levée de boucliers anti-Särközy démontre, contrairement à ce que laisse entendre les médias aux ordres, que la France d'en bas ne capitulera pas devant la dictature du candidat unique de l'UMP et de ses associés du MEDEF et du CAC 40. La machine infernale pourra toujours s'amuser à réaliser des opérations d'intoxication quotidienne en faveur du pantin de Bush et des néoconservateurs français, le peuple, lui, restera souverain dans son choix. L'intoxication des sondages bidons et le travail subliminal ( photo ci-dessus, vu sur yahoo.fr) ne passeront pas. Il restera toujours à ceux qui veulent faire main basse sur la France une solution: truquer les élections avec les machines à voter, ce qui est prévu, d'ailleurs.Ce n'est pas gagné ! 
A2N 
 
 
 
Sarkozy en banlieue : rumeurs et préparations discrètes
 
Le ministre-candidat était attendu ce samedi dans à la "dalle" d'Argenteuil, là où, en octobre 2005, il avait parlé de "racailles".
Une rencontre avec les jeunes du quartier devait être organisée par l'association Bleu-Blanc-Rouge, créée en avril 2006 par 12 militants de l'UMP.

Par Antoine GUIRAL
QUOTIDIEN : mardi 13 février 2007
    
La banlieue ne voit toujours pas Nicolas Sarkozy venir. Depuis une semaine, une rumeur alimentée par le Parti socialiste local l'annonce presque tous les jours à Argenteuil (Val-d'Oise). C'est sur la grande dalle de cette ville qu'il avait promis aux habitants, en 2005, de les «débarrasser de [la] racaille» après avoir été accueilli par des insultes et des jets de projectiles. Hier encore la rumeur de la venue aujourd'hui du ministre de l'Intérieur a parcouru la ville. Elle a été démentie par la mairie (UMP) d'Argenteuil et le QG de campagne de Nicolas Sarkozy. Même si ce déplacement à haut risque est toujours en préparation, il ne se rendra pas à Argenteuil avant son départ pour La Réunion mercredi soir. Sous la houlette de sa porte-parole, Rachida Dati, le candidat de l'UMP prépare un programme de visites plus ou moins discrètes dans les quartiers sensibles en s'appuyant sur des associations locales dûment coachées par son parti. Mais pour l'heure, les risques de dérapage sont encore jugés trop importants pour que le candidat prenne le risque de s'y rendre.
 
 
Par alert2neg - Publié dans : Politique
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Jeudi 15 février 2007 4 15 /02 /Fév /2007 07:24
Bonne nouvelle pour la démocratie : 75% des français sont intéressés par l’élection présidentielle. Les motivations de leurs votes seront en priorité les réponses apportées au chômage, au pouvoir d’achat, à la pauvreté, au financement de la protection sociale, à l’environnement, à l’école, à la politique fiscale...
Mauvaise nouvelle pour la presse et les journalistes : 71% estiment que les débats sont de mauvaise qualité ; 84% que les critiques personnelles occupent trop de place ; 57% que les vrais problèmes ne sont pas abordés ; 55% que la campagne n’apprend rien [1].
Ce constat nous le partageons et nous en appelons à nos directions.
Certes, des enseignements ont été tirés de la couverture de la campagne de 2002, où les émissions politiques avaient été reléguées en deuxième partie de soirée, et du vote inquiétant pour l’avenir démocratique du pays. Les directions de l’information de nos sociétés accordent à cette élection une plus large place dans les grilles de programmes et à des heures de plus grande écoute.
Pour autant, nous estimons que nos directions n’ont pas tiré tous les enseignements, non seulement en regard de 2002, mais aussi de nos dérives constatées lors du Référendum sur le Traité constitutionnel ou encore plus loin lors de la candidature de Balladur en 1995.
Après les premières semaines de campagne et malgré le rappel à l’ordre du CSA, les temps de parole ne sont toujours pas équilibrés entre les différents candidats, la bipolarisation est encore trop présente. Tous les candidats, quelle que soit leur renommée et leur importance, doivent être traités à égalité.
Journalistes de l’audiovisuel public, nous ne voulons pas que le fossé se creuse encore un peu plus entre nous et les citoyens qui nous financent au travers de la redevance. Les radios et télévisions du service public sont les leurs. Nos émissions et reportages doivent répondre à leurs attentes, à leurs préoccupations, quelles que soient leurs appartenances politiques. Nous devons leur permettre de se prononcer au 1er tour en ayant toute connaissance des programmes des différents candidats.
Nous ne pouvons cautionner la dérive populiste qui consisterait seulement à donner la parole à des panels de citoyens interpellant directement les candidats, les journalistes étant cantonnés dans le rôle de M. Loyal porteurs de micros et ne pouvant exercer leur droit de suite sur les propos tenus par les différents candidats.
Nous ne pouvons nous satisfaire d’émissions d’info-communication où un seul candidat est invité pour parler de ses propositions au prétexte que les « grands candidats » refuseraient touts débats contradictoires.
Nous réclamons, comme la majorité des citoyens, des débats entre les différents candidats, non seulement entre ceux de droite et ceux de gauche, mais aussi internes à la gauche et à la droite. Les projets de société doivent-être confrontés pour que les citoyens se forgent leur opinion.
Ce n’est qu’à ces conditions que nous remplirons nos missions de service public, pilier essentiel de la démocratie.
Paris le 7 février 2007.
A l’initiative de
TEALDI Jean-François France 3
COTTA Jacques France 2
THOMPSON Lionel Radio France
DAVID Lisa RFO
ROLLAND Catherine RFI
Premiers signataires
Nom Prénom Société
HINTERMANN Mémona France 3
DENECHERE Antoine Radio France
NAUDY Michel France 3
CAMPINI Christine France 2
BOUY Daniel France 3
HAIQIAO Li RFI
AISSOU Mouloud France 3
DAURELLE Frédérique Radio France
MARCHAND Véronique France 3
DUPUIS-REMOND Jean-Christophe France 3
GUILCHER Jean-Hervé France 3
CHAUFFOUR Thierry France 3
AUBRY Jean-Pierre France 3
DELALOT Sébastien France 3
COLLINET Carole France 3
RIHET Gwénael France 3
CIVALLERO Marc France 3
SOHIER Yannick France 3
KARSENTY Viviane France 3
MELIN Bertrand France 3
CROZIER Jean France 3
MONTIEL Laurent France 3
ARNAUDET Marie France 3
MASSEGLIA Ariane France 3
ZARROUK Moncef France 3
CAMP Marielle France 3
COMMODI Danilo France 3
BOUYE Hélène France 3
NAIZET Xavier France 3
BATTINI Guy France 3
GENSSE Muriel France 3
MAZERES Dominique France 3
BEAULIEU Virginie France 3
COHEN Anna-Deborah France 3
BAERST Francis France 3
MORIN Nathalie France 3
MENUT Philippe France 3
MARTINEZ Alfonso France 3
DUBOIS Virginie France 3
Pour signer cette pétition, c’est ici, sur le site de Bellaciao.
Relations téléspectateurs :
- TF1 : 08 258 098 10
- France 2 :08 90 710 202 - ou : Médiateur de l’information France 2, 7 Esplanade Henri de France 75907 Paris Cedex 15
- France 3 : 08 90 710 303 - ou : France 3 téléspectateurs 86982 Futuroscope Cedex - ou sur le net : Internet.france3.fr
- France 5 : 08 90 710 505
- Arte : 03 88 14 22 55 -ou- : Arte GEIE, Service téléspectateurs, 4 Quai du Chanoine Winterer, 67080 Strasbourg Cedex


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[1] Sondage Le Figaro des 31 janvier et 1er février 2007.
 

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Jeudi 15 février 2007 4 15 /02 /Fév /2007 07:11

Erick DEGAS, vous connaissez? Ce nom vous dit quelque chose?  Eh bien !, il s'agit de cet officier de police très consciencieux, un peu trop souvent , qui n'hésite pas à trop en faire, pour plaire à sa hiérarchie,dirons-nous. Après avoir été nommément mis en accusation dans des affaires sordides relevant de mauvais traitements, d'intimidations et de discriminations ( voir documents ci-dessous), l'officier Degas est encore, une fois de plus, au centre d'une controverse. En effet, depuis une semaine, il est celui qui a contribué à l'arrestation rocambolesque et injustifiée du leader de la Tribu Ka. Quand on pense que cela a conduit à un emprisonnement ferme de 3 mois, au motif que ce dernier aurait commis des actes de violence sur les hommes du commissaire, chose qui n'est pas conforme à la réalité, il y a matière à s'interroger sur la présence de l'officier comme témoin au procès expéditif de Kemi Seba. Que dire de la confiance que lui témoigne son ministre de tutelle, Nicolas Särközy y Nagy Bocsa, ainsi que celle du ministre de la justice, Pascal Clément? Les plus hautes autorités de l'Etat, à commencer par le président jacques Chirac, resteront-elles indifférentes à ce procès STALINIEN qui bafoue les principes républicains? Si c'est le cas, il y a plus que jamais toutes les raisons de s'alarmer sur cette France qui glisse doucement vers une dictature douce.

A2N

 

La Ligue des droits de l’Homme (LDH), le syndicat des avocats de France (SAF) et le syndicat de la magistrature (SM), alertés par leurs militants et sollicités par des témoins, à propos de comportements policiers susceptibles de constituer des infractions à la déontologie des forces de l’ordre et, éventuellement des infractions pénales, ont désigné une commission de quatre membres pour enquêter sur trois affaires intervenues entre novembre et décembre 2001.
Syndicat des avocats de France
Ligue des droits de l’homme
Syndicat de la magistrature
Introduction
La Ligue des droits de l’Homme (LDH), le syndicat des avocats de France (SAF) et le syndicat de la magistrature (SM), alertés par leurs militants et sollicités par des témoins, à propos de comportements policiers susceptibles de constituer des infractions à la déontologie des forces de l’ordre et, éventuellement des infractions pénales, ont désigné une commission de quatre membres pour enquêter sur trois affaires intervenues entre novembre et décembre 2001.
La commission est composée de Aïda Chouk, magistrate, Laurence Gillet, avocate, Antoine Spire, journaliste, et Emmanuel Terray, professeur à l’EHESS.
La commission s’est rendue sur les lieux, à Poissy, à Châtenay-Malabry, à Paris 20ème. Elle a enquêté à charge et à décharge. Ce rapport est le fruit d’un travail qui a permis de rencontrer de nombreux protagonistes. En annexe figure la liste des personnes interrogées par la commission ainsi que les noms et les fonctions de celles et de ceux qui ont refusé de recevoir la commission ou n’ont pas répondu.
Ce rapport propose un état des lieux (nécessairement parcellaire), un rappel de l’État de droit à propos des contrôles d’identité et des responsabilités spécifiques de la police et de la justice. Il élabore une réflexion sur le système judiciaro-policier et esquisse quelques perspectives concrètes de réformes pour que police et justice prennent en charge la sûreté dans tous quartiers, en respectant les droits de tous les habitants (y compris les victimes, les délinquants présumés ou avérés).

1. LES EVENEMENTS SURVENUS LE 17 NOVEMBRE 2001 A POISSY

Le samedi 17 novembre 2001, les forces de police de Poissy (78) procèdent à des contrôles dans le quartier de la Coudraie. Dans une cité construite il y a une trentaine d’années pour loger les cadres de l’usine Simca, une seule petite épicerie et une pharmacie pour 700 familles. Les ménagères, pour faire leurs courses, prennent le bus et vont au centre ville ou doivent se faire conduire en voiture au supermarché de Chambourcy. La cité est triste, délabrée, et une population à fort taux de chômage s’y entasse.
Voici ce que témoins ou protagonistes ont rapporté aux membres de la commission.
Allée des Migneaux, des policiers interpellent Monsieur S. B., 22 ans, sur le trottoir. Il s’apprêtait à rentrer dans son immeuble. Un policier le saisit par le col de sa veste , le jette à terre, le menotte et le roue de coups. Les jeunes de la cité interviennent alors pour dire aux policiers d’arrêter les coups et, si Monsieur S. B. est soupçonné de quelque chose, qu’ils l’emmènent au poste, et qu’il n’y a pas lieu de le malmener. D’après les témoignages que nous avons pu recueillir, les injures jaillissent des deux côtés. Une bagarre s’ensuit, les policiers concluant l’affrontement par les mots : "Lundi, on vient tous vous chercher » . Monsieur S. B. est emmené au poste de police sans qu’il sache le motif de son arrestation - aucun procès-verbal n’a été rédigé - et il sera libéré après 48 heures de garde à vue.
Les policiers frappent à la porte de Monsieur V. G., père de Monsieur C. G., le lundi 19 novembre 2001 vers 10 heures. Monsieur V. G. les fait entrer pour qu’ils effectuent une perquisition ; sa chambre étant fermée à clef pour que sa fille ne dérange pas ses affaires, il leur a demandé de patienter avant de leur ouvrir. Les policiers lui auraient répondu : "trop tard, de toute façon l’assurance vous remboursera", et ils défoncent la porte. Les policiers lui auraient dit : "c’est dégueulasse chez vous" . Le même jour, vers 10 h du matin également, les policiers, sous la conduite du commissaire, Monsieur Degas, sonnent chez Madame M. D., séparée de Monsieur V. G., 18 avenue de la Coudraie, pour rechercher son fils, Monsieur C. G., qui avait participé à la protestation du 17. Le jeune homme n’étant pas chez lui, sa mère étant au travail et sa petite sœur de 6_ ans à l’école, les policiers ont entendu du bruit dans l’appartement et enfoncent la porte d’entrée avec un bélier. Madame M. D. mettra plusieurs jours à retrouver une porte et s’avouera très traumatisée de devoir vivre pendant ce temps dans un appartement ouvert à tous, dans la crainte des visites .
Le même jour, les policiers se présentent chez Monsieur et Madame DJ., au 55 allée des Migneaux, 4ème étage, pour interpeller Monsieur B. DJ. qui lui aussi avait participé à la protestation du 17. Les policiers ont fait sauter la poignée de la porte, bien que les membres de la famille présents ce jour-là certifient avoir immédiatement ouvert à la première interpellation . Les policiers seraient violemment entrés dans l’appartement mettant la chambre de Monsieur B. DJ. sans dessus dessous. Monsieur H. DJ., handicapé à 80% dans un fauteuil roulant, aurait été injurié par le commissaire, Monsieur Degas : "Ta gueule, vieux con". Un certificat médical atteste de ce qu’il aurait été frappé aux bras et aux jambes mais sa véracité est contestée par Monsieur Yves Colleu, procureur de Versailles. Vers 16 h, le commissaire Degas et cinq ou six de ses hommes auraient de nouveau frappé à la porte des DJ., et, sans attendre qu’on leur ouvre, seraient brutalement entrés dans l’appartement . S., leur petit-fils âgé de 17 mois aurait été violemment projeté contre le mur et secoué. L’un des fils, A., qui intervenait pour dire aux policiers de ne pas recommencer les violences du matin, aurait été matraqué, battu, sorti violemment de l’appartement, sa tête étant frappée à plusieurs reprises sur le sol, tiré par le col de son T-shirt, traîné dans les escaliers où son dos aurait rebondi sur les 4 étages avant que sa tête ne frappe à plusieurs reprises sur le trottoir. Projeté violemment dans le car de police, selon les témoins présents à ce moment, le jeune homme y aurait été violemment corrigé. Selon ses dires, les policiers lui auraient aspergé le visage avec une bombe lacrymogène. Le même jour, trois jeunes qui avaient participé à la même protestation, ont été arrêtés de façon brutale . Incarcérés, ils sont jugés le 21 novembre 2001 pour rébellion et condamnés, l’un à un an de prison dont 6 mois fermes, les deux autres à six mois de prison dont 2 mois fermes.
Les familles D. et DJ. ont voulu porter plainte au commissariat, mais on a refusé là, comme à la gendarmerie, de prendre leur plainte. Il en fut de même à l’IGS. D’après les témoignages que nous avons recueillis , il serait courant que des jeunes de cette cité soient giflés ou pris à la gorge par des policiers. On nous a rapporté qu’une jeune femme, dont le chien ne portait pas de muselière, a été frappée par des policiers qui l’ont emmenée au poste alors que cette femme avait un petit bébé prématuré .
Ces faits ont conduit les habitants des quartiers concernés, réunis à une centaine le 10 décembre 2001, à organiser une manifestation de protestation le samedi 22 décembre contre les violences de certains policiers à l’encontre de familles de ces quartiers. Dans la semaine du 17 au 22 décembre qui précède la manifestation, plusieurs personnes sont arrêtées alors qu’elles collent des affiches ou distribuent des tracts. Certaines sont gardées au commissariat pendant 48 heures de garde à vue.
Dans la nuit du 18 au 19 décembre 2001, les policiers viennent à la Coudraie arracher des affiches appelant à la manifestation du 22/12. Monsieur A. L. est arrêté et menotté. Monsieur K. B. tape au carreau de la voiture de police où Monsieur A. L. a été emmené. Il demande pourquoi son copain a été arrêté, au motif qu’il voulait prévenir sa famille. Le policier aurait refusé de donner des explications, lui aurait dit :"dégage", serait sorti de la voiture et lui aurait donné un coup de pied dans la cuisse. Monsieur K. B. part, mais est arrêté quelques minutes plus tard par les policiers qui ont appelé des renforts. L’interpellation se déroule sans difficulté. Une fois amené au commissariat, Monsieur K. B. aurait été insulté, déshabillé et aurait subi des violences. Il restera 39 heures en garde à vue. Ces coups ont été consignés dans la procédure. Interrogé par la commission, le procureur a déclaré ne pas être au courant de cette affaire : Monsieur K. B. n’a pas souhaité déposer une plainte contre les forces de l’ordre, au motif que ce type de plainte n’aboutit jamais.
Le 22 décembre, la manifestation se déroule dans le calme, contrairement aux craintes générales . Les deux jeunes de la Coudraie, qui ont été arrêtés pour affichage l’avant-veille de la manifestation, sont inculpés de "rébellion, d’outrages et de menaces de mort envers les forces de police". Messieurs A. et Y. sont incarcérés à Bois d’Arcy et comparaissent le lundi 24 décembre, l’après-midi, en comparution immédiate au tribunal de Versailles, l’un pour menaces de mort par écrit à l’encontre du commissaire Degas (on va retrouver dans son carnet une note mentionnant qu’il fallait "régler son compte à Erick Degas", commissaire de Poissy), l’autre, parce qu’on avait découvert dans son sac 197 grammes de cannabis, ce dont le propriétaire du sac s’est défendu, en affirmant que n’importe qui pouvait avoir déposé cette plaquette de résine dans le sac.
Quant à Monsieur B. DJ., son avocat, Maître Bellanger, nous a confirmé que, travailleur social, il a été incarcéré à Bois d’Arcy pendant un mois avant de passer devant une instance juridictionnelle. Accusé d’outrages aux forces de l’ordre, il a été condamné à une peine couvrant le temps de prison fait en préventive. Cependant, la famille DJ. voulait porter plainte contre le commissaire Degas et les forces de police, mais le juge a ordonné une consignation de 3050 euros pour que cette plainte soit recevable, ce qui a contraint la famille DJ. à renoncer à sa plainte : la consignation est disproportionnée avec leurs moyens.
Il nous a été donné de constater, selon des témoignages concordants, que ces faits, à Poissy, ne sont pas isolés. Tout au cours de notre enquête , on nous a rapporté des cas de pratiques policières analogues dans le quartier de la Coudraie ou à Beauregard : contrôles d’identité répétés des mêmes jeunes, parfois plusieurs fois par jour, par des policiers les connaissant, dans le seul but, semble-t-il, de leur faire sentir la présence de la police ; arrestations et mises en garde à vue de très jeunes mineurs sans aucun motif grave ; injures racistes ; utilisation quasi systématique de la force lors d’arrestations de jeunes même si celle-ci ne s’impose pas. Il nous a été donné d’entendre directement au cours d’une réunion publique le discours du commissaire Erick Degas, responsable des commissariats de Poissy, Carrières, Triel, Verneuil, Vernouillet, Vilennes, Médan. Il stigmatise « les cités criminogènes » (sic) de la Coudraie et de Beauregard et se félicite d’une baisse de la délinquance sur Poissy qu’il chiffre à 4,8% depuis son arrivée. "Les voyous commencent à avoir peur malgré les cabales médiatico-politico-associasso et je ne sais ... montées contre moi en décembre 2001 suite aux événements de la Coudraie." Depuis sa nomination au commissariat de Poissy en mars 2000, le commissaire Erick Degas n’a ainsi jamais caché son intention de stigmatiser particulièrement les habitants de ces quartiers de Poissy .
Lors d’une réunion publique, le 26 janvier 2001, il a fait état de son souhait de programmer une ou deux opérations réactives envers des "voyous" qui font acte de malveillance et qui doivent être contrôlés. Ces dérapages verbaux sont à rapprocher de tous les témoignages qui font référence à la violence du commissaire Degas et à ce que beaucoup considèrent comme une aggravation de la brutalité policière sur Poissy depuis son arrivée.
Il faut aussi ajouter qu’au cours de notre enquête, nous avons été saisis d’autres cas de violences policières à Poissy :
Cas de Monsieur M. H. (incident survenu au cours d’une garde à vue au commissariat de Poissy les 15 et 16 janvier 2002) .
Cas de Monsieur M. F. (incident survenu en octobre 2000)
Cas du fils de Monsieur M. J. (incident survenu le 24 octobre 2001) .
Cas du foyer ADEF, soulevé par Monsieur Claude Biver (incident survenu le 20 février 2002) .

 

 

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RATONNADES POLICIÈRES À POISSY/ REPRESSION CONTRE DES MILITANTS
Violences racistes institutionnelles

Samedi 17 novembre 2001, les forces de police de Poissy (78) procèdent à des contrôles musclés dans le quartier de la Coudraie. Comme d'habitude depuis l'arrivée du nouveau commissaire Degas, les choses n'en restent pas là et dégénèrent : Un jeune de 23 ans est tabassé dans un hall, des insultes racistes et des menaces sont proférés à l’encontre des jeunes présents.

Deux jours plus tard, les mêmes policiers viennent interpeller au domicile familial un jeune, accusé d'outrage et rebellion...En présence du commissaire, les policiers saccagent l'appartement, agressent les parents et les frères et soeurs. Le père, couché et paralysé dans son lit, est frappé à coups de matraques. Leur neveu de 17 mois est projeté contre un mur. Un des frères qui veut s'interposer est menotté et jeté hors de l'apartement. Il est tabassé dans le hall, balancé dans l’escalier et encore tabassé dans le fourgon et surtout au commissariat où il sera frappé et étranglé. Des certificats médicaux attestent d'hématomes, de plaies, de contusions et de côtes fracturées chez le père et le frère et l'enfant de 17 mois.

Face à cette violence, toute la famille se retrouve traumatisée, notamment la mère, la soeur de 14 ans et le petit neveu (suivis depuis par un psychologue).

Evidemment, le jeune homme menotté et seul contre une dizaine de policiers sera accusé de rebellion et violences contre personne dépositaire de l'autorité publique.

Evidemment, les policiers mis en cause par les dizaines de témoignages des habitants qui ont assisté aux tabassages s'en sortent tranquillement, jusqu'à maintenant.

En effet, les habitants des quartiers de Poissy n'ont pas supporté cette nouvelle agression policière. Depuis deux ans et l'arrivée de ce commissaire Degas (qui se revendique être un ancien légionnaire auprès des jeunes du quartier), les rapports avec les forces de police sont devenus insupportables et synonymes de provocations et de discriminations pour les habitants. Et chaque fois, les victimes des violences policières sont considérées comme des coupables et font les frais de la complaisance police/justice.

Devant ce comportement de voyoux, les familles des quartiers de Poissy et des villes voisines ont décidéde s'organiser et de ne pas se laisser faire.

Aujourd’hui, alors que le gouvernement cède aux revendications sécuritaires des syndicats de police et que les tribunaux acquittent des policiers meurtriers, certains policiers se croient tout permis.

Nous n'acceptons pas que nos quartiers, déjà victimes de cruels manques en matière d'emploi et d'éducation, deviennent des défouloirs pour policiers violents et racistes.

Une manifestation doit être organisée le samedi 22 décembre 2001 à Poissy pour prouver notre solidarité face à ces violences policières.

 

MILITANTS INTERPELLES LORS DU TRACTAGE

Dans la nuit de jeudi à vendredi, cinq militants du MIB et deux jeunes de la cité de la Coudraie sont interpellés à bord d’un camion alors qu'ils collaient des affiches et distribuaient ce tract appelant à la manifestation de samedi.

L'interpellation et le contrôle qui s'en suit est opéré par des inspecteurs de la BAC de Poissy et motivé par le fait qu'ils distribuaient un tract diffamatoire.

Tout ce monde est embarqué au commissariat et placé en garde-à-vue au commissariat de Poissy ( le camion est ramené au commissariat par les policiers ).

Durant toute la garde-à-vue, les policiers n'ont pas cessé d’insulter et de menacer les membres du MIB, faisant constamment allusion à la mobilisation autour du tribunal de Versailles en septembre dernier à l'occasion du procès du policier Hiblot.

Quatre militants sont relâchés le lendemain midi. Trois restent en garde-à-vue. Entre temps, et 3 heures après le placement en garde-à-vue, les policiers trouvent miraculeusement une importante quantité de hachich dans le sac d'un des militants du MIB (il faut préciser que le sac était resté dans le camion depuis l'interpellation).

Le samedi soir, après le passage devant le procureur de Versailles, un militant est relâché. Il comparaîtra en février pour outrage et rebellion.

Les deux autres, Azzouz et Yacine, sont incarcérés à Bois d'Arcy. Ils comparaissent lundi 24 décembre après-midi en comparution immédiate au tribunal de Versailles, l'un pour menace de mort par écrit à l'encontre du commissaire Degas, l'autre pour contrebande de stupéfiants.

Aujourd'hui, une étape supplémentaire a été franchie dans la répression: la police de Poissy couverte par le parquet de Versailles, s'attaque directement à des individus reconnus pour leur travail militant en faveur de la justice et l'égalité de traitement dans les quartiers, en les salissant au travers de procédures truquées et de fausses accusations.

Il est évident qu'à travers cette machination, c’est le MIB (et au-delà tout ceux qui se battent contre les dérives d’une politique de plus en plus sécuritaire) qui est directement visé.

Après l'acquittement du policier Hiblot, au lendemain du non-lieu prononcé en faveur des policiers meurtriers à Grigny et à Dammarie-les-Lys, notre combat est plus que jamais nécessaire face à des institutions de plus en plus complaisante à l'égard du lobby policier.

La criminalisation de notre lutte et de nos militants ne nous fera pas taire. La manifestation contre les violences policières a bien eu lieu à Poissy samedi dernier. Elle a rassemblé plus de 300 personnes.

LE COMBAT CONTINUE !

Soyez présents lundi 24 décembre 2001
au tribunal correctionnel de Versailles
à partir de 13h
pour réclamer la libération de Azzouz et Yacine.

PAS DE JUSTICE , PAS DE PAIX !

 

TRIBUNAL CORRECTIONNEL DE VERSAILLES :
RER C / VERSAILLES CHANTIER

Place Miginot

Renseignements : 01.48.58.07.61
Contacts sur place : 06.11.07.03.09 (Mohamed HOCINE)

06.67.96.24.15 (Lahlou SISSI)

Cette liste est la liste des permanents fédéraux politiques et techniques.
Y sont abonnés d'office et ne peuvent se désinscrire tous les permanents fédéraux politiques et techniques.

Pour tout problème ou modification, adressez-vous à
gestionnaire@sudptt.fr

Joss Revelas (SudPTT)Date Wed, 26 Dec 2001 12:59:45 -0800

Par alert2neg - Publié dans : Politique
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Mercredi 14 février 2007 3 14 /02 /Fév /2007 14:50


Esther Baxter
Love That Rack 

Habibou Bangré a publié le 10 octobre dernier un long dossier sur la prostitution au Cameroun, dossier paru sur le très riche et incontournable site Afrik.com. Je n'ai pas retenu un fou rire lorsque j'ai constaté qu'après l'histoire des seins des jeunes filles camerounaises qu'on aplatissait pour tempérer leur appétit sexuel (voir nos archives), voilà qu'un honorable maire et un digne sous-préfet de la commune camerounaise d'Abong-Mbang décident de se mettre en avant pour faire la guerre aux petits hauts sexy des jeunes filles. Bigre, ces gars ne savent pas où ils mettent les pieds, pardon, les mains ! Les hauts sexy ? C'est la cause de tous les malheurs. Il faut donc les interdire. Pour eux, c'est la lutte contre les hauts sexy est un des remèdes les plus efficaces contre la prostitution. Et donc les autres pays sont idiots de n'y avoir jamais pensé ? Et on pourrait se demander si la prostitution existe aussi dans les pays ou les filles cachent leurs charmes ?

Pour ce maire et ce prefet, afin lutter contre le commerce d'en bas, il faut ainsi s'attaquer aux appâts d'en haut - parce que c'est seulement le haut qui déclenche tout ? Comme si cela ne suffisait pas, et dans le but vraiment de mener une guerre sans merci contre le plus vieux métier du monde, les deux dignitaires, sans plaisanter, prévoient la fermeture de certains bars dès 20h tapantes, sans doute avec constat d'huissier du quartier ? Et qu'en sera-t-il du bar La Cathédrale à New Bell (Douala), hein ? Et comment vais-je faire pour trouver le sujet de mon prochain roman, moi qui passe mon temps dans les bars du Cameroun, hein ? Vous voyez dans quelle merde ces gens me foutent ?

Les Camerounaises et les Camerounais doivent donc défendre les hauts sexy, sinon ceux-ci seront une espèce plus menacée que l'okapi, comme le constate le journaliste d'Afrik.com qui donne au passage l'appellation locale de cet habit "osé" : "Certains les appellent les DVD : dos et ventre dehors. Bientôt, à Abong-Mbang, chef-lieu du département de Haut-Niang, ces petits hauts sexy pourraient bien disparaître de la circulation.Il y a environ trois semaines, le maire et le sous-préfet d'Abong-Mbang, ainsi que le corps enseignant et l'organisation non gouvernementale allemande GTZ se sont rassemblés pour une réunion de concertation. Objectif : trouver comment faire reculer la prostitution, qui augmenterait chez les jeunes filles, scolarisées ou non"

Allons, allons, on verra qui prendra le dessus lorsqu'on se retrouvera tous là-haut...

Par alert2neg - Publié dans : Insolite
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Mercredi 14 février 2007 3 14 /02 /Fév /2007 11:17

 mercredi 14 février 2007, 10h27

Arrestation en France de 9 personnes soupçonnées de liens avec Al-Qaïda

Photo

PARIS (AFP) - Onze personnes ont été arrêtées mercredi dans le cadre d'un coup de filet antiterroriste à Toulouse et en région parisienne, dont neuf sont "soupçonnées d'être en liaison avec l'organisation terroriste Al Qaïda", selon un communique du ministère de l'Intérieur.

"L'opération a débuté mardi à l'aéroport d'Orly par l'arrestation de deux hommes" de "retour de l'étranger", précise le ministère confirmant une information révélée par France Info. Elle s'est poursuivie avec l'arrestation de neuf autres personnes, ajoute-t-il. Le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, "se félicite" ainsi" de "l'arrestation dans la matinée du 14 février par les policiers de la sous-direction anti-terroriste de la police judiciaire de neuf personnes soupçonnées d'être en liaison avec l'organisation terroriste Al Qaïda", lors d'un coup de filet policier à Toulouse et en région parisienne, selonles termes du communiqué.
"Ces individus originaires du Sud-Ouest de la France sont mis en cause dans l'organisation d'une filière d'acheminement de djihadistes vers l'Irak. Ils ont été placés en garde à vue", indique le ministère de l'Intérieur. "Les investigations se poursuivent" selon le ministère qui précise que "ces interpellations interviennent à la suite d'une longue enquête menée par les services français de renseignement généraux, qui avaient détecté leurs agissements depuis plusieurs mois". Une source proche du dossier précise que l'opération a été déclenchée après l'expulsion par la Syrie mardi de deux Français qui avaient été arrêtés parce qu'ils cherchaient à pénétrer en Irak. Ces deux jeunes gens ont été arrêtés mardi à leur arrivée en France, à la descente de l'avion qui les ramenait de Damas. Celle-ci rapporte que ce réseau "de solidarité" de "filières d'acheminement en Irak de personnes voulant combattre la coalition internationale" fonctionnait "depuis plusieurs mois", sans qu'il soit possible de préciser combien de volontaires au Jihad avaient pu être effectivement acheminés sur place.
 
ONZE PERSONNES EN GARDE À VUE APRÈS UNE OPÉRATION CONTRE LES FILIÈRES DJIHADISTES

Avouons le, le timing de cette opération contre la nébuleuse Al Quaïda ne pouvait mieux tomber. Il faut le reconnaître, le prestidigitateur ou l'agité de la place Beauvau parvient à garder la main sur le terrain médiatique, domaine où il excelle particulièrement depuis 4 ans,au point d'avoir battu un record : 4200 passages/ TV, soit 2 apparitions par jour. Le petit Nicolas, à défaut dêtre un homme politique talentueux, rivalise avec J.C, lui aussi, célèbre en apparitions auprès des femmes principalement, d'où sa légende  de trousseur de Jupons ( On s'égare, quel blasphème !). Bref, pour en revenir à l'info du jour, puisque c'est le but recherché par son metteur en scène et ministre de la police, force est de constater comment, une fois de plus, la manipulation, la peur, l'instrumentalisation du fait "terroriste" est une arme de conditionnement des masses, à des fins partisanes et électoralistes. Quand on sait comment s'est terminée l'affaire des employés de Roissy CDG, que le ministre de l'intérieur avait précipitamment pris pour des terroristes,allant jusqu'à leur retirer leurs badges d'accès, il y a de quoi douter sur ce nouveau "coup de filet" réalisé à un moment important de la campagne électorale, à 69 jours exactement du premier tour du scrutin présidentiel.

 

Le terrorisme est un danger réel, personne n'en doute, il faudrait une bonne dose de mauvaise foi pour ne pas l'admettre. Mais de là à débusquer, comme par hasard, au moment où l'UMP découvre les 100 propositions du parti socialiste ainsi que l'élan populaire autour de Ségolène Royal, une cellule de Ben Laden sur le territoire, ça ressemble fort à une énième opération mystification de la part  du ministre de l'intérieur, qui réalise qu'il devra trouver autre chose que la communication, les coups bas, les intimidations et les sondages quotidiens  pour convaincre le peuple. Les français ne se contenteront pas d'un homme qui leur avoue opportunément, le jour de son "sacre", avoir changé, et qui se permet de récupérer sans vergogne les figures marquantes du peuple de gauche ( Jaurès et Blum), comme il le démontre depuis quelques semaines maintenant. Le candidat de l'UMP et toujours ministre ( pourquoi? ) ne reussira pas son hold-up sur l'électorat des ouvriers et enseignants, ça il le sait.

Fort de ce constat, il est condamné, à défaut de rendre son tablier ou d'assumer son bilan NULLISSIME, à labourer le terrain de l'extrême-droite, ce qui ne lui reussi manifestement toujours pas, le poussant à surenchérir dans le racisme le plus gras et abject, comme il l'a encore prouvé sur le thème des moutons égorgés dans baignoires par les musulmans, la polygamie des Africains et l'excision pratiquée par ces mêmes ( émission /TF1). Aliénation quand tu nous tiens, dirons nous à propos de ce ministre qui fait les poubelles du Front National et se fait dédicacer deux de ses livres par le parti fasciste Italien www.alert2neg.com/article-5423153.html). Ce qu'il faut redouter, tant que le ministre candidat s'accrochera à son poste, c'est la répétition de "démantèlement" de "cellules terroristes" liées aux fondamentalistes musulmans. Autant dire que le candidat de l'UMP ne manquera pas l'occasion d'attiser les peurs et les psychoses, comme l'ont fait ses mentors Bush et Blair, lesquels soutiennent à bout de bras sa candidature. Car, ne l'oublions pas, son arrivée au pouvoir, lui, le grand admirateur de "l'axe du bien" , faciliterait grandement la conversion de la France à la doctrine de la "guerre préventive". Pour s'en convaincre, il suffit de se rappeler du training spécial donné à la police française par des instructeurs étrangers, courant décembre 2007. ( www.europalestine.com/article.php3?id_article=2420).

Enfin, dire que le petit Nicolas joue son va tout avant qu'il ne quitte enfin la place Beauvau n'est pas exagéré. Car,ne pouvant pas réaliser sa RUPTURE TRANQUILLE, il envisage d'abattre son JOKER, celui de la mise en scène sur le terrain de la sécurité, ce qui nous promet bien des feuilletons d'ici le 09 mars, date officieuse de son départ.D'ici là à ce qu'il y ait des "tentatives d'attentats" déjoués par le ministre de l'intérieur et super héros, il n'y a qu'un pas qu'il franchira pour satisfaire ses pulsions présidentielles. Comme quoi, tout est possible avec le petit Nicolas !

A2N 

Par alert2neg - Publié dans : Politique
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HISTOIRE D'EN RIRE !

"ça veut dire que finalement, pourront se marier des gens qui s'aiment, même s'ils sont de même sexe, ce qui n'était pas le cas jusqu'à présent. Ça va permettre plus d'épanouissement, plus de liberté, plus d'égalité dans la société. Il faut comprendre ça comme une avancée".

Najat Vallaud-Belkacem, ministre et porte-parole du gouvernement socialiste, défendant le mariage homosexuel dans un collège, oct 2012.

C'est l'histoire d'une dame âgée qui en traversant la chaussée fait une chute et se ramasse sur le derrière en plein milieu de la rue !
Sarkozy, qui la suivait par hasard, s'empresse de l'aider à se relever et à traverser la rue.Arrivés de l'autre côté de la rue, le petit Nicolas dit à la vieille dame : »- Ce fut un plaisir pour moi de vous aider. Est-ce que vous m’avez reconnu ? Je suis Nicolas Sarkozy, votre Ministre de l’Intérieur. J’espère que vous voterez pour moi aux prochaines élections.
La vieille dame lui réplique: "Vous savez, je suis tombée sur le cul, pas sur la tête !"

Lu sur la toile en 2006

"Sarkozy n'a qu'un handicap d'image : il est petit. Pour qu'une photo de lui soit bonne, il faut travailler baisser, essayer de le décrocher pour le grandir"

Raymond Depardon, Cinéaste et Photographe

"L'esclavage des Noirs a été inventé par les Noirs, en Afrique, c'est eux qui vendent les autres Noirs parce qu'ils n'ont aucune conscience de la fraternité Noire, ça n'existe pas ça ".

Eric Zemmour/ France O, 2006

 

"Beaucoup de ces Africains sont polygames.Dans un appartement, il y a trois ou quatre femmes et 25 enfants.Ils sont tellement bondés que ce ne sont plus des appartements, mais Dieu sait quoi ! On comprend pourquoi ces enfants courent dans les rues."

Hélène Carrere d'Encausse, membre de l'académie Française ( A propos des émeutes urbaines 2005)

 

 


 

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