La marque déposée du CAC 40 et du MEDEF, le candidat du parti populiste UMP, vient de connaître deux déconvenues importantes en 48H. La première est l’annulation pure et simple par le conseil d’Etat du fichier de lutte contre l’immigration clandestine, qui recense en particulier l’identité et la situation irrégulière, la deuxième est la mise examen de deux policiers dans l’affaire de Clichy relative à la mort de deux adolescents en 2005 dans un transformateur EDF, évènement à l’origine de la vague de violences dans les banlieues. Le renvoi probable en correctionnel des deux policiers suspects, en plus de constituer un soulagement pour les familles des victimes et leurs proches, est surtout le désaveu flagrant de la gestion partisane, démagogique et politicienne du candidat et toujours ministre de l’intérieur, Nicolas Särközy y Nagy Bocsa. Faut-il rappeler que ce dernier a toujours nié la chasse à l’homme organisée par les policiers ayant conduit les adolescents sur un site EDF ? Faut-il rappeler qu’il a délibérément véhiculé dans les médias la thèse farfelue d’un vol commis sur un chantier par une bande de jeunes, ce qui aurait provoqué l’intervention de la police ? Que dire de son évocation d’une piste dite salafiste pour expliquer le déferlement de violence dans les banlieues populaires ? Force est de constater que la justice, malgré les pressions exercées par la machine UMP, a démontré qu’elle ne se laissait pas impressionner par la campagne électorale. C’est dire combien son indépendance, notamment lorsque l’on découvre les pratiques anti-républicaines du ministre de l’intérieur, est un nouvelle rafraîchissante sur le principe de la séparation des pouvoirs. Au-delà de ce camouflet infligé à un homme dont le projet politique n’est pas plus épais qu’une feuille de Coca, c'est-à-dire RIEN, il y a une vérité que le peuple de France découvrira, si ce n’est déjà pas le cas, par rapport au candidat de L’UMP. Il s’agit, c’est le moins qu’on puisse dire, de sa propension à mentir sur TOUT. C’est à croire qu’il existe un jean claude romand, le mythomane savoyard ayant vécu dans l’affabulation au point de perdre dramatiquement tout contact avec la réalité. C’est plus qu’inquiétant quand l’on pense que le candidat et toujours ministre de l’intérieur ambitionne de devenir le prochain président de
la République. Peut-on on confier les secrets du pays à quelqu’un d’aussi peu fiable ? NON ! Nicolas Särközy y Nagy Bocsa est un menteur/manipulateur que rien n’arrête dans sa quête du pouvoir. Pour s’en convaincre, il suffit de s’attarder sur quelques faits ayant émaillé sa campagne électorale depuis quelques temps.
1) Emeutes des banlieues :
Soucieux de flatter l’électorat du Front National, le candidat populiste de l’UMP dénonce des jeunes délinquants « immigrés », assertions que les médias amplifieront sans aucune retenue. Il annonce devant les médias, sans vergogne les procédures d’expulsion de tous les délinquants « étrangers ». Or, il est sèchement contredit par plusieurs personnalités : Selon le président de
2) Chiffres de la délinquance :
Souhaitant camoufler son bilan catastrophique comme ministre de la police, il déclare lors d’une conférence de presse que la délinquance a considérablement baissé, ce que l’AFP annonce triomphalement en parlant d’une baisse de la délinquance d’environ 1,5% en 2005, tout en donnant des détails très contradictoires. En effet environ 400.000 faits de violences ont été relevés, soit 4% de plus que l'an passé, selon Le Figaro. A l'exception des violences sexuelles (-8%), toutes les autres atteintes aux personnes augmentent, notamment les coups et blessures volontaires (140.000 faits en 2005). Le poids des émeutes est également perceptible dans les chiffres donnés par le quotidien: hausse de 6% (23.000 faits) des violences contre les dépositaires de l'autorité publique et de 40% (environ 50.000) des incendies volontaires de biens. Les forces de l'ordre ont procédé à environ 500.000 gardes à vue et 70.000 personnes ont été écrouées tandis qu'une affaire sur trois a été élucidée. Si le nombre d'étrangers mis en cause pour séjour irrégulier a progressé d'environ 30%, l'objectif de 23.000 reconduites à la frontière fixé par Nicolas Sarkozy ne devrait pas être atteint, estime Le Figaro.Les procédures pour travail clandestin ont progressé d'environ 20%, tandis que les cambriolages sont en baisse de 7%. Conclusion : la délinquance globale diminue, mais l’explosion des attaques aux personnes est remarquable. Le ministre de l’intérieur est carrément un supermenteur lorsque consulte les chiffres des émeutes de 2005, notamment le record de voitures cramées. Personne ne peut rivaliser, c’est le champion de l’insécurité toutes catégories. Marianne dans son N°453-454, annonce le chiffre de 45 000. Fin octobre, avant les émeutes il y avait déjà 31 334 véhicules à avoir été transformés en feu de joie. Vous ajoutez les 10 000 des émeutes de novembre et ceux qui brûlent "habituellement" tous les jours (une cinquantaine ...) pour arriver au chiffre de 45 000.

3) La communication plutôt que l’action, c’est le programme du ministre-candidat
Philippe Cohen, scénariste de la BD, La face Karchée de Sarkozy, analyse sa stratégie sans langue de bois :
Vous consacrez la dernière partie de votre « BD-enquête » à décrire la façon dont Nicolas Sarkozy a construit son image publique, avec le concours plus ou moins volontaire des médias. Quelle nouveauté politique en tirez-vous ?
Philippe Cohen : Nicolas Sarkozy a inversé le rapport classique entre la communication et l'action. Avant on communiquait pour expliquer son action. Pour Sarkozy, l'action se résume à la communication. La communication devient l'action politique, totalement détachée du réel. Agir, c'est montrer : montrer Sarkozy à Sangatte, Sarkozy à Ajaccio, Sarkozy à La Courneuve, Sarkozy à New York, puis Sarkozy au congrès de l'Union des organisations islamiques de France (UOIF). Quels ont été les résultats de ces soi-disant actions ? Pas grand chose : son bilan sur la sécurité est calamiteux, les Corses ont rejeté son référendum, les musulmans l'ont sifflé et j'ai l'impression que Bush a déjà oublié qui il était. En réalité, Nicolas Sarkozy a inventé ou plutôt adapté à notre pays une stratégie consistant à co-produire l'agenda médiatique.
Que voulez-vous dire par « co-produire » ?
Le candidat de l'UMP se met en permanence à la place des journalistes, au point de se demander lui-même quel est le sujet à proposer à la conférence de rédaction. Sarkozy s'efforce, semaine après semaine, d'avoir toujours de bonnes informations à proposer aux journalistes, de leur donner « du biscuit », comme on dit dans leur jargon. Il ne répète pas, comme souvent les hommes politiques par le passé, un prêchi-précha qui rase tout le monde. Il « file des infos », il est une machine à scoops. Voilà comment, par exemple, les médias ont été manipulés dans l'affaire Clearstream : les seules informations dont disposaient les journalistes d'investigation étaient celles dispensées par le cabinet Sarkozy.
Cela n'explique pas la proximité que vous lui prêtez avec les états-majors des rédactions…
J'y viens. À un deuxième niveau, Nicolas Sarkozy soigne les « décideurs », les « seigneurs » des médias, les rédacteurs en chef et les éditorialistes : voyez Jean-Pierre Elkabach, qui a aussi consulté son avis pour recruter le journaliste chargé de le suivre, et qui l'a laissé parlé vingt minutes de plus en 2005, lors d'une interview, ce qui a provoqué une protestation de Chirac. Ou encore Jean-Marie Colombani, auteur d'éditoriaux dithyrambiques sur lui. Mais aussi Franz-Olivier Giesbert, Karl Zéro, Christophe Barbier (L'Express), Jérôme Bellay (Europe 1), Nicolas Beytout, avec qui il partage une vision « lucide » de la société française (en gros, les Français sont des ploucs paresseux et arrogant) et un souci de l'audience qui les conduit à mettre Sarko à la une le plus souvent possible puisqu'il est le meilleur vecteur d'audience. Combien de « Unes » du Point sur Sarkozy en 2005 et 2006 : vingt, trente ? Sarkozy est le meilleur VRP de Sarkozy : quand il passe à la télévision, il se renseigne sur sa « performance » et la popularise auprès des « décideurs ». Il sait aussi « jouer des coudes » : avant une émission animée par Michel Field, il lui dit : « Si tu m'emmerdes trop, je dis ton salaire à l'antenne ! » Ou lorsque l'un des hiérarques du Figaro Magazine se défend de jouer Chirac contre lui, il lui rétorque : « Je sais que le Fig-Mag m'a dans le nez, Untel de la rédaction m'appelle après toutes les conférences de rédaction pour me dire ce qui s'est passé ! » ( suite de l’entretien, cliquez sur lien ci-dessous)
www.marianne2007.info/Philippe-Cohen-Sarkozy-est-une-machine-a-scoops-pour-les-journalistes-_a336.html
4) La dissimulation et les mensonges au service de la propagande
Le Canard Enchaîné révèle dans son édition du 13 décembre 2006 qu'il a pu s'introduire dans le système informatique de l'UMP et consulter le fichier des adhérents. Au lieu des 300 000 adhérents annoncés, l’hebdomadaire satirique ne découvre en réalité que 125 953 adhérents .Soit moins que le PS qui en comptait au 31.12.2005, 133 831 selon son fichier. (Lui aussi consulté par les journalistes du Canard). Ne voulant pas battre un nouveau record de voitures brulées, le ministre de l’intérieur fait interrompre de décompte des voitures cramées à 6H, histoire de sauver la face en vue de la présidentielle. Pas de chance ! Europe 1 révèlera le pot aux roses du ministre manipulateur, et indiquera un bilan trois fois supérieur à celui communiqué par la police.
Enfin, voulant impressionné la galerie,
Cabu - Le Canard Enchaîné - 17.01.2007

























