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Le "champion de la droite décomplexée" a perdu son pari fou de remporter un deuxième mandat.La France s'est difficilement débarrassée de Nicolas Sarkozy dont le bilan économique, 600 milliards de déficit !, vaut tous les discours de faillite. 

Au niveau de la diplomatie française, le mot bérézina n'est pas trop fort pour évoquer le quinquennat du chef de file de la droite néoconservatrice, notamment après les turpitudes atlantistes et l'assassinat sordide du Colonel Mouammar Kadhafi et ses conséquences désastreuses en Afrique. 

La droite a failli, elle est éjectée du pouvoir après plus de dix ans de règne arrogant et sans partage. On ne s'en plaindra pas, bien au contraire.L'alternance démocratique s'est produite, même si elle est arrivée par un homme que rien ne prédisposait à occuper la fonction suprême. L'ironie de la victoire du candidat socialiste aura voulu que seul un François ( Hollande) succède à un autre François ( Mitterrand), un peu comme si la force des esprits avait pris le pas sur la rationnalité. Par ailleurs, et c'est un savoureux clin d'oeil politico-sentimental, le retour de la gauche à l'Elysée, 20 ans plus tard,  ressemble à la revanche de l'ancienne candidate socialiste, Ségolène Royal, qui jubile, malgré elle, devant la victoire de François Hollande, son ancien compagnon et père de ses 4 enfants. Comme quoi, la vie est une sacrée farceuse !

Après l'ère du "Ensemble tout est possible", slogan plus qu'adapté à cette droite indigeste, voilà la France à l'heure du "changement c'est maintenant". Le président Hollande promet de redonner du sens à la parole politique. Chiche !

Comme disait un certain Charles Pasqua : "les paroles de campagne n'engagent que ceux qui y croient". Et les premiers pas de la présidence socialiste version Hollande, notamment avec les reniements sur la lutte contre l'Europe libérale des marchés prédateurs, l'argent roi et la spéculation folle, sans oublier l'ubuesque et criminel projet du " mariage pour tous", ne sont guère en phase avec les attentes réelles des français, en particulier du peuple de gauche. Rien de bien rassurrant, c'est le moins qu'on puisse dire. La France se lèvera t-elle avec une nouvelle gueule de bois en 2017, après celle déjà provoquée par la faillite économique, morale et éthique du sarkozysme ? On peut redouter le pire, à moins que François Hollande ne surprenne agréablement dans les mois à venir. Rien n'est moins sûr.  

En attendant l'impossible, profitez de cet espace de liberté sans concession.  Putain 5 ans !

  

 

A2N


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Vendredi 26 janvier 2007 5 26 /01 /Jan /2007 12:23

C'est une histoire qui pourrait donner un fou rire terrible s'il ne s'agissait pas de millions de vie en danger, de populations tuées au quotidien, d'hommes, de femmes et d'enfants humiliés, de résistants liquidés, d'infrastructures vitales bombardées dans l'indifférence générale des nations dites civilisées.,Eh bien !, la secrétaire d'Etat, "Condi" pour les intimes, et Condooleeza Rice pour les profanes,serait raciste d'après une députée du parti Yisrael Beiteinu, mouvance politique qui ne préconise ni plus ni moins que l'expulsion immédiate des Arabes-Israéliens vers les territoires occupés et la poursuite d'une politique d'annexion territoriale. Vous Suivez? C'est comme si un Bruno Megret (MNR) reprochait à Philippe De Villiers (MPF) ses fantasmes sur l'Islam. Cela ferait rire tout le monde, hein !  

Comment une députée appartenant au parti du tristement célèbre Avigdor Lieberman, vice-premier ministre dans l'actuel gouvernement  Olmert, ayant rejoint ce dernier à la suite de la énième crise gouvernementale provoquée par "l'aventure" libanaise, peut-elle condamner le "racisme" de la conseillère spéciale du président Etatsunien, alors que la politique de l'Etat Hébreu à l'encontre des palestiniens et du monde Arabe n'est que la traduction d'un projet suprématiste occidental élaboré par les faucons de Washington et Tel-Aviv? En réalité, ce qui provoque la colère de la députée du parti ouvertement Arabophobe relève plus d'une subtile divergence d'appréciation sur la présence d'un ministre Arabe-Israélien, le premier dans l'histoire d'Israël. Les Etats-Unis veulent afficher un Arabe de service, histoire de se donner bonne conscience, tandis que le parti-d'extrême droite entend démontrer à sa base qu'il ne se renie pas même en étant dans le gouvernement travailliste. Bien au contraire, la visite de la secrétaire d'Etat Etatsunienne devrait satisfaire les plus racistes ( oui, c'est encore possible, hélas !) du gouvernement Olmert puisque les Etats-Unis, toujours aussi complaisants avec leur alliée, ont approuvé l'idéologie raciste du parti Yisrael Beiteinu, ce qui explique la rencontre entre Condoleeza Rice et son chef de file, Avigdor Lieberman.  Autant dire La députée d'extrême droite, Esterina Tartman, affabulait donc en dénoncant le racisme Anti-juif supposé de "Condi". Etait-ce un écran de fumée destiné à détourner les médias de l'essentiel ,c'est à dire la reconnaissance par Bush d'un gouvernement hébreu composé de l'extrême droite Arabophobe et raciste? Probablement!  En conclusion, ce qu'il faut dénoncer, et ça ne fait aucun doute, Ce n'est certainement pas l'antisémitisme anti-juif mais plutôt  celui visant les Arabes, en particulier les palestiniens. La CAUTION Noire de la politique coloniale de la bande à Bush fait parfaitement la paire avec son homologue Israélienne. Comme quoi, qui s'assemble se ressemble !

A2N

 

Quelques heures après son arrivée en Israël, la secrétaire d’état des Etats-Unis, Condoleezza Rice, s’est empressée de rencontrer Avigdor Lieberman, ministre des menaces stratégiques. Elle l’a rencontré deux jours après que la présidente de sa formation politique (Yisrael Beiteinu), la députée Esterina Tartman, ait formulé crûment des propos racistes contre la proposition de nomination (remise depuis à plus tard) du député arabe Raleb Majadele (photo ci-dessous) en tant que ministre arabe, le premier dans l’histoire d’Israël.

Tartman a indiqué que la propositon de nomination de Majadele était « un coup de poignard dans le dos du Judaïsme » et qu’il fallait « déraciner ce mal terrible d’entre nous ». Lieberman ne s’est pas explicitement opposé à ces propos, bien qu’il ait dit que le problème n’était pas la nomination d’un ministre arabe, mais le fait qu’Amir Peretz l’ait introduit pour des considérations politiques dans l’arène gouvernementale.

La réunion de Condoleeza Rice avec Lieberman (photo ci-dessus)  ressemble fort à une approbation de son idéologie raciste et celle de son parti politique. On ne sait pas pourquoi la Secrétaire d’Etat a eu besoin de cette rencontre alors qu’elle ne fait partie du protocole courant de ses déplacements en Israël. La rencontre avec Condoleeza Rice a ainsi constitué une reconnaissance américaine du statut de Lieberman et de son idéologie. Au lieu de dénoncer ses positions racistes, les Etats-Unis lui ont donné une base publicitaire sous forme d’une rencontre non nécessaire. Rice qui est venue dans la région « pour renforcer les forces modérées, » a en fait, prêté la main à renforcer les extrémistes, du moins du côté israélien. Et quel message a-t-elle envoyé aux forces modérées du côté palestinien en rencontrant Lieberman ?

Mais les remarques de Tartman sont en premier lieu un problème israélien interne. La nomination d’un ministre arabe est une nécessité depuis des années. Ceux qui veulent que les Arabes israéliens s’intègrent dans le pays, l’espèrent depuis longtemps. Le fait qu’environ un cinquième des citoyens d’Israel n’a jamais eu de représentant au gouvernement montre la relation d’Israël à ses citoyens arabes. La nomination d’un ministre arabe est censée corriger cette injustice historique. Même si la proposition de nomination sert des considérations politiques internes - comme, en effet, toute nomination ministérielle - ceci ne diminue pas son importance. Le fait que la présidente d’une faction importante de la coalition gouvernementale s’est permise de faire des propos racistes contre cette proposition de nomination est donc intolérable. Il n’est pas difficile de deviner comment Israel réagirait si un politicien européen avait fait des propos semblables au sujet d’un juif devenant membre de n’importe quel gouvernement européen.

Mme Tartman ( photo ci-dessus) mérite d’être dénoncée et mise hors jeu pour ses propos qui rappellent des heures funestes tant pour Israël que pour le reste du monde et que l’on ne doit jamais oublier. Le premier ministre devrait s’empresser de dénoncer vigoureusement ces propos et celle qui les a proférés. Le parti travailliste ne devrait pas également permettre que ce genre de propos puisse passer tranquillement ; il devrait exiger du premier ministre une condamnation explicite. Si Israel veut que ses citoyens arabes lui soient fidèles, il doit leur démontrer avant tout sa fidélité et les protéger contre de tels assauts racistes. Le fait qu’il est en train d’ignorer ces propos et qu’il ne fasse aucun effort pour déraciner ce mal, souille sérieusement le gouvernement."

(Traduit par D. HACHILIF.)

CAPJPO-EuroPalestine

www.europalestine.com/article.php3?id_article=2480

Par alert2neg - Publié dans : Politique
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Jeudi 25 janvier 2007 4 25 /01 /Jan /2007 14:27
Il y a quelques semaines, vous pouviez lire un article  www.alert2neg.com/article-5172325.html, qui relatait les sévices et discriminations touchant quotidiennement les populations Noires au royaume du Maroc, pays pourtant réputé pour sa tradition d'accueil. Il convient de relativiser cette réputation car tous les "étrangers" ne sont pas logés à la même enseigne, en fonction de leurs origines ou provenance géographique. Car, pendant que les immigrés en provenance des pays dits industrialisés ont droit à tous les égards, même les plus condamnables, comme le démontre le développement du tourisme sexuel, ceux d'origine subsaharienne, et les Noirs en géréral,eux, sont accusés de tous les maux: vols, viols, sida, sorcellerie...... 
Apparemment, les mauvais traitements discriminatoires ne sont pas une spécialité strictement marocaine. Il semble que, ce que se gardent de dénoncer les associations des droits de l'Homme et les médias, les pratiques négrophobes ont aussi cours, en toute normalité, chez le président Ben Ali, ami des pays occidentaux et support de la lutte Etatsunienne contre le "terrorisme". Après le Maroc pris en flagrant délit de Négrophobie force V, voici qu'un autre grand pays du Maghreb, lui aussi fort prisé par les touristes occidentaux, est pris la main dans le sac des pratiques Anti-Noires. Détail important, la Tunisie, à l'instar du Maroc, a également une population de souche Négro-Africaine. Faut-il préciser que son meilleur ambassadeur sportif ( pour ne pas changer!) est Hateem Trabelsi, talentueux footballeur, que tous les grands clubs Européens essayent d'enrôler dans leurs effectifs? Comme quoi, malgré tous les beaux discours et messages humanistes, il y a encore du boulot pour combattre les peurs irrationnelles que déclenche chez certains la simple vue d'un Noir, même jusque sur le continent Noir ou l'Afrique. C'est ce que démontre encore, s'il en était besoin, le témoignage de l'infortuné avocat Afro-Américain, Tony.A Kenneybrew, discriminé au pays de l'autoritaire président Ben Ali.( voir lettre ci-dessous) 
 
A2N 
 
 
 
Je viens de rentrer de la Tunisie.  Je savais le risque que je prenais en allant là-bas et en étant un avocat des droits de l’homme, noir de surcroît…  et américain.  Je savais que c’est une dictature. Mais, là, je suis sidère !
La veille de mon retour à Paris,  j'ai été retenu en Tunisie (garde à vue et puis en prison) et libéré au bout de 10 jours grâce à l'Ambassade des USA et mes confrères Tunisiens.  Mes chambres d'hôtel ont été systématiquement fouillées fois par la police et en secret avec l'aide des réceptionnistes.  J’étais mis sous écoute téléphonique. J'ai été suivi partout par des policiers en civil (la Gestapo tunisienne), et ce dès la premier jour.  Mon ordinateur portable a été saisie avec tous les dossiers des mes clients, mes recherches et mes notes de cours (je suis également professeur dans une université américaine !!!! Je n'ai plus rien !! 
En fouillant mon ordinateur la police a trouvé 14 photos pornos des dossiers de mes clients réalisateurs, producteurs, et distributeurs de films pornographiques protégées par le droit d'auteur et le secret professionnel d'avocat.  La police m'a même reproché d'avoir eu des capotes dans mes valises (j’ai été contacte par une association tunisienne qui fait la lutte contre le SIDA et qui distribue gratuitement des préservatifs), de défendre les droits de gays et lesbiennes en Tunisie et de promouvoir l’homosexualité.  Mais c’était un prétexte.  La police tunisienne n’est non seulement homophobe mais aussi négrophobe.  La police tunisienne fait la chasse aux noirs (comme la police algérienne) et tout prétexte est bon. Pour eux tous les noirs sont les rois des faux, faux passeport américain, fausse carte professionnelle d’avocat, etc…

                                                      

Je suis choqué par tout ce que j'ai vécu et vu là-bas.  En effet, la police tunisienne raciste qui m’arrêtait presque 4 fois par jour ne voulait pas croire que j'étais américain et encore moins un avocat.  J'ai vécu des conditions sales, dégradantes et de torture.  La Police tunisienne faisait de la violation de vie privée, de secret professionnel d’avocat, des droits de l’homme, des lois internationales, etc.... Je suis scandalisé!   Je suis ravi d'être en liberté. 
J'ai dû voler mon téléphone portable de l'armoire de la police et le cacher dans mon slip pour contacter l'Ambassade des USA et mes amis confrère en Tunisie la nuit.  J’ai remarqué la police tunisienne ne contacte des Ambassade que lorsque que le Tribunal prononce les peines de prison (et sans l’assistance d’un avocat).  J’ai été expulsé de Tunisie car, comme la police a dit a mes amis en me diabolisant, « on ne veut plus de lui dans notre pays ».
Dans les locaux de la police des frontières, je n’ai vu presque que des blacks expulses.  Et les anglais en prison étaient noir de peau.  Comme par hasard !!
 
Je ne vais plus en Tunisie, c'est fini !!!   Je dois écrire un livre et dénoncer tout ce que j’ai vu.
Je vous remercie de passer cet email à toute personne susceptible de m’aider à combattre la negrophobie en Tunisie.
 

Maître Tony A. KENNEYBREW, J.D., Ph.D.
Avocat à la Cour d'Appel de Paris
Docteur en Droit : Propriété Intellectuelle

8, rue de Courty
75007 Paris, FRANCE
Par alert2neg - Publié dans : Honneur & Respect
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Mercredi 24 janvier 2007 3 24 /01 /Jan /2007 23:45

Les Noirs ont, paraît-il, la danse dans la peau, le soleil dans la tête,une énergie débordante, etc.... . C'est ce qui expliquerait leurs musiques chaloupées, plein de peps et de stimuli poussant à se remuer le popotin.Jusque là tout va bien, c'est même carrément jouissif de vivre dans la peau d'un Noir, c'est même formidable d'incarner de la "positive black attitude". En revanche, où ce n'est plus drôle du tout, c'est une fois que l'on sort de la légèreté,du divertissement et de superficialité, notamment quand il faut être dans la vie quotidienne un humain éprouvant les mêmes envies que MONSIEUR tout le monde: travailler,se loger et se divertir. Cela peut paraître banal, mais lorsqu'on est Noir, ça peut rimer avec il n'y a plus d'espoir, comme l'a chanté l'exilé fiscal en Suisse. En effet, c'est peu de le dire, il ne fait pas souvent bon d'être le Noir, celui sur lequel s'abattent fatalement les préjugés, les idées préconçues et tous les fantasmes qui font partie du décor quotidien et déforment les regards en les rendant subjectifs. En France, il est difficile de dresser une cartographie exacte des zones géographiques de discriminations, car les faits discriminatoires sont protéiformes et n'appartiennent pas à une catégorie sociale bien définie, c'est dire combien les pratiques d'exclusion visant les "étrangers", notamment les Noirs, constituent un véritable fléau. Aujourd'hui, la France est multiculturelle, pluriethnique et multiconfessionnelle, mais elle peine à s'assumer ainsi, comme l'ont magistralement démontré les émeutes dans les banlieues pauvres en 2005, suivies de déclarations ahurissantes des Hommes politiques qui stigmatisaient, calomniaient les jeunes, en les accusant de tous les maux de la société. Bref, être un Homme Noir dans une société majoritairement composée d'Hommes blancs, ça n'est jamais un long fleuve tranquille. C'est une expérience unique et particulière, comme ont voulu la vivre les participants au documentaire de Canal+, qui a décidé d'entreprendre une étude des mécanismes de discriminations, en s'inspirant d'un ouvrage paru aux Etats Unis dans les années 60 "Dans la peau d'un Noir".Changer de peau pour prendre conscience qu'être Noir, ce n'est pas la fête tous les jours, c'est plutôt être confronté aux problèmes de discriminations et de préjugés: recherche d'emploi, d'appartement, accès en boîte de nuit et autres lieux où il faut montrer "patte blanche". Face à une société française où les élites continuent de porter des lunettes "noires" pour ne rien voir, il faut féliciter la chaîne cryptée de participer activement au  débat sur les réalités des discriminations raciales aujourd'hui.

A2N

 

dans la peau dun noir 

Une adaptation française d'une émission diffusée aux Etats-Unis au printemps dernier. Une famille blanche grimée en Noire, une famille noire grimée en Blanche. Pour lutter contre le racisme en croquant ses stéréotypes.

 Le concept :

"Changer de couleur de peau pour prendre conscience de la réalité du racisme au quotidien, c'est l'étonnante expérience à laquelle se sont prêtées deux familles pendant quatre semaines. Chaque jour, elles vivent une situation nouvelle, liée aux problèmes de discrimination et de préjugés : recherche d'emploi, d'appartement, accès en boîte de nuit... Chaque jour, elles font le récit de leur ressenti et confrontent leurs témoignages." Aux Etats-Unis, une famille blanche de Californie , libérale, et une famille noire "midle class" de Georgie avaient joué le jeu.

Le contexte:

Après le durcissement du monde du travail ou les conditions de détention en France, Canal + continue de décrypter les zones de tension de la société et d ’encourager le débat sur des sujets forts avec Dans la peau d’un noir. A suivre en deux parties mardi 30 et mercredi 31/01 à 20h50 sur Canal + , ce document suit le parcours de deux familles qui se glissent dans la peau d ’ une autre couleur. Une expérience documentaire unique sur le racisme au quotidien.

Renaud Le Van Kim, le réalisateur de ce documentaire revient sur le tournage :“Mon intérêt pour le projet est tout d’abord venu du désir de rendre compte du racisme au quotidien, parce que, en dépit de tous les documentaires existant sur le sujet, aucun n’abordait jusqu’alors ce point de vue. Pour aller au bout de mon envie, il me fallait trouver une forme de narration particulière. Se mettre dans la peau de l’autre s’avère le meilleur moyen de rendre compte de la situation. Par ailleurs il m’est apparu nécessaire de mettre en place une expérience croisée afin que les deux familles, la blanche et la noire, maquillées, puissent partager et vivre ces expériences avec des personnes chaque jour confrontées aux mêmes cas de figure. Une des premières difficultés rencontrées au cours de l’élaboration du projet fut le choix des familles. S’il a été facile de trouver une famille noire désireuse de raconter les discriminations dont elle était victime au quotidien, le choix de la famille blanche fut plus délicat. Monsieur et madame Richier nous ont tout de suite séduits par leur désir sincère de partager cette expérience avec leurs enfants. Nous étions à la recherche d’individus qui s’impliqueraient totalement et personnellement dans le projet. Concernant le choix des situations, je souhaitais éviter les situations radicales. Le propos du film n’est pas d’observer la présence de racistes dans notre pays et d’aller à leur rencontre, mais de constater que dans une société à majorité non-raciste la somme des microcomportements, des microvexations et des microdiscriminations amène de nombreuses personnes noires à s’autocensurer, à se sentir inférieures.“

Les anecdotes:

Selon le dossier de presse, une des premières difficultés rencontrées au cours de l'élaboration du projet fut le choix des familles. S'il a été facile de trouver une famille noire désireuse de raconter les discriminations dont elle était victime au quotidien, le choix de la famille blanche fut plus délicat, et ce sont les Richier qui ont séduit la production par leur désir sincère de partager cette expérience en famille.Concernant le choix des situations, l'idée n'était pas d'initier des confrontations brutales avec des racistes, mais plutôt de constater qu'une société à majorité non-raciste peut avoir des microcomportements, des microvexations et des microdiscriminations, intentionnels ou non, qui amènent de nombreuses personnes noires à s'autocensurer, à se sentir inférieures. L'intérêt pour le projet de Renaud Van Kim, réalisateur-producteur du documentaire, est tout d'abord venu du désir de rendre compte du racisme au quotidien, parce qu'en dépit de tous les documentaires existant sur le sujet, il trouvait qu'aucun n'abordait jusqu'alors le point de vue croisé de deux familles, l'une blanche, l'autre noire, qui, maquillées à l'inverse, pourraient partager et vivre des expériences avec des personnes chaque jour confrontées aux mêmes cas de figure. Concernant le maquillage, six mois ont été nécessaires à Pierre-Olivier Thévenin et son équipe pour mettre au point une technique adaptée à la transformation d'un visage ; sans compter les dix semaines de préparation et de tests après la validation des familles sélectionnées.
Une équipe de quinze personnes a été nécessaire à la réalisation de ce projet tandis que chaque maquillage a nécessité trois maquilleurs et une perruquière par personne, travaillant pendant quatre heures, pour une tenue de cinq heures. Le projet de transformation a été abordé de manière différente de celui d'un projet pour le cinéma, car le résultat devait être crédible à l'oeil nu. Le plus important a été la création d'une peinture translucide permettant d'obtenir la couleur de peau la plus vraisemblable .

Date de diffusion:sur Canal+et aux Antilles 6-7-11-15 février 07 

Par alert2neg - Publié dans : Societe
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Mercredi 24 janvier 2007 3 24 /01 /Jan /2007 11:36

Quel est donc cet homme politique dont les médias taisent les contradictions? Quel est l' homme politique, qui a soutenu la guerre d'agression Israélienne contre le Liban et les bomabardements quotidiens sur les civils palestiniens, sans jamais être dénoncé par les médias dominants? Qui est cet "intouchable" capable de défendre le CPE et de retourner sa veste en voyant le vent de la constestation estudiantine souffler de plus en plus fort sur le gouvernement auquel il appartient depuis 5 ans? Qui est cet "intouchable" capable d'organiser une garden-party alors qu'au même moment le Chef de l'Etat, Jacques Chirac, en organisait une plus traditionnelle et républicaine? Qui est donc cet homme qui a tiré par médias interposés sur le premier ministre, Dominique De Villepin, afin de l'éliminer de la course à la présidentielle 2007? Quel est cet homme qui se permet d'annoncer sa candidature le jour de l'anniversaire du Chef de l'Etat, histoire de rester le seul à faire la pluie et le beau temps en France? Qui est cet homme que certains médias consultent pour la nomination de journalistes politiques, sachant qu'ils ne respectent plus là la séparation des pouvoirs? Qui est cet homme dont les dérives communautaristes ne sont jamais dénoncées par les médias si prompts à monter en épingle des affaires de délinquance banale dans les banlieues défavorisées? Il ne vous aura pas fallu du temps pour savoir que le personnage mystérieux est Nicolas Sarközy y Nagy Bocsa, candidat unique de l'UMP. Le candidat et toujours ministre de l'intérieur a construit sa "popularité" sur la COM, à défaut d'avoir réellement les moyens d'un Homme d'Etat. En 4 ans, l'homme issu de l'immigration hongroise a reussi l'exploit de passer 4200 fois, soit au moins 1 fois par jour à la télévision, devenant ainsi une espèce d'ami ricorée des Français. Peu lui importe si ses "concitoyens" n'en peuvent plus de le voir dire tout et son contraire, avoir réponse à tout, verser dans la démagogie absolue. Une seule chose l'intéresse, lui, le petit enfant au "sang mêlé": le pouvoir !

La soif de gloire et de pouvoir vire carrément au TOC ( trouble obsessionnel compulsif) chez le petit Nicolas, comme il n'a cesse de le démontrer depuis que les médias contribuent à la mise en scène de son projet messianique. Plutôt que de s'offrir un abonnement longue durée chez les psychologues, le petit Nicolas pense soigner ses névroses et troubles identitaires en occupant l'Elysée; ce qui n'est pas sans rappeler l'accession au pouvoir de la plus grande catastrophe politique Etasunienne depuis 1776. Faut-il en conclure que Sarközy et bush, c'est du pareil au même? Sans aucun doute, OUI ! Lisez l'enquête solide, ci-dessous, vous comprendrez mieux comment les MERDIAS nous prennent pour des tocards.  

A2N

Adossés à des sondages dont la fiabilité est pourtant nulle plusieurs mois avant l’échéance, les principaux médias français présentent comme jouée l’élection présidentielle du printemps prochain : son second tour opposerait donc M. Nicolas Sarkozy à Mme Ségolène Royal. Si tous deux tirent un même profit de la personnalisation inouïe des enjeux, M. Sarkozy dispose d’un atout spécial. Jamais dirigeant politique n’avait bénéficié autant que lui de l’appui des patrons de presse.

Par Marie Bénilde

La courte défaite électorale de M. Silvio Berlusconi, en avril 2006, a porté un coup au système clanique italien, bien déterminé à contrôler l’opinion grâce à un mélange de marketing politique, d’intérêts croisés avec la presse et l’édition, et de mainmise directe ou indirecte sur le paysage audiovisuel. Certes, un an plus tôt, en France, le référendum sur la Constitution européenne établissait qu’il ne suffisait pas de disposer de la quasi-totalité de l’espace médiatique pour convaincre une majorité de citoyens. Toutefois, la perspective de l’élection présidentielle, au printemps 2007, va permettre d’apprécier si un laborieux travail de domestication des médias ne finit pas, malgré tout, par se révéler payant. N’est-ce pas ainsi que certains ont interprété la réélection à la tête de l’Etat de M. Jacques Chirac en 2002, sur fond de campagne de presse matraquant le thème de l’insécurité ?

Nicolas Sarkozy

Tout est en place, en tout cas, pour favoriser l’intronisation de M. Nicolas Sarkozy à l’Elysée. Chef du principal parti de droite, l’Union pour un mouvement populaire (UMP), ministre de l’intérieur et président du conseil général du département le plus riche de France, les Hauts-de-Seine, l’homme s’est employé à construire depuis vingt ans un étonnant réseau d’influence dans les médias. Au service de ses ambitions suprêmes. Ce réseau a une nouvelle fois donné sa mesure pendant l’été 2006. Le nouveau livre de M. Sarkozy, Témoignage (Xo, Paris), paru en juillet, fut aussitôt salué par une couverture souriante du Point (la troisième en quatre mois) et, entre autres exemples, par un entretien d’une complaisance presque burlesque avec Jean-Pierre Elkabbach sur Europe 1. Pour l’intervieweur et patron de la radio privée appartenant au groupe Lagardère – qui comprend aussi Paris Match, Le Journal du dimanche, Elle... –, M. Sarkozy a cette qualité remarquable qu’il refuse la « docilité ». Une vertu qu’on sait très prisée par M. Arnaud Lagardère, dont Jean-Pierre Elkabbach est aussi le conseiller : en juin 2006, l’éviction d’Alain Genestar, directeur de Paris Match, coupable d’avoir publié en couverture une photo de l’épouse du président de l’UMP avec son compagnon de l’époque, démontra les limites de l’indocilité permise aux médias du groupe en question. Un patron de presse limogé pour complaire à un ministre et chef de parti ? Cela faisait longtemps qu’on n’avait pas connu pareille marque d’allégeance journalistique au pouvoir politique...

La couverture de Paris Match qui aurait valu à Alain Génestar les foudres d'Arnaud Lagardère.
(Source : Paris Match)

Il y a là le résultat d’un long et patient travail entrepris par le candidat de l’UMP pour se rapprocher des grands patrons propriétaires de médias. M. Sarkozy possède un épais carnet d’adresses d’amis influents dans la presse et l’audiovisuel. On y remarque d’abord les familiers, comme M. Martin Bouygues, actionnaire de TF1 et parrain de son fils, ou M. Bernard Arnault (La Tribune, Investir, Radio Classique), dont la fille Delphine se maria en présence de M. Sarkozy. Habitant Neuilly, MM. Bouygues et Arnault furent tous deux témoins aux épousailles du maire de la ville.

Des compagnons de route... cyclable

Ces relations professionnelles ont affermi les amitiés. Ainsi, M. Lagardère doit à M. Sarkozy le règlement, en 2004, du conflit d’héritage qui l’opposait à sa belle-mère Betty, lorsque l’homme politique et ancien avocat d’affaires avait, en tant que ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, la haute main sur l’administration fiscale. « On signe ton truc fiscal et on passe à autre chose », aurait dit le ministre, sitôt nommé à Bercy (1). Décédé en 2003, Jean-Luc Lagardère avait lui aussi eu l’occasion d’apprécier, lors de la faillite de La Cinq en 1992, les conseils de l’associé du cabinet Claude-Sarkozy.

En avril 2005, le président de l’UMP fut l’invité d’honneur d’un séminaire du groupe Lagardère à Deauville. L’héritier Arnaud le présenta « non pas comme un ami, mais comme un frère ». Un mois plus tard, le patron du principal groupe de presse et d’édition français affichait son amitié en participant à un meeting de M. Sarkozy (animé par le journaliste Michel Field) en faveur du « oui » à la Constitution européenne. M. Lagardère dévoila ce soir-là la nature de son engagement : « Quand il y a un but à marquer, je préfère être dans l’équipe que dans les vestiaires (2). » Stéphane Courbit, président d’Endemol France, producteur des émissions de Marc-Olivier Fogiel et de Karl Zéro, assistait également à cette réunion électorale.

De son côté, M. Serge Dassault (Le Figaro, Valeurs actuelles) se souvient que l’actuel ministre de l’intérieur a « démêlé » la succession de son père Marcel (3). Et il n’ignore pas que M. Sarkozy est devenu un familier de son fils aîné Olivier, par ailleurs député UMP. Parfois, les rôles s’entrecroisent : proches de la famille, MM. Bouygues et Arnault comptèrent aussi au nombre des clients du cabinet d’avocats. Enfin, avec un homme politique amateur de vélo, on ne saurait oublier les compagnons de route... cyclable. MM. Bouygues et Arnault sont à nouveau du nombre, tout comme M. Jean-Claude Decaux, leader mondial de l’affichage urbain, et M. François Pinault, propriétaire du Point. Sans oublier Michel Drucker, animateur populaire de France 2.

La construction d’un tel réseau n’est nullement le fruit du hasard. En 1983, lorsqu’il conquiert, à 28 ans, la mairie de Neuilly, M. Sarkozy s’attelle très vite à bâtir un cercle de relations susceptibles de favoriser son ascension politique. Sa ville, une des plus prospères de France, compte deux mille quatre cents entreprises, donc de nombreux patrons qui s’intéressent à lui en voisins ou en simples administrés, à titre personnel ou professionnel. Dès 1985, le maire crée le club Neuilly Communication, lequel compte parmi ses membres M. Gérald de Roquemaurel, président-directeur général d’Hachette Filipacchi Médias, M. Nicolas de Tavernost, président de M6, ou encore M. Arnaud de Puyfontaine, patron de Mondadori France (ex-Emap France, troisième éditeur de magazines). M. Sarkozy veille également à s’entourer de publicitaires, comme MM. Thierry Saussez, président d’Image et stratégie, Philippe Gaumont (FCB), puis Jean-Michel Goudard (le « G » d’Euro RSCG). Il fréquente enfin les grands annonceurs Philippe Charriez (Procter & Gamble) et Lindsay Owen-Jones (L’Oréal).

En juillet 1994, l’actuel président de l’UMP devient simultanément ministre de la communication et ministre du budget du gouvernement de M. Edouard Balladur, ce qui lui permit d’être à la fois le décideur politique et le pourvoyeur de fonds publics des grands groupes de médias... Mais c’est surtout sa position de porte-parole du gouvernement, puis du candidat Balladur, entre 1993 et 1995, qui l’amène à rencontrer les hommes d’influence que sont Alain Minc – lequel le conseillera dix ans plus tard à l’occasion du référendum européen – et Jean-Marie Colombani, en train de consolider leur pouvoir au Monde. M. Sarkozy s’emploie à orchestrer l’engouement médiatique en faveur de M. Balladur, dont M. Minc est un des partisans déclarés, et à présenter son élection comme acquise. Il bénéficie à cette fin de l’appui du sondeur Jérôme Jaffré, alors directeur général de la Sofres. Le 22 mars 1995, Le Monde titre en « une » : « et Mme Chirac ont tiré profit d’une vente de terrains au Port de Paris ». L’information émane de la direction du budget chapeautée par... M. Sarkozy.

TF1 est également de la partie (4). Une de ses présentatrices, Claire Chazal, signe une hagiographie de M. Balladur tandis que M. Bouygues ouvre les portes de sa chaîne à celui qui passe déjà pour un vice-premier ministre. « Pour Martin [Bouygues], explique un observateur, Sarkozy est une espèce de maître à penser. Pour Sarkozy, Martin est une force. Leur duo est une association, une PME. Ce qui explique en partie pourquoi, pendant la campagne de 1995, TF1 est devenue “télé Balladur”. Bouygues ne rendait pas service à Balladur, mais à l’un des lieutenants (5). » C’est l’époque où l’ambitieux ministre est surnommé « Darty » en raison de sa propension à être omniprésent avant et après la météo... Alors directeur de l’information de France 2, Jean-Luc Mano suit le mouvement ; il participera plus tard à la conception de la campagne menée par M. Sarkozy pour les élections européennes de 1999. L’échec sera cuisant (6).

Déjà en 1995, M. Sarkozy a choisi le mauvais camp. Qu’importe, il profite de son ascension-éclair pour imposer son style et son image. En mai 1993, une spectaculaire prise d’otages dans une maternelle de Neuilly le fait connaître des téléspectateurs. « Il était toujours devant les caméras, sans parler, rappelle Jean-Pierre About, rédacteur en chef au service enquête de TF1. Mais le lendemain, lorsque HB [Human Bomb, nom donné au preneur d’otages] a pris une balle, il avait disparu du dispositif. Un coup de maître, puisqu’il n’est pas lié à la polémique sur l’opportunité de tuer le ravisseur qui a suivi (7). » Cette technique dite du « mouvement permanent », qui consiste à se saisir de l’actualité immédiate pour apparaître à son avantage dans les médias, puis à foncer sur un autre événement, constitue la marque de fabrique de M. Sarkozy.

« Je sais ce qui se passe dans vos rédactions »

En 2002, lors de la campagne présidentielle, un premier passage au ministère de l’intérieur lui permet de systématiser cette méthode de communication. TF1, dont les journaux télévisés mettent en scène un climat d’insécurité, se fait le relais zélé de la riposte ministérielle. Le 22 mai 2002, une intervention à Strasbourg du groupe d’intervention régional, à l’occasion de laquelle l’homme politique se fait omniprésent, donne le ton. TF1 évoque alors la saisie d’« armes de guerre » : deux pistolets, quatre caméscope, trois ordinateurs et deux appareils photo numériques (8)... Très vite, le ministre devient l’unique émetteur de la parole policière. En novembre 2005, les émeutes dans les banlieues illustrent ce basculement. Une cellule de communication est installée Place Beauvau et, dorénavant, l’information officielle passe par le prisme du ministre de l’intérieur. Lequel – « Kärcher », « racaille » – aime jouer les pompiers pyromanes.

Dépendants de sa parole, les médias en sont aussi les dépositaires. A l’évidence, M. Sarkozy a une faconde et un style imagé qui leur plaisent. « C’est le nouveau présentateur du JT de 20 heures », ironise M. François Hollande, premier secrétaire du Parti socialiste, en guise de décompte des apparitions du ministre dans les journaux télévisés. Aucun homme politique n’a été, comme lui, trois fois l’invité de l’émission « 100 minutes pour convaincre » de France 2. Chaque fois, l’audience est au rendez-vous (entre 4 et 6 millions de téléspectateurs).

mardi 7 novembre 2006
Je dois commencer par m’excuser auprès de ceux que je me dois de critiquer, ces musulmans qui font le jeu des média sur les plateaux télévisés. Lorsque je regarde une émission du grand écran traitant d’islam, je me demande inévitablement si la plupart des musulmans ne savent pas s’exprimer intelligemment et correctement, ou alors si les animateurs prennent bien le soin de les sélectionner de manière à discréditer ce qu’ils sont censés représenter, l’islam.

Il y a là pour un moi un premier problème : personne ne peut parler au nom des musulmans dans leur ensemble, pour la simple raison qu’il n’y a pas d’autorité morale supérieure en islam, l’islam n’a pas d’église. Tous les musulmans, sans exception, sont égaux face au Dieu qu’ils vénèrent. Ensuite, les musulmans de France ne sont pas organisés, il n’y a pas de débat interne à « l’islam de France » pour que l’on puisse penser qu’un musulman français, quel qu’il soit, puisse s’exprimer au nom d’une communauté qui n’existe pas. Oui, il faut le dire, car on a trop tendance à ne pas le faire remarquer, il n’y a pas de communauté musulmane ! Il y a des musulmans organisés de ci de là en petits groupes, dans des quartiers, autour de mosquées etc. mais il n’y a pas à proprement parler de véritable communauté musulmane, tout comme il n’y a pas non plus de communauté maghrébine etc. L’ensemble composé des musulmans de France est très hétérogène, et il n’est pas possible de faire une synthèse des idées et aspirations le traversant.

L’expression « islam de France » entre progressivement dans le vocabulaire commun, mais là encore peut-on parler d’islam de France, et quel sens peut-on donner à cela ? S’agit-il de l’islam pratiqué par les musulmans de France par opposition à l’islam pratiqué dans les pays musulmans ? Il est clair que l’islam vécu par les musulmans de France est différent, de par le simple fait que la vie des musulmans de France est régie par les mêmes lois que celle des français non musulmans. Sans doute, étant donné l’origine de cette expression, veut-on dire par là que toutes les règles auxquelles devraient obéir les musulmans de France ne sont pas applicables en France parce que contraires au droit Français, contraires aux lois de la république. Ainsi, nous entrons dans le vif du sujet, ceux-là même qui critiquent les religions du fait qu’elles imposent des dogmes ont érigé certaines règles comme véritables dogmes religieux.

Lorsque l’on s’interroge sur les titres de certaines émissions des media français, comme « peut-on critiquer l’islam aujourd’hui » on ne manque pas de se demander ce qui motive les journalistes. Depuis quelque temps, l’islam est devenu la bête noire du monde judéo-chrétien, il symbolise désormais la régression, voire le mal absolu. A en croire les media, l’islam est aujourd’hui un problème non seulement pour les musulmans eux-mêmes mais également pour le monde entier. Il est assez étonnant que les journalistes aient une telle facilité à généraliser, c’est à croire qu’ils n’ont jamais suivi un cours de mathématique dans leur vie, et pourtant, dès le collège, on nous enseigne qu’il n’est pas possible de tirer des théories de simples cas particuliers. Car oui, si l’on fait le rapport entre la masse des « semeurs de troubles » issus du monde musulman au nombre total de musulmans dans le monde, on peut conclure que l’égalité, qui paraît si évidente, islam = violence, est fausse. Le problème c’est que l’on a vite tendance à tout associer à tout lorsqu’il s’agit d’islam, et cela ne choque quasiment personne. Cette tendance est soit le fait d’une ignorance certaine concernant le monde musulman et l’islam surtout, soit délibérée. Un amalgame malheureux est fait entre terrorisme, délinquance, islam, sous-développement des pays musulmans etc. Si on y regarde de plus près, il faut pourtant faire une séparation nette entre le terrorisme dit « islamiste », les problèmes des banlieues, le sous développement des pays musulmans (qui pour la plupart ne le sont pas en fait, comme nous le verrons) etc. Mais disons qu’il y a un point commun à tout ceci néanmoins, le mépris affiché de l’occident vis a vis du monde musulman, et plus généralement le mépris outrancier du monde développé vis a vis du monde en voie de développement.

Il faudrait faire une compilation des atrocités dites sur cette religion, qui est rappelons le, la seule à reconnaître les deux autres religions monothéistes (signe évident de son manque de tolérance), et prendre une par une les critiques pour les abattre d’un trait de plume. Rappelons qu’il a fallut beaucoup de temps au monde chrétien pour aboutir à la séparation de l’église et de l’Etat, rappelons également qu’il a fallut beaucoup de temps à la France pour que les femmes aient les droits dont elles jouissent aujourd’hui (le droit de vote remonte à la deuxième moitié du siècle dernier). Aujourd’hui, alors que la plupart des pays musulmans ne sont indépendants que depuis moins de cinquante ans, on leur demande de faire en si peu de temps le chemin parcouru durant des siècles par les pays du monde chrétien. Pire, on leur demande tout simplement de copier le modèle « occidental » que ce soit sur le plan des mœurs ou de l’organisation sociale ou politique. Cela revient tout bonnement à les traiter de primitifs qui ne peuvent penser par eux mêmes et construire leur propre modernité. Car voilà, la modernité aujourd’hui est systématiquement perçue, dans les démocraties occidentales, comme un progrès, et aux yeux de l’Occident il n’y a qu’une modernité possible, la sienne.

Le monde musulman, qui ne s’est pas affranchi de ses pratiques ancestrales est forcément à l’âge de pierre, il est forcément en retard. N’est ce pas le signe d’un mépris profond de l’Occident envers le monde musulman ? Le français moyen ignore tout de la culture arabo-musulmane, et ce ne serait pas caricatural que de dire que pour lui cela se résume au thé à la menthe (servi à la marocaine), les pâtisseries et le couscous. Je pose une question, quand on ne sait pas plus que ça de l’autre, peut-on se permettre de lui donner des leçons, de le juger ?

Certains iront encore plus loin et assimileront le sous-développement de la grande majorité des pays musulmans à l’islam lui même. J’ai pourtant du mal avec cette vision des choses, car elle ne peut pas expliquer pourquoi la civilisation arabo- musulmane a rayonné sur le monde pendant des siècles. On nous dira alors que les portes de l’Ijtihad ont été fermées au 14ème siècle et que l’islam a stagné et les sociétés musulmanes avec lui. Certes il est plus que regrettable que ces portes aient été fermées, et il est plus qu’urgent que l’exégèse coranique retrouve de sa superbe, mais le sous développement de ces pays n’a rien à voir avec l’islam, il est purement politique.

Les pays musulmans ne se sont pas développés depuis leur indépendance tout simplement parce le pouvoir politique a été accaparé par des oligarchies peu soucieuses de l’islam et uniquement préoccupées par l’enrichissement de ses membres. C’est ce même facteur, couplé au soutien inconditionnel de l’Occident à ces oligarchies, qui explique l’existence des mouvements terroristes. Lorsque dans une société les hommes et les femmes vivent dans le mépris de leurs gouvernants et dans celui du monde extérieur, il est compréhensible que certains se révoltent et en viennent à commettre des actes terroristes. Il y a une différence entre comprendre et justifier, donc je dis bien qu’il est compréhensible. Si l’on voulait réellement lutter efficacement contre le terrorisme et aider la majorité écrasante des musulmans qui suivent le message d’amour et de tolérance véhiculé par l’islam, on s’attellerait donc à la première tache ; aider les oppositions dans les pays musulmans à faire entendre leur voix et faire naître la démocratie dans leurs pays.

Mais on prendrait bien soin de ne pas leur dire de faire un « copier coller » des constitutions des pays de l’Occident, ou un copier coller de leur organisation sociale, mais au contraire on les laisserait construire leur propre modèle de démocratie, adapté à leur propre tissu social. On arrêterait de les mépriser. Reconnaissons que ce qui est vrai à l’échelle des individus, à savoir que l’homme puissant impose le respect, est également vrai à l’échelle des pays, des civilisations. Ce mépris de l’occident vis à vis du monde musulman se reflète malheureusement en France, dans les rapports entre les musulmans et le reste de la population française.

Mais il serait réducteur de réduire ce mépris à l’islam, en fait c’est l’ensemble de la sous population française originaire de pays en voie de développement qui est méprisé. Il y a de nombreuses traces de ce mépris dans l’histoire de la France, et celui qui est médiatisé en ce moment, le sort réservé aux soldats indigènes qui ont risqué leur vie pour la France, n’en est qu’un exemple. Ce mépris va jusqu’à nier la capacité de choix de jeunes filles musulmanes qui, pour certaines, ont décidé, par conviction, de porter le voile. Le véritable problème est pour moi à ce niveau là précisément ; il y a une tendance à vouloir uniformiser les mœurs, les modes de vie, les idéaux tout court qui est dangereuse. Ce mépris de l’occident pour tout ce qui ne lui ressemble pas se reflète à l’intérieur même de l’occident dans son rapport avec les populations issues de l’émigration. Certains pays occidentaux acceptent mieux que d’autres la diversité culturelle, mais la France n’y parvient pas. La France est attachée à certains principes, dits républicains, qui ont été érigés, paradoxalement, en véritables dogmes religieux. La loi sur la laïcité date du début du siècle dernier.

Mais la France d’aujourd’hui est-elle la même que celle du début du 20ème siècle ? Peut-on demander à une société de s’adapter à une loi ou alors la loi doit elle changer pour épouser les évolutions de la société ? Le contrat social est par définition incomplet : lorsqu’à un instant donné on construit ce contrat social, il n’est pas possible de tenir compte de toutes les évolutions futures, et par voie de conséquence ce contrat devra évoluer. Il est compréhensible et justifié que l’on sépare le religieux du politique, le spirituel du temporel, mais il faut reconnaître qu’il existe plusieurs formes de laïcité possibles. La France a aujourd’hui besoin d’un nouveau concept de laïcité. Cette nouvelle laïcité doit intégrer la composition actuelle de la société française. Le nouveau contrat social doit intégrer tout le monde, il ne peut être uniquement choisi par une partie de la population. C’est sans doute une tradition française de se réfugier derrière de grands principes, des lois, et de se couvrir les yeux face à la réalité. Les inégalités profondes générées par la république sont occultées par le fameux grand principe républicain « liberté, égalité, fraternité ». Inutile de préciser qu’il suffit de regarder autour de soi pour se rendre compte que cette devise est fausse. Aujourd’hui le français musulman est un citoyen de seconde zone, la société française n’arrive pas à lui reconnaître une place à part entière. Elle n’y parvient pas, parce que son premier rapport à lui est de le mépriser.

Je crois que plutôt que de montrer du doigt les différences des français musulmans et de les juger comme inférieurs, de les stigmatiser, les media devraient plutôt souligner les travers de la société française qui conduisent à tant de mépris de l’autre. Une société qui a peur du changement, qui n’est pas capable d’intégrer la diversité et de s’en enrichir est une société vouée au déclin. Dans de nombreux domaines, la France a perdu du terrain, et je crains que si les mentalités ne sont pas réformées, ce déclin risque de devenir irréversible.

Cette idylle s’exprime en chiffres : depuis son retour Place Beauvau, en mai 2005, M. Sarkozy a eu droit à une moyenne mensuelle de 411 articles, contre 220 pour M. Dominique de Villepin lorsqu’il exerçait les mêmes fonctions (10). L’homme a compris comment amadouer ce que la presse est devenue. Ministre du budget ou des finances, il s’est gardé de toucher à l’abattement fiscal contesté des journalistes (7 650 euros par an déductibles du revenu imposable). Simultanément, il a pris des positions très libérales sur la défiscalisation des entreprises, l’impôt sur la fortune ou les droits de succession. Elles ne peuvent que satisfaire ces magnats-héritiers que sont MM. Lagardère, Bouygues, Dassault, Edouard de Rothschild, etc. (11).

« Un journaliste qui me critique est un journaliste qui ne me connaît pas », a coutume de dire M. Sarkozy. N’est-il pas d’ailleurs une sorte de confrère, lui qui rêva un temps de devenir présentateur du « 20 heures » ? En 1995, quand il publie sous pseudonyme une série d’articles intitulée « Lettres de mon château », dans Les Echos, il montre qu’il s’intéresse autant à la vie des médias qu’à la politique. Du coup, l’homme a l’habitude de valoriser les journalistes, de s’intéresser aux nouvelles recrues. De les tutoyer aussi, comme Laurent Joffrin, directeur de la rédaction du Nouvel Observateur, ou Jean-Marie Colombani. Dans ce dernier cas, Edwy Plenel s’en déclara troublé... mais en mars 2006, six mois après avoir quitté la rédaction du Monde. En 2003, au moment de la sortie du livre de Pierre Péan et de Philippe Cohen consacré au quotidien du soir, le même avait néanmoins sollicité le conseil du ministre dans son bureau de la place Beauvau (12).

M. Sarkozy sait également se rendre disponible auprès de journalistes moins chevronnés. Il impose d’ailleurs à son conseiller à la presse, M. Franck Louvrier, de ne jamais laisser un appel sans réponse. Mais gare à ceux qui pourraient être tentés de faire dissidence. « Je sais tout ce qui se passe dans vos rédactions », lance-t-il un jour de janvier 1995 à des reporters lors d’un déplacement dans le Nord (13). De fait, il peut compter sur Jean-Pierre Elkabbach pour être consulté quand Europe 1 envisage de recruter un journaliste chargé de suivre l’UMP (14). Ou sur M. Bouygues : c’est ainsi M. Sarkozy qui, avant un voyage délicat aux Antilles, annonce – y compris à la rédaction de TF1 – qu’un journaliste noir, Harry Roselmack, prendra les rênes de la présentation du « 20 heures » pendant l’été 2006.

Le président de l’UMP dispose à présent des cartes lui permettant d’espérer l’épilogue présidentiel de cette puissante orchestration médiatique. Peu importe qu’il se trompe ou qu’il se contredise dès lors que nul ou presque dans la presse ne le souligne. Le 25 janvier 2006, il estime, par exemple, que le contrat première embauche (CPE) constitue « une très bonne mesure pour l’emploi de jeunes ». Six mois plus tard, il se ravise : « J’étais persuadé que le CPE serait vécu comme injuste pour la raison simple qu’il l’était. » En juillet dernier, il approuve chaudement les bombardements et les préparatifs d’invasion du Liban sud : « Israël se défend » (Europe 1, 18 juillet). Plus tard, il se déclarera néanmoins d’accord avec le président de la République, assurément plus réservé sur le sujet (15).

De même qu’il a séduit nombre d’acteurs, de chanteurs et de stars du show-business (Jean Reno, Christian Clavier, Johnny Hallyday, etc.), M. Sarkozy parvient à être apprécié de journalistes réputés de gauche. M. Saussez s’en félicite : « Il a une bonne image chez des gens qui n’ont pas ses opinions : c’est très nouveau (16).  » Naviguant entre la clémence relative, avec l’abrogation de la double peine, et la répression, avec la nouvelle loi sur l’immigration, le président de l’UMP offre à chacun motif à se laisser séduire. « Il considère que son rôle est de convaincre. Et d’abord les journalistes », concède son fidèle lieutenant, le ministre délégué aux collectivités territoriales Brice Hortefeux (17).

Si ces derniers constituent bien la cible de M. Sarkozy, c’est qu’ils vont ensuite relayer une image susceptible de prospérer dans des cercles influents, lesquels eux-mêmes influenceront d’autres cercles concentriques dans leur entreprise, leur club de sport, leur voisinage... sans être nécessairement un vecteur d’opinion direct, les médias comptent auprès de ceux qui pensent que les médias influencent le public.

En tout cas, M. Sarkozy a le temps et l’occasion de s’exprimer. Le matin sur Europe 1, Jean-Pierre Elkabbach lui octroie couramment vingt minutes supplémentaires d’entretien ; LCI, filiale de TF1, retransmet en direct ses vœux à la presse ; il fait la couverture de TV Magazine, ce supplément du Figaro diffusé auprès de cinq millions de lecteurs potentiels, à l’occasion d’un entretien sur Canal+ avec son ami Michel Denisot, déjà coauteur d’un livre avec le ministre. Quant à sa relation avec son épouse, Cécilia, elle fait le bonheur de la presse « people » (Gala, Paris Match...) chaque fois qu’elle sert les intérêts du présidentiable, mais provoque désormais l’autocensure, voire la censure, sitôt qu’elle cesse d’être à son avantage. Ainsi, lorsqu’une journaliste de Gala, Valérie Domain, décida en 2005 d’écrire un livre qui n’agréait pas à M. Sarkozy, Entre le cœur et la raison, l’éditeur – M. Vincent Barbare – fut convoqué Place Beauvau.

Une inhabituelle passion

La volonté de contrôler les médias peut être assez naturelle chez un responsable politique. Plus inhabituelle est la passion d’une communauté de dirigeants de médias et de journalistes (Denis Jeambar, qui vient de quitter la direction de L’Express pour celle des éditions du Seuil, et Franz-Olivier Giesbert, président-directeur général du Point, par exemple) à lui servir de relais. Encouragés par l’aura dont bénéficie le présidentiable auprès de leur propriétaire ou de leurs annonceurs, ils surestiment sans doute la séduction qu’il exerce et ils occultent trop volontiers l’échec de sa politique, par exemple sur le terrain des violences aux personnes (elles ont officiellement augmenté de 12 % entre mai 2002 et avril 2006). Inversement, quand les mêmes faiseurs d’opinion soulignent la médiocrité du bilan de M. de Villepin, ils font mine d’oublier que M. Sarkozy est un des principaux ministres de son gouvernement. Et que la querelle entre les deux hommes constitue aussi un moyen artificiel de permettre à la droite de s’offrir une alternative à elle-même.

En rebondissant sans cesse sur l’actualité, M. Sarkozy teste des idées qu’il calibre empiriquement en fonction de l’écho médiatique qu’elles reçoivent. Son objectif est de construire ainsi une légitimité cathodique et de demeurer au zénith des instituts de sondage avec une autorité conférée par les « unes » plutôt que par les urnes. Sur ce point précis, certains candidats socialistes, dont Mme Ségolène Royal, ne se comportent pas toujours différemment. Pour expliquer qu’elle ait, à son tour, décidé de s’installer sous les feux de la rampe, un conseiller de la présidente du conseil régional de Poitou-Charentes admet : « La présence médiatique donne l’apparence de l’action. On a décidé de faire comme Nicolas Sarkozy, on prend toutes les occasions. On cannibalise tout (18). »

Dans le cas du ministre de l’intérieur, tout le monde – ou presque – y trouve son compte, tant que le « produit » se vend : « C’est le seul homme politique dont les régies publicitaires sont contentes quand il fait la couverture », avance M. Jérôme Peyrat, directeur général de l’UMP (19). Ce genre de considération n’est pas sans importance dans la presse, compte tenu du déclin de sa diffusion. Quant aux Français, ils auront bientôt à se prononcer sur le profit qu’ils retirent de l’exposition avantageuse d’un homme entièrement tourné vers la satisfaction de son ambition et de son clan.

1) Airy Routier, Le Complot des paranos, Albin Michel, Paris, 2006, p. 119.

(2) Cité par Serge Halimi, Les Nouveaux Chiens de garde, réédition de 2005, Raisons d’agir, Paris.

(3) Cf. « Sarkozy et les patrons », Le Point, Paris, 26 août 2004.

(4) Lire Pierre Péan et Christophe Nick, TF1. un pouvoir, Fayard, Paris, 1997.

(5) Victor Noir (nom d’un collectif de journalistes sous la direction de Laurent Valdidié et Karl Laske), Nicolas Sarkozy ou le destin de Brutus, Denoël Impact, Paris, 2005, p. 56.

(6) Le Rassemblement pour la France (RPF) de M. Charles Pasqua (13,05 %) avait alors devancé le Rassemblement pour la République - Démocratie libérale de M. Sarkozy (12,82 %). Le Parti socialiste, allié au Mouvement républicain et citoyen, totalisait 21,95 % des suffrages.

(7) Claire Artufel et Marlène Duroux, Nicolas Sarkozy et la communication, Pepper, Paris, 2006, p. 37.

(8) Aymeric Mantoux, Nicolas Sarkozy ou l’instinct du pouvoir, First Editions, Paris, 2003, p. 35.

(9) Claire Artufel et Marlène Duroux, op. cit., p. 70.

(10) Selon Claire Artufel et Marlène Duroux, ibid.

(11) Lire « Médias français, une affaire de familles », Le Monde diplomatique, novembre 2003.

(12) Cf. la lettre d’Edwy Plenel dans Marianne, Paris, 18mars 2006.

(13) Victor Noir, op. cit., p. 181.

(14) Cf. Le Canard enchaîné, Paris, 22 février 2006.

(15) Le revirement de M. Sarkozy dans le cas de la fusion entre Gaz de France (GDF) et Suez a été plus souvent évoqué par la presse : ministre de l’économie, des finances et de l’industrie en 2004, M. Sarkozy s’engage solennellement à ce que la part de l’Etat ne descende jamais en dessous de 70 % dans GDF. En 2006, il se prononce cependant en faveur de la fusion de l’entité publique avec le groupe privé, ce qui rendra minoritaire la part de l’Etat dans la nouvelle entité.

(16) Aymeric Mantoux, op. cit., p. 75.

(17) « Comment Sarkozy cherche à contrôler les médias », Marianne, Paris, 11 mars 2006.

(18) Cité par Le Point, Paris, 17 août 2006.

(19) « L’entreprise Sarkozy », Challenges, Paris, 16 mars 2006.

Voir aussi le courrier des lecteurs dans notre édition de novembre 2006.

www.monde-diplomatique.fr/2006/09/BENILDE/13928

 

Par alert2neg - Publié dans : Politique
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Mardi 23 janvier 2007 2 23 /01 /Jan /2007 17:20

L'animateur écologiste, Nicolas Hulot, 51 ans, a annoncé lundi sa décision de ne pas se présenter à la présidentielle, mais également celle de ne soutenir aucun autre candidat. Durant sa conférence, l'écologiste médiatique s'est félicité du succès de son "pacte médiatique", signé tels des moutons de panurge par la majorité des candidats, à l'exception des candidats anti-libéraux et de l'extrême droite. Malgré son retrait, Nicolas Hulot, a assuré vouloir maintenir l'environnement au coeur de la campagne électorale, en mettant en avant des perspectives inquiétantes sur l'évolution négative de l'environnement. On peut le croire puisque son expertise dans ce domaine est remarquable, et qu'il rejoint d'autres éminents spécialistes sur cette question fondamentale relative à l'avenir de la planète. Dont acte !

Par contre, là où le doute est permis, c'est sur le plan politique, car l’animateur de TF1 n’était pas d’une sincérité limpide lorsqu’il entretenait le « suspense » sur son engagement  dans la campagne présidentielle 2007. En vérité, sa candidature n'était ni viable, ni cohérente. Il s'agissait plus d'une opération de communication, d’ailleurs, plutôt bien réussie, qui a surtout rencontré un succès considérable en raison de sa personnalité , du panurgisme des hommes politiques et de la complaisance des médias ( comme d'habitude !) Aujourd’hui, après avoir affolé la meute des Hommes politiques, et s’être joué des médias, Nicolas Sarkozy suspend son "ingérence", comme il l'a dit, et entend peser de tout son poids médiatique pour faire appliquer son "pacte écologique". Il est bien optimiste car rien ne dit que son pacte médiatique tiendra la route maintenant qu’il arrête son spectacle. Par expérience, afin de ne pas trop croire au père noël, il est toujours utile de lui rappeler que les promesses des Hommes politiques n'engagent que ceux qui y croient. Pour s’en convaincre, il suffit de se rappeler de la "fracture sociale", thème cher au professeur de médecine, Jacques Chirac en1995, dont on attend toujours la "consolidation", soit seulement 12 ans après...... Manifestement, Il y a eu comme un problème de diagnostic, ce qui explique que  la France boite bien bas depuis une décennie.

 

 

L'hypothèse d'une candidature Hulot étant soldée, la question de l'écologie sera abordée dans un cadre strictement politique, comme d’habitude, ce qui n'est pas plus mal, même si la présence d'écologistes dans les différents gouvernements, toutes tendances confondues, ne pousse guère à l'optimisme. Il  faudra bien s’y résoudre en attendant que la pression populaire pousse nos gouvernants à plus d'humilité devant Dame nature. Nicolas Hulot aura permis, et c'est incontestable, d'affoler les aspirants présidentiables sur un sujet important, mais son "intrusion" sympathique dans le monde des requins, pardon politique, manquait de consistance politique. Pouvait-il  raisonnablement concourir en ne parlant que de la couleur des nuages et de la météo sur le mont Kilimandjaro? Non !

D’une part, sa présence aurait été plus que contre-productive car elle aurait plus desservi une cause qu'il a toujours bien défendue en restant dans la société dite civile. Pire, il aurait ruiné tout son crédit auprès du peuple, celui là même qui en a fait une de ses personnalités préférées, en compagnie du défunt Abbé Pierre, de Yannick Noah et de Zinédine Zidane.

 

D’autre part, Nicolas Hulot a mis fin l'insoutenable "suspense" parce qu'il a compris, sondages et bruits de couloir à l'appui,que revêtir le bleu de chauffe pour se confronter aux "professionnels" de la politique était  hautement périlleux pour ses intérêts et  son image immaculée auprès de l'opinion publique. Les Hommes politiques n'entendaient pas, contrairement à leurs déclarations, qu’il passe à l'acte en s'engageant sur leur " territoire". C'est ce qui explique l'existence d'un DEAL tacite, c'est à dire " je signe ton pacte mais tu ne m'emmerdes pas, ok !". C'est dire combien tout était joué à l'avance dans cette entente entre professionnels. Dans ce traité de non agression, tout le monde y a gagné. Dont acte !

Enfin, les Français ne le pensaient pas capable de tirer à boulets rouges sur ceux qui lui permettent à la fois de réaliser ses voyages sur toute l'étendue du globe et de bien vivre: les sponsors et les annonceurs !

Faut-il rappeler que Nicolas Hulot reste un bon support de communication pour certaines multinationales qui maintiennent les pays du sud dans une situation de misère considérable ? Sans aucun doute, la situation aurait été cocasse puisque il n’y aurait eu que des problèmes de conflits d'intérêts et de grands tiraillements entre les aspirations "écologistes" de Nicolas Hulot et les intérêts des gros annonceurs, ceux là mêmes qui soutiennent ses activités commerciales juteuses, à commencer par l'émission phare Ushaïa et toutes ses retombées dérivées.Comment aurait-il été possible de faire fonctionner le tiroir caisse de la marque Hulot, entreprise qui ne connait pas la crise, tout en condamnant les pollueurs annonceurs ? Schizophrénie garantie ! 

Tout cela explique donc pourquoi la mission du candidat virtuel Hulot prend fin maintenant. Alors, bien que crédité de 11% d'intentions de vote, d'après des sondages à prendre avec de grosses pincettes, personne ne pourra sérieusement croire en une candidature crédible du présentateur de TF1. C’est bien ce qu’on pensé 59% des français, qui ne souhaitaient pas qu'il se présente. Autant dire que la candidature du plus apprécié des écologistes n’était qu’une aimable plaisanterie pour divertir la galerie. Nicolas Hulot le savait, contrairement à ses dires, il ne lui aura pas fallu  du temps pour prendre sa décision, et personne ne croira, comme il l’affirme, qu’il a beaucoup consulté, beaucoup hésité. "J'ai suivi une sorte d'intuition", a-t-il dit. Qu’il nous dise plutôt qu’il avait imaginé un « happy end » où tous les médias parleraient de sa décision « courageuse », étant donné sa maîtrise de la communication. Pas de chance pour lui, car l’Abbé Pierre en a décidé autrement, en lui volant la vedette à quelques minutes de son entrée en scène. Quel farceur, ce curé des pauvres !

A2N


Nicolas Hulot explique son retrait
Par alert2neg - Publié dans : Politique
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Lundi 22 janvier 2007 1 22 /01 /Jan /2007 12:57
L'axe de la haine
 
 Par René Naba*
 
Sauf rebondissement Jacques Chirac s'apprete à quitter le pouvoir après un mandat présidentiel de douze ans. son successeur potentiel dans son propre camp n'est pas son héritier ni l'héritier de la tradition gaulliste, mais le chef de file du camp atlantiste et de l'axe israélo-américain.
Pour le monde arabe, et d'une manière générale l'ensemble du tiers -monde, ce sera la fin d'une époque. Il leur importe donc d'en tirer les leçons er de prendre les dispositions en conséquence.
La France est périodiquement secouée d'un phénomène cyclique: le syndrome du sujet médiatique unique (SMU)(1).

Le ministre de l'Intérieur et ancien ministre des Finances, le vibrionnaire candidat à la succession de Jacques Chirac à la magistrature suprême, est aujourd'hui au faîte de sa gloire. Une critique dans ce contexte, c'est à dire hors du concert des louanges, sans que ne pointe à l'horizon la moindre perspective de trébuchement, est un exercice périlleux.Assumons-en le risque tant il est vrai que des débordements de comportement jamais dénoncés, une falsification des faits de gestion jamais relevée, s'ils venaient à persister, pourraient desservir à terme tout autant la démocratie que le renom de la France dans le monde.
Boulimique, hyperactif, l'homme détient un double record difficilement égalable, celui des passages télévisés (4200 en dix ans) et des lois répressives (11 depuis son arrivée au ministère de l'intérieur en 2002).En dix ans, (1996-2006), Nicolas Sarkozy est en effet passé à la télévision 4.200 fois, soit plus d'une fois par jour (2), chiffre qui prend compte de ses périodes d'éclipse politique ou de ses vacances familiales, mais exclut la campagne présidentielle de 2007.
Au ministère de l'Intérieur, malgré tous ses déplacements musclés et médiatisés sur le terrain, malgré tous les bulletins de victoire relayés par une presse compréhensive, malgré une baisse des «faits constatés», malgré l'hyperactivité qu'il a déployée sur le plan sécuritaire (onze textes de loi en cinq ans, record mondial absolu (3), la criminalité ordinaire a augmenté en France où la violence faite aux personnes a augmenté de 9 pour cent depuis 2002.Rien que pour son premier passage place Beauvau (2002-2004), la criminalité a augmenté de 10,1 pour cent au premier trimestre 2004 par rapport à la période correspondante de 2003, elle-même en augmentation déjà de 7,3 pour cent par rapport à 2002, alors que les bavures policières à l'encontre des civils ont triplé en trois ans.

Les violences commises par les policiers dans l'accomplissement de leur fonction sont ainsi passées de 20 actes en 2001 à 70 bavures en 2003, entraînant la mort de deux personnes en 2003 dans des opérations d'expulsion d'immigrés, au cours d'embarquement forcés à bord des «charters de la honte», selon l'Observatoire de la déontologie de la sécurité publique. Au ministère des Finances, son entrée en fonction en fanfare dans un contexte de luxe tapageur a obéré, d'emblée, la crédibilité d'un discours volontariste. La réquisition de trois des cinq logements officiels du ministère pour en faire des appartements de fonction pour la famille et le personnel affecté à son service, ainsi que la mobilisation d'une escouade de 24 policiers pour la protection rapprochée et d'une flotte automobile de sept voitures augure mal d'une politique de rigueur que la France se doit de s'imposer pour sortir de ses difficultés financières.
Il est, en effet, inconvenant d'exiger des autres ministères des compressions de dépenses, et de faire, dans le même temps, étalage de luxe. Indécent de se déplacer avec un tel déploiement de forces, sans susciter des interrogations sur cette forme puérile d'autoritarisme, la marque d'une immaturité politique.Le déploiement d'un dispositif de sécurité et de confort proportionnellement plus important que celui affecté à la protection du Général Ricardo Sanchez, le chef du corps expéditionnaire américain en Irak, autrement plus exposé que M. Sarkozy, retentit comme une manifestation précoce de prépotence.
Un tel comportement frappe de caducité une démarche d'exemplarité dans la gestion des affaires publiques.L'ami du patronat français a privilégié, sur le plan économique, le faste sur la sobriété,et sur le plan interne, dans la pure tradition coloniale française, la répression sur la prévention.Donnant une dimension policière à sa politique de sécurité avec des résultats aléatoires, il a aggravé les problèmes lancinants de la société française.Rétablissant la délation, il a renvoyé ses concitoyens à une pratique hideuse, aux pages sombres de l'histoire nationale qui avaient fait de la France l'antichambre des camps de la mort, à l'époque de la collaboration nazie.Il est sain pour un homme politique de situer son action dans une perspective historique et de ne jamais banaliser l'infâme.Plus préoccupante est la projection internationale de sa politique sécuritaire : en prenant à deux reprises le contre-pied de Jacques Chirac dans des manifestations internationales, l'héritier autodésigné a largement contribué à accréditer l'idée d'une duplicité de la diplomatie française.
Ainsi, le 5 mars 2003, alors que le président français serrait la main à Alger de Yacef Saadi, l'ancien adversaire algérien du général Jacques Massu dans la bataille d'Alger durant la guerre d'indépendance nationale (1954-1962), Nicolas Sarkozy refaisait décoller, le jour même, à une heure de décalage, le premier «charter de la honte» à destination de l'Afrique, occultant ainsi l'éclat de cette réconciliation nécessaire entre l'ancien colonisateur et son ancienne possession.
A moins d'impérieuses nécessités d'intérêt national, ses retrouvailles se devaient d'être exemptes de toute pollution. M. Sarkozy pouvait y surseoir et «les charters de la honte» attendre au sol la fin de la visite présidentielle en Algérie.
Cela n'a pas été le cas. La visite algérienne de Jacques Chirac en a été entachée, de même que la réputation de la France qui dispose, en la matière, du monopole de cette pratique. Se restreindre devant un désir de parasitage est une marque des hommes d'expérience.Il en a été de même pour l'affaire du «voile islamique», déclenchée, contre toute attente, dans la foulée de l'installation du Conseil Français du Culte musulman, en octobre 2003. S'agissait-il alors de donner des gages à la droite radicale française en contrepartie de la mise en place d'un organisme représentatif de l'Islam en France ? De faire preuve d'habileté tactique ? La réactivation de cette querelle en plein congrès des associations musulmanes de France, alors que l'affaire était en phase d'accalmie depuis une demie dizaine d'années, que le port ostentatoire du voile ne concernait que trois cents élèves et que l'opinion mondiale était polarisée par l'intervention américaine en Irak, a suscité une tollé dans le monde arabe et musulman.Tranchant avec l'attitude de la France dans la nouvelle guerre d'Irak, l'affaire du voile a relancé le procès de la duplicité de la diplomatie française et l'occasion pour l'administration Bush de donner, à bon compte, des leçons de liberté religieuse à ses contestataires français, sans pour autant que le problème ne gagne en clarté. Etait-ce le but recherché ? Se réserver pour les batailles décisives est également la marque des grands hommes.
Le ministre des Finances d'un État en cessation de paiement se doit au premier chef de redresser la barre et de tenir les engagements internationaux de son pays.
Le voyage de Nicolas Sarkozy à Washington fin avril 2004, alors que l'administration Bush se débattait dans le scandale des tortures des prisonniers irakiens, de même que celui qu'il a effectué deux ans plus tard en septembre 2006, apparaîtront rétrospectivement comme un point noir de la juvénile carrière diplomatique du ministre d'État, ministre de l'Intérieur, ancien ministre des Finances, de l'économie et de l'industrie de la France. Un voyage à Canossa, par similitude avec le voyage effectué dans ce petit village d'Italie par l'Empereur Henri IV en vue d'implorer le pardon du pape Grégoire VII en janvier 1077 après Jésus Christ, passé à la postérité comme une démarche d'humiliation devant l'adversaire.
Se faire adouber par les associations juives américaines, un des principaux instruments de la stratégie d'influence de l'axe israélo-américain, un des principaux partisans du boycottage des produits français durant la guerre d'Irak, en pleine déconfiture diplomatique du tandem Bush-Sharon, et, dans le même temps, prendre à partie l'opposition socialiste pour sa frilosité dans la lutte contre l'anti-sémitisme constitue tout à la fois un contresens diplomatique, une contrevérité politique et une fanfaronnade démagogique.Plutôt que la surenchère électoraliste, la sagesse commande, sur un sujet aussi passionnel, un discours de vérité : l'antisémitisme, résiduel en France, a existé bien avant l'arrivée des Arabes et des Musulmans en France et ses épisodes, douloureux, sont connus de tous.


L'histoire en est témoin de l'affaire Dreyfus, au XIX ème siècle, (du nom de cet officier français de confession juive, condamné pour haute trahison, à l'indignité et au bannissement en raison de sa religion), à la collaboration du régime de Vichy avec l'Allemagne nazie.
La pédagogie politique et le sens civique commandaient de rappeler à cette occasion le rôle du Sultan du Maroc, le futur Mohamed V, dans son opposition à l'application sur son territoire des lois de Vichy sur les Juifs et sa contribution à la lutte contre l'antisémitisme. L'occasion en a été manquée. Si la stigmatisation est une arme du combat politique, elle ne doit jamais se faire au détriment de la vérité.Dans le même ordre d'idées, l'instrumentalisation de l'appartenance communautaire dans la vie politique en France a préexisté à la prise de conscience politique de la communauté arabo-musulmane.


Les vociférations des organisations telles le «Renouveau juif» et le mouvement «Siona», dans les années 1980, appelant à des votes sanctions contre Valéry Giscard d'Estaing ou même contre François Mitterrand, pourtant briseur de l'embargo anti-israélien et premier président de la République Française à avoir effectué une visite officielle en Israël, sont là pour le rappeler. Les faits sont vérifiables dans leur chronologie.
Fausse bonne idée que ce voyage à Canossa-Washington, intervenu au pire moment alors que George Bush de même que Tony Blair, son compère anglais, faisaient face à une levée de boucliers de leurs propres diplomates contre leur gestion du conflit irakien, assurée à coups de mensonges sur les armes de destruction massive, de tortures dégradantes et d'aveuglement pro-israélien.

Mauvaise querelle, à tous égards, que celle faite par M. Sarkozy à ses adversaires quand on songe au zèle pro-israélien manifesté constamment par les socialistes, de Suez, en 1956, lors de l'expédition anglo-franco-israélienne contre l'Egypte, à Bir Zeit (Palestine), en l'an 2000, quarante plus tard, qui a donné lieu au plus célèbre caillassage de l'histoire moderne avec la lapidation du Premier ministre socialiste Lionel Jospin pour avoir qualifié de "terroriste" le Hezbollah libanais, enfin à la carbonisation politique d'un intellectuel socialiste, Pascal Boniface coupable du crime absolu de lèse-majesté, la critique de la politique israélienne.
Il est malsain de souffler sur la braise pour le plaisir de la gesticulation médiatique. Une lecture hémiplégique de l'Histoire entrave toute cohésion nationale future.L'UMP (anciennement Union pour la Majorité présidentielle, actuellement Union pour un mouvement populaire) sera son Zénith et son Nadir. Sur les décombres du RPR moribond et les déboires de son chef naturel Alain Juppé, victime sacrificielle de l'affairisme d'État de son mentor, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy a été sacré chef de la majorité présidentielle avec les encouragements juvénilement médiatiques de son benjamin,Louis."Bonne chance mon papa" retentira toutefois rétrospectivement comme un camouflet suprême d'une amère ironie.
L'apothéose du régicide tournera en effet au vaudeville avec la fugue de sa dulcinée -équivalant à un abandon du domicile conjugal- avec le "maître des cérémonies", le propre ordonnateur du sacre, cauchemardesque scénario jamais imaginé même par le cinéaste le plus facétieux d'Hollywood. Parangon de l'ultralibéralisme, l'homme réagira selon sa pente naturelle. Avec un autoritarisme d'une brutalité extrême: Le Directeur de la publication coupable du dévoilement de ses déboires conjugaux sera décapité professionnellement et un éditeur, téméraire, sommé de renoncer sur le champ à son projet de roman.( photo ci-dessous,Cécilia Sarkozy en compagnie de son amant, )

La loi d'airain de la morphologie politique: Complexe d'infériorité ? Désir forcené d'ascension sociale ? Lors de ses entretiens avec les grands hommes de la planète, Nicolas Sarkozy se dresse, littéralement, sur la pointe de ses pieds, pour se hisser à l'égal de ses interlocuteurs, du moins dans les clichés officiels, dans une volonté de dépassement des lois de la morphologie politique édictées, sous forme de sentence prémonitoire, par son modèle absolu, L'Empereur Napoléon Bonaparte, à savoir: «les hommes politiques qui ne mesurent pas 1m60, le destin leur passe par dessus la tête».
«Que penser de ce compensé? Sa talonnette d'Achille? ce n'est pas une question d'attaque physique, mais d'étiquette éthique. Si le ministre veut nous leurrer sur sa taille que serait-ce sur ces mesures s'il est un jour président?», décrétera, un jour, à la suite d'une nouvelle jonglerie talonnière, un des oracles de la presse quotidienne parisienne (4).
L'outrage habite cet homme qui a fait de l'invective son outil de communication privilégié. Son passage au ministère de l'Intérieur, s'il n'a pas réduit la délinquance, a en revanche enrichi le vocabulaire politique de deux de ses plus beaux fleurons de la stigmatisation française: Racaille et Karcher. Bon nombre d'observateurs lui imputeront l'exacerbation de la flambée péri-urbaine de l'automne 2005 par ses outrances verbales et ses rodomontades.Candeur juvénile ou machiavélisme éhonté, Nicolas Sarkozy se choisira comme conseiller exclusif pour la neutralisation des troubles des banlieues françaises, M. Avi Dichter, ministre israélien de la Sécurité publique ( photo, ci-dessous), celui-là même qui est en charge de la répression de l'Intifada palestinienne dans les territoires sous occupation israélienne, transposant dans l'ordre symbolique, volontairement ou non, le conflit israélo-palestinien sur le territoire national.
 
( ci-dessous, Gidéon Ezra, chef de la police israélienne au coté de Nicolas Sarkozy après une séance de travail, lundi 12 Décembre 2005 )

Dans une démarche à portée démagogique, à connotation électoraliste, il s'assurera, en récidiviste, la collaboration d'un ancien réserviste de l'armée israélienne , l'omniscient Arno Klarsfeld, tant sur la définition du "rôle positif" de la colonisation que pour la régularisation des sans-papiers, que pour le droit à l'hébergement.( Photo ci-dessous)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Curieuse façon de promouvoir la laïcité, un des principes cardinaux de la République française, en assurant la promotion d'un homme ayant réclamé une nationalité étrangère, en l'occurrence israélienne, par conviction ethnico-religieuse. Non moins curieuse façon d'assurer la visibilité et la crédibilité de la diplomatie française en s'assurant les services d'un réserviste israélien, un pays en guerre contre des pays amis de la France, le Liban et la Palestine.


Nicolas Sarkozy est un être "mal latéralisé" (5), qui ne distingue pas sa gauche de sa droite et qui confond la droite et l'extrême-droite. Jacques Chirac est son point fixe, son repère absolu. Son parcours est à l'identique, y compris dans ses grandes trahisons, Chirac en s'alliant à Giscard d'Estaing contre le gaulliste Jacques Chaban-Delmas, Sarkozy en optant pour Balladur contre Chirac, durant la campagne présidentielle de 1995.
Leur horizon indépassable à tous deux est l'échéance présidentielle de 2007, une date qui coïncide avec la relégation de la France dans la hiérarchie des Nations, dans son classement en tant que puissance économique, diplomatique que culturelle, passant de la 4ème e place à la 9ème à l'horizon de l'an 2010, supplantée économiquement par le Japon, l'Inde et la Chine, nouveaux géants de la scène internationale, et, sur le plan culturel, par l'Hispanidad, l'agrégation de locuteurs de la langue espagnole dans le monde, près de 450 millions de personnes en Amérique latine, en Espagne ainsi qu'au coeur même des Etats-Unis (près de 50 millions de personnes), qui feront de l'Espagne un centre d'influence dans le monde, plus important que la francophonie avec ses 120 millions de locuteurs.
Que les intellectuels de cour, ces êtres qui gravitent autour de notre Sujet Médiatique Unique du début du XXI ème siècle, qui ont troqué leur statut d'intellectuels pour celui de courtisan, lui rappellent à l'occasion ces quelques vérités d'évidence: à savoir que le principal gisement de la Francophonie du XXI ème siècle se situe en Algérie, au Maghreb ainsi que sur le continent noir, c'est à dire les destinations actuelles des «charters de la honte». Au-delà des similitudes entre MM. Chirac et Sarkozy, existe cependant une différence de taille: l'aîné, en vieux routier de la politique, à l'inverse de son cadet, n'a jamais joué contre son camp dans les forums internationaux. La marque d'un certain sens de l'Etat.
A Washington, le «petit Nicolas» s'est livré à une prestation politicienne, quand se dégageait du discours du «grand Dominique» une prestance morale, en harmonie avec la haute idée que la France veut donner d'elle-même. A tous égards, le voyage à Washington de M. Sarkozy a représenté le négatif du voyage à New York de M. De Villepin, l'ancien ministre des Affaires étrangères, en plein débat du Conseil de sécurité de l'ONU sur le conflit irakien. Une mauvaise manière faite à la France, qui a gommé dans l'opinion l'impact du plaidoyer français.

L'homme de la rupture n'a renoncé à rien de l'héritage du gaullisme électoral, s'emparant sans le moindre inventaire de la totalité du legs: parti, cadres, militants, électeurs et financement.
L'homme de la rupture n'a renoncé en rien aux combines électoralistes de l'ancien parti gaulliste comme tendrait à le prouver le maelström magmatique du feuilleton Clearstream où il apparaît à la fois victime et bourreau, manipulateur et manipulé.Mais que l'on ne s'y trompe pas: l'homme que l'UMP s'est choisi comme candidat présidentiel pour les élections de 2007 n'est toutefois pas l'héritier du gaullisme mais le chef de file du courant atlantiste, un des points d'articulation de l'axe israélo-américain dans la sphère euro-méditerranéenne. Les humoristes anglais désignent Tony Blair comme le caniche britannique de George Bush. Les Français se sont surpris, un jour, à se découvrir, à leur insu, «tous américains», de par la volonté du Directeur du Monde, Jean-Marie Colombani. A n'y prendre garde, un tel schéma pourrait se reproduire. Que les hommes de bonne volonté se liguent donc pour que la France ne dispose jamais d'un caniche français du président américain. Car s'il suffit d'un décret pour faire un ministre d'État, il en faut davantage pour faire un homme d'État.
 
 
NOTES:
*René Naba est co-auteur d'une "lettre ouverte à Nicolas Sarkozy" adressée au ministre de l'Intérieur durant la dernière guerre d'Israël contre le Liban en juillet 2006.

Ecrivain, ancien responsable du monde arabo-musulman au service diplomatique de l’Agence France presse (1978-1990), ancien conseiller du directeur-général de RMC pour l’information (1989-1994). Derniers ouvrages parus : Du Bougnoule au sauvageon, voyage dans l’imaginaire français (L’Hamattan, 2002) et Aux origines de la tragédie arabe  -" Rafic Hariri, un homme d'affaires, premier ministre" Harmattan 2000.
1-Sujet médiatique Unique (SMU) l'expression est de Daniel Schneiderman, animateur de la rubrique «médiatiques» au journal Libération et de l'émission «Arrêt sur image» sur France 5.

2- Le Canard Enchaîné N°4491 du 22 novembre 2006, se référant à l'hebdomadaire VSD du 15 novembre 2006. Ses statistiques excluent donc ses apparitions dans le cadre de la campagne présidentiel de 2007

3-Voici la liste des principaux textes sur la sécurité votés lors du passage de M. Nicolas Sarkozy au ministère de l'Intérieur

-septembre 2002: Loi sur l'orientation et la programmation pour la sécurité intérieure

-février 2003: Loi aggravant les peines pour les infractions racistes

-mars 2003: Loi sur la sécurité intérieure

-mars 2004: Adaptation de la justice aux évolutions de la criminalité

-novembre 2003: Maîtrise de l'immigration et répression des séjours irréguliers

-janvier 2005: Lutte contre le terrorisme

-avril 2006: Répression des violences contre les mineurs

-juillet 2006: Répression des violences dans les manifestations sportives

-novembre 2006 prévention de la délinquance qui entraîne la modification d'une traite --un chiffre record.80 articles du code pénal.

4-«Sarkozy, c'est le pied», par Gérard Lefort, Pages Rebonds, le journal Libération, samedi 4 Novembre 2006.

5-«mal latéralisé», déficience relevée surtout chez les enfants et qui consiste à ne pas distinguer sa droite de sa gauche.
Par alert2neg - Publié dans : Politique
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Dimanche 21 janvier 2007 7 21 /01 /Jan /2007 02:36

Aux cotés de Malcolm X et Martin Luther King, Angela Davis est une figure du mouvement Noir américain. Elle adhère au Parti Communiste vers 18 ans et devient membre des Black Panthers en 1967. Militante révolutionnaire, se battant pour l'égalité des noirs et des blancs mais également pour l'émancipation des travailleurs, elle comprend très vite que seule l'unité des mouvement sociaux et politiques entre blanc et noir, homme et femme permettra de combattre la classe dirigeante. C'est cette compréhension qu'elle paiera en étant condamnée à mort en 1972. C'est une mobilisation d'une ampleur internationale qui permit sa libération. Aujourd'hui, elle est toujours militante des luttes sociales et politiques aux États-Unis.

Quel regard portes-tu sur la révolte des jeunes des banlieues populaires en France ?

 

Elle a de grandes similitudes avec les révoltes qui se produisent dans les ghettos aux Etats-Unis. Les dernières émeutes importantes ont eu lieu en 1992 à Los Angeles et étaient basées sur le même sentiment de frustration chez les jeunes noirs américains. On s'aperçoit le racisme y est pour beaucoup. Aux Etats Unis comme en France ces « troubles » ont les mêmes origines et nécessitent le même type de réponse même si des différences existent, du fait des histoires différentes des ghettos US et des banlieues françaises. Les jeunes exigent du changement social et la fin de la « ghettoïsation » et des discriminations envers les communautés de l'immigration post-coloniale. Aux USA, c'est la fin d'un système issu de l'esclavagisme qui est demandé par les jeunes des ghettos.

Ces révoltes ne sont pas isolées de la lutte globale que des millions de gens mènent tous les jours. Comme la situation économique, politique et sociale, dans les quartiers populaires est une conséquence directe des politiques du FMI ou de la Banque Mondiale , les révoltes spontanées de nos frères des quartiers sont aussi une réponse à ces politiques.

Comme les dirigeants ont une stratégie globale pour contrôler le monde, nous devons nous aussi en développer une et la révolte des ghettos doit en faire partie. Ce que montre toutes les révoltes qui prennent la forme d'émeutes c'est la faiblesse des directions politiques. Lors des émeutes de Watts, en 1965 aux USA, c'était extrêmement clair pour n'importe quel Noir américain qui participait au mouvement des droits civiques de près ou de loin depuis plusieurs années. Ces émeutes avaient eu une issue positive avec la création du Black Panthers Party, en 1966, qui était un outil pour tous ceux qui voulait se servir de leur frustration comme d'une arme politique.

 Angela Davis

Tu as passé du temps en prison dans les années 70 et aujourd'hui, tu t'engages particulièrement dans la lutte contre le système de détention et la peine de mort aux USA. Quelle est ton analyse à ce sujet ?

 

C'est le sujet de mon prochain livre, notamment à partir du Patriot Act. L'industrie d'armement et les institutions militaires sont des éléments centraux de l'économie américaine, en liaison avec les entreprises, les médias, les élus et la haute hiérarchie militaire. Là-dedans, les prisons sont devenues une donnée essentielle de l'économie américaine.
Aux USA, il y a 2 millions de personnes emprisonnées, c'est donc bien une politique volontariste d'enfermement qui sévit. Cela rentre dans un fonctionnement économique et politique complexe mais qui se construit depuis longtemps et qui est issu
du système esclavagiste où l'on privait les gens de leur liberté pour exploiter leur force de travail. La punition et la privation de liberté sont des armes historiques aux Etats-Unis, tant sur le plan économique qu'idéologique. Cela permet de développer la peur, la normalisation des esprits et le racisme. Aux USA, on peut parler de « complexe industrialo-cancéral ».
Au niveau international, la politique américaine est aussi largement basée sur ce concept de punition, d'écrasement : la politique de torture à Abu Ghraib ou Guantanamo est directement issue de la gestion intérieure des prisons US et de la politique intérieures des USA en matière de racisme. La place de l'industrie carcérale devient de plus en plus importante dans l'économie mondiale. A travers elle et grâce à elle, c'est toute une idéologie qui est prise comme modèle et c'est face à cela qu'il faut construire un grand mouvement contre celui qui l'incarne : Bush. La guerre contre le terrorisme qu'il a lancé a été un tremplin pour développer cette politique et cette idéologie mais, aujourd'hui, après les révélations que Katrina a permis sur le racisme, le tout-sécuritaire et la chasse aux pauvres, cet homme est très affaibli. Nous devons continuer.

 

Tu parles de l'esclavagisme comme d'une logique économique et idéologique encore dominante aux USA. Quel est ton avis au sujet de la loi du 23 février 2005 qui réhabilite, en France, le colonialisme ?

Le racisme monte. Aujourd'hui, vous êtes sous Etat d'urgence et, je me souviens de ce que cela signifiait en 1961, alors que j'étais à Paris pour mes études : les Algériens étaient victimes d'un racisme qui m'avait fait pensé au système ségrégationniste américain. Dire aujourd'hui que la colonisation ait pu avoir un rôle positif est abject et raciste. Malheureusement, ce que cela montre c'est que la poussée de l'extrême droite est aussi une réalité en France et pas seulement aux USA. De plus, toute la politique française semble empreinte de racisme, c'est une question qui va être importante à résoudre pour tous ceux qui veulent un changement social. Stanley « Tookie » Williams a été exécuté par injection lundi dernier (12/12 ndlr) en Californie. A tous ceux qui demandaient sa grâce, Schwarzenegger, gouverneur de l'Etat, a déclaré qu'il ne pouvait gracier un homme qui avait dédié ses mémoires à des gens comme Angela Davis, Georges Jackson, Malcolm X, Nelson Mandela, etc...

Après une telle déclaration, l'exécution de Tookie Williams devient un véritable acte politique contre le mouvement Noir, non ?

Cette exécution m'a énormément touchée. Depuis que Tookie a été condamné à mort, en 1981, une grande campagne de solidarité s'est développée aux USA. J'étais à la prison lundi et j'ai assisté à la déclaration de Schwarzenegger. C'est la première fois qu'un condamné est exécuté alors qu'une telle campagne a été menée. Nous ne pensions pas qu'ils feraient l'injection parce que le cas de Tookie a relancé la polémique sur la peine de mort. La fin de sa déclaration disait qu'il ne pouvait gracier quelqu'un qui prônait la violence comme programme politique. La peine de mort s'est révélée comme l'outil politique violent qui sert de réponse aux problèmes de la société que soulevaient, concrètement et symboliquement, Tookie. C'est effectivement un acte politique de la part de Schwarzenegger contre le mouvement international pour la libération noire et son histoire surtout qu'il a également cité Nelson Mandela. Schwarzenegger l'a cité comme une personne dont on ne peut parlé comme un héros alors que cet homme est un héros pour la majorité des peuples du monde entier. En citant Mumia Abu Jamal et d'autres personnes qui incarnent aujourd'hui l'insoumission, il fait un procès à toute la résistance à sa politique qui est la même que celle de Bush. C'est là qu'il montre le lien qui existe entre la peine de mort et la guerre contre le terrorisme.

Tu te définis comme une militante féministe. Que signifie être féministe aujourd'hui et quelles sont les tâches actuelles du mouvement féministe ?

Ce sujet me tient beaucoup à coeur. Mais je te préviens, ma définition du féminisme n'est pas très conventionnelle. Je vois le féminisme comme un outil, pas seulement pour aborder les questions femme mais pour aborder toutes les questions politiques sans être déterminé par les frontières idéologiques établies par le système capitaliste. Par exemple je n'ai aucune lutte ou analyse commune à développer avec Condolezza Rice qui est pourtant une femme noire comme moi. Pour moi, il faut penser ensembles le genre, la race, la sexualité et la classe. Il ne faut pas considérer comme séparés dans les luttes, les problèmes des hommes et ceux des femmes. Le féminisme est pour moi un outil d'analyse qui me permet, par exemple, de faire le lien entre la peine de mort aux USA et la guerre contre le terrorisme. De considérer le rôle des femmes comme le même que celui des hommes et surtout de nous sortir des schémas du système qui nous pousse à nous identifier à une catégorie sexuelle, raciale ou autre qui ne permet pas de résoudre la contradiction dans laquelle je suis face à Condolezza Rice. Logiquement, et c'est une bataille féroce dans le mouvement féministe, je suis contre les schémas du féminisme se réclamant de l'«universel », de la lutte dans l'intérêt de toutes les femmes. En effet, dans ces cas là, « universel » veut dire « blanche » et, cela n'est donc absolument pas universel.
Je puise cette analyse dans le mouvement féministe historique et surtout dans le marxisme. Mon objectif est de construire le socialisme et le marxisme est l'outil qui permet cela dans la vie et les luttes de tous les jours.

 Aujourd'hui encore, interviewer Angela Davis est un événement pour n'importe quel militant parce que tu fais encore partie, après des années et des années, du camp de ceux qui luttent contre ce système. Quel est ton moteur ?

Je ne suis pas une icône, je suis comme n'importe quel individu qui lutte mais, si une image me colle à la peau c'est celle du mouvement Noir. Si c'est ça qui fait d?une rencontre avec moi un événement alors c'est que la lutte que nous avons menée pendant des années est toujours une inspiration pour la jeunesse d'aujourd'hui et que nous n'avons rien fait en vain. C'est cette jeunesse qui est mon vrai moteur depuis des années. Ça l'a toujours été, même lorsque j'étais jeune moi-même. Aujourd'hui, on assiste à une grande effervescence intellectuelle et politique chez une jeunesse qui réinvente des stratégies originelles et créatrices pour changer le monde, c'est ça qui me porte. Cette jeunesse veut changer le monde et le socialisme a besoin de ces luttes pour se construire. Mon objectif n'a pas changé et la jeunesse est plus révoltée et plus créative que jamais. C'est elle qui me permet de continuer à avance

www.jcr.apinc.org

Black Panther Party for Self-Defense
Par alert2neg - Publié dans : Honneur & Respect
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Dimanche 21 janvier 2007 7 21 /01 /Jan /2007 01:56

 

L'économiste et députée de Guyane Christiane Taubira, inspiratrice de la loi reconnaissant l'esclavage et la traité négrière comme un crime contre l'humanité a décidé non pas de se rallier à Ségolène Royal, mais "d'entrer en campagne à ses côtés", jugeant que le dispositif actuel de la candidate socialiste "bat de l'aile".

           

"Je ne viens pas pour expliquer ce qu'elle dit, je ne saurais pas le faire, mais pour amplifier sa campagne en y ajoutant mes combats", explique-t-elle dans Le Monde, daté du 21 janvier.

L'ex-candidate à la présidentielle de 2002 a dû renoncer à se présenter à nouveau en vertu de l'accord conclu en octobre 2006 entre le Parti radical de gauche et le Parti socialiste.

La députée radicale, dont l'ouvrage, "Rendez-vous avec la République", se base sur un terrain peu investi par la campagne de la candidate socialiste (République, Laicité, défense des valeurs sociales, intégration) entend néanmoins faire entendre sa voix en entrant dans l'équipe de campagne de la candidate socialiste, précisant avoir décliné le poste de porte-parole et préférer le titre de "déléguée à l'expression républicaine".

"Mon thème central sera l'offre de lien civique et de lien social: il faut subordonner toutes les politiques publiques - éducation, justice, logement - à cet objectif", explique-t-elle.

Tout en précisant être la moins bien placée pour évaluer le dispositif mis en place autour de la candidate socialiste, Christiane Taubira estime que la campagne "bat de l'aile". "Quand on voit les loupés, on se rend bien compte qu'il y a des défauts dans la cuirasse", dit-elle. "Je n'ai pas le droit de regarder les choses se défaire".

De son côté, Ségolène Royal a reçu vendredi le soutien de Martine Aubry, maire de Lille, qui, pourtant, avait promis de se jeter dans la seine si elle était investie, lors de sa visite dans le Nord.

Visite pendant laquelle, il convient de le souligner, la candidate avait déclaré vouloir se laisser "une large marge de manoeuvre en matière de durée du temps du travail" dans un entretien à "la Voix du Nord", accusant les 35 heures, de Martine Aubry, d'avoir "créé un certain nombre de problèmes". "Je ne m'interdis rien dans ce domaine", annonce-t-elle...

Source: Reuters


clip Taubira 2002
Par alert2neg - Publié dans : Politique
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Vendredi 19 janvier 2007 5 19 /01 /Jan /2007 15:09

  

Par claude Ribbe

Le 14 novembre 2006, lors du conseil de l’agglomération de Montpellier qu’il préside, Georges Frêche, par ailleurs président socialiste de la Région Languedoc-Roussillon, et déjà connu pour avoir traité des harkis de « sous-hommes », déclarait " Bientôt, y'aura 11 noirs sur 11 en équipe de France. C'est une catastrophe pour le sport français…. Moi, ça me peine ! »
Ces propos racistes ignobles ont immédiatement amené de Collectif Dom à déposer une plainte contre Georges Frêche. Cette plainte est actuellement en cours. En soulignant qu’il avait trahi la République, j’ai appelé le parti socialiste à exclure Georges Frêche et l’intéressé à démissionner de tous ses mandats.
Le parti socialiste a effectivement saisi sa commission des conflits pour examiner l’exclusion du politicien négrophobe le 27 janvier, mais voici que l’intéressé, dans un courrier adressé mardi 16 janvier à François Hollande, a annoncé qu’il se « mettait en congé du parti socialiste » jusqu’à l’élection présidentielle pour « ne pas gêner la campagne de Ségolène Royal » dont il souhaite « ardemment» la victoire.
Mercredi 17 janvier, Ségolène Royal s’est félicitée de la décision de Georges Frêche « Ce qu’il a fait est bien, on peut en rester là » a-t-elle déclaré, précisant qu’elle n’était en désaccord qu’avec les «mots» de Georges Frêche. Qu’entend-elle par « on peut en rester là» ? Cela signifie-t-il que Ségolène Royal ne tient aucun compte de la plainte actuellement en cours ? Est-ce une invitation adressée à la commission des conflits du PS à ne pas exclure Georges Frêche de son parti le 27 janvier ? Est-ce l’indication que Georges Frêche pourrait, une fois son congé terminé, devenir ministre de Ségolène Royal, et à la limite – pourquoi pas ? – ministre de l’outre mer ou ministre des Sports ?

www.claude-ribbe.com/blog.htm

Par alert2neg - Publié dans : Opinions
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Vendredi 19 janvier 2007 5 19 /01 /Jan /2007 12:07
 

INVITATION


A l’occasion de la nouvelle année 2007, le Mouvement pour une Nouvelle Humanité (MNH) vous convie au pot de la fraternité, qu’il organise le :


Samedi 20 janvier 2007 de 18h à 21h


Adresse :

Maison des Mines et des Ponts et Chaussées, 270 Rue St. Jacques 75005 Paris.

RER B2-B4 : station LUXEMBOURG - Sortie : Rue de l’Abbé de L’épée

Plan :

(JPEG)

Par alert2neg - Publié dans : Agenda
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"ça veut dire que finalement, pourront se marier des gens qui s'aiment, même s'ils sont de même sexe, ce qui n'était pas le cas jusqu'à présent. Ça va permettre plus d'épanouissement, plus de liberté, plus d'égalité dans la société. Il faut comprendre ça comme une avancée".

Najat Vallaud-Belkacem, ministre et porte-parole du gouvernement socialiste, défendant le mariage homosexuel dans un collège, oct 2012.

C'est l'histoire d'une dame âgée qui en traversant la chaussée fait une chute et se ramasse sur le derrière en plein milieu de la rue !
Sarkozy, qui la suivait par hasard, s'empresse de l'aider à se relever et à traverser la rue.Arrivés de l'autre côté de la rue, le petit Nicolas dit à la vieille dame : »- Ce fut un plaisir pour moi de vous aider. Est-ce que vous m’avez reconnu ? Je suis Nicolas Sarkozy, votre Ministre de l’Intérieur. J’espère que vous voterez pour moi aux prochaines élections.
La vieille dame lui réplique: "Vous savez, je suis tombée sur le cul, pas sur la tête !"

Lu sur la toile en 2006

"Sarkozy n'a qu'un handicap d'image : il est petit. Pour qu'une photo de lui soit bonne, il faut travailler baisser, essayer de le décrocher pour le grandir"

Raymond Depardon, Cinéaste et Photographe

"L'esclavage des Noirs a été inventé par les Noirs, en Afrique, c'est eux qui vendent les autres Noirs parce qu'ils n'ont aucune conscience de la fraternité Noire, ça n'existe pas ça ".

Eric Zemmour/ France O, 2006

 

"Beaucoup de ces Africains sont polygames.Dans un appartement, il y a trois ou quatre femmes et 25 enfants.Ils sont tellement bondés que ce ne sont plus des appartements, mais Dieu sait quoi ! On comprend pourquoi ces enfants courent dans les rues."

Hélène Carrere d'Encausse, membre de l'académie Française ( A propos des émeutes urbaines 2005)

 

 


 

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