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Le "champion de la droite décomplexée" a perdu son pari fou de remporter un deuxième mandat.La France s'est difficilement débarrassée de Nicolas Sarkozy dont le bilan économique, 600 milliards de déficit !, vaut tous les discours de faillite. 

Au niveau de la diplomatie française, le mot bérézina n'est pas trop fort pour évoquer le quinquennat du chef de file de la droite néoconservatrice, notamment après les turpitudes atlantistes et l'assassinat sordide du Colonel Mouammar Kadhafi et ses conséquences désastreuses en Afrique. 

La droite a failli, elle est éjectée du pouvoir après plus de dix ans de règne arrogant et sans partage. On ne s'en plaindra pas, bien au contraire.L'alternance démocratique s'est produite, même si elle est arrivée par un homme que rien ne prédisposait à occuper la fonction suprême. L'ironie de la victoire du candidat socialiste aura voulu que seul un François ( Hollande) succède à un autre François ( Mitterrand), un peu comme si la force des esprits avait pris le pas sur la rationnalité. Par ailleurs, et c'est un savoureux clin d'oeil politico-sentimental, le retour de la gauche à l'Elysée, 20 ans plus tard,  ressemble à la revanche de l'ancienne candidate socialiste, Ségolène Royal, qui jubile, malgré elle, devant la victoire de François Hollande, son ancien compagnon et père de ses 4 enfants. Comme quoi, la vie est une sacrée farceuse !

Après l'ère du "Ensemble tout est possible", slogan plus qu'adapté à cette droite indigeste, voilà la France à l'heure du "changement c'est maintenant". Le président Hollande promet de redonner du sens à la parole politique. Chiche !

Comme disait un certain Charles Pasqua : "les paroles de campagne n'engagent que ceux qui y croient". Et les premiers pas de la présidence socialiste version Hollande, notamment avec les reniements sur la lutte contre l'Europe libérale des marchés prédateurs, l'argent roi et la spéculation folle, sans oublier l'ubuesque et criminel projet du " mariage pour tous", ne sont guère en phase avec les attentes réelles des français, en particulier du peuple de gauche. Rien de bien rassurrant, c'est le moins qu'on puisse dire. La France se lèvera t-elle avec une nouvelle gueule de bois en 2017, après celle déjà provoquée par la faillite économique, morale et éthique du sarkozysme ? On peut redouter le pire, à moins que François Hollande ne surprenne agréablement dans les mois à venir. Rien n'est moins sûr.  

En attendant l'impossible, profitez de cet espace de liberté sans concession.  Putain 5 ans !

  

 

A2N


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Médias

Mercredi 3 janvier 2007 3 03 /01 /Jan /2007 01:12

Quand le journalisme politique se mue en journalisme de caniveau,  Il est tout à fait normal qu'il soit sanctionné par une baisse d’audience et une perte de crédibilité. A force de copinages, de conflits d’intérêts et de relations incestueuses entre les industriels et les groupes de presse,  les faiseurs d’opinions que sont les médias perdent du terrain, ce qui profite aux nouvelles technologies de l’information et de la communication, qui sont plus réactifs, plus indépendants et très souples. C’est ce qui explique l’émergence du web journalisme, qui permet à chacun de naviguer et de confronter des informations, et surtout de faire la différence entre la bonne graine et l’ivraie. Les médias dans leur ensemble vont mal, comme le démontre cette couverture très "rock and roll" d’une information par l'AFP dont la réputation n'est plus à faire.Lorsqu’on constate que la même agence de presse fait du zèle en sur-informant dans certains faits de société, l’on ne peut que mieux comprendre pourquoi quelques hommes politiques "contrôlent" le travail des médias.L’éthique journalistique partant en fumée au profit du journalisme de « proximité » ou de « complaisance », la fin de l'aventure n'est plus très loin. 

 

A2N

 

L’une des premières sources d’information des journalistes sont les dépêches des agences de presse : l’Agence France Presse, l’Associated Press, Reuters…

Bien souvent, ces dépêches sont mises en ligne gratuitement et deviennent ainsi des sources directes d’information pour le public comme cela peut être observé sur Yahoo Actualités. Mais parfois, ces dépêches relatent un même événement de façon différente.Un exemple concret de distorsion de l’information a pu être constaté lors du sommet européen des ministres de l’Intérieur du G6 (Grande Bretagne, France, Allemagne, Italie, Espagne, Pologne) qui s’est tenu en Angleterre à la fin octobre 2006.L’objet de ce sommet était de renforcer la coopération européenne face au terrorisme, à l’extrémisme, à l’immigration clandestine et au crime organisé.L’AFP et l’Associated Press ont couvert ce sommet avec les dépêches suivantes :

- Agence France Presse : « UE: accord au sein du G6 sur des mesures pour lutter contre le terrorisme ».

- Associated Press : « Six pays de l'UE appellent à renforcer leur coopération contre le terrorisme ».

En comparant ces deux dépêches, on observe que l’AFP a occulté certaines informations. Ainsi AP nous apprend que, selon John Reid, le ministre de l'Intérieur britannique : « La plus grande menace pour tous les pays européens (...) vient du terrorisme, particulièrement de ceux qui par une utilisation dévoyée de l'islam constitueraient une menace terroriste pour nous tous ».Dans la dépêche de l’AFP, le mot « islam » n’est même pas mentionné. AP nous informe aussi que « La crainte de dérives extrémistes au sein des communautés musulmanes d’Europe était au coeur de la réunion du G6. Celle-ci a été rattrapée par l’actualité française avec trois attaques de bus commises dans la nuit de mercredi à jeudi par des jeunes en banlieue parisienne, où vivent de nombreuses familles issues de l’immigration. » Du côté de l’AFP, nulle mention de cette « crainte de dérives extrémistes au sein des communautés musulmanes d’Europe ».Lors de ce sommet, des solutions ont été avancées par les ministres pour lutter contre ces violences.Selon Associated Press : « Les ministres ont également exprimé l'intention de mettre en avant des musulmans laïcs représentant des modèles de réussite pour les jeunes de leur communauté dans les sociétés occidentales. Ils ont aussi décidé de lutter contre les fraudes fiscales susceptibles de financer le terrorisme.»Dans la dépêche AFP, ce recours aux musulmans laïcs est ignoré, de même que la lutte contre la fraude fiscale. Après analyse des dépêches d’AP et de l’AFP, ainsi que du communiqué du ministère de l’intérieur britannique, il apparaît que l’AFP a occulté certaines informations et ainsi violé le critère d’ exhaustivité de la méthode PHILTRE.

www.m-r.fr/methode.php

Par alert2neg - Publié dans : Médias
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Vendredi 22 décembre 2006 5 22 /12 /Déc /2006 12:29


Les nouveaux procès en sorcellerie que les medias ont remis sur la table après le Zénith de Dieudonné ne peuvent être compris si l'on n'analyse pas en profondeur certains mécanismes qui interviennent dans le fonctionnement des pouvoirs politiques, médiatiques, financiers et associatifs. Lorsque des medias, pour ne parler que de ceux qu'on entend le plus depuis 3 jours, se permettent d'instrumentaliser la tragédie humaine qu'est le génocide de millions d'âmes, en particulier celui des 6 millions de victimes Juives dans les camps de l'abomination Nazie, il convient de s'interroger sérieusement. Lorsque des médias, toujours prompts à mobiliser les foules pour dénoncer la résurgence des thèses négationnistes, mais ne se sentent pas concernés pour combattre d'autres formes de racismes, la negrophobie et l'islamophobie, il ne fait pas doute que cela favorise les crispations, les rancoeurs et tous le replis dits communautaristes. Parce que le rôle et le pouvoir des medias ne sont plus à démontrer à l'échelle de la planète, ce qui implique de leur part un sens des responsabilités et une certaine éthique, il convient, plus que jamais, de rappeler les medias Français à leurs obligations, à commencer par celle d’informer,et non de déformer, en toute conscience. Cela est d'autant plus important qu'ils contribuent à l'affaiblissement des institutions républicaines, ce qui ne pourra leur profiter, bien au contraire. La crise croissante de la presse n’est-elle pas un signal assez significatif ? Pour en revenir au cas Dieudonné, force est de constater comment les principaux relais de l’information ont soigneusement contribué à  le diaboliser, allant jusqu' à  le rendre responsable de ce que des  « intellectuels » ont qualifié comme de la compétition victimaire et un racisme anti-blanc, afin de disqualifier tous ceux qui n'adhèrent pas aux diktats des penseurs cathodiques et  représentants d'associations communautaires. Ce faisant, ces médias ont participé à la naissance d'un communautarisme institutionnalisé, qui justifie que les fines gâchettes de la République participent naturellement au dîner annuel du Crif, institution qui défend à la fois la veuve et l’orphelin, c’est à dire les "juifs" de France et les intérêts de l'Etat d'Israël. Et pourtant, il semblerait que la France est une république de qui ne reconnaît pas l’existence de communautés. Apparemment, il y a une exception pour confirmer la règle. Au nom d’une exception, tout serait donc permis, y compris tous les mélanges de genres les plus explosifs ?  C’est bien ce que le brillant Jean Robin, (photo ci-dessous) révèle et décrypte en toute objectivité, au point de créer un terme pour le moins original et pertinent pour parler d'un phénomène inquiétant:la Judeomanie. Lisez l'interview ci-dessous, vous comprendrez un peu mieux pourquoi les Hommes politiques et les medias sont de moins en moins crédibles aux yeux du peuple.

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Jean Robin (photo : E. Bousquet)
 
Jean Robin (photo : E. Bousquet)
Dans un entretien exclusif, Jean Robin, l'auteur de La judéomanie (qui vient de paraître aux éditions Tatamis), revient sur la genèse de son livre et expose sa thèse selon laquelle une focalisation exagérée sur tout ce qui concerne les juifs est à la fois une entorse manifeste au principe d'égalité mais aussi un facteur d'antisémitisme. "La judéomanie. Elle nuit aux Juifs. Elle nuit à la République", Jean Robin, éditions Tatamis, 2006
 
Qu'appelez-vous "judéomanie" ?
La judéomanie est un nom que j'ai inventé pour qualifier un phénomène pas vraiment récent, mais qui a pris au fil des années des proportions inquiétantes. Je la définis comme l'admiration outrée pour la communauté juive, qui génère de l'antisémitisme par retour de boomerang. En d'autres termes, la judéomanie permet de qualifier la discrimination positive dont la communauté juive est l'objet en France, et comment ce qui peut a priori apparaître comme un privilège se révèle en fait être un piège pour les juifs de France.

A quand remonte ce phénomène en France ?
Je date l'apparition de ce phénomène à l'écho formidable que reçut le "livre" de Bernard-Henri Lévy, L'Idéologie française, à partir de sa sortie en 1981. Cela fait donc vingt-cinq ans.
Pour résumer brièvement le contenu de cet "ouvrage", la France est la mère du nazisme et d'Hitler, elle est essentiellement antisémite et le sera sans doute éternellement, et il n'y a quasiment pas d'autres racismes en France que l'antisémitisme. En effet, le racisme anti-arabe, ou anti-noir, et tous les autres racismes n'y sont pratiquement pas évoqués, alors que l'antisémitisme est présent quasiment à chaque page. Or, comme l'ont remarqué au temps de sa sortie des sommités comme Raymond Aron ou Léon Poliakov, parler de "L'Idéologie française", c'est parler de toute la France, d'une manière totalisante (pour ne pas dire totalitaire). Il y a donc de la part de l'auteur une volonté de faire de l'antisémitisme le seul et unique racisme français, reléguant tous les autres au rang de "détails", pour utiliser un mot qui a horrifié quand il fut utilisé par Le Pen au sujet des chambres à gaz. On ne l'a jamais reproché à Bernard-Henri Lévy, et pourtant cela ressort très clairement de ses écrits, et de L'Idéologie française en particulier, où il vomit par ailleurs la France et les Français.
Pierre Vidal-Naquet, qui vient malheureusement de nous quitter, avait dit très justement que "BHL avait gagné le combat des idées", contre Raymond Aron, Edgar Morin et lui-même, excusez du peu. Depuis cette fracture idéologique a perduré, et a fini par creuser un fossé immense entre judéomanes et anti-judéomanes. Les premiers sont aujourd'hui ultra-majoritaires dans le pays, ce sont surtout des non-juifs d'ailleurs, les anti-judéomanes étant ultra-minoritaires et la plupart du temps relégués au banc de la société de par leurs prises de position en ce sens.
Donc, bien plus que ce livre de BHL, c'est l'énorme polémique qu'il engendra, et surtout le ralliement des pouvoirs politiques et médiatiques à sa thèse que je critique, et qui ont créé la situation dans laquelle nous nous trouvons aujourd'hui.

Pourquoi faut-il, comme vous le faîtes vous-même dans votre avant-propos, toujours faire état de son ascendance juive avant de parler des juifs ? Est-ce là un effet de la judéomanie ?
La judéomanie est un livre d'analyse politique dans lequel il m'arrive, pour illustrer mon propos, d'évoquer une partie de mon histoire familiale. J'y raconte, quand je l'estime utile et important, certaines expériences familiales, que je les aie moi-même vécues ou bien qu'elles m'aient été racontées par des membres de ma famille. Je n'ai pas particulièrement ressenti le besoin de me placer en tant que Français d'origine juive pour aborder cette question ultra-sensible, mais votre question me fait dire que j'avais peut-être tort. En effet, notre société a tendance à se recroqueviller sur ses communautés, et l'une des manifestations de ce communautarisme latent ou patent consiste à n'accepter une parole critique touchant une communauté ou une autre qu'à partir du moment où celui qui l'exprime en fait lui-même partie. Je dois dire qu'on peut retrouver cette bêtise dans des communautés de professionnels, comme les journalistes par exemple (selon la charte de Munich de 1971, ils sont les seuls à pouvoir critiquer d'autres journalistes).
Cette idée selon laquelle seuls les jeunes pourraient avoir un avis sur les jeunes, les femmes sur les femmes, les journalistes sur les journalistes ou les juifs sur les juifs, au hasard, est insupportable. On entend d'ailleurs souvent, dans des débats où les parties en présence n'ont pas d'autres arguments, que le propos d'untel sur les banlieues est disqualifié d'avance, pour la simple et bonne raison qu'il ne connaît pas les banlieues, pour ne pas y vivre lui-même ou ne pas y avoir grandi. Mais enfin, si l'on suivait ce raisonnement en le poussant jusqu'au bout, chacun ne pourrait donner son avis que sur les problématiques lui correspondant complètement ! Je ne pourrais me prononcer que sur les jeunes de 28 ans, de sexe masculin, parlant français, anglais et japonais, ayant des origines polonaises, juives et clermontoises, étant diplômé d'une école de commerce et d'un troisième cycle de stratégie opérationnelle… Autant dire l'absurdité d'un tel raisonnement, puisque personne ne pourrait plus se prononcer sur rien.
Malgré cela, ce raisonnement ne semble pas être disqualifié dans le peu de débats qui se déroulent encore notre pays, au contraire. C'est aujourd'hui un argument de rhétorique qui porte souvent plus que les vrais arguments du sujet dont il traite. Une manière élégante et efficace d'ôter toute légitimité à son interlocuteur, tout en n'apportant pas la moindre avancée aux échanges ayant lieu.
Il n'y aurait donc là, après réflexion, peut-être nulle manifestation de judéomanie, mais tout simplement de bêtise et de paresse de penser.

Vous êtes très critique à propos du discours du président de la République Jacques Chirac au Vél'd'Hiv en 1995. Que lui reprochez-vous ?
Comme Eric Zemmour et Elisabeth Lévy notamment, je lui reproche d'avoir ouvert encore un peu plus la boîte de pandore du communautarisme dans notre pays. Sans révéler tout ce que j'explique dans le livre, il est clair que ce discours présenté à la communauté juive de France (lors de la commémoration de la rafle du Vel d'Hiv) alors qu'il concernait l'histoire de tout le pays (Vichy était-il oui ou non l'Etat français ?) a été un cadeau empoisonné fait aux juifs de ce pays. Un privilège qui allait leur revenir en pleine figure sous la forme d'un nouvel antisémitisme, qui a trouvé dans cette judéomanie patente un nouvel élan. Le livre explique en détail ce raisonnement assez simple et que peu d'hommes et de femmes politiques, d'analystes politiques ou de journalistes ont eu le courage de tenir. Au contraire, tout le monde a applaudi des deux mains, alors qu'on venait de casser sans doute irrémédiablement la notion d'égalité dans notre pays. Je rappelle également que, selon notre Constitution, l'Etat ne reconnaît aucune communauté en tant que telle, elle ne reconnaît que des individus. C'est pourquoi la déclaration du Président Chirac, faite peu après son arrivée au pouvoir, peut être qualifiée de communautariste et de judéomane.
Bernard-Henri Lévy Warns on Anti-Semitism, Stage 6
Il y a un aspect de la "judéomanie" sur lequel vous êtes assez peu critique : la tendance à la victimisation à laquelle cèdent de nombreuses organisations juives et la demande de repentance qui l'accompagne. Vous semblez pourtant la trouver légitime dès lors qu'elle s'applique à d'autres groupes (les Noirs sur la question de l'esclavage, par exemple). Ne vaudrait-il pas mieux renoncer à la victimisation et à la repentance liées au passé pour se tourner davantage vers l'analyse du présent et la construction de l'avenir ?
 
Ce ne sont pas les organisations juives qui sont les premières responsables de la judéomanie qui règne dans notre pays depuis plusieurs dizaines d'années. Pour la simple et bonne raison que ce ne sont pas elles qui décident d'accorder ou non un privilège à leur propre communauté. Ce privilège, qui considère un juif comme étant un peu plus égal qu'un non-juif, et comme ayant plus de droits qu'un non-juif, bref, cette discrimination positive, a été accordée par le pouvoir politique en place depuis vingt-cinq ans, et suivie par les médias (les médias suivent d'ailleurs le plus souvent le pouvoir politique au cours de la Vè République, il suffit de regarder par exemple comment ils ont traité la 1ère, puis la 2nde guerre du Golfe).
Je ne reprocherai jamais à des membres d'une communauté, quelle qu'elle soit, de revendiquer des avantages, des droits spécifiques, des indemnisations ou quoi que ce soit d'autres. Mais je reproche aux responsables politiques qui se sont succédés au pouvoir de les leur avoir accordés, brisant ainsi le pacte républicain, comme pour la déclaration de Chirac au Vel d'Hiv. Ni les associations "noires", ni les associations juives, ne sont responsables de la démission du politique, qui entraîne avec lui le médiatique.
La victimisation et la repentance ne sont omniprésentes dans notre pays que parce que ceux que nos élus l'ont bien voulu, et qu'ils ont envoyé ce message aux citoyens et aux médias : le culte du souvenir doit nous faire oublier la réflexion pour l'avenir. Ces visées électoralistes ont plongé le pays dans le puits sans fond de la commémoration, qui nous fait oublier jusqu'aux raisons pour lesquelles nous commémorons. Par exemple, nous sommes le seul pays à commémorer cinq fois par an la Shoah, alors qu'en Israël même ils ne la commémorent qu'une fois par an, deux minutes de silence très solennelles, que je trouve bien plus profondes et appropriées que nos larmoyantes cérémonies, qui tendent parfois à l'obscénité comme l'a dit l'historien Pierre Nora, et qui ne servent que de faire-valoir à ceux qui les organisent.
Nos élites politiques et médiatiques se sont "couchées", pour utiliser un terme cher au Général de Gaulle, et ont cédé aux pressions les plus diverses, juives hier, nègres aujourd'hui (au sens noble du terme, celui de Césaire et Senghor), et arabo-musulmanes demain sans nul doute.
La judéomanie, comme je l'explique dans le livre, crée l'appel d'air pour une négromanie puis une musulmanie si nous ne changeons rien à cette fuite en avant vers toujours plus de repentance et de commémorations.
A la place, j'appelle de mes vœux à respecter l'Histoire, et, en effet, s'il y avait à déterminer de quel crime contre l'humanité l'Etat français est le plus directement et indéniablement responsable, ce serait l'esclavage, et non la Shoah. Dans le premier cas, nous n'étions sous l'influence d'aucune puissance étrangère, et ce sont Louis XIV et Colbert, d'eux-mêmes, qui ont rédigé et fait appliquer le Code Noir. Dans le second, il y eut plus de juifs cachés que de juifs déportés, aucun juif déporté ni avant ni après Vichy, et surtout notre pays était occupé par l'ennemi au moment des déportations. Nous avons éminemment besoin d'un retour de l'Histoire, et un arrêt des vérités d'Etat, comme le discours du Vel d'Hiv, ou encore la loi Gayssot. Jacques Chirac était d'ailleurs contre le principe de la loi Gayssot l'année où elle fut votée (1990), mais une fois au pouvoir il ne fit que la renforcer par d'autres lois. Le communautarisme reculerait bien plus si l'Etat ne se mêlait pas de ce qui ne le regarde pas, comme l'Histoire, et la reconnaissance des communautés ethno-confessionnelles.

Votre ouvrage insiste beaucoup sur les manifestations de "judéomanie" (loi Gayssot, médiatisation de tout ce qui a trait à l'antisémitisme, distorsion dans l'indemnisation des enfants orphelins de déportés) mais beaucoup moins sur les causes de ce phénomène. Après avoir beaucoup décrit le "comment", que pouvez-vous dire du "pourquoi" de la "judéomanie" ?
D'une part, il est important de noter que ces manifestations n'ont jamais été rassemblées et analysées sous cet angle, certaines n'ayant jamais été analysées du tout (je pense principalement à l'indemnisation des orphelins de déportés juifs, par comparaison à celle des non-juifs).
Mais d'autre part oui, le "comment" est bien présent tout au long du livre, il le traverse comme un fil rouge. Je l'ai même repris en 4ème de couverture d'une manière très explicite : "De peur d'être considérée comme antisémite, la France est devenue judéomane". Notre pays, plus que tous les autres peut-être, a perdu sa confiance en lui, a oublié ce qui a permis à De Gaulle et à la Résistance de sauver un pays occupé, à savoir son courage, sa grandeur et son esprit républicain. Une fois le pays reconstruit, prospère, et De Gaulle parti, nous sommes retombés dans les travers de la 4ème République (et ce malgré la constitution de la 5ème), et nous avons confié le pays à des gestionnaires. Dès lors, les visions électoralistes ont vaincu les visions politiques, et un Bernard-Henri Lévy et son Idéologie française ont convaincu tout le monde ou presque en un temps record.
La France était éternellement collaborationniste, munichoise et raciste. Aucun parti n'a su faire émerger de ses militants un dirigeant qui saurait prendre la succession de De Gaulle ou de Mendès-France, de grands hommes dont nous pouvons nous enorgueillir. A la place, ce sont des énarques avides de pouvoir mais vides d'ambition pour notre pays qui ont leur ont succédé. François Mitterrand, notamment, à qui le FN et BHL doivent énormément, avait beaucoup à se faire pardonner par rapport aux juifs, donc il a eu des comportements judéomanes pour mieux faire oublier son passé vichyste et ses amitiés collaborationnistes. La dynamique judéomane qu'il a impulsé à la France ne s'est jamais démentie, elle fut même accélérée par Chirac et Jospin, j'en donne suffisamment d'exemples incontestables dans le livre (y compris pour Mitterrrand).

Comment expliquer que les "dérapages" sur les juifs (blague de Cauet sur Auschwitz, déclarations provocatrices de Le Pen, sketch controversé de Dieudonné...) soient considérés comme des fautes imprescriptibles quand ceux sur les Noirs ou les Arabes ("Casser du noir" de Patrick Sébastien, "le bruit et l'odeur" selon Jacques Chirac) ne le sont pas ? Deux poids, deux mesures ?

Il est clair que l'antiracisme est bien plus puissant quand il s'agit de dénoncer l'antisémitisme, que lorsqu'il s'agit de lutte contre d'autres racismes. Récemment encore, les déclarations de Georges Frêche contre des harkis, traités de « sous-hommes », n'a pas provoqué le tollé qu'on espérât qu'une telle déclaration provoque, notamment au sein du PS dont Frêche, à ma connaissance, n'a toujours pas été exclu.
Le problème, c'est que dans le même temps de graves dérapages commis par des juifs ne sont même pas relevés, même si ces actes ou comportements créent, alimentent ou nourrissent de l'antisémitisme. Je pense notamment au président de TFJ (Télévision Française Juive), qui a expliqué sans la moindre gêne qu'en "assassinant TFJ, c'était la communauté juive française, voire mondiale qu'on assassinait" (TFJ était alors en liquidation judiciaire, mais est depuis rentrée en Bourse). La banalisation de la Shoah ne semble pas critiquable, tant qu'elle émane d'un juif qui se présente comme défenseur des juifs. On revient au problème évoqué plus haut, d'où vient la parole semble être plus important que la parole elle-même. Je donne de très nombreux exemples tout au long du livre, dans les domaines les plus variés, qui illustrent que le deux poids, deux mesures, est évident, et très souvent dû à la judéomanie ambiante.

Plus que l'activisme des responsables communautaires, ce qui frappe c'est l'attitude de la classe politique qui semble accéder à toutes les exigences "judéomanes". Comment l'expliquez-vous ?
C'est ce que j'expliquais plus haut, en débordant un peu de la question initiale. J'ajouterai simplement que nos médias de masse, pour la plupart, sont tout autant responsables de ce comportement judéomane. Quand des médias sur-médiatisent des actes antisémites, alors que ceux-ci ne le sont parfois même pas (affaire du RER D, affaire de la "pornographie mémorielle", pseudo-agression du rabbin Fahri, incendie du centre social juif de la rue Popincourt, etc.), c'est grave. Quand ils sous-médiatisent des actes délictueux commis par des juifs (agression de Dieudonné en Martinique, d'Alain Soral dans une librairie, messages antisémites que s'envoyait Alex Moïse, etc.), c'est grave. Mais le plus grave tient au fait que tout cela ne fait que créer, nourrir et alimenter l'antisémitisme, qui n'en a pourtant pas besoin. Les Français juifs non-judéomanes, et ils sont majoritaires dans notre pays, n'aspirent qu'à une chose : être considérés comme les autres citoyens, ni plus, ni moins. Mais les judéomanes, qui sont souvent des non-juifs, ne sont pas vraiment judéophiles, puisqu'ils n'ont même pas conscience des effets pervers de leurs excès en faveur des juifs. Faveur qui se retourne nécessairement, systématiquement et sournoisement contre les juifs, qu'ils soient judéomanes ou non.

Sur la scène politique, le Front National est le seul parti à critiquer le phénomène que vous décrivez. N'est-ce pas là un signe que la frontière entre anti-judéomanie et antisémitisme est ténue ?

Je n'ai jamais entendu le FN dénoncer l'antisémitisme, comme je le fais dans ce livre, c'est même plutôt le contraire. Ma thèse est simple, et pourtant elle n'a encore jamais été énoncée, ni sous le terme de "judéomanie" car je l'ai inventé ni sous un autre, ni par le FN ni par aucun parti. Certains intellectuels que je cite, comme Alain Finkielkraut ou Luc Ferry, ont été les premiers à le faire, mais encore trop timidement. Dénoncer la judéomanie qui ronge notre pays ne consiste pas à dire, par exemple, qu'il y a trop de juifs dans les médias, cela ne consiste pas non plus à faire des listes de ces juifs, comme on en voit encore aujourd'hui sur certains sites Internet, qui vont de l'extrême-gauche à l'extrême-droite. Etre anti-judéomane, c'est être judéophile, ce que n'est pas le FN, jusqu'à preuve du contraire.
Mais, si je comprends bien votre question, il est tout à fait probable que l'extrême-droite (comme d'autres) essaie, d'une manière ou d'une autre, de récupérer mon analyse pour en faire ses choux gras, et trouver là une possibilité nouvelle et inattaquable d'affirmer leur antisémitisme (que ne partage d'ailleurs pas de nombreux électeurs du FN). Mais ce raisonnement serait faux, et voué à l'échec : soit on est antisémite, soit on veut lutter contre l'antisémitisme, or ma thèse se situe clairement dans la deuxième option.
J'ai identifié, assez clairement je crois, une nouvelle source de l'antisémitisme en France (et peut-être dans d'autres pays où la judéomanie aurait cours), et mon but est d'en faire prendre conscience à nos intellectuels, nos journalistes et nos politiques afin qu'ils luttent plus efficacement contre ce fléau qu'est l'antisémitisme. Plus efficacement, cela signifie de prendre en compte la réalité actuelle de la judéomanie, qui est patente, et d'empêcher qu'elle ne se reproduise aussi souvent et aussi régulièrement.
Par ailleurs, votre question est d'autant plus pertinente qu'elle nous renvoie tous à la démission politique de nos élites, que j'ai déjà évoquée. Par exemple, la loi Gayssot est symptomatique de cette démission, et de l'autoroute que nous n'avons cessé d'ouvrir au FN depuis vingt ans. La loi Gayssot est une loi d'exception, judéomane, qui va à l'encontre de bons nombre de principes républicains, et qui fut dénoncée avant, pendant et après son vote par nombre de personnalités absolument insoupçonnables d'antisémitisme. Je n'en citerai que quelques unes : Simone Veil, Jorge Semprun, Pierre Vidal-Naquet, Théo Klein, Jean Kahn (les deux derniers étant d'anciens président du CRIF), etc. Mais les opposants à ce projet de loi, puis à cette loi, comptaient également parmi eux un certain Jacques Chirac, comme je le disais plus haut. Voici les mots qu'il employait dans L'Arche, le mensuel du judaïsme français avant que cette loi ne soit votée :
"Je crois qu'il faut tout faire pour sensibiliser l'opinion à la tragédie qu'a été la Shoah et faire en sorte que son souvenir ne s'éteigne jamais. Je m'y emploie et j'ai pris des initiatives dans ce sens. Je ne crois pas pour autant, à titre personnel, qu'il faille aller jusqu'à transformer la négation du génocide en délit passible de sanctions pénales car cela pourrait s'apparenter au délit d'opinion. Ce ne serait pas, dans mon sentiment, la manière la plus efficace de combattre ces thèses odieuses".
A son arrivée au pouvoir, au lieu de revenir sur cette loi odieuse (et encore dénoncée récemment comme telle par nombre d'historiens prestigieux), notre président actuel a fait exactement le contraire, en renforçant cette loi par sa déclaration du Vel d'Hiv du 16 juillet 1995, puis par tant d'autres choses que je détaille dans le livre. Pendant ce temps, le FN capitalisait sur cette démission en s'opposant toujours autant à cette loi, et à être aujourd'hui le seul parti à toujours y être opposé. Il n'y a guère que quelques personnalités courageuses et éprises de liberté d'expression, comme Elisabeth Lévy ou Robert Ménard, pour s'y opposer, ainsi que des historiens parmi les plus respectés. Mais le FN a gagné cette bataille par abandon de la partie adverse, à savoir les partis dits modérés. Aujourd'hui, si vous dites que vous êtes contre la loi Gayssot, on vous soupçonne de militer au FN. Il faut remercier tous les judéomanes pour cette situation ubuesque, et malheureusement très difficilement réversible, si tant est qu'elle le soit encore.

En quoi la "judéomanie" favorise-t-elle l'antisémitisme ?

Vaste question, à laquelle je viens de consacrer un livre de 350 pages ! Mais pour résumer, disons que tout privilège génère de la rancœur. Surtout lorsque ce privilège n'est pas justifié. Or, favoriser les juifs en 2006 en France, ce n'est ni justifié, ni justifiable. Les Français juifs sont des citoyens à part entière, ils n'ont nul besoin d'être favorisés, privilégiés, mieux considérés, ni par la loi, ni par les médias, ni par aucune institution de notre pays. Sinon cela s'appelle de la discrimination positive, qui est contraire à nos principes républicains, comme l'ont d'ailleurs rappelés MM. Chirac et Villepin à Nicolas Sarkozy (qui est favorable à une telle discrimination). J'apporte pourtant toutes les preuves dans mon livre que le Président et le Premier Ministre actuels, après Mitterrand et Jospin notamment (et avant Sarkozy ?) n'ont cessé de favoriser la communauté juive, tout en la défavorisant in fine.
Comment se peut-il, me direz-vous, qu'on puisse défavoriser une communauté en la favorisant au départ ? C'est là le cœur du sujet. Pour l'illustrer, prenons un cas concret, et actuel. Le souvenir de la Shoah est commémoré cinq fois par an dans notre pays, c'est un record mondial :
"La France est le seul pays à commémorer officiellement quatre fois par an la déportation des Juifs.
27 janvier : anniversaire de la libération d'Auschwitz et commémoration de la libération des camps
11 avril : libération de Buchenwald
26 avril : journée de la déportation, lecture des noms
16 juillet (s'il tombe un dimanche, sinon le dimanche suivant) : rafle du Vel d'Hiv.
De plus, la cérémonie annuelle « à la mémoire des martyrs » qui se déroule à la synagogue de la Victoire à Paris en septembre est traditionnellement retransmise en direct par la télévision publique"
. (Didier Epelbaum, Pas un mot, pas une ligne ?, les essais, Stock, octobre 2005, p. 8).

Sachant cela, comment empêcher le Français ayant une couleur de peau noire, d'une part de se considérer comme "descendant d'esclaves" (sentiment que ces commémorations ravivent dans la population), d'autre part de considérer qu'on ne commémore pas autant l'esclavage, pourtant reconnu (à juste titre) comme crime contre l'humanité par la France ?
 
Ainsi, on a favorisé la communauté juive en lui concédant pas moins de cinq dates chaque année pour commémorer le souvenir de sa mémoire… mais on finit par la défavoriser car, comme le dit si justement Alain Finkielkraut, d'autres finissent par croire que "les juifs ont tout, ils sont même les rois du malheur !"
Il existe des dizaines d'autres exemples de cet antisémitisme généré, créé, alimenté ou nourri par la judéomanie, j'ai tâché de les regrouper et de les analyser dans mon livre. Cela concerne de nombreux domaines épineux : les commémorations, l'indemnisation financière, le traitement médiatique, le traitement historique, la loi, la reconnaissance de la communauté par l'Etat, j'en passe et des pires.

Les juifs, ou plutôt, pour suivre le conseil que vous donnez dans votre livre d'éviter le mot "les", des juifs seraient donc responsables pour partie de l'antisémitisme ?! C'est paradoxal.
Oui, cela peut arriver, encore que ce ne soit pas la règle de la judéomanie d'après mon analyse, mais plutôt l'exception. La plupart des judéomanes, et ceux que je critique le plus, sont plutôt non-juifs que juifs (notamment Chirac, Jospin et Mitterrand). Mais certains juifs, il est vrai, sont des judéomanes avérés, et ne s'en cachent pas (si tant est qu'on puisse ne pas se cacher d'un phénomène qui vient juste d'être énoncé).
Je comparerai leur cas à celui d'une mère qui protège trop son enfant et finit par l'étouffer (physiquement ou psychologiquement s'entend). Qui trop embrasse mal étreint. On peut être animé des meilleures intentions, et que celles-ci finissent par se retourner contre soi ou ceux qu'on cherchait à protéger.
Il est clair par exemple que des associations juives ont, à un moment, fait pression sur la justice pour qu'elle condamne Dieudonné, Daniel Mermet ou Alain Ménargues. Je fais référence dans le livre à un communiqué de l'Union Syndicale de la Magistrature qui concluait au sujet de ces associations, je cite : "Certains types d'autorités associatives et religieuses perdent leurs nerfs et ne rendent pas service aux personnes qu'elles veulent défendre en attaquant les institutions de la République" (dans un communiqué du 24 août 2004)
Cela me permet d'ailleurs d'ajouter que le plus gros de mon travail, sans doute, est d'avoir donné à la judéomanie une réalité conceptuelle, transmissible rapidement et sans équivoque, offrant ainsi aux anti-judéomanes une véritable opportunité de faire reculer l'antisémitisme issu de cette source-là. Jusqu'à présent, peu voire pas d'attention était portée sur ce phénomène, malgré sa relative omniprésence, j'espère que mon livre et les débats qu'il ne devrait pas manquer de générer permettra aux événements d'évoluer dans le bon sens.


La "judéomanie", dont vous pointez les conséquences négatives, n'a-t-elle pas eu aussi des effets positifs ? Cet excès n'est-il pas une volonté de trop bien faire pour ceux qui ont peut-être plus souffert ?

En fait, ma conviction est que nous sommes passés d'un excès à l'excès inverse. Par exemple, pendant plus de vingt-cinq ans, ce fut quasiment l'omerta sur la Shoah en France, aujourd'hui c'est l'inverse. Je prends l'exemple de ma propre famille pour illustrer le fait qu'une histoire, quelle qu'elle soit, ne doit pas être trop contée, ni trop peu. C'est bien connu, tout excès finit toujours par nourrir l'excès inverse, et voilà certainement aussi pourquoi on assiste à autant de judéomanie ces dernières années.
Les effets positifs de la judéomanie ? Oui, bien sûr, à court terme. Par exemple, on indemnise massivement (350 millions d'euros en 3 ans) les orphelins de déportés juifs. Puis on se rend compte qu'on n'a pas indemnisé les orphelins de déportés non-juifs, qui ne sont pourtant pour rien dans le fait d'être orphelin (donc au même titre que les orphelins juifs). En catastrophe, on décide d'indemniser les orphelins de déportés non-juifs, mais beaucoup moins, et bien après, de sorte que nombre d'entre eux sont déjà morts, et surtout on se rend compte qu'on a ouvert une boîte de pandore de l'indemnisation. Mais le plus grave dans toute cette affaire, c'est d'avoir créé une distinction entre des citoyens français en prenant comme critère principal l'appartenance ethnico-confessionnelle. De telle sorte qu'il y a 60 ans, il valait mieux ne pas être juif, et qu'aujourd'hui il vaudrait mieux être juif (en tout cas à court terme). Aussi intolérable soit ce constat, il est bien réel aujourd'hui en France, et il ne peut plus durer sous peine de faire exploser le communautarisme et la France avec lui.

Quelles réflexions vous inspirent les demandes d'indemnisation reçues par la SNCF au titre de son implication logistique dans la déportation des juifs depuis le sol français ?

Symboliquement, le jour de la sortie officielle de mon livre, on apprend qu'un nouveau fait judéomane vient envahir l'actualité de notre pays. 200 familles vont demander à être indemnisées par la SNCF pour avoir eu un ou plusieurs membres de leur famille déporté(s) dans les camps pendant la Seconde Guerre Mondiale. Cette annonce a été uniquement rendue possible par la déclaration de Jacques Chirac le 16 juillet 1995 au Vel d'Hiv, et se place dans sa continuité.
Je n'avais pas traité de l'affaire Lipietz dans La judéomanie, ne pouvant être exhaustif sur le thème judéomane tant il est pléthorique, mais je pourrais avoir aujourd'hui, hélas, l'occasion de me rattraper. Une fois encore, Alain Finkielkraut s'était justement ému en juin 2006 sur RCJ de cette requête du député européen vert, en expliquant aux auditeurs qu'elle était abusive et que plus de soixante ans plus tard il était plus que déplacé d'intenter ce genre de procès. On voit aujourd'hui à quel point il avait raison, puisque la requête de Lipietz a ouvert une nouvelle boîte de Pandore de l'indemnisation, dans laquelle viennent de se jeter comme dans la gueule du loup des centaines de familles juives de toutes nationalités.
Ces demandes d'indemnisation, et d'abord la première qui les a rendu possibles, doivent donc leur légitimité à la déclaration judéomane et communautariste de Jacques Chirac, ayant reconnu la responsabilité de l'Etat français dans la déportation des Français juifs pendant la seconde Guerre Mondiale. Mais, d'après les informations rendues publiques par les journaux aujourd'hui, il semble tout à fait probable que les indemnisations que les familles peuvent espérer de la SNCF s'ajoutent à celles que certaines d'entre elles ont déjà touchées en leur qualité d'orphelins de déportés juifs. La somme touchée par chacun des requérants du procès Lipietz, 21.000 euros, est d'ailleurs très proche de celle touchée par les orphelins, près de 28.000 euros. D'autant qu'un article du Monde nous précise que "pour évaluer le montant des préjudices, les avocats ont pris pour référence la décision toulousaine" sur le cas Lipietz. Mais elle concernait des gens revenus vivants de la déportation, et l'avocat des 200 familles plaignantes a déjà annoncé qu'il réclamera une somme supérieure pour les personnes qui sont mortes à Auschwitz.
Plus on indemnisera des juifs pour la Shoah, plus des noirs voudront être indemnisés pour l'esclavage, des Algériens d'origine pour la colonisation... et plus le communautarisme et les tensions racistes se développeront dans notre pays. Sans parler évidemment de l'état mental dans lequel ce genre d'actualité plonge encore plus le pays, regardant toujours plus en arrière au lieu de regarder en avant.

Pensez-vous que la règle édictée par Clermont-Tonnerre ("Il faut tout refuser aux juifs comme nation et tout accorder aux juifs comme individus") lors du vote donnant la citoyenneté française aux juifs est toujours d'actualité? Etait-ce une précaution prémonitoire contre la "judéomanie" ?
La vision de De Gaulle me paraît encore la plus claire, et la plus exemplaire : "Le premier président de la Vè République appliquait aux Juifs sa vision générale de la nation et du monde. Pour lui, il n'y avait pas de problème juif particulier. Les questions qui pouvaient se poser se réglaient par application des principes généraux". (Daniel Amson, De Gaulle et Israël, PUF, p. 8).

CUKIERMAN, PDT DU CRIF, EN ACTION !
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Jeudi 21 décembre 2006 4 21 /12 /Déc /2006 10:48

Gollnisch au spectacle de Dieudonné

QUOTIDIEN : mardi 19 décembre 2006
Décidément, ils ne se quittent plus. Hier, pour le spectacle de Dieudonné au Zénith de Paris, plusieurs personnalités d'extrême droite se pressaient dans le carré VIP de la salle, dont le numéro 2 du FN, Bruno Gollnisch, et l'épouse du chef, Jany Le Pen. Ils étaient entourés d'Eric Iorio, responsable de la propagande au FN, de Jean-Michel Dubois, l'organisateur des grandes manifestations frontistes, et de l'essayiste Alain Soral. Le fantaisiste avait participé le 11 novembre à la fête des Bleu, Blanc, Rouge du FN.

www.liberation.fr/actualite/instantanes/hommedujour/224115.FR.php

S'il fallait se fier à la dépêche ci-dessus du journal libération, l'on pourrait croire que le spectacle annuel de L'Humoriste Dieudonné au Zénith s'est résumé à la seule et non moins surprenante présence de quelques personnalités du Front National, que l'on pouvait imaginer partout sauf dans une rassemblement d'une France multicolore et multiconfessionnelle. Des membres proches du  vieux Leader charismatique, Jean marie Le Pen, qui participent au spectacle « Dépôt de Bilan » au Zénith de Paris, c'est bien la preuve que le processus de respectabilisation et de modernisation du parti d'extrême droite extraparlementaire prend une tournure nouvelle, en visant directement de nouvelles couches de population telles que les français dits « issus de l'immigration », les citadins, les « Bobos » et les jeunes. C'est dire aussi combien l'approche du grand rendez-vous présidentiel de 2007 favorise des rencontres supposées improbables, fait bouger les lignes idéologiques, bouscule les certitudes et contrarie les victoires promises à l'avance.Manifestement, l'année 2007 réserve son lot de rebondissements et de grandes désillusions, notamment pour ceux qui se voyaient déja en haut de l'affiche Elyséenne, comme le chante le très respectable Charles Aznavour.

Ce qui est tristement "remarquable", une fois encore, dans la couverture du « meeting politique » du Zénith, comme l'ont qualifié les habituels détracteurs de Dieudonné, c'est à la fois l'ampleur et l'unanimisme dans les réactions, les indignations, les condamnations et les débats qui passionnent les traditionnels médias depuis 2 jours. Comme conditionnés ou idéologisés, voire manquant singulièrement d'originalité, les habituels relais d'information rejouent les vierges éffarouchées, condamnant tous en choeur la présence des membres du FN au spectacle d'un humoriste qu'ils n'ont pas hésité à salir et à calomnier, sans jamais lui donner la possibilité de se défendre devant les millions de téléspectateurs et auditeurs. Quelle classe, ces médias ! De qui se moquent-ils donc,eux,qui ne respectent plus aucune déontologie journalistique, en servant de caisse de résonance à la propagande de la pensée unique ?

Comment croire à ces relais de la pensée dominante, qui prennent tant de libertés avec la vérité en ne focalisant que sur les cadres du parti d'extrême droite, omettant volontairement et cyniquement de rappeler que tous les partis politiques, toutes tendances confondues, étaient, eux aussi, invités par Dieudonné ? Comment ne pas se méfier de cette presse qui préfère taire la présence parmi les invités de l'humoriste  d'un Thierry Meyssan, secrétaire national du Parti Radical de Gauche, fondateur du réseau Voltaire et champion de la lutte anti-FN ? ( voir droit de réponse www.voltairenet.org/article144427.html#article144427 )

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Congrés du Parti Radical de Gauche, Toulouse 05-06/10/2002
© Voltairenet.org
 
Comment expliquer que ces médias, qui prétendent informer les Français, ne mentionnent pas non plus la présence dans l'emplacement réservé aux personnalités d'un Roland Dumas, baron du socialisme, ancien président du conseil constitutionnel, ancien ministre des affaires étrangères et camarade de la résistance de Mitterrand ?

 

Que dire de ces journalistes qui dévoient le métier noble qu'est le journalisme, créent de grossiers raccourcis, procèdent par amalgame et tournent la politique en spectacle, favorisant ainsi le rejet croissant du monde politique et des institutions de la République par des millions de Français ? Que penser de cette peopolisation  et de cette quête du sensationnel conduisant à la manipulation de millions de citoyens ? L'exploitation racoleuse par les médias des A cotés du spectacle annuel de l'humoriste Dieudonné au Zénith illustre bien les collusions incestueuses qu'entretiennent les pouvoirs politiques et les sphères médiatiques de la République. Une fois de plus, il paraît évident que tous les relais dits d'information privilégient la défense des petits intérêts au détriment des préoccupations de la France d'en bas.

En effet, alors que le peuple manifeste son intérêt pour le débat démocratique, comme l'a confirmé l'exercice de démocratie interne au parti socialiste, les médias,eux, jouent la partition de la peur, ne s'interrogent pas sur la présence au Zénith d'une France plurielle, métissée, pluriethnique .En revanche, cette même presse alimente la polémique sur une supposée adhésion de Dieudonné et ses 6000 spectateurs aux thèses contestables prônant le négationnisme autour des camps de concentration et chambres d'extermination nazis. Qu'attendent les petites plumes en reprenant hors contexte les paroles d'un sketch du Toto qui nie « l'existence des chambres à air » ? (voir video entretien Ruth Elkrieff et Jean Marie Le Pen, BFM, ci-dessous)

Que veulent-ils prouver en instrumentalisant outrageusement cet extrait d'un show de plus de 2H ?  Les Ayatollahs des médias veulent-ils démontrer a la France entière que le spectacle « Dépôt de Bilan » au Zénith n'était qu'un vaste rassemblement de racistes, d'intégristes, de révisionnistes et d'antisémites ? Est-ce une nouvelle méthode coué journalistique? C'est risible et pitoyable !  Qu'ils l'acceptent ou pas, il y a des évidences que ne pourront masquer éternellement les médias, les Hommes politiques, les associations dites antiracistes, c'est l'échec de la politique du cordon sanitaire censé isoler l'humoriste Dieudonné depuis 4 ans.

Que les médias inquisiteurs décident d'ignorer les prestations scéniques de Dieudonné, ça n'empêchera pas à des milliers de Français de suivre leur humoriste favori, qui surprend toujours tant il ne semble pas avoir perdu ses qualités et son humour corrosif dans les procès à rallonge et attaques sournoises diverses et variées. Plus que jamais, il veut en découdre avec le conformisme ambiant et la pensée totalitaire véhiculés par le ministre candidat de la police, Nicolas Sarkozy.Cela promet de belles empoignades !

Alors que certains de ses collègues se contentent poussivement d'un humour « mon cul sur la commode », Dieudonné, lui, ne se fixe aucune limite, ce qui, semble t-il, à plu à ses 6000 spectateurs qui sont venus, ont vu et savent maintenant que leur chouchou marche bien sur les traces d'illustres prédécesseurs tels que Le Luron, Coluche, Desproges, Devos. Autant dire, la crème de la crème du music-hall Français. L'humoriste étiqueté  infréquentable apporte une réponse magistrale à ceux qui l'ont prématurément enterré, orchestré sa disparition  artistique et terrorisé certains de ses plus fervents soutiens et amis de la confrérie du show biz. C'est surtout un terrible camouflet infligé  à tous ceux qui, tels des mafieux des organisations criminelles, le lynchent, le calomnient et ordonnent son boycott général dans les médias.( Voir video Finkielkraut sur RMC, ci-dessous)   

Aujourd'hui, au grand dam des lyncheurs cathodiques et des imposteurs aux chemises blanches et lunettes de rats d'égouts,  une chose est sûre : l'Homme que l'ont croyait mort, ou exilé dans un village en Afrique, n'est pas prêt de brader sa liberté de pensée en devenant un amuseur ou un Nègre de service dans les cocktails entre amis du PAF. L'humoriste est, et ses détracteurs en perdront le sommeil, un IMAZIGHEN (un homme libre en langue berbère). Il ne se voit ni en Dany Boon ni en jacques Esselbag alias Arthur, milliardaire de la télé poubelle et néo comique,  qui se lance désormais dans l'humour. Dire que l'on atteindra rapidement le niveau ZERO de la créativité artistique avec un tel spécimen n'est pas exagéré. Coluche et les autres doivent se retourner dans leur tombe en voyant cela.

Enfin, ceux qui parlaient de Dieudonné au passé, allant même jusqu'à l'accuser de véhiculer un communautarisme Noir et un racisme anti-blanc devront revoir leurs stratégies. A moins qu'ils ne se décident à faire acte de repentance ? Cela ne sera pas de trop tellement la présence de 6000 âmes au Zénith constitue un rejet patent de leurs mensonges éhontés. Que l'on apprécie Dieudonné ou pas, il faut admettre qu'il a réussi un coup déconcertant, celui qui lui a permis, sans le concours des traditionnels médias, de réunir lors d'une soirée des hommes, des femmes, des seniors, toutes les sensibilités politiques, c'est à dire une France réelle, « Black, Blanc, Beur » avec toujours une majorité de Blancs.  Quelle raciste, ce Dieudonné !

Qui a dit que l'humoriste était un « communautariste » ? Ce chantre supposé du racisme anti-blanc ne doit-il, plutôt, pas être poursuivi pour son penchant avéré au mélangisme ?  Que vont devenir SOS MACHIN TRUC maintenant que M'Bala M'Bala, créateur du tube satirique en puissance "Petit Poney" (photo ci-dessous), donne la leçon sur l'art de calmer les crispations communautaires et identitaires qui menacent la République ?  Tout compte fait, le vrai « Dépôt de Bilan » ne doit-il pas s'appliquer aux associations dites antiracistes dont le bilan est aussi contestable que celui du ministre de la police actuel? Que dire ? Tout simplement, du balai, Messieurs les incompétents et autres pyromanes de la République ! 

 http://tvdieudo.info/videos/petit_p...


BFMTV : LE PEN COMMENTE LE ZENITH DE DIEUDONNE !
RMC-LE PREDICATEUR FINKIELKRAUT PARLE DE DIEUDONNE !
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Mercredi 15 novembre 2006 3 15 /11 /Nov /2006 11:12

Par Milton Dassier

 Là où Dieudonné passe, la presse se prend les pieds dans le tapis..

Fidèle à son habitude, par souci pédagogique et avec un soupçon de mégalo (il en faut), Dieudonné a été l’événement du week-end. Mais au fait, qui a créé l’événement finalement sinon les médias ?

-  Allô la rédaction, je suis dans les allées de la fête du FN, j’aperçois Le Pen au fond, il est entouré de la foule des militants, je vais tenter de me rapprocher.... Euh ! La rédaction, écoutez, c’est incroyable, vous savez qui est là ? Dieudonné, je répète, Dieudonné est là avec quelques uns de ses amis et accompagné de gens du FN. Il va peut-être y avoir un incident.. Je vous rappelle dés que ça se produit.

-  Allô la rédaction, apparemment ça se passe bien pour Dieudonné, il semblerait qu’il est bien accueilli. Il a bavardé quelques secondes avec Le Pen puis avec Gollnish.

-  Bon, ici la rédaction, essaye de savoir pourquoi il est là et ne manque pas le moment où ils vont le jeter, en attendant, on se prépare à un papier sur un possible ralliement de Dieudonné au FN.

La presse a encore cherché le sensationnel sur ce qui n’était au fond qu’une démarche citoyenne. Certes, le citoyen en question est célèbre et pas au-dessus de tout soupçon si on en croit ceux qui le brocardent un peu partout sur les télés et radios sans qu’il puisse se défendre.

Dieudonné n’avait pas convoqué la presse

Peut-être, connaissant leurs codes, savait-il que cette presse n’hésiterait pas à s’emparer de l’événement pour faire mousser l’opinion, d’abord l’opinion des décideurs des médias avides de scoops faciles quand ils ne les inventent pas.

Les médias, avec l’aide de certaines personnes, ont tout inventé à propos de Dieudonné. Tout a été tronqué, truqué, déformé depuis le début de la fameuse affaire du sketch du colon israélien facho. Qu’on se rappelle, le sketch du colon israelien était devenu le sketch du rabbin nazi ! Et, ce grâce à qui ? Grâce à une presse sensible aux groupes de pression ! Chaque déclaration de Dieudonné était passée au crible comme un prisonnier de Guantanamo au détecteur de mensonge. Des gens de la presse se déplaçaient spécialement pour guetter le moindre faux-pas, le dérapage et, bien entendu, ne rapportaient rien à propos du harcèlement, des menaces et des agressions physiques qu’il a pu subir et qui ont favorisé certaines de ses maladresses. Quand des gens se déclarent vos ennemis, si vous avez un tant soit peu d’honneur, vous n’allez pas vous allonger à plat-ventre pour leur lécher les pieds mais les mordre.

Et puis il y a eu ces grands éditorialistes qui s’en sont donnés à cœur joie dans l’indignation pour réfuter la liberté d’expression de Dieudonné, lui dénier sa liberté de travailler sans oublier de le salir ; je me souviens de BHL et ses confrères recommandant de le « toucher » au portefeuille pour qu’il se taise à jamais. Je me souviens des silences lors des spectacles annulés, interdits, sabotés, des silences lors de l’agression en Martinique, des attaques contre le peuple martiniquais accusé à son tour d’être potentiellement antisémite (Elizabeth Schelma, Alain Finkielkraut) sans que personne, parmi ces bonnes consciences ne se mobilise. Je me rappelle la rhétorique utilisée pour faire rendre gorge à l’artiste et ses soutiens, rhétorique allant jusqu’à contester la possibilité pour les français de rendre hommage une fois par an aux esclaves des Antilles et d’ailleurs, et à ceux qui se sont battus pour que ce crime contre l’homme cesse.

Pour ajouter à l’infâmie, il y eut le livre (de commande ?) d’Anne-Sophie Mercier qui le comparait à Jacques Doriot, collabo des collabos pendant les années Pétain. Sûr qu’on va l’entendre nous dire : « je vous l’avais bien dit, Dieudonné va prendre la tête d’un vaste mouvement antisémite « arc-en-ciel » avec la caution de Le Pen ! Et les noirs le suivront dans cette folie ! ».

Toute la presse ou presque décidait de pousser l’artiste à la mort professionnelle voire à la folie ou au suicide. Tous y ont été de leur petit couplet sur l’antisémitisme de Dieudonné, son attirance pour les islamistes, son désir de rassembler les noirs de France en un mouvement anti-républicain et fasciste. Que n’a-ton inventé sur lui ! Le Point, L’Express, le Figaro, France 2, France 3, Le Nouvel Obs, Libération, Le Parisien, Marianne, Le Monde, La Tribune, RTL, Europe 1, LCI, I-télévision avec leurs grandes pointures : Elkabach, E. Lévy, BHL, Zemmour, Joffrin, Askolovitch, Delemire, Mercier, Bénamou, Finkielkraut, C. Weill-Reynal, P.Bruckner, Max Gallo, A-G Slama, L.Ferry et plein d’autres encore. Je crois qu’il n’existe pas de précédent à une telle campagne de presse contre un homme seul dans les 25 dernières années. Peut-être Christine Villemin...Même Bernard Tapie ou Michel Noir pourtant impliqués dans de vrais scandales n’avaient pas eu droit à pareil hystérie sur une si longue période.

Messieurs de la presse, pensez à la trace que vous laisserez dans l’histoire des idées et du journalisme en cette France du début du 21ème siècle. Avec ce que nous avons comme documents prouvant vos mensonges et votre forfaiture, vous risquez de vous ridiculiser et de ridiculiser la presse française pour bien longtemps.

Donc, ici, nous avons pris l’habitude de voir la façon dont on traîte Dieudonné dans les médias, comme un baromètre sur la réalité de la liberté et de l’indépendance de la presse, de son objectivité sans oublier l’autocensure et "l’ignorance intentionnelle" chez les journalistes. Ce dernier concept a été développé chez les spécialistes de la propagande...euh de la communication aux USA. Un fait qu’on tait, ne compte pas puisqu’il n’a de réalité que si on en parle.

Par contre, la puissance d’internet est telle qu’elle peut contribuer à rétablir la vérité, au moins s’en approcher. Chaque internaute devient ainsi, à la manière de Diderot, un sceptique critique à même de dévoiler les ficelles les plus grosses de la désinformation. Le siècle des lumières ne fut-il pas, entre autre, celui où des scientifiques, des poêtes et des philosophes ont révélé les mensonges et la désinformation des autorités religieuses et politiques en matière de science, de morale, de liberté de conscience ?

Certains ont dû se dire que Dieudonné allait soutenir Le Pen, ou au moins chercher à le dédiaboliser en minimisant certaines de ses positions les plus dures. Allait-il parler de lobby juif ou de concurrence victimaire ?

Bernard Henri-Lévy a maintenant de quoi nous préparer une nouvelle théorie sur l’antisémitisme incarné par Dieudonné préfigurant la nouvelle barbarie qu’il semble appeler de ses vœux. Tout est plus simple quand les faits semblent vous donner raison. On vend plus de livres..Et si les faits ne sont pas ce qu’ils sont, on dira chez Ardisson ou Fogiel qu’ils auraient pu l’être..

Ah oui ! Souvenez-vous, BHL nous l’avait bien dit que Le Pen avait un fils caché, un bâtard noir en plus de ses trois filles blanches ! Pas étonnant qu’avec de telles déclarations montrant une grande capacité à savoir prendre du recul sur les faits, notre plus grand philosophe vivant ne soit étudié dans aucune université !

Quel pied de nez aux médias !

S’inviter à la fête du FN pour se faire une idée en bon citoyen qui se pose la question de l’avenir de son pays. Quoi de choquant ! Un raisonnement par l’absurde qui renvoie à leurs chères études nos "formatocrates" de la pensée, nos belles âmes du calcul euh...de la raison qui sont capables de vous dire que Redeker a plus droit à la liberté d’expression que Dieudonné parce que, Redeker est un prof de philo réac, certes, mais qu’il n’est pas antisémite, lui. Lire à ce propos ce qu’en ont dit Alexandre Adler et Elizabeth Badinter dans le Nouvel Obs.

Cela signifie que si vous n’êtes pas du sérail éditorial, politique ou médiatique, vous devez fermer votre gueule. C’est bien ça qui dérange finalement. Dieudonné appartient au peuple. Etre un pipole de salon mondain, de cocktail sponsorisé ou de dîner en ville façon Ardisson ne l’intéresse pas.

Ces jours-ci, les blogs sont remplis de réactions aux réactions des commentaires des journalistes : Dieudonné par ci, Dieudonné par là. Le blog de Guy Birembaum totalise 150 messages sur Dieudonné en 48 heures de quoi faire venir les annonceurs et se faire un peu d’argent, Dieudonné c’est une valeur sûre, ça rapporte.

C’est quoi la démocratie, t’as une démo ?

La démocratie française est en train d’évoluer vers une élitocratie fermée dont le discours est dominé par le politiquement correct qui empêche tout débat de fond. On décide de tout pour vous, tout ce que vous avez à faire c’est ne pas trop l’ouvrir et surtout votez...pour les mêmes ! Le politiquement correct consistait au départ à ne pas employer certains mots qui auraient pu laisser croire à des catégories de gens qu’ils étaient vus sous un regard négatif. Ainsi, au lieu de dire sourd, on préfère dire malentendant. On recommande l’emploi de termes précis sans connotation de jugement et qui ne font aucun doute sur leur sens.

En réalité, le « politiquement correct » sert de prétexte pour éloigner encore un peu plus le peuple de ses représentants et dignitaires. La langue de l’élite, ses concepts se doivent d’être traduits en langage accessible au peuple, c’est le rôle des éditorialistes et des philosophes bienveillants avec le pouvoir qui eux, savent combien les masses populaires sont capables des pires méfaits envers cette élite si on sait les y amener. Et qui donc pourrait les y amener ?

Des gens du peuple au fort charisme, des personnes issues de la société civile où elles exercent leur activité avec un talent reconnu, des leaders d’associations sincères dans leurs engagements qui ne se sont pas laissé entraîner dans le club très fermé des élites intellectuelles et refusent de figurer dans le who’s who et autres annuaires du pouvoir : des José Bové, des Mouloud Aounit, des Abbé Pierre, des Dieudonné, des Bertrand Tavernier, des Mathieu Kassovitz, des Robert Ménard, des Coluche..etc.

Au royaume des égos, tout le monde sera.. plus grand

Pas de chance, Dieudonné fait de la politique sans parti, sans finances, sans protecteur, sans milice ; il ne court pas après les mandats ou les légions d’honneur. Comme beaucoup, il s’intéresse à la politique qu’il aimerait voir évoluer aussi vite que la société : plus de diversité, plus de jeunesse, plus de sincérité, plus d’imagination, plus d’ouverture ; moins de pipolisation, moins de cumuls des mandats, moins de vieillards, moins d’hommes, moins de blancs, moins de « papa m’a dit ». N’est-il pas un citoyen exemplaire finalement ? Quel est son crime si ce n’est de ne pas vouloir mourir idiot ?

Les médias nous rabattent les oreilles avec les duels Sarko-Ségo ou Villepin-Sarko, ne parlent pas des petits candidats, encore moins des idées. Des journalistes, consultants et experts sont payés des fortunes pour cela. Ils font de la politique française une sorte de joute des courtisans au près d’une Marianne devenue la piêtre héroïne d’une télé-novela ou d’un soap opéra. Sarko a déclaré ceci puis a déclaré le contraire, Ségo lui a répondu qu’elle sait ce qui est bon pour la France, Sarko lui se voit tout simplement comme la France qui veut rompre avec... elle-même ! De quoi rendre schizophrène cette France qu’il prétendent tous aimer et nous avec. Alors, comme Dieudonné nous nous ferons notre idée par nous-mêmes et nous la diffuserons sur le net dans nos blogs et sur nos sites pour que chacun confronte ses arguments. C’est bien ça, en matière d’information politique, nous ne nous fierons qu’à nous-mêmes. Noam Chomsky a dit qu’avec la fin de la guerre froide, une nouvelle super-puissance allait émerger peu à peu face au monde occidental mené par les Etats-Unis : l’opinion publique mondialisée.

Dieudonné ira sonder pour nous, apprécier les idées de chaque parti qui se présente aux élections. Un test pour examiner le niveau de tolérance envers un citoyen honnête, jamais sanctionné pour action délictueuse, jamais condamné pour corruption ou quoi que ce soit d’autre, un homme qui place son honneur et sa liberté de conscience bien au-dessus des clichés jetés en pâture aux pauvres imbéciles de la France d’en bas qu’on nous croit devenus malgré un fort niveau d’éducation et l’internet. Eh oui, le peuple sait réfléchir et il vaut mieux s’en souvenir...

La vraie démocratie ne consiste-t-elle pas à faire tous les efforts pour favoriser des débats basés sur le respect et la réciprocité de tous les points de vue et, ce, à tous les niveaux de la société ?

www.lesogres.org/article.php3?id_article=2512

 

Par alert2neg - Publié dans : Médias
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Mercredi 18 octobre 2006 3 18 /10 /Oct /2006 00:42

 

par   Grégory Rzepski 

Dans le traitement médiatique de la campagne présidentielle, on observe, en général, une sur-représentation de deux personnalités omniprésentes : M. Sarkozy et Mme Royal [1]. Ce constat est le point de départ de l’article de Raphaëlle Bacqué parue en page 2 du Monde le 29 septembre sous le titre « La saturation médiatique ». Une « saturation » dont les médias seraient coresponsables ? Que nenni...

Analyste de la scène médiatique ?

La journaliste [
2] écrit ainsi en introduction : « C’est un ronron que l’on entend pratiquement tous les matins, au réveil. Un flot rythmé d’informations rapides où reviennent régulièrement les mêmes mots : “Sarkozy, Sarkozy, Royal, Villepin, Sarkozy, Sarkozy...” On sort, et c’est la même déferlante sur les affiches et les écrans : “ Sarkozy, Sarkozy, Royal, Villepin, Sarkozy, Sarkozy ... ” » Elle relève, par ailleurs, la mise en scène inhérente à cette occupation de l’espace médiatique quand elle note : « Que voit-on ? Une horde de caméras. Une forêt de micros. Puis un “ pack ” de gardes du corps. Et une petite brèche par laquelle se tendent des mains que l’on serre. De l’intérieur du cercle, après les trois couches caméras + micros + gros bras, que perçoit le héros/héroïne du jour du “ terrain ” ? Rien. »

Sur ces observations, comme sur « l’omniprésence de sondages sur tout et n’importe quoi. », rien à dire : l’évocation est éloquente... Mais partielle : du 28 août au 29 septembre 2006 (soit 28 éditions), Nicolas Sarkozy est apparu 20 fois à la une du Monde et Ségolène Royal 10 fois [3]. Même omission, quand la journaliste rappelle qu’« en 1995, Edouard Balladur (...) avait pâti d’apparaître comme le héraut des médias dominants » ou qu’« en 2005, lors du référendum sur le projet de Constitution européenne, bon nombre d’électeurs se sont mobilisés contre ce qu’ils ont interprété comme une campagne en faveur du oui des principales chaînes de télévision, des radios et des grands journaux  ». Raphaëlle Bacqué ne s’interroge pas sur l’implication de son quotidien dans ces précédentes « saturations ». Elle illustre sa thèse selon laquelle « depuis plus de dix ans, [le citoyen] vote presque systématiquement “ contre ” le candidat dont on lui rebat les oreilles. »

Quoi qu’il en soit, alors que l’on pouvait s’attendre à une analyse des raisons médiatiques de cette saturation, Raphaëlle Bacqué change brutalement de cap.

Conseillère en communication.

Eludant les motifs journalistiques de l’invasion de certaines personnalités dans les médias (et dans les colonnes du Monde), c’est, en effet, une toute autre question qu’elle soulève : « l’élection peut-elle être perdue du simple fait de ce qu’il faut bien appeler une saturation médiatique ? » Plutôt que de s’interroger sur la contribution des médias à la « saturation » qu’elle semble déplorer, elle se focalise sur les risques qu’elle fait courir aux candidats qui « saturent ».

Certes, elle constate, à sa façon, que la pluralité des titres ne fait pas le pluralisme des opinions : « l’explosion des chaînes privées a eu un effet paradoxal (...). Ce sont les mêmes sujets qui semblent aujourd’hui ressassés jusqu’à l’écœurement par des dizaines de canaux médiatiques supplémentaires ». Mais elle n’en tire aucune conséquence. Comme si elle entérinait ainsi le statu quo.

Raphaëlle Bacqué explique, par exemple, au sujet du président de l’UMP : « si l’on vous voit tous les jours, il faut tous les jours frapper les esprits afin d’être à nouveau remarqué. (...) On risque vite à ce jeu-là de susciter une forme d’anxiété dans l’opinion, forcée de suivre le rythme chaque jour plus rapide du maelström dans lequel chacun, à la fin, se trouve englouti. » Et d’ajouter : « la frénésie médiatique du ministre de l’intérieur (...) est pour beaucoup » dans cette omniprésence. « Pour beaucoup » ? Soit. Mais pour le reste ? Comme si la « frénésie » des médias (Le Monde inclus) n’était pas le relais consentant de la « frénésie » de Sarkozy.

Comme si les médias (en toute indépendance ?) ne pouvaient qu’abdiquer devant les stratégies d’occupation de l’espace médiatique par les politiques.

Résignation ou cynisme ? L’analyste des médias préfère le rôle d’experte en communication. Elle écrit ainsi de (à ?) Ségolène Royal : « Si elle est investie comme candidate du Parti socialiste à l’élection présidentielle, elle devra cependant, elle aussi, se défier de ce phénomène de saturation médiatique qui menace tous les favoris. Sa campagne sur le thème de la démocratie participative répond déjà à cette préoccupation. Mais, de plus en plus, lorsque la présidente de la région Poitou-Charentes se déplace, elle paraît, à son tour, engloutie dans une forêt de caméras. »

Dans la même logique, c’est exclusivement du point de vue de sa stratégie médiatique qu’elle analyse la démarche de François Bayrou, consistant à poser la question - somme toute normale dans une démocratie - des rapports entre grands groupes industriels, médias et partis politiques dominants : « [plusieurs candidats] cherchent (...) à apparaître comme des victimes du système médiatique, des exclus du pouvoir, des rejetés de l’élite. Jean-Marie Le Pen a bâti une grande partie de son succès sur ce thème, mais aussi François Bayrou, le président de l’UDF, qui présente l’avantage rassurant d’être, contrairement au président du Front national, un élu du système menant une campagne anti-système. » Que les prises de positions de Bayrou ne soient pas dénuées de toute dimension strictement tactique, c’est possible, voire probable. Mais peut-on les réduire à cela ? Ou pis, comme le fit Le Monde dans un autre article, se borner à dénoncer une variante de la théorie du complot [4] ?

On savait le « journal de référence » incapable de toute critique véritable des médias. On le savait aussi prêt à jouer, en fin stratège, le rôle de conseiller des Princes [5]. On sait désormais que le respect cynique du statu quo médiatique est inséparable de cet emploi.


[1] Le 30 septembre 2006, à la tribune des Etats généraux pour le pluralisme, Jean-François Téaldi (du SNJ-CGT) relevait qu’au 264ème jour de l’année 2006, Nicolas Sarkozy était apparu 266 fois dans les journaux télévisés de France 3.

[2] Contrairement à ce que nous avions écrit initialement, Raphaelle Bacqué n’est pas « responsable du service politique », « service qui n’existe du reste pas sous cette dénomination », nous précise Olivier Biffaud, secrétaire général de la rédaction du Monde et grand lecteur d’Acrimed. (Rectificatif du 10 octobre 2006)

[3] Dans les titres ou dans les dessins

[4] Lire « Le Monde réplique à François Bayrou : “Au-delà de la vieille thèse du “complot médiatique”” ».

[5] Lire, par exemple, « Le Monde, conseiller politique de Lionel Jospin ? ».

www.acrimed.org/article2456.html

Par alert2neg - Publié dans : Médias
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HISTOIRE D'EN RIRE !

"ça veut dire que finalement, pourront se marier des gens qui s'aiment, même s'ils sont de même sexe, ce qui n'était pas le cas jusqu'à présent. Ça va permettre plus d'épanouissement, plus de liberté, plus d'égalité dans la société. Il faut comprendre ça comme une avancée".

Najat Vallaud-Belkacem, ministre et porte-parole du gouvernement socialiste, défendant le mariage homosexuel dans un collège, oct 2012.

C'est l'histoire d'une dame âgée qui en traversant la chaussée fait une chute et se ramasse sur le derrière en plein milieu de la rue !
Sarkozy, qui la suivait par hasard, s'empresse de l'aider à se relever et à traverser la rue.Arrivés de l'autre côté de la rue, le petit Nicolas dit à la vieille dame : »- Ce fut un plaisir pour moi de vous aider. Est-ce que vous m’avez reconnu ? Je suis Nicolas Sarkozy, votre Ministre de l’Intérieur. J’espère que vous voterez pour moi aux prochaines élections.
La vieille dame lui réplique: "Vous savez, je suis tombée sur le cul, pas sur la tête !"

Lu sur la toile en 2006

"Sarkozy n'a qu'un handicap d'image : il est petit. Pour qu'une photo de lui soit bonne, il faut travailler baisser, essayer de le décrocher pour le grandir"

Raymond Depardon, Cinéaste et Photographe

"L'esclavage des Noirs a été inventé par les Noirs, en Afrique, c'est eux qui vendent les autres Noirs parce qu'ils n'ont aucune conscience de la fraternité Noire, ça n'existe pas ça ".

Eric Zemmour/ France O, 2006

 

"Beaucoup de ces Africains sont polygames.Dans un appartement, il y a trois ou quatre femmes et 25 enfants.Ils sont tellement bondés que ce ne sont plus des appartements, mais Dieu sait quoi ! On comprend pourquoi ces enfants courent dans les rues."

Hélène Carrere d'Encausse, membre de l'académie Française ( A propos des émeutes urbaines 2005)

 

 


 

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