Quantcast

Texte libre

  

Le "champion de la droite décomplexée" a perdu son pari fou de remporter un deuxième mandat.La France s'est difficilement débarrassée de Nicolas Sarkozy dont le bilan économique, 600 milliards de déficit !, vaut tous les discours de faillite. 

Au niveau de la diplomatie française, le mot bérézina n'est pas trop fort pour évoquer le quinquennat du chef de file de la droite néoconservatrice, notamment après les turpitudes atlantistes et l'assassinat sordide du Colonel Mouammar Kadhafi et ses conséquences désastreuses en Afrique. 

La droite a failli, elle est éjectée du pouvoir après plus de dix ans de règne arrogant et sans partage. On ne s'en plaindra pas, bien au contraire.L'alternance démocratique s'est produite, même si elle est arrivée par un homme que rien ne prédisposait à occuper la fonction suprême. L'ironie de la victoire du candidat socialiste aura voulu que seul un François ( Hollande) succède à un autre François ( Mitterrand), un peu comme si la force des esprits avait pris le pas sur la rationnalité. Par ailleurs, et c'est un savoureux clin d'oeil politico-sentimental, le retour de la gauche à l'Elysée, 20 ans plus tard,  ressemble à la revanche de l'ancienne candidate socialiste, Ségolène Royal, qui jubile, malgré elle, devant la victoire de François Hollande, son ancien compagnon et père de ses 4 enfants. Comme quoi, la vie est une sacrée farceuse !

Après l'ère du "Ensemble tout est possible", slogan plus qu'adapté à cette droite indigeste, voilà la France à l'heure du "changement c'est maintenant". Le président Hollande promet de redonner du sens à la parole politique. Chiche !

Comme disait un certain Charles Pasqua : "les paroles de campagne n'engagent que ceux qui y croient". Et les premiers pas de la présidence socialiste version Hollande, notamment avec les reniements sur la lutte contre l'Europe libérale des marchés prédateurs, l'argent roi et la spéculation folle, sans oublier l'ubuesque et criminel projet du " mariage pour tous", ne sont guère en phase avec les attentes réelles des français, en particulier du peuple de gauche. Rien de bien rassurrant, c'est le moins qu'on puisse dire. La France se lèvera t-elle avec une nouvelle gueule de bois en 2017, après celle déjà provoquée par la faillite économique, morale et éthique du sarkozysme ? On peut redouter le pire, à moins que François Hollande ne surprenne agréablement dans les mois à venir. Rien n'est moins sûr.  

En attendant l'impossible, profitez de cet espace de liberté sans concession.  Putain 5 ans !

  

 

A2N


statistiques

Présentation

  • : Alert 2 Neg
  • Alert 2 Neg
  • : Politique Economie AFRIQUE Europe Islam Politique
  • : Analyse sans langue de bois des actualités, faits de société, de la politique, des relations internationales et des combines géopolitiques par une Aset, qui pour les hommes de toutes les couleurs sont des reines, des femmes, des trésors. Îcones de beauté, d'intelligence, elles sont la base de l'islamisation de l'Europe, car sans elles la résurrection ne serait que factice.
  • Partager ce blog
  • Retour à la page d'accueil
  • Contact

Catégories

Recommander

Concours

Honneur & Respect

Mercredi 23 avril 2008 3 23 /04 /Avr /2008 11:32


Par Claudette Duhamel

Le colonialisme est ruse de l’histoire a écrit Aimé CESAIRE


A peine ce grand homme nous a-t-il quitté que ce colonialisme qu’il a tant honni tente une ultime ruse pour le récupérer : Grands seigneurs les hommes politiques français de tous bords proposent de le mettre dans leur grand Panthéon à côté de leurs grands hommes, car disent-ils Césaire était ... un grand français.

Et ces gouvernants et autres hommes et femmes politiques français sont persuadés que le peuple martiniquais devrait être fier d’une telle proposition.

Quelle outrecuidance ! Quel intolérable mépris pour la mémoire de Césaire, et pour le peuple martiniquais !

Car comment pouvons nous envisager, sans trahir notre Aimé, de remettre aux français sa dépouille, lui qui a toujours refusé leur légion d’honneur, leur Académie, leur prix de littérature et autres distinctions ?

Pensent ils vraiment que nous sommes à ce point sans intelligence et sans dignité que nous accepterions de profaner la dépouille d’un homme qu’ils ont tenté de marginaliser parce qu’il réclamait simplement un peu de respect pour son peuple ?

N’oublions pas que c’est parce qu’il prônait l’autonomie pour la nation martiniquaise qu’Aimé Césaire a été, durant plusieurs décennies, marginalisé par les gouvernants français, dans son propre pays et comme il l’a dit lui même interdit de radio et de télévision, relégué dans une sorte de ghetto..

N’oublions pas non plus que ce qui a fait la force de cet homme, qui lui a permis de résister durant des années, et d’ouvrir la voie pour la libération des esprits, c’est son amour pour son peuple qui a fort heureusement été payé en retour.

Car par delà le grand écrivain, le grand poète, l’homme politique que tout un chacun se plaît à décrire, il y a tout simplement un homme à qui il faut rendre hommage : un homme profondément généreux, altruiste et aimant son prochain.

Quand dans le courant des années 1950 des femmes et des hommes fuyant les campagnes de Martinique, dans un état de misère extrême, victimes par l’exode rural conséquence des choix économiques désastreux des usiniers békés, sont descendus vers Foyal, ils ont rencontré un homme : Aimé Césaire qui s’est véritablement mis à leur service.

Son extrême générosité lui a valu l’amour inconditionnel de ces miséreux qui lui a donné la force pendant sa traversée du désert, de résister à l’arbitraire colonial des gouvernants français, et au mépris de la pseudo bourgeoisie mulâtre foyalaise.

Son exclusion des médias n’a pas empêché au peuple de foyal de le reconduire régulièrement à la tête de la municipalité de Fort de France où il a oeuvré pendant 50 ans.

Les foyalais, étaient démesurément fiers de ce nègre, de son intelligence de son immense culture tout autant que de son altruisme, sa générosité et son humanisme.

C’est à l’avènement du gouvernement socialiste que certains médias ont timidement invité Césaire à s’exprimer.

Mais Césaire n’a finalement eu droit de cité dans nos médias que parce que son génie littéraire devenait de plus en plus incontestable et incontournable dans le monde.

Cela lui a valu le ralliement d’une partie de cette pseudo bourgeoisie et le respect affiché des gouvernants français et ce, d’autant qu’après des années de lutte souvent solitaire, sa revendication politique d’autonomie s’était émoussée voire diluée dans un moratoire qui devait démoraliser certains de ses partisans mais qui n’entama pas l’amour inconditionnel que lui vouait son peuple.

A l’heure de sa mort comme il fallait s’y attendre ce sont ses adversaires d’autrefois à qui la parole est donnée pour parler de son génie littéraire, de son apport à l’identité martiniquaise, du caractère universel de sa pensée etc.... etc....

Voilà que certains petits pseudo bourgeois le revendiquent même comme père spirituel.

Et Voilà que ceux qui l’avaient mis autrefois dans un ghetto veulent le mettre dans leur grand mausolée : le panthéon français.

Écoutons la volonté de Césaire qui nous invite à Cesser d’être le jouet sombre au carnaval des autres.

Je demande, à tous ceux qui comme moi sont issus de ce peuple de foyal qui a bénéficié de la générosité et de l’altruisme de cet homme, mais aussi à tous ceux à qui Césaire a restitué leur fierté et leur dignité de nègre ne pas laisser le pouvoir colonial nous déposséder du Nègre fondamental, père de la nation martiniquaise.

Césaire ne saurait reposer près d’hommes qui, tels Voltaire et Victor Hugo entre autres se sont fait en leur temps les chantres du racisme anti noir et du colonialisme.

Après tant de souffrances, tant de sacrifices au service de son peuple, Aimé CESAIRE doit rester près des siens en terre martiniquaise afin que tous nous puissions lui rendre hommage.

Exigeons qu’un monument soit élevé en son honneur, afin qu’il repose en paix dans sa terre natale et que tout martiniquais puisse chaque 17 avril honorer sa mémoire.

 

Publié dans : Honneur & Respect
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 21 avril 2008 1 21 /04 /Avr /2008 09:35
LA FRANCE REND HOMMAGE À AIMÉ CÉSAIRE ...
La France a rendu un hommage vibrant à "Papa Césaire", chantre de la NEGRITUDE et critique du colonialisme, lors d'obsèques nationales à Fort-de-France, en Martinique. L'hommage national tranchait avec l'absence en 2001 du président de l'époque, Jacques Chirac, et du chef du gouvernement, Lionel Jospin, aux obsèques à Dakar de Senghor, alors très mal vécue par Aimé Césaire, qui l'avait écrit dans une tribune incendiaire parue dans Le Monde. C'est dire si toutes les personnalités politiques présentes en Martinique tenaient à se faire pardonner.
Toutefois, il y a un homme politique dont la présence aux obsèques du REBELLE Aimé Césaire a été perçue comme une énième provocation.Il s'est illustré par ses propos orduriers à l'égard des "banlieues", a prononcé un discours raciste à Dakar, mène une politique réactionnaire digne de Vichy, laquelle se traduit par des rafles de "sans papiers", des gardes à vue de nourrissons en compagnie de leurs parents "indésirables", entreprend une politique de mensonges et tromperies pour ruiner le modèle républicain, et s'aligne sur la politique de Bush et ses amis va t-en guerre.
Photographe : Franck Fife AFP :: Nicolas Sarkozy devant la dépouille d'Aimé Césaire, à Fort-de-France, le 20 avril 2008.
Pour ne rien arranger, il se serait même rendu coupable d'un nouveau dérapage, une fois arrivé à la Martinique, déclarant: "Aimé Césaire fut l'honneur de la Martinique, de la France, et de tous ceux qui ont partagé ses combats, ses idées"..."c'est un sage qui nous a quittés"..."Tous les Français se sentent aujourd'hui martiniquais dans leur coeur". Quel culot !
On rappellera que cet homme, qui s'est mis en avant pendant l'hommage national rendu au poète sur sa terre natale, a eu des relations difficiles avec ce pourfendeur du colonialisme et du racisme, qui avait même refusé de le recevoir en 2005 en raison de la loi sur "le rôle positif de la colonisation". Avez vous reconnu l'imposteur ? Il est facilement reconnaissable sur les photos.Au cas où vous ne le reconnaitriez pas, c'est l'homme qui est au centre de la photo, premier cliché, prenant un air grave devant le cercueil de "Papa Césaire". L'avez vous reconnu ?

A2N
Publié dans : Honneur & Respect
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Dimanche 20 avril 2008 7 20 /04 /Avr /2008 10:10
Aimé Césaire avec Dieudonné


Par Frédéric WARINGUEZ

A l'heure où la disparition d'Aimé Césaire, à l'âge de 94 ans, suscite une réaction unanime de la classe politique française et à la veille des obsèques nationales du poète, à Fort-de-France, en présence du président de la République, Dieudonné rend, lui, hommage au "résistant". L'humoriste engagé s'indigne surtout de l'entreprise de récupération qui s'opère.


Dieudonné, quelle est votre réaction à la disparition d'Aimé Césaire?

C'est le choc. Evidemment. On s'y attendait un peu mais c'est toujours terrible de voir partir un résistant comme lui.

Comment réagissez vous au flot de réactions et d'hommages suscités par cette disparition?
Je suis ulcéré. J'éprouve de l'indignation face à la récupération politique qui s'exerce surtout de la part de Nicolas Sarkozy dont Aimé Césaire était un farouche adversaire. Césaire l'a combattu, lui et ses idées. J'espère, je souhaite que le peuple martiniquais boycottera la venue de Nicolas Sarkozy.

Nicolas Sarkozy rend hommage au nom de sa fonction de chef de l'Etat. La récupération dont vous parlez ne s'exerce-t-elle pas de tous bords?
La récupération la plus obscène, c'est celle faite par l'ennemi, le colonialiste. Celui que Césaire combattait. Nicolas Sarkozy met en place la politique la plus dure qui soit avec l'Afrique. Son ultralibéralisme, son américanisme qu'il ne masque même pas, c'est l'inverse du grand projet d'émancipation des pays du sud défendu par Césaire. Nicolas Sarkozy prône l'écrasement définitif du continent africain. Avec son cher ami Bolloré dont on connaît les activités destructrices en Afrique. Bolloré dont il dit qu'il en faudrait 60 millions comme lui en France. Si c'était le cas, le sort de l'Afrique serait réglé en un quart d'heure... Césaire s'est toujours battu contre les idées de Nicolas Sarkozy qu'il avait d'ailleurs refusé de recevoir. Finalement, il l'avait reçu. Peut-être assisterons-nous à une bonne surprise de la part du peuple martiniquais. La Martinique, c'est un volcan qui peut cracher de la lave. Il est possible qu'une grande résistance s'organise...

"Les charognards interviennent quand le corps est encore tiède"

Qu'entendez-vous par là?
Je crois qu'il pourrait y avoir une surprise face à cette obscénité mémorielle qui pourrait se retourner contre ceux qui l'instrumentalisent. Les charognards interviennent quand le corps est encore tiède. Les proches du disparus, dans la peine, n'ont alors pas la capacité de réagir tout de suite. Mais là, on sent un début de résistance. Voir aujourd'hui Césaire pleuré par les "béké", les descendants des esclavagistes, quelle ironie. Je ne les condamne pas eux mais quand la République se saisira-t-elle de cette réalité qui veut qu'en Martinique, aujourd'hui encore, 80% des terres appartiennent aux descendants des esclavagistes? C'est à la République de se réapproprier la Martinique. J'espère qu'il y aura un débat, qu'après le choc, les esprits se réveilleront. Il faut s'organiser pour porter le projet de Césaire, son combat et surtout évité qu'il soit récupéré. Pour avoir reçu sa chaleur, pour l'avoir embrassé une fois, je serai dans ce mouvement de résistance.

Que représentait Aimé Césaire pour vous? En quoi êtes-vous proche de son oeuvre?
Il y a une proximité d'abord par son théâtre, que j'admire. Et puis j'ai eu la chance de le rencontrer suite à mon agression par quatre militaires israéliens en Martinique*. Il avait alors exprimé son indignation. Il m'avait reçu, il m'avait serré dans ses bras et apporté son réconfort me disant que l'homme noir s'était fait suffisamment battre sur cette terre d'esclavage. Il avait eu des mots très forts. Il m'avait donné son soutien, sa chaleur. Aimé Césaire, c'était un frère en humanité, un frère nègre bien sûr. Quand je vois ce qui se passe aujourd'hui... Il nous a fait oublier la condition d'esclave qui est la notre. Il a porté haut la question nègre. Il aurait été juste que sa mort provoque un nouveau débat.

Qu'est-ce que signifie pour vous la négritude dont tout le monde parle en ce moment?
Césaire avait une faculté d'intelligence, une capacité littéraire hors-norme pour transposer ce concept de négritude, de l'Afrique à toute la condition humaine. Césaire était un universaliste. La définition de la négritude pour moi, c'est le sentiment d'être esclave d'un système. A ce titre-là, ceux qui se sentent esclaves du monde néo-libéral, du monde de haine et de colonisation peuvent se reconnaître dans la négritude et ce sans qu'il soit question de couleur de peau. Moi, la négritude au sens physiologique, je ne m'y reconnais pas, moi l'enfant métis.

Certains ont évoqué l'idée de voir Aimé Césaire entrer au Panthéon...
Il y a là-dedans une affaire de symbole... Mais, la grande fierté pour le peuple noir de France, c'est de savoir que Césaire sera enterré à sa place, là où il l'aurait voulu, sur son île, sur le sol imbibé de sang noir de la Martinique.


Source: Le JDD

Publié dans : Honneur & Respect
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 20 avril 2008 7 20 /04 /Avr /2008 10:00
 

Par Ernest PEPIN

Un phare s’est éteint ! Jamais homme, en Martinique et en Guadeloupe, ne suscita tant de controverses, de polémiques et de débats comme si son œuvre et son action avaient dérangé la fourmilière coloniale d’une manière irrévérencieuse et quasiment « sauvage ».

Il lui avait suffi d’un petit recueil pour mettre le feu aux poudres : Le Cahier d’un retour au pays natal.

Il lui avait suffi d’un mot pour brandir le drapeau de la résistance et de la dignité : négritude.

Et vinrent les coups de canons que furent le Discours sur le colonialisme, la Lettre à Maurice Thorez, sans oublier l’ouvrage monumental consacré à Toussaint Louverture.

Puis, se voulant pédagogue, il éclaira le ciel du théâtre de fusées salvatrices : La tragédie du Roi Christophe, Une saison au Congo, Une tempête. Autant de questionnements où l’histoire déclinait ses inquiétudes, ses enjeux et ses défis.

L’homme politique que toujours le peuple martiniquais plébiscita depuis 1946, avocat inconsolé de la départementalisation, fondateur du Parti Progressiste Martiniquais, député-maire, Président du Conseil Régional, connut les morsures aux jarrets d’une droite fétichiste, les salves contraires des jeunes indépendantistes et l’incompréhension d’une France sourde à ses revendications et plus soucieuse de le déchouquer que de l’entendre.

Ce qui avait fait sa grandeur aux yeux des générations anciennes devenait un fardeau voire même, pour certains, un péché.

Il aurait été le père suprême de l’assimilation, le responsable de toutes les dérives décriées, le coupable d’une dépendance honteusement couverte d’allocations et de subventions.

Il fit front en plaidant que la départementalisation de 1946 était une demande émanant de la gauche, que le contexte de la guerre et de l’après-guerre imposait ce choix, que cela correspondait aux aspirations profondes du peuple. Et peut-être, secrètement, il pensait aux débâcles des indépendances africaines et aux convulsions sanguinaires de la dictature « noiriste » de François Duvalier. On peut penser qu’il guettait un vent de révolte collective, une vraie poussée populaire, un balan de l’histoire qui ne vint jamais. Le radicalisme des écrits se muait, à l’Assemblée nationale en exigence de justice sociale, en « postulation irritée de la fraternité », en tisons d’un humanisme vrai.

Plus qu’un guerrier c’était un avocat !

Et nul ne peut nier que ses plaidoiries furent de grandioses interpellations à une France qui se dévoyait dans la besogne coloniale. Nul ne peut contester que sa poésie, lave effervescente, tentait d’éradiquer, à la racine même, « l’omni-niant crachat » du colonialisme.

Cette ambigüité entre la pureté étincelante du dire et les compromis du faire en dérouta plus d’un. Ils trouvèrent que la statue littéraire manquait de ce socle qui fait les hommes d’état. En fait, ce qui manquait c’était la foi en la violence, les certitudes sectaires, cette passion barbare, ce sens enflé du moi qui font les beaux « libérateurs » du peuple.

Peut-être pensait-il que trop souvent le soleil des indépendances vire en volcan imprévisible d’une dépendance encore plus grande : celle de la misère et de la solitude.

Peut-être que tout simplement, accroché à de grands idéaux, croyait-il que la France pouvait accoucher d’une émancipation généreuse et solidaire.

Peut-être !

Toujours est-il que le monde caribéen, afro-américain, africain s’empara de ses mots pour signifier qu’on ne pouvait impunément minorer une partie de l’humanité et qu’il y avait place pour tous au rendez-vous de la fraternité.

Et plus l’homme politique s’usait, plus l’œuvre littéraire et militante agrandissait l’horizon, reformulait l’espérance, irriguait les cadastres minés par l’apartheid, le racisme, l’absence d’une utopie refondatrice. Tout cela au point qu’il devint de son vivant l’incarnation même de cette « blessure sacrée », de cet inconfort existentiel, de cette mémoire souffrante, de cette résistance ontologique où s’écrit le destin contrarié des damnés de la terre.

Et c’est ce qui nous reste ! Non pas des poèmes mais une pensée de nous-mêmes. Non pas de la poésie mais une pétition. Non pas des mots mais une expression de l’identité. Non pas une esthétique mais une vision.

Je n’ai jamais cherché Aimé Césaire dans le mirage de la négritude. Je l’ai trouvé de ce côté où l’homme proteste, parfois en vain, contre le calendrier des humiliations et des damnations de la condition humaine. Ces protestations l’ont érigé en conscience d’une « négraille inattendûment debout ».

Et pourtant c’est un poète ! Un poète comme il en surgit un par siècle !

Poète, parce que ses mots ont su plonger dans la cale des bateaux négriers, transformer les cris de souffrance en voix des peuples, concasser la langue jusqu’à en faire un semis de liberté, thésauriser nos rébellions, espérer une « remontée jamais vue ».

Mots d’une histoire singulière, tragique et toujours espérante.

Mots d’une géographie péléenne où viennent boire les mangroves, éclater les coraux, s’enflammer les balisiers.

Mots d’une existence plus tourmentée qu’on ne le croit, trempée dans une foi inébranlable en l’humanité souffrante.

Mots conjugués en flamme de beauté et portant la torche d’une vérité sans pourquoi.

Aimé Césaire, absolument poète, sincèrement poète, mondialement poète. A cette heure où l’ombre attise tes paupières, nous te pleurons ! Désormais, il nous appartient de regarder l’avenir en face  car nous savons que les plus grands bâtisseurs sont ceux qui  réveillent l’énergie des cendres à travers les décombres.

 

Publié dans : Honneur & Respect
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 19 avril 2008 6 19 /04 /Avr /2008 11:20


"Je n’accepte pas de recevoir le ministre de l’Intérieur pour deux raisons. Première raison : des raisons personnelles. Deuxième raison : parce que, auteur du ’Discours sur le colonialisme’, je reste fidèle à ma doctrine et anticolonialiste résolu", déclarait Aimé Césaire pour expliquer son refus de  recevoir  Nicolas  Sarkozy, ancien ministre de l'intérieur, lors d'un voyage prévu par ce dernier, puis annulé, aux Antilles en 2005, en signe de protestation contre la loi de février 2005 dont un article reconnaissait "le rôle positif de la colonisation".
Le père de la NEGRITUDE avait finalement reçu en mars 2006 celui qui était alors ministre de l'Intérieur, lui offrant son "Discours sur le colonialisme", tout en soutenant activement Ségolène Royal, candidate socialiste à la présidentielle, y compris en l’accompagnant lors d’un meeting malgré son grand âge.En guise d'hommage national rendu "au poète de l'universel", terme entendu en boucle dans les médias et les bouches des hommes politiques, la France officielle,celle des élites, se prépare à une parade carnavalesque à la Martinique. Et signe que le mauvais goût n'a plus de limites, l'on entend même parler d'une entrée au Panthéon du NEGRE MAJUSCULE.
N'ayons par peur des mots, il y a quelque chose de PORNOGRAPHIQUE, c'est le mot qui convient le mieux, dans toutes les gesticulations politiciennes visant à faire main basse sur la mémoire du rebelle éternel de la Basse pointe,commune natal,du chantre de la NEGRITUDE.S'il est permis de faire une entorse aux coutumes qui veulent que l'on fasse silence pour donner de la solennité à la Mort, et témoigner du respect à la famille, proches, amis et connaissances, c'est parce qu'il y aura un Nicolas Sarkozy en meneur de revue du bal des hypocrites.Quel foutage de gueule !
"Papa Césaire" appréciera, espiègle et malicieux qu'il est, que l'on dise haut et fort que tout Président de la République qu'il est, le chef de file de l'UMP n'est pas le bienvenue à la Martinique. Quel cynisme dans la récupération politique des obsèques d'un Homme qui s'est battu toute sa vie contre la férocité occidentale, lui assenant des vérités qui dérangeaient au point qu'en 1992, un François Bayrou décida de retirer ses écrits de l'enseignement scolaire. Etait-ce pour excès... d’anticolonialisme ? De qui se moque t-on ?
Aujourd'hui, n'en déplaise à tous ceux qui veulent oublier, histoire de communier autour de la mémoire de "Papa Césaire", nous le disons clairement: Nicolas Sarkozy n'a pas sa place aux obsèques à la Martinique, la présence d'un François Fillon aurait été plus acceptable. Voir le locataire de l'Elysée faire son cirque, le mot n'est pas fort, en se mettant en scène est révoltant. Cela pour quelques raisons évidentes. 
Premièrement, Nicolas Sarkozy et son parti ( UMP) ont théorisé de l'aspect positif de la colonisation française. C'est dire s'ils recommenceraient au cas où l'occasion le permettrait.Nous ne sommes pas ni dupes ni naïfs, le corpus idéologique ayant conduit à loi est avant tout raciste et racialiste. Cela explique en partie pourquoi le locataire de l'Elysée partage avec les néoconservateurs le projet de "civiliser" et de "répandre la démocratie" dans le monde, d'où l'alignement sur la politique de George W Bush. 
Deuxièmement, la présence du premier personnage de l'Etat français à la Martinique est particulièrement obscène puisqu'elle heurte la sensibilité légendaire d'Aimé Césaire face aux injustices et au racisme. Comment oublier la politique réactionnaire et négrophobe du gouvernement actuel ? Qui peut oublier que des Hommes, Femmes, Enfants sont traqués au quotidien au nom de la politique de "l'immigration choisie"? Qui peut oublier que la police nationale pousse à la mort des individus en raison de la couleur de leur peau ou de leurs origines ?
Troisièmement, on ne peut pas oublier que Nicolas Sarkozy est l'initiateur du ministère de "l'immigration et de l'identité nationale", comprenez par là un concept visant à "purifier" la France de ses ennemis......les  Noirs et Arabes. N'a t-on pas entendu parler de "Racailles", "Karcher" et autres noms d'oiseaux utilisés en direction des "banlieues" ? Qui peut oublier que l'ancien ministre de l'intérieur s'est approprié le programme de l'extrême droite dans sa conquête du pouvoir? N'est-ce pas en surfant sur les émeutes de Clichy/Bois et sur les morts des incendies dans les hôtels et habitations insalubres que Nicolas Sarkozy a conquis un électorat frileux et raciste, qui fantasmait sur une "invasion étrangère " de la France?
Quatrièmement, il n'a échappé à personne que le locataire de l'Elysée s'est manifesté par ses prises de position en faveur de personnalités controversées qui n'ont eu cesse d'inciter à la haine "Anti-Noirs". N'est-ce pas Nicolas Sarkozy qui soutenait les propos de Bernard Accoyer, actuel Président de l'Assemblée Nationale, de Gérard Larcher et d'Hélène Carrère d'Encausse, qui affirmaient que les émeutes dans les "banlieues" étaient la conséquence de "l'immigration" africaine et de la polygamie?
Cinquièmement, la présence d'un Nicolas Sarkozy aux obsèques d'Aimé Césaire est définitivement une provocation insupportable parce que l'on n'a pas oublié qu'il a ouvertement pris la défense du philosophe Alain Finkielkraut, qui s'était illustré par des propos incendiaires: Extraits de l’interview dans le journal HAARETZ datant du 18 Novembre 2005
" (…) on nous dit que l’équipe de France est adorée par tous parce qu’elle est " black, blanc, beur ", en fait aujourd’hui elle est " black, black, black ", ce qui fait ricaner toute l’Europe. Si on fait une telle remarque en France on va en prison (…)
(…) On n’y enseigne aujourd’hui que l’histoire coloniale comme une histoire uniquement négative. On n’enseigne plus que le projet colonial voulait aussi éduquer, apporter la civilisation aux sauvages.
( ...) si l’on met la shoah et l’esclavage sur le même plan alors on est obligé de mentir, car ce n’était pas une shoah. Et ce n’était pas un crime contre l’humanité parce que ce n’était pas seulement un crime. C’était quelque chose d’ambivalent.
(…) mon père a été déporté de France, ses parents ont été déportés et assassinés à Auschwitz, mon père est rentré d’Auschwitz en France. Ce pays mérite notre haine. Ce qu’il a fait à mes parents était beaucoup plus brutal que ce qu’il a fait aux africains. Qu’a-t-il fait aux africains ? Il n’a fait que du bien. ( …) Aujourd’hui la haine des noirs est encore plus forte que celles des arabes.
( …) s’ils ont une carte d’identité française, ils sont français et, s’ils n’en ont pas, ils ont le droit de s’en aller.
Qui ne se rappelle pas que l'ancien ministre de l'intérieur trouvait que ce même philosophe était "digne de représenter l'intelligence française", alors que ce dernier en rajoutait dans la surenchère raciste, déclarant à propos des Martiniquais :Extrait de l’émission " Qui Vive " diffusée, le 6 mars 2005, sur RCJ (Radio Communauté Juive)
" (…) Et en plus, Dieudonné évidemment, en a profité en Martinique mais peut-être n’aurait-il pas eu besoin de cela pour jouer deux soirs de suite à guichets fermés devant une foule surexcitée. Les victimes antillaises de l’esclavage qui vivent aujourd’hui de l’assistance de la Métropole, mais passons… "(…)
Enfin, tout plaide pour que Nicolas Sarkozy soit le plus mal accueilli à la Martinique,  d'autant plus que l'on n'oubliera pas de signaler qu'il a osé, certainement sous les conseils amicaux d'intellectuels communautaires, reprendre à son compte la théorie d'une "concurrence des mémoires", d'où sa dernière lubie de faire parrainer la mémoire des juifs déportés par les élèves de CM2. Et dans cette même logique, l'éducation nationale  prévoyait  de retirer l'enseignement de l'esclavage du programme en primaire. En clair, comme Nicolas Sarkozy s'oppose à la " concurrence des mémoires", il espère réduire au silence les revendications mémorielles et légitimes autour de la Traite Négrière Transatlantique. Ne disait-il pas pendant la dernière campagne présidentielle qu'il était opposé à la repentance permanente, sous entendu qu'il fallait vanter les aspects positifs de la colonisation dont "la France n'a pas à rougir". Comment peut-on laisser participer aux obsèques du père la NEGRITUDE un homme profondément cynique et négrophobe, qui justifie les crimes commis au nom d'une civilisation qui ont conduit à l'extermination de peuples, à l'extinction de cultures et au pillage de nombreux pays ? Sarkozy déwo ! ( Sarkozy dehors en créole)

A2N
Publié dans : Honneur & Respect
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Vendredi 18 avril 2008 5 18 /04 /Avr /2008 10:36


Le PATRIARCHE Aimé Césaire, 94 ans, retourne en GUINEE, et la France se prépare à l'honorer et à organiser des obsèques nationales pour LE père de la "NEGRITUDE", dont le combat contre la colonisation, le racisme, l'impérialisme a trouvé des échos en Afrique, aux Amériques, en Asie et chez tous les peuples opprimés. C'est dire si LE MONSIEUR qu'honore la classe politique, qui n'est plus à une hypocrisie près, exception faite à Ségolène Royal, n'est pas seulement un grand poète et alchimiste du verbe et de la pensée. Aimé Césaire ne saurait être réduit à ce seul art, il est avant tout un NEGRE FONDAMENTAL, tombé dans la politique par hasard, comme il l'affirmait, il détient un record de longévité politique, 56 ans comme maire de Fort De France.
Objet d'un véritable culte en Afrique et aux Antilles, notamment à la Martinique, "Papa Césaire", comme on l'appelle affectueusement partout, reste un  "éclaireur de notre temps", terme utilisé par le secrétaire général de la Francophonie, le Sénégalais Abdou Diouf. Il a démontré qu'un NEGRE DEBOUT, c'est à dire franc, direct et assumant son identité valait mieux que tous ceux qui se couchent, courent les cocktails et s'amusent devant les pitreries les enfermant dans des rôles de faire valoir. On rappellera que "Papa Césaire" est resté un résistant au point de refuser tous les honneurs, de l'académie, de la légion d'honneur, ...et prix Nobel. Il ne se couchait donc pas pour "un plat de lentilles". C'est loin d'être le cas pour certains qui parlent de la "NEGRITUDE". Ils se reconnaîtront probablement,n'est-ce pas ?

A2N
Publié dans : Honneur & Respect
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Vendredi 18 avril 2008 5 18 /04 /Avr /2008 09:20
Aimé Césaire en 2007.(Photo : AFP)
Le père de la négritude est retourné en Afrique. Le Nègre fondamental a tiré sa révérence à 94 ans. Son héritage culturel IMMENSE lui survivra au delà du monde Négro-Africain. Il y a quelques jours, "la petite martiniquaise" du PS, Ségolène Royal, comme il l'avait appelé lors de la visite de la candidate à la Martinique, lui écrivait et confiait tout l'espoir de le voir rester debout devant ses problème cardiaques."Tous et toutes, nous vous devons tant". "Sachez simplement combien, de tout mon coeur, je souhaite que vous vous rétablissiez pour continuer à éclairer notre chemin. Sachez que celle que vous avez honorée en la disant 'petite Martiniquaise' voudrait aujourd'hui vous transmettre à son tour un peu de la force que vous lui avez alors donnée"
Aimé Césaire est parti, comblé par les honneurs, par le combat pour la NEGRITUDE et par son oeuvre politique, il s'en est allé discrètement. La France, comme à son habitude, lui rendra un hommage posthume, oubliant qu'elle l'a ignoré de son vivant. Et même un Nicolas Sarkozy ira de son "couplet larmoyant", lui qui est l'instigateur de la loi du 23 février 2005 sur les bienfaits de la colonisation, et qui n'a pas hésité à insulter l'Afrique à Dakar, le 26 juillet 2007. Tout cela, on ne l'oubliera pas par la grâce des obsèques nationales en prévision. L'Afrique et tous ses descendants des Amériques n'oublieront pas ce BAOBAB de sagesse qui a tant oeuvré pour l'honneur et la dignité de leurs identités et celle d'un continent saigné par 4 siècles de barbarie et de déportation négrière transatlantique. Puisse le monde Négro-Africain rendre un hommage à la hauteur de ce grand serviteur qui retourne en GUINEE ? C'est même le service minimum à exiger. Le 10 mai 2008, 160 anniversaire de l'abolition de l'esclavage, sera une première étape dans le souvenir du patriarche de la NEGRITUDE. Aimé Césaire est, reste et demeure LA REFERENCE, c'est à dire un NEGRE FONDAMENTAL !

A2N

Ecoutez trois extraits de l'intervention de Jacques Martial lors de la cérémonie du 10 mai 2006 dans les jardins du Sénat. Extraits du Cahier d'un retour au pays natal d'Aimé Césaire (Ed. Présence Africaine - 1955)


Extrait 1

Extrait 2

Extrait 3

Publié dans : Honneur & Respect
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 12 avril 2008 6 12 /04 /Avr /2008 09:55
Photographe : Eric Feferberg AFP/Archives :: Le poète Aimé Césaire, le 26 janvier 2007 à Fort-de-France

Le monde entier, en particulier Négro-Africain, retient son souffle. Le père de la NEGRITUDE, le poète,écrivain, patriarche, homme politique, est sur le point de dire ADIEU. L'état de santé du poète martiniquais Aimé Césaire, 94 ans, hospitalisé depuis mercredi après-midi à Fort-de-France (Martinique), est "préoccupant", a indiqué vendredi le CHU de Fort-de-France.
"Monsieur Aimé Césaire a été admis admis au CHU de Fort-de-France pour des raisons de santé, notamment de nature cardiologique", a précisé l'hôpital dans un communiqué publié vendredi peu avant 13 heures locales (19HOO à Paris)."Son état s'est aggravé au cours de ces derniers jours et sa situation clinique est préoccupante", selon le communiqué. En clair, sauf un miracle pourrait prolonger la vie de MONSIEUR Césaire, qui aurait, selon son proche entourage, déclaré "être prêt" pour le "retour en Afrique", spirituellement s'entend.

QUI EST AIME CESAIRE ?

Chantre, avec le Sénégalais Léopold Sédar Senghor et le Guyanais Léon-Gontran Damas du célèbre concept de "négritude" - la conscience d'être noir - Aimé Césaire a consacré sa vie à la poésie et à la politique.C'est en 1939, dans son célèbre recueil "Cahier d'un retour au pays natal" qu'il fait une entrée fracassante en poésie, employant pour la première fois le terme de "négritude".
Senghor a assuré que c'était Césaire qui a inventé ce mot mais ce dernier préférait parler de "création collective". Infatigable promoteur de l'automonie, et non de l'indépendance, de la Martinique, Aimé Césaire a été de tous les combats contre le colonialisme et le racisme.

Maire de Fort-de-France de 1945 (il n'avait que 32 ans) à 2001, député de 1946 à 1993, président du Conseil régional de Martinique, il avait quitté la présidence du Parti progressiste martiniquais (PPM) en 2005. Entré en politique avec le soutien du Parti communiste, il le quittera en 1956. Un an plus tard, il est le rapporteur de la célèbre loi qui transforme en "départements" les vieilles colonies sucrières et bananières ultramarines (Martinique, Guadeloupe, Guyane et Réunion). Certains l'accusent alors de reniement car ce processus peut conduire à l'assimilation.
En 1957, il fonde le Parti progressiste martiniquais (PPM) qui revendique l'existence d'une communauté historique martiniquaise et veut jouer le jeu de la décentralisation. Il le présidera jusqu'en 2005.
Fidèle à sa doctrine, Aimé Césaire avait prévenu fin 2005, qu'il ne recevrait pas Nicolas Sarkozy, qui devait se rendre aux Antilles comme ministre de l'Intérieur. "Je ne saurais paraître me rallier à l'esprit et à la lettre de la loi du 23 février 2005", expliquait-il, en référence à l'article 4 "reconnaissant le rôle positif de la présence française outre mer". Il l'avait finalement reçu en mars 2006, lui offrant son célèbre
"Discours sur le colonialisme".

Conclusion : UN GRAND HOMME QUE LA FRANCE A SUPERBEMENT IGNORE. Est-ce un hasard ? NON ! C'est le père de la NEGRITUDE !

A2N

 

Publié dans : Honneur & Respect
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Vendredi 8 février 2008 5 08 /02 /Fév /2008 11:59
collectif des tchadiens de l’etranger :
 « Pour un Tchad véritablement indépendant et définitivement décolonisé »
 
« Appel à la mobilisation pour le Tchad ! » 


COMMUNIQUE
 
Des centaines de civils, des combattants de l’Alliance rebelle et des soldats de l’armée gouvernementale ont été arrachés à la vie ces derniers jours. Leur sang s’est répandu à cause de la barbarie des quelques assoiffés de pouvoir incapables de respecter la valeur d’une vie humaine et la dignité d’un peuple. Il est temps de se mobiliser par-delà les frontières et dire PLUS JAMAIS CA !
 
Plus jamais nous n’accepterons que le pouvoir soit conquis par la force ; Plus jamais nous n’admettrons qu’un régime, fut-il démocratique, confisque le pouvoir et l’exerce dans l’intérêt  d’un clan ou d’un réseau de type mafieux ; Plus jamais, nous n’accepterons que la France juge, au gré de ses intérêts, que tel ou tel régime est « légitime », se substituant à la volonté populaire du Tchad ; ou qu’un citoyen tchadien soit victime des balles en provenance de France, du Soudan ou d’ailleurs ; ou encore qu’on nous impose des résolutions de l’Union Africaine ou de l’ONU, lorsqu’elles sont initiées et dictées par des Etats qui sont parties prenantes aux conflits.
 
Le peuple tchadien est désormais convaincu que le dispositif militaire « Epervier » se maintient au Tchad que pour servir les intérêts occultes de la France officielle et de ses sous-fifres locaux. 
 
Jusqu’à quand la France qui n’a pas su anticiper la bataille prévisible de N’djamena, bataille très meurtrière qui a endeuillé de nombreuses familles tchadiennes, et qui a refusé d’oeuvrer  pour une démocratie effective au Tchad en favorisant un dialogue politique sans exclusive entre les partis politiques, les politico-militaires et la société civile, continuera à mépriser  LE PEUPLE TCHADIEN ?
 
Pour dénoncer cette montreuse et meurtrière machination qui n’a plus sa place au XXIéme siècle dans un monde libre et exiger la libération des opposants, ainsi que l’organisation rapide de négociations inclusives POUR LA PAIX AU TCHAD, nous convions TOUTE LA COMMUNAUTE TCHADIENNE DE L’ETRANGER à un RASSEMBLEMENT pacifique devant toutes les représentations diplomatiques de la France à l’étranger*
 
Tous les citoyens du monde épris de paix et de justice sont les bienvenus.

En France, le rassemblement aura lieu le samedi 09 février à partir de 14h, Place des Invalides dans le 7ème arrondissement (Métro Invalides)
Par alert2neg - Publié dans : Honneur & Respect
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Vendredi 1 février 2008 5 01 /02 /Fév /2008 02:17
Vous avez certainement, à moins d'avoir perdu la raison comme qui vous savez, constaté que le spot de Radio Nova n'est plus disponible sur Dailymotion, donc sur le billet dans lequel vous pouviez lire tout ce que pouvait inspirer une grossière mise en scène autour du sud esclavagiste des Etats-Unis. Que s'est-il passé pour que ce spot, réalisé par l'agence de publicité Young and Rubicam, disparaisse aussi subitement? La faute à ce blog ? Des menaces d'attentats contre les intérêts de Radio Nova et Young and Rubicam? Un début de Boycott de Radio Nova? La peur d'une publicité négative contre cette radio inventée par le regretté Jean François Bizot ? La réponse se trouve juste dans le communiqué ci-dessous. On ne peut que se réjouir de cette prompte décision, même si l'outrage mémoriel est fait. Des poursuites judiciaires sont-elles en cours? Comme on dit, une faute avouée est à moitié pardonnée. Alors.....????

A2N


http://www.fnacmusic.com/Images/playlist/medias/radio_nova.gif

Bonjour,

Depuis une semaine, Radio Nova diffuse sur son site Internet 8 films de sa nouvelle campagne.
Un de ces films, intitulé “Le Blues”, pose visiblement un grave problème à certains d’entre vous.

Dans ce film, le message de fin dit "Une chose est sûre, les Blancs sont à l'origine du blues".

Le Blues, c'est l’expression, par le chant, de la souffrance de tout un peuple.
C’est la souffrance créée par l’une des plus grandes barbaries de l’histoire de l’humanité: l’esclavage.
Les Blancs, esclavagistes, en sont responsables.

Et ainsi, ils sont à l'origine de cette souffrance et par là même du Blues.

Voilà ce que dit ce message.

Il avait pour but de rappeler que notre mission à Nova est d’expliquer les origines des musiques que vous aimez.
Et aussi de décrypter, sans complaisance et sans fausse pudeur, les réalités du monde qui nous entoure.

Mais aujourd'hui, le sens des mots est écrasé par le sentiment d'exclusion et les souffrances,
par la négation permanente que subissent un grand nombre de personnes dans leur chair et dans leur dignité.

Certains d’entre vous nous ont dit « on ne peut plus voir ces images », même pour la « bonne cause ».

Pour ne pas heurter nos amis et ne pas ajouter à ces souffrances, nous avons décidé de retirer ce film.

Avec nos excuses.

Et avec la volonté de poursuivre le nécessaire travail de mémoire,
nous qui luttons depuis toujours pour cela.


Bruno Delport
DG Nova


Source : Novaplanet
Par alert2neg - Publié dans : Honneur & Respect
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Calendrier

Mai 2013
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>

Texte libre

HISTOIRE D'EN RIRE !

"ça veut dire que finalement, pourront se marier des gens qui s'aiment, même s'ils sont de même sexe, ce qui n'était pas le cas jusqu'à présent. Ça va permettre plus d'épanouissement, plus de liberté, plus d'égalité dans la société. Il faut comprendre ça comme une avancée".

Najat Vallaud-Belkacem, ministre et porte-parole du gouvernement socialiste, défendant le mariage homosexuel dans un collège, oct 2012.

C'est l'histoire d'une dame âgée qui en traversant la chaussée fait une chute et se ramasse sur le derrière en plein milieu de la rue !
Sarkozy, qui la suivait par hasard, s'empresse de l'aider à se relever et à traverser la rue.Arrivés de l'autre côté de la rue, le petit Nicolas dit à la vieille dame : »- Ce fut un plaisir pour moi de vous aider. Est-ce que vous m’avez reconnu ? Je suis Nicolas Sarkozy, votre Ministre de l’Intérieur. J’espère que vous voterez pour moi aux prochaines élections.
La vieille dame lui réplique: "Vous savez, je suis tombée sur le cul, pas sur la tête !"

Lu sur la toile en 2006

"Sarkozy n'a qu'un handicap d'image : il est petit. Pour qu'une photo de lui soit bonne, il faut travailler baisser, essayer de le décrocher pour le grandir"

Raymond Depardon, Cinéaste et Photographe

"L'esclavage des Noirs a été inventé par les Noirs, en Afrique, c'est eux qui vendent les autres Noirs parce qu'ils n'ont aucune conscience de la fraternité Noire, ça n'existe pas ça ".

Eric Zemmour/ France O, 2006

 

"Beaucoup de ces Africains sont polygames.Dans un appartement, il y a trois ou quatre femmes et 25 enfants.Ils sont tellement bondés que ce ne sont plus des appartements, mais Dieu sait quoi ! On comprend pourquoi ces enfants courent dans les rues."

Hélène Carrere d'Encausse, membre de l'académie Française ( A propos des émeutes urbaines 2005)

 

 


 

Recherche

W3C

  • Flux RSS des articles
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés