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Le "champion de la droite décomplexée" a perdu son pari fou de remporter un deuxième mandat.La France s'est difficilement débarrassée de Nicolas Sarkozy dont le bilan économique, 600 milliards de déficit !, vaut tous les discours de faillite. 

Au niveau de la diplomatie française, le mot bérézina n'est pas trop fort pour évoquer le quinquennat du chef de file de la droite néoconservatrice, notamment après les turpitudes atlantistes et l'assassinat sordide du Colonel Mouammar Kadhafi et ses conséquences désastreuses en Afrique. 

La droite a failli, elle est éjectée du pouvoir après plus de dix ans de règne arrogant et sans partage. On ne s'en plaindra pas, bien au contraire.L'alternance démocratique s'est produite, même si elle est arrivée par un homme que rien ne prédisposait à occuper la fonction suprême. L'ironie de la victoire du candidat socialiste aura voulu que seul un François ( Hollande) succède à un autre François ( Mitterrand), un peu comme si la force des esprits avait pris le pas sur la rationnalité. Par ailleurs, et c'est un savoureux clin d'oeil politico-sentimental, le retour de la gauche à l'Elysée, 20 ans plus tard,  ressemble à la revanche de l'ancienne candidate socialiste, Ségolène Royal, qui jubile, malgré elle, devant la victoire de François Hollande, son ancien compagnon et père de ses 4 enfants. Comme quoi, la vie est une sacrée farceuse !

Après l'ère du "Ensemble tout est possible", slogan plus qu'adapté à cette droite indigeste, voilà la France à l'heure du "changement c'est maintenant". Le président Hollande promet de redonner du sens à la parole politique. Chiche !

Comme disait un certain Charles Pasqua : "les paroles de campagne n'engagent que ceux qui y croient". Et les premiers pas de la présidence socialiste version Hollande, notamment avec les reniements sur la lutte contre l'Europe libérale des marchés prédateurs, l'argent roi et la spéculation folle, sans oublier l'ubuesque et criminel projet du " mariage pour tous", ne sont guère en phase avec les attentes réelles des français, en particulier du peuple de gauche. Rien de bien rassurrant, c'est le moins qu'on puisse dire. La France se lèvera t-elle avec une nouvelle gueule de bois en 2017, après celle déjà provoquée par la faillite économique, morale et éthique du sarkozysme ? On peut redouter le pire, à moins que François Hollande ne surprenne agréablement dans les mois à venir. Rien n'est moins sûr.  

En attendant l'impossible, profitez de cet espace de liberté sans concession.  Putain 5 ans !

  

 

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Opinions

Mercredi 21 février 2007 3 21 /02 /Fév /2007 07:25
Par Gilbert Léonard
Monsieur Sarkozy, c'est celui qui prône la "préférence européenne".
C'est-à-dire celui qui fait écho à l'idéologie de la "préférence nationale" avec tout ce que cela a signifié et signifie pour les "français basanés".

Parler de "la menace de l'identité" quand on parle de l'immigration clandestine aux Antilles-Guyane-Réunion renvoie à cette même idéologie et participe à
l'exacerbation des tensions xénophobes.
  
Qui menace plus l'identité de ces régions que d'aucuns qualifient "d'outre-mer" ?
  
Sont-ce les habitants des PAYS VOISINS de quelques kilomètres et dont l'Histoire et la Culture nous sont naturellement connues, même si elles ne nous sont pas enseignées à l'école ?
  
Sont-ce les originaires de "la métropole" que la France déverse dans notre système éducatif, qui ne comprennent pas notre fonctionnement et qui considèrent que nous ne sommes pas"civilisés" si nous ne sommes pas "sympas"?
  
De plus, quand on prétend lutter contre toutes les formes de communautarismes en France, opposer "les Français d’origine étrangère, africaine et maghrébine" aux "Antillais" relève au mieux d'une incohérence, au pire d'une malhonnêté intellectuelle.
  
Parler de "menace de la stabilité" des Antilles-Guyane par l'immigration de nos voisins au moment où les dirigeants des pays de la Caraibe affirment que le Marché Commun de la Caraibe sera effective dès 2008 est un non sens économique.
 

A moins que ce ne soit une ultime tentative de nous empêcher de gérer directement les affaires et de tirer les profits.

Monsieur Sarkozy, c'est celui qui a qualifié "d'intellectuel qui fait honneur à la France" le soi-disant philosophe qui accuse les Martiniquais d'être des assistés de la France.

Monsieur Sarkozy, c'est celui qui dit "travailler plus pour gagner plus".

C'est-à-dire moins de temps pour nous occuper de NOS enfants détruits par la drogue.

C'est-à-dire moins de temps pour nous occuper de NOS enfants qui se suicident de plus en plus.

C'est-à-dire moins de temps pour nous occuper de NOS parents plus âgées.

Evidemment certains ont les moyens de payer -souvent d'exploiter- de plus pauvres pour s'occuper de leurs enfants.

Monsieur Sarkozy, c'est celui qui admire la politique du président des Etats-Unis, George Bush.
  
Nous savons quelle population est victime de l'industrie juteuse des prisons aux USA,
  
Nous savons quelle population est majoritairement envoyée à la mort dans les guerres injustes déclenchées par les USA.

Sarko, NON, Merci!

Par alert2neg - Publié dans : Opinions
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Mercredi 7 février 2007 3 07 /02 /Fév /2007 11:26
Vous êtes priez de faire circuler ce texte à l'ensemble des personnes de votre connaissance, que vous soyez d'accord ou non avec son contenu afin qu'il puisse être lu par un maximum d'individus.Vous pouvez également m'écrire à alikanshombai@hotmail.com afin de me faire part de vos commentaires et critiques bonnes comme mauvaises.

Par Alikan SHOMBAI

Il est navrant parfois, de constater avec quelle facilité certaines personnes se font l'écho de mots ou d'expressions utilisés par d'autres pour se qualifier eux-mêmes.
On ne sait comment, ce trait de caractère concerne principalement la population noire. Non pardonnez moi, les gens de couleurs.

Et sans même rentrer (pour l'heure) dans des considérations culturelles, religieuses et historiques (puisque comme chacun sait, ces fameux gens de couleurs aiment à connaître leur histoire surtout lorsqu'elle leur est raconté par d'autres), je vais juste m'attarder sur un petit détail aussi insignifiant que mon message : le terme par lequel nous nous désignons nous même.
Car aussi ridicule que soit le problème, il n'apparaît pas moins que d'utiliser un vocable pour se désigner répond à la question : Qui sommes nous ?
 
Non excusez moi. Vous vous êtes juste des êtres humains. Tous ceux qui viennent de formuler cette remarque dans leur subconscient peuvent arrêter là leur lecture. Je n'aime pas être lu par des imbéciles.
Pour les autres : permission de continuer.

A l'heure où une chanteuse crie « Je suis une femme de couleur » dans son album, à l'heure où les reportages ou émissions diffusées à la télévision et faisant mention de la communauté noire la désigne par le terme « les gens de couleurs », il faut s'interroger. ( voir paroles ci-dessous)

Le peuple noir est celui pour lequel on utilise en France, le plus de mots et d'expressions afin de le désigner. « Black, Negro, gens de couleurs. »
Il apparaît clair que la population française à un énorme problème avec le mot Noir. Un mot qui visiblement écorche sa bouche. (J'en profite au passage pour souligner que ce texte ne s'adresse pas qu'aux noirs, mais aussi à tous les autres.)

Je ne vais pas m'attarder sur le terme de « black » qui est malheureusement de plus en plus utilisé par les blancs et par les noirs eux-mêmes pour se désigner. Vu qu'il ne s'agit que de la traduction anglaise du mot « Noir », il relève de toute évidence que ce mot pose
un problème certain dans ce pays. Mais qu'il pose un problème aux non noirs est une chose. Qu'il en pose un aux noirs eux-même cela devient grave.
Ce terme de « Black » n'est pas dérangeant en soit (puisqu'il n'est
qu'une traduction. Nous appartenant bien au « BLACK PEOPLE »). Il est
dérangeant dans la mesure où il na été introduit en France que par la seule
volonté d'éviter le mot Noir à tout prix.
Si l'utilisation du mot « Noir » vous dérange de quelque manière que
ce soit, sachez, que c'est pourtant ce que nous sommes,. des NOIRS.
Nous ne sommes ni jaunes, ni gris, ni verts fluo, ni bleu ou que
sais-je encore. Non, nous appartenant à la population NOIRE.

Mais bien plus encore que « black », le terme le plus gênant est vous l'aurez compris, celui de « gens de couleur ».
 
Le problème avec ce qualificatif c'est qu'il ne renvoi à rien et est même des plus insultant.

Sachez qu'il est dangereux, de se faire l'écho d'un terme étranger (issu en l'espèce, d'une pseudo élite américaine blanche) qui n'a aucune justification (historique ou culturelle) pour désigner une communauté dans son ensemble.
En outre,  si vous jugez pouvoir, vous permettre d'utiliser de manière aussi scandaleuse, n'importe quel vocable, pour qualifier la communauté noire ; il faudrait désigner l'ensemble des autres communautés par les qualificatifs suivants :
Les « gens pâles » ou les « gens sans couleurs ».

Et j'irais même beaucoup plus loin.L'absence de qualificatifs équivalents (gens pâles ou gens sans couleurs) pour désigner les autres communautés ne peut sous-entendre qu'une chose :
Que nous (les noirs) soyons des « gens de couleur », par opposition à
des gens qui eux seraient « normaux ».
Il est essentiel, que les sans couleurs de France, et à fortiori les médias français, s'emploient à user d'un vocabulaire correct, et cessent de se réfugier derrière des subterfuges sémantiques pour éviter d'employer des mots qui semblent déranger, et pour se permettre d'insulter la communauté NOIRE. Car derrière ce terme, ce sont bien des insultes à peine voilées qui surgissent.

Permettez-moi à ce sujet, de vous citer un célèbre poème africain :
Homme blanc, Quand je suis né, j'étais noir,
Quand j'ai grandi, j'étais noir,
Quand je vais au soleil, je suis noir,
Quand je suis malade, je suis noir,
Quand je mourrais, je serai noir...

Tandis que toi homme blanc : Quand tu es né, tu étais rose,
Quand tu as grandi, tu étais blanc,
Quand tu vas au soleil, tu es rouge,
Quand tu as froid, tu es bleu,
Quand tu as peur, tu es vert,
Quand tu es malade, tu es jaune,
Quand tu mourras, tu seras gris...
Et après cela, c'est moi que tu oses appeler « Homme de couleur » ! »

Ainsi, chaque fois qu'un noir use comme un mouton de ces termes pour se qualifier, il s'insulte lui-même et insulte toute sa communauté.
Il est de notre devoir de forcer les autres peuples au respect.
Chaque fois qu'une personne usera de ces expressions, que ce soit en privé, en public, à la télévision ou ailleurs, nous devons la remettre à sa place.
Ce ne sont quand même pas ces gens qui vont choisir parmi la longue liste de qualificatifs, celui qui leur scié pour nous désigner.
Nous sommes NOIRS et rien d'autres.

Je conclurais enfin en disant pour ceux qui croient voir dans le terme Noir une qualification émanant de blancs venu apporter dans leur bagages la distinction entre les races ; je tiens à souligner, que bien avant que nos ancêtres n'aient rencontré le moindre blanc ; alors que nous
avions déjà bâti de grandes civilisations et que les blancs voyaient à peine le jour en Europe et étaient occupés à se cacher dans leur caverne ; notre peuple se désignait déjà comme NOIRS.
Ainsi, au temps de l'ancienne Egypte (qui peut être vue comme la sublimation de ce qu'à été pendant plusieurs siècle la civilisation Noire dans toute l'Afrique), les Egyptiens utilisait le terme Kem ou Kam pour se désigner. Se terme se traduisant en français par le mot Noir.
Ils sont même allé jusqu'à affirmer cette appartenance en une communauté dans le nom même qu'il attribuèrent à leur pays. En effet, ce pays appelé Egypte aujourd'hui, s'appelle en réalité Kemèt : Le Pays des Noirs.
Et le Créateur lui-même (AMON) était connu comme étant Noir. Et cela avant toute rencontre avec d'autres civilisations non Noires.

Notons enfin que : Le mot Kem (Noir) signifie également : complet, parfait, obligation, devoir
Le verbe Kem (être Noir) signifie également : mener à bien, s'élever à, accomplir, compléter.
Le verbe Sékèm (Noircir) signifie également : devenir adulte, sage, mûr.

Mes Fantaisies 


femme de couleur

 

Interprete : shy'm
Année : 2006

 
Refrain :
Vous parler de ma vie
Vous dire à vous d'ou je viens
Qui je suis
Je suis une femme de couleur

Je viens de là où le soleil brille
Ou le gens se parlent sans se connaître
Et vaincra même l'écho de la ville
Et les oiseaux chantent à la fenêtre
Le parfum de la liberté
L'enfant au visage métissé
Qui regarde son père
Pour voir comment faire
Des bons conseils
Qui feront de lui le grand frère
Le sable chaud qui réchauffe les coeurs
Tout simplement pour parler de bonheur
Ces mémoires qui redonnent le sourire
L'envie de vous chanter mes souvenirs

Refrain :
Vous parler de ma vie
Vous dire à vous d'où je viens
Qui je suis
Je suis une femme de couleur
J'ai mon île au fond du coeur
Faut en parler, en parler
Vous parler de ma vie
Vous dire à vous d'où je viens
Qui je suis
Je suis une femme de couleur
J'ai mon île au fond du coeur
Faut en parler, en parler

Je viens de là où le soleil brille
Où les gens se parlent avec le coeur
Le vent des îles à fait de ma vie
Un océan de couleurs
Cultiver la différence
S'éloigner de l'intolérence
Affronter mes peurs en pensant
Aucun à la douceur en chantant
Le sable chaud qui réchauffe les coeurs
Tout simplement pour parler de bonheur
Ces mémoires qui redonnent le sourire
L'envie de vous chanter mes souvenirs

Refrain.

Garde au fond de ta mémoire
Qui tu es, d'où tu viens
J'ai gardé au fond de mon coeur
Ces images qui font du bien

Refrain.

Garde au fond de ta mémoire
Qui tu es, d'où tu viens
J'ai gardé au fond de mon coeur
Ces images qui font du bien

 

Par alert2neg - Publié dans : Opinions
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Vendredi 19 janvier 2007 5 19 /01 /Jan /2007 15:09

  

Par claude Ribbe

Le 14 novembre 2006, lors du conseil de l’agglomération de Montpellier qu’il préside, Georges Frêche, par ailleurs président socialiste de la Région Languedoc-Roussillon, et déjà connu pour avoir traité des harkis de « sous-hommes », déclarait " Bientôt, y'aura 11 noirs sur 11 en équipe de France. C'est une catastrophe pour le sport français…. Moi, ça me peine ! »
Ces propos racistes ignobles ont immédiatement amené de Collectif Dom à déposer une plainte contre Georges Frêche. Cette plainte est actuellement en cours. En soulignant qu’il avait trahi la République, j’ai appelé le parti socialiste à exclure Georges Frêche et l’intéressé à démissionner de tous ses mandats.
Le parti socialiste a effectivement saisi sa commission des conflits pour examiner l’exclusion du politicien négrophobe le 27 janvier, mais voici que l’intéressé, dans un courrier adressé mardi 16 janvier à François Hollande, a annoncé qu’il se « mettait en congé du parti socialiste » jusqu’à l’élection présidentielle pour « ne pas gêner la campagne de Ségolène Royal » dont il souhaite « ardemment» la victoire.
Mercredi 17 janvier, Ségolène Royal s’est félicitée de la décision de Georges Frêche « Ce qu’il a fait est bien, on peut en rester là » a-t-elle déclaré, précisant qu’elle n’était en désaccord qu’avec les «mots» de Georges Frêche. Qu’entend-elle par « on peut en rester là» ? Cela signifie-t-il que Ségolène Royal ne tient aucun compte de la plainte actuellement en cours ? Est-ce une invitation adressée à la commission des conflits du PS à ne pas exclure Georges Frêche de son parti le 27 janvier ? Est-ce l’indication que Georges Frêche pourrait, une fois son congé terminé, devenir ministre de Ségolène Royal, et à la limite – pourquoi pas ? – ministre de l’outre mer ou ministre des Sports ?

www.claude-ribbe.com/blog.htm

Par alert2neg - Publié dans : Opinions
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Lundi 15 janvier 2007 1 15 /01 /Jan /2007 16:12
Bobo du PAF, racisme-chic
Quand Passi le rappeur dérape. Quand son opus fustige les homos qui s’embrassent en plein Paris, les incorruptibles de la tendance dégainent et abattent le Capone homophobe d’une volée de bois rose. Dans les colonnes des Inrocks et de télédrame Passi devient : « le pathétique double S » (SS), le noir de l’ordre noir. Même sanction aujourd’hui pour Georges, plus très, Frêches et Pépé Sevran. Personne de censé n’écrasera une larme sur leurs calvaires médiatiques, certes, mais leurs propos relèvent plus du zinc de bistrot que de la correctionnelle. Le refus inconditionnel des tri-thérapies génériques est sans nul doute bien plus dramatiques pour le continent noir que les entrefilets du pape du kitsch sur les bambous africains. Sur ce sujet précis et dramatique, les médias (télévisés en particulier) n’ont pas brillé de leur conscience…
Passons rapidement sur les propos de Madame Royale lors d’une conférence sur la condition féminine. La marquise social-démocrate a en effet déclaré qu’il fallait lutter pour le droit des femmes : « voilées, violées, excisées ». Parallèle indigne entre un carré de tissu et une mutilation abjecte qui n’a absolument rien de coranique. Le voile peut être imposé comme il peut librement être accepté, voir réclamé. Nous avons tous vu des femmes de tous âges défiler pour ce droit. Qui pourrait concevoir une manifestation pour le choix de l’ablation du clitoris ou celui d’être le centre d’une tournante ? C’est pourtant cette seule formule malheureuse que notre télévision publique a choisi de répercuter à une heure de grande écoute… La morale est les choix éditoriaux sont une chose, la compétence en est une autre. Mais là aussi nos informations citoyennes ont tout d’un sévice public.
Alors que la petite dernière de la dynastie Drucker aborde dans le journal du soir de France 3 l'ignominieuse, que dis-je, l’infâme conférence iranienne sur le drame des juifs européens (doucement qualifié de "nauséabonde", sûrement un hommage "au bruit et à l'odeur" de notre délicat président de la république), la technique de France 3 envoie l'image du président Ahmadinejab prenant fraternellement dans ses bras un rabbin anti-sioniste. Et la Marie d'enchaîner en voix-off sur l'antisémitisme carnassier du président iranien... Ont-ils seulement pré visualisé le reportage que la régie diffusait ? Ou les journalistes de l'hexagone sont-ils de basiques pavloviens au point d’avoir la gueule bavant d'antisémitisme à la seule vue d'un conciliabule de barbus ?
Le révolutionnaire-conservateur iranien est chez nous l’objet de toutes les crispations. Avant les fêtes, dans la dernière mouture du talk-show sauce Ardisson : « Salut les terriens », Guy Bedos persiflait qu’il n’était pas « son arabe préféré ». Et l’ancien royco pas mao Ardisson de lui rappeler aimablement que les iraniens sont peut être musulmans mais n’appartiennent pas au monde arabe. C’est ce genre de petites humiliations qui grattent le vernis bourgeois et met à nu le fond de l’âme… Le fond du caractère de la grande bouche Bedos a tout de la marre d’eau sale, puisque sa seule réponse a été : « enfin c’est quand même tous des bougnoules ! ». Minable ? Evidemment, autant que les propos de Frêches, autant que les extraits du livre de Sevran. Pourtant cette misérable réplique n’a provoqué aucune secousse médiatique. Ce qui finit de nous convaincre qu’il y a un racisme acceptable. Lorsque vous n’avez pas la caution occidentale : tout est permis.
Canal + cultive décidemment l’approximation et l’amalgame. Dans un sketch des « Guignols de l’info », les représentants des principaux monothéismes discutent du marché de la foi sous l’arbitrage de la « World Company ». Les musulmans reprochent aux juifs de ne pas ouvrir leur marché, et les patrons-rabbins de rétorquer qu’eux aussi pratiquent le monopole en Iran… Or il y a en Iran une communauté juive millénaire, tellement « assimilée » qu’ils pénètrent dans leurs synagogues comme les musulmans à la mosquée, pieds nus.
La France avait déjà le privilège d’avoir la droite la plus bête du monde, mais visiblement la télévision la talonne…
Thomas Demada
Par alert2neg - Publié dans : Opinions
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Mardi 9 janvier 2007 2 09 /01 /Jan /2007 13:41

Depuis samedi dernier, elle est en marche, elle va accelérer, à son habitude, elle polluera, elle indisposera, elle ôtera quelques vies au passage sans soulever ni sanctions ni compassion, seul compte son intérêt. Le rallye Dakar est en route pour un n-ième lot de désolation et mépris envers les populations des contrées qu'il traverse. Plus grave sont les raisons que certains avancent pour expliquer les morts causées par ce rallye. Sur Europe 1, pour Damien Gourlet l'insécurité (fléau de l'Afrique) et Monique l'indiscipline des Noirs en sont les causes.

Monique, cette intervenante en est formelle et nous en fait la preuve. Nous aimerions donc qu'elle s'exprime davantage.Dans l’interview qu’elle a accordée à Europe 1 (qui soutiendrait ? cette course, à bien écouter Pierre Marie le journaliste et Damien Gourlet lui aussi journaliste sur Europe 1), Claire AYMES, porte parole du CAVAD, en posant avec les termes justes et précis, son combat contre ce Rallye là et non les rallyes,comme insidieusement voulait lui faire dire le journaliste interviewer, permet à ceux qui en avaient encore le doute, de voir que le rallye Dakar est l’expression moderne des stéréotypes dénigrants et mortifères, les mêmes qui naguère justifiaient la mise en esclavage, la colonisation, l’extermination des populations dites Noires, par les Occidentaux. Le scénario serait-il entrain de recommencer, rien ne permet d’exclure cette hypothèse, et la montée de la Négrophobie galopante et publiquement acceptée (car jamais punie) sont tant d’éléments qui appuient cette vision.

La participation active du service publique (France Télévisions) dans cette course qui porte en elle la volonté manifeste de tuer, ne laisse aucun doute sur les saveurs colonisatrices qui s'exportent par le biais de cette caravanne depuis maintenant 29 éditions. Hier encore, "La civilisation " était l'argument des marchands de la désolation euh civilisation, pour aller piller et décimer les peuples en afrique, aujourd'hui, "l'humanitaire" est le nouvel argument qui accompagne le projet meurtrier du bourreau.

Damien GOURLET, journaliste à Europe 1 et manifestement porte-parole de ce rallye qui tue impunément, et surtout Monique, cette française qui a vécu plus de 40 ans en Afrique (Maroc),  qui a été au Dakar une et une seule fois, experte des questions africaines sûrement, comme le sont tous les occidentaux qui foulent le sol Africain, nous apprennent que les marocains, les africains n’ayant rien pour se divertir, voient en ce rallye une panacée contre l'ennui et que la demande serait en hausse. (1)Décidemment ces Africains nous surprendront toujours ! Ils voulaient se faire esclaves, colonisés et maintenant veulent se faire tuer par des voitures.

Damien Gourlet, expert du Dakar et en cynisme, nous rappelant que le problème de sécurité étant un fléau en Afrique, alors, pourquoi accabler les organisateurs de cette course, puisqu’ils ne font que suivre l’exemple de ce qui se fait sur place. Pour ce rompu du Dakar, et qui sait spécialiste lui aussi des questions africaines, le cynisme est un exercice qu'il maîtrise à merveille. Et cette façon d'argumenter, nous l'avons rencontrée maintes fois parmi ceux comme Damien, s'autorisent des choses en Afrique, qu'ils ne se permettraient pas dans son Pays la France.

Damien, nous rappelant d’ailleurs que les familles éplorées par les deuils à répétition, dus à la
présence de quelques individus sans vergogne ni humanité comme Luc Alphand et ses congénères, seraient elles mêmes demandeurs des joies qu'elles ne peuvent s'offrir qu'en acceptant de laisser mourir les leurs.

La palme revient à Monique (cette auditrice) dont l’oligophrénie, la débilité sont aussi avancées que sa pseudo connaissance de l’Afrique, qui nous rappelle un bon vieux cliché récurrents chez les tenants de la colonisation à savoir : L’indiscipline des populations noires, qui se font violenter par les coureurs du Dakar est la cause. Je me demande si cette débilité personifiée et aboyante n'est pas de la même famille que Lapouge, Gobineau, Voltaire ou Sevran. Monique, lorsque l’on porte des tares, visiblement bien enracinées pour ne pas dire congénitales, comme c’est votre cas, il est intelligent, s’il vous en vient quelques éclairs, de se garder de les étaler ; mais peut-on encore s’étonner des arguments de ce genre avec des gens comme vous ? Et les enfants (individus) tués en Europe par les rallyes, est-ce par leur discipline exarcerbée qu'ils meurent? Ce personnage nous raconte comment le Maroc est demandeur du Dakar car comme les Pays du sud, ils n'ont pas d'autres distractions que celles qu'apporte le Rallye.(2)

Donc il est plus qu'urgent de combattre cette campagne colonisatrice qui se glisse sous la peau "humanitaire" aujourd'hui, comme elle s'était glissée hier sous les habits de la civilisation. A cet effet s'impose à moi la très belle citation de Réné Maran qui disait ceci dans Batouala: "Civilisation, civilisation, orgueil des Européens, et leur charnier d’innocents, Rabindranath Tagore, le poète hindou, un jour, à Tokyo, a dit ce que tu étais ! Tu bâtis ton royaume sur des cadavres. Quoi que tu veuilles, quoi que tu fasses, tu te meus dans le mensonge. À ta vue, les larmes de sourdre et la douleur de crier. Tu es la force qui prime le droit.Tu n’es pas un flambeau, mais un incendie. Tout ce à quoi tu touches, tu le consumes."

Interview de Claire Aymes du CAVAD sur Europe 1 et les intervenants.

1- Arguments contre les fariboles de nos deux defenseurs du dakar.

Les dixième et onzième étapes du rallye "Dakar" entre la Mauritanie et le Mali ont été annulées à la suite des recommandations du ministère français des Affaires étrangères, très défavorables à leur maintien, ont annoncé les organisateurs samedi 23/12/2007 dans un communiqué. Ces deux étapes, Néma  - Tombouctou (passe de Nega ) et Tombouctou - Néma, étaient prévues les 16 et 17 janvier 2007, et devaient traverser une zone à risques entre l'est de la Mauritanie et le nord du Mali. La 10e étape sera remplacée par une étape en boucle Néma-Néma, comprenant un secteur chronométré de 376 kilomètres, le 16 janvier. (OUALATA ) Attention  au Pays des SARAKOLLE ça va coller. Le 17 janvier, les concurrents profiteront d'une demi-journée de repos, puis prendront la route pour une liaison d'environ 280 km vers Ayoun-el-Atrous Mauritanie),Kobenni, Gogui, village frontière où sera donné le départ des 150 immigrés rejetés par les autorités Européennes en direction de l'étape du 18 janvier en remplacement de Néma, en direction de Kayes, où devraient avoir lieu finalement les retrouvailles des immigrés et des concurents de l'épreuve avec le Mali à vélo ou à dos de chamelle sans mamelles. Les organisateurs du rallye affirment dans leur communiqué qu'ils "se sont engagés à suivre les recommandations du Ministère", et qu'ils "ont donc décidé d'annuler les deux étapes Néma-Tombouctou et Tombouctou-Néma". Le 13 novembre, les services secrets français avaient prévenu le gouvernement de menaces du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) sur le rallye-raid Dakar 2007 (ex-Paris-Dakar), suggérant une modification du tracé en Mauritanie et au Mali. Ils avaient confirmé qu'ils avaient suggéré la suppression de l'étape aller-retour entre Néma et Tombouctou dans la zone sahélienne où le GSPC circule. Le ministère français des Affaires étrangères avait reconnu le lendemain qu'une partie du parcours du rallye-raid Dakar 2007  était prévu dans des zones à la sécurité "incertaine". Le GSPC est le seul groupe islamiste armé algérien encore actif après le démantèlement par les services de sécurité du Groupe islamique armé (GIA).Selon les services secrets français, ce groupe compte 500 hommes armés, dont 400 en Algérie et une centaine se déplaçant dans la zone sahélienne entre la Mauritanie, le Mali et le Niger.

2- Arguments contre le DAKAR par les verts du Maroc

Nous les écomogistes et membres du Fmed préoccupés par les échanges commerciaux et technologiques inégaux à l'échelle mondiale et par le mal développement caractérisé par les dégradations globales (effets de Serre qui accentuent une crise écologique en Afrique dont les incidences sont la sécheresse , la désertification la déforestation la pollution des sols des eaux et de l 'air ; Nous exhortons les participants du rallye 2006 d' arrêter leurs bolides qui massacrent et écrasent comme des mouches des innocents et nous demandons à Etienne Lavigne de reconvertir son armada du Paris Dakar en caravane de Paix et de développement Les 2400 personnes qui polluent la terre et l 'air seraient les bienvenues sans leurs cylindrées dans les sites antiques et millénaires de notre région . Nous rappelons l'ensemble de l'opinion régionale et internationale les
termes de l'une de nos recommandations stipulant l'interdiction des rallyes adoptée lors du séminaire (auquel a participé le Docteuir Moncef Merzouki) tenu sous le thème : l équation Droits de l'homme et Paix et son incidence sur l'environnement et le développement organisé les 3-4-et 5 Octobre 1991 à Tunis par le Forum maghrébin pour l'environnement et le développement organisation dotée du statut consultatif auprès de l'ECOSOC des Nations Unies.

Haute Considération  (Les verts du Maroc)

www.100langue2bois.com

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Mercredi 3 janvier 2007 3 03 /01 /Jan /2007 19:03

Par Patrick Keridan

Ce matin, Saddam Hussein a été pendu haut et court. Il est monté courageusement sur sa potence, demandant à quelqu’un de remettre le Coran qu’il avait à la main à un membre de sa famille. La parodie de justice que fut son procès n’a pu cacher au monde que le juge-bourreau du tyran irakien n’était autre que le président des États-Unis, G.W. Bush qui n’avait pas hésité à déclarer en 2003, juste avant de lancer l’armée américaine dans l’une des guerres les plus désastreuses de son histoire: « il a essayé de tuer mon père, il faut bien que je m’occupe de lui ».

President George W. Bush speaks to U.S. troops and U.S. embassy personnel during an unannounced 5-hour trip to Baghdad, Iraq, Tuesday, June 13, 2006. "These are historic times," said the President. "The mission that you're accomplishing here in Iraq will go down in the history books as an incredibly important moment in the history of freedom and peace; an incredibly important moment of doing our duty to secure our homeland." White House photo by Eric Draper
Il fallait faire vite pour appliquer cette petite vengeance personnelle, car dès janvier les Démocrates, forts de leurs récents succès électoraux, ne manqueront pas de mettre des bâtons dans les roues du président. Des roues qui tournent de moins en moins bien pour lui et la petite équipe de néo-cons qui l’a accompagné dans la mésaventure irakienne. On a donc choisi le premier jour de l’Aïd el-Khebir, la fête du sacrifice, pour cette exécution au risque d’antagoniser un peu plus les musulmans, ce qui, dans l’optique de la « guerre des civilisations » chère à l’axe Washington - Tel Aviv - Londres, s’inscrit parfaitement dans l’objectif de diabolisation des cultures réfractaires à l’Occident. Au passage on se permet de faire la nique aux pacifistes, sincères ou hypocrites, pour qui la peine de mort n’a jamais bonne presse, et on espère diviser un peu plus Chiites et Sunnites pour démontrer la nécessité d’une présence perpétuelle du gendarme américain dans une région où ses exactions et son incompétence patente l’ont rendu de plus en plus indésirable.



Tout le monde est convaincu que ce geste ne servira à rien, à commencer par le locataire de la Maison Blanche qui reconnaît que la violence continuera même si, selon lui l’exécution est un « pas important vers la démocratie » (en vertu de quelle logique tarabiscotée ?). Pendant cette même matinée, six soldats états-uniens (et une soixantaine d’indigènes) étaient tués en Irak. Pendant le seul mois de décembre, cent sept boys ont été sacrifiés (près de trois mille depuis mars 2003) à la politique du « Grand Moyen-Orient » pacifié et démocratisé dont l’échec ne fait plus aucun doute. Aujourd’hui, la violence atteint des niveaux record, la guerre civile larvée s’impose un peu partout, non seulement en Irak, mais aussi au Liban et en Palestine. L’islamisme radical est en forte progression même dans les pays les moins hostiles aux puissances occidentales, comme en Égypte, en Turquie et dans les pays du Maghreb avec les prolongements que l’on sait dans les banlieues européennes à forte population immigrée où les terroristes potentiels rencontrent un terreau favorable. Jamais la solution du problème israélo-palestinien n’a été aussi éloignée avec le prolongement du rideau de fer et de béton entre les communautés, le maintien et l’expansion de la colonisation illégale dans les territoires occupés et la banalisation des agressions criminelles de l’armée israélienne contre les populations civiles de Gaza, de Cisjordanie et du Liban. L’Irak sera pour longtemps déchiré par des affrontements tribaux et religieux impensables à l’époque où le parti Baas et son chef laïque tenaient d'une poigne de fer cet assemblage hétéroclite de tribus et de sectes. Tout autour, les redoutables milices islamiques, armées jusqu’aux dents sortent renforcées du chaos issu de la gabegie politique états-unienne, de même que leurs parrains iranien et syrien avec lesquels, tôt ou tard, le gouvernement américain sera contraint de négocier, comme le recommande le rapport Baker.

La secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, a entamé mardi une tournée en Amérique du Sud qui la conduira successivement au Brésil, en Colombie, au Chili et au Salvador.(Photo : AFP)

Au milieu de ce voyage au bout de l’enfer dont on ne voit pas le bout et qui finira par coûter très cher à la « communauté internationale », et en particulier à l’Europe en termes financiers et géopolitiques, la pendaison de Saddam fait figure de non-événement spectaculaire, un peu comme le furent le jugement puis la mort de Slobodan Milosevic en regard du désastre infligé aux populations yougoslaves par l’intervention de l’OTAN. Dégâts qui ne peuvent que s'aggraver si l’Europe ne prend pas ses responsabilités en organisant le repli tactique qui s’impose, en proposant sa médiation active, non pas avec Israël et les États-Unis, ni contre eux, mais de façon autonome, face à eux et malgré eux s’il le faut, comme le réclament depuis si longtemps de nombreux peuples de la région laissés orphelins par l’éclipse de la politique arabe des Européens, et en particulier des puissances méditerranéennes.
Si la politique internationale consistait à pourchasser les tyrans et à instaurer partout des régimes démocratiques et pacifiques on pourrait se demander pourquoi nos saintes nitouche de démocraties ont fricoté aussi longtemps avec les Bokassa, Mobutu, Bongo, Hassan II, Sukarno et autres Pinochet… et pourquoi elles continuent de le faire avec leurs successeurs, en Afrique, au Moyen-Orient ou en Asie centrale lorsqu’ils sont dans le « bon camp » et que leurs ressources ou leur position géostratégique sont jugées trop importantes pour que l’on se permette des états d’âme humanitaires à leur sujet… Saddam lui-même fut naguère courtisé et armé par les Occidentaux qui ne s’embarrassaient pas de considérations morales sur les sévices qu’il infligeait alors à son propre peuple. Puis il est tombé en disgrâce, rétrogradé en gibier de potence…
On l’a condamné pour la mort de cent quarante huit villageois et on sait qu’il a fait beaucoup plus de victimes, présumées ou réelles, dont aucun procès ne tentera de rendre compte.

C’est bien dommage. Mais que dire des six cent cinquante cinq mille Irakiens morts directement, ou indirectement, suite à l’intervention américano-britannique en Mésopotamie (chiffres estimés réalistes par de respectables organisations internationales) ? Et que dire des cinq cent mille enfants morts de faim des suites de l’embargo international suscité par les États-Unis contre ce pays ? Et des tortures dans la sinistre geôle d’Abu Ghraïb ?

Saddam aurait sans doute mérité la condamnation à mort s’il existait une juridiction internationale impartiale capable de juger tous les chefs d’État pour leurs abus de pouvoir et leurs crimes. Mais nous sommes loin de cette utopie. Les vainqueurs ont toujours essayé de faire passer pour un acte de justice la liquidation sommaire du régime de leurs opposants. C’était le cas à Moscou lors des grands procès des années 1930, à Nuremberg et à Tokyo un peu plus tard, comme aujourd’hui à La Haie où officie le soi-disant Tribunal pénal international et à Bagdad où un tribunal politique à la solde des forces d’occupation applique une vengeance tribale. Il ne faut qu’un peu d’honnêteté et beaucoup de courage pour le reconnaître comme le font désormais, par centaines, des juristes et des géopolitologues de réputation internationale.

Si le mouton à cinq pattes d’une instance de justice internationale véritablement indépendante et souveraine, reconnue et appuyée par l’ensemble des États, naissait un jour, elle aurait dix fois plus de raisons de condamner à la pendaison un G.W. Bush pour les troubles criminels qu’il inflige quotidiennement à l’ordre public international et à la paix mondiale en abusant du pouvoir et des responsabilités qui lui ont été confiés, que le tout petit Saddam Hussein, tyranneau ordinaire tel que l’Occident en suscite et en abat à foison dans un Tiers-monde fabriqué et manipulé à sa guise.

President George W. Bush and Israeli Prime Minister Ehud Olmert stand together talking following their meeting with members of the media Monday, Nov. 13, 2006, in the Oval Office at the White House. White House photo by Eric Draper
Mais lui et ses semblables courent toujours, protégés par la seule loi qui prévaut jusqu’à nouvel ordre en politique internationale, celle du plus fort… Jusqu’à nouvel ordre, c’est-à-dire jusqu’à l’instauration d’un nouvel équilibre des forces mondiales qui permettra d’imposer de nouveaux rapports de force et, peut-être, de nouvelles normes de diplomatie et de justice internationale pour favoriser la paix.

www.geostrategie.com/cogit_content/analyses/SaddampenduBushcourttoujou.shtml



Saddam - Bush & Blair lies

Bush G8 saint petersbourg, vidéo gag !
Par alert2neg - Publié dans : Opinions
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Mardi 12 décembre 2006 2 12 /12 /Déc /2006 11:40

Il n’y a pas à dire on ne peut plus critiquer les dirigeants d’Israël pour ce qu’ils font subir au peuple palestinien. Prix Nobel ou pas ! Nous en parlions d’ailleurs sur le forum de l’article intitulé « Olmert désavoue le rapport Baker...fallait-il s’y attendre ? » Un lecteur disait : « Tu vas voir qu’ils vont nous faire le coup du "mais il n’a plus toute sa tête, il commence à se faire vieux, il est presque sénile Carter... coupons lui le respirateur artificiel et la pompe à flouze"....Pauvre homme. Ce lecteur avait tout compris.

par Mehr Licht

Tout cela parce que cet homme a osé décrire les abominables sévices, les oppressions et les persécutions que doivent subir tous les jours les Palestiniens dans les territoires occupés par l’État hébreu. Il dénonce aussi le rigide système de laissez-passer et la ségrégation stricte entre citoyens palestiniens et colons juifs en Cisjordanie...de plus il rajoute dans son livre, que ce qui se passe en Palestine est plus oppressant que quand les noirs vivant en Afrique du Sud au temps de l’apartheid, devaient subir la loi de la communauté blanche.

Jimmy Carter prix nobel de la paix et ancien président américain - 64.5 ko
Jimmy Carter prix nobel de la paix et ancien président américain
Carter a toutefois sans ambages affirmé "Le silence est quasi universel dès lors qu’il s’agit d’une possible critique des politiques que mène actuellement le gouvernement israélien", a-t-il observé devant la presse à Atlanta (Géorgie). Il ne devait pas s’attendre de passer à la moulinette de la part des groupes néo-sionistes. Il se défend tout de même en répondant à ces groupes « J’affirme pourtant que le terme d’apartheid se justifie par les barrières grillagées, les détecteurs électriques et les blocs de béton installés par Israël le long de la frontière avec la Cisjordanie ».

Et bien c’est fait ! La critique dont nous parlions vient de tomber. Et encore une fois par ceux qui défendent leur os comme des chiens enragés. Un juriste juif américain, Alain Dershowitz a qualifié le titre du livre de Jimmy Carter comme « indécent » et sur le site d’achat de livres en ligne « Amazon.com » nous pouvons y lire plusieurs commentaires qui qualifient M.Carter d’antisémite.

De plus, comme nous pouvions encore une fois nous y attendre, le Centre Simon Wiesenthal, l’un des principaux groupes au monde de défenses des intérêts Juifs, a lancé une pétition contre le père des accords de Camp David qui avait forgé la paix entre l’Égypte et Israël en 1978. « Jimmy Carter est devenu l’un des critiques les plus féroces d’Israël » affirme le Centre Simon Wiesenthal et ce centre poursuit sur sa lancée raciste, J .Carter, avec ce livre est devenu « un porte-parole virtuel de la cause palestinienne ». Et alors, il serait peut-être temps que des hommes ayant quelques écoutes, puissent enfin dire la vérité sur ce qui se passe au Proche-Orient.

Sarközy, prix de la tolérance 2003 du centre Wiesenthal
Nicolas Sarkozy, candidat à la présidentielle 2007 en France, recevant le prix Simon Wiesenthal pour sa lutte contre l'antisémitisme, 2003.

Mais cette attaque mensongère de la part du Centre Simon Wiesenthal ne s’arrête pas là, bien au contraire. Voyons comment il s’y emploie. La pétition dont nous parlions au début, est destinée « à rappeler respectueusement à M. Carter que la vrai raison pour laquelle il n’y a pas la paix au Proche-Orient est à cause du terrorisme et du fanatisme perpétuel des Palestiniens ». 16,000 signatures de fanatiques ont été paraît-il reçues.

Essayons de décortiquer cette dernière assertion du Centre Simon Wiesenthal. Tout d’abord avant de calomnier M. Carter, il s’adresse à lui très « respectueusement » Voilà bien la dialectique mielleuse des néo- sionistes. En sus, comment peut-on affirmer que seuls les palestiniens sont des terroristes empêchant la paix, alors que les vrais terroristes fanatiques dans cette région sont avant tout les dirigeant de l’état d’Israël, qui depuis 58 ans rodent une stratégie de grappillage et de pourrissement.

Cette tactique qu’Israël a jouée finement depuis sa création finit par porter ses fruits : Le peuple palestinien se meurt, spolié ouvertement à la face du monde, épilogue d’une farce qui dure comme je le disais, depuis plus d’un demi-siècle, que d’aucuns appellent "processus de paix au Moyen-Orient". Jamais expression n’aura été aussi cynique et naïve. Les Palestiniens n’ont pas droit à leur terre, pas le droit de se déplacer, de manger à leur faim, pas le droit de vivre dans leurs maisons, pas le droit de contester, pas le droit de résister. Ils n’ont que le droit de mourir, dans une indifférence qui devient générale.

Simon Wiesenthal, ancien chasseur de nazis - 12.3 ko
Simon Wiesenthal, ancien chasseur de nazis
Et le Centre Simon Wiesenthal voudrait nous faire croire le contraire de la réalité. Nous sommes habitués d’entendre ceux qui partagent les politiques des dirigeants d’Israël, de continuellement ramener une pseudo victimisation de l’État hébreux. Pour poser la cerise sur le gâteau, l’un des collaborateurs de Jimmy Carter, l’ancien directeur du Centre Carter, M. Kenneth Stein, a rompu publiquement toutes relations avec M. J. Carter, supputant que son livre est bourré d’erreurs. Ben voyons donc, tout le monde sait que Carter est incapable, tout comme nous, de voir ce qui se passe au Proche-Orient. Nous sommes tous des imbéciles...seuls les néo-sionistes ont raison et cela depuis des décennies.

Personnellement, je me suis procuré le livre de M. Carter « Palestine : Peace, not Apartheid » et je n’ai lu nulle part quelques phrases erronées ou mensongères. Je ne vois donc vraiment pas pourquoi l’inquisition néo-sioniste en fait un procès en sorcellerie ? Quoique je les comprenne ces pauvres...ils sont tellement attaqués de toutes parts par leurs frères Palestiniens et délaissés par l’administration Bush. Ils n’ont rien pour se défendre...et ils vont finir par nous faire pleurer.

On ne voit pas quel pouvoir, quel évènement, quel miracle même, permettrait aux Palestiniens de recouvrer leurs droits territoriaux, de permettre le retour des exilés de force, de devenir un état souverain, tant que des fanatiques comme ceux qui dirigent présentement l’État hébreu, et ceux qui les appuient dans la diaspora juive auront pleins pouvoirs, les Palestiniens auront peu de chance de vivre en paix en toute égalité avec un État qui ne prône que la colonisation sauvage.

http://lesogres.info/article.php3?id_article=2716


ISRAEL EN ACCUSATION !
Par alert2neg - Publié dans : Opinions
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Mardi 5 décembre 2006 2 05 /12 /Déc /2006 00:03

Le Chef d'Al Qaïda ayant pris la clé des champs au lendemain du 11 septembre 2001, le monde occidental ne s'est pas embarrassé de considérations dans sa guerre globale contre ce qu'il a nommé Islamisme ou fondamentalisme musulman. Il y en a un qui a particulièrement  apprécié combien la mise au pilori s'accompagne très souvent de mauvaise foi et délires intellectuels dès qu'il s'agit d'aborder la qustion de l'Islam. Oui, Tariq Ramadan, il faut le dire, a provoqué le rejet et les peurs irrationnels, au point de pousser des ennemis et adversaires traditionnels à conclure une paix des braves au nom de la lutte pour la défense d'un occident supposé sous la menace des fous d'Allah. Peu importe si le brillant intellectuel Arabe et Musulman ne correspondait pas aux critères définis par les idéologues du "choc des civilisations". Droite, gauche, toustes tendances confondues, ont vu en lui un personnage démoniaque, manipulateur,expert en communication et en double-langage. Un vrai péril ! Fondamentaliste déguisé en prédicateur cathodique , il se serait trahi par ses hésitations concernant la lapidation des femmes. Sarkozy le ministre des cultes n'a t-il pas formulé, lui-même, ce constat après un débat avec le nouvel ennemi public numéro 1, comme l'ont qualifié les incontournables penseurs Adler, Finkielkraut, BHL et autres partisans de la guerre contre l'Irak?  Plus grave, anti-sémite, il se serait révélé tel qu’en lui-même en regrettant le communautarisme de ses principaux accusateurs, ceux qu'il apelle toujours les  intellectuels sionistes . Enfin, manipulateur et hypocrite, il aurait démontré tout son talent diabolique en réussissant à devenir LA référence aux yeux de millions de musulmans dans le monde, en particulier en Europe. Le nom de Tariq Ramadan,  tout comme celui de l'Humoriste Dieudonné,  est devenu la meilleure invective pour affaiblir n'importe quel interlocuteur. N'a t-il pas été utilisé jusqu'à l'usure pour disqualifier toute velléité d’opposition à la loi interdisant le foulard à l’école? Faut-il encore rappeler combien les Ayatollah de la laïcité ne se gênaient pas pour dénoncer une connivence entre leurs adversaires et  Tariq Ramadan? Force est de constater l'échec de cette politique de diabolisation qui n'a aucunément nuit à la réputation flatteuse du coupable désigné à la vindicte populaire. Bien au contraire, l'absence d'une argumentation rigoureuse ,la régularité et le charisme deTariq Ramadan l'ont confirmé dans  son rôle d'homme de dialogue entre les cultures Arabo-musulmanes et l'occident Judéo-Chrétien. Telle est la signification de la récompense qu'il vient de recevoir, alors qu'il était considéré comme le diable en personne par le ministre de l'intérieur et sa compagnie d'intellectuels des plateaux TV.

Alert2neg

Tariq

Je ne m’attendais pas à gagner le prix de l’Européen de l’année (dans la catégorie des personnalités n’étant pas citoyens d’un pays de l’Union Européenne). Pour deux raisons principalement : d’abord, parce que les autres nominés de la catégories étaient prestigieux (Mahmoud Abbas, Kofi Annan, Bill Gates, Alan Greenspan et Orhan Pamuk) mais surtout à cause des controverses et parfois des pures calomnies qui ont entouré mon travail et mon engagement durant ces dernières années, et particulièrement en France (aux Etats-Unis, j’ai essentiellement des problèmes avec les néo-conservateurs dans et autour de l’administration Bush)…

Le comité établi par le magazine European Voice (www.ev50.com) n’a pas tenu compte de cette nébuleuse de rumeurs et semble s’en être tenu aux écrits, aux actions et aux faits. Ils ont décidé de m’attribuer ce prix, a-t-il été indiqué, pour saluer mon travail et mon engagement autour de la question de l’islam européen, de l’identité et de la citoyenneté européennes. Outre les remerciements d’usage à la suite de cette heureuse surprise, j’aimerais simplement dire et répéter ici combien cet engagement est et demeure essentiel pour pouvoir vivre ensemble de façon sereine et respectueuse tout en construisant ensemble notre avenir.

J’ai pu rappeler, lors de la soirée des remises de prix, mardi 28 novembre 2006, combien il était important de reconnaître que l’islam est une religion européenne, que nous avons des valeurs communes et que l’avenir se construira si nos prenons tous conscience de nos responsabilités partagées. Sortir de nos ghettos intellectuels, religieux et sociaux respectifs ; établir la confiance au niveau local, travailler sur l’éducation, ouvrir des espaces de débats critiques en évitant les provocations inutiles et la surémotivité qui finit par nous rendre sourds et polariser dangereusement les positions.

Après la crise des caricatures, les débats autour de la liberté d’expression, les déclarations du Pape – et à l’heure où celui-ci se rend à Istanbul - , il est urgent de prendre une distance critique et de poser les termes d’un débat profond et raisonnable. L’Europe a un rôle crucial à jouer en cette période clef de notre histoire… sur son sol autant qu’au niveau international. Nous avons les moyens d’éviter les « conflits de perceptions » et la construction d’identités exclusives, réactives et fermées, nous avons la responsabilité de ne pas tout mélanger et de ne pas nous tromper de diagnostique. La visibilité nouvelle des musulmans, la réalité de l’immigration continue et du terrorisme ont installé la peur parmi nous et nous finissons par tout confondre : tout reviendrait à un défaut « d’intégration » et à un « conflit de civilisation et de religion ».

Or, rien n’est moins vrai : nous avons à revisiter nos programmes d’enseignement pour les rendre plus inclusifs et établir une « histoire commune des mémoires », nous avons à travailler sur le sens de l’appartenance en encourageant les partenariats sur le terrain citoyen. Nous devons surtout reconnaître que l’intégration religieuse et culturelle est déjà acquise pour des millions d’Européens et qu’il faut encore et toujours se concentrer sur les vrais problèmes : l’intégration sociale, la lutte contre le racisme, les discriminations à l’emploi et à l’habitat. Il faut cesser d’islamiser les problèmes, de les essentialiser et il faut enfin demander aux politiciens de se réconcilier avec la politique.

Nous avons besoin, l’Europe a besoin, de politiciens courageux qui agissent contre les peurs et travaillent sur le long terme en affirmant la pluralité des identités des Européens, le pluralisme assumé de nos sociétés et surtout l’urgence de circonscrire les vrais problèmes sociaux plutôt que de se cacher, à l’approche des élections, derrière la peur des citoyens, leur besoin de sécurité et les explications simplistes et populistes sur la cause de nos crises identitaires et sociales.

Depuis plus de vingt ans, je travaille sur cette question avec de nombreux intellectuels et des femmes et des hommes de terrain. Ce discours est de plus en plus entendu et cette approche de plus en plus partagée comme le prouve la réception très positive qui a accompagné le Manifeste pour un nouveau « Nous » (http://www.tariqramadan.com/article.php3 ?id_article=738). Le prix qui m’a été décerné est un signe de plus qu’il faut continuer sans relâche loin des controverses mais en gardant cette même ligne qui exige le respect de soi et d’autrui, l’écoute et la critique, l’engagement et la patience. La route est longue et ce prix est un simple signe que quelque chose a été entendu et est acquis mais il indique également qu’il faut continuer et que rien ne sera facile. L’optimisme ici ne peut être synonyme de naïveté.

www.tariqramadan.com/article.php3?id_article=874


 TARIQ RAMADAN VS  LE PETIT SOLDAT DE BUSH 
Par alert2neg - Publié dans : Opinions
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Dimanche 5 novembre 2006 7 05 /11 /Nov /2006 15:18

Les envahisseurs...Olmert et Bush - 65.4 ko
 

 
Par Samir Amin

Le projet des Etats Unis, soutenu par leurs alliés subalternes européens (et israeliens pour la région concernée), est d’établir leur contrôle militaire sur l’ensemble de la planète . Le « Moyen Orient » a été choisi, dans cette perspective, comme région de « première frappe », pour quatre raisons : (i) elle recèle les ressources pétrolières les plus abondantes de la Planète et son contrôle direct par les forces armées des Etats Unis donnerait à Washington une position privilégiée plaçant leurs alliés - l’Europe et le Japon - et leurs rivaux éventuels (la Chine) dans une position inconfortable de dépendance pour leur approvisionnement énergétique ; (ii) elle est située au cœur de l’ancien monde et facilite l’exercice de la menace militaire permanente contre la Chine, l’Inde et la Russie ; (iii) la région traverse un moment d’affaiblissement et de confusion qui permet à l’agresseur de s’assurer d’une victoire facile, au moins dans l’immédiat ; (iv) les Etats Unis disposent dans la région d’un allié inconditionnel, Israel, qui dispose d’armes nucléaires.

Le déploiement de l’agression a placé les pays et nations situés sur la ligne de front (l’Afghanistan, l’Irak, la Palestine, le Liban, la Syrie, l’Iran) dans la situation particulière de pays détruits (les quatre premiers) ou menacé de l’être (la Syrie et l’Iran).

L’ agression contre le Liban

L’agression d’ Israel contre le peuple libanais, engagée le 11 juillet 2006, fait partie intégrante du plan de Washington pour la région. La capture de deux soldats israeliens sur le sol libanais et la demande légitime de leur échange contre les citoyens libanais kidnappés par les Israeliens , eux sur le territoire du Liban, n’ a servi que de mauvais prétexte. Le déploiement de ce projet avait été préparé par l’adoption d’un résolution de l’ONU exigeant le départ de l’armée syrienne du Liban et le « désarmement » de Hizbollah, suite à l’assassinat de Rafic el Hariri, sur lequel la lumière n’est pas faite. Les Etats Unis et l’ Europe répètent qu’ils exigent l’application intégrale de cette résolution, mais se gardent de rappeler que les moyens de faire appliquer la résolution 242 qui exigeait l’évacuation de la Palestine occupée depuis 1967 , n’ont jamais été mis en œuvre ! et oublient évidemment d’exiger la restitution du Golan à la Syrie ! Les ficelles sont grosses.

Le projet étatsunien vise exclusivement à placer l’ensemble de la région sous le contrôle militaire de Washington ( déguisé en exportation de la « démocratie » !) et à y faire régner un ordre néo libéral à son profit exclusif par le pillage du pétrole. Washington a également repris à son compte les fantasmes du sionisme : l’éclatement de la région en micro Etats basés sur l’ethnie ou la confession religieuse , l’exercice par Israel d’une sorte de « protectorat » sur ces Etats , dans le sillage de celui des Etats Unis.

La mise en œuvre du projet est avancée : la Palestine, l’Irak, l’Afghanistan sont occupés et détruits, la Syrie et l’Iran ouvertement menacés après le Liban. Mais la faillite du projet n’est pas moins visible : la résistance des peuples ne faiblit pas, le peuple libanais donne une leçon d’unité dans la défense de ses combattants , démentant par là même les attentes de Tel Aviv , de Washington , des Européens. La résistance libanaise donne, avec des moyens rudimentaires, du fil à retordre aux armées ennemis sur équipées grâce au pont aérien établi à partir de la base des Etats Unis de Diego Garcia ( d’où l’utilité de ces bases dans le projet mondial criminel de Washington). La résistance populaire armée du Sud Liban ayant démontré son efficacité , tous les efforts des Etats Unis et de l’ Europe visent désormais à imposer son désarmement, pour permettre à la prochaine agression d’ Israel d’obtenir une victoire facile. Il est nécessaire aujourd’hui plus que jamais de défendre le droit imprescriptible des peuples à préparer leur résistance armée face à l’agresseur impérialiste et à ses agents régionaux.

L’Afghanistan

L’Afghanistan a connu le meilleur moment de son histoire moderne à l’époque de la République dite « communiste ». Un régime de despotisme éclairé moderniste, ouvrant largement l’éducation aux enfants des deux sexes, adversaire de l’obscurantisme et de ce fait bénéficiant de soutiens décisifs à l’intérieur de la société. La « réforme agraire » qu’il avait entrepris était pour l’essentiel un ensemble de mesures destinées à réduire les pouvoirs tyranniques des chefs de tribus. Le soutien - au moins tacite - des majorités paysannes garantissait le succès probable de cette évolution bien amorcée. La propagande véhiculée tant par les médias occidentaux que ceux de l’Islam politique a présenté cette expérience comme celle d’un « totalitarisme communiste et athée » rejeté par le peuple afghan. En réalité le régime, comme celui d’Ataturk en son temps, était loin d’être « impopulaire ».

Le fait que ses promoteurs se soient autoqualifiés de communistes dans leurs deux fractions majeures (Khalq et Parcham) n’est en rien surprenant. Le modèle des progrès accomplis par les peuples voisins d’Asie centrale soviétique (en dépit de tout ce qu’on a pu raconter à ce sujet et en dépit des pratiques autocratiques du système), par comparaison avec les désastres sociaux permanents de la gestion impérialiste britannique dans les pays voisins (l’Inde et le Pakistan ), avait eu pour effet, ici comme dans beaucoup d’autres pays de la région, d’encourager les patriotes à prendre la mesure de l’obstacle que l’impérialisme constituait pour toute tentative de modernisation. L’invitation à l’intervention que certaines fractions ont adressé aux Soviétiques pour se débarrasser des autres a certainement pesé négativement et hypothéqué les possibilités du projet national-populiste-moderniste.

Les Etats Unis en particulier et leurs alliés de la triade en général ont toujours été les adversaires tenaces des modernisateurs afghans, communistes ou pas. Ce sont eux qui ont mobilisé les forces obscurantistes de l’Islam politique à la pakistanaise (les Talibans) et les seigneurs de la guerre (les chefs de tribus neutralisés avec succès par le régime dit « communiste »), les ont entraîné et armé. Même après le retrait soviétique la résistance dont le gouvernement de Najibullah démontrait la capacité l’eut probablement emporté sans l’offensive militaire pakistanaise venue soutenir les Talibans puis, accélérant le chaos, celle des forces reconstituées des seigneurs de la guerre.

L’Afghanistan a été dévasté par l’intervention des Etats Unis et de leurs alliés et agents, islamistes en particulier. L’Afghanistan ne peut pas se reconstruire sous la houlette de leur pouvoir, à peine déguisé par celui d’un pitre sans racines dans le pays, parachuté par la transnationale texane dont il était l’employé. La prétendue « démocratie » au nom de laquelle Washington, l’OTAN et l’ONU appelée à la rescousse prétendent justifier la poursuite de leur « présence » (en fait occupation), mensonge dès l’origine, est devenue une farce grossière.

Il n’y a qu’une solution au « problème » afghan : que toutes les forces étrangères quittent le pays et que toutes les puissances soient contraintes de s’abstenir de financer et d’armer leurs « alliés ». Aux bonnes consciences qui expriment leur crainte que le peuple afghan tolèrera alors la dictature des Talibans (ou des chefs de guerre) je répondrai que la présence étrangère a été jusqu’ici et reste le meilleur soutien à cette dictature ! Et que le peuple afghan s’était engagé dans une autre direction - porteuse potentiellement du meilleur possible - à l’époque où « l’Occident » était contraint de s’occuper moins de ses affaires. Au despotisme éclairé des « communistes » l’Occident civilisé a toujours préféré le despotisme obscurantiste, infiniment moins dangereux pour ses intérêts !

L’Irak

La diplomatie armée des Etats Unis s’était donné l’objectif de détruire littéralement l’Irak bien avant que le prétexte ne le lui en ait été donné par deux fois, à l’occasion de l’invasion du Koweït en 1990, puis après le 11 Septembre exploité à cette fin par Bush junior avec cynisme et mensonge à la Goebbels à la clé (« répéter un mensonge mille fois, il devient vérité »). La raison en est simple et n’a rien à voir avec le discours appelant à la « libération » du peuple irakien de la dictature sanglante (réelle) de Saddam Hussein. L’ Irak possède dans son sous sol une bonne part des meilleures ressources pétrolières de la planète ; mais de surcroît l’Irak était parvenu à former des cadres scientifiques et techniques capables, par leur masse critique, de soutenir un projet national consistant. Ce « danger » devait être éliminé par une « guerre préventive » que les Etats Unis se sont donnés le droit de faire quand et où ils le décident, sans le moindre respect pour le « droit » international.

Au delà de ce constat d’évidence banale, plusieurs séries de questions sérieuses restent à examiner : (i) pourquoi le plan de Washington a pu donner les apparences d’un succès fulgurant aussi aisément ? (ii) quelle situation nouvelle il a créé à laquelle la nation irakienne est confrontée aujourd’hui ? (iii) quelles réponses les différentes composantes du peuple irakien donnent à ce défi ? (iv) quelles solutions les forces démocratiques et progressistes irakiennes, arabes et internationales peuvent-elles promouvoir ?

La défaite de Saddam Hussein était prévisible. Face à un ennemi dont l’avantage principal réside dans la capacité d’exercice du génocide par bombardements aériens impunis (en attendant l’usage du nucléaire), les peuples n’ont qu’une seule réponse possible efficace : déployer leur résistance sur leur sol envahi , comme le peuple libanais l’a démontré. Or le régime de Saddam s’était employé à annihiler tous les moyens de défense à la portée de son peuple, par la destruction systématique de toute organisation, de tous les partis politiques (à commencer par le parti communiste) qui ont fait l’histoire de l’Irak moderne, y compris du Baas lui même qui avait été l’un des acteurs majeurs de cette histoire. Ce qui devrait surprendre dans ces conditions ce n’est pas que le « peuple irakien » ait laissé envahir son pays sans combat, ni même que certains comportements (comme sa participation apparente aux élections organisées par l’envahisseur ou l’explosion de luttes fratricides opposant Kurdes, Arabes sunnistes et Arabes chiites) semblent constituer des indices d’une défaite acceptée possible (celle sur laquelle Washington avait fondé ses calculs), mais au contraire que les résistances sur le terrain se renforcent chaque jour (en dépit de toutes les faiblesses graves dont ces résistances font preuve), qu’elles aient déjà rendu impossible la mise en place d’un régime de laquais capable d’assurer les apparences « d’ordre », en quelque sorte qu’elles aient déjà démontré l’échec du projet de Washington. La reconnaissance internationale de ce gouvernement fantoche par les Nations Unis domestiquées ne change rien à la réalité ; elle n’est ni légitime ni acceptable.

Une situation nouvelle est néanmoins créée par l’occupation militaire étrangère. La nation irakienne est réellement menacée, ne serait-ce que parce que le projet de Washington, incapable de maintenir son contrôle sur le pays (et piller ses ressources pétrolières, ce qui constitue son objectif numéro un) par l’intermédiaire d’un gouvernement d’apparence « national », ne peut être poursuivi qu’en cassant le pays. L’éclatement du pays en trois « Etats » au moins (Kurde, Arabe sunnite et Arabe chiite) a peut être été dès l’origine l’objectif de Washington aligné sur Israël (les archives le révèleront dans l’avenir). Toujours est-il qu’aujourd’hui la « guerre civile » est la carte que Washington joue pour légitimer le maintien de son occupation. Car l’occupation permanente était - et demeure - l’objectif : c’est le seul moyen pour Washington de garantir son contrôle du pétrole. On ne peut certainement donner aucun crédit aux « déclarations » d’intention de Washington, du style « nous quitterons le pays dès que l’ordre sera revenu ». On se souvient que les Britanniques n’ont jamais dit de leur occupation de l’Egypte, à partir de 1882, qu’elle était autre chose que « provisoire » (elle a duré jusqu’en 1956 !). Entre temps bien entendu, chaque jour, les Etats Unis détruisent un peu plus par tous les moyens, y compris les plus criminels, le pays, ses écoles, ses usines, ses capacités scientifiques.

Les réponses que le peuple irakien donne au défi ne paraissent pas - dans l’immédiat tout au moins - à la mesure de sa gravité extrême. C’est le moins qu’on puisse dire. Quelles en sont les raisons ? Les médias occidentaux dominants répètent à satiété que l’Irak est un pays « artificiel » et que la domination oppressive du régime « sunnite » de Saddam sur les Chiites et les Kurdes est à l’origine de la guerre civile inévitable (que seule la prolongation de l’occupation étrangère permettra peut être d’écarter). La « résistance » serait donc limitée à quelques noyaux islamistes pro Saddam du « triangle » sunnite. On ne peut que difficilement aligner autant de contre vérités.

Au lendemain de la première guerre mondiale la colonisation britannique a eu beaucoup de mal à vaincre la résistance du peuple irakien. En pleine consonance avec leur tradition impériale les Britanniques ont fabriqué pour soutenir leur pouvoir une monarchie importée et, une classe de propriétaires latifundiaires, comme ils ont donné une position privilégiée à l’Islam sunnite. Mais en dépit de leurs efforts systématiques les Britanniques ont échoué. Le Parti Communiste et le Parti baasiste ont constitué les forces politiques organisées principales qui ont précisément mis en déroute le pouvoir de la monarchie « sunnite » détestée par tous, peuple sunnite, chiite et kurde. La concurrence violente entre ces deux forces, qui a occupé le devant de la scène entre 1958 et 1963, s’est soldée par la victoire du Baas, saluée à l’époque par les puissances occidentales avec soulagement. Pourtant le projet communiste portait potentiellement en lui une évolution démocratique possible, celui du Baas pas du tout. Parti nationaliste pan arabe et unitaire en principe, admirateur du modèle prussien de construction de l’unité allemande, recrutant dans la petite bourgeoisie moderniste laïcisante, hostile aux expressions obscurantistes de la religion, le Baas au pouvoir a évolué, conformément à ce qui était parfaitement prévisible, en une dictature dont l’étatisme n’était qu’à moitié anti-impérialiste, dans ce sens que, selon les conjonctures et les circonstances, un compromis pouvait être accepté par les deux partenaires (le pouvoir baasiste en Irak, l’impérialisme américain dominant dans la région). Ce « deal » a encouragé les dérives mégalomaniaques du leader, qui a imaginé que Washington accepterait de faire de lui son principal allié dans la région. Le soutien de Washington à Bagdad (avec livraison d’armes chimiques à l’appui) dans la guerre absurde et criminelle conduite contre l’Iran de 1980 à 1989 semblait donner crédibilité au calcul. Saddam n’imaginait pas que Washington trichait, que la modernisation de l’Irak était inacceptable pour l’impérialisme et que la décision de détruire le pays était déjà prise. Tombé dans le piège tendu (le feu vert avait été donné à Saddam pour l’annexion du Koweït - en fait une province irakienne que les impérialistes britanniques avaient détaché pour en faire une de leurs colonies pétrolières) l’Irak a été soumis à dix ans de sanctions destinées à rendre le pays exangue, de manière à faciliter la glorieuse conquête du vide par l’armée des Etats Unis.

On peut accuser de tout les régimes successifs du Baas, y compris celui de la dernière phase de sa déchéance sous la « direction » de Saddam, sauf d’avoir attisé le conflit confessionnel entre Sunnites et Chiites. Qui donc est responsable des heurts sanglants qui opposent aujourd’hui les deux communautés ? On apprendra certainement un jour comment la CIA (et sans doute la Mossad) ont organisé beaucoup de ces massacres. Mais au delà il est vrai que le désert politique créé par le régime de Saddam et l’exemple qu’il donnait de méthodes opportunistes sans principes a « encouragé » des candidats au pouvoir de toutes natures à s’engager dans cette voie, souvent protégés par l’occupant, parfois peut être naïfs au point de croire qu’ils pourraient « se servir de lui ». Les candidats en question, qu’il s’agisse de chefs « religieux » (Chiites ou Sunnites), de prétendus « notabilités » (paratribales) ou « d’hommes d’affaires » de corruption notoire exportés par les Etats Unis, n’ont jamais eu d’ancrage politique réel dans le pays ; même ceux des chefs religieux que les croyants respectaient n’avaient aucune emprise politique qui eut paru acceptable au peuple irakien. Sans le vide créé par Saddam on n’aurait jamais entendu prononcer leurs noms. Face à ce nouveau « monde politique » fabriqué par l’impérialisme de la mondialisation libérale, d’autres forces politiques authentiquement populaires et nationales, éventuellement démocratiques, auront-elles les moyens de se reconstituer ?

Il fut un temps où le Parti Communiste constituait le pôle de cristallisation du meilleur de ce que la société irakienne pouvait produire. Le Parti Communiste était implanté dans toutes les régions du pays et dominait le monde des intellectuels souvent d’origine chiite (je dis que le Chiisme produit surtout des révolutionnaires et des leaders religieux, rarement des bureaucrates ou des compradores !). Le Parti Communiste était authentiquement populaire et anti-impérialiste, peu enclin à la démagogie, potentiellement démocratique. Est-il désormais appelé à disparaître définitivement de l’histoire, après le massacre de milliers de ses meilleurs militants par les dictatures baasistes, l’effondrement de l’Union soviétique (à laquelle il n’était pas préparé), et le comportement de ceux de ses intellectuels qui ont cru acceptable de revenir d’exil dans les fourgons de l’armée des Etats Unis ? Ce n’est hélas pas impossible, mais pas davantage « inéluctable ». Loin de là.

La question « kurde » est une question réelle, en Irak comme en Iran et en Turquie. Mais sur ce sujet également on doit rappeler que les puissances occidentales ont toujours pratiqué avec le plus grand cynisme la règle du « deux poids, deux mesures ». La répression des revendications kurdes n’a jamais atteint en Irak et en Iran le degré de violence policière et militaire, politique et morale permanente qui est celle pratiquée par Ankara. Ni l’Iran, ni l’Irak n’ont jamais été jusqu’à nier l’existence même des Kurdes. On a néanmoins pardonné tout à la Turquie, membre de l’OTAN - une organisation de nations démocratiques nous rappellent les médias, dont l’éminent démocrate qu’était Salazar fut l’un des membres fondateurs comme les non moins inconditionnels de la démocratie que sont les colonels grecs et les généraux turcs !

Les fronts populaires irakiens constitués autour du Parti Communiste et du Baas dans les meilleurs moments de son histoire mouvementée, chaque fois qu’ils ont exercé des responsabilités de pouvoir, ont toujours trouvé un terrain d’entente avec les partis kurdes principaux, qui ont d’ailleurs toujours été leurs alliés.

La dérive « antichiite » et « antikurde » du régime de Saddam est certes réelle : bombardements de la région de Bassorah par l’armée de Saddam après sa défaite au Koweit en 1990, usage de gaz contre les Kurdes. Cette dérive venait en « réponse » aux manœuvres de la diplomatie armée de Washington qui avait mobilisé des appentis sorciers pressés de saisir l’occasion. Elle n’en demeure pas moins une dérive criminelle, de surcroît stupide, le succès des appels de Washington ayant été fort limité. Mais peut-on attendre autre chose des dictateurs façon Saddam ?

La puissance dont témoigne la résistance à l’occupation étrangère, « inattendue » dans ces conditions, semblerait « relever du miracle ». Ce n’est pas le cas, car la réalité élémentaire est simplement que le peuple irakien dans son ensemble (arabe et kurde, sunnite et chiite) déteste les occupants et connaît ses crimes quotidiens (assassinats, bombardements, massacres, tortures). On devrait alors imaginer un Front Uni de Résistance Nationale (appelez le comme vous voudrez) se proclamant tel, affichant des noms, la liste des organisations et partis qui le constituent, leur programme commun. Ce n’est pas le cas jusqu’à ce jour, en particulier pour toutes les raisons procédant des destructions du tissu social et politique produites par la dictature de Saddam et celle des occupants. Mais quelqu’en soient les raisons, cette faiblesse constitue néanmoins un handicap sérieux, qui facilite les manœuvres de division, encourage les opportunistes jusqu’à en faire des collaborateurs, jette la confusion sur les objectifs de la libération.

Qui parviendra à surmonter ces handicaps ? Les communistes devraient être bien placés pour le faire. Déjà les militants - présents sur le terrain - se démarquent de ceux des « leaders » (ceux que les médias dominants sont les seuls à connaître !) qui, ne sachant plus sur quel pied danser, tentent de donner un semblant de légitimité à leur « ralliement » au gouvernement de la collaboration en prétendant compléter par là même l’action de la résistance armée !! Mais beaucoup d’autres forces politiques, dans les circonstances, pourraient prendre des initiatives décisives en direction de la constitution de ce front.

Il reste qu’en dépit de ses « faiblesses » la résistance du peuple irakien a déjà mis en déroute (politique sinon encore militaire) le projet de Washington. C’est précisément ce qui inquiète les Atlantistes de l’Union Européenne, ses alliés fidèles. Les associés subalternes des Etats Unis craignent aujourd’hui la défaite des Etats Unis, parce que celle-ci renforcerait la capacité des peuples du Sud de contraindre le capital transnational mondialisé de la triade impérialiste à respecter les intérêts des nations et des peuples d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine.

La résistance irakienne a fait des propositions qui permettraient de sortir de l’impasse et d’aider les Etats Unis à se retirer du guêpier. Elle propose en effet : (i) la constitution d’une autorité administrative de transition mise en place avec le soutien du Conseil de Sécurité ; (ii) l’arrêt immédiat des actions de résistance et des interventions militaires et policières des armées d’occupation ; (iii) le départ de toutes les autorités militaires et civiles étrangères dans un délai de six mois. Les détails de ces propositions ont été publiés dans la revue arabe prestigieuse Al Mustaqbal Al Arabi, publiée à Beyrouth ( numéro de janvier 2006).

Le silence absolu que les médias européens oppose à la diffusion du message est, de ce point de vue, le témoignage de la solidarité des partenaires impérialistes. Les forces démocratiques et progressistes européennes ont le devoir de se désolidariser de cette politique de la triade impérialiste et de soutenir les propositions de la résistance irakienne. Laisser le peuple irakien affronter seul son adversaire n’est pas une option acceptable : elle conforte l’idée dangereuse qu’il n’y a rien à attendre de l’Occident et de ses peuples, elle encourage par là même des dérives inacceptables - voire criminelles - dans les pratiques de certains mouvements de résistance.

Plus vite les troupes d’occupation étrangères auront quitté le pays, plus fort aura été le soutien des forces démocratiques dans le monde et en Europe au peuple irakien, plus grandes seront les possibilités d’un avenir meilleur pour ce peuple martyr. Plus longtemps l’occupation durera, plus sombres seront les lendemains qui succèderont à son terme inévitable.

La Palestine

Le peuple palestinien est, depuis la déclaration Balfour pendant la première guerre mondiale, la victime d’un projet de colonisation d’un peuplement étranger, qui lui réserve le sort des « Peaux Rouges », qu’on l’avoue ou qu’on feigne de l’ignorer. Ce projet a toujours été soutenu inconditionnellement par la puissance impérialiste dominante dans la région (hier la Grande Bretagne, aujourd’hui les Etats Unis), parce que l’Etat étranger à la région constitué de la sorte ne peut être que l’allié, à son tour inconditionnel, des interventions qu’exige la soumission du Moyen Orient arabe à la domination du capitalisme impérialiste.

Il s’agit là, pour tous les peuples d’Afrique et d’Asie, d’une évidence banale. De ce fait, sur les deux continents, l’affirmation et la défense des droits du Peuple Palestinien unissent spontanément. Par contre en Europe la « question palestinienne » provoque la division, produite par les confusions entretenues par l’idéologie sioniste, qui trouvent souvent des échos favorables.

Aujourd’hui plus que jamais, en conjonction avec le déploiement du projet américain du « grand Moyen Orient », les droits du peuple palestinien ont été abolis. Pourtant l’OLP avait accepté les plans d’Oslo et de Madrid et la feuille de route rédigés par Washington. C’est Israël qui a ouvertement renié sa signature, et mis en œuvre un plan d’expansion encore plus ambitieux ! L’OLP a été fragilisé de ce fait : l’opinion peut lui reprocher à juste titre d’avoir cru naïvement à la sincérité de ses adversaires. Le soutien apporté par les autorités d’occupation à son adversaire islamiste (Hamas) - dans un premier temps tout au moins - la progression de pratiques corrompues de l’administration palestinienne (sur lesquelles les « bailleurs de fonds » - Banque Mondiale, Europe, ONG - se taisent, s’ils ne sont pas parties prenantes) devaient conduire - c’était prévisible (et probablement souhaité) - à la victoire électorale du Hamas, prétexte supplémentaire immédiatement invoqué pour justifier l’alignement inconditionnel sur les politiques d’Israël « quelqu’elles soient » !

Le projet colonial sioniste a toujours constitué une menace, au delà de la Palestine, pour les peuples arabes voisins. Ses ambitions d’annexion du Sinaï égyptien, son annexion effective du Golan syrien, sont là pour en témoigner. Dans le projet du « grand Moyen Orient » une place particulière est donnée à Israël, au monopole régional de son équipement militaire nucléaire et à son rôle de « partenaire obligé » (sous le prétexte fallacieux qu’Israël disposerait de « compétences technologiques » dont aucun peuple arabe n’est capable ! Racisme oblige !).

Il n’est pas dans notre intention de proposer ici des analyses concernant les interactions complexes entre les luttes de résistance à l’expansion coloniale sioniste et les conflits et options politiques au Liban et en Syrie. Les régimes du Baas en Syrie ont résisté à leur manière aux exigences des puissances impérialistes et d’Israël. Que cette résistance ait également servi à légitimer des ambitions plus discutables (le contrôle du Liban) n’est certainement pas discutable. La Syrie a par ailleurs choisi soigneusement ses « alliés » parmi les « moins dangereux » au Liban. On sait que la résistance aux incursions israéliennes au Sud Liban (détournement des eaux inclus) avait été construite par le Parti Communiste libanais. Les pouvoirs syrien, libanais et iranien ont coopéré étroitement pour détruire cette « base dangereuse » et lui substituer celle du Hezbollah. L’assassinat de Rafic el Harriri - sur lequel la lumière est loin d’avoir été jetée- a évidemment donné l’occasion aux puissances impérialistes (les Etats Unis en tête, la France derrière) d’une intervention dont l’objectif est double : faire accepter par Damas un alignement définitif au sein du groupe des Etats arabes vassalisés (Egypte, Arabie Saoudite) - ou, à défaut, liquider les vestiges du pouvoir baasiste dégénéré - , démanteler ce qui reste de capacité de résistance aux incursions israéliennes (en exigeant le « désarmement » de Hezbollah). La rhétorique concernant la « démocratie » peut être invoqué, dans ce cadre, si utile.

Aujourd’hui défendre les droits inaliénables du peuple palestinien est le devoir impérieux de tous les démocrates du monde entier. La Palestine est au centre des conflits majeurs de notre époque. Accepter le plan israelien qui est celui de la destruction totale de la Palestine et de son peuple serait accepter la négation des peuples à leur droit premier : celui d’exister. Accuser « d’antisémitisme » ceux qui s’opposent au déploiement de ce projet est absolument inacceptable.

L’Iran

Il n’entre pas non plus dans notre intention de développer ici les analyses que la « révolution islamique » appellent. Etait-elle, comme elle s’est proclamée et comme on la voit souvent tant dans le camp de l’Islam politique que chez les « observateurs étrangers », l’annonce et le point de départ d’une évolution qui à terme doit s’emparer de toute la région, voire de l’ensemble du « monde musulman », rebaptisé pour la circonstance « d’umma » (« nation », ce qu’il n’a jamais été) ? Ou était-elle un événement singulier, en particulier parce que propre à la combinaison des interprétations de l’Islam chiite et de l’expression du nationalisme iranien ?

Du point de vue de ce qui nous intéresse ici je ferai seulement deux observations. La première est que le régime de l’Islam politique en Iran n’est pas par nature incompatible avec l’intégration du pays dans le système capitaliste mondialisé tel qu’il est (les principes sur lesquels repose le régime trouvent leur place dans une vision de la gestion « libérale » de l’économie). La seconde est que la Nation iranienne en tant que telle est une « nation forte » c’est à dire dont les composantes majeures sinon toutes - classes populaires et classes dirigeantes - n’acceptent pas l’intégration de leur pays en position dominée dans le système mondialisé. Il y a bien entendu contradiction entre ces deux dimensions de la réalité iranienne, et la seconde rend compte de celles des orientations de la politique extérieure de Téhéran qui témoignent d’une volonté de résister aux diktats étrangers.

Toujours est-il que c’est le nationalisme iranien - puissant et, à mon avis, historiquement tout à fait positif - qui explique le succès de la « modernisation » des capacités scientifiques, industrielles, technologiques et militaires, entreprise par les régimes successifs du Shah et du Khoménisme. L’Iran est l’un des rares Etats du Sud (avec la Chine, l’Inde, la Corée, le Brésil et peut être quelques autres mais pas beaucoup !) à avoir un projet « bourgeois national ». Que la réalisation de ce projet soit, à long terme, possible ou qu’il ne le soit pas (et c’est mon avis) n’est pas l’objet de notre discussion ici. Aujourd’hui ce projet existe ; il est en place.

C’est précisément parce que l’Iran constitue une masse critique capable de tenter de s’imposer comme partenaire respecté que les Etats Unis ont décidé de détruire le pays par une nouvelle « guerre préventive ». Le « conflit » se situe comme on le sait sur le terrain des capacités nucléaires que l’Iran développe. Pourquoi ce pays - comme tous les autres - n’en aurait-il pas le droit, jusques et y compris de devenir une puissance militaire nucléaire ? De quel droit les puissances impérialistes, et leur jouet israélien, peuvent-ils se targuer pour s’octroyer le monopole des armes de destruction massive ? Peut-on faire crédit au discours selon lequel les nations « démocratiques » n’en feront jamais usage comme pourraient le faire les « Etats voyous » ? Quand on sait que les nations « démocratiques » en question sont responsables des plus grands génocides des temps modernes, y compris celui des Juifs, et que les Etats Unis ont déjà employé l’arme atomique et refusent aujourd’hui l’interdiction absolue et générale de son usage ? Malheureusement les Européens sont désormais également alignés sur le projet de Washington d’agression contre l’Iran.

en conclusion

Aujourd’hui les « conflits politiques » opposent dans la région trois ensembles de forces : celles qui se revendiquent du passé nationaliste (mais ne sont plus en réalité que les héritiers dégénérés et corrompus des bureaucraties de l’époque nationale-populiste), celles qui se revendiquent de l’Islam politique, celles qui tentent d’émerger autour d’une revendication « démocratique » compatible avec la gestion économique libérale. Le pouvoir d’aucune de ces forces n’est acceptable pour une gauche attentive aux intérêts des classes populaires et à ceux de la Nation. En fait à travers ces trois « tendances » s’expriment les intérêts des classes compradore affiliées au système impérialiste en place. En fait la diplomatie des Etats Unis tient ces trois fers au chaud, s’employant à jouer de leurs conflits pour son bénéfice exclusif. Tenter de « s’insérer » dans ces conflits par des alliances avec ceux-ci ou ceux-là (préfèrer les régimes en place pour éviter le pire - l’Islam politique ; ou au contraire chercher à s’allier à celui-ci pour se débarrasser des régimes) est voué à l’échec. La gauche doit s’affirmer en engageant les luttes sur les terrains où celles-ci trouvent leur place naturelle : la défense des intérêts économiques et sociaux des classes populaires, de la démocratie et de l’affirmation de la souveraineté nationale, conçues comme indissociables. Tous les démocrates du monde doivent soutenir les chances de ces forces et, dans cet esprit, d’abord condamner sans restriction aucune toutes les interventions des Etats Unis, de l’Otan, d’Israel , des Nations unies domestiquées et de leurs alliés locaux dans la région.

La région du « Grand Moyen Orient » est aujourd’hui centrale dans le conflit qui oppose le leader impérialiste et les peuples du monde entier. Mettre en déroute le projet de l’establishment de Washington constitue la condition pour donner à des avancées en quelque région du monde que ce soit la possibilité de s’imposer. A défaut toutes ces avancées demeureront vulnérables à l’extrême. Cela ne signifie pas que l’importance des luttes conduites dans d’autres régions du monde - en Europe, en Amérique latine, ailleurs - puisse être sous estimée. Cela signifie seulement qu’elles doivent s’inscrire dans une perspective globale qui contribue à mettre en déroute Washington dans la région qu’il a choisi pour sa première frappe criminelle.

www.indigenes-republique.org/article.php3?id_article=516

Par alert2neg - Publié dans : Opinions
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Vendredi 3 novembre 2006 5 03 /11 /Nov /2006 10:22

Encore une démonstration sur l'importance des lobbies sionistes dans l'impunité dont bénéficie l'Etat d'Israël, comme nous l'avons remarqué, une fois de plus, pendant le conflit contre le Liban et devant les agressions permanentes commises sur les populations civiles palestiniennes.Pendant que l’Etat hébreu se défoule sur les "islamistes" et les "terroristes en herbe", que font nos gouvernants et intellectuels ? Ils sont tous planqués et attendent un moment opportun pour dénoncer les "barbus musulmans" qui menacent soi-disant la République.Dans ce cas la, ils hurlent au nom de la liberté d'expression et demandent de la fermeté absolue pour renforcer l'autorité de l'Etat. Pitoyable, dites-vous?

Alert2neg
 
Par Khalid Jamaï
 
 
ImagePressions sur les hommes politiques, les journalistes, les artistes, les universitaires, rackets, chasse aux sorcières : quand le lobby sioniste use et abuse de l’accusation d’antisémitisme...
Oui, il est inacceptable que l’on menace de mort le journaliste et professeur de philosophie Robert Redeker pour la tribune qu’il a publiée dans “Le Figaro”et où il dénonçait la religion musulmane et  traitait son prophète de : “Chef de guerre impitoyable, pillard, massacreur de juifs et polygame…”.
Oui, il est inacceptable que l’on ait assassiné le cinéaste hollandais Theo Van Gogh en 2004 dans une rue d’Amsterdam.
Oui, il est inacceptable que l’on ait  retiré de l’affiche  l’opéra de Mozart “Idoménée” dans une mise en scène de Hans Neuenfels sous prétexte qu’on voyait sur le plateau , dans un sac sanglant, les têtes coupées de Dionysos, Jésus, Bouddha et Mahomet.
Inacceptable parce qu’il s’agit de la liberté d’expression que seule la loi peut sanctionner. Et, ce n’est pas parce que je suis musulman que je dois éliminer tous ceux qui, selon mes convictions, portent atteinte ou dénaturent ma religion et son prophète.
Et, c’est  parce que je suis musulman que je me dois de dialoguer, de réfuter, de convaincre ceux qui critiquent, qui insultent ma religion pour la simple raison que si je les menace, si j’ai recours à la violence, si je leur refuse le droit de s’exprimer, je ne ferai qu’apporter de l’eau à leur moulin, leur donner raison, rendre leurs thèses plus crédibles.
De surcroît, il faut être totalement stupide pour croire  que les critiques, les insultes, l’ignorance, les amalgames seront de nature à pousser le milliard de musulmans à déserter leur religion.
De par le passé, très nombreux furent les textes, les pièces de théâtre, les opéras qui ont critiqué, égratigné, voire insultés l’islam.
Celui-ci en a-t-il  pâti pour autant ?
Il en fut de même pour les religions chrétienne, juive, pour le bouddhisme, etc….  
C’est dire combien nous partageons l’indignation de ceux qui, de par le monde et principalement en Occident, ont condamné les menaces  et les actes de ceux qui, au nom d’une certaine lecture de l’islam veulent porter atteinte à la liberté d’expression.

ImageDEUX POIDS, DEUX MESURES
Mais, on voudrait que cette indignation, encore une fois combien légitime, ne soit pas discriminatoire et se manifeste avec la même vigueur, la même intransigeance chaque fois que cette liberté d’expression et d’opinion est remise en question de par le monde.
Dans son édition du samedi 7 octobre 2006, le quotidien français  Libération, dans un article de Pascal Riche, rapportait les pressions exercées par le lobby pro-israélien sur les intellectuels américains.
Ainsi cite t-il le cas de l’historien Tony Judt, éminent professeur à l’université  de New York qui a vu annuler une conférence qu’il devait donner au consulat de Pologne.
Motif : le consul, après avoir parlé au président de l’Anti Defamation League
(ADL), association de lutte contre l’antisémitisme, a eu peur que cette association ne mène une campagne contre son pays.
Commentaire de l’intéressé au correspondant de Libération : “Il y a des similarités avec les récents problèmes que vous avez eus en Europe. Nous avons ici des imams juifs mais non religieux”.
Son “crime” : il critique très vivement l’occupation des territoires palestiniens et  s’interroge sur le comportement de son pays face au terrorisme qui ne se pose pas la question “pourquoi” et en reste à “comment” et “qui”.
A préciser que Tony Judt est… juif et a été militant sioniste dans sa jeunesse.
A préciser aussi que c’est un ancien élève de l’Ecole Normale Supérieure, ami de nombreux intellectuels français. Ceux-ci se sont-ils solidarisés avec lui, ont-ils dénoncé les agissements de l’ADL, se sont-ils joints à la pétition de soutien  qui circule à son sujet ?
Est-il acceptable de se taire devant ce terrorisme intellectuel exercé par le  lobby sioniste ?
Et Tony Judt ne fut pas le seul à être dans le collimateur des lobbies pro-israéliens, loin s’en faut !
Ce fut le cas pour les professeurs Juan Cole, Josèphe Massad, l’architecte Richard Roger, deux auteurs, John Mearsheimer de l’université de Chicago et Steven Walt, doyen de la prestigieuse Havard Kennedy School of Government, ainsi que de la pièce de théâtre  consacrée à la militante américaine pro-palestinienne, Rachel Corrie qui été déprogrammée d’un théâtre new-yorkais. Rachel Corrie, avait été écrasée par un bulldozer israélien.
Avant de traiter de chacun de ces cas, il y a lieu de rappeler que, par le passé,  d’autres artistes et écrivains avaient subi le même sort. :
Ainsi en 1971, le célèbre violoniste juif Yéhudi Ménuhin avait, lui aussi, fait l'expérience des méthodes en usage chez les inconditionnels du sionisme. Opposé à la politique coloniale israélienne, Ménuhin avait donné un concert au profit d'orphelins palestiniens. Il fut aussitôt placé sur une liste noire. Du jour au lendemain, plus aucun grand orchestre américain (ils sont tous plus ou moins sponsorisés par des “mécènes” juifs) n'accepta sa présence. Il est vrai que le lobby avait de bonnes raisons de voir en Ménuhin un adversaire de taille. Déjà son père, le philosophe et mathématicien Moshé Ménuhin, avait donné du fil à retordre à tous les oppresseurs et massacreurs sionistes.
Il en va d'ailleurs de même de Gérard Ménuhin, le fils de Yéhudi, qui déclarait en 2005 : “Il existe un lobby international composé de personnes et d'organisations influentes, qui exerce un chantage sans fin sur les Allemands... Qu'un peuple se laisse encore intimider ainsi soixante ans après la fin de la guerre, a quelque chose de malsain”. Pour “punir” cette audace, le lobby fait chasser Gérard Ménuhin du poste qu'il occupait à la tête de la fondation créée par son père. Avec la complicité des tribunaux, les imposteurs qui prétendent parler “au nom des juifs” peuvent maintenant tout se permettre.(1)
En avril 2002, le rabbin Michael Lerner de Washington DC , déclarait, écœuré : “Les organisations juives exigent la loyauté vis-à-vis d’Israël et dissuadent les juifs d’exprimer leur dégoût à propos des agissements israéliens. Je voudrais que les gens sortent au grand jour et disent ouvertement ce qu’ils pensent. Ce qui les en empêche c’est l’écrasant pouvoir de l’AIPAC (Comité des Affaires publiques américano-israéliennes) et les forces inhérentes au conservatisme juif qui étranglent tout dialogue et rendent impossible aux voix juives de se faire entendre pour réclamer la justice”.

ARTISTES DANS LE COLLIMATEUR
L'humoriste français Dieudonné est depuis longtemps dans le collimateur du lobby pro-israélien. Début 2004, les sionistes le traînent en justice pour “propos antisémites” (il s'en était pris aux colons juifs racistes des territoires occupés) et font annuler plusieurs de ses spectacles dont celui prévu à l'Olympia. Plus tard, en mars 2005, Dieudonné est agressé en Martinique par trois voyous israéliens. Il continue, à ce jour, à être boycotté par la presque totalité des medias français.
En avril 2003, le documentaire Jénine, de Mohammed Bakri, qui devait passer sur la chaîne Arte, avait été rayé du programme suite aux pressions exercées par les sionistes français et israéliens. La télévision française fait elle aussi partie des territoires occupés. Au printemps 2004, le film «La Passion du Christ» de Mel Gibson sort sur les écrans américains malgré une intense campagne de dénigrement. En France, le film a toutes les peines du monde à trouver un distributeur. Les inconditionnels de Sharon, qui font la pluie et le beau temps dans l'Hexagone, avaient décrété (sans l'avoir vu) que ce film était “antisémite”.

POLITIQUES  SOUS INFLUENCES
Les politiques américains n’échappent pas non plus aux magouilles et aux pressions de ces lobbies.
Ainsi : «La “bienveillance” des élus américains est acquise grâce à la corruption ou au chantage. Les récalcitrants savent ce qu'il en coûte de s'opposer à l'hydre. Cynthia McKinney, députée démocrate de Géorgie, qui avait osé dénoncer l'agression militaire américaine en Afghanistan et l'agression israélienne en Palestine, a été victime d'une cabale orchestrée par le lobby sioniste. De peur d'être soi-même accusé de conduite antipatriotique, son parti l'a écartée de la candidature aux élections partielles de novembre 2002. Cynthia a pu se faire réélire en 2004 mais en 2006 le lobby tente à nouveau de l'écarter en la faisant battre aux primaires (grâce à la fraude électronique)». (1)
Le journaliste juif américain Jeff Blankfort
affirme, quant à lui,  que le lobby israélien achète les députés noirs, déclenche des campagnes racistes contre ceux qui refusent de lui obéir et   est si influent et si puissant qu'il peut même se permettre de pousser les Etats-Unis à faire la guerre pour Israël.

QUI SONT-ILS
Les organisations sionistes des Etats-Unis sont nombreuses et fortement stucturées, à Washington notamment où elles exercent en permanence leur pression sur les élus fédéraux. Le tout-puissant AIPAC coordonne leurs activités et contrôle les décisions de toute la caste politique. Comme le dit le journaliste israélien Uri Avnery, “si l'AIPAC présentait une résolution abolissant les Dix Commandements, 80 sénateurs [sur 100] et 300 députés [sur 435] la signeraient immédiatement”. Le Congrès des Etats-Unis fait, lui aussi, partie des territoires occupés par Israël.
Parmi ces lobbies, il en est un qui est très actif, l’ADL (Anti Defamation League), dirigé par Abe Foxman  qui a pour passion de compiler des fichiers de documents compromettants, enregistre, par micros cachés, des conversations téléphoniques  et viole la vie privée de nombreux américains. (Lire l’article d’Israël Shamir : la troisième colombe).
C’est lui qui aurait exercé des pressions sur le consul polonais pour annuler la conférence que devait donner l’historien Tony Judt. C’était son organisation qui avait reproché durement au Président Bush d’avoir demandé à Israël …un peu de retenue lors de sa dernière agression contre le Liban. Il a été accusé d’avoir touché un chèque de 100.000 $ de la Fondation Marc Rich. Un homme qui  a bâti une grand partie de sa fortune en contournant l’embargo sur l’Irak établi à la suite de la prise d’otages de l'ambassade des États-Unis en Iran. Il fut pour cela poursuivi et condamné aux États-Unis pour violation d’embargo. Le 19 septembre 1983, un grand jury fédéral américain l'accuse de plus de 50 chefs d'inculpation (fraude, commerce avec l'ennemi, etc.) Cette condamnation aurait pu lui valoir jusqu'à 325 années de prison. Mais elle est prononcée par contumace, Marc Rich s'étant enfui en Suisse. Le rabbin du Mouvement Toward Tradition le qualifie de “revendeur de l’antisémitisme».

RACKETTER LE PEUPLE AMERICAIN
Sur le plan financier, la soumission des Etats-Unis aux volontés du lobby sioniste a coûté au contribuable américain 1,6 billions de dollars (1.600.000.000.000) depuis 1973, en tenant compte de toutes les implications, visibles ou cachées (lire un article paru à ce sujet dans The Christian Science Monitor). Cette somme astronomique (le double de ce qu'a coûté la guerre du Viêt-Nam) représente, statistiquement parlant, une ponction de plus de 5700 dollars par Américain et une subvention de 320.000 dollars par Israélien (ce qui ne signifie pas que chaque habitant de l'Etat juif en ait profité, loin de là). Elle correspond à une moyenne annuelle d'environ 50 milliards de dollars, soit la moitié du produit national brut d'Israël. Il est parfaitement évident que sans ce financement qui dépasse de beaucoup l'aide officiellement avouée, l'Etat sioniste ne pourrait guère tenir plus de quelques mois et serait contraint d'abandonner ses plans d'expansion, d'évacuer les territoires occupés et de faire la paix avec ses voisins pour ne pas mettre en danger son existence.(1)

LA CHASSE AUX “SORCIERES”
La chasse à tous ceux qui essayent de critiquer Israël n’est pas nouvelle dans plus d’une université américaine. Il en a été  ainsi d’un site Internet (www. Campus-watch.org) animé par Daniel Pipes pour dénoncer “la haine d’Israël”qui sévirait dans les universités américaines. Ce site, rapportait “Le Monde” dans son édition du 9 octobre 2002, avait épinglé 8 professeurs (et 14 universités) coupables de complaisances pro-palestiniennes. Il recensait leurs écrits ou interventions publiques. L'un a signé en 2000 une lettre de soutien à l'universitaire américain d'origine palestinienne, Edward Saïd. Un autre avait  participé à un débat sur les détentions sans jugement d'immigrants musulmans après le 11 septembre. Le site appelait les étudiants à signaler les cours, les conférences et manifestations où s'exercerait ce que la presse appelle “l'antisémitisme de campus”.
Pour information, Daniel Pipes a été nommé en 20003 , par le Pt Bush, à la tête du United States Institute of Peace, un organisme créé par le Congrès américain pour promouvoir... la paix ! Quant à l’Université du Texas, elle disposait, elle aussi, de sa liste noire de professeurs “politiquement incorrects” à surveiller.

LEURS «CRIMES»

Au début de cet article, nous avons cité un certains nombre d’intellectuels et d’artistes qui sont aujourd’hui mis à l’index aux USA soit pour leurs écrits, soit pour leurs positions, soit tout simplement pour leur liberté d’esprit .
Juan Cole :
une autorité quant à l’islam chiite et l’histoire orientale.
Son crime : il critique de temps à autre Israël pour son dur traitement des Palestiniens et les USA sur sa guerre en Irak.
A cause de cela, il fut l’objet d’une large campagne de dénigrement menée par des journaux pro-sionistes. Ce qui a poussé plusieurs donateurs de l’université où il enseignait d’exiger son exclusion.
Joseph Massad il a fait l’objet d’une enquête pour antisémitisme dont il a é été blanchi.
Richard Roger : a été menacé de perdre des chantiers s’il ne coupait pas ses liens avec un groupe appelant au boycott d’Israël.
John Mearsheimer et Stephen Walt : deux éminents professeurs de sciences politiques n’ont pas réussi à trouver d’éditeur américain pour leur étude consacrée au lobby juif et à son impact sur la politique étrangère américaine.
Rachel Corrie : une pièce consacrée à cette militante pro-palestinienne écrasée par un bulldozer israélien a été déprogrammée sous la pression de lobbies pro-israélien. Une fois encore, ce terrorisme est presque souvent passé sous silence en Occident et principalement en Europe parce qu’il met en cause Israël.
 
Par alert2neg - Publié dans : Opinions
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"ça veut dire que finalement, pourront se marier des gens qui s'aiment, même s'ils sont de même sexe, ce qui n'était pas le cas jusqu'à présent. Ça va permettre plus d'épanouissement, plus de liberté, plus d'égalité dans la société. Il faut comprendre ça comme une avancée".

Najat Vallaud-Belkacem, ministre et porte-parole du gouvernement socialiste, défendant le mariage homosexuel dans un collège, oct 2012.

C'est l'histoire d'une dame âgée qui en traversant la chaussée fait une chute et se ramasse sur le derrière en plein milieu de la rue !
Sarkozy, qui la suivait par hasard, s'empresse de l'aider à se relever et à traverser la rue.Arrivés de l'autre côté de la rue, le petit Nicolas dit à la vieille dame : »- Ce fut un plaisir pour moi de vous aider. Est-ce que vous m’avez reconnu ? Je suis Nicolas Sarkozy, votre Ministre de l’Intérieur. J’espère que vous voterez pour moi aux prochaines élections.
La vieille dame lui réplique: "Vous savez, je suis tombée sur le cul, pas sur la tête !"

Lu sur la toile en 2006

"Sarkozy n'a qu'un handicap d'image : il est petit. Pour qu'une photo de lui soit bonne, il faut travailler baisser, essayer de le décrocher pour le grandir"

Raymond Depardon, Cinéaste et Photographe

"L'esclavage des Noirs a été inventé par les Noirs, en Afrique, c'est eux qui vendent les autres Noirs parce qu'ils n'ont aucune conscience de la fraternité Noire, ça n'existe pas ça ".

Eric Zemmour/ France O, 2006

 

"Beaucoup de ces Africains sont polygames.Dans un appartement, il y a trois ou quatre femmes et 25 enfants.Ils sont tellement bondés que ce ne sont plus des appartements, mais Dieu sait quoi ! On comprend pourquoi ces enfants courent dans les rues."

Hélène Carrere d'Encausse, membre de l'académie Française ( A propos des émeutes urbaines 2005)

 

 


 

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