Le Premier ministre Britannique Arthur Neuville Chamberlain avait trouvé, quelques semaines avant l'invasion de la Pologne par les troupes Allemandes, que Adolf Hitler était un "gentleman", ce qui avait immédiatement provoqué un torrent de critiques de la part des dirigeants européens de l'époque. On connait la suite: 6 millions de juifs exterminés dans les camps de concentration, des milliers de Tziganes également exterminés, des résistants et militants communistes aussi liquidés.
Bien évidemment, l'on ne saurait faire un procès en sorcellerie à Nicolas Sarkozy, un homme qui a visiblement oublié que sa famille maternelle juive fut presque totalement décimée par les nazis à Théssalonique, mais quand même....sa politique anti-basané ne peut qu'interroger, comme l'a d'ailleurs fait le quotidien américain The New York Times , dont l'éditorialiste a affirmé :
"M. Sarkozy n'a jamais hésité à le faire. Il a bâti sa campagne présidentielle de 2007 sur son bilan sévère (et ses paroles incendiaires) en tant que ministre de l'Intérieur.
Au début de l'année, il a mené une campagne porteuse de division sur le thème de l'identité nationale, parce qu'il voulait marginaliser le Front national d'extrême droite anti-immigrés aux élections régionales. Ça n'a pas marché.
Aujourd'hui, alors que sa popularité est au plus bas, et que le Front national remonte avec des dirigeants plus jeunes, il va encore plus loin, inquiétant même la droite classique qui partage les valeurs des droits de l'homme et de l'égalité entre les citoyens.
Ils ont raison d'être inquiets, et il a tort, de manière irresponsable, d'ignorer leurs conseils de prudence."
Aujourd'hui,il semble que depuis le discours de Grenoble ( vidéo n°1), où le locataire de l'Elysée a ouvertement mis en cause l'immigration dans l'explosion des chiffres de la délinquance, les esprits se réveillent et comprennent enfin que Nicolas Sarkozy, contrairement à ce que rancontent ses lieutenants, n'est pas un gentleman. Bien au contraire, il a quelque chose de très inquiétant dans son comportement, d'où la propagande inlassable et le culte de la personnalité qui accompagnent ses faits et gestes.
Ainsi, Michel Rocard, l'ancien premier ministre socialiste a dénoncé avec virulence les dernières mesures annoncées par le chef de l'Etat sur la sécurité, allant jusqu'à estimer que le projet de condamner les parents d'enfants délinquants est comparable au régime de "Vichy " et aux "nazis". Et de poursuivre : "Quand on va chercher l’électorat du Front national, voilà sur quels scandales on débouche. La loi sur les mineurs délinquants passe de la responsabilité pénale individuelle à la responsabilité collective. On n’avait pas vu ça depuis Vichy, on n’avait pas vu ça depuis les nazis. Mettre la priorité sur la répression, c’est une politique de guerre civile".
On rappellera, à toutes fins utiles, que l'ancien premier ministre socialiste était d'ordinaire plus indulgent vis à vis du locataire de l'Elysée. Or, force est de constater qu'il retrouve la mémoire, 3 ans après l'élection de celui qu'il considérait déjà comme un "Danger public"en février 2007. ( vidéo n° 2) Mieux vaut tard que jamais.
Enfin, puisque l'ancien premier ministre évoque les nazis, il est toujours bon de souligner qu'inspiré par la lecture du psychologue Gustave Le Bon, Adolf Hitler est parvenu à mettre au point une propagande s'appuyant sur un concept simple et très efficace: " lorsqu’on s’adresse aux masses, point n’est besoin d’argumenter, il suffit de séduire et de frapper. Les discours passionnés, le refus de toute discussion, la répétition de quelques thèmes assénés à satiété constituent l’essentiel de son arsenal propagandiste, comme le recours aux effets théâtraux, aux affiches criantes, à un expressionnisme outrancier, aux gestes symboliques dont le premier est l’emploi de la force".
Cela ne vous rappelle t-il pas quelqu'un ? Qui a été le premier homme politique à parler de " guerre contre l'insécurité" ? Qui a promis de " karcheriser les racailles" ? ( vidéo n°3 & 4)
A méditer.
A2N
Décheance Nationalite Francaise "inconstitutionnell"...?
Rencontre avec Michel Rocard




