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La propagande des médias aux ordres et la désinformation quotidienne de penseurs et pseudos philosophes, qui squattent les plateaux TV et ondes radiophoniques, ont triomphé de la lucidité des Français. Depuis hier, 16 mai 2007, le candidat du CAC 40, du MEDEF et des lobbies, est le président de la République. Sa victoire face à la candidate socialiste, Ségolène Royal, est nette ( sans bavures ???). La majorité des suffrages s'est portée sur son projet, celui d'une droite raciste et ultra-réactionnaire, ce n'est pas la présence de quelques Basanés à l'UMP ou dans le prochain gouvernement, voire les ralliements opportunistes de centristes et d'apparentés socialistes, qui démontrera le contraire. En criant aux loups et en sous-tendant qu'il existait des ennemis de l'intérieur, ceux là qui demandent la "repentance" de la France, comme l'ont suggéré le candidat de la peur et ses amis "intellectuels", les électeurs ont voté sans discernement pour un projet de société néoconservateur. On sait ce qu'il adviendra très bientôt. En clair, comme l'a rappelé le slogan choc de la campagne électorale, "Ensemble tout est possible". Oui, tout est possible, mais sans nous, c'est à dire une grande minorité ( 47%) qui croit en une société plus "juste" et plus "forte", fière de son identité "multiraciale", qui n'a pas honte de reconnaître toute son Histoire, celle qui est à la fois estimable et condamnable. 

Ce n'est qu'à ce prix là que la France se réalisera et évitera de culpabiliser ceux des siens qui ne croient ni au mythe d'une grand ancêtre Gaulois commun, ni aux bienfaits de la colonisation, encore moins aux fables d'un historien de pacotille sorti de la botte d'un journaliste cumulard et chef de la propagande sur l'unicité de l'Histoire ( pas la sienne, bien entendu).

Enfin, le nouvel occupant du château de l'Elysée n'empêchera pas au monde de tourner, même si l'on s'attend à subir, plus que jamais, ses coups de pression et autres intimidations. Il faut l'accepter, c'est le peuple qui l'a souhaité majoritairement ( 53%), mais regrettera très bientôt son choix à courte vue.  En attendant la CENSURE promise par le monarque en puissance, au nom de la protection des "petits intérêts" d'une oligarchie de la finance et de lobbies politico-mafieux, vous pouvez continuer à vous exprimer ou visiter cet espace de liberté sans concession.  Putain 5 ans !

  

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Honneur & Respect

Mardi 12 juin 2007 2 12 /06 /Juin /2007 12:34

Le jeune prodige Afro-Antillais continue de surprendre les amateurs de F1. A peine arrivé, il est non seulement en tête du championnat, mais devient également le plus jeune vainqueur du grand prix du Canada. Après son nouvel exploit, Lewis Hamilton ne se contente plus de monter sur le podium à chaque grand prix, il devient le rival direct du pilote espagnol, Fernando Alonso, champion sortant, en s'installant seul au sommet du championnat de F1 avec 48 points après six des 17 courses de la saison.

Comme un autre sportif "exotique", Tiger Woods, qui exerce ses talents dans une spécialité monocolore, le Golf, l'originaire des Antilles a probablement reçu, lui aussi, la visite de fées quand il était dans son berceau. A 22 ans, il reste d'un calme olympien devant le déchaînement médiatique qu'il provoque, et dépossède le formidable Jackie Icks de son record, qui avait remporté l'épreuve canadienne en 1969 à 24 ans, huit mois et 29 jours. Il y a quelque chose de Michaël Jordan dans ce champion venu d'ailleurs ! Espérons que la France réalisera elle aussi que d’autres sports manquent cruellement de « diversité », en permettant notamment aux « djeuns » des « banlieues » d’investir les champs tels que le Tennis et le Golf. Il n’est jamais trop tard pour s’ouvrir aux Autres, ce que ne comprennent manifestement pas les élus du « peuple ».

A2N 


Lewis Hamilton en action ! 
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Lundi 11 juin 2007 1 11 /06 /Juin /2007 12:15

Ousmane Sembène le 17 décembre 2004 à Dakar

Le cinéaste sénégalais Ousmane Sembène, considéré comme l'un des pionniers du cinéma africain, est décédé samedi à Dakar à l'âge de 84 ans, a-t-on appris dimanche auprès de son entourage. "Il a souffert, mais il est mort dignement", a indiqué à l'AFP son assistant Clarence Delgado avant de préciser que M. Sembène était "malade depuis décembre" et qu'il était décédé à son domicile. Né en janvier 1923 dans une famille de pêcheurs à Ziguinchor, en Casamance, Ousmane Sembène était un autodidacte de talent. D'abord écrivain, il se lance dans le cinéma au début des années 1960 afin de s'adresser plus facilement à des populations souvent illettrées et ne parlant pas toujours français. "Monté" à Dakar dans les années 1930, il exerce d'abord plusieurs petits métiers et traverse maintes épreuves, en Afrique et en Europe, avant d'enfin pouvoir s'installer dans un fauteuil de réalisateur.

Il est notamment mécanicien, charpentier, maçon, "enrôlé contre (son) gré" comme tirailleur lors de la Seconde Guerre mondiale, ouvrier, docker. Son premier roman, "Le docker noir", s'inspire d'ailleurs de cette expérience, suivi par d'autres: "O pays, mon beau peuple", "Les bouts de bois de Dieu", "Le Mandat"... Conscient que "l'image est plus accessible" que les livres, Ousmane Sembène suit ensuite une formation à l'institut de cinéma VGIK de Moscou et se lance dans ce qu'il appellera du "cinéma forain".

"Je peux aller au village et présenter le film. Car tout peut être filmé et transporté dans le plus profond village de l'Afrique", avait-il expliqué en 2005 à une journaliste de l'AFP.

De "Borom sarret" (1963), racontant une journée dans la vie d'un pauvre transporteur, à "Mooladé", plaidoyer contre l'excision et hommage aux femmes, en passant par " La Noire de..." (1966), "Le Mandat" (1968), "Ceddo" (1976), sa filmographie montre un "cinéma progressiste profondément populaire", affirment les critiques du septième art. Son premier long-métrage, "La noire de ...", est considéré comme le premier long-métrage négro-africain.

Au lendemain des indépendances, il est l'un des premiers artistes africains à prévenir des dangers de dérives de l'ère post-coloniale, et à appeler à "un changement radical des politiques africaines".

"L'Afrique perd un de ses plus grands cinéastes" et un "fervent défenseur de la liberté et de la justice sociale" a déclaré le secrétaire général de la francophonie et ancien président sénégalais Abdou Diouf. Pour le ministre de la Culture malien, Cheick Oumar Sissoko, également cinéaste et proche d'Ousmane Sembène, "l'Afrique du cinéma a perdu un de ses phares". "L'homme n'a jamais fonctionné qu'en Afrique et pour l'Afrique", affirme M. Sissoko qui assure que M. Sembène "a amené l'Afrique à comprendre son identité et à se construire un horizon culturel". M. Sissoko salue notamment "l'examen de nos sociétés africaines" de celui qu'il considère comme "la référence" du cinéma africain. Cheikh Ngaïdo Ba, le président des Cinéastes sénégalais associés (CINESEAS) déplore la "perte d'un grand maître". "Pour lui le cinéma était la meilleure école pour raconter des histoires", explique-t-il.

Le réalisateur Sénégalais Ousmane Sembène, le 18 février 2005 dans son bureau à Dakar

 

Ousmane Sembène a été récompensé à deux reprises au festival de Venise. Il a reçu le prix de la critique internationale pour "Le mandat" en 1968, et le prix spécial du jury en 1988 pour "Le camp de Thiaroye", un film retraçant la violente répression de tirailleurs sénégalais réclamant leur solde par l'armée française. Il a également reçu le prix "Un certain regard" lors du festival de Cannes en 2004 pour son film "Moolaadé", un plaidoyer contre l'excision. Il était membre fondateur du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco), organisé tous les deux ans. En 2005, M. Sembène affirmait avoir "un coeur de 20 ans". "Un militant reste jeune toute sa vie", assurait-il. Ousmane Sembène doit être inhumé aujoud'hui à Dakar.

www.orange.fr/bin/frame.cgi?u=http://actu.orange.fr

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Lundi 28 mai 2007 1 28 /05 /Mai /2007 13:05

Claude RIBBE

Par Claude Ribbe

On savait certains Antillais et certaines associations qui leur tiennent lieu de faire-valoir assez inféodés pour obéir à tous les ordres du moment qu’ils viennent de leur maître, le potentat local. À Sarcelles, par exemple, les Passé-Coutrin et autres Moradel ne dérogent pas à cette règle. Magloire Pélage, qui aida au rétablissement de l’esclavage en Guadeloupe aux côtés de Richepance en 1802, ne les eût pas reniés. On est plus surpris de voir des associations et des personnalités qu’on croyait jusqu’ici sincèrement engagées dans le combat contre les dénis de l’histoire, ne pas hésiter à trahir leurs compatriotes pour un denier de 150 000 euros. C’est en effet pour cette somme, versée par la mairie de Sarcelles à son association, que Serge Romana a apporté sciemment son concours au plus honteux épisode de la campagne de DSK, sous prétexte de rendre hommage aux esclaves et à leurs descendants. Le 23 mai a en effet l’avantage de tomber en pleines législatives. On peut être sûr qu’en faisant accorder cette subvention faramineuse de 150 000 euros par son homme de main corse, DSK n’y avait pas pensé. Quel étrange spectacle que Serge Romana ( www.cm98.org), cravaté et endimanché, flanqué de Passé Coutrin et de Moradel, écoutant religieusement celui qui déclarait naguère que, lui président, aucun « noir » n’obtiendrait jamais de portefeuille ministériel important ! Quel étrange spectacle que ce Romana tout frétillant de reconnaissance lorsque le maire de Sarcelles vient lui claquer une bise des plus familières et lui pincer la joue ! L’association de Romana n’est pourtant pas du cru, mais qu’importe ! Les descendants d’esclaves de Sarcelles ont bien les moyens de contribuer à ses oeuvres. Petit bémol : le renvoi d’ascenseur des associations subventionnées aux candidats généreux est puni par la loi. Et DSK, affolé par des sondages surgis du pire de ses cauchemars, n’est pas président. Tout juste député, pour quinze jours encore.

www.claude-ribbe.com/blog.htm

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Dimanche 20 mai 2007 7 20 /05 /Mai /2007 01:47

« Le rêve européen a besoin du rêve méditerranée. Il s’est rétréci quand s’est brisé le rêve qui jeta jadis les chevaliers de toute l’Europe sur les routes de l’Orient, le rêve qui attira vers le sud tant d’empereurs du Saint Empire et tant de rois de France, le rêve qui fut le rêve de Bonaparte en Egypte, de Napoléon III en Algérie, de Lyautey au Maroc. Ce rêve ne fut pas tant un rêve de conquête qu’un rêve de civilisation. »…..« Faire une politique de civilisation comme le voulaient les philosophes des Lumières, comme essayaient de le faire les Républicains du temps de Jules Ferry. Faire une politique de civilisation pour répondre à la crise d’identité, à la crise morale, au désarroi face à la mondialisation. Faire une politique de civilisation, voilà à quoi nous incite la Méditerranée où tout fût toujours grand, les passions aussi bien que les crimes, où ne rien fut jamais médiocre, où même les Républiques marchandes brillèrent dans le ciel de l’art et de la pensée, où le génie humain s’éleva si haut qu’il est impossible de se résigner à croire que la source en est définitivement tarie. La source n’est pas tarie. Il suffit d’unir nos forces et tout recommencera. »

Il y a quelques semaines, pendant sa campagne présidentielle, le désormais président de la république se lançait dans une tirade nostalgique sur la coloniale,  voir ci-dessous, que n’aurait pas renié les grands « civilisateurs » des Nègres et autres Mamelouks idolâtres qui dansent devant des statuettes et se gavent de sang impur. Non, vous ne rêvez pas, c’est bien ce que pensent les « conquitadores » dont s’inspire le nouveau locataire de l’Elysée qui, pour mieux préparer le peuple aux projets pilotés depuis le Maison Blanche, s’est lancé dans un nationalisme débridé, où les approximations historiques côtoient un négationnisme affirmé. En témoigne à nouveau, ses dernières « sorties »  sur le thème de la résistance pendant l’occupation allemande, où l’héroïque Guy Moquet, jeune communiste, 17 ans, fut tué en compagnie de ses camarades.

Ne reculant devant aucune pirouette pour récupérer les symboles forts de la nation, il ne manque pas de faire l’éloge de l’esprit des Croisades et du Bonapartisme. En revanche, n’étant plus également à une contradiction près, le nouveau Président  pourfend tout esprit de "repentance", accusant au passage ceux qui, d’après lui, veulent soumettre la France en la contraignant à se pencher sur ses méfaits coloniaux.C’est faites ce que je dis, mais ne faites pas ce que je fais. Tremblez traîtres à la patrie, maintenant, vous aurez le choix entre l’amour immodéré pour la France ou une expulsion manu militari. On ne badine plus avec le patriotisme !

Après avoir déclaré qu’il voulait en finir avec la repentance, le nouveau Président élu annonce unilatéralement que tous  les lycéens français devront lire chaque année la lettre de Guy Moquet. En clair, la résistance française républicaine n’est concevable qu’à travers des canons bien déterminés. Il n’est plus question de parler de l’histoire de l’esclavage et de la Traite négrière, de la colonisation en Indochine, Algérie, Madagascar…  On n’a pas le droit d’inculquer autre chose que « nos ancêtres les gaulois ! » dans l’enseignement scolaire. Et pourtant, si le nouveau locataire de l’Elysée savait que la résistance à l’oppression, la toute première incarnée par le système esclavagiste, était d’abord celle des Noirs, précurseurs de la Résistance républicaine ? Qu’on se le dise, s’il y a un texte hautement "républicain" que les Lycéens doivent lire chaque année, c’est bien celui, ci-dessous, de la Déclaration du 10 mai 1802 de Louis Delgrès à Basse-Terre en Guadeloupe.

A2N

Texte complet de la déclaration

"C’est dans les plus beaux jours d’un siècle à Jamais célèbre par le triomphe des Lumières et de la Philosophie , qu’une classe d’infortunés qu’on veut anéantir, se voit obligée d’élever la voix vers la postérité, pour lui faire connaître, lorsqu’elle aura disparu, son innocence et ses malheurs. Victime de quelques individus altérés de sang qui ont osé tromper le gouvernement français, une foule de citoyens toujours fidèles à la Patrie , se voit enveloppée par une proscription méditée par l’auteur de tous ses maux.

Le Général Richepance, dont nous ne connaissons pas l’étendue des pouvoirs, puisqu’il ne s’annonce que comme général d’armée, ne nous a fait connaître son arrivée que par une proclamation, dont les expressions sont si bien mesurées que, alors même qu’il promet protection, il pourrait nous donner la mort sans s’écarter des termes dont il se sert. A ce style, nous avons reconnu l’influence du contre-amiral Lacrosse, qui nous a juré une haine éternelle. Oui, nous aimons à croire que le général Richepance, lui aussi, a été trompé par cet homme perfide qui sait employer également le poignard et la calomnie. Quels sont les coups d’autorité dont on nous menace ?

Veut-on diriger contre nous les baïonnettes de ces braves militaires, dont nous aimions à calculer le moment de l’arrivée et qui naguère ne les dirigeaient que contre les ennemis de la République  ? Ah ! Plutôt, si nous en croyons les coups d’autorité déjà frappés, au Fort de la Liberté , le système d’une mort lente dans les cachots continue à être suivi. Eh bien ! Nous choisissons de mourir plus promptement. Osons le dire : les maximes de la tyrannie la plus atroce sont surpassées aujourd’hui. Nos anciens tyrans permettaient à un maître d’affranchir son esclave, et tout nous annonce que, dans le siècle de la Philosophie , il existe des hommes, malheureusement trop puissants par leur éloignement de l’autorité dont ils émanent, qui ne veulent voir d’hommes noirs, ou tirant leur origine de cette couleur, que dans les fers de l’esclavage.

Et vous, premier Consul de le République, vous guerrier philosophique, de qui nous attendions la justice qui nous était due, pourquoi faut-il que nous ayons à déplorer notre éloignement du foyer d’où partent les conceptions sublimes que vous nous avez si souvent fait admirer ! Ah ! Sans doute un jour vous connaîtrez notre innocence ; mais il sera plus temps, et des pervers auront déjà profité des calomnies qu’ils ont prodiguées contre nous pour consommer notre ruine. Citoyens de la Guadeloupe , vous dont la différence de l’épiderme est un titre suffisant pour ne point craindre les vengeances dont on nous menace (à moins qu’on ne veuille vous faire un crime de n’avoir pas dirigé vos armes contre nous), vous avez entendu les motifs qui ont excité notre indignation.

La résistance à l’oppression est un droit naturel. La divinité même ne peut être offensée que nous défendions notre cause. Elle est celle de la Justice et de l’Humanité. Nous ne la souillerons pas par l’ombre même du crime. Oui, nous sommes résolus de nous tenir sur une juste défensive, mais nous ne deviendrons jamais agresseurs. Pour vous, restez dans vos foyers ; ne craignez rien de notre part. Nous vous jurons solennellement de respecter vos femmes, vos enfants, vos propriétés et d’employer tous les moyens à les faire respecter par tous.

Et toi, Postérité, accorde une larme à nos malheurs et nous mourrons satisfaits."

Chronologie : par Gilbert Léonard

C’est celui de la Résistance à la bien française barbarie napoléonienne,

 

 

Cette barbarie qui n’était pas celle d’une France occupée ou vaincue,

Cette barbarie d’une France en admiration devant son monarque, encore aujourd’hui,

Cette barbarie d’une France qui allait rétablir l’esclavage pour encore un demi-siècle,

Cette barbarie qui était une "rupture" avec la Liberté ,

Cette barbarie qui voulait "simplement" relancer l’économie avec une main d’oeuvre asservie.

Dans l’Histoire de France, Delgrès a donné à la Résistance Française ses premières lettres de noblesse.

Cette Déclaration de Delgrès fut placardée le 10 mai 1802 sur tous les murs en Guadeloupe, comme un appel, un cri à toutes les femmes, à tous les hommes,

Le 28 mai 1802, soit 18 jours après cette proclamation, retranché dans les hauteurs de Matouba avec ses 300 hommes, refusant de se soumettre, lui et ses hommes se sacrifièrent en faisant sauter un baril de poudre et tuant plusieurs soldats bonapartistes.

Quelques jours plus trad, le 16 juillet 1802, dans l’élan de la fête nationale du 14 juillet, l’esclavage des Noirs a été rétabli en France.

C’est seulement le 27 mai 1948, soit 46 ans pratiquement jour pour jour après cette fin tragique, que l’abolition de l’esclavage a été déclarée sur l’ile.

Voilà pourquoi les 10, 27 et 28 mai sont des dates toutes aussi importantes dans la mémoire de l’esclavage. Il ne peut y avoir de concurrence entre ces dates.

Cette déclaration doit être placardée sur les murs dans tous les Lycées et Collèges de France !

Et l’Histoire des Héros des Premières Résistances Républicaines doit être enseignée à tous !

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Vendredi 18 mai 2007 5 18 /05 /Mai /2007 08:49

Le téléfilm à gros budget dont la préparation a été lancée dans les remous ayant suivi l’affaire Dieudonné pour sa partie qualifiée par les médias menteurs de "concurrence des mémoires", "Tropiques amers", est diffusé depuis jeudi 10 mai. Ce soir de jeudi 17 mai, on a droit à deux épisodes en suivant sur les 5 de la série.

Ce téléfilm est venu placer son égémonie en concurrence idéologique avec le projet de film de Dieudonné "Le code noir", pour lequel une souscription a même été ouverte et est malheureusement toujours en cours pour cause de censure médiatico-politique du "sujet", projet qui n’avait pas reçu l’aide du CNC contrairement à celui-ci. On comprend maintenant pourquoi.

Abd al Malik évoque le "travail de Jean-claude Flamand", dans la vidéo du cocktail de l’avant-première diffusée par le site Grioo.com, un coktail mondin auquel était aussi invité Olivier Besancenot, de la LCR.

Mais Flamand n’a été que le réalisateur !

A la production : Elizabeth Arnac, qui tourne maintenant un téléfilm sur... l’antisémitisme. Pourquoi n’a-t-elle pas fait utiliser les mêmes codes victimaires que pour la Shoah ?

Elizabeth Arnac - Productrice - 7.4 ko

Elizabeth Arnac - Productrice

Myriam Cottias - Scénario - 4.4 ko

Myriam Cottias - Scénario

Au scénario : Myriam Cottias, historienne. Le scénario serait dans la veine du livre d’Olivier Pétré-Grenouilleau qui brouille la traite française (occidentale) avec des traites orientales et intra-africaines visant des Noirs : "Les traites négrières". On attend la suite pour en juger.

 

Olivier Pétré-Grenouilleau est poursuivi en justice pour des déclarations jugées négationnistes sur la Traite des Noirs. Ce téléfilm va être scruté par un public, très concerné et de toutes couleurs, et qui cette fois ne s’en laissera plus compter. On pourra même recommencer les sittings devant France 3 si ce soir ça continue dans le déni de la réalité humaine.

Virginie Brac - Scénario - Spécialiste du polar - 8.5 ko

Virginie Brac - Scénario - Spécialiste du polar

Virginie Brac c’est pour le roman, elle devait avoir échangé sa place avec l’historienne.

Le site intégriste néosioniste prochoix dit du téléfilm : "pas de la "haine de soi"". Fourest se prendrait pour Louis XIV et consorts ?

Réalisateur : Jean-Claude Barny Scénario : Virginie Brac et Myriam Cottias Adaptation et dialogues : Virginie Brac Productrice : Elizabeth Arnac Chef opérateur : Claude Garnier Ingénieur du son : Eric Boisteau Musique : Michaël « weedy » Haustant Créateurs décors : Yan Arlaud et Laurent Tesseyre Créateurs costumes : Fabio Perrone Production : Lizland Films avec la participation de France 3 Directrice de l’unité fiction : Nicole Patin Conseillère de programmes : Johanne Rigoulot

Avec le soutien "exceptionnel" de la Région Martinique. du Centre National de la Cinématographie, le partenariat de l’Union Européenne de Radio- Diffusion (UER), la participation du Ministère de l’Outre-Mer, de l’Agence nationale pour la "cohésion sociale et l’égalité des chances", de l’ANCSEC - France O et de la Télévision Suisse Romande (TSR).

Le scénario n’a pas été écrit par une personne sensibilisée dans sa chair et sa couleur de peau au sujet. Et ça se voit !

Imaginez ce que signifie être considéré comme un objet, singularisé par sa couleur noire de peau, déporté avec bestialité et réduit en esclavage par des colons singularisés par leur couleur blanche de peau.

Une marchandise, un objet, un sous-humain, moins encore qu’un animal.

Le premier épisode des cinq que compte cette oeuvre politicienne a annoncé la couleur... Faussaire.

-  Un héros martiniquais à la diction plus académicienne que BHL et Finkielkraut réunis ! Plus intello que son "maître". Et dont la principale caractéristique psychologique affichée pour l’instant est la compromission avec le bourreau, prêt à laisser acheter son affranchissement grâce à sa fille dont il attend avec impatience qu’elle mette au monde un petit métis teinté de blanc, progéniture attendue par le maître qui se croit stérile, et qui l’a violée ! Mais on ne voit que la fourberie du Kapo !

-  Un esclave rebelle, montré d’emblée comme primitif et violent, dont le rôle a consisté pour le moment à rester enchainé sans rien faire dans une grange. Juste servir de géniteur-exhutoire pour la jeune esclave avant son viol... Parce qu’elle veut un bébé uniquement Noir ?

-  Des mamas montrés sans rire comme des grandes gueules faisant la leçon, y compris philosophique, y compris à leur propre maître ! Et le maître il se laisse presque faire ! Qui peut croire à une telle bétise ?

-  Des gardiens d’esclaves - la vedette du rôle est... indien ! - qui ne violent pas les jeunes esclaves supposées être chosifiées. On y croit. Et pourquoi indien ? Faire porter aux descendants des exterminés amérindiens l’image du fouet et du sadisme, c’était vraiment nécessaire ? On dit pourtant qu’ils n’y avait déjà plus d’indiens caraïbes à l’époque, déjà exterminés. Un colon Blanc ne donnait-il pas le fouet en réalité ?

-  Cette façon très peu subtile de différencier les outre-mers des africains... Quelle ruse !

-  etc. etc. (une thèse sera sûrement écrite)

France 3 était déjà condamné avec Fogiel pour négrophobie via un SMS raciste. Voici que France 3, sous des airs de contribuer à une manifestation de la vérité historique, nous sert une oeuvre sans queue ni tête, absolument pas crédible compte-tenu de ce que l’on sait sans aucun doute de la mentalité de l’époque. Totalement anachronique et perverse.

Une négation de la réalité historique qui frise le négationnisme ! Car au vu de ce téléfilm, où était finalement le "crime" ? Où était le génocide chosifiant ?

La psychologie des personnages semble sortie d’un manuel de colonisation bien pensante ! Elle semble faite pour dire : "voyez, ce n’était pas si terrible que çà ! Si on se tenait à carreau tout allait plutôt bien sur le plan humanitaire !".

Comme si le tombereau d’inhumanité vérifiable qui est tombé sur les déportés-esclaves provenait sûrement pour une bonne part... de la rebellion ! Voire de la "mauvaise volonté" ! Qu’ils étaient maladroits ces esclaves de ne pas se tenir à carreau ! Tout aurait été mieux pour eux. Ces esclaves-philosophes... qu’ils sont... bêtes !...

-  Une férocité montrée comme de pacotille pour le personnage principal esclavagiste. On ne sent pas son sentiment de supériorité, on ne voit pas réellement, on ne ressent pas son mépris pour une race vue comme inférieure. C’était pourtant ça la réalité, la seule crédible.

Tropiques amers... C’est en fait pour l’instant du négationnisme idéologique néocolonial.

On attend donc toujours le premier film sur la déportation, la Traite et le génocide chosifiant de Noirs africains par des colons Blancs français et européens, qui dira simplement la vérité, et non une fable à but bassement et indignement politicien, que vont exploiter les colons résiduels d’aujourd’hui.

Ce qui est le plus terrible en fait, c’est de voir ce réalisateur et toutes ces actrices et tous ces acteurs, Noirs, incapables de réagir eux-mêmes à une telle caricature de leurs propres racines.

Certains "Noirs" disent dans les forums "on avance", on fera mieux la prochaine fois, il faut aller doucement, ne pas choquer "les Blancs". Argument fallacieux ! La vérité est ou elle n’est pas. Elle est si elle est entière. Elle était choquante, elle doit donc choquer sinon elle embrouille tout.

La chosification des cerveaux met vraiment longtemps à se soigner.

Il faudra un jour un vrai film sur Le Code Noir. Un film qui parle des gens, pas des choses qui ont chosifié : L’aristocratie et les marchands. Pas "tous les Blancs".

1789 est-elle vraiment passée outre-mer ?


http://tropiquesamers.com/

http://www.grioo.com/info10192.html

http://programmes.france3.fr/tropiques-amers/

http://forums.france3.fr/france3/Tropiques-Amers/


Voir aussi des témoignages d’anciens sur des anciens : http://www.parolesdesclavage.com/in...

VOIR AUSSI UNE CRITIQUE SEVERE ET ARGUMENTEE : http://usbek.blogs.nouvelobs.com/ar...


http://lesogres.info/article.php3?id_article=3238
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Jeudi 17 mai 2007 4 17 /05 /Mai /2007 14:06

http://www.tropiquesamers.com/webspace/affiche-web.jpg 

Lizland Films et France 3 présentent "Tropiques Amers"  

La première série télévisée française consacrée à la période de l'esclavage !  
Produite par Elizabeth Arnac et réalisée par le metteur en scène de « Neg Marron », le Guadeloupéen Jean-Claude Barny ( voir interview ci-dessous) , la série Tropiques Amers est actuellement diffusée sur France 3, une chaine du service public.  Récemment saluée au FIPA de Cannes et au Fespaco, Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou, la série de 6 épisodes de 52 minutes fait déjà parler d'elle, en France et à l'étranger. Tournée entre mai et septembre derniers en Martinique et à Cuba, "Tropiques Amers" raconte la vie sur une plantation martiniquaise de la fin du 18° siècle au début du 19° siècle alors que l'abolition de l'esclavage est votée. Esclavagisme et liberté, amour et haine se retrouvent liés dans ce fantastique portrait d'une partie sombre de l'histoire de France.  Les rôles principaux sont tenus par Jean-Claude Adelin, Jean-Michel Martial et Fatou N'Diaye. Le scénario est signé par Virigine Brac et l'historienne martiniquaise, Myriam Cottias.  
 
Rendez-vous sur France 3 pour les premiers épisodes... ( tous les jeudi à partir de 20h50 )
 
http://programmes.france3.fr/tropiques-amers 
 


Jean Claude Flamand Barny, réalisateur de "Tropiques Amers"

"Tropiques Amers" face à Sarkozy
"Tropiques Amers" face à Sarkozy
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Mercredi 16 mai 2007 3 16 /05 /Mai /2007 00:38

APPEL AUX CHEFS D’ETAT D’AFRIQUE NOIRE AU SUJET DE L’EMPOISONNEMENT DES POPULATIONS ANTILLAISES.

Madame la Présidente,

Monsieur le Président,

Excellences,

Il y aura bientôt quatre siècles que des centaines de milliers d’Africains furent déportés comme esclaves aux Amériques et singulièrement dans l’archipel des Antilles, cela dans des conditions de barbarie presque inimaginables. Une fois une fois sur place, des colons ou planteurs européens prirent le relais des négriers, eux aussi européens, contraignant ces hommes et ses femmes -vos ancêtres et les nôtres- à travailler comme des bêtes de somme, chaînes aux pieds et carcans au cou, dans les champs de coton, de café et surtout de canne à sucre, toujours dans des conditions de férocité sans pareille. Il est inutile de s’appesantir sur les multiples sévices qu’endurèrent les nôtres : documents historiques et textes littéraires en témoignent éloquemment. Toujours est-il qu’au XVIIIe siècle, Saint-Domingue (l’actuelle Haïti) était la plus riche colonie du monde et que la France faisait 40% de son commerce extérieur avec cette seule île. Quand les esclaves se révoltèrent, Napoléon Bonaparte y envoya une armée d’extermination de 50.000 soldats, lesquels employèrent, entre autres, des méthodes inédites qui préfiguraient les chambres à gaz du régime hitlérien comme le démontre l’écrivain Claude Ribbe dans son livre justement nommé « Le crime de Napoléon ».

 A l’abolition de l’esclavage en 1848, suite à d’innombrables révoltes d’esclaves noirs et du combat mené par quelques philanthropes européens, les populations de la Guadeloupe, de la Guyane et de la Martinique ne se virent offrir qu’une alternative : retourner travailler comme salariés sous-payés sur les mêmes plantations où elles avaient été esclaves ou bien défricher des terres ingrates, situées en altitude ou en forêt, pour tenter de survivre grâce à de modestes jardins vivriers. Cette nouvelle forme de servitude dura près d’un siècle (1848-1946). Finalement, au sortir de la Deuxième Guerre Civile Européenne (1939-45), nos pays, sans consultation populaire, furent transformées en « départements français d’Outre-mer », chose qui inaugura, non point « l’égalité des droits » comme cela avait été promis, mais bien une deuxième déportation.

En effet, à partir de 1950 et cela jusqu’à la fin des trente glorieuses qui permirent à la France de reprendre son rang dans le concert des nations, des dizaines de milliers d’Antillais et de Guyanais furent à nouveau transbordés, cette fois-ci vers « la métropole », où ils servirent de filles de salle dans les hôpitaux, de servantes chez les bourgeois, de postiers, de plantons et de commis, d’agents de la circulation ou encore d’ouvriers d’usine automobile. Aux diverses « Compagnies des Isles d’Amérique » qui, des siècles durant, organisèrent le fructueux commerce négrier, succéda le BUMIDOM (Bureau des Migrations des Départements d’Outre-mer). Le commerce triangulaire mérita là plus que jamais son nom ! Nos frères et sœurs « bumidomisés » finirent par faire souche dans l’Hexagone où leurs enfants et petits-enfants (nous en sommes à la troisième génération) constituent ce que l’on nomme aujourd’hui « les Noirs français ou « Français noirs », population parquée dans les banlieues et quartiers dits « sensibles » dont ne parviennent à s’échapper, de temps à autre, que quelques sportifs ou musiciens puisqu’il est bien connu, n’est-ce pas, que les nègres ont une vocation quasi-naturelle à être des amuseurs publics internationaux.

Quant aux populations antillaises et guyanaises restées au pays, elles réussirent, en dépit de trois siècles d’exploitation et d’humiliation, à créer une nouvelle langue et une nouvelle culture, une nouvelle identité dite « créole », qui assembla, tant bien que mal, éléments amérindiens, africains, européens et plus tard asiatiques. Malgré le statut de « département d’Outre-mer » et la possession d’une carte d’identité française, nous autres, Antillais et Guyanais, nous autres Créoles en un mot, ne somment pas pour autant devenus français. Il ne faut pas confondre « identité » et « carte d’identité ». Nous sommes des peuples à part entière qui aspirent à assumer pleinement leur souveraineté, même si nous savons que le chemin qui y conduit sera forcément long et difficultueux. A la fin des années 60, certains mouvements politiques de nos pays sollicitèrent l’appui des états africains nouvellement indépendants pour porter la question antillo-guyanaise devant le Comité de Décolonisation de l’ONU. Nous reçûmes, hélas, une fin de non-recevoir de la part de Léopold Sédar Senghor et Félix Houphouët-Boigny notamment. On était, à l’époque, il est vrai, en pleine période néocoloniale et le pré carré qu’est la « Françafrique » était en train de se mettre en place. Aujourd’hui, nous autres, Créoles, voulons croire que les choses ont changé et que l’Afrique noire est mieux disposée à aider ceux qu’elle considère souvent comme sa « diaspora », terme toutefois impropre puisqu’il implique que n’importe quel Antillo-Guyanais aurait le droit de venir s’installer dans n’importe quel pays africain et d’en obtenir automatiquement la nationalité. On connaît les dégâts qu’a causé une telle conception dans une toute autre région du monde, le Moyen-Orient, et a quel point le peuple frère de Palestine en est victime.

 Nous ne sommes pas une diaspora. Nous sommes des peuples à part entière, mais nous n’oublions pas pour autant que la plus grande partie de nos ancêtres provenaient d’Afrique noire et que bon nombre, sinon la majorité, des créations culturelles créoles portent la marque indélébile de la terre d’où nos pères furent arrachés. Cela signifie que s’il n’y a pas identité entre Créoles et Africains, il y a entre eux un nécessaire devoir de solidarité. Nous avons besoin de votre appui et de votre solidarité aujourd’hui. Non pas d’une solidarité politique comme ce fut le cas dans les années 60 du siècle dernier, mais d’une solidarité humanitaire : nous ne demandons pas à ce que la question antillaise soit à nouveau portée devant le Comité de Décolonisation de l’ONU, mais bien que le génocide par empoisonnement perpétré par l’Etat français, pendant plus de 30 ans (1972-2002), soit porté devant l’OUA (Organisation des Etats Africains) d’une part et devant l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) de l’autre.

De quoi s’agit-il exactement ? D’un véritable crime contre l’humanité qui, comme tel, est imprescriptible. En effet, pendant trente ans, l’Etat français a délivré des A.M.M. (Autorisation de Mise sur le Marché) de différents pesticides cancérigènes, parmi lesquels le redoutable Chlordécone, produit interdit aux Etats-Unis et au Canada depuis 1976. Alors que diverses études,  signalaient la dangerosité extrême de ce pesticide, et cela dès le début des années 70, celui-ci a autorisé les grands planteurs blancs créoles à l’utiliser au-delà du raisonnable dans les bananeraies de la Guadeloupe et de la Martinique, ce qui eut pour effet d’empoisonner nos sols, nos rivières, nos nappes phréatiques et nos rivages. Pendant plus de trente ans, nous avons bu, sans le savoir, une eau du robinet gorgée de pesticides et surtout de chlordécone, nous avons mangé des légumes et des poissons contaminés, sans que jamais l’Etat français ne lève le petit doigt pour arrêter ce qui ressemble fort à une tentative de génocide. Sans compter que le taux de rémanence de ce poison est évalué à soixante, voire cent ans ! Aujourd’hui, les résultats sont là : nos pays vivent une véritable catastrophe sanitaire. Celle-ci se décline ainsi :

explosion du nombre de cas de cancers, cela chez des patients de plus en plus jeunes (moins de 40 ans). La Martinique détient, d’ailleurs, le triste record d’être le deuxième pays au monde après les Etats-Unis pour le taux de cancer de la prostate.

développement inquiétant des maladies d’Alzheimer et de Parkinson, là encore chez des personnes qui sont loin d’avoir atteint l’âge (canonique) où ces affections sont considérées comme inévitables

nombre effarant de fausse-couches et de malformations congénitales qui ne s’expliquent pas seulement par les grossesses trop précoces, comme on tente de nous en persuader, puisque l’âge de la conception a toujours été nettement plus bas dans nos pays qu’en Europe

augmentation inexpliquée du taux d’infertilité à la fois féminine et masculine, ce qui fait que nos pays sont tombés au-dessous du seuil de renouvellement normal d’une population qui est de 2, avec seulement 1,8 enfant par femme (contre 2,1 en France !).

Lorsque le scandale finit par éclater et que cet empoisonnement généralisé fut mis à jour, l’Etat français a tenté de nous faire croire que la dangerosité du chlordécone n’a été connue qu’en 1989, ce qui est un mensonge absolu. Un mensonge d’Etat ! Répétons-le : dès la fin des années 70, ce pesticide avait été interdit en Amérique du Nord et plusieurs publications scientifiques émanant de l’ « American Cancer Institute » en démontraient la cancérogénicité. Il est vrai que ces études étaient rédigées en anglais et qu’il est bien connu que les Français ne sont pas très brillants en langues étrangères…En réalité, cet empoisonnement de nos populations fut délibéré et les responsables en sont parfaitement connus : d’abord l’Etat français lui-même (et cela quel que fut le parti au pouvoir durant ces trente ans, Droite et Gauche s’étant partagés le pouvoir) ; ensuite les différents préfets et chefs des services déconcentrés de l’Etat en poste dans nos pays à cette époque ; enfin les Békés ou Blancs créoles, descendants des esclavagistes d’antan, à la fois gros planteurs, principaux importateurs de pesticides et détenteurs du monopole de la vente des engins agricoles.

La représentation parlementaire antillaise a vainement tenté d’obtenir du Palais Bourbon la création d’une « commission d’enquête parlementaire », comme dans les affaires du sang contaminé, de la vache folle, de l’amiante, d’Air Lib ou encore d’Outreau, mais en vain. Il ne nous fut octroyé, à nous, descendants d’esclaves, qu’une vague « mission d’information parlementaire » dénuée de tout pouvoir d’enquête et de coercition. Ce qui est la preuve que nous sommes bien des « Français entièrement à part et non des Français à part entière », selon la célèbre formule d’Aimé Césaire. Rappelons tout de même que des dizaines de milliers de Créoles se sont portés volontaires pour combattre dans l’armée française ou pour défendre le territoire hexagonal :

bataillon créole pendant la guerre du Mexique (1862-1867) menée par l’empereur Maximilien III

participation à la guerre franco-allemande de 1870

bataillon créole pendant la Première Guerre Civile Européenne (1914-18)

« dissidents » antillais pendant la Deuxième Guerre Civile Européenne (1939-45)

appelés et engagés antillais pendant les guerres d’Indochine, d’Algérie, du Tchad etc…

   Les Créoles ont donc tenu à verser ce qu’ils ont eux-mêmes appelé « l’impôt du sang » à une prétendue mère-patrie qui s’est toujours révélé une mère marâtre. Les trente ans d’empoisonnement que viennent de vivre la Guadeloupe et la Martinique n’en étant qu’une énième preuve.

Aujourd’hui, nous réclamons donc que justice soit faite. Nous exigeons :

 une enquête épidémiologique à grande échelle afin de mesurer la vraie ampleur de la contamination, enquête conduite par des scientifiques étrangers car nous n’avons plus confiance dans leurs collègues français

l’indemnisation sans délai des petits et moyens agriculteurs qui, ayant loué ou acheté des terres anciennement plantées en banane, sont dans l’impossibilité de livrer des produits sains à nos populations et sont, pour certains, au bord de la faillite

la mise en place immédiate d’un processus de dépollution de nos sols selon les procédés de « phytoremédiation » mis au point récemment au Canada, dépollution qui devra être prise en charge par l’Etat français sur la base du principe dit du « pollueur-payeur »

la convocation devant la justice des principaux responsables de cet empoisonnement annoncé qui, de toute évidence, ont fait preuve dans cette affaire d’une négrophobie et d’un comportement raciste à peine voilés.

Mais, hélas, nous crions dans le désert. Alors que nos patates douces ou nos ignames qui arrivent dans les ports français sont immédiatement détruits par les services sanitaires, l’Etat n’a jusqu’à ce jour pris aucune mesure pour que ces mêmes légumes soient interdits de vente dans nos pays, du moins ceux qui proviennent de sols contaminés. C’est aussi qu’aucune cartographie sérieuse de cette contamination n’a été établie à ce jour, si bien que les agriculteurs qui travaillent des terres non polluées se voient autant pénalisés que leurs confrères ayant hérités de terre polluées. La moindre des choses eut été, de la part des services de l’Etat français, de mettre en place un système de traçabilité des productions maraichères et vivrières antillaises. Il y a là un laisser-aller, un laisser-faire, un je-m’en-fichisme, véritablement criminels à l’endroit des peuples antillais. Bien qu’alertée par un livre sur la question (« Chronique d’un empoisonnement annoncé », de L. Boutrin et R. Confiant, édit. L’Harmattan 2007) ainsi qu’une conférence dans l’enceinte même de l’Assemblée Nationale française, aucun grand média français n’a à ce jour portée l’affaire à la connaissance du public hexagonal. Il semblerait qu’une sorte d’omerta se soit imposée au sujet du chlordécone et des ravages qu’il provoque.

   Nous nous permettons donc respectueusement de lancer un appel solennel à tous les chefs d’Etat d’Afrique noire pour qu’ils nous aident à briser cette chape de silence afin d’obliger l’Etat français à prendre ses responsabilités à l’égard des populations antillaises deux fois déportées, comme nous l’avons vu, et aujourd’hui empoisonnées. En effet, nous réalisons aujourd’hui que le « génocide par substitution » dénoncé par Aimé Césaire dès la fin des années 70, c’est-à-dire le remplacement des populations créoles par des gens venus d’ailleurs, s’est accompagné, dans le silence le plus total, d’un véritable « génocide par empoisonnement ».  L’OUA doit s’emparer de cet affaire sans délai, sinon tous les appels à « la solidarité du monde noir », au « panafricanisme » ou à « l’unité culturelle négro-africaine », émanant d’intellectuels africains, antillais ou noirs américains, se révéleraient des mots creux, vides de sens, véritables paravents de notre commune lâcheté.

 Aidez-nous ! Ne serait-ce qu’au nom de nos ancêtres communs…

 Veuillez accepter, madame la Présidente, monsieur le Président, l’expression de mes salutations respectueuses.

Raphaël Confiant (écrivain martiniquais)

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Dimanche 13 mai 2007 7 13 /05 /Mai /2007 15:38

Le leader centriste tente de maintenir la tête hors de l’eau face à la déferlante de l’UMP après la victoire de son chef de file. François Bayrou visait le jackpot élyséen, pensant coiffer sur la ligne la candidate socialiste, Ségolène Royal, pour se retrouver face à Nicolas Särközy qu’il pouvait gagner selon tous les sondages. Il n’a que très partiellement réussi son pari, en parvenant à incarner le troisième homme et en donnant plus de crédibilité à son parti. Pensez qu’à l’élection présidentielle 2002, l’UDF  avait réuni 6.84% des suffrages, et qu’en 2007, il est parvenu à attirer 18,57% des électeurs. Le plus difficile pour le béarnais commence. Contraint de poursuivre son chemin, ne pouvant pas s’allier au camp du vainqueur sans courir le risque de se renier , il a refondé l’UDF délesté de ses 22 députés, tous ayant fait le choix de rejoindre la majorité présidentielle en vue des législatives de juin prochain. Comme quoi en politique, rien n’est jamais acquis et les trahisons font partie intégrante du paysage. Qui pouvait imaginer François Bayrou abandonné par ses plus fidèles lieutenants, notamment Hervé Morin, Maurice Leroy, François Sauvadet ? Dur, dur d'être un Homme politique ! 

Aujourd’hui, à défaut de faire allégeance au nouveau roi de France, François Bayrou lance un mouvement démocrate et fait le pari d’indépendance pour survivre jusqu’à la prochaine bataille de 2012. Très osé ! Pour parvenir à survivre jusque là, faute de plan B et de divisions capables de contester l'hégémonie de l'UMP, le Che Guevara du centre n'a plus beaucoup de solutions, c'est dire l'étroitesse de sa marge de manoeuvre.

1) son nouveau mouvement démocrate doit obtenir un groupe parlementaire à l'issue des élections législatives en juin prochain. Rien n'est moins sûr étant donné ce qui lui reste comme fidèles, à peine 5 députés sur un total initial de 29. L'UMP a sorti l'artillerie lourde, les félons n'ont pas résisté à aller à la soupe pour préserver leur circonscription. C'est bien la preuve que la pente naturelle de l'UDF est à droite.Bayrou devra lancer des têtes nouvelles en espérant qu'elles remporteront au moins 20 circonscriptions sur un total de 577.

2) il doit compter sur l'implosion hypothétique du PS, ce qui lui donnerait la possibilité de prendre la tête d’une opposition démocrate sociale. Là aussi, rien n'est moins évident. Les électeurs de la gauche ne voteront pas pour un quelqu'un ayant fait toute sa carrière à droite.  En plus, la gauche ne manque pas de personnes de qualité, comme la candidate socialiste, Ségolène Royal, véritable leader qui a réussi à attirer 17 millions de suffrages sur sa personnalité.Donc, même si le PS implosait, comme le souhaite Strauss-Kahn, il ne fait aucun doute que ça n'affecterait pas la Dame du Poitou.

3) il peut profiter du rejet par le peuple de l'égocentrisme et du goût exclusif du pouvoir de Särközy pour incarner un recours respectueux des institutions de la république,qui ne s'oppose pas à l'expression de la diversité au sein de la droite. Avec la personnalité autoritaire de Monsieur 53%, il y a de fortes probabilités que le peuple se tourne vers une alternative. Le Béarnais, plus posé et sympathique, mais surtout rebelle dont le panache est remarquable en ces temps où les Hommes politiques vont à la gamelle, oubliant leurs engagements et dignité, pourrait faire l'affaire.

En conclusion, François Bayrou devra faire sans ses ex-lieutenants ayant rallié leur nouveau maître qui leur garantit une rente à l'assemblée, ce qui confirme que les convictions chez les élus ( une grande majorité) tiennent plus souvent à la détention d'avantages et d'une écharpe tricolore. Pour le moment, en misant sur la patience et la providence, il devra jouer très finement pour ne pas disparaître rapidement, comme le souhaite le président de l'UMP. Après, il n'est pas interdit de rêver, après être revenu de la diète plus que jamais remonté comme pendant la présidentielle 2007. C'est un quitte ou double passionnant !

A2N


Bayrou crée le MODEM !
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Jeudi 10 mai 2007 4 10 /05 /Mai /2007 14:13

En prenant la parole le 6 mai dernier, après la proclamation de SA victoire sur le peuple français, le futur locataire de l'Elysée prononçait des paroles sans équivoque sur la pratique de la répentance en France : "Je veux remettre à l'honneur la nation et l'identité nationale. Je veux rendre aux Français la fierté d'être Français. Je veux en finir avec la repentance qui est une forme de haine de soi, et la concurrence des mémoires qui nourrit la haine des autres " .  Ses propos ne s'adressaient, bien entendu, pas à tous les Français, mais particulièrement à ceux que les intellectuels de salon accusent d'être les principaux responsables de la crise de sens et de valeurs dans la société française. En clair, sans les nommer, ce qu'il n'avait plus besoin de faire après sa campagne électoral basée sur le programme du Front National, le président élu par le peuple désignait les Noirs et les Arabes, français estampillés issus de l'immigration ad viteam éternam.

Surprise ! Plus de 72 heures après sa sortie tonitruante anti-repentance, il est déjà revenu sur ses positions, en participant aux côtés du  président Jacques Chirac, à la commémoration annuelle de l'abolition de l'esclavage en fin de matinée au Jardin du Luxembourg. Le futur ancien président, ayant sans aucun doute peu apprécié les propos de son successeur dimanche dernier, lui a même reservé une  sacrée surprise, l'invitant à inaugurer publiquement une sculpture représentant des maillons d'une chaîne brisée, à l'occasion de cette cérémonie de repentance. C'est le coup de pied du vieux au derrière du Rastignac de Neuilly. 

Après cette première apparition officielle  depuis sa victoire dimanche et son escapade controversée à Malte, Nicolas Sarkozy, qui rejette fermement toute idée de "repentance", aura certainement beaucoup de mal à ABROGER, comme prévu, la loi Taubira 2001 reconnaissant la Traite et l'esclavage comme Crime contre l'humanité. Et surtout, il devra certainement s'expliquer devant ses amis Finkielkraut, le philosophe des plateaux TV, et Olivier Petre Grenouillau, l'historien négationniste devenu la référence de la France nostagique du bon vieux temps des colonies. Pourvu que ça dure ! (voir témoignages descendants d'esclaves de la Martinique www.alert2neg.com/article-6588577.html)

 A2N 

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Mercredi 9 mai 2007 3 09 /05 /Mai /2007 16:26

On peut tout dire du nouveau président élu à 53% par les Français. Par contre, on ne peut pas lui reprocher de n'avoir pas annoncé la révolution Pétainiste qu'il préparait à la France , une fois à l'Elysée. Après son premier discours à la salle Gaveau, il y en a qui sont tombés sur les fesses quand l'homme, fort du choix d'une majorité du peuple lobotomisé par 4 ans d'offensive médiatique, a déclaré son intention de combattre la repentance, plus précisément la concurrence mémorielle:  « Le peuple français s'est exprimé. Il a choisi de rompre avec les idées, les habitudes et les comportements du passé. Je veux réhabiliter le travail, l'autorité, la morale, le respect, le mérite. Je veux remettre à l'honneur la nation et l'identité nationale. Je veux rendre aux Français la fierté d'être Français. Je veux en finir avec la repentance qui est une forme de haine de soi, et la concurrence des mémoires qui nourrit la haine des autres. »

A quoi pense t-il en parlant de la guerre des mémoires? Si l'on se rappelle qu'il n'y a pas longtemps, après les émeutes dans les banlieues populaires, certaines thèses racistes voyaient dans les révoltes sociales la confirmation d'un conflit de civilisations, sous-entendu l'affrontement entre les faubourgs ethniques et la France dite de souche, il ne fait pas de doute que prochain Président français s'est, lui aussi, imprégné de cette vision, d’autant plus qu'il avait soutenu la fameuse loi sur la colonisation positive,  loi du 23 février 2005. Pire, en rappelant que cette question fait partie intégrante de son agenda, Nicolas Särközy a confirmé qu'il partage la même vision que l'homme pour lequel il a une affection certaine, qu'il soutenait seul contre tous après sa sortie raciste à propos des Français Noirs et Arabes. Dans un entretien paru dans le quotidien israélien Haaretz, M. Finkielkraut avait estimé que la crise des banlieues était "une révolte à caractère ethnico religieux", ce qui signifiait pour lui, le philosophe des médias, qu'il fallait lancer la guerre aux étrangers qui ne respectaient pas la France. Interrogé le dimanche 4 décembre 2005, au grand jury RTL-LCI-Le Figaro, sur les propos orduriers de "l'intellectuel", dont les propos avaient suscité une vive polémique,  Nicolas Särközy  déclarait qu'Alain Finkielkraut faisait "honneur à l'intelligence française".

Alors qu'il déclare à nouveau , au soir du second tour des présidentielles, qu'il va pourfendre tout esprit de "repentance" tout en faisant l'éloge des croisades, n'est en rien surprenant sur l’offensive réactionnaire globale qu'il prépare.

Cependant, il semble que le Président Chirac, ayant mesuré la gravité du dérapage de son prochain remplaçant, dans 8 jours, ait décidé de le mettre face à ses responsabilités. Le poufendeur de la repentance devrait, sauf en cas de migraines de dernière minute, assister demain, le 10 mai 07, à la commémoration de l'abolition de l'esclavage des Noirs. C'est dire combien il lui sera difficile, après ça, d'empêcher à la République d'honorer la mémoire des millions d'Africains, razziés, déportés et mis en esclavage dans les Amériques pendant 4 siècles par les pays européens, dont la France. Déjà un caillou Noir dans les chaussures de l'homme de "l'identité nationale" et de la "fierté d'être Français". Qu'on se le dise, il n'y a ni sous mémoire, ni sur mémoire, c'est ce que doit garantir une République non partisane et non communautariste.

A2N

PERE JEAN - MICHEL - PAROLES D'ESCLAVAGE

ULTIMA - PAROLES D'ESCLAVAGE

PANCRATE - PAROLES D'ESCLAVAGE

YVONNE GASPARD - PAROLES D'ESCLAVAGE
 
 

10 Mai 2001 - 10 Mai 2007

            Pour l’Honneur et le Respect

          Commémoration Nationale

      de la Déportation et de l'Esclavage

 des Africains et Descendants d'Africains

         jeudi 10 mai 18h Place de la Nation

 

Par alert2neg - Publié dans : Honneur & Respect
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HISTOIRE D'EN RIRE !

C'est l'histoire d'une dame âgée qui en traversant la chaussée fait une chute et se ramasse sur le derrière en plein milieu de la rue !
Sarkozy, qui la suivait par hasard, s'empresse de l'aider à se relever et à traverser la rue.
Arrivés de l'autre côté de la rue, le petit Nicolas dit à la vieille dame :
- Ce fut un plaisir pour moi de vous aider. Est-ce que vous m’avez reconnu ? Je suis Nicolas Sarkozy, votre Ministre de l’Intérieur. J’espère que vous voterez pour moi aux prochaines élections.
La vieille dame lui réplique:
- Vous savez, je suis tombée sur le cul, pas sur la tête !

"Sarkozy n'a qu'un handicap d'image : il est petit. Pour qu'une photo de lui soit bonne, il faut travailler baisser, essayer de le décrocher pour le grandir"

 Raymond Depardon, Cinéaste et Photographe 

«L'esclavage des Noirs a été inventé par les Noirs, en Afrique, c'est eux qui vendent les autres Noirs parce qu'ils n'ont aucune conscience de la fraternité Noire, ça n'existe pas ça ». Eric Zemmour, journaliste I-Tele et France 2 

«Beaucoup de ces Africains sont polygames.Dans un appartement, il y a trois ou quatre femmes et 25 enfants.Ils sont tellement bondés que ce ne sont plus des appartements, mais Dieu sait quoi ! On comprend pourquoi ces enfants courent dans les rues.» Hélène Carrere d'Encausse, membre de l'académie Française ( A propos des émeutes urbaines)

 

 



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