A l'allure à laquelle dégringole la cote de confiance de l'exécutif, malgré la guerre au Sahel contre le " terrorisme", les communicants de l'Elysée devrait penser à réaliser un clip vidéo dans lequel François Hollande et son gouvernement feraient leur " Harlem shake". Qu'en pense donc Claude Sérillon, le nouveau "Monsieur communication" du PS ?
Après 10 mois de pouvoir, la décote du pouvoir est tout simplement phénoménale et historique, ce qui ne peut qu'inquiéter au sommet de l'Etat. Et pour cause, l'Elysée n'en finit plus de provoquer la colère d'une partie grandissante de la gauche, y compris dans les rangs de la majorité présidentielle. Par exemple, et c'est encore la démonstration de toute l'impuissance du Général Hollande face à la situation économique, le chef de l'Etat se vantait d'avoir favorisé le dialogue sociale à travers le fameux accord sur la " flexi-sécurité", qui devait consacrer de nouveaux droits pour les salariés, une chose qui n'aurait pas été un luxe en ces temps où les "patrons- voyous" terrorisent sèment le désordre social et terrorisent des millions d'employés. Sauf que l'accord entre les syndicats et les employeurs n'est ni plus ni moins qu'un droit d'exploiter les salariés et de les licencier sans ménagement" octroyé aux patrons. "C'est l'avènement du nouveau droit patronal avec un retour à l'esclavage moderne. Notre seul droit est de négocier le poids des chaînes. Aujourd'hui, on lutte simplement pour conserver ce que nous avons mis tant d'année à acquérir ", s'est indigné Paul Giacomoni, secrétaire départemental de FO. Vous ne rêvez pas.
Concrètement, derrière l'accord national interprofessionnel signé par les partenaires sociaux, à savoir le Medef et des syndicats minoritaires ( CFDT, CFTC et CGC) et par conséquent non représentatifs des employés, il y a une enterrement " première classe" du droit du travail et de certaines conventions internationales, comme l'a d'aileurs estimé Jean-Claude Mailly, secrétaire général du syndicat Force Ouvrière ( FO). Conséquence: la CGT, FO, FSU, Solidaires et une partie de gauche sont entrés en résistance pour dire NON au gouvernement. Et comme pour démontrer que l'heure est grave, les frères ennemis de la CGT et de Force ouvrière font front commun contre "l'accord nocif", ce qu'a affirmé Bernard Thibault,secrétaire général de la CGT. "Nous sommes d'accord sur le diagnostic, la nocivité de ce texte susceptible d'être traduit dans un texte de loi qui va être examiné par le conseil des ministres", a t-il dit. Et d'expliquer: "Dès lors que nous considérons (...) que l'enjeu est beaucoup plus important que toutes les différences qu'on peut avoir, il était nécessaire de réunir nos forces." De son côté, Jean-Claude Mailly, son homologue de FO, a ajouté: " On est ensemble, on se bagarre ensemble contre cet accord dangereux et mal écrit". Et pour ne rien arranger aux affaires de l'Elysée et ses troupes, le coprésident du Parti de Gauche, Jean-Luc Mélenchon, a jugé ce texte "dangereux, régressif et antisocial", estimant également qu'il était encore possible de faire reculer le gouvernement. "C'est un accord dit de compétitivité qui reprend en le durcissant ce qu'avait prévu de son côté Nicolas Sarkozy" (le prédécesseur UMP du président François Hollande)", a-t-il lâché. UMP-PS, même combat ?
C'est peu de dire que la situation est de plus en plus désespérée pour François Hollande, qui pourrait présenter une copie plus catastrophique que celle de son prédécesseur, notamment si l'on pense au " mariage homosexuel". Entre regression sociale, divorce avec l'électorat traditionnel de gauche, reniements en tous genres et décadence morale absolue, le changement risque de mal finir. Que le Général Hollande fasse un " Harlem shake" en compagnie de ses ministres , ça peut être rigolo tellement ses affaires sont mal embarquées. Qui sait ?
A2N



