L'Union
européenne
a salué
"la
fin
d'une
ère
de
despotisme".
"Aujourd'hui,
la
Libye
peut
tourner
une
page
de
son
histoire
et
embrasser
un
nouvel
avenir
démocratique",
ont
déclaré le
président
de
l'UE,
Herman
Van
Rompuy,
et
le
président
de
la
Commission,
José
Manuel
Barroso.
Quid
de
la
résolution
1973
de
l'ONU
qui
prévoyait
une
intervention
de
l'OTAN
uniquement
pour
assurer
une
"no-fly
zone"
destinée
à
protéger
les
populations
civiles
des
représailles
du
dictateur ?
Quid
des
frappes
des
appareils
de
l'Otan,
des
mirages
français
et
drônes
américains, sur
le
convoi d'environ des
véhicules
4X4
qui
tentaient
d'exfiltrer
Mouammar
Kadhafi
de
sa
ville
natale
?
Quid
d'une
intervention
militaire
aux
relents
impérialistes
sous
couvert
de
"
printemps
démocratique
arabe"
?
Quid
des
"
révolutionnaires"
qui
assassinent
ceux
soupçonnés
de
collaboration
avec
le guide
déchu
?
Manifestement,
l'OTAN
n'avait
pour
seule
mission
que
l'élimination
de
Mouammar
Kadhafi,
quitte
à
raser
des
villes
entières
et
à
encourager
des
exécutions
sommaires
et
règlements
de
comptes.
"Nous
avons
pris
notre
revanche.
Qu'il
aille
en
enfer",
ont
justifié
les
combattants
du
CNT,
pour
expliquer
la
liquidation
du
colonel
Mouammar
Kadhafi. "La
France
est
fière
d'avoir
aidé
le
peuple
libyen",
a commenté
le
chef
de
la
diplomatie
Alain
Juppé.
"Les
Libyens
ont
libéré
leur
pays,
il
faut
maintenant
passer
à
la
reconstruction",
anticipe
déjà
le
sénateur
américain
John
McCain.
Qui
va
donc
remporter
les
juteux
marchés
de
la
"
nouvelle
démocratie"
installé
dans
un
terrible
bain
de
sang
?
Les
liberateurs
iront-ils
jusqu'à
se
faire
la
guerre
pour décrocher
les
parts
du
magot
libyen
?
Tout
s'explique
mieux.
Il
y
a
quelques
enseignements essentiels
à
tirer
de
la
mort
violente
du
guide
libyen
et
de
l'exhibition
morbide
de
sa
dépouille,
ce
qui
ne
semble
pas
du
tout
gêner
les
âmes
sensibles
occidentales. Que
de
cynisme
et
d'hypocrisie.
Primo, Mouammar
Kadhafi
est
tombé
les
armes
à
la
main,
préférant rester
sur
la
terre
de
ses
ancêtres
pour
se
battre
jusqu'au
bout
contre
les
envahisseurs
et
leurs
supplétifs.
L'homme
a
démontré
une
bravoure
qui
manque
à
la
majorité
des dirigeants
du
continent
Africain.
Deuxio,
la
résistance
héroïque
de
Syrte, la
ville
natale
du
guide,
restera
dans
l'histoire
comme
celle
de
Gênes
en
1800
ou de
Stalingrad
face
à
Hitler.
Surclassés
par
les
bombardiers
de
l'OTAN,
privés
d'eau
et
de
nourriture,
Mouammar
Kadhafi
et
les
résistants
n'ont
pas
rompu.
Avec
leur
martyr,
la
Libye écrit
une
grande
page
de
son
Histoire.
Les
générations
futures
africaines,
en
particulier
les
jeunes
libyens,
se
souviendront
de
leur
héroïsme
pour
défendre
leur
patrie
attaquée
par
des
prédateurs
déguisés
en
"
exporteurs
de
la
démocratie".
Tertio,
c'est
une
guerre
colonialiste,
rien
de
plus,
qui
ne
fera
pas
oublier
les
points
positifs
de
la
révolution
libyenne
impulsée
par
Mouammar
Kadhafi
pendant
son
long
règne:
-
Le
Premier
satellite
Africain
RASCOM
1
est
un
cadeau de
la
Libye
de
Kadhafi,
une
offrande
(
300
millions
de
dollars
!) synomyme
de
vraie
révolution
des
temps
modernes
:
assurer
la
couverture
universelle
du
continent
pour
la
téléphonie,
la
télévision,
la
radiodiffusion
et
de
multiples
autres
applications
telles
que
la
télémédecine
et
l’enseignement
à
distance
;
pour
la
première
fois,
une
connexion
à
bas
coût
devient
disponible
sur
tout
le
continent,
jusque
dans
les
zones
rurales
grâce
au
système
par
pont
radio
WMAX.
-
Le
pétrole
Libyen
était
sous
contrôle
de
l'état
Libyen
et
ne
rapportait
pas
un
centime
à
la
finance
occidentale.Mieux
encore,
Kadhafi
avait
mis
à
la
diète
des
compagnies
pétrolières
US
et
avait
signé
des
contrats
d'approvisionnement
avec
la
Chine
et
l'Allemagne.
-
Le
guide
libyen,
et
personne
n'en
parle,
était
sur
le
point
d'aboutir
à
la
création
du
"Dinar
Or ",
monnaie
unique
d'échange
de
l'UA,
qui
aurait
sonné
le
glas
du
Dollar,
obligeant
les
pays
occidentaux
(et
surtout
les
USA)
à
réellement
payer
les
matières
premières
et
les
produits
Africains
avec
de
l'Or,
et
non
pas
avec
leurs
devises
en
faisant
tourner
la
planche
à
billets.
-
Kadhafi,
l'Africain
qui
a
permis
de
laver
l'humiliation
de
l'Apartheid,
notamment
en
soutenant financièrement les
mouvements
de
lutte
contre
l'idéologie
raciste
et
suprématiste
des
colons
Blanc
en
Afrique
Australe,
en
mettant
une
logistique matérielle,
humaine
et
technique
à
la
disposition
de
l'ANC.C’est
pour
cela
que
à
peine
libéré
de
ses
27
ans
de
prisons,
Mandela
décida
de
rompre
l’embargo
des
Nations
Unis
contre
la
Libye
le
23
Octobre
1997.
Et
d'affirmer
à
l'endroit
de
la
"communuauté
internationale":
"Aucun
Etat
ne
peut
s'arroger
le
rôle
de
gendarme
du
monde,
et
aucun
Etat
ne
peut
dicter
aux
autres
ce
qu'ils
doivent
faire
",
ajoutant:
"ceux-là
qui
hier
étaient
les
amis
de
nos
ennemis,
ont
aujourd’hui
le
toupet
de
me
proposer
de
ne
pas
visiter
mon
frère
Kadhafi,
ils
nous
conseillent
d’être
ingrats
et
d’oublier
nos
amis
d’hier".
Alors,
la
démocratie
exportée
en
Libye
par
Barack
Obama,
Sarkozy,
Cameron
et
tous
ceux
qui
vendaient
encore
récemment
des
armes
au
guide
Libyen
?
On
en
rirait
si la
légitimité
de
l’Union
Africaine
n'avait
été
bafouée
par
l'ONU,
la
Libye
détruite
par
l'OTAN
et
ses
missiles,
des
milliers
de
Libyens
décimés
et
Mouammar
Kadhafi
et
ses
fils
assassinés
froidement
par
les
mercenaires
du
CNT à
la
solde
des
prédateurs
en
cols
blancs.
Désormais,
avec
la
"
révolution
démocratique"
imposée
par
les
"
amis
des
matières
premières
libyennes",
on
peut
être
sûr
que
la
Libye,
jadis
prospère
sous
Mouammar
Kadhafi,
chutera
économiquement au
niveau
de
celui
du
Burkina-Fasso, et
rejoindra
ainsi la
liste
des
nations
qui
ne
voulaient
pas
s'aligner
sur
le
dollar
pour
leurs
échanges
pétroliers
(Irak,
Afghanistan,
bientôt
l'Iran ?
)