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La propagande des médias aux ordres et la désinformation quotidienne de penseurs et pseudos philosophes, qui squattent les plateaux TV et ondes radiophoniques, ont triomphé de la lucidité des Français. Depuis hier, 16 mai 2007, le candidat du CAC 40, du MEDEF et des lobbies, est le président de la République. Sa victoire face à la candidate socialiste, Ségolène Royal, est nette ( sans bavures ???). La majorité des suffrages s'est portée sur son projet, celui d'une droite raciste et ultra-réactionnaire, ce n'est pas la présence de quelques Basanés à l'UMP ou dans le prochain gouvernement, voire les ralliements opportunistes de centristes et d'apparentés socialistes, qui démontrera le contraire. En criant aux loups et en sous-tendant qu'il existait des ennemis de l'intérieur, ceux là qui demandent la "repentance" de la France, comme l'ont suggéré le candidat de la peur et ses amis "intellectuels", les électeurs ont voté sans discernement pour un projet de société néoconservateur. On sait ce qu'il adviendra très bientôt. En clair, comme l'a rappelé le slogan choc de la campagne électorale, "Ensemble tout est possible". Oui, tout est possible, mais sans nous, c'est à dire une grande minorité ( 47%) qui croit en une société plus "juste" et plus "forte", fière de son identité "multiraciale", qui n'a pas honte de reconnaître toute son Histoire, celle qui est à la fois estimable et condamnable. 

Ce n'est qu'à ce prix là que la France se réalisera et évitera de culpabiliser ceux des siens qui ne croient ni au mythe d'une grand ancêtre Gaulois commun, ni aux bienfaits de la colonisation, encore moins aux fables d'un historien de pacotille sorti de la botte d'un journaliste cumulard et chef de la propagande sur l'unicité de l'Histoire ( pas la sienne, bien entendu).

Enfin, le nouvel occupant du château de l'Elysée n'empêchera pas au monde de tourner, même si l'on s'attend à subir, plus que jamais, ses coups de pression et autres intimidations. Il faut l'accepter, c'est le peuple qui l'a souhaité majoritairement ( 53%), mais regrettera très bientôt son choix à courte vue.  En attendant la CENSURE promise par le monarque en puissance, au nom de la protection des "petits intérêts" d'une oligarchie de la finance et de lobbies politico-mafieux, vous pouvez continuer à vous exprimer ou visiter cet espace de liberté sans concession.  Putain 5 ans !

  

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Lundi 12 février 2007 1 12 /02 /Fév /2007 00:29

 
Le président français, Jacques Chirac, devrait le décorer d'ici à mois L'artiste John William, un rescapé des camps nazis, reçevra d'ici deux mois la Légion d'Honneur des mains du président français, Jacques Chirac.( décoration effectuée le 16 Décembre 2005)
Cette décoration lui sera remise "en l'honneur de tous les déportés africains et antillais" de la seconde guerre.John William était l'un des principaux rescapés des camps nazis à qui Serge Bilé (photo ci-dessous, en compagnie de John William) a donné la parole dans son document "Noirs dans les camps nazis", sorti en 1995.Dans le documentaire, John William, d'origine ivoirienne, a pu raconter le quotidien des noirs dans les camps, la solidarité qui les animait, et comment ils auraient pu tous perdre la vie si un noir, boxeur par ailleur, avait osé lors d'une altercation avec un SS, boxer ce dernier.

John William et Serge Bilé, journaliste, qui a réalisé le documentaire ''Noirs dans les camps nazis'' (Sipa)

Il a pu raconter comment  ses connaissances techniques (il était mécanicien de précision) lui ont probablement sauvé la vie.L'écrivain Daniel Picouly et le journaliste Serge Bilé ont instruit le dossier de demande de la Légion d'Honneur, qui a été transmis à la ministre de l'Outre-Mer, Brigitte Girardin pour qu'elle fasse la proposition. Proposition qui a été acceptée en moins de deux mois, ce qui est relativement rapide.John Williams a demandé à être décoré par Jacques Chirac, ce qui a été accepté, la date de la cérémonie n'étant pas encore connue. John Williams dans le documentaire "Noirs dans les camps nazis"
 
Une fiction en son honneurLe groupe France Télévision souhaitait réaliser une fiction sur le drame du Camp de Thiaroye dont Grioo.com a déjà parlé, et avait proposé à Serge Bilé d'en écrire le scénario.Le journaliste a proposé que la chaîne s'intéresse plutôt à John William dont le fils avait déjà rédigé le synopsis d'une biographie.La chaîne a alors demandé à Daniel Picouly ( photo ci-dessous) d'écrire le scénario du film, dont le réalisateur n'est pas encore connu de façon définitive.Une biographie de John Williams (réalisée par sa fille).

Quel lien rapproche Yao le petit africain né à Grand Bassam d'une mère ivoirienne et d'un colon alsacien enlevé à sa mère dès 18 mois déraciné à l'âge de 8 ans, Ernest Huss l'ouvrier déporté dans les camps nazis, et John William le chanteur noir à la voix exceptionnelle. La vie de Ernest Huss évoque la conquête de liberté d'un homme dont l'histoire s'écrit à travers certains des évènements les plus marquants de notre temps.A partir de huit ans il est élevé par une nourrice dans un village de Seine- et- Marne puis passe son adolescence dans un pensionnat réservé aux enfants de « coloniaux » où il fait la découverte de la solitude et de la différence, une marraine d'adoption redonne un sens à sa vie.Puis la guerre éclate. Témoin d'acte de sabotage dans l'usine où il travaille il ne trahit pas ses camarades, il est arrêté par la Gestapo et déporté au camp de concentration deNeuengamme dans le nord de l'Allemagne.Les brimades, les tortures, les exécutions sommaires, les camarades que l'on voit disparaître un à un, la fumée des fours crématoires, pendant plus d'un an, il va subir le dramatique quotidien des déportés.Les SS, de par sa couleur de peau, le considèrent comme un animal de type chimpanzé. Mais à leur grande stupéfaction Ernest Huss, ouvrier qualifié, est capable de lire les plans industriels. Il sera désigné pour travailler dans une usine d?armement proche du camp.De retour à Paris en juillet 1945 il a à peine le temps de revoir son père. Charles Huss ancien combattant de la première guerre mondiale meurt dans la même année des suites d'un traumatisme causé par un bombardement en 1944. A quelques mois d'intervalle, en Côte d'ivoire sa mère est emportée par une épidémie de rougeole. Seul, Ernest reprend le cours de sa vie, retourne à l'usine, mais subit le contrecoup de sa déportation, il doit arrêter une activité aliénante qui lui rappelle trop les camps nazis.Dans sa mémoire est restée gravée la prédiction des ses camarades de détention, morts depuis pour la plupart : « tu seras plus tard un grand chanteur ».Bravant les préjugés raciaux et sociaux il fait preuve d'une volonté exceptionnelle pour entreprendre une carrière artistique. De petits contrats en petits contrats, de petits boulots en petits boulots la route est longue jusqu'à la réussite, il ne mange pas tous les jours à sa faim.Le destin va finir par lui sourire en gagnant en 1952 le grand concours de Deauville avec la chanson « je suis un nègre ». Yao à travers John William va pouvoir exprimer toute l'intensité de sa souffrance et de son espoir en interprétant une chanson qui semble écrite pour lui. Puis les succès succèdent aux succès : « Si toi aussi tu m'abandonnes » du « train sifflera trois fois », « le bleu de l'été » du film « Alamo », « le voyageur sans étoile » Coq d'or de la chanson française en 1961 à la suite de ce prix il reçut la médaille de la Ville de Paris, « La rose des sables » du film « Laurence d'Arabie », « une île au soleil », « Thierry la fronde », « Le jour le plus long » ..

En 1966 il reçoit le prix de la meilleure vente de disque de l'année au Midem à Cannes avec la « Chanson de Lara » du film « le docteur Jivago».A partir de 1969 il sera le premier chanteur français à introduire le gospel et négro spiritual dans les églises de France (en créant un répertoire en français) il trouve là un moyen formidable lui le sang mêlé, le déraciné, la victime de la barbarie humaine de délivrer un message de paix et de fraternité universelle. En 1973 en Belgique il est le chanteur principale de la comédie musicale « Show Boat » où il interprète le célèbre Mississipi « Old Man River ».A ce jour plus de 350 titres enregistrés. Il chante désormais aux côtés de sa fille Maya.Tout au long de sa carrière il n'a cessé de mettre sa notoriété, sa voix et son expérience au service de causes humanitaires. Membre d'honneur de plusieurs associations telles que Hôpital sans frontière et l'Institut Weizmann des Sciences.Selon ses possibilités il répond toujours présent pour participer aux principales commémorations du souvenir de la déportation. Très soucieux de transmettre aux jeunes générations son témoignage et son combat pour la dignité de tout homme, il donne des conférences dans les lycées et collèges.

www.grioo.com/info4387.html

 

Les chansons de John William (cliquez sur lien ci-dessous)

www.ftpk.net/paroles/John-William

Courte biographie ( IDEM !)

www.editionsducerf.fr/html/fiche/ficheauteur.asp?n_aut=2514

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Vendredi 9 février 2007 5 09 /02 /Fév /2007 03:52

Début février 2007, comme il en serait à un autre moment, la Belgique continue de s’illustrer dans des actes de violence raciale et négrophobe qui ressemblent de plus en plus à une tendance européenne lourde et inquiétante… Pour les victimes. Entre des couples flamands qui refusent d’être mariés par un adjoint au maire noir et un motard blanc agressant sans autre forme de procès un jeune belge d’origine rwandaise qui rentrait chez lui avec son amie. Les journaux Le Monde en France et Le Soir en Belgique se sont faits, à leur façon, l’écho de ces actes inqualifiables.Lorient Devisant de la rédaction Afrikara.com, fin connaisseur de la réalité sociopolitique belge, commentait ainsi ces faits graves : «N'oublions pas que ces faits succèdent à d'autres qui ont (eu) lieu ces temps derniers en Russie, Allemagne, France, etc. Isolés, ils ne relèvent que de faits divers sans importance, comme pourraient le laisser penser les deux journaux qui, sans doute, par l'absence de contextualisation à grande échelle les relativisent, ce qui pourrait les faire passer pour de simples dérapages, alors qu'en la matière, parler de dérapage relève, à mon sens, d'une démarche idéologique.»  

Instructif Le Monde n’utilise pas le mot racisme dans son titre, alors que Le Soir laisse planer le doute dans la responsabilité du racisme (anti-noir) -Rixe raciste (?)- et ne précise pas l’origine ethnique de la cause de l’agression du belge d’origine rwandaise, son amie blanche … Censure, autocensure, ou connivence, compréhension relative ou totale ?

 Trois couples flamands refusent d'être mariés par l'échevin noir

(Le Monde, 05.02.07). Il s'appelle Wouter Van Bellingen, un nom bien flamand. Il parle le néerlandais. Il a été élu dans le Limbourg sur la liste du parti Spirit, une petite formation nationaliste de gauche qui réclame plus d'autonomie pour la Flandre dans le cadre de l'Etat fédéral belge. Trois couples ont toutefois refusé que le jeune échevin - adjoint au maire - de la ville de Saint-Nicolas les marie. Parce que Wouter Van Bellingen est noir. Le principal intéressé ne se dit pas réellement étonné : "Le racisme est choquant, mais c'est une réalité." Décidé, souriant, il a appris, dit-il, à ne plus se soucier des "ouh, ouh, ouh" que lui lancent parfois des passants. Il s'amuse d'avoir "toujours plus de place que les autres dans les trains". Il ne s'attarde pas à cet autre incident : un jour qu'il ramenait à une dame le sac qu'elle avait oublié sur une banquette, il l'entendit demander à son mari si elle devait lui donner un pourboire. Et il encaissa surtout le commentaire d'un voisin : "Vous avez bien de la chance, parce que, d'habitude, ils retournent chez eux avec vos affaires." Adopté, comme ses trois frères et soeurs, le jeune politique, premier élu noir de Flandre a, dit-il, senti monter le racisme au fil des années. "Au début, quand ma famille bigarrée sortait, les gens s'amusaient. Ensuite, certains ne nous voyaient plus que comme des "étrangers"." Si cet ancien chef scout devenu fonctionnaire dans les services municipaux de la jeunesse a finalement accepté d'entrer dans un parti politique, c'est, dit-il, "pour offrir un monde meilleur à ses deux enfants". "Un terrible cliché, mais une vérité..."

 Témoignages de sympathie

Depuis que le journal De Morgen a révélé, jeudi 1er février, sa mésaventure, les témoignages de sympathie pleuvent. Sa famille est inondée de fleurs, d'appels téléphoniques, de cartes postales. "Je ne m'attendais pas à autant de marques de sympathie, mais j'aurais préféré ne pas apparaître dans l'actualité comme le pauvre allochtone victime du racisme." A Saint-Nicolas, l'extrême droite xénophobe a engrangé 25 % des voix aux dernières élections municipales. Le bourgmestre (maire) socialiste Freddy Willockx, affirme toutefois que sa ville est "l'une des plus progressistes de Flandre" et que "pour 90 % des habitants, la couleur de la peau n'a aucune importance". M. Willockx a assuré son adjoint de son soutien. En charge de la jeunesse, du développement durable et de l'état civil, Wouter Van Bellingen continuera à célébrer les mariages. Le jeune élu rit en égrainant les trois options qui s'offrent à ceux qui n'aiment pas la couleur de sa peau : "Déménager, attendre six ans ou changer d'avis, parce que moi, je n'aurai aucun problème à les marier quand même."
Le Centre pour l'égalité des chances, un organisme parapublic de lutte contre le racisme, va se pencher sur l'affaire. Mais Wouter Van Bellingen refuse toute "chasse aux sorcières" : "N'ajoutons pas aux frustrations de ces gens."

Une rixe raciste à Alost fait un blessé

(Dimanche 04 février 2007, 13:58, Le Soir Rédaction en ligne). Un homme de 31 ans a été grièvement blessé dans la nuit de samedi à dimanche à Alost à la suite d'une bagarre avec un ressortissant rwandais qui s'en était pris à lui parce qu'il lui avait fait des commentaires racistes, a annoncé le parquet de Termonde. Les faits se sont produits vers 04h30, dans le centre d'Alost. Joeri V.V., un jeune Alostois d'origine rwandaise de 21 ans, rentrait chez lui avec son amie de 18 ans, Virginie S., lorsque Thierry V, un Alostois de 31 ans qui circulait à moto, s'est arrêté et s'en est pris au jeune homme en proférant des insultes racistes avant de frapper son amie avec son casque, a précisé le parquet. La police locale d'Alost est alors intervenue et a séparé les antagonistes. Ceux-ci se sont alors séparés, avant de se retrouver quelques rues plus loin. Thierry V. est à nouveau descendu de sa moto pour s'en prendre à Joeri V.V., qui a tenté de s'éloigner. Mais le motard l'a rattrapé. S'en est suivie une rixe au cours de laquelle Joeri V.V. a frappé son agresseur avec une barre de fer.Thierry V. a été transféré dans un état critique à l'hôpital d'Alost, où les médecins ont pu stabiliser son état. Joeri V.V. a été appréhendé après les faits. Mais il n'a pas comparu devant le juge d'instruction de Termonde, le parquet considérant les faits comme la conséquence d'actes commis par la victime. Joeri V.V. a donc été autorisé à rentrer chez lui moyennant le respect de certaines mesures probatoires. (avec Belga)

Note :Trois couples flamands refusent d'être mariés par l'échevin noir, Le Monde, Jean-Pierre Stroobants Article paru dans l'édition du 06.02.07. Lien: http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-3214,50-863685,0.html

Note : Une rixe raciste à Alost fait un blessé Source :

Lien:http://www.lesoir.be/actualite/belgique/2007/02/04/article_une_rixe_raciste_a_alost_fait_un_blesse.shtml 

www.afrikara.com/index.php?page=contenu&art=1608&PHPSESSID=e7055c44c86df4d475fb30ad1738aaac

 

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Samedi 3 février 2007 6 03 /02 /Fév /2007 00:49
un nouveau crâne célèbre pour le musée de l'Homme ! Mais celui-ci appartient à un vivant puisqu'il s'agit d'un moulage du crâne de Lilian Thuram. A l'occasion de la prochaine exposition organisée par le musée parisien, «l'Homme exposé», qui démarre le 21 février, le footballeur se retrouvera aux côtés de Cro-Magnon et de René Descartes : un homme préhistorique, un homme moderne et un homme vivant. Thuram a été choisi comme «symbole pour aborder le thème de l'unité de l'espèce humaine dans le temps et l'espace», selon la direction du musée. «Ce lieu peut changer notre regard sur l'autre», a déclaré Lilian Thuram au magazine Sciences et Avenir, qui présente dans son numéro de février les photos de la séance scanner nécessaire pour la réalisation du moulage. «Il nous enseigne ce que nous sommes vraiment, que nous venons tous de la même branche, de la même famille au-delà des couleurs de peau, des frontières.» 
Le musée qui a perdu ses collections ethnologiques au profit du nouveau musée du Quai Branly doit donc se recentrer sur une autre mission, ce sera «la présentation de l'humanité dans son ensemble»selon son directeur Zeev Gourarier qui veut structurer les collections autour de quatre thématiques : Qui est l'homme ? D'où venons-nous ? Qui sommes-nous ? Où allons-nous ?
Par ailleurs, le bâtiment va prendre un coup de jeune : après un concours international, une équipe de Bordelais a été choisie : un atrium va être créé, la coupole de l'ancien palais du Trocadéro réapparaîtra après enlèvement du faux plafond. Les travaux vont débuter courant 2008 et durer trois à quatre ans pour un budget de 50 millions d'euros.
 
 
 
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Mercredi 31 janvier 2007 3 31 /01 /Jan /2007 05:01

Voila le Parti socialiste et ses larbins (Sos-racisme)et le dernier en lice APPA (?) qui nous donnent donc des informations sur le prochain voyage de Pascal Sevran en Afrique. Ils vont donc faire la feuille de route pour que monsieur aille scruter quelques bites noires. Après ce voyage initiatique et qui sait , sera aussi très sexuel, l'incident sera clos cette fois-ci après les tentatives de  Morandini et le club de soutien du sieur Pascal, lequel compte Jack Lang,Delanoé et Cie. Voila deux individus, Dominique SOPO, dont on connaît l'ardeur dans la défense des droits de l'homme et un président d'une presse dite panafricaine (Est-ce le même mot qu'utilisaient Nkwame Nkrumah, Lumumba ou Sankara par exemple? visiblement NON) qui méprisent toutes les initiatives prises ci et là pour faire condamner l'animateur pour ses propos abjects et vont lui proposer du tourisme sexuel comme absolution. Nous vous laissons donc apprecier

http://www.100langue2bois.com/

Ceci est un communiqué de presse de l’Association de la Presse Panafricaine (APPA)
 
 
               Organisation du voyage de Pascal SEVRAN en Afrique
 

Le Président de l’Association de la Presse Panafricaine (APPA), Louis KEUMAYOU, rencontrera l’animateur et écrivain français Pascal SEVRAN le 9 février prochain en présence du Président de SOS-Racisme, Dominique SOPO, afin de discuter des modalités et de l’axe du voyage que doit effectuer l’animateur français sur le continent africain.« Monsieur SEVRAN a affirmé à plusieurs reprises que la sexualité, supposée débridée, des noirs serait la cause de la famine en Afrique. Nous souhaitons que ce voyage lui permette de comprendre que ses propos ne correspondent pas à la réalité exprimée, notamment, par le dernier rapport de l’Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) ou encore par le Programme Alimentaire Mondial. », a déclaré le Président de l’APPA, qui considère que de nombreuses questions restent à régler concernant l’organisation de voyage.

« Nous veillerons à ce que Monsieur SEVRAN rencontre les populations et les responsables politiques locaux, les responsables d’organisations humanitaires, ainsi que les experts du Programme Alimentaire Mondial », a indiqué Louis KEUMAYOU.

Suite aux multiples réactions déclenchées pas ses propos, Pascal Sevran avait accepté en décembre dernier le principe de se rendre en Afrique afin d’y réaliser un reportage traitant des causes de la famine sur ce continent. 26 % des médias étrangers enregistrés en France auprès du Centre d'Accueil de la Presse Étrangère (CAPE) sont d'origine africaine. Ces journalistes sont regroupés en Association de la Presse Panafricaine (APPA). L'Association de la Presse Panafricaine (APPA), qui est membre du Conseil d'Administration du Centre d'Accueil de la Presse Étrangère (CAPE), administre une liste de diffusion comptant plus de 2.300 abonnés, parmi lesquels une majorité de médias africains francophones et anglophones et de journalistes chargés de l'Afrique dans les médias occidentaux.   

 

Sevran : Soppo et le CRAN au CAPE par hopto
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Samedi 27 janvier 2007 6 27 /01 /Jan /2007 15:38

  

Mieux vaut tard que jamais, dirons nous, après le carton rouge et le renvoi définitif  dans les vestiaires du Négrophobe et Arabophobe, Georges Frêche, élu socialiste spécialisé dans l’injure à caractère raciale et dérapages verbaux, souvent en rapport avec les communautés « immigrées ». Malgré les tractations et petits arrangements politicards, le Parti Socialiste n’aura pas réussi à éteindre l’incendie déclenché par les inadmissibles propos du président de la région Languedoc-Roussillon. La commission de discipline du PS a pris ses responsabilités, constatant que la présence d’un Georges Frêche, 68 ans, membre  fondateur du PS en 1972 , élu député de ce parti dès 1973, et élu maire de Montpellier de 1977 à 2004, n’était plus « compatible avec les valeurs d'égalité et de respect des Droits humains qui fondent depuis toujours l'engagement du PS et les principes constitutionnels de la République  » . Alléluhiah !

L’on peut simplement se demander pourquoi le parti de la candidate Royal a mis si longtemps à s’apercevoir que leur poids lourd, suspendu pour deux ans des instances nationales et récemment  condamné à 15.000 euros d'amende pour avoir qualifié des harkis de "sous-hommes" le 11 février 2006 lors d'une cérémonie publique, ne pouvait raisonnablement plus soutenir son parti, au risque de jeter un trouble réel sur la candidature socialiste à la présidentielle 2007. Ségolène Royal en visite dans les Antilles, campagne présidentielle oblige, a bien compris , encore plus depuis que Christiane Taubira lui apporte son soutien, que l’éviction de Georges Frêche était une question d’honneur dans les territoires d’Outre-Mer et en Afrique. Ce dernier le savait, puisqu’il l’affirmait dès vendredi dernier  dans certains médias "C'est un procès de l'inquisition qui rappelle les pires moments du stalinisme. On offre ma tête au peuple en espérant gagner quelques voix dans les DOM (départements d'outre-mer). On verra".

En tout cas, ce qui est certain, l’élu plus très frais du PS ne pourra plus railler l’équipe de France , comme il l’a fait le 14 Novembre 2006 : "Dans cette équipe, il y a neuf 'blacks' sur onze. La normalité serait qu'il y en ait trois ou quatre. Ce serait le reflet de la société. Mais là, s'il y en a autant, c'est parce que les blancs sont nuls", avait déclaré Georges Frêche devant le conseil d'agglomération de Montpellier, selon un compte rendu du Midi libre. "J'ai honte pour ce pays. Bientôt, il y aura onze blacks. Quand je vois certaines équipes de foot, ça me fait de la peine", avait-il ajouté. Ces propos avaient suscité les protestations de l'Elysée, de toute la classe politique et de nombreuses associations.

Rien n’étant perdu dans le recyclage des extrêmistes, il pourra même poursuivre ses dérapages ailleurs, voir se consoler, s’il le souhaite, en rejoignant le nouveau parti qui fait les poubelles du Front National : L’UMP . Avouez le, avec Sevran, Johnny, Doc Gynéco, Tapie, Juppé et maintenant Frêche, le candidat populiste Nicolas Sarközy y Nagy Bocsa ferait là une autre bonne affaire.  

A2N

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Vendredi 26 janvier 2007 5 26 /01 /Jan /2007 12:38
Décidément, Henri Grouès dit l'abbé Pierre, poufendeur des injustices, des égoïsmes et de la misère, aura été fidèle à lui-même jusqu'à sa mort. Il s'est éteint comme il l'entendait, choisissant de partir au petit matin, après avoir pris le soin de partager son lourd héritage entre plusieurs héritiers.Mais surtout, il s'est assuré que son cri de l'hiver 1954 (voir appel Hiver 1954, ci-dessous), lorsqu'il déclara la guerre à la misère au nom du respect de la dignité et le droit de chacun à disposer d'un toit, devienne après le coup d'éclat des Enfants de Don Quichotte LA préoccupation de la présidentielle 2007, mettant un terme aux spéculations démagogiques sur l'insécurité, l'Islam, l'Immigration, comme l'envisageait le candidat auto-proclamé du parti populiste de droite, Nicolas Sarközy y Nagy Bocsa.   
L'abbé Pierre résistant et ancien député, fondateur d'Emmaus, est décédé à l'âge de 94 ans,emporté par l'infection pulmonaire pour laquelle il avait été hospitalisé à l'hôpital parisien du Val-de-Grâce où il était hospitalisé depuis une semaine. Pendant un demi-siècle Il fut cet infatigable empêcheur de RONRONNER devant la détresse des démunis, des sans-papiers, des sans logis, des sans toits, et des sans-droits, dénoncant avec ses mots crus les pseudos- humanistes, les politicards et les opportunistes de la charité, mettant en scène ses apparitions médiatiques pour mieux frapper les esprits et culpabiliser les égoïstes.Par son engagement sans concession aux côtés des MARGINALISES de la société de consommation, l'abbé Pierre suscita les grincements de dents mais surtout de l'admiration, de l'affection et un profond respect.Son SACERDOCE  l'érigea en îcone nationale,voire mondiale,ce qui lui valu longtemps son classement comme champion de la générosité et personnalisté préférée des Français.
C'est dire combien la disparition de l'homme à la soutane ou au long manteau noir laisse un vide considérable, d'où l'ampleur des témoignages et la sensation que la France toute entière est touchée au coeur. Le curé des pauvres restera dans le souvenir de ses contemporains cette frêle silhouette au visage émacié, portant béret, canne et godillots, qui n'hésita pas à déplacer malgré son extrême fatigue dans les tribunes du parlement pour soutenir la loi SRU ( solidarité urbaine), laquelle était menacée par les "petits copains" de jeux du candidat de l'UMP à la présidentielle 2007. Avec la disparition du curé des pauvres, la France perd un HOMME orchestre, inspirateur de Coluche et ses "Restaurants du coeur", caution médiatique et philosophique des occupations d'immeubles vides par les militant de l'association Droit au logement (DAL) ou par les Africains expulsés de l'église Saint-Ambroise à Paris en 1996, contribuant à faire appliquer la loi sur la réquisition.
Enfin, l'abbé Pierre était également capable de grands coups d'éclats, en repoussant avec fracas la distinction de Grand officier de la Légion d'Honneur en 1992 qu'il n'acceptera qu'en 2001, en s'engageant pour une intervention militaire en Bosnie-Herzégovine en 1993, et en soutenant le philosophe Roger Garaudy en 1996, auteur d'un livre révisionniste, au grand désarroi de la France d'en haut, politique, médiatique et associative.
Au soir de sa vie, le prêtre iconoclaste évoquait la mort comme "une impatience" : "La mort, c'est la sortie de l'ombre. J'en ai envie. Toute ma vie, j'ai souhaité mourir". L'abbé Pierre s'est éteint quand Paris s'éveillait, c'est peu de dire qu'il a su encore prende tout son monde à contre-pied. Parce ce que la France a perdu un grand HOMME, elle doit l'honorer en lui organisant des "obsèques nationales". N'est pas un grand MONSIEUR qui veut, l'on ne le devient pas non plus en prétendant avoir changé à 100 jours du premier tour du scrutin présidentiel 2007.......ALLELUIAH !
A2N

 

L'appel de l'abbé Pierre de l'hiver 1954

Voici l'appel intégral lancé le 1er février 1954 sur l'antenne de Radio Luxembourg -devenue RTL depuis- après la mort par hypothermie aux premières heures de ce jour-là d'une sexagénaire expulsée de son appartement sur le trottoir du boulevard Sébastopol à Paris:

"Mes amis, au secours...

"Une femme vient de mourir gelée, cette nuit à 3h00, sur le trottoir du boulevard Sébastopol, serrant sur elle le papier par lequel, avant hier, on l'avait expulsée...

"Chaque nuit, ils sont plus de 2000 recroquevillés sous le gel, sans toit, sans pain, plus d'un presque nu. Devant l'horreur, les cités d'urgence, ce n'est même plus assez urgent!

"Ecoutez-moi: en trois heures, deux premiers centres de dépannage viennent de se créer: l'un sous la tente au pied du Panthéon, rue de la Montagne Sainte Geneviève; l'autre à Courbevoie. Ils regorgent déjà, il faut en ouvrir partout. Il faut que ce soir même, dans toutes les villes de France, dans chaque quartier de Paris, des pancartes s'accrochent sous une lumière dans la nuit, à la porte de lieux où il y ait couvertures, paille, soupe, et où l'on lise sous ce titre CENTRE FRATERNEL DE DEPANNAGE, ces simples mots : 'TOI QUI SOUFFRES, QUI QUE TU SOIS, ENTRE, DORS, MANGE, REPREND ESPOIR, ICI ON T'AIME'.

l’Abbé Pierre en 1954 © Delius / Leemage

"La météo annonce un mois de gelées terribles. Tant que dure l'hiver, que ces centres subsistent, devant leurs frères mourant de misère, une seule opinion doit exister entre hommes : la volonté de rendre impossible que cela dure.

"Je vous prie, aimons-nous assez tout de suite pour faire cela. Que tant de douleur nous ait rendu cette chose merveilleuse : l'âme commune de la France. Merci !

"Chacun de nous peut venir en aide aux "sans abri". Il nous faut pour ce soir, et au plus tard pour demain:

5000 couvertures,

300 grandes tentes américaines,

200 poêles catalytiques

"Déposez-les vite à l'hôtel Rochester, 92, rue la Boétie. Rendez-vous des volontaires et des camions pour le ramassage, ce soir à 23 heures, devant la tente de la montagne Sainte Geneviève.

"Grâce à vous, aucun homme, aucun gosse ne couchera ce soir sur l'asphalte ou sur les quais de Paris.

Merci!"

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Jeudi 25 janvier 2007 4 25 /01 /Jan /2007 14:27
Il y a quelques semaines, vous pouviez lire un article  www.alert2neg.com/article-5172325.html, qui relatait les sévices et discriminations touchant quotidiennement les populations Noires au royaume du Maroc, pays pourtant réputé pour sa tradition d'accueil. Il convient de relativiser cette réputation car tous les "étrangers" ne sont pas logés à la même enseigne, en fonction de leurs origines ou provenance géographique. Car, pendant que les immigrés en provenance des pays dits industrialisés ont droit à tous les égards, même les plus condamnables, comme le démontre le développement du tourisme sexuel, ceux d'origine subsaharienne, et les Noirs en géréral,eux, sont accusés de tous les maux: vols, viols, sida, sorcellerie...... 
Apparemment, les mauvais traitements discriminatoires ne sont pas une spécialité strictement marocaine. Il semble que, ce que se gardent de dénoncer les associations des droits de l'Homme et les médias, les pratiques négrophobes ont aussi cours, en toute normalité, chez le président Ben Ali, ami des pays occidentaux et support de la lutte Etatsunienne contre le "terrorisme". Après le Maroc pris en flagrant délit de Négrophobie force V, voici qu'un autre grand pays du Maghreb, lui aussi fort prisé par les touristes occidentaux, est pris la main dans le sac des pratiques Anti-Noires. Détail important, la Tunisie, à l'instar du Maroc, a également une population de souche Négro-Africaine. Faut-il préciser que son meilleur ambassadeur sportif ( pour ne pas changer!) est Hateem Trabelsi, talentueux footballeur, que tous les grands clubs Européens essayent d'enrôler dans leurs effectifs? Comme quoi, malgré tous les beaux discours et messages humanistes, il y a encore du boulot pour combattre les peurs irrationnelles que déclenche chez certains la simple vue d'un Noir, même jusque sur le continent Noir ou l'Afrique. C'est ce que démontre encore, s'il en était besoin, le témoignage de l'infortuné avocat Afro-Américain, Tony.A Kenneybrew, discriminé au pays de l'autoritaire président Ben Ali.( voir lettre ci-dessous) 
 
A2N 
 
 
 
Je viens de rentrer de la Tunisie.  Je savais le risque que je prenais en allant là-bas et en étant un avocat des droits de l’homme, noir de surcroît…  et américain.  Je savais que c’est une dictature. Mais, là, je suis sidère !
La veille de mon retour à Paris,  j'ai été retenu en Tunisie (garde à vue et puis en prison) et libéré au bout de 10 jours grâce à l'Ambassade des USA et mes confrères Tunisiens.  Mes chambres d'hôtel ont été systématiquement fouillées fois par la police et en secret avec l'aide des réceptionnistes.  J’étais mis sous écoute téléphonique. J'ai été suivi partout par des policiers en civil (la Gestapo tunisienne), et ce dès la premier jour.  Mon ordinateur portable a été saisie avec tous les dossiers des mes clients, mes recherches et mes notes de cours (je suis également professeur dans une université américaine !!!! Je n'ai plus rien !! 
En fouillant mon ordinateur la police a trouvé 14 photos pornos des dossiers de mes clients réalisateurs, producteurs, et distributeurs de films pornographiques protégées par le droit d'auteur et le secret professionnel d'avocat.  La police m'a même reproché d'avoir eu des capotes dans mes valises (j’ai été contacte par une association tunisienne qui fait la lutte contre le SIDA et qui distribue gratuitement des préservatifs), de défendre les droits de gays et lesbiennes en Tunisie et de promouvoir l’homosexualité.  Mais c’était un prétexte.  La police tunisienne n’est non seulement homophobe mais aussi négrophobe.  La police tunisienne fait la chasse aux noirs (comme la police algérienne) et tout prétexte est bon. Pour eux tous les noirs sont les rois des faux, faux passeport américain, fausse carte professionnelle d’avocat, etc…

                                                      

Je suis choqué par tout ce que j'ai vécu et vu là-bas.  En effet, la police tunisienne raciste qui m’arrêtait presque 4 fois par jour ne voulait pas croire que j'étais américain et encore moins un avocat.  J'ai vécu des conditions sales, dégradantes et de torture.  La Police tunisienne faisait de la violation de vie privée, de secret professionnel d’avocat, des droits de l’homme, des lois internationales, etc.... Je suis scandalisé!   Je suis ravi d'être en liberté. 
J'ai dû voler mon téléphone portable de l'armoire de la police et le cacher dans mon slip pour contacter l'Ambassade des USA et mes amis confrère en Tunisie la nuit.  J’ai remarqué la police tunisienne ne contacte des Ambassade que lorsque que le Tribunal prononce les peines de prison (et sans l’assistance d’un avocat).  J’ai été expulsé de Tunisie car, comme la police a dit a mes amis en me diabolisant, « on ne veut plus de lui dans notre pays ».
Dans les locaux de la police des frontières, je n’ai vu presque que des blacks expulses.  Et les anglais en prison étaient noir de peau.  Comme par hasard !!
 
Je ne vais plus en Tunisie, c'est fini !!!   Je dois écrire un livre et dénoncer tout ce que j’ai vu.
Je vous remercie de passer cet email à toute personne susceptible de m’aider à combattre la negrophobie en Tunisie.
 

Maître Tony A. KENNEYBREW, J.D., Ph.D.
Avocat à la Cour d'Appel de Paris
Docteur en Droit : Propriété Intellectuelle

8, rue de Courty
75007 Paris, FRANCE
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Dimanche 21 janvier 2007 7 21 /01 /Jan /2007 02:36

Aux cotés de Malcolm X et Martin Luther King, Angela Davis est une figure du mouvement Noir américain. Elle adhère au Parti Communiste vers 18 ans et devient membre des Black Panthers en 1967. Militante révolutionnaire, se battant pour l'égalité des noirs et des blancs mais également pour l'émancipation des travailleurs, elle comprend très vite que seule l'unité des mouvement sociaux et politiques entre blanc et noir, homme et femme permettra de combattre la classe dirigeante. C'est cette compréhension qu'elle paiera en étant condamnée à mort en 1972. C'est une mobilisation d'une ampleur internationale qui permit sa libération. Aujourd'hui, elle est toujours militante des luttes sociales et politiques aux États-Unis.

Quel regard portes-tu sur la révolte des jeunes des banlieues populaires en France ?

 

Elle a de grandes similitudes avec les révoltes qui se produisent dans les ghettos aux Etats-Unis. Les dernières émeutes importantes ont eu lieu en 1992 à Los Angeles et étaient basées sur le même sentiment de frustration chez les jeunes noirs américains. On s'aperçoit le racisme y est pour beaucoup. Aux Etats Unis comme en France ces « troubles » ont les mêmes origines et nécessitent le même type de réponse même si des différences existent, du fait des histoires différentes des ghettos US et des banlieues françaises. Les jeunes exigent du changement social et la fin de la « ghettoïsation » et des discriminations envers les communautés de l'immigration post-coloniale. Aux USA, c'est la fin d'un système issu de l'esclavagisme qui est demandé par les jeunes des ghettos.

Ces révoltes ne sont pas isolées de la lutte globale que des millions de gens mènent tous les jours. Comme la situation économique, politique et sociale, dans les quartiers populaires est une conséquence directe des politiques du FMI ou de la Banque Mondiale , les révoltes spontanées de nos frères des quartiers sont aussi une réponse à ces politiques.

Comme les dirigeants ont une stratégie globale pour contrôler le monde, nous devons nous aussi en développer une et la révolte des ghettos doit en faire partie. Ce que montre toutes les révoltes qui prennent la forme d'émeutes c'est la faiblesse des directions politiques. Lors des émeutes de Watts, en 1965 aux USA, c'était extrêmement clair pour n'importe quel Noir américain qui participait au mouvement des droits civiques de près ou de loin depuis plusieurs années. Ces émeutes avaient eu une issue positive avec la création du Black Panthers Party, en 1966, qui était un outil pour tous ceux qui voulait se servir de leur frustration comme d'une arme politique.

 Angela Davis

Tu as passé du temps en prison dans les années 70 et aujourd'hui, tu t'engages particulièrement dans la lutte contre le système de détention et la peine de mort aux USA. Quelle est ton analyse à ce sujet ?

 

C'est le sujet de mon prochain livre, notamment à partir du Patriot Act. L'industrie d'armement et les institutions militaires sont des éléments centraux de l'économie américaine, en liaison avec les entreprises, les médias, les élus et la haute hiérarchie militaire. Là-dedans, les prisons sont devenues une donnée essentielle de l'économie américaine.
Aux USA, il y a 2 millions de personnes emprisonnées, c'est donc bien une politique volontariste d'enfermement qui sévit. Cela rentre dans un fonctionnement économique et politique complexe mais qui se construit depuis longtemps et qui est issu
du système esclavagiste où l'on privait les gens de leur liberté pour exploiter leur force de travail. La punition et la privation de liberté sont des armes historiques aux Etats-Unis, tant sur le plan économique qu'idéologique. Cela permet de développer la peur, la normalisation des esprits et le racisme. Aux USA, on peut parler de « complexe industrialo-cancéral ».
Au niveau international, la politique américaine est aussi largement basée sur ce concept de punition, d'écrasement : la politique de torture à Abu Ghraib ou Guantanamo est directement issue de la gestion intérieure des prisons US et de la politique intérieures des USA en matière de racisme. La place de l'industrie carcérale devient de plus en plus importante dans l'économie mondiale. A travers elle et grâce à elle, c'est toute une idéologie qui est prise comme modèle et c'est face à cela qu'il faut construire un grand mouvement contre celui qui l'incarne : Bush. La guerre contre le terrorisme qu'il a lancé a été un tremplin pour développer cette politique et cette idéologie mais, aujourd'hui, après les révélations que Katrina a permis sur le racisme, le tout-sécuritaire et la chasse aux pauvres, cet homme est très affaibli. Nous devons continuer.

 

Tu parles de l'esclavagisme comme d'une logique économique et idéologique encore dominante aux USA. Quel est ton avis au sujet de la loi du 23 février 2005 qui réhabilite, en France, le colonialisme ?

Le racisme monte. Aujourd'hui, vous êtes sous Etat d'urgence et, je me souviens de ce que cela signifiait en 1961, alors que j'étais à Paris pour mes études : les Algériens étaient victimes d'un racisme qui m'avait fait pensé au système ségrégationniste américain. Dire aujourd'hui que la colonisation ait pu avoir un rôle positif est abject et raciste. Malheureusement, ce que cela montre c'est que la poussée de l'extrême droite est aussi une réalité en France et pas seulement aux USA. De plus, toute la politique française semble empreinte de racisme, c'est une question qui va être importante à résoudre pour tous ceux qui veulent un changement social. Stanley « Tookie » Williams a été exécuté par injection lundi dernier (12/12 ndlr) en Californie. A tous ceux qui demandaient sa grâce, Schwarzenegger, gouverneur de l'Etat, a déclaré qu'il ne pouvait gracier un homme qui avait dédié ses mémoires à des gens comme Angela Davis, Georges Jackson, Malcolm X, Nelson Mandela, etc...

Après une telle déclaration, l'exécution de Tookie Williams devient un véritable acte politique contre le mouvement Noir, non ?

Cette exécution m'a énormément touchée. Depuis que Tookie a été condamné à mort, en 1981, une grande campagne de solidarité s'est développée aux USA. J'étais à la prison lundi et j'ai assisté à la déclaration de Schwarzenegger. C'est la première fois qu'un condamné est exécuté alors qu'une telle campagne a été menée. Nous ne pensions pas qu'ils feraient l'injection parce que le cas de Tookie a relancé la polémique sur la peine de mort. La fin de sa déclaration disait qu'il ne pouvait gracier quelqu'un qui prônait la violence comme programme politique. La peine de mort s'est révélée comme l'outil politique violent qui sert de réponse aux problèmes de la société que soulevaient, concrètement et symboliquement, Tookie. C'est effectivement un acte politique de la part de Schwarzenegger contre le mouvement international pour la libération noire et son histoire surtout qu'il a également cité Nelson Mandela. Schwarzenegger l'a cité comme une personne dont on ne peut parlé comme un héros alors que cet homme est un héros pour la majorité des peuples du monde entier. En citant Mumia Abu Jamal et d'autres personnes qui incarnent aujourd'hui l'insoumission, il fait un procès à toute la résistance à sa politique qui est la même que celle de Bush. C'est là qu'il montre le lien qui existe entre la peine de mort et la guerre contre le terrorisme.

Tu te définis comme une militante féministe. Que signifie être féministe aujourd'hui et quelles sont les tâches actuelles du mouvement féministe ?

Ce sujet me tient beaucoup à coeur. Mais je te préviens, ma définition du féminisme n'est pas très conventionnelle. Je vois le féminisme comme un outil, pas seulement pour aborder les questions femme mais pour aborder toutes les questions politiques sans être déterminé par les frontières idéologiques établies par le système capitaliste. Par exemple je n'ai aucune lutte ou analyse commune à développer avec Condolezza Rice qui est pourtant une femme noire comme moi. Pour moi, il faut penser ensembles le genre, la race, la sexualité et la classe. Il ne faut pas considérer comme séparés dans les luttes, les problèmes des hommes et ceux des femmes. Le féminisme est pour moi un outil d'analyse qui me permet, par exemple, de faire le lien entre la peine de mort aux USA et la guerre contre le terrorisme. De considérer le rôle des femmes comme le même que celui des hommes et surtout de nous sortir des schémas du système qui nous pousse à nous identifier à une catégorie sexuelle, raciale ou autre qui ne permet pas de résoudre la contradiction dans laquelle je suis face à Condolezza Rice. Logiquement, et c'est une bataille féroce dans le mouvement féministe, je suis contre les schémas du féminisme se réclamant de l'«universel », de la lutte dans l'intérêt de toutes les femmes. En effet, dans ces cas là, « universel » veut dire « blanche » et, cela n'est donc absolument pas universel.
Je puise cette analyse dans le mouvement féministe historique et surtout dans le marxisme. Mon objectif est de construire le socialisme et le marxisme est l'outil qui permet cela dans la vie et les luttes de tous les jours.

 Aujourd'hui encore, interviewer Angela Davis est un événement pour n'importe quel militant parce que tu fais encore partie, après des années et des années, du camp de ceux qui luttent contre ce système. Quel est ton moteur ?

Je ne suis pas une icône, je suis comme n'importe quel individu qui lutte mais, si une image me colle à la peau c'est celle du mouvement Noir. Si c'est ça qui fait d?une rencontre avec moi un événement alors c'est que la lutte que nous avons menée pendant des années est toujours une inspiration pour la jeunesse d'aujourd'hui et que nous n'avons rien fait en vain. C'est cette jeunesse qui est mon vrai moteur depuis des années. Ça l'a toujours été, même lorsque j'étais jeune moi-même. Aujourd'hui, on assiste à une grande effervescence intellectuelle et politique chez une jeunesse qui réinvente des stratégies originelles et créatrices pour changer le monde, c'est ça qui me porte. Cette jeunesse veut changer le monde et le socialisme a besoin de ces luttes pour se construire. Mon objectif n'a pas changé et la jeunesse est plus révoltée et plus créative que jamais. C'est elle qui me permet de continuer à avance

www.jcr.apinc.org

Black Panther Party for Self-Defense
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Mercredi 17 janvier 2007 3 17 /01 /Jan /2007 00:31

Le Hongrois chez le Gaulois n'en fini plus de recycler tout ce qui lui passe à portée de mains. A trop surenchérir tiendra t-il jusqu’au premier tour du scrutin sans craquer ? Dans son projet ELYSEE.....MOI !, le ministre qui pensait au fauteuil présidentiel en se rasant n'hésite plus devant rien pour séduire les chalands, terme qu'il applique aux citoyens, ce qui rassure sur ses réelles intentions comme candidat à la magistrature suprême. Obsédé par le pouvoir à tout prix, Nicolas Sarközy y Nagy Bocsa ne craint plus le ridicule, au point de vouloir se faire passer pour ce qu'il n'est pas, c'est à dire un homme préoccupé par l'amour de son prochain.Sa carrière politique jalonnée de trahisons et de coups de couteau dans le dos de ses proches démontre bien son obsession pour la gloire, la reconnaissance et l'ivresse du pouvoir, et qu'il est prêt à se renier pour parvenir à ses fins. N'a t-il pas trahi son mentor, Charles Pasqua, pour conquérir la mairie de Neuilly? N'a t-il pas trahi Jacques Chirac, en soutenant Edouard Balladur, à l’occasion de la présidentielle de 1995? N'est-il pas celui qui a encouragé en sous main les manifestations anti-CPE, sachant qu'il en était pourtant l'un des inspirateurs, ce qui a provoqué l'affaiblissement de son principal rival, Dominique De Villepin, pour la course à la présidentielle 2007? Que dire de ses sorties démagogiques contre son propre gouvernement pour mieux préparer son projet de rupture comme candidat incontournable? Non, cet homme là est capable du pire, comme par exemple mentir sur les causes du décès des jeunes de Clichy sous Bois, instrumentaliser le crime crapuleux commis par le "Gang des Barbares", faire de la surenchère en accusant les magistrats, exploiter les drames des jeunes filles brûlées à Marseille et en île de France...... Bref une seule compte pour le ministre candidat de l'UMP: être le sauveur de la patrie en danger

Depuis quelques semaines, conscient qu'il ne pourra pas séduire le peuple avec son bilan sécuritaire catastrophique, et surtout dans un costume de Monsieur TOUT REPRESSIF, le candidat Sarközy y Nagy Bocsa dit avoir changé au contact du pouvoir. Quel aveu ! Ayant surtout réalisé que les priorités des Français se portaient sur les questions sociales (pouvoird'achat, éducation, santé, logement , environnement...), c'est à dire aux antipodes de son plan de campagne ( immigration, insécurité et Islam), le candidat de l'UMP  n’a pas d’autres choix que de remiser sa stratégie préalablement conçu pour faire peur, attiser les haines et se présenter comme ultime recours face à la crise. C’est raté !

Premièrement, il ne parle plus de ce qu'il revendiquait comme sa marque de fabrique et son originalité, à savoir son projet de "rupture" par rapport au gouvernement auquel il appartient.

Deuxièmement, il se revendique sans vergogne comme le candidat du pouvoir d'achat, celui qui réalisera des avancées sociales pour la France qui se "couche tard et se lève tôt", dit-il

Troisièmement, après ouvertement derrière le leader de l'extrême droite, il n'hésite plus maintenant à récupérer des figures marquantes de l'histoire de France, à commencer par Blum, Jaurès ou Charles de Gaulle, espérant ainsi satisfaire tous les électeurs, toutes tendances confondues.

Quatrièmement, conscient qu'il suscite la controverse et un rejet massif chez les "basanés", ceux là qu'il stigmatise systématiquement dans ses discours en province ou dans la France profonde, le ministre-candidat multiplie toutes les attentions à leurs égards. Désormais, rien n'étant trop beau pour montrer qu'il a changé....... le temps d'une élection, Nicolas Sarközy y Nagy Bocsa vient de franchir un cap dans la démagogie électoraliste. Il vient carrément d'écrire ( voir courrier, ci-dessus)à LA figure de la Négritude, M. Aimé Césaire, pour lui confirmer la décision de changement de nom de l'aéroport de Fort de France qui s'appellera désormais "Aéroport Martinique / Aimé Césaire". Oh ! Que c'est émouvant ! L'on en est même à regretter qu'il n'y ait pas de scrutins présidentiels tous les mois. Au moins, ça permettra au prestidigitateur de la place Beauvau d'offrir des cadeaux par milliers à tous ceux qu’il compte embobiner pour bâtir sa gloire personnelle. Pitoyable !

Ce qu’il faut surtout retenir de cette énième opération de communication du ministre du « tout est possible ! », c’est que, non seulement il commet une imposture en s’appropriant à des fins personnelles une décision demandée depuis longtemps par les élus de GAUCHE martiniquais, mais en plus de ça, il démontre toute l’imagerie coloniale qu’il nourrit à l’endroit des Noirs Il paraît, d’après la légende entretenue par les colons, que la « clémence » du climat sous les tropiques prédispose les « indigènes » aux sauteries, danses, boissons et autres  youcoulélé. Par conséquent, il paraît aussi que les Noirs rechignent à discerner la bonne graine de l’ivraie, encore plus en présence du grand le maître Blanc. N’est ce pas M ; le Hongrois chez les Gaulois ? Vivement le 1er tour, ça nous permettra de lui réserver un entartrage électoral en bonne et due forme. C’est bien la seule chose que l’arriviste de l’UMP aura vraiment mérité. Minable, va !

A2N

 

fac-similé transmis par les services du ministère de l'intérieur français aux médias

Biographie: www.grioo.com/info6340.html

SARKOZY ENTARTE !
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Dimanche 14 janvier 2007 7 14 /01 /Jan /2007 23:00

Dans les régions basses de Caroline du Sud et de Georgie aux Etats-Unis, confinés autour du littoral de la côte atlantique et des îles environnantes [Sea Island], se trouvent les Gullah encore appelés Geechee, un peuple, une culture singulière parmi les descendants d’Afrique esclavisés aux Etats-Unis d’Amérique. Singulière pour la survivance remarquable de son héritage africain, qui en apprendrait par certains côtés à bien des Afriques contemporaines. On compte environ 250 000 locuteurs de la langue Gullah.

Ici tout rappelle le continent mère, l’artisanat et notamment la vannerie si familière à la culture matérielle que l’on retrouve sur toute la côte occidentale africaine, d’Angola en Guinée. Les habitudes alimentaires et culturales, la cuisson du riz, la pêche traditionnelle, un richissime héritage allant des contes, à la musique, leurs structures et invariants, tout droit sortis du prodigieux patrimoine d’Afrique.

D’après les recherches des universitaires africains américains, les Gullah viendraient très probablement de la façade occidentale africaine adossée à l’océan atlantique, principalement des régions actuelles du Libéria, de Sierra Léone et d’Angola. Le mot Gullah dériverait de Angola, ou selon une interprétation différente de Gola, le nom d’un groupe ethnique situé sur la côte entre le Liberia et le Sierra Leone.

Toujours est-il que les Gullah sont réputés pour leur parler, associé à un créole, comme le créole jamaïcain ou le Krio de Sierra Leone. Dans les années 30-40, Lorenzo Dow Turner est le premier à étudier de façon méthodique cette culture si africaine de ces Américains porteurs d’un héritage tellement spécifique. Il a dénombré pas moins de 4000 noms propres et 300 mots d’emprunts à des langues africaines, influences qui resteront en linguistique sous la dénomination d’«africanismes». Les langues Mandingue, Wolof, Fula, Mende, Vai, Akan, Ewe, Umbundu et Kimbundu se retrouvent en proportion et usages variables dans le créole ou le pidgin Gullah. La présence africaine n’est pas limitée aux mots et expressions plus ou moins courants, elle se fixe dans les témoignages de descendants d’esclaves qui, pour d’aucuns étudiés par Turner, savaient compter, chanter des chansons et raconter des histoires en Mende, en Vai ou en Fulani.

Uh h’ep dem pour I helped them, Uh bin he’p dem pour I helped them, ou Uh duh he’p dem pour I’m helping them, aussi surprenant qu’il y paraisse, ce sont des traits de construction verbale typiques de phrases Gullah ou Geechee.

 

La culture du riz d’Afrique de l’Ouest s’est ainsi retrouvée répandue en Amérique, en Georgie et en Caroline du Sud, grâce au savoir-faire africain des Déportés et les techniques culinaires, au mortier et au pilon ont été aisément rapprochées de celles des Wolof dans le Sénégal actuel, et plus généralement du continent. De même la préparation gullah du «Gumbo» semble très proche de celle courante en Angola.

L’imaginaire africain de l’Invisible s’est déplacé jusqu’en Amérique et les Gullah croient aux esprits, à l’intervention des ancêtres, aux médecines traditionnelles à bases de pharmacopée ou de l’intercession de «roots doctors», les tradithérapeutes.

Une si grande réussite de conservation de l’héritage africain a certes des origines dans la pratique concrète de leurs cultures d’origine par les noirs esclavisés, mais elle doit beaucoup à des facteurs climatiques et géographiques.En effet le climat presque tropical de Caroline du Sud Low Region et de Georgie a favorisé le déplacement des vecteurs de la malaria et de la fièvre jaune venus avec les bateaux des négriers.

 

Ces maladies, endémiques autour du 18ème siècle ont beaucoup affecté la démographie, surtout la population blanche moins préparée que les Africains, limitant au maximum les contacts interraciaux. Ce contexte a permis la survivance des traditions africaines et leur grande prégnance dans les modes de vie gullah. La guerre civile avait également été l’occasion pour les Gullah, fiers de leur culture et de leur liberté de s’engager massivement dans l’armée des unionistes pour leur émancipation, devenant une terre inhospitalière pour les esclavagistes et les planteurs en quête de travail servile.

                                                 

Parmi le foisonnement d’histoires de Gullah d’origine africaine qui ont été consignées dans de nombreux ouvrages, celle de «Buh Lion an Buh Goat», a conservé une forte authenticité continentale. Elle fut publiée en 1888 par Charles Colcock Jones qui les collectait.

Un jour Buh Lion qui chassait se mit à guetter et à observer Buh chèvre qui était étendue sur un grand rocher. Il rampa en silence pour l’attraper. Quand il fut proche, il observa avec attention Buh chèvre. Elle continuait de brouter. Buh Lion voulait savoir ce que Buh chèvre broutait alors qu’elle était étendue sur un rocher nu, sans rien dessus. Il était stupéfait et il attendit, et Buh chèvre continuait de brouter et de brouter. Ne pouvant s’expliquer ce que faisait la chèvre, il s’approcha d’elle et lui lança : «Hey ! Buh chèvre, que manges tu donc ?», Buh chèvre était apeurée de voir Buh lion debout derrière elle, mais elle prît son courage à deux mains et répondit : «Je mange ce rocher et si tu ne me laisses pas tranquille quand j’en aurai fini je te mangerai.». Ses mots sauvèrent Buh chèvre. L’homme courageux se sort de difficultés là où le peureux perd la vie. On se croirait écoutant un vieillard africain conter interminablement les sagesses éternelles des ancêtres par une nuit de claire de lune non?

 

Le peuple Gullah s’étendait avant du sud de la Caroline du Nord au Nord de la Floride , en passant pas la Georgie et la Caroline du sud. Avec le développement de Sea Island et de son industrie balnéaire, la fin des périodes fastes de la culture du riz, beaucoup de changements sont intervenus et l’on a craint la disparition de la culture Gullah. Beaucoup de Gullah se sont installés ailleurs dans des centres urbains, à New York -Harlem, Queens, Brooklyn- mais ils conservent leurs cultures, leurs chapelles, et entretiennent des rapports étroits avec leur région d’origine.

The Georgia Sea Island Singers

Ils ont par ailleurs obtenu des victoires non négligeables face à l’Etat américain qui a débloqué des fonds pour la protection de leur culture et patrimoine, 10 millions de dollars en 10 ans dans le cadre du Gullah/Geechee Cultural Heritage Corridor Act voté par le Congrès en 2006.

 

Illustration: Les femmes Gullah, gardiennes des traditions artisanales Africaines,objets de vannerie tissés comme en Afrique,membres de la communauté Gullah en tenue vestimentaire Africaine. 

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HISTOIRE D'EN RIRE !

C'est l'histoire d'une dame âgée qui en traversant la chaussée fait une chute et se ramasse sur le derrière en plein milieu de la rue !
Sarkozy, qui la suivait par hasard, s'empresse de l'aider à se relever et à traverser la rue.
Arrivés de l'autre côté de la rue, le petit Nicolas dit à la vieille dame :
- Ce fut un plaisir pour moi de vous aider. Est-ce que vous m’avez reconnu ? Je suis Nicolas Sarkozy, votre Ministre de l’Intérieur. J’espère que vous voterez pour moi aux prochaines élections.
La vieille dame lui réplique:
- Vous savez, je suis tombée sur le cul, pas sur la tête !

"Sarkozy n'a qu'un handicap d'image : il est petit. Pour qu'une photo de lui soit bonne, il faut travailler baisser, essayer de le décrocher pour le grandir"

 Raymond Depardon, Cinéaste et Photographe 

«L'esclavage des Noirs a été inventé par les Noirs, en Afrique, c'est eux qui vendent les autres Noirs parce qu'ils n'ont aucune conscience de la fraternité Noire, ça n'existe pas ça ». Eric Zemmour, journaliste I-Tele et France 2 

«Beaucoup de ces Africains sont polygames.Dans un appartement, il y a trois ou quatre femmes et 25 enfants.Ils sont tellement bondés que ce ne sont plus des appartements, mais Dieu sait quoi ! On comprend pourquoi ces enfants courent dans les rues.» Hélène Carrere d'Encausse, membre de l'académie Française ( A propos des émeutes urbaines)

 

 



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