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Le "champion de la droite décomplexée" a perdu son pari fou de remporter un deuxième mandat.La France s'est difficilement débarrassée de Nicolas Sarkozy dont le bilan économique, 600 milliards de déficit !, vaut tous les discours de faillite. 

Au niveau de la diplomatie française, le mot bérézina n'est pas trop fort pour évoquer le quinquennat du chef de file de la droite néoconservatrice, notamment après les turpitudes atlantistes et l'assassinat sordide du Colonel Mouammar Kadhafi et ses conséquences désastreuses en Afrique. 

La droite a failli, elle est éjectée du pouvoir après plus de dix ans de règne arrogant et sans partage. On ne s'en plaindra pas, bien au contraire.L'alternance démocratique s'est produite, même si elle est arrivée par un homme que rien ne prédisposait à occuper la fonction suprême. L'ironie de la victoire du candidat socialiste aura voulu que seul un François ( Hollande) succède à un autre François ( Mitterrand), un peu comme si la force des esprits avait pris le pas sur la rationnalité. Par ailleurs, et c'est un savoureux clin d'oeil politico-sentimental, le retour de la gauche à l'Elysée, 20 ans plus tard,  ressemble à la revanche de l'ancienne candidate socialiste, Ségolène Royal, qui jubile, malgré elle, devant la victoire de François Hollande, son ancien compagnon et père de ses 4 enfants. Comme quoi, la vie est une sacrée farceuse !

Après l'ère du "Ensemble tout est possible", slogan plus qu'adapté à cette droite indigeste, voilà la France à l'heure du "changement c'est maintenant". Le président Hollande promet de redonner du sens à la parole politique. Chiche !

Comme disait un certain Charles Pasqua : "les paroles de campagne n'engagent que ceux qui y croient". Et les premiers pas de la présidence socialiste version Hollande, notamment avec les reniements sur la lutte contre l'Europe libérale des marchés prédateurs, l'argent roi et la spéculation folle, sans oublier l'ubuesque et criminel projet du " mariage pour tous", ne sont guère en phase avec les attentes réelles des français, en particulier du peuple de gauche. Rien de bien rassurrant, c'est le moins qu'on puisse dire. La France se lèvera t-elle avec une nouvelle gueule de bois en 2017, après celle déjà provoquée par la faillite économique, morale et éthique du sarkozysme ? On peut redouter le pire, à moins que François Hollande ne surprenne agréablement dans les mois à venir. Rien n'est moins sûr.  

En attendant l'impossible, profitez de cet espace de liberté sans concession.  Putain 5 ans !

  

 

A2N


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Honneur & Respect

Mercredi 14 mars 2007 3 14 /03 /Mars /2007 22:33

Vous ne rêvez pas, le pays ayant remporté la palme d'or des INFREQUENTABLES poursuit sa propagande inlassable en faveur d'une guerre de l'occident contre l'Iran. Apparemment, les morts Irakiens à la pelle, la partition confessionnelle du pays de Saddam, le risque d'embrasement général du Moyen-Orient, ça ne pèse guère devant la volonté de domination des faucons de Tel-Aviv et Washington. Nos incendiaires se moquent de déchaîner les passions et les haines contre le monde occidental qu'ils prétendent représenter, bien au contraire, ils sont embarqués dans une fuite en avant qui menace de mettre le feu sur la planète toute entière.Comment donc une poignée d'imbéciles peuvent-ils confisquer la paix et promouvoir la culture de la guerre préventive? C'est simple comme un tour de magie du squatter de la place Beauvau.

Il suffit d'abord de neutraliser les médias et leur faire dire le contraire de ce que démontre les images  des bombardements de populations civiles palestiniennes et libanaises par l'armée de l'Etat hébreu. Ensuite, histoire de culpabiliser ou donner mauvaise conscience à tous ceux qui s'opposent à la légion Bush, il n'y a qu'à faire tonner la cavalerie des intellos de pacotille, ceux là qui promotionnaient, il y a 4 ans maintenant, la guerre néoconservatrice et coloniale contre l'Irak, n'hésitant pas à faire du Raïs Irakien le nouveau visage de la barbarie.Nos amis ne reculent devant aucune audace pour  soumettre le monde à leur projet funeste. Quand ils ne projettent pas un spot belliciste dans certaines salles de cinéma, bafouant sans vergogne les valeurs de la République, les apprentis sorciers de la Haine glissent leur idéologie dans une chanson prévue pour être entendue lors du prochain concours musical baptisé Eurovision.

Pourtant, il semble que les règles de l'Eurovision soient très claires, c'est à dire prohibent la vulgarité et l'incitation à la haine et la propagande politique. Or, aussi bizarre que ça puisse paraître, Israël parvient à imposer une chanson sur la "menace" nucléaire Iranienne. Deux poids, deux mesures, direz vous ! L'Etat hébreu avait défrayé la chronique en remportant l'Eurovision à travers son artiste transexuel, Dana International, en 1998. Presque dix ans après, il entend promouvoir une guerre coloniale contre la puissance régionale Perse.En France, il y a quelques semaines, un ancien Premier ministre, Raymond Barre, évoquait le rôle d'un "lobby Juif" ( qui ne représente, bien entendu, pas la communauté des Français de confession juive) qui entendait peser sur certaines décisions politiques. Il n'en fallait pas plus pour provoquer une levée de boucliers de personnalités et de mouvements dits antiracistes qui dénoncent à l'unisson "l'antisémitisme" de l'ancien maire de Lyon. Et si papy Barre avait tout juste en poussant un coup de gueule contre ces petits coquins qui poussent au crime au nom d'intérêts partisans?

A2N

HELSINKI, 14 mars 2007 (AFP)

La chanson sur la menace nucléaire présentée par Israël pour le concours de l'Eurovision 2007 a été acceptée, ont annoncé mercredi les organisateurs de l'événement suivi l'an dernier par 100 millions de téléspectateurs en Europe.

"Presse le bouton", du groupe Tea-Packs, figure sur la liste officielle
des 42 titres qui seront défendus le 12 mai à Helsinki, a annoncé
Svante Stockselius, de l'Union européenne de radio-télévision (EBU)
chargée de la diffusion de l'émission.

"Toutes les chansons proposées ont été acceptées", a-t-il souligné
lors d'une conférence de presse dans la capitale finlandaise, tout en
admettant que "certaines contributions avaient fait l'objet de
discussions".

"Les règles de l'Eurovision sont très claires: elles ne doivent contenir ni langage grossier, ni propagande politique", a-t-il rappelé.

Des rumeurs et des déclarations de certains organisateurs finlandais
avaient un moment laissé penser que la contribution israélienne pourrait être refusée en raison de ses références implicites au programme nucléaire de l'Iran.

"Il existe des dirigeants déments qui aspirent à nuire avec des
technologies diaboliques et ils vont presser le bouton", dit la chanson qui se réfère sans le citer nommément au président iranien Mahmoud Ahmadinejad qui a appelé publiquement à "rayer" Israël de la carte.

La chanson, mêlant rock et rythmes méditerranéens, comporte des
passages en hébreu, anglais et français. Tea-packs a rappelé qu'il "n'est pas un mouvement politique" et que sa chanson "ne vise aucun pays, continent, ni ne nomme personne" même si "elle peut, comme n'importe quel autre texte, être interprétée de façon subjective de différentes façons".

"Les messages véhiculés par la chanson sont universels et expriment une aspiration à la paix mondiale et la crainte de la violence en général", selon un communiqué diffusé à Helsinki.

Israël avait déjà suscité la polémique à l'Eurovision en sélectionnant
un artiste transexuel, Dana International, en 1998, qui avait remporté le concours.

En 2006, la contribution islandaise avait dû être modifiée car elle comportait des mots orduriers tandis que l'année précédente, c'est la chanson ukrainienne, véritable ode au président Viktor Iouchtchenko, qui avait été refusée.

 

Par alert2neg - Publié dans : Honneur & Respect
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Vendredi 9 mars 2007 5 09 /03 /Mars /2007 01:49

Le chef de l'Etat ivoirien, Laurent Gbagbo ( à droite), l'homme qui aime les films westerns américain, et le chef des guerilleros des Forces Nouvelles, Guillaume Soro ( à gauche), sont en passe de revenir sur terre après 5 années de crise. Les 2 protagonistes d'une guerre qui a ruiné le pays de Basile Boli ( le nègre servile de Särközy) viennent de s'entendre pour sortir d'un drame qui n'a que trop duré et provoqué des meurtrissures et haines irréversibles entre les populations. Gbabo et Soro ont signé à Ouagadougou, sous la houlette du président Burkinabé, Blaise Compaoré ( grand desposte et meurtrier de Thomas Sankara, photo ci-dessous), un accord historique qui devrait relancer le processus de paix.

Avant tout, il s'agira de former un nouveau gouvernement d'ici 5 semaines, de supprimer progressivement le "zone de confiance" et faciliter la libre circulation des biens et des personnes. A terme, il y aura la création d'une "ligne verte" et les forces de paix et les soldats français de l'opération Licorne, chargées de surveiller le cessez-le-feu entre les forces loyalistes et les forces nouvelles, seront réduites à un rôle d'observation, et réduiront considérablement leurs effectifs au fur et à mesure de l'avancée de l'accord "historique". Pourvu que les frères ennemis ivoiriens y voient plus clair dans les perspectives de paix pour leur pays. Sinon, il faudra redouter un scénario à la Rwandaise.

A2N

Par alert2neg - Publié dans : Honneur & Respect
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Vendredi 9 mars 2007 5 09 /03 /Mars /2007 00:11

Dieudonné appelle Raymond Barre à la résistance groupée pour la liberté d’expression

Raymond Barre redevient une cible pour le lobby juif sioniste, après avoir évoqué Messieurs Gollnisch et Papon en des termes trop peu diabolisants, et pour avoir déclaré que "le lobby juif, pas seulement en ce qui [le] concerne, est capable de monter des opérations qui sont indignes".

Ceci alors que Julien Dray, l’un des acteurs les plus actifs et violents de ce lobby, en est même à s’interroger sur la dérive des siens, en déclarant dans Israël Magazine : "il « faut sortir de la logique de lobby, et se comporter de manière républicaine. Parce que si on va vers un affrontement lobby contre lobby, le lobby juif perdra".

Si Raymond Barre est en fin de carrière politique, et peut maintenant se déclarer insensible aux menaces, ce n’est pas le cas pour nombre de nos concitoyens, qui se sont vus lourdement pénalisés par ce lobbying politico-religieux, dans leur carrière comme dans leur vie privée.

 

De Chirac à l’Abbé Pierre, les français subissent un chantage permanent à l’antisémitisme.

Il est interdit d’être simplement critique à propos de la politique israélienne, et du judaïsme, et du lobbyisme politique sioniste, et du communautarisme juif. Les non-juifs et les non-sionistes ont-ils droit à une liberté d’expression en France ?

Le CRIF, le Nouvel Observateur et SOS Racisme font-ils la justice ? Où est la vraie justice avec ces condamnations médiatico-politique ? Les victimes de l’inquisition sioniste doivent porter plainte contre SOS racisme, la LICRA, l’UEJF, et le CRIF toujours complice. Nous devons nous unir et empêcher ces organismes et leurs complices de priver notre pays de sa liberté de dialoguer sans tabou.

Les tribunaux doivent finir par faire justice dans le bras de fer provoqué et entrenu par des cliques racialistes, et par une grande partie des médias. Nous devons stopper les lynchages médiatiques à base idéologique. Nous devons contre-attaquer, en portant désormais devant la justice chacune de leurs accusations calomnieuses.

Raymond Barre affiche courageusement son indifférence, mais il doit penser aux autres et il peut sortir de l’arène politique avec panache. Sa stature d’homme d’Etat lui impose d’aller jusqu’au bout de sa démarche. Une contre-attaque juridique s’impose.

Je demande à Raymond Barre de constituer et de prendre la tête d’un regroupement composé des dizaines de personnalités, et des très nombreux anonymes, qui ont été les victimes du lobby juif sioniste.

Je crois du devoir d’un premier ministre de la France, au coeur de cette problématique, de mener la résistance groupée qui sera décisive pour que vive ou survive, ou revive, la liberté d’expression.

Dieudonné Mbala Mbala

Le 8 mars 2007 - 19 heures

Relayé par contact@lesogres.info

Authentification :

http://dieudo.net/2007/article.php3 ?id_article=488


http://lesogres.info/article.php3?id_article=3011

PJ : Liste non exhaustive lesogres.info

-  Samir Abdallah et José Reynès, dont la projection du film a été annulée car le CRIF Toulouse devait acheter la moitié des places et perturber le débat.

-  Mouloud Aounit aurait été ostracisé par le PS région IDF, pour ses positions sur le conflit israélo-palestinien et contre l’islamophobie, et accusé par Jean-Paul Huchon de lui avoir dit : ’Tu es aux mains du lobby juif’.

-  Raymon Barre, accusé d’antisémitisme d’extrême-droite par le CRIF, lynché par la presse.

-  Olivier Besancenot, mis en cause via la LCR, par Roger Cukierman du CRIF.

-  Pascal Boniface attaqué pour son livre « Est-il permis de critiquer Israël ? ».

-  José Bové, stigmatisé comme "monstre" après avoir dénoncé les « rafles », « camps d’internement » et « miradors » de l’armée israélienne... Humilié et baillonné pour avoir été bouclier humain en Palestine.

-  Rony Brauman désigné comme "traitre" pour avoir dit : "Toute l’ambiguïté du sionisme, c’est qu’il renferme dès l’origine à la fois un mouvement de libération nationale et un mouvement colonial. En ce sens, il comporte une part de racisme."

-  Dieudonné, harcelé en justice pour un sketch satirique montrant un colon sioniste, et agressé à Paris et en Martinique. Toujours censuré dans les médias malgré un record du monde de 24 décisions de relaxe ! Roger Cukierman le traitait encore de "voyou antisémite" voici quelques jours sur la chaine Télésud. http://lesogres.tv/article.php3 ?id_article=72

-  Charles Enderlin stigmatisé et mis sous pression par un "prix de la désinformation".

-  Norman G. Finkelstein et Eric Hazan, attaqués en justice pour "diffamation raciale" et "incitation à la haine raciale", pour le livre "L’industrie de l’Holocauste réflexion sur l’exploitation de la souffrance des Juifs".

-  Bruno Gollnisch, démis de ses fonctions et privé de son gagne-pain sans même attendre un procès.

-  Michel Khleifi et Eyal Sivan, réalisateurs du film censuré "Route 181, fragments d’un voyage en Palestine-Israël".

-  Jean-Marie Le Pen, condamné, mais diabolisé par un cercle politico-médiatique au delà de toute approche rationnelle ou raisonnable.

-  Noël Mamère, aspergé de Ketchup et roué de coups par une dizaine de jeunes sionistes l’insultant "antisémite, antisémite", lors d’une manifestation contre l’antisémitisme.

-  Alain Ménargues, accusé d’antisémitisme et démis de ses fonctions pour son livre « Le mur de Sharon ».

-  Daniel Mermet, journaliste attaqué pour dénonciation de l’apartheid et de la colonisation en Palestine-Israël.

-  Edgar Morin, Danielle Sallenave et Sami Naïr, poursuivis pour diffamation à caractère racial, pour s’être exprimés sur le conflit israëlo-palestinien.

-  Tariq Ramadan subit un lynchage et une diabolisation médiatique à base d’islamophobie.

-  Alexandra Schwartzbrod, journaliste à Libération, poussée vers la sortie avec des accusations d’« incitation à la haine ethnique » et de « propagande anti-israélienne ».

-  Alain Soral trainé dans la boue et en justice après un reportage à charge, et agressé à plusieurs reprises probablement par la milice néosioniste, qui selon France 2 s’entrainerait dans des locaux d’état au combat israélien sous protection policière.

L’abbé Pierre a dû subir le reproche jusqu’au jour même de son enterrement.

source : http://lesogres.info/article.php3 ?id_article=64

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Mercredi 28 février 2007 3 28 /02 /Fév /2007 14:54

[AFFICHE_AfricaParadis.jpg] 

Manifestation de sans-papiers européens, centres de rétention pour clandestins blancs en Afrique... Africa Paradis, du réalisateur béninois Sylvestre Amoussou, en compétition au festival du cinéma de Ouagadougou, est une dénonciation par l'absurde du drame de l'immigration.Dans son premier long métrage, projeté dimanche à la 20e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco), le cinéaste dépeint une Europe sombrant dans la misère et une Afrique prospère.

Conséquence, dans son "paradis noir", le drame de l'immigration est illustré sens dessus dessous: on y voit un enseignant anglais chauffeur d'un ministre africain, des ouvriers blancs travaillant au noir, des éboueurs français soumis à des contrôles d'identité dans une ville africaine.Dans ce scénario, les nouveaux Etats-Unis d'Afrique qui viennent de voir le jour sont pris d'assaut par les chômeurs européens, ce qui n'est pas sans exacerber un certain racisme anti-Blancs sur le continent noir.

Fuyant la misère en France et son taux de chômage proche de 60%, après avoir tenté en vain d'obtenir un visa, Olivier, un ingénieur en informatique joué par Stéphane Roux, et Pauline, une institutrice incarnée par Charlotte Vermeil, finissent par rejoindre l'Eldorado africain grâce à une filière clandestine.Mais d'emblée, ils sont arrêtés et placés dans un centre de rétention, en l'attente de leur reconduite à la frontière.Olivier réussit à s'évader et entame une vie de clandestin. Employée comme femme de ménage, Pauline tombe, elle, amoureuse d'un député local, joué par le réalisateur du film Sylvestre Amoussou, au moment où celui-ci se bat pour la régularisation de tous les sans-papiers européens.   "Le paradis ici et l'enfer là-bas, j'aurai bien aimé voir ça!", s'exclame Nastou, une spectatrice burkinabè venue voir le film au Ciné Neerwaya, dans la capitale du Burkina Faso devenue jusqu'au 3 mars celle du septième art africain. "Mais en attendant, la réalité est tout autre en Afrique", nuance Ouédraogo,son mari. Pour le réalisateur, ce film qui se veut utopique doit "véhiculer l'amitié et l'amour entre les peuples". "Il s'agit de mettre les projecteurs sur leracisme, la xénophobie et l'intolérance", a expliqué lundi Sylvestre Amoussou sur les ondes de la radio publique burkinabè. Symbole de cette réalité renversée, Africa Paradis a été tourné au Sénégal, l'un des pays d'Afrique les plus touchés par le fléau de l'émigration, dont les plages sont le point de départ quotidien de pirogues surchargées de jeunes prêts à traverser les périls de l'océan pour atteindre l'Europe. Sous le thème "Cinéma africain et diversité culturelle", le 20e Fespaco, ouvert samedi dans la capitale burkinabè, réunit plus de 3.000 professionnels du continent et de sa diaspora.L'affiche comporte au total 207 films toutes catégories confondues dont plus de 80 oeuvres dans la sélection officielle, prétendant à une vingtaine de prix décernés par le Festival, notamment le très convoité Etalon d'or de Yennenga.

 

 

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Mardi 27 février 2007 2 27 /02 /Fév /2007 17:45

 

Quelque chose est sans doute en train de se passer à Hollywood depuis ces dernières années : le regard des producteurs se pose de plus en plus sur le continent africain. Cela donne des films appréciés aussi bien par la critique que par le public et nous fait découvrir au passage de nouveaux talents africains ou africains-américains. L’exemple le plus frappant, cette année, est Forrest Whitaker qui porte de bout en bout, et avec un charisme extraordinaire, le film Le Dernier roi d’Ecosse (photo). Il vient d’ajouter son nom à la très petite et prestigieuse liste des artistes africains américains ayant remporté l’oscar le plus prisé pour tout acteur : l’Oscar du meilleur acteur (Sydney Poitiers en 1963, Denzel Washington et Halle Burry en 2002 , et enfin Jamie Foxx en 2005 ).

Forrest Whitaker est allé au lycée en Californie, et nous avons eu droit, à la télé, aujourd’hui, au passage de son prof d’anglais – qui dit lui avoir tout donné. Sans blague ! Et que dire du coach de football américain qui affirme que son poulain Whitaker a gardé le même punch, le même regard dans ses films que lorsqu’il l’entraînait sur un terrain et qu’il n’y avait qu’à voir comment il tenait son Oscar ! Ah oui ? Bon, on a su du coup qu’il était bien un bon joueur de football américain avec une touffe afro et des epaules carrées. Pour l’instant, Dieu merci, aucune fille affirme avoir été sauvagement draguée dans la cour de recréation ou avoir vu les chaussettes trouées du lauréat sous le lit. Mais attendons voir.

On se rappelle enfin que cet acteur – révélé grâce au film Bird de son ami Clint Eastwood – a fait son chemin seul avant de devenir aujourd’hui une star. Et tant mieux si ce couronnement lui vient grâce à un film dont l’Afrique est le sujet. Idi Amin Dada doit se retourner dans sa tombe ou murmurer dans les oreilles des autres fantômes dictateurs que sa dictature à lui aura au moins servi à quelque chose !

Un bonheur ne venant pas seul, Jennifer Hudson remporte quant à elle l’Oscar du second rôle - comme jadis Woopi Goldberg - alors que la chanteuse et actrice Beyoncé - qui a joué dans la meme film, Dream Girls - que Jennifer Hudson, rêvait d’une distinction, et elle le criait dans le monde entier. On a pu voir d’ailleurs comment cette ancienne chanteuse de Destiny Child avait du mal a cacher son amertume tout au long de la remise des Oscars. L’affront était de taille : la chanteuse-actrice n’avait même pas été nommée. Or Monsieur de La Palice dirait : pour gagner, encore faut-il être nommé ! Jennifer Hudson, photo Vogue. Les professionnels avait préféré Hudson, et l’on comprend pourquoi Beyoncé a longtemps snobé la lauréate au point que, quelques jours avant, selon Le journal du Dimanche du 25 février, elle aurait remercié et salué toute l’équipe de Dream Girls, sauf celle qui allait plus tard rapporter un Oscar ! Il faut dire que Jennifer Hudson est un produit d’American Idol , dont la variante française est la Star Academy. Elle avait échoué et fut humiliee en direct par un professeur hargneux qui avait même parié qu’elle n’aurait aucun avenir dans la chanson ou, tout simplement, dans le monde artistique et qu’il fallait aider de vrais talents et non cautionner la médiocrité ! Et la voilà désormais récipiendaire d’un Oscar ! Les medias en font un écho au point d’occulter carrément la prouesse de Forrest Whitaker. Le magazine Vogue, dont nous reprenons ici la photo de couverture, vient de consacrer une couverture à Hudson… Sur le plateau de l’émission d’ Oprah, Jennifer Hudson dit qu’elle se croit dans un songe... Pendant ce temps, Beyonce essaie de se calmer... dans son cauchemar. Et puis il y a ces bruits inutiles : au regard des "rondeurs" de Jennifer Hudson, quelques uns parlent du triomphe de du poids sur la minceur - donc un changement de valeur...

En peu de temps donc les producteurs américains ou anglais nous ont donné des films sur l’Afrique, avec parfois des acteurs de premier plan qu’on a pu voir entre autres dans "Totsi" , que nous avons évoqué ici ; Hôtel Rwanda qui, en revenant sur le génocide du Rwanda, bouleversa toute l’Amérique et eut plus d’impact que n’importe quel reportage sur la question ; Le Dernier roi d’Ecosse qui revient sur les atrocités du régime ougandais d’Idi Amin Dada à qui on impute l’extermination de plus de 300.000 de ses concitoyens ; Amazing grace qui repose la question de la traite des Noirs, avec une apparition de Youssou N’Dour ; Blood diamonds qui nous montre bien que tous les diamants sont éternels, mais il faut y mettre le prix et le sang ! Faut-il en conclure que tous ces sujets sont gênants pour la France au point que celle-ci, par le jeu des subventions, choisit et détermine quel type de regard porter sur le continent africain ?

Au fond, la France aurait tort de ne pas prendre ce phénomène au sérieux, car Hollywood a vite pris la mesure d’un besoin grandissant du public mondial d’aller vers ce continent. La France, elle, a un véritable probleme à resoudre avec l’Afrique qu’elle regarde comme une patate chaude. Pas Hollywood. Regardez d’ailleurs le palmarès des Césars remis le samedi 24 février au Châtelet : une hostilité, une surdité criardes aux rumeurs du monde - au point qu’un film comme Indigènes - présenté aux Césars d’Hollywood sous le titre de Days of Glory, film algérien - n’a rien eu en France (oh, disons qu’il a eu le prix du "scenario original"). Doit-on conclure que dans ces trophées parisiens, aucune des réalisations africaines francophones ne pouvait au moins être citée ? Quid de Cissako de la Mauritanie ? Quid d’Haroun du Tchad ? Oh, ils ont leur Fespaco de Ouagadougou, diraient certains ! Di Caprio et Hounsou N’aurait-il pas été utile, pendant la remise des Césars, de rendre hommage au cinéma du monde – donc du continent africain aussi ? C’est pourtant ce que les Américains, eux, ont fait ce dimanche 25 février en remettant leurs fameux Academy Awards (les Oscars). Deux étrangers (Catherine Deneuve et un japonais dont le nom m’échappe) sont venus rendre hommage au cinéma du monde, et on a pu voir défiler des images venant et de l’Espagne, de l’Algérie, de l’Inde, de l’Afrique du sud… et de la France !!! Sans compter que, pour l’Afrique, l’incontournable et vedette du moment Djimon Hounsou était aux premiers rangs non loin de Di Caprio (ici en photo tous les deux). Martin Scorsese fut l’homme de la soirée avec son film les Les Infiltrés ( The Departed) est servi par une belle brochette d’acteurs capables d’envoyer au cinéma tout "cinéphobe". Il est épatant de voir comment Hollywood aligne et honore ses monstres du cinéma tous présents lors de cette cérémonie : Martin Scorcese, Francis Ford Coppola, Steven Spielberg...

En 26 ans de "boulot", Eddy Murphy a été enfin pour une fois nommé, pas pour un de ses films, mais pour la belle comédie musicale Dream girls qui nous fait revivre l’époque de la Motown. C’est le film que je me propose d’ailleurs d’aller voir cette semaine. On y reviendra...

Enfin, j’ai vu également Jamel Debbouze dont la coïncidence me fit prendre le même avion que lui le dimanche à Paris pour Los Angeles. Je pus ainsi constater, non sans sourire, comment l’homme se débrouillait en anglais devant la police des frontières qui prenait ses empreintes et sa photo comme pour tout visiteur des Etats-Unis…

www.congopage.com/article4557.html

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Vendredi 23 février 2007 5 23 /02 /Fév /2007 12:53
Doc Gyneco fait du recrutement pour l'UMP
On voudrait ridiculiser la communauté noire de France que l’on ne s’y prendrait pas autrement. Faire d’un rappeur dépassé, déclassé, ostensiblement lent à la détente un représentant de la diversité côté banlieue était déjà assez osé. Et la suite a permis d’éventer la volte-face de l’ex-rappeur à succès, ex-casseur de Sarkozy, en situation financière et fiscale très difficile qui a proposé sa peau à un candidat qui ne pouvait plus montrer la sienne dans la périphérie parisienne, depuis ses rodomontades insultantes sur les Noirs, Arabes, traités de «racailles» entre autres noms sympathiques.
Le nettoyeur au Kärcher des banlieues françaises avait été secoué par les émeutes de novembre 2005. En vrai marron sportif et citoyen guadeloupéen, Lilian Thuram devait seul affronter, avec succès la machine propagandiste du candidat UMP hégémonique dans les médias. Il fallait le contrer avec un autre noir, autre sportif, Basile Boli s’est trouvé honoré de jouer les faire-valoir, sous prétexte de mission sur la diversité.
Dans sa stratégie «d’ethnique food», appliquée à montrer des "représentants" de chaque communauté, et faisant face à un mur de protestation à la limite de l’hostilité dans la communauté noire, le candidat UMP devait miser sur la mendicité de strapontins épidémique chez bien des Mélanodermes visibles pour abattre une carte ethnique noire.
Boli, connu pour sa faculté musculaire et son énorme volonté jamais loin de la caricature du bon nègre [sans nécessairement l’être, sait-on jamais ?] avait déjà été approché par le PS en 2006 en vue des législatives dans l’Yonne. Selon Lemonde.fr [08.02.07], il aurait été écarté à la suite du désaccord des militants locaux, … que soit dit en passant, nous pourrions bien comprendre sur le cas d’espèce.
On préfère ne pas imaginer Basile Boli avide de pouvoir ou en peine financièrement au point de sauter à pieds joints sur une telle occasion tronquée, celle de donner une caution à peu de frais à un camp qui depuis trois ans voue les Noirs, Africains et originaires d’Afrique aux gémonies : humiliations collectives par des attaques verbales à peine voilées, arrestations de sans-papiers surmédiatisées, expulsions matinales de familles avec femmes et enfants un jour de rentrée scolaire, accusations de violence par culture, interdictions d’attaches familiales avec l’Afrique ce qui n’est le cas ni des Polonais, ni des Hongrois, ni des Portugais, ni des Italiens, … C’est cette famille politique, qui au final n’en a pas moins fait que les autres pour ou contre les Noirs, mais a rajouté à la pauvreté de condition, aux discriminations, la stigmatisation systématique, l’humiliation et l’indexation, le spectacle des politiques répressives, une racialisation de la délinquance, des effets de la précarité. Une systématique de l'agression symbolique et de la dévalorisation des imaginaires culturels.
On pourrait objecter que bien d’autres que Basile Boli quémandent des postes et des futures attributions à l’UMP et ailleurs, ce serait même le sport le plus répandu chez les Nègres visibles, les Nègres Marrants. Mais à l’instar de Doc Gynéco qui se fait ridiculiser à chaque émission comme dans un jeu de massacre, et à la différence d’un Lilian Thuram impliqué depuis longtemps dans une démarche citoyenne, animé par un effort de culture et de contribution publique méritoires, les autres Nègres Marrants ont pour certains quelques (menus) arguments à faire valoir dans le débat politique. Plus qu’une simple caution de faciès.
Désormais Basile Boli, ivoirien d’origine, sera chargé d’une mission sur la diversité auprès de M. Sarkozy, diversité des ballons ronds et unicité des Nègres Marrants, nègres de service. Encore un coup à la dignité collective, en attendant les prises de paroles dans les débats.
 
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Mercredi 21 février 2007 3 21 /02 /Fév /2007 00:32


Si on veut vraiment savoir d'où vient le Carnaval, tel qu'il est fêté dans l'époque moderne, il faut voir du côté du théâtre italien (Commedia dell'arte) des XV ème et XVI ème siècles avec la mode de l'utilisation de masques (Capitan, Pantalon, Brighella, Arlequin, Pierrot, Colombine) dont certains ont survécu jusqu'à nos jours. Le Carnaval de Venise au XVIII ème et ceux de Paris, Milan, Rome au XIX ème siècle posent les bases du genre : chars, carrosses, défilés, masques, jeux, farces, feux d’artifice et danses pour les nantis, carnaval des gueux pour les misérables. C'est ce Carnaval que les Européens emporteront dans les bagages de la colonisation.

En Martinique, l'apparition du Carnaval est contemporaine de la colonisation et conditionnée par l'urbanisation des bourgs. C'est l'influence française qui va introduire le Carnaval dans les colonies antillaises. Pratiquement partout où il y a eu domination même ponctuelle des français, il y a eu développement de carnavals.


En Martinique, sous les Gouverneurs, dans certaines circonstances, il y a d'abord des concerts de casseroles, des charivaris, des cavalcades, des bals où se retrouvent tous les colons et les planteurs de la bonne société. Ensuite, l'évolution de la société et de l’organisation esclavagiste conduit peu à peu les maîtres à autoriser, sous contrôle, un certain nombre de fêtes et de danses chez leurs esclaves en excluant la "Calenda" danse ou plutôt rituel de la révolte, interdite à ce titre dans toute la Caraïbe.

Le Carnaval évolue au fil des années suivant la situation politique locale et le statut de l'île (guerres, domination anglaise, révoltes contre les métropoles, ...). Ainsi, le syncrétisme des esclaves qui intègrent peu à peu les danses des maîtres à leurs rythmes, l'apparition de nouvelles classes sociales (mulâtres, affranchis, nègres libres de savane) donnent au Carnaval un rôle social important puisque à sa façon il permet un contrôle informel dans la société esclavagiste de l'époque en organisant la mise en scène formelle et spontanée de tous les ressentiments. Il participe également à l'apparition d'un embryon de sentiment communautaire entre des classes raciales et sociales antagonistes. A Trinidad, les maîtres se déguisent en esclaves et jouent à éteindre le feu dans une plantation de canne à sucre, tandis que les esclaves costumés de crinolines et de vestes d'apparat, jouent aux maîtres, c'est le "Canboulay" (comme dans kann brilé).

Dans les possessions françaises, parallèlement et concomitamment à son développement, le Carnaval est réglementé et contrôlé par le pouvoir sous la double pression de l'Eglise et des possédants, qui craignent les débordements des hommes de couleurs et des nègres et la mise en danger des biens, des personnes et de l'ordre moral et social. Quelquefois, quand la situation est chaude socialement, racialement ou politiquement, il y a interdiction des masques et déguisements sous peine de prison et même quelquefois le Carnaval est interdit tout bonnement.

Le Carnaval, moment de transgression puissant et faciliteur de satires extrêmes, est régulièrement l'occasion de rumeurs, de on-dit, et quelquefois de brigandages et de règlements de compte sociaux, politiques ou crapuleux. Il est de ce fait l'objet de l'attention des forces de l'ordre, gardiennes du statuquo et de la morale bien pensante, et le pouvoir de l’époque maintiendra le carnaval en permanence sous contrôle et surveillance.

(extraits du « Guide du Carnavalier » de Charles-Henri Fargues aux Edition Lafontaine, 1998).

1900, la ronde des négriers au carnaval de Fort de France

http://bondamanjak.com/images/vaval2007bondamanjak.JPG

Dimanche gras à Fort-de-France.

 

Carnaval de RIO

 

 

 

 

 

 

Dimanche gras à Fort-de-France

SOIREE TOULOULOU EN GUYANE

SOIREE TOULOULOU EN GUYANE

www.bondamanjak.com/content/view/2346/3/

www.grioo.com/info9350.html


Carnaval Rio de Janeiro

sarko kaye ( sarko s'est dégonflé !)

Carnaval Cayenne
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Mardi 20 février 2007 2 20 /02 /Fév /2007 15:25

 

Le Coup d’Etat permanent, sous titré, L’agenda caché du Consensus de Washington revisite les coulisses de cette institution plus prompte à peser sur la géopolitique mondiale et la finance mondiale qu’à lutter contre la pauvreté, ce qui est pourtant son objectif déclaré depuis sa naissance voici 60 ans. Ouvrage d’historien et d’économiste, c’est aussi un manuel de militant qui s’achève sur un argumentaire contre la Banque mondiale : ça peut servir.
Jean-François Pollet

 

 

(JPEG)

Une plongée dans les coulisses de la géopolitique et de la finance internationale.

Contrairement à une idée reçue, la Banque mondiale n’a pas pour mission de réduire la pauvreté. Plutôt que combattre la pauvreté, elle la reproduit.

La Banque mondiale et son jumeau le FMI sont des instruments de subordination des pays endettés aux intérêts des puissances les plus industrialisées.

De leurs origines à aujourd’hui, ces institutions manifestent une réticence certaine à considérer que le respect des droits de l’homme fait partie de leur mandat. Elles ont systématiquement soutenu des dictatures et la politique qu’elles mènent constitue très souvent une violation des droits humains fondamentaux.

Il s’agit d’être lucide et de constater que le modèle de développement tel que promu par la Banque et le FMI n’a pas permis une amélioration des conditions de vie des populations concernées. Le bilan humain et environnemental est sans appel : négatif.

Avec le nouveau président de la Banque mondiale, Paul Wolfowitz, un promoteur de l’invasion de l’Irak et idéologue des néo-conservateurs aux Etats-Unis, cela va être pire.

Ce livre permet de comprendre les forces fondamentales qui déterminent les politiques des grandes institutions financières internationales.

Eric TOUSSAINT
Historien et politologue, président du CADTM Belgique, auteur de La Finance contre les peuples, CADTM/Syllepse/Cetim, 2004.

Co-édition CADTM (Liège, Belgique) / Syllepse (Paris) / Cetim (Genève).
Parution prévue : mai 2006
Format : 150 X 210 mm
310 pages. Prix : 18 euros
CADTM ISBN : 2-930443-00-6
SYLLEPSE ISBN : 2-84950-058-5

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Mardi 13 février 2007 2 13 /02 /Fév /2007 01:59

Par  Malaika Coco

 

Le Hip Hop est partout. La culture noire américaine dépasse les frontières. Antoine « Wave » Garnier s'est intéressé à un phénomène qui atteint aujourd'hui une dimension planétaire. Comment une culture née dans la rue a conquis un public grandissant.
Les Suprêmes raconte cette fabuleuse histoire, « plus qu'une histoire sur la musique, c'est celle des hommes ».
Français d'origine antillaise et Américain d'adoption, Antoine Garnier est avant tout un passionné de musique. En 1986, il quitte Paris pour la Grosse Pomme afin de rendre visite à son oncle, un militaire retraité. A New York, il découvre une ville mythique et une société américaine fascinante.
Titulaire d'un DEA en civilisation américaine, il devient correspondant de presse aux Etats-Unis pour des spécialistes de la culture urbaine tels que l'Affiche, Vibrations et The Source. Puis, il s'affirme comme rédacteur en chef du magazine Radikal. Touche à tout, il exprime sa passion pour le Rap à travers diverses émissions : « Check ça » sur Fun Radio, « Caméra Graffiti » sur la 5, « Bouge Ta Nuit » sur RFO Sat, « Culture Rock spécial Rap » sur M6 et la « Guerre Des Gangs » sur 13ème Rue.
Le journaliste se lance alors dans l'écriture. Souffle, au coeur de la génération Hip Hop entre New York et Paris 1986-2003, en deux volumes, révèle l'impact de la culture urbaine, dominant ces trente dernières années, parallèlement à la découverte personnelle, par l'auteur, du monde du Hip Hop. Dans ce journal de bord, une idée s'éveille : « le profil émergent est le profil suprême ». KRS One, D'Angelo, Pete Rock, Afrika Bambaataa, Wu Tang, Puff Daddy, les exemples prolifèrent depuis les années 80.

Les Suprêmes s'inspire de Souffle, « c'en est la suite et la fin ». Là où Souffle traite davantage de l'évolution musicale, les Suprêmes s'intéresse plus particulièrement aux hommes et à leur parcours. « Les Suprêmes » désignent « l'aventure imprévue et extraordinaire de ces hommes et femmes, qui, en inventant un nouveau statut, ont redéfini les normes de la société et l'ont ainsi profondément affectée ».
Des années 70 à nos jours, le terrain musical est décrypté dans son contexte économique et social, aux Etats-Unis et ailleurs, notamment en France. Derrière un style non conventionnel qui peut paraître brouillon et dépourvu de liens, l'auteur révèle des détails précis, mêlant les références musicales à l'évolution socio-économique de l'époque. A ce niveau, les initiés ont une longueur d'avance.
Dix ans d'observation apportent une riche analyse de l'hégémonie de la culture urbaine, née dans les quartiers populaires. Talent, persévérance, créativité, voire génie ; à travers les hommes, un nouveau concept est né, importé des Etats-Unis et amené à se développer en France.

Antoine Garnier explique la suprématie des « Suprêmes », à savoir cette explosion fascinante de la culture noire américaine et son impact mondial. 

Parlez-nous de votre parcours.

J'ai 41ans. Je suis Antillais, né en France. J'ai passé dix ans aux Etats-Unis. J'ai une formation de sociologue, un DEA en civilisation américaine
et je m'intéresse énormément à la question des cultures noires et plus particulièrement à la culture américaine, noire, urbaine. C'est pourquoi j'ai écrit des bouquins à ce propos.

Pouvez-vous nous présenter votre nouveau livre, les Suprêmes?
Ce n'est pas un journal de bord comme Souffle. Il s'agit davantage d'une analyse distanciée de l'influence des personnages qui, au cours de ces trente dernières années, ont, grâce à leur courage et leur énergie, réussi à révolutionner l'ensemble de la société, à différents niveaux : social, économique et profondément au niveau culturel, voire même technologique.

Pourquoi ce titre : « les Suprêmes » ?
Au bout de trente ans, les média français ou étrangers nous vendent cette culture que sous un certain angle. C'est un angle esthétique, qui vise à ne faire la promotion que du vernis, alors que c'est une culture qui a profondément changé comment les noirs se pensent, comment les blancs sont perçus, comment la musique s'est transformée, comment les relations sociales ont été transformées, comment la sexualité noire a progressé, comment l'image des femmes noires a été fortement modifiée.
J'ai voulu rendre hommage à tous ces personnages qui ont réussi à imposer cette culture qui aujourd'hui est planétaire, qui a crée des économies, des styles de vêtement, une manière de parler, une manière d'être, une philosophie, des relations, c'est fantastique ! C'était une lutte très dure.
Et souvent les média, plus particulièrement français, ne veulent pas mettre « les Suprêmes » en avant car ils veulent qu'on ne voit que la surface. La majorité des media français sont blancs donc ils ne veulent voir que la culture « black », c'est-à-dire la culture esthétique et non la culture véritable. Malgré l'oppression, elle a réussi, en moins de trente ans, c'est extraordinaire, à produire avec un rien quelque chose qui aujourd'hui est référent partout.
En ce sens, c'est suprême !


Qu'est-ce qu'un « Suprême »?
Un « Suprême » c'est un profil, c'est-à-dire une personne, qui partie de rien, en ce sens on fait la connexion avec l'Afrique, a le génie de produire quelque soit l'endroit où elle est. C'est ça le génie africain, qui produit quelque chose, qui, à un moment, embellit et séduit l'ensemble de la planète. On a la musique, mais pas que ça. Nous sommes les sauveurs du monde, nous sommes « les Suprêmes ».

Est-ce qu'il existe des « Suprêmes » en France ?
Bien sûr. Ils ne sont pas encore au même niveau. Le premier pour moi est MC Solaar. C'est le type qui est parti de rien et est arrivé à tout. Il est connu à l'étranger. C'est le seul artiste Rap, malgré les critiques, qui, dans quinze ans, continuera à être diffusé sur RTL. Son succès a suscité l'intérêt chez les maisons de disques qui avant négligeaient complètement le Rap. Et les maisons de disques ont commencé à signer les artistes de Rap.

Et les sportifs ?
Les sportifs suprêmes en France sont Bernard Lama qui a toujours « ouvert sa bouche », Marius Trésor dans les années 80 et aujourd?hui Lilian Thuram, un sportif citoyen. On peut parler aussi de Stéphane Diagana, Christine Arron.
Jamel Debbouze est également un « Suprême », Oxmo Puccino aussi. Les Suprêmes croisent autant les sexes que les couleurs de peau, moins au Etats-Unis où la société est extrêmement ségréguée. Les Américains n?ont pas rencontré les même obstacles qu?en France.

D'où vient cet intérêt pour la culture noire américaine ?
C'est l'une des cultures qui bénéficie le plus d'exposition et pourtant, souvent la moins connue, la plus sous-estimée. L'idée est de proposer un nouveau regard de cette culture pour les gens qui sont curieux de savoir ce qu?il y a derrière le vernis.

Comment expliquer ce développement de l'influence de la culture noire américaine ?
Il y a une exposition des média. C'est la télévision, notamment MTV, qui a permis à cette culture de grandir, voire même d'être décapitée.
Lorsque nous regardons ce qu'est la culture Rap ou Hip Hop en France, c'est avant tout une culture de l'image parce que nous avons été nourris d'images. On ne nous a jamais réellement vendu ce qu'est cette culture. H.I.P H.O.P de Sidney ne nous a montré que la danse par exemple. Les média traitent de la question noire à travers le stéréotype de la violence, du sexe et de la misère. Les média noirs et blancs français adorent ça. C'est la seule chose que nous connaissions de l'Amérique noire alors que l'Amérique noire est extrêmement diverse. A travers la culture Hip Hop, elle a fédéré l'ensemble de la jeunesse noire.
C'est du jamais vu ! Ca fait écho à une situation sociale et à une situation culturelle énorme. C'est pourquoi les jeunes Noirs, partout, se sont retrouvés dans cette culture parce que c'était avant tout une culture de l'image. Nous recherchons des images, donc on les a trouvées. On en a marre de l'image de Bob Marley fumant son « spliff » et de l'enfant en Afrique qui meurt de faim. Les Américains noirs produisent une image extrêmement séduisante. Même quand elle est misérabiliste, on a le sentiment que, là-bas, il y a des possibilités. On célèbre la première milliardaire noire en dollars, Oprah Winfrey. Les Etats-Unis vendent leur culture et notamment la culture noire qui est devenue omniprésente, référente aujourd'hui.
Les années 80 ont été le croisement d?une superposition des personnalités noires de Michael Jackson à Michael Jordan en passant par Bill Cosby, qui ont inspiré la diaspora. En plus, une nouvelle classe moyenne noire a vu le jour.
Il n'y a pas eu que la musique, mais aussi un faisceau de paramètres qui se sont rencontrés dans les années 80 donc il y a eu une vraie explosion des images noires.

Que pensez-vous de la culture antillaise, compte tenu de vos origines, et de la culture africaine ?
Il faut déjà différencier la culture noire antillaise francophone et anglophone car ce n'est pas le même état d'esprit. Je suis né ici, j'ai une attache très forte pour les Antilles françaises.
Mais je me reconnais d'avantage dans la culture américaine noire parce que c'est le pays dans lequel j?ai passé le plus clair de mon temps. Ca m'a formé. Donc je suis un double déraciné.
Je réfute complètement le terme de culture africaine car pour moi, l'Afrique est un continent. De plus la culture africaine francophone n'est pas la culture lusophone, qui n'est pas la culture anglophone.

Que retient-on des Suprêmes ?
C'est une analyse psychologique, idéologique, culturelle sur la culture contemporaine urbaine qui est majoritaire.
Aujourd'hui, tout le monde veut porter un baggy, les jeunes femmes portent des tailles basses etc. On a dépassé le cadre de la musique. C'est une culture extrêmement populaire mais qui reste fondamentalement underground. Elle est avant tout l'écran des défavorisés même si tout ce qui brille est finalement récupéré. C'est exceptionnel que la culture des défavorisés devienne la norme. D'habitude, c'est le contraire. C'est une inversion totale. C'est ça le Hip Hop. C'est cette capacité à inverser avec un rien. Hip Hop égale black, black égale américain noir.
On peut la qualifier de culture d?entreprise autant chez les hommes noirs que chez les femmes noires. Avant, on ne voyait pas les femmes noires. On assistait à une complète invisibilité. Maintenant, on la voit, même si elle est montrée de plus en plus claire. Maintenant les Blancs regardent les femmes noires.

Quels sont vos projets ?
Mon prochain projet d'écriture est : « le nègre français », une observation de ce que nous sommes en France.
Grâce au mouvement amorcé par Dieudonné, le Collectif Egalité et d'autres personnalités, les jeunes Noirs et leurs aînés commencent à se penser autrement que la France voudrait qu'ils se pensent. Donc je vais dresser les portraits de ce que nous sommes et de ce que nous pourrions être. L'actualité est extrêmement riche. C'est prévu pour 2007.

www.grioo.com/info8359.html

Diana Ross & The Supremes par djoik
Diana Ross - Missing You (Tribute) par chilavert
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Lundi 12 février 2007 1 12 /02 /Fév /2007 10:59

Il y a un an, quelques célébrités américaines avaient accepté de se soumettre à un test ADN pouvant leur permettre de déterminer leur origine. Oprah Winfrey aurait selon des tests des ancêtres originaires du Libéria, et Whoopi Goldberg, de son vrai nom Caryn Elaine Johnson, du matériel génétique provenant de deux peuples de Guinée Bissau.

En apprenant la nouvelle, le gouvernement bissau-guinéen a rédigé une lettre à l'intention de l'actrice et l'a remise à l'ambassade des Etats-Unis, qui l'a transmise au département d'Etat avec pour mission de faire parvenir la lettre à l'actrice.



La lettre était rédigée ainsi, avec une faute sur le nom de l'actrice : "
Votre excellence Hoppy Goldberg, c'est avec une grande euphorie que le gouvernement de Guinée-Bissau (...) a appris vos origines ancestrales."

"La nouvelle a éveillé en chacun d'entre nous un profond sentiment de fraternité (...) nous ne pouvons tout simplement pas rester indifférents à la nouvelle", peut-on lire dans la lettre de deux pages, qui s'achève sur une demande: "s'il vous plaît, venez visiter notre pays."

"Elle viendra. Elle est guinéenne. C'est notre fille, elle est des nôtres", s'est réjoui le ministre du Tourisme Francisco Conduta de Pina.

Pourtant Brad Cafarelli, l'agent de la star, affirme que cette dernière n'a jamais reçu la lettre, et que compte tenu de ses engagements, elle ne devrait pas dans un avenir proche se rendre sur le continent africain. D'autant qu'elle ne prend pas l'avion. En Guinée Bissau, on pense que l'actrice viendra. Le premier ministre Aristide Gomes a déclaré l'attendre "avec beaucoup d'impatience" et être un fan de la couleur poupre.



Après l'annonce des résultats des tests ADN, les films de Whoopi Goldberg "Sister Act" et "Sister Act II" ont été diffusés dans le pays avec des sous-titres en portugais et ont été immédiatement appréciés par le public...


www.grioo.com/opinion9238.html

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HISTOIRE D'EN RIRE !

"ça veut dire que finalement, pourront se marier des gens qui s'aiment, même s'ils sont de même sexe, ce qui n'était pas le cas jusqu'à présent. Ça va permettre plus d'épanouissement, plus de liberté, plus d'égalité dans la société. Il faut comprendre ça comme une avancée".

Najat Vallaud-Belkacem, ministre et porte-parole du gouvernement socialiste, défendant le mariage homosexuel dans un collège, oct 2012.

C'est l'histoire d'une dame âgée qui en traversant la chaussée fait une chute et se ramasse sur le derrière en plein milieu de la rue !
Sarkozy, qui la suivait par hasard, s'empresse de l'aider à se relever et à traverser la rue.Arrivés de l'autre côté de la rue, le petit Nicolas dit à la vieille dame : »- Ce fut un plaisir pour moi de vous aider. Est-ce que vous m’avez reconnu ? Je suis Nicolas Sarkozy, votre Ministre de l’Intérieur. J’espère que vous voterez pour moi aux prochaines élections.
La vieille dame lui réplique: "Vous savez, je suis tombée sur le cul, pas sur la tête !"

Lu sur la toile en 2006

"Sarkozy n'a qu'un handicap d'image : il est petit. Pour qu'une photo de lui soit bonne, il faut travailler baisser, essayer de le décrocher pour le grandir"

Raymond Depardon, Cinéaste et Photographe

"L'esclavage des Noirs a été inventé par les Noirs, en Afrique, c'est eux qui vendent les autres Noirs parce qu'ils n'ont aucune conscience de la fraternité Noire, ça n'existe pas ça ".

Eric Zemmour/ France O, 2006

 

"Beaucoup de ces Africains sont polygames.Dans un appartement, il y a trois ou quatre femmes et 25 enfants.Ils sont tellement bondés que ce ne sont plus des appartements, mais Dieu sait quoi ! On comprend pourquoi ces enfants courent dans les rues."

Hélène Carrere d'Encausse, membre de l'académie Française ( A propos des émeutes urbaines 2005)

 

 


 

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