Partager l'article ! LE LKP ET LE COLLECTIF DU 5 FEVRIER DISENT MERDE AUX "ETATS GENERAUX" !: Les Etats-généraux de l'Outre-Mer pour règler tous les pro ...
Le "champion de la droite décomplexée" a perdu son pari fou de remporter un deuxième mandat.La France s'est difficilement débarrassée de Nicolas Sarkozy dont le bilan économique, 600 milliards de déficit !, vaut tous les discours de faillite.
Au niveau de la diplomatie française, le mot bérézina n'est pas trop fort pour évoquer le quinquennat du chef de file de la droite néoconservatrice, notamment après les turpitudes atlantistes et l'assassinat sordide du Colonel Mouammar Kadhafi et ses conséquences désastreuses en Afrique.
La droite a failli, elle est éjectée du pouvoir après plus de dix ans de règne arrogant et sans partage. On ne s'en plaindra pas, bien au contraire.L'alternance démocratique s'est produite, même si elle est arrivée par un homme que rien ne prédisposait à occuper la fonction suprême. L'ironie de la victoire du candidat socialiste aura voulu que seul un François ( Hollande) succède à un autre François ( Mitterrand), un peu comme si la force des esprits avait pris le pas sur la rationnalité. Par ailleurs, et c'est un savoureux clin d'oeil politico-sentimental, le retour de la gauche à l'Elysée, 20 ans plus tard, ressemble à la revanche de l'ancienne candidate socialiste, Ségolène Royal, qui jubile, malgré elle, devant la victoire de François Hollande, son ancien compagnon et père de ses 4 enfants. Comme quoi, la vie est une sacrée farceuse !
Après l'ère du "Ensemble tout est possible", slogan plus qu'adapté à cette droite indigeste, voilà la France à l'heure du "changement c'est maintenant". Le président Hollande promet de redonner du sens à la parole politique. Chiche !
Comme disait un certain Charles Pasqua : "les paroles de campagne n'engagent que ceux qui y croient". Et les premiers pas de la présidence socialiste version Hollande, notamment avec les reniements sur la lutte contre l'Europe libérale des marchés prédateurs, l'argent roi et la spéculation folle, sans oublier l'ubuesque et criminel projet du " mariage pour tous", ne sont guère en phase avec les attentes réelles des français, en particulier du peuple de gauche. Rien de bien rassurrant, c'est le moins qu'on puisse dire. La France se lèvera t-elle avec une nouvelle gueule de bois en 2017, après celle déjà provoquée par la faillite économique, morale et éthique du sarkozysme ? On peut redouter le pire, à moins que François Hollande ne surprenne agréablement dans les mois à venir. Rien n'est moins sûr.
En attendant l'impossible, profitez de cet espace de liberté sans concession. Putain 5 ans !
A2N
Les Etats-généraux de l'Outre-Mer pour règler tous les problèmes sur lesquels le LKP et le collectif du 5 février ont mis le doigt,démontrant aux Français hexagonaux qu'il y avait une France à deux vitesses. Si Nicolas Sarkozy et ses petits copains
ont pensé qu'il suffisait d'une énième entourloupe, des effets de manche, des discours vaseux, pour tromper Elie Domota et ses frères et soeurs d'armes, c'est bien râté. Et pour cause, non
seulement il n'y aura ni le LKP, ni le collectif du 5 février aux
"assises" décrétées par le gesticulaleur de
l'Elysée, et mieux encore, la volonté de diviser pour règner est une échec total. Autrement dit, les élus ultramarins qui participeront à la mise en place de cette nouvelle usine à gaz risquent
de perdre le peu de crédibilité qui leur reste après les grèves générales en Guadeloupe et Martinique.
Moralité, les médias aux ordres et les propagandistes pourront toujours enfumer
les Français qui croient encore à leurs sornettes, mais force est de constater que la machine est bien grippée, comme en témoigne l'interview, ci-dessous, du leader incontesté du LKP, Elie
Domota.
A2N
Chien Créole : Elie, avant toutes choses, où en es-tu avec le procès que le procureur prétend vouloir t’intenter pour "incitation à la haine raciale" ?
Elie Domota : Pour l’instant, je n’ai eu écho d’aucune suite judiciaire, mais ça ne me surprend qu’à moitié : je ne pense pas que le procès soit leur véritable objectif. Comme le LKP est un mouvement extrêmement populaire, le moyen le plus facile qu’ils ont trouvé pour essayer de le décrédibiliser, c’est de diaboliser un de ses représentants. Les journalistes du Figaro peuvent s’en donner à cœur joie, avec Frédéric Lefebvre comme chien de garde. Ça ne mange pas de pain. Ce que je regrette, c’est que pas un politique, en dehors de ceux faisant partie du LKP, n’aie eu le courage et l’honnêteté de prendre ma défense, pas plus que quand on nous a traité de « tontons macoutes ». Les deux seuls à s’être exprimés sur le sujet sont Victorin Lurel et Mme Borel Lincertin,... pour trouver mes propos "inacceptables"… Et pourtant, ils voient bien que ce que nous cherchons à obtenir, c'est la justice sociale. Le LKP est un mouvement anti-raciste : nous dénonçons des discriminations, prônons l’égalité pour tous, cette même égalité que le système actuel bafoue au quotidien en Guadeloupe. Pour certains, ça fait de nous des racistes ! C’est le monde à l’envers, le comble de la manipulation !
Chien Créole : Et où en est-on avec l’accord Bino ?
Elie Domota : Grosso-modo, les grandes entreprises ont presque toutes signé. 43 000 salariés sont d’ores et déjà assurés d’obtenir les avantages de l’accord Bino, aussi bien dans les secteurs de l’agroalimentaire, du bâtiment, que de l’industrie sucrière, ou de l’automobile, en passant par la plupart des grands hôtels, etc. En fait ceux qui ne voulaient pas signer, les gros patrons du MEDEF, signent.
Ceci dit, le 3 avril, le ministère du travail doit proposer un décret pour l’extension de l’accord
Bino. On a entendu ce que pense le MEDEF de la version signée le 26 février et on sait l’influence que cette organisation a sur le gouvernement. On s’attend donc à une modification, peut-être
vont-ils chercher à supprimer la clause de convertibilité(1).
CC : Si ça se produit, à quoi faut-il s’attendre ? Repartira-t’on dans une grève générale ?
ED : S’ils torpillent l’accord, ça veut dire qu’on aura deux niveaux de salaire, ceux qui toucheront les 200 euros et les autres. Tu penses que les salariés qui seraient concernés par l’extension de l’application de l’accord accepteraient ça ? Si ça arrive, ceux qui n’étaient pas syndiqués vont se syndiquer. Aujourd’hui, il y a une trentaine de grèves en Guadeloupe. C’est beaucoup déjà. S’ils amputent l’accord Bino, il y aura des grèves partout. La seule arme dont nous disposons, nous travailleurs, c’est la grève. On ne veut que l’accord Bino mais tout l’accord Bino.
CC : Oui mais justement, l’accord Bino n’était censé ne concerner que le secteur privé. Or, on voit des conflits se développer dans le secteur public pour demander son application (le port autonome, la poste, etc.) Est-ce que le LKP soutient ces conflits ?
ED : Oui, ces demandes s’inscrivent dans la démarche du LKP et nous les soutenons totalement. Dès le départ, nos revendications concernaient tous les salariés ayant un contrat de droit privé, que leur employeur soit du public ou du privé. Nous n’avons pu négocier que pour ceux du privé, non pas que ça ait été un oubli de notre part, au contraire, on avait demandé que ça concerne aussi ceux du public, mais par faute de représentants des employeurs publics aux négociations. Ceci dit, note bien que les 100 euros de l’Etat pendant trois ans et les 50 euros des collectivités territoriales pendant un an, s’appliquent déjà de fait à ces salariés, du moins ceux qui gagnent moins de 1,4 fois le SMIC. Juridiquement et administrativement, nous n’avons pas pu les inclure dans la première signature de l’accord, mais il est tout à fait légitime qu’ils se battent pour l’obtenir à présent. D’ailleurs, plusieurs organismes publics ont déjà signé, comme la SIRAD, l’ONF ou plus récemment le Port Autonome.
CC : Et les contrats aidés ?
ED : Ils se trouvent dans la même situation. On essaye de
trouver des solutions les concernant avec la Région. Il y a déjà eu plusieurs réunions. J’ai bon espoir pour eux.
CC : Et pour ce qui est des minimas sociaux (RMI, chômage, etc) et les retraites, où est-ce qu’on en est ? Parce que eux aussi subissent cruellement la vie chère !
ED : On a fait des propositions à l’Etat mais nous n’avons pas
encore de réponse. Nous réaborderons le sujet le 15 avril.
CC : Pourquoi le 15 avril ?
ED : Ce jour-là, nous avons rendez-vous à 15h00 avec le préfet pour une commission de suivi qui se tiendra en présence de quatre délégués du LKP, quatre représentants de l’Etat et quatre autres des collectivités territoriales.
CC : Toute à l’heure, tu disais que la seule arme du LKP, c’est la grève. Mais on a vu que, comme dans l’hexagone d'ailleurs, des actions plus radicales ont été menées. Je pense notamment au patron de la sucrerie Gardel qui a été séquestré par ses employés.
ED : Ecoute, on n’arrête pas d’entendre Fillon ou Parisot
s'égosiller qu'ils trouvent les méthodes du patronat inacceptables (stocks options, licenciements alors que l'entreprise fait de juteux bénéfices, etc). Que ceux qui reprochent aux ouvriers leurs
méthodes demandent déjà aux patrons de faire le ménage chez eux. Je trouve que les travailleurs sont trop gentils. Trop c’est trop ! Depuis quelques temps, j’entends parler de capitalisme à
visage humain. L’autre jour, Sarkozy a parlé de capitalisme moral. Mais ça ne peut pas aller ensemble ! Pas plus tard qu’hier, j’écoutais à la télévision un dirigeant dire que pour lui, la crise
était une aubaine. Quand une entreprise s’effondre, il la rachète et il revend les parts ou les actions quand ça repart. Ce sont les mêmes qui spéculent sur le prix du blé ou du riz et ne vendent
que lorsque la pénurie a fait monter les prix de façon exorbitante. Qu'importe si des millions de personnes doivent crever de faim... Le capitalisme est un système basé sur l’exploitation et la
barbarie. Ce n’est pas avec des commentaires ou des mesurettes qu’on arrêtera l'exploitation et le vol des travailleurs.
CC : Dans la présentation par la presse des participants aux Etats-Généraux, je n’ai pas trouvé trace de membres du LKP. Comment est-ce possible ?
ED : L’UGTG a reçu un courrier par fax très bref, envoyé par le préfet Samuel, pour nous
inviter à une réunion le surlendemain « dans le cadre des Etats Généraux ». Aucun ordre du jour, aucune mention des autres organisations invitées, rien. Je sais que certains sont adeptes de la
réunionite mais moi, une convocation comme ça, ça ne me paraît ni clair, ni important. Nous avons choisi de ne pas nous y rendre. Par la suite, nous avons appris que cinq syndicats avaient été
invités ce jour à des horaires différents afin de nous consulter. Le préfet Samuel, dêpéché par Sarkozy m’a appelé. Je lui ai demandé : « Pourquoi voulez-vous dépecer le LKP, en ne convoquant que
quelques organisations ? Si il y a des Etats Généraux, c’est bien parce qu’il y a eu le LKP… » Il m’a assuré qu’il ne l’avait pas fait dans cet esprit.
CC : Mais concrètement, qui a décidé du thème de chacun des huit ateliers de travail qui ont été annoncés dans la presse ?
ED : Lors de sa conférence de presse du 18 février, Nicolas
Sarkozy avait déjà annoncé cinq des huit thèmes retenus. C’est ça qui est formidable. Il prétend nous préparer une autonomie (que le LKP n’a jamais demandée) mais c’est depuis Paris que sont
décidés les points qui soit disant nous intéressent. Il y a là une contradiction évidente : on est toujours dans la logique coloniale, paternaliste. En réalité, c’est surtout l’occasion pour
l’Etat de faire passer un certain nombre de mesures qu’il essaye de nous imposer depuis quelques années.
CC : Comme ?
ED : Comme l’Association de Promotion du Dialogue Social, par
exemple, avec tout un système de médiation avant le déclenchement des grèves, pour tâcher de trouver un accord à l’amiable entre patrons et salariés.
CC : Ça me paraît plutôt pas mal.
ED : Oui, sauf que depuis qu’il existe en Martinique, on a
jamais vu autant de licenciements. Ils vont essayer aussi de nous caser plusieurs choses comme l’Institut Régional du Travail par exemple.
CC : Selon toi, qu’est-ce qu’il y aurait lieu de faire ?
ED : Avant de parler de « rénovation du dialogue social », nous, tout ce qu’on demande à l’Etat s’il veut éviter les conflits au sein des entreprises, c’est tout simplement de faire respecter le code du travail en Guadeloupe !
CC : Le LKP ne va donc pas participer aux Etats généraux ?
ED : Vendredi et samedi, on va en débattre et on prendra une
position officielle sur cette question ; mais mon sentiment, c’est que c’est un attrape-nigaud : tout est plié d’avance. Ou ils n’ont pas entendu, ou ils font mine de ne pas avoir entendu ce que
le peuple guadeloupéen a demandé pendant 44 jours… C’est comme si tu as besoin de chaussures. Tu chausses du 44 et on te donne du 42. Comme c’est trop petit, on coupe deux centimètres au bout. Tu
as les orteils à l’air mais tu peux dire qu’on t’a donné des chaussures… Il faut arrêter d’adapter des politiques pour au contraire proposer des politiques adaptées. Si on veut répondre aux
attentes de la population, il faut se placer avec les deux pieds bien plantés en Guadeloupe, voir quels sont nos potentiels, nos faiblesses et de là proposer quelque chose de
constructif.
CC : Pour conclure, comment vois-tu l’avenir du LKP ?
ED : Le LKP a été une expérience concluante. Il faut à présent
que les Guadeloupéens s’organisent là où ils sont, dans les communes ; qu’ils se regroupent en associations et s’impliquent dans la résolution des problèmes qu’ils rencontrent, sans peur de
parler et de faire des propositions. En tant que LKP, nous pouvons accompagner cet effort. Et puis il nous faut aussi continuer à expliquer que les 200 euros, c’est pas pour aller pousser des
caddies ou acheter de grosses voitures. Il faut s’orienter vers les productions locales et faire preuve d’audace au niveau de la création si on veut un vrai développement de la Guadeloupe.
Aujourd’hui, la Guadeloupe est une terre de consommation. Nous devons maintenant porter nos efforts sur la production. Les banques et les collectivités territoriales peuvent permettre ce nouvel
essor. Le LKP accompagnera les projets qui verront le jour.
(1) La clause de convertibilité : clause qui assure la pérennité des 200 euros, qui devront être payés intégralement par les patrons après les trois premières années d’application de l’accord.
Source: ICI
HISTOIRE D'EN RIRE !
"ça veut dire que finalement, pourront se marier des gens qui s'aiment, même s'ils sont de même sexe, ce qui n'était pas le cas jusqu'à présent. Ça va permettre plus d'épanouissement, plus de liberté, plus d'égalité dans la société. Il faut comprendre ça comme une avancée".
Najat Vallaud-Belkacem, ministre et porte-parole du gouvernement socialiste, défendant le mariage homosexuel dans un collège, oct 2012.
C'est l'histoire d'une dame
âgée qui en traversant la chaussée fait une chute et se ramasse sur le derrière en plein milieu de la rue !
Sarkozy, qui la suivait par hasard, s'empresse de l'aider à se relever et à traverser la rue.Arrivés de l'autre côté de la rue, le petit Nicolas dit à la vieille dame : »- Ce fut un plaisir
pour moi de vous aider. Est-ce que vous m’avez reconnu ? Je suis Nicolas Sarkozy, votre Ministre de l’Intérieur. J’espère que vous voterez pour moi aux prochaines élections.
La vieille dame lui réplique: "Vous savez, je suis tombée sur le cul, pas sur la tête !"
Lu sur la toile en 2006
"Sarkozy n'a qu'un handicap d'image : il est petit. Pour qu'une photo de lui soit bonne, il faut travailler baisser, essayer de le décrocher pour le grandir"
Raymond Depardon, Cinéaste et Photographe
"L'esclavage des Noirs a été inventé par les Noirs, en Afrique, c'est eux qui vendent les autres Noirs parce qu'ils n'ont aucune conscience de la fraternité Noire, ça n'existe pas ça ".
Eric Zemmour/ France O, 2006
"Beaucoup de ces Africains sont polygames.Dans un appartement, il y a trois ou quatre femmes et 25 enfants.Ils sont tellement bondés que ce ne sont plus des appartements, mais Dieu sait quoi ! On comprend pourquoi ces enfants courent dans les rues."
Hélène Carrere d'Encausse, membre de l'académie Française ( A propos des émeutes urbaines 2005)