Partager l'article ! LE TALIBAN CHRETIEN REDEKER ET LES PSEUDOS DEFENSEURS DE LA LIBERTE D'EXPRESSION: Editorial: L’islamophobie en question Vous n'avez pas ou ...
Le "champion de la droite décomplexée" a perdu son pari fou de remporter un deuxième mandat.La France s'est difficilement débarrassée de Nicolas Sarkozy dont le bilan économique, 600 milliards de déficit !, vaut tous les discours de faillite.
Au niveau de la diplomatie française, le mot bérézina n'est pas trop fort pour évoquer le quinquennat du chef de file de la droite néoconservatrice, notamment après les turpitudes atlantistes et l'assassinat sordide du Colonel Mouammar Kadhafi et ses conséquences désastreuses en Afrique.
La droite a failli, elle est éjectée du pouvoir après plus de dix ans de règne arrogant et sans partage. On ne s'en plaindra pas, bien au contraire.L'alternance démocratique s'est produite, même si elle est arrivée par un homme que rien ne prédisposait à occuper la fonction suprême. L'ironie de la victoire du candidat socialiste aura voulu que seul un François ( Hollande) succède à un autre François ( Mitterrand), un peu comme si la force des esprits avait pris le pas sur la rationnalité. Par ailleurs, et c'est un savoureux clin d'oeil politico-sentimental, le retour de la gauche à l'Elysée, 20 ans plus tard, ressemble à la revanche de l'ancienne candidate socialiste, Ségolène Royal, qui jubile, malgré elle, devant la victoire de François Hollande, son ancien compagnon et père de ses 4 enfants. Comme quoi, la vie est une sacrée farceuse !
Après l'ère du "Ensemble tout est possible", slogan plus qu'adapté à cette droite indigeste, voilà la France à l'heure du "changement c'est maintenant". Le président Hollande promet de redonner du sens à la parole politique. Chiche !
Comme disait un certain Charles Pasqua : "les paroles de campagne n'engagent que ceux qui y croient". Et les premiers pas de la présidence socialiste version Hollande, notamment avec les reniements sur la lutte contre l'Europe libérale des marchés prédateurs, l'argent roi et la spéculation folle, sans oublier l'ubuesque et criminel projet du " mariage pour tous", ne sont guère en phase avec les attentes réelles des français, en particulier du peuple de gauche. Rien de bien rassurrant, c'est le moins qu'on puisse dire. La France se lèvera t-elle avec une nouvelle gueule de bois en 2017, après celle déjà provoquée par la faillite économique, morale et éthique du sarkozysme ? On peut redouter le pire, à moins que François Hollande ne surprenne agréablement dans les mois à venir. Rien n'est moins sûr.
En attendant l'impossible, profitez de cet espace de liberté sans concession. Putain 5 ans !
A2N
Editorial: L’islamophobie en question
Vous n'avez pas ou peu de talent ? Vous souhaitez, vous aussi, votre quart d'heure de gloire planétaire ? Vous rêvez de faire la une des médias malgré votre absence d'envergure? Vous souhaitez faire la promotion de thèses douteuses?
Mesdames et Messieurs, il suffit simplement de cultiver
Rassurez vous, l'islamophobie est depuis le 11 septembre 2001 le meilleur support promotionnel de quelques écrivaillons ou apprentis intellectuels en manque d'inspiration, à l'instar des Houellbecq, Oriana Fallaci, Alexandre Del Valle, Caroline Fourest, Claude Imbert et , depuis peu, le FILOU....SOPHISTE Redeker, qui pousse même la provocation jusqu'à s'imaginer être persécuté par des admirateurs de Ben Laden ou autres "kamikazes jihadistes" de la légion Zarqaoui. S'essayer à la prose islamophobe, c'est s'assurer la compassion inconditionnelle d'idéologues de la laïcité à temps partielle, de casseurs de Nègres révoltés , d'atlantistes , de fervents défenseurs de la doctrine de conflits "civilisationnels" et du temps béni des colonies.
Décharger sa HAINE de l'Autre, c'est l'assurance de faire tous les JT et de provoquer des débats tronqués chez Calvi, Ruquier, Moati, Giesbert etc...
Décharger sa HAINE de l'Autre et appeler à son lynchage, c'est permis, à condition d'offenser Mahomet a nom de la sacro-sainte liberté d'expression, celle là même qui est refusée à l'humoriste Dieudonné lorsqu'il dénonce le cynisme et le racisme de la politique d'Israël en Palestine. Etrangement, face aux exactions commises par l'armée de l'Etat hébreu, c'est le silence absolu chez les habituels pourfendeurs de l'intolérance "islamiste". Deux poids, deux mesures, dites-vous? C'est à croire que l'islamophobie est devenue une question de bon sens, c'est à dire la chose la mieux partagée aujourd'hui par ces inquisiteurs des médias et associés. Etre islamophobe, c'est s'assurer la protection des "élites" et "déclinologues", toutes tendances confondues, convertis au Bushisme à l'insu de leur plein gré, au nom d'intérêts éloignés des préoccupations du peuple Français.
L'exemple du Nouvel observateur, voir TRIBUNE SUR L'ISLAM ci-dessous, hebdomadaire dit de gauche, qui n'en finit plus de se rapprocher des médias dits de droite, en l'occurence le Figaro ( jusqu'où ira la collusion d'intérêts entre ces médias et "intellectuels" ?)
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L'inacceptable ![]()
NOUVELOBS.COM | 05.10.06 | 09:47![]()
jdaniel@nouvelobs.com
par Jean Daniel,
cofondateur
et directeur
du Nouvel Observateur
UN PROFESSEUR de philosophie publie un article dans le Figaro et il est aussitôt menacé de mort. C?est volontairement que je ne rappelle pas encore le sujet de son article. Parce que, avant toute chose, de manière prioritaire, il nous faut dénoncer les auteurs de ces menaces. Nous vivons dans un Etat de droit où la liberté d?expression est fondamentale et où ses limites sont définies par des lois auxquelles on peut avoir recours. Toute hésitation sur la défense de ce principe ne peut qu?inciter la secte des violents à accroître ses pressions et à tenter de les rendre efficaces.
Certains d?entre nous connaissent les effets des menaces suscitées par un article. Puisqu?il est si souvent, aujourd?hui, question de la guerre d?Algérie, nous avons nos souvenirs. On pouvait être menacé dans sa famille et ses amis. Les appartements pouvaient être plastiqués. Nous devions changer d?adresse et parfois même ? dans mon cas personnel - de clinique parce que l?on redoutait que l?OAS vînt nous y trouver. Les circonstances n?étaient pas les mêmes ? La situation du professeur aujourd?hui menacé est identique à celle du journaliste que j?étais.

On peut maintenant, et maintenant seulement, dire que l?article du professeur de philosophie Robert Redeker concerne l?islam et que, dans son titre, il pose la question de savoir "ce que le monde libre doit faire face aux intimidations islamistes". Que faire ? Tout simplement ne pas se laisser intimider? Rappeler que cette intransigeance laïque concerne évidemment n?importe quelle religion. Réaffirmer que, dans le pays de Voltaire, on a conquis, et de haute lutte, le droit au blasphème. Rappeler qu?un cinéaste a été assassiné aux Pays-Bas pour "offense à l?islam". Trouver abjectes les réactions iraniennes après la publication des caricatures danoises. Se réjouir de ce que le pape Benoît XVI, s?il a eu raison d?exprimer sa tristesse devant les réactions qu?il provoquait, n?ait pas éprouvé le besoin de s?excuser.
Après quoi il n?est pas interdit - et il est même indispensable - de choisir les moyens les plus efficaces pour lutter contre la violence islamiste. On peut et on doit se demander si le meilleur moyen d?endiguer l?islamisation, c?est d?injurier l?islam.
On peut et on doit se demander si, pour inciter les musulmans à choisir, dans le Coran, celles des injonctions qui sont les plus pacifiques et qui correspondent le mieux à nos valeurs, il convient de couvrir d?opprobre la personnalité du prophète.
On dira qu?on le fait tous les jours quand il s?agit du christianisme ou du judaïsme. Auteur d?une critique radicale des fondements de la religion juive, je m?autorise pleinement à exiger que l?islam ne soit pas épargné. Mais je défends un principe en même temps que je poursuis un objectif. Je veux concilier l?éthique de conviction et celle de la responsabilité. Et je ne vois pas ce que l?on peut espérer de la provocation délibérée, de l?attaque frontale et de la mise en cause générale telle qu?elles se manifestent dans l?article de Robert Redeker.
Que faire, encore une fois, pour résister aux "intimidations islamistes" ? Eh bien, d?abord, ne pas ignorer que c?est ? surtout depuis la révolution islamique khomeiniste - une question que se posent des millions de musulmans dans le monde. On ne répètera jamais assez que les premières victimes de l?islamisme fanatique, ce sont les musulmans.
Des populations fraternelles et pacifiques, hospitalières et attentives, sont contrainte de subir les flambées d?une violence dévastatrice qui, de plus, n?hésite pas à profaner ce qu?il y a de plus sacré dans leur univers. Et l?évidence, lorsque l?on admet cette vérité, est que ces millions de musulmans sont les alliés naturels de nos conceptions de la critique et de la liberté.
Une autre évidence en découle : il faut tout faire pour aider le combat de ces alliés naturels. Et l?on peut y parvenir en rappelant, par exemple, le parcours d?un prophète qui passe de la spiritualité mystique à une stratégie guerrière. Maxime Rodinson, imprudemment cité dans l?article du Figaro, fait de lui une synthèse entre Jésus et Charlemagne : "Mohammad était un homme complexe et contradictoire. Il aimait le plaisir et se livrait à l?ascèse. Il fut souvent compatissant et quelquefois cruel. C?était un croyant dévoré d?amour et de crainte pour son dieu et un politique prêt à tous les compromis.
(?) Il fut calme et nerveux, courageux et craintif, plein de duplicité et de franchise, oublieux des offenses et atrocement vindicatif, orgueilleux et modes, chaste et voluptueux (?) mais il y avait en lui une force qui, avec l?aide des circonstances, devait en faire l?un des quelques hommes qui ont bouleversé le monde".
L?appréciation des commandements de l?islam pose un problème à tous les musulmans, ils ne le savent que trop. Les réactions que suscite chez eux la liberté des commentaires sur l?islam lorsqu?elle vient de l?Occident ne sont rien en comparaison de ce qui se passe entre musulmans dans le monde arabe et islamique. Et ce ne sont pas les piscines mixtes ou le visage des femmes libéré du voile qui peuvent peser d?une manière quelconque lorsque des musulmans offensent le caractère sacré du premier jour du ramadan par des attentats suicides qui provoquent en Irak la mort de trente-cinq musulmans chiites tandis que deux mosquées sont profanées.
Les affrontements entre musulmans ont fait des centaines de milliers de morts pendant la guerre entre l?Iran et l?Irak, pendant la guerre civile en Algérie, en Afghanistan et au Pakistan, sans qu?aucune voix ne se soit élevée pour appeler à la paix. Dire leurs vérités aux musulmans, c?est souligner le fait qu?ils paraissent plus sensibles aux agressions qui viennent des Occidentaux qu?aux atrocités qu?ils s?infligent les uns aux autres.
Je parle ici "des musulmans" et j?ai tort. Ils sont innombrables, différents, divisés et contradictoires. Ce sont d?ailleurs, il faut le dire, des intellectuels musulmans qui nous ont le plus incités ici à ne pas céder aux sectaires et aux fanatiques. Ils déplorent qu?on ne leur donne pas la parole et que, sur les écrans de télévision, ce soit les plus fanatiques, souvent, qui s?expriment sous les masques de l?ouverture d?esprit et de la conciliation. Simplement, les intellectuels dont je parle ici estiment qu?on ne leur facilite pas la tâche lorsque, d?une part, on a la lâcheté de déprogrammer un opéra de Mozart, comme cela a été fait à Berlin, et que, d?autre part, on a l?irresponsabilité, dans une époque où il faut "vivre avec l?islam", de ne pas imposer un échange d?idées de préférence à l?expression de la haine. Ne laissons pas Tariq Ramadan donner des leçons à Robert Redeker, ce confrère avec lequel, encore une fois, notre solidarité est entière. J.D.
(le jeudi 5 octobre 2006)
"Je redoute un retour
à la notion de sacrilège" ![]()
NOUVELOBS.COM | 06.10.06 | 11:13![]()
par Elisabeth Badinter,
écrivain et philosophe,
auteur notamment
de "Emilie, Emilie - L'ambition
féminine au XVIIIème siècle"
(Flammarion, 2006)
Pour quelles raisons avez-vous signé l'appel en faveur de Robert Redeker ? En quoi les menaces de mort à l'encontre du philosophe sont-elles "une attaque contre la souveraineté nationale", comme vous l'écrivez dans l'appel ?
- C'en est une dans la mesure où Robert Redeker fait l'objet d'une menace de mort pour avoir exprimé une opinion. Chaque citoyen français doit pouvoir s'exprimer librement sans la moindre menace. Mais notre appel veut d'abord défendre la liberté d'expression. Je n'avais jamais vu cela: quelqu'un est obligé de se cacher parce qu'il a reçu des menaces de mort. Sa photo, sa maison et son adresse sont sur Internet. Robert Redeker est un homme en danger. C'est intolérable! Le précédent en Hollande [assassinat de Theo Van Gogh, NDLR] n'est d'ailleurs pas de nature à nous rassurer.
L'objectif de la pétition est aussi d'obtenir la prise en charge de Robert Redeker et de sa famille. C'est un homme modeste. Il a des enfants, une femme, mais ne peut plus travailler. Il est du devoir de la France de le prendre en charge.

Robert Redeker ne pouvait-il pas anticiper le fait que sa tribune allait entrainer de nouvelles réactions? Pensez-vous que les intellectuels doivent se montrer responsables et s'interroger sur l'opportunité de leurs publications?
- Non. Je refuse cette notion de l'autocensure. On peut penser ce que l'on veut du papier de Robert Redeker. Il est critique du Coran, mais on pourrait critiquer de la même façon les autres religions. Son article n'est pas un appel à la haine. Appeler à la responsabilité des intellectuels, cela commence à m'énerver, car c'est un appel à se taire.
Voyez cet opéra de Mozart suspendu à Berlin parce qu'il y a eu des menaces [la mise en scène montrait des têtes coupées de Jésus, de Bouddha, et de Mahomet, NDLR]: mais où va-t-on! On met le doigt dans un engrenage fatal.
A l'époque de Voltaire, ceux qui critiquaient l'Eglise risquaient une lettre de cachet, pas d'être assassinés. Nous retombons dans l'obscurantisme le plus total. Je redoute un retour à la notion de sacrilège. Je pense que toutes les religions doivent être critiquées, comme toutes les idéologies.
Pourquoi les intellectuels français ne sont-ils pas également mobilisés en faveur de la liberté d'expression après l'affaire Dieudonné et ses propos sur Israël?
- Dieudonné à perdu ses procès. Ceci posé, je vous répondrai par un autre exemple. Il y a eu à Téhéran une exposition de caricatures sur la Shoah, sur laquelle la presse française a d'ailleurs été très discrète. Et bien je n'ai pas vu de manifestation hostile dans les rues. Même l'horreur et l'ignominie n'excusent pas la menace de mort, pour laquelle il ne peut y avoir aucun prétexte.
Propos recueillis par Baptiste Legrand
(le jeudi 5 septembre 2006)
"Nous ne rentrons pas les épaules
face à la menace" ![]()
NOUVELOBS.COM | 05.10.06 | 13:13![]()
par Alexandre Adler,
éditorialiste, membre du comité éditorial
du Figaro et signataire
de l'"Appel en faveur de Robert Redeker"
paru dans Le Monde
Quelle réaction vous a inspiré la lecture de la tribune de Robert Redeker à propos de l'Islam ?
- Je ne l'ai pas lue immédiatement. C'est seulement quand j'ai appris qu'il était menacé physiquement que je l'ai lue. Ce n'est pas une échappatoire, mais je ne peux pas donner la moindre opinion au risque d'affaiblir sa défense. Comme dans la philosophie Kantienne, l'acte moral est inconditionnel. Si on entre dans des débats avec des si et des mais, on donne à ses agresseurs des prétextes, du crédit. Je ne dirai donc pas un mot sur Robert Redeker, du moins, pas un mot de désolidarisation.
Etait-il opportun selon vous de publier un texte aussi violent à propos de l'Islam ? Robert Redeker ne pouvait ignorer les réactions qu'il allait provoquer. N'est-ce pas à chacun de prendre ses responsabilités ?
- Je ne le crois pas. On a parfaitement le droit de critiquer la religion. Si vous prenez un philosophe très en vue, Michel Onfray, si vous lisez les pages qu'il a écrites à propos de la religion, il y a des choses qui ne font pas plaisir. Il prétend par exemple que la circoncision est une mutilation physique qui altère le comportement de ceux qui y ont été confrontés.

Cela concerne les Juifs, mais également une grande partie des Musulmans. Si il estime que je suis un peu taré parce que je suis circoncis, c'est son droit, je ne vais pas lui envoyer des menaces de mort. Les Musulmans qui ne comprennent pas ça doivent comprendre comment fonctionne notre société et se soumettre à ses règles. Au XVIIIe siècle, en France et en Europe, des gens sont morts pour avoir critiqué la religion. C'est désormais un acquis et nous ne reviendrons pas là dessus. Ceux qui ne veulent pas accepter cette règle doivent quitter la France.
Je précise que l'immense majorité des Musulmans n'approuvent pas les intégristes. Et il faut comprendre que ce sont eux les premiers visés par ces intimidations. L'arrivée de millions de musulmans en Europe, la société la plus avancée au monde, au gré des migrations, ne crée pas de l'intégrisme, mais une progression rapide de l'idée de liberté. Notre société transforme le visage de millions de musulmans, et pour les intégristes, c'est une épée de Damoclès au dessus de leur tête. Toutes leurs actions consistent en des man?uvres destinées à la reprise en main de la communauté musulmane, à sa normalisation.
Et ces tentatives marcheront d'autant moins que nous ne sommes pas lâches. Nous ne rentrons pas les épaules face à la menace.
Si l'on se base sur la défense de la liberté d'expression la plus absolue, comment expliquer le fait que la critique tout aussi abusive de Dieudonné envers les Juifs n'ait pas provoqué un soutien similaire à celui dont bénéficie aujourd'hui Robert Redeker ?
- Premièrement, Dieudonné a été rossé une fois à la Martinique. Il n'a jamais été menacé sous la même forme que Robert Redeker.
Deuxièmement, comme le dit la jurisprudence, il existe une différence entre le livre, l'article et le spectacle. Pour le livre, la liberté d'expression est totale. En matière de journaux, il faut qu'elle soit la plus large possible, dans le respect de l'honorabilité des personnes citées. En matière de spectacle, c'est un peu différent. Les passions s'expriment plus facilement, et à un certain moment, pour des raisons d'ordre public, il convient de pouvoir y contrevenir. Ca n'a pas été le cas pour Dieudonné. Une seule fois, un directeur de théâtre l'a déprogrammé.
Et il n'y a jamais eu, de la part de la communauté juive, une volonté de destruction de Dieudonné.
Je voudrais noter qu'il existe une différence radicale entre le mépris ou la détestation que l'on peut éprouver à l'égard de telle ou telle religion et le mépris ou la haine à l'égard d'un peuple.
C'est une man?uvre dangereuse des islamistes en France de vouloir élever l'islamophobie au rang de racisme. Que les islamophobes soient racistes, nul n'en doute. Que la critique de la religion nous semble plus décente de la part de quelqu'un qui a été élevé dans celle-ci est normal. Mais le fondement de la liberté de conscience, c'est le droit de critiquer toute forme de religion et ceci ne doit supporter aucune limite. La liberté de conscience c'est le droit d'avoir du mauvais goût, d'être un salaud. C'est la raison pour laquelle il n'y a pas eu, par exemple, d'action contre l'Abbé Pierre qui affirmait que l'ancien testament, la bible des Juifs, contenait des appels au génocide.
Dieudonné ne s'est pas contenté d'affirmer que le judaïsme était la religion "la plus con du monde". Il a frôlé de très près le négationnisme. Il s'agit là d'une attitude différente, de nature raciste. C'est comme si Robert Redeker avait voulu caricaturer l'accent des Africains.
Dans ce cas, je ne lui aurai pas apporté mon soutien.
Si l'on relit les ?uvres critiques de la religion sorties au XVIIIe siècle, il y a des choses qui ne sont pas très belles à lire. Mais ces écrits ont été décisifs pour faire sortir la société de cette idolâtrie de la religion. C'est pour cela que nous devons veiller comme à la prunelle de nos yeux à la liberté de conscience.
Propos recueillis par Clément Moulet
(le jeudi 5 octobre 2006)
"Redeker a le droit de publier
des tribunes inutiles" ![]()
NOUVELOBS.COM | 05.10.06 | 16:01![]()
par Guy Sorman,
romancier, auteur
de "L'Année du coq"
(Fayard, janvier 2006)
Pour quelles raisons avez-vous signé l'appel en faveur de Robert Redeker ?
- C'est avant tout un appel en faveur de la liberté d'expression. Le contenu du texte de Robert Redeker, avec lequel je suis en désaccord complet, n'est pas la question. S'il avait écrit un texte sur le droit à l'auto-détermination des Flamands, j'aurai signé aussi? Sa position est d'affirmer que tout est dans le Coran. C'est également ce que soutiennent les fondamentalistes musulmans! Soit on considère qu'une religion se définit toute entière dans le texte, soit, et c'est mon avis, que c'est la pratique qui la définit. Je défends en fait dans cette affaire le droit d'un fondamentaliste à l'être, et je défendrai de la même façon le droit à l'expression de Tariq Ramadan.
Il y ici deux questions: la valeur du texte et la valeur de la menace. Les menaces de mort sont établies. Elles ne cherchent pas à atteindre Robert Redeker mais bien la liberté d'expression.

Après l'assassinat de Theo Van Gogh ou encore les manifestations violentes contre le discours du pape à Ratisbonne, Robert Redeker ne pouvait-il pas anticiper le fait que sa tribune allait entrainer de nouvelles réactions? Les intellectuels doivent-ils se montrer responsables et s'interroger sur l'opportunité de leurs publications ?
- Oui. En ce qui me concerne, je n'aurais jamais publié ce texte. Je ne considère pas qu'il soit utile. Mais je défends le droit de Robert Redeker à publier des tribunes inutiles, comme j'ai défendu le droit de Charlie Hebdo de publier les caricatures de Mahomet.
Partant de là, pourquoi les intellectuels français ne se sont-ils pas mobilisés en faveur de la liberté d'expression après l'affaire Dieudonné et ses propos sur Israël ? Y-a-t-il des religions que l'on peu critiquer plus facilement que d'autres ?
- Ce n'est pas la même chose, car il y a une loi française qui pénalise le négationnisme historique. On peut regretter cette loi, mais c'est une question très différente. Et je ne crois pas que Dieudonné appelle au débat. L'holocauste et l'antisémitisme ne sont pas des débats. La nature de l'islam en est un. On aimerait entendre ce que pensent les musulmans modérés.
Propos recueillis par Baptiste Legrand
(le jeudi 5 octobre 2006)
Fabius
appelle Chirac à s'exprimer ![]()
NOUVELOBS.COM | 06.10.06 | 17:48![]()
Le candidat à l'investiture socialiste appelle le Président à "prendre ses responsabilités" concernant l'affaire Redeker. Le professeur vit toujours caché.
![]() La tribune de Robert Redeker |
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Intolérable tolérance ![]()
NOUVELOBS.COM | 04.10.06 | 16:48![]()
jjulliard@nouvelobs.com
par Jacques Julliard,
directeur délégué
de la rédaction
du Nouvel Observateur
L’extraordinaire sensiblerie intellectuelle de notre temps à toutes les croyances aboutit paradoxalement à la restriction de la liberté de penser et de débattre.
IL EN VA dans nos sociétés de la tolérance comme du sexe : plus on en parle, moins on le pratique. Nous vivons un moment de verbalisation universelle où on laisse le mot se substituer à la chose au point de l’escamoter. D’où le paradoxe d’une humanité où l’on n’en finit plus de se réclamer des droits de l’homme, tandis que la liberté de penser et d’écrire s’étiole sur le sol même qui l’a vu naître. Certes, nous ne sommes plus à l’époque où le pouvoir temporel punissait le blasphème et où le chevalier de la Barre était torturé, décapité et brûlé sur le bûcher pour avoir mutilé un crucifix. Mais nous sommes bel et bien à celle où un descendant de Van Gogh est assassiné dans la rue pour avoir mal parlé de Mahomet. Cette époque a privatisé la barbarie ; de plus en plus, elle tolère l’intolérance.

Voici un professeur de philosophie, Robert Redeker, qui, à son tour, médit de Mahomet : quel est le premier réflexe de son protecteur légal, le ministre de l’Education nationale, Gilles de Robien ? Suggérer, tout en condamnant les menaces, que par son outrance, il ne les a pas volées. On ne s’étonnera pas de trouver le MRAP et son président, Mouloud Aounit, sur la ligne du ministre… A des signes comme ceux-là, on mesure les progrès réalisés, au nom de l’immonde principe de précaution, par l’esprit de soumission dans la conscience commune.
Qu’est-ce donc que la tolérance ? Le mot, en vérité, n’est pas heureux. Sans parler de la boutade de Claudel -"La tolérance, il y a des maisons pour ça !"- on constate que son premier sens est terriblement restrictif. Tolérer, c’est d’abord ne pas réprimer alors que, juridiquement, on le pourrait : c’est ainsi que l’on "tolère" de plus en plus des voitures sur le trottoir. Cette tolérance-là est le contraire du droit.
Le deuxième sens, celui où nous l’employons désormais, notamment en matière religieuse, consiste à "admettre chez autrui une manière de penser et d’agir différente de la nôtre" ("le Robert").
La tolérance, c’est le respect de toutes les croyances. Fort bien. Mais là encore, nous sommes en pleine ambiguïté. Dans la tradition française de libre examen, cette tolérance implique le droit pour chacun de critiquer sans ménagements chacune de ces croyances, à condition de n’en pas entraver l’exercice. En un siècle d’anticléricalisme, l’Eglise catholique en a entendu de toutes les couleurs, et c’est très bien ainsi ; cela l’a aidée à se réformer. Mais une autre conception de la tolérance se fait jour aujourd’hui et chemine dans les esprits : respecter la croyance d’autrui consisterait à ne pas la critiquer. Un sondage dans la Vie (28 septembre 2006) indique que près de la moitié des Français (45%) estiment que l’on ne doit pas critiquer les religions. Ce respect absolu va de pair avec une irréligion croissante : voilà une conséquence à méditer.
Ainsi, la sacralisation des croyances est un présage lugubre dans une société qui se communautarise chaque jour davantage et qui ne parvient plus à concevoir le débat public autrement que sous la forme de la coexistence pacifique des communautés, de leurs croyances, de leurs absurdités, de leurs tabous, de leurs interdits, de leur terrorisme intellectuel – en un mot, de leur sectarisme. Et voilà le résultat ! La "tolérance" comme rempart ultime du fanatisme, quelle absurdité ! L’extraordinaire sensiblerie intellectuelle de notre temps à toutes les croyances aboutit paradoxalement à la sacralisation du sectarisme, à la restriction de la liberté de penser et de débattre.
C’est pourquoi à la tolérance, mot ambigu, mot ramollo, je préfère de beaucoup le principe de laïcité. La tolérance, au sens que le mot est en train de prendre, c’est la cagotisation des esprits. La laïcité, elle, implique non seulement la neutralité axiologique de l’Etat mais le primat intellectuel de la raison. C’est pourquoi – que mes lecteurs anticléricaux me pardonnent encore une fois – j’applaudis sans réserves à Benoît XVI quand, dans son discours de Ratisbonne, il plaide pour une réconciliation – mieux que cela, une alliance – de la raison et de la foi. Et à mes lecteurs croyants, qu’ils soient chrétiens, juifs ou musulmans, je pose cette question : que vaut donc une foi qui ne saurait résister à la critique, voire au blasphème ? A mon avis, elle ne vaut pas tripette. J.J.
(le mercredi 4 octobre 2006)
Ce prof que les islamistes veulent tuer
Sous haute protection policière, Robert Redeker, enseignant de philosophie, est-il le Salman Rushdie français ? Pour une virulente tribune anti-islamique, il est menacé de mort
| Le moment où le monstre a pris forme, il en parlait depuis si longtemps. Robert Redeker a regardé cette page internet qu'on venait de lui adresser. Sa photo ; un plan pour venir chez lui ; et sa condamnation. «Voilà le porc qui a critiqué le Meilleur jamais créé - le prophète Mahomet - et voilà son adresse.» Un forum djihadiste, lié au terrorisme islamique. Un forum de la mort, et lui, prof de philo de l'Education nationale française, en était le héros. Redeker a contemplé son supplice inscrit sur l'écran : «Il est impossible que passe un jour sans qu'il soit puni par les lions de France. Ils doivent suivre ce qu'a fait le lion de Hollande, Mohammed al-Bouyeri.» Bouyeri, l'homme qui avait assassiné le cinéaste Theo Van Gogh en novembre 2004 dans une rue d'Amsterdam... Van Gogh, et maintenant lui, Redeker ? «Ils ne vont pas m'envoyer un commando depuis l'Irak, dit le professeur. Mais si un endoctriné en banlieue toulousaine décide de gagner le paradis et s'empare de cette fatwa?» C'est ainsi que le philosophe est entré en réalité. Jusque-là c'était des mots, des concepts. Son champ de bataille. Redeker y défendait l'Occident, le «monde libre», contre le «totalitarisme islamique». Il y allait farouchement.Il cherchait dans le Coran les sources du terrorisme. Il dénonçait la religion, et la figure du Prophète : «Chef de guerre impitoyable, pillard, massacreur de juifs et polygame, tel se révèle Mahomet à travers le Coran», avait écrit Redeker dans une tribune du « Figaro »,le 19 septembre, publiée en soutien à Benoît XVI. «Comme au temps de la guerre froide, violence et intimidation sont des voies utilisées par une idéologie à vocation hégémonique, l'islam, pour poser sa chape de plomb sur le monde.»
La France réagit, à l'image du lycée occitan. Un responsable du « Figaro » va s'excuser sur Al-Jazira.Gilles de Robien, ministre de l'Education, commence par donner une leçon de « modération » à l'enseignant menacé, avant de l'appeler pour l'assurer de son soutien. La conscience de l'enjeu prend le dessus. «On découvre ce qu'ont subi les démocrates algériens», avance le philosophe André Glucksmann. Les syndicats d'enseignants défendent leur collègue. Les pétitions s'organisent. Le député européen socialiste Vincent Peillon en appelle au «patrimoine de liberté et de tolérance» de la République, dénonçant «la gêne, la peur et l'indifférence». Pourtant, Redeker, même en danger, continue d'être attaqué. La Ligue des Droits de l'Homme fustige sa «haine de l'islam et des musulmans». D'autres réclament son exclusion de l'Education nationale ou l'accusent - jusque dans son lycée - d'être un partisan de Philippe de Villiers... Le reclus en rirait presque. «Je suis de lagauche laïque et républicaine, dit Redekerau «Nouvel Observateur». J'ai soutenu Chevènement en 2002. Je dénonce une idéologie. Et ce qui m'arrive démontre que j'avais raison.» Petit homme têtu, victime de son orgueil de roseau pensant. Naguère il grimpait les cols de ses Pyrénées, cycliste amateur de bon niveau, seul face à la pente, les muscles en feu. Crever de souffrance tellement c'était bon. Ses parents sont des Allemands échoués dans les Pyrénées dans le grand chambardement de la guerre. Son père, prisonnier des Alliés, envoyé après 1945 en France pour servir de domestique à des paysans. Sa mère, antinazie cachée dans le Sud-Ouest. Robert est le fils de ces étrangers. L'allemand fut sa langue maternelle. Le français est venu ensuite, et l'amour absolu de la République qui illumine les enfants pauvres quand un instituteur leur offre « la Peste » de Camus pour fêter un passage en sixième... La lecture, le vélo, les idées. Van Impe et Bergson. Castoriadis, ce pourfendeur du totalitarisme soviétique. Redeker l'a côtoyé et admiré. Son grand-père maternel, catholique rhénan, avait refusé qu'on accroche un portrait de Hitler dans sa classe en 1933... Voilà Redeker. Idéaliste, solitaire agnostique en mal d'humanité. «J'ai rêvé d'être Alain, le professeur de philosophie par excellence. Choquer, pour provoquer la pensée...» Philosophe gourmand, profus. Tremblant d'émotion quand il est convié au banquet des « Temps modernes » par le pape Claude Lanzmann, dont lui, l'enfant d'Allemands, a tant admiré « Shoah »... C'est l'Histoire qui a entraîné cet homme heureux. «La seconde Intifada et le 11-Septembre m'ont transformé. J'ai découvert un mot, l'Occident, que je n'aurais jamais revendiqué auparavant. J'ai réalisé que les valeurs qu'il recouvrait me permettaient de vivre, et qu'elles étaient menacées.» Il ne part pas en guerre contre Al-Qaida. Ses ennemis sont plus proches, en France, à sa mesure : cette partie de la gauche qu'il trouve «aveugle ou complice» face au danger. Dans « le Monde », il dénonce la «cécité volontaire» des «islamophiles», qui, par haine du capitalisme, idéalisent les musulmans, comme jadis fut idéalisé le prolétariat. Il y célèbre la «majestueuse beauté» et le «cosmopolitisme» des Twin Towers détruites, et lance une lourde charge : «Le capitalisme, parce qu'il permet sans le nécessiter un plus ample développement de la liberté, parce qu'il a créé aussi de la richesse et de la beauté, est préférable à l'islam.» Ensuite, ce ne sera plus que guerre - cette guerre essentielle et picrocholine du débat français. Redeker est avec les «laïques», les «républicains», contre les «islamo-gauchistes» en proie à la «tentation obscurantiste» décrite par Caroline Fourest (1). Son évolution n'est pas inédite : la marche de Redeker fait écho à celle d'Alain Finkielkraut. Elle l'amène près d'André Glucksmann, autre figure du combat des idées. «Il y a entre nous non pas des valeurs communes, dit Glucksmann, mais la conscience d'un danger commun. C'est la «solidarité des ébranlés» dont parlait le philosophe tchèque Jan Patocka à propos des opposants au communisme.» Les nouveaux dissidents ? Mais Redeker est à part. Sa rage d'ancien sportif à se « mettre dans le rouge ». Sa formation de philosophe. La belle violence des idées. La folie du montagnard ? Il est allé acheter des traductions du Coran dans ses librairies toulousaines. Il croit comprendre. «J'ai trouvé dans le Coran une alternance, dit-il. Une grande douceur, puis une grande violence. Je comprends qu'on puisse être pris par la douceur. Mais l'islam n'a pas eu son Spinoza. L'islam présente le texte comme divin, à prendre littéralement. Alors la violence qu'il porte a des conséquences. Si l'islam se réformait, il deviendrait une source d'humanisme...» Dans sa tribune du « Figaro », Redeker prend moins de précautions. Sait-il qu'il peut blesser ? «Me faire traiter d'islamophobe ne me dérange pas. Les islamistes utilisent ce mot pour interdire de penser. Mais jamais je ne voudrais accuser les musulmans. Ils sont les premières victimes - souvent consentantes - de cette idéologie.» Quand sort « le Figaro », Redeker attend les attaques. Il a l'habitude. En 2004, sa candidature au Collège international de Philosophie a été refusée après une polémique interne. Ce sont les risques du combat. Mais cette fois de véritables ennemis vont s'emparer des mots du prof. Non plus seulement des marxistes parisiens «fascinés par les masses islamiques», ou des humanistes indignés, ou des musulmans excédés à force de «stigmatisation»... Cette fois de véritables méchants s'intéressent à Redeker. Ceux-là ne sont pas gênés qu'on assimile l'islam et la violence. Ils pensent effectivement que Dieu parle dans les sourates, et qu'il ordonne de tuer les ennemis du Prophète. Ceux-là réclament du sang, quand ils ne le versent pas eux-mêmes. Ils ont applaudi au 11-Septembre, aux supplices de Daniel Pearl, de Theo Van Gogh. Et ils vont réclamer celui du philosophe. Robert Redeker a rencontré ses diables. (1) « La Tentation obscurantiste », Grasset Chronologie 1989. Salman Rushdie.Le 14 février, l'imam Khomeini lance un appel au meurtre de l'auteur britannique des « Versets sataniques », jugés blasphématoires par les intégristes chiites. Le « contrat » proposé à tous les musulmans s'élève à 1 million de dollars et à 3 millions si le justicier est iranien. En 1998, le président Khatami annule la fatwa. Entre-temps, l'un des traducteurs a été tué. 1993. Taslima Nasreen. En novembre, au Bangladesh, la tête de la jeune médecin est mise à prix par un groupe fondamentaliste (le Conseil des Soldats de l'Islam) après la publication de son livre « la Honte » (Lajja), qui raconte les violences subies par une famille hindoue dans ce pays musulman. Taslima émigre l'année suivante en Suède, d'où elle continue sa lutte contre l'obscurantisme religieux. Elle vit aujourd'hui à Berlin. 2004. Theo Van Gogh. Le 2 novembre à Amsterdam, le réalisateur et écrivain de 47 ans, arrière-petit-neveu du peintre, est assassiné dans la rue par Mohammed Bouyeri, un Néerlandais d'origine marocaine, inspirateur du groupe terroriste Hofstad. Une lettre retrouvée sur lui menace directement la députée néerlandaise d'origine somalienne Ayaan Hirsi Ali, connue pour ses critiques sans détour de l'islam, aveclaquelle il avait collaboré. 2005. Les caricatures de Mahomet. Après la publication de douze caricatures du Prophète dans le quotidien danois « Jyllands-Posten », et suite à leur condamnation par les ministres des Affaires étrangères arabes en décembre,le magazine chrétien norvégien « Magazinet » les publie à son tour en janvier. Les rues du monde arabo-musulman s'embrasent. Les manifestations et les violences font des dizaines de morts. Les deux journaux présentent leurs excuses. 2006. Le pape BenoîtXVI.Le 12 septembre, en Allemagne, le pape prononce un discours portant sur la foi et la raison à l'université de Ratisbonne. Il y évoque le problème de la violence et cite l'empereur byzantin du Opéra de Berlin. Le 25 septembre, le Deutsche Oper annule les représentations de l'« Idoménée » de Mozart,jugeant qu'une scène montrant les têtes sacrifiées de Poséidon, de Jésus, de Bouddha et de Mahomet pourrait lui attirer des ennuis. Claude Askolovitch Marie Lemonnier |
HISTOIRE D'EN RIRE !
"ça veut dire que finalement, pourront se marier des gens qui s'aiment, même s'ils sont de même sexe, ce qui n'était pas le cas jusqu'à présent. Ça va permettre plus d'épanouissement, plus de liberté, plus d'égalité dans la société. Il faut comprendre ça comme une avancée".
Najat Vallaud-Belkacem, ministre et porte-parole du gouvernement socialiste, défendant le mariage homosexuel dans un collège, oct 2012.
C'est l'histoire d'une dame
âgée qui en traversant la chaussée fait une chute et se ramasse sur le derrière en plein milieu de la rue !
Sarkozy, qui la suivait par hasard, s'empresse de l'aider à se relever et à traverser la rue.Arrivés de l'autre côté de la rue, le petit Nicolas dit à la vieille dame : »- Ce fut un plaisir
pour moi de vous aider. Est-ce que vous m’avez reconnu ? Je suis Nicolas Sarkozy, votre Ministre de l’Intérieur. J’espère que vous voterez pour moi aux prochaines élections.
La vieille dame lui réplique: "Vous savez, je suis tombée sur le cul, pas sur la tête !"
Lu sur la toile en 2006
"Sarkozy n'a qu'un handicap d'image : il est petit. Pour qu'une photo de lui soit bonne, il faut travailler baisser, essayer de le décrocher pour le grandir"
Raymond Depardon, Cinéaste et Photographe
"L'esclavage des Noirs a été inventé par les Noirs, en Afrique, c'est eux qui vendent les autres Noirs parce qu'ils n'ont aucune conscience de la fraternité Noire, ça n'existe pas ça ".
Eric Zemmour/ France O, 2006
"Beaucoup de ces Africains sont polygames.Dans un appartement, il y a trois ou quatre femmes et 25 enfants.Ils sont tellement bondés que ce ne sont plus des appartements, mais Dieu sait quoi ! On comprend pourquoi ces enfants courent dans les rues."
Hélène Carrere d'Encausse, membre de l'académie Française ( A propos des émeutes urbaines 2005)