Partager l'article ! Ségolène Royal selon TF1 : une icône médiatique: Par Alain Verse En invitant Ségolène Royal sur le plateau de TF1, Patrick Poivre ...
La propagande des médias aux ordres et la désinformation quotidienne de penseurs et pseudos philosophes, qui squattent les plateaux TV et ondes radiophoniques, ont triomphé de la lucidité des Français. Depuis hier, 16 mai 2007, le candidat du CAC 40, du MEDEF et des lobbies, est le président de la République. Sa victoire face à la candidate socialiste, Ségolène Royal, est nette ( sans bavures ???). La majorité des suffrages s'est portée sur son projet, celui d'une droite raciste et ultra-réactionnaire, ce n'est pas la présence de quelques Basanés à l'UMP ou dans le prochain gouvernement, voire les ralliements opportunistes de centristes et d'apparentés socialistes, qui démontrera le contraire. En criant aux loups et en sous-tendant qu'il existait des ennemis de l'intérieur, ceux là qui demandent la "repentance" de la France, comme l'ont suggéré le candidat de la peur et ses amis "intellectuels", les électeurs ont voté sans discernement pour un projet de société néoconservateur. On sait ce qu'il adviendra très bientôt. En clair, comme l'a rappelé le slogan choc de la campagne électorale, "Ensemble tout est possible". Oui, tout est possible, mais sans nous, c'est à dire une grande minorité ( 47%) qui croit en une société plus "juste" et plus "forte", fière de son identité "multiraciale", qui n'a pas honte de reconnaître toute son Histoire, celle qui est à la fois estimable et condamnable.
Ce n'est qu'à ce prix là que la France se réalisera et évitera de culpabiliser ceux des siens qui ne croient ni au mythe d'une grand ancêtre Gaulois commun, ni aux bienfaits de la colonisation, encore moins aux fables d'un historien de pacotille sorti de la botte d'un journaliste cumulard et chef de la propagande sur l'unicité de l'Histoire ( pas la sienne, bien entendu).
Enfin, le nouvel occupant du château de l'Elysée n'empêchera pas au monde de tourner, même si l'on s'attend à subir, plus que jamais, ses coups de pression et autres intimidations. Il faut l'accepter, c'est le peuple qui l'a souhaité majoritairement ( 53%), mais regrettera très bientôt son choix à courte vue. En attendant la CENSURE promise par le monarque en puissance, au nom de la protection des "petits intérêts" d'une oligarchie de la finance et de lobbies politico-mafieux, vous pouvez continuer à vous exprimer ou visiter cet espace de liberté sans concession. Putain 5 ans !
Alert2neg
Par Alain Verse
En invitant Ségolène Royal sur le plateau de TF1, Patrick Poivre d’Arvor et les réalisateurs du 20h ont contribué conjointement à la dépolitisation de la politique. Le premier par des questions dont la vacuité et la complaisance ne présentaient guère d’intérêt du point de vue politique. Les seconds, en construisant un dispositif de mise en scène et en images qui entérinait et amplifiait la candidature de Ségolène Royal comme phénomène médiatique.
Des questions bien peu politiques
Sur les 9’40 de l’entretien, on peut considérer que moins d’un tout petit tiers de la durée environ (2’40) a un rapport ténu avec la chose politique. Il s’agit des deux premières questions qui portent sur les urgences auxquelles la future présidente aurait à faire face et sur ce « qui ne fonctionne pas » actuellement en France : deux questions vagues qui reçoivent des réponses générales. La suite de l’entretien se focalise exclusivement sur la personne de Ségolène Royal, de son frère impliqué dans l’affaire du Rainbow Warrior et de son compagnon, François Hollande. Après une question sur le doute émis par Claude Allègre (« votre ministre de tutelle quand vous étiez ministre déléguée ») sur ses aptitudes à exercer la fonction présidentielle, et alors que Ségolène Royal tente de revenir sur le terrain politique en évoquant les solutions pour réduire les inégalités, PPDA se désintéresse avec superbe du sujet et s’inquiète plutôt de savoir si elle se sent « capable d’affronter toutes ces attaques personnelles qui fleurissent, hélas, lors des campagnes présidentielles ». Le « hélas » est savoureux puisque les journalistes font leur miel de ce type d’attaques au détriment, évidemment, du débat politique.
Suivent trois questions totalement vaines sur la polémique que susciterait le rôle de son frère dans le sabotage du Rainbow Warrior et surtout sur les confidences qu’il lui aurait faites à ce sujet (elle ne savait rien, dit-elle, mais c’est tellement excitant d’imaginer qu’elle était dans le secret qu’il faut au moins deux relances pour s’en assurer).
Suivent enfin deux questions sur le compagnon : la première pour savoir s’il est « de mèche » avec elle pour la mise en orbite de sa candidature et la deuxième, angoissante, « que les gens se posent », pour s’enquérir de ce que deviendra François Hollande si elle est élue présidente : « restera-t-il premier secrétaire du PS, deviendra-t-il premier ministre ou ministre de votre gouvernement ? ». On sent la gourmandise de PPDA qui voit déjà le jeu politique s’immiscer ainsi dans l’espace familial et l’intimité du couple.
La dernière question enfin est la plus significative de toutes puisqu’elle situe exactement l’enjeu de cet entretien si creux : « est-ce que vous comprenez pourquoi vous attirez la lumière, les regards, depuis quelques temps, d’où est venue cette cristallisation ? ». Devant une telle déclaration, on sent Ségolène Royal presque gênée, hésitante, qui se donne le temps de répondre : « je veux penser que c’est grâce à ma liberté de parole »... Veut-elle se persuader qu’elle n’est pas seulement ce à quoi la mise en images de son interview l’a pourtant réduite : une icône médiatique ?
Une mise en abîme médiatique Sur la centaine de plans que contiennent les 580 secondes d’entretien (soit une moyenne de 5,8 secondes par plan ce qui n’est pas du tout un rythme excessif pour la bonne perception de la séquence), la moitié environ (53) est constituée de plans de Ségolène Royal seule à l’image (avec Paris la nuit comme fond animé mais peu distrayant) avec une alternance conventionnelle de deux valeurs différentes dans le même axe (plan poitrine et plan taille). PPDA est seul à l’image en plan poitrine à une quinzaine de reprises et uniquement quand il pose une question (soulignons qu’il n’y a pas de plans de coupe sur lui quand elle parle et il ne l’interrompt quasiment jamais !).
A une quinzaine de reprises, ils sont tous les deux présents en même temps à l’image dans un plan d’ensemble du studio (elle à gauche et lui à droite de l’écran) avec un fond neutre : une image dans les tons « bleu TF1 » représentant des formes abstraites qui pourraient être des contours de pays.
En revanche, à seize reprises, alors qu’ils sont tous les deux dans le plan, d’autres images sont insérées comme fond : elles sont toujours grand format, « en cinémascope », et séparent presque exactement les deux protagonistes qui apparaissent de trois quarts profil et très éloignés l’un de l’autre. Ces images sont en plein milieu de l’écran : on ne voit qu’elles, les deux interlocuteurs disparaissent au profit de ces images. Or que nous montrent et nous racontent ces images ?
A deux reprises elles ont un rapport direct, quoique complètement superfétatoire, avec les propos échangés : quand PPDA évoque lourdement l’implication du frère de Ségolène Royal dans le sabotage du Rainbow Warrior, on a droit à quelques images archiconnues du port d’Auckland avec le bateau coulé.
Et avant de lui poser la dernière question particulièrement flagorneuse (voir plus haut), il fait référence au prix de l’humour politique que vient de lui décerner le Press Club : apparaît alors ce qui doit être le trophée.
Pour le reste ces images n’ont aucun rapport significatif avec le contenu de la conversation : elles ne peuvent en aucun cas être considérées comme des illustrations. Elles font pourtant sens et même massivement : ce sont des images de propagande au sens fort du terme.
Mis à part la première (un panoramique de droite à gauche qui permet de découvrir successivement les photos de Dominique Strauss-Kahn, Ségolène Royal et Laurent Fabius), qui apparaît pendant la question posée par PPDA et avec lequel elle n’entretient aucun rapport puisque la question ne porte pas sur la compétition interne au PS, les autres images, sans doute issues de reportages de TF1, montrent Ségolène Royal en campagne.
- Quand PPDA évoque le compagnon auquel il consacre tout de même deux questions, les images montrent : Royal et Hollande se souriant avec affection sur un banc de l’Assemblée Nationale ; la même souriante, avec derrière elle une grande photo de François Hollande tout sourire ; le couple se regardant de nouveau tendrement en souriant ; etc.
- Plus intéressantes sont encore les autres images : on a droit à deux images du site de la candidate (« Désir d’avenir » sans qu’il y soit fait référence dans la discussion) ; deux images de Ségolène Royal, charmante, lors d’un meeting avec à l’arrière le symbole du PS, une autre à l’Assemblée Nationale sagement assise en tailleurs rose sur les siège en velours rouge foncé et surtout une dizaine d’images de la candidate favorite des sondages serrant des mains, souriante au milieu de fans, les flashs qui crépitent comme pour une rock star, devant une caméra, interviewée par des journalistes ; ou sinon on la retrouve en Afrique au milieu de femmes. Une autre image enfin montre des fans agitant des pancartes (« pour nous c’est elle » ou « les Bouches du Rhône avec Ségolène Royal »)
Bref toutes ces images sont parfaites pour illustrer un "propos" médiatique qui n’est pas explicitement tenu (ou un reportage qui n’est pas montré) et pourrait être le suivant : Ségolène Royal est une star, elle est aimée des gens au milieu desquels elle est à l’aise, elle est populaire, elle est un phénomène médiatique et, en cela, elle est légitime à la télévision, pour la télévision . Et la télévision nous montre qu’elle y est doublement à sa place : comme invitée et comme sujet d’une narration télévisuelle dans un formidable pléonasme visuel. D’ailleurs, on en a la preuve dans un plan, lors de l’entretien, où on la voit de profil sur le plateau avec, en fond d’image, elle-même dans une position analogue mais en plus grand. On a ainsi deux Ségolène Royal pour le prix d’une : la vraie et la figure de la construction médiatique.
On comprend dès lors que la superficialité, la généralité et la légèreté des propos tenus n’aient guère d’importance ou mieux, soient même nécessaires d’un point de vue programmatique puisque le vrai programme, ce sont les images : la présidentielle qui s’annonce sera une bataille d’images.
HISTOIRE D'EN RIRE !
C'est l'histoire d'une dame âgée qui en traversant la chaussée fait une chute et se ramasse sur le derrière en plein milieu de la rue !
Sarkozy, qui la suivait par hasard, s'empresse de l'aider à se relever et à traverser la rue.
Arrivés de l'autre côté de la rue, le petit Nicolas dit à la vieille dame :
- Ce fut un plaisir pour moi de vous aider. Est-ce que vous m’avez reconnu ? Je suis Nicolas Sarkozy, votre Ministre de l’Intérieur. J’espère que vous voterez pour moi aux prochaines élections.
La vieille dame lui réplique:
- Vous savez, je suis tombée sur le cul, pas sur la tête !
Raymond Depardon, Cinéaste et Photographe
«L'esclavage des Noirs a été inventé par les Noirs, en Afrique, c'est eux qui vendent les autres Noirs parce qu'ils n'ont aucune conscience de la fraternité Noire, ça n'existe pas ça ». Eric Zemmour, journaliste I-Tele et France 2