Vendredi 19 octobre 2007
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Le divorce du président fraîchement élu et de sa muse est un fait sans précedent dans l'histoire de France. On peut imaginer les répercussions nombreuses qui en résulteront, d'autant plus que Cécilia Sarkozy, d'après l'entourage du president et de nombreux spécialistes politiques, a eu influence incontestable sur son désormais ex-époux. Pour preuve, c'est pendant son absence en 2005, alors qu'elle vivait avec son amant, Richard Attias, aux Etats-Unis, que Nicolas Sarkozy a pété les plombs, en insultant les jeunes des "banlieues" et en mettant le feu dans les quartiers populaires. Or, selon un sondage CSA publié dans Le Parisien daté de vendredi, il semblerait que 79% des personnes interrogées estiment que le divorce de Nicolas et Cécilia Sarkozy est un événement "pas important" pour la vie politique française.Quelque 54% l'estiment "pas du tout important", 25% "peu important", 13% "assez important" et 5% "très important". Et comme s'il s'agissait de zapper une situation pourtant très grave, il semblerait même que la moitié des personnes interrogées (50%) juge que Cécilia Sarkozy a joué un rôle "ni positif ni négatif" auprès du président de la République, 28% "plutôt positif" et 16% "plutôt négatif". Devant ce sondage qui ne peut que susciter des interrogations, car il est tout sauf crédible, on nous rassure qu'il a été réalisé jeudi auprès d'un échantillon national représentatif de 806 personnes. Faut-il en déduire que les Français sont des CONS, des IDIOTS, des ABRUTIS, incapables d'avoir un minimum de discernement ? Bien évidemment, non ! Pourquoi ce sondage à paraître vendredi, soit un jour après la confirmation du divorce du couple présidentiel ? Qui veut-on impressionner ou lobotomiser à coups de sondages en faveur de Nicolas Sarkozy ? La démocratie française va t-elle être confisquée par les agents sondeurs et propagandistes au service du nouveau "célibataire" de l'Elysée ? Espérons que non !
Aujourd'hui,devant le divorce du couple Sarkozy, qui voulait incarner le mythe Kennedy version française, on ne peut manquer de formuler quelques remarques essentielles.
1) Contrairement à ce que laissent entendre les communicants et proches de l'Elysée, cette séparation des époux Sarkozy va bien au delà d'une "simple affaire privée". Elle a déjà un impact sur la conduite des affaires de l'Etat, comme lors du premier départ de Cécilia Sarkozy en 2005. Qui a oublié que c'est pendant cette absence que Nicolas Sarkozy s'est fait distinguer dans l'utilisation des mots orduriers qui ciblaient les jeunes des "banlieues"? Qui ne se souvient pas qu'il a mis le feu dans ces mêmes banlieues en mentant délibérément sur l'implication des policiers dans la mort de Bouna et Zyed, deux adolescents de Clichy Sous Bois ( 93) ?
2) On ne peut que s'inquiéter parce que Nicolas Sarkozy est dépendant de son ex-femme. Ne l'a t-il pas prouvé à plusieurs reprises qu'il ne s'imaginait pas vivre sans Cécilia? Par exemple, qui a oublié sa dernière déclaration d'amour URBI et ORBI sur le perron de l'Elysée, le 14 juillet dernier: "je voudrais dire à Cécilia et à Judith (fille cadette de Cécilia, ndlr) qu'elles sont très belles toutes les deux" (garden-party de l'Elysée) ? ou encore qui peut oublier qu'il écrivait plus tôt, le 4 sept 2006, dans son livre Témoignage : "Elle est une partie de moi".... J'écris C. Car encore aujourd'hui, près de vingt ans après notre première rencontre, prononcer son nom m'émeut". Alors affaire privée, osent-ils dire encore ?
3) Que le couple présidentiel se retrouve acteur d'un vaudeville médiatisé, c'est indéniable.On n'oubliera pour autant pas qu'il se s'agit pas d'un couple d'anonymes. On peut dire que Nicolas Sarkozy a violé la constitution puisqu'il est confirmé qu'il a divorcé. En effet, l’article 67 stipule que le Président «ne peut, durant son mandat et devant aucune juridiction ou autorité administrative française, être requis de témoigner non plus que faire l’objet d’un acte d’information, d’instruction ou de poursuite.» Autrement dit, Nicolas Sarkozy est, depuis la réforme du statut du chef de l’Etat voulue par Jacques Chirac en février dernier, «irresponsable» pénalement mais aussi civilement.
4) Par ailleurs, puisqu'il semble que c'est Cécilia qui a précipité la décision de rupture, on rappelle que conformément au fameux article 67, elle ne peut pas demander le divorce. Car elle n’a pas le droit de convoquer son mari devant un juge. En revanche, Nicolas Sarkozy le pourrait, même sans le consentement de sa femme.Cécilia est ainsi subordonnée au bon vouloir de son époux. Dans ce cas là également, on pourrait en déduire que l'ancienne première dame de France a forcé son mari à violer la constitution, voire à l'interpréter en fonction des intérêts de son ex-épouse. Faut-il rappeler que c'est le chef de l'Etat qui est le garant des institutions de la République ?
5) Le divorce de Nicolas et Cécilia Sarkozy que d'aucuns veulent considérer comme le signe d'une modernisation de la vie politique est plutôt le summum du mauvais goût, en raison de tout ce qui l'a précédé: la mise en scène artificielle du bonheur, le feuilleton boulevardier, les rumeurs, les gesticulations éhontées du porte parole de l'Elysée, le silence embarrassé des membres du gouvernement, l'omerta des médias aux ordes de l'Elysée...... Le moins qu'on puisse dire, c'est que ce "soap opéra" Sarkozy a considérablement nuit à l'image de la France, comme en témoignent les articles au vitriol dans la presse étrangère.
6) Sur le plan strictement moral, la farce présidentielle est encore plus écoeurante, ce que ne semblent pas déplorer les 79% des "sondés" de l'officine CSA ( actionnaire majoritaire Bolloré !!!). Etrange ! Non seulement, il y a une atteinte grave aux principes constitutionnels, article 67, à ça s'ajoute l'impression que les Français ont été pris pour des IMBECILES. Par exemple, comment peut-on accepter que Nicolas Sarkozy essaye de reconquérir le coeur sa bien aimée en l'envoyant rencontrer Kadhafi ? Peut-on tolérer cette dérive monarchique évidente ayant mené à la vente de technologie nucléaire au guide Mouammar Khadaffi ? Peut-on accepter que Cécilia et son ex-mari aient bradé la relation entre la France et ses partenaires européens, à commencer par l'Allemagne ?
7) D'un point de vue politique, c'est encore pire. Nicolas Sarkozy et Cécilia semblent s'être joués des Français, notamment ceux qui les ont élu ? Ne l'oublions pas, jamais un homme célibataire n'aurait pu avoir des chances d'être élu. Or, sachant ça, il est de plus en plus évident que le couple présidentiel n'en était pas réellement un, hormis pour le peuple. Disons le, Nicolas Sarkozy et ses conseillers ont mis en scène les retrouvailles avec Cécilia, celle ci a volontairement joué le jeu pour, paraît-il, ne pas être accusée d'avoir torpillé le projet élyséen des lobbies financiers.Désormais, pensant avoir rempli son contrat, elle quitte donc son ex-époux; qui lui pensait qu'être président suffirait à ramener définitivement celle dont il reste éperdument amoureux.
8) D'un point de vue humain, il est maintenant évident que la manière dont cécilia a quitté Nicolas démontre qu'il n'est pas capable d'assumer ses fonctions avec dignité et force. Il est surtout un homme très faible, malléable, manipulable et près à tout pour se faire aimer. On ne peut manquer de souligner que la cérémonie d'investiture à l'Elysée s'est faite sur un air du compositeur de musique classique Isaac Albéniz.....le grand père de Cécilia Sarkozy. Comme quoi, l'amour peut mener bien loin. Que peut-on attendre d'un homme aussi vulnérable ? Le Pire !
Il n'est plus marié, est en manque d'amour et d'affection, c'est bien rédibhitoire lorsque l'on veut diriger un pays comme la France. Sachant qu'il faut tout ça pour être équilibré et serein, encore plus quand on doit faire face aux problèmes du monde.
Conclusion, parce qu'il y a eu une vaste TROMPERIE sur le candidat de l'UMP, ce que prouve son divorce supersonique, qui en fait était en cours depuis juin 2005, voir édition Le Parisien du 18 octobre 2007,on ne peut qu'exiger sa démission, d'autant plus qu'il y a de quoi maintenant s'interroger sur la transparence de sa victoire sur la candidate socialiste Ségolène Royal. Faut rappeler l'introduction des machines à voter par le ministère de l'intérieur ? Comment donc expliquer que Nicolas Sarkozy, anciennement ministre de l'intérieur, donc en charge de l'organisation des élections, n'ait quitté son poste qu'à quelques semaines du premier tour du scrutin présidentiel ? Ce qui est certain, il n'y a a rien de neutre, encore moins le divorce "médiatisé" et annoncé, comme par hasard, le premier jour du baptême de feu du gouvernement UMP-FN. C'est dire si le locataire de l'Elysée se moque bien des Français. Il ne manque plus qu'à sortir un sondage dans lequel 79% des Français seraient pour une guerre contre l'Iran. Avec Nicolas Sarkozy, tout est hélas possible !
A2N