Vendredi 1 février 2008
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La récréation est terminée pour Nicolas Sarkozy. Après les séquences d'exhibitionnisme indécent, de postures de mépris à l'égard des Français, de volte-face en tous genres, le petit gesticulateur est à poil dans le fauteuil présidentiel. Après la lune de miel avec les sondages, instruments qui ont fait sa gloire et le malheur de la France,voici venue la lune de fiel pour Nicolas Sarkozy. 8 mois après son élection, il ne reste plus que 41% de Français qui lui font confiance. Autrement dit, il y aurait près de 60% de Français qui ne lui font pas confiance pour résoudre les problèmes du pays. Stupéfiant !
C'est ce qui fait dire à POLIBLOG : "Vue la vitesse à laquelle la confiance à l'égard du chef de l'Etat décroît, personnellement je serais même prêt à parier ma chemise que, sauf manipulation des sondages ou tour de passe-passe ehonté, mais qui serait réussi pour une fois par le roi de la fausse annonce (peu probable), la cote de Sarkozy va passer sous la barre des 40% d'opinions favorables dans moins de temps qu'on pourrait le penser."
Le locataire de l'Elysée n'est plus le roi des sondages, situation bien inquiétante quand on sait qu'il ne peut pas vivre sans, que sa politique est entièrement basée sur l'observation quotidienne et pathologique des humeurs des Français. Ce qui se murmurait chez les sondeurs, CSA, SOFRES, BVA,IFOP et même OPINION WAY ( l'officine de l'UMP), est maintenant officiel: Nicolas Sarkozy est en chute libre. Le mot n'est plus tabou, il est même utilisé par le quotidien La Tribune; que l'on ne peut pourtant pas soupçonner "d'idées gauchistes". C'est dire si l'heure est grave pour le meilleur produit que le CAC 40 et le MEDEF ont réussi à envoyer à l'Elysée.
Dans l'entourage du président, c'est bien la consternation, même si David Martinon, le porte-parole de l'Elysée, tient à relativiser l'impopularité grandissante de son mentor: "Nicolas Sarkozy est là pour faire des réformes", pas "pour être populaire", "Nous sommes dans une phase de réformes, et nous ne nous attardons pas sur une cote de popularité", a-t-il même affirmé. De la même manière, il concède que l'Elysée surveille de près les courbes du président en commandant des sondages réguliers et thématiques à plusieurs instituts. Comment dire tout et son contraire tout en restant crédible ? Le ridicule ne tue plus au plus haut sommet de l'Etat.
Aujourd'hui, les raisons du divorce entre le "candidat du pouvoir d'achat" et les Français sont multiples. En un mot, que cela plaise ou non, Nicolas Sarkozy n’a pas de projet pour la France, et c’est à tort qu'il a été élu le 06 mai 2007.
Primo, il n'est pas le Président que 53% des électeurs avaient imaginé, à tort, hélas. En lieu et place d'un Président de la République, la France a élu in liquidateur. Nicolas Sarkozy n'est qu'un petit exécutant d'une stratégie conçue et développée de longue date ailleurs, c'est à dire chez les néoconservateurs américains. Il en apporte les preuves jour après jour, à travers ses voyages chez Bush et son alignement sur la politique d'Israel. La France n'est pas le souci du locataire de l'Elysée, il agit surtout pour favoriser la création d'un vaste carrefour de libre-échange appelé à fusionner dès que possible avec l’Amérique du Nord.
Deuxio, il se comporte comme un faillitaire, un homme qui doit brader le modèle social français, c'est à dire casser les services publics, privatiser totalement le marché du travail, déréguler l'environnement économique, servir tous les appétits des fonds de pension et autres lobbies militaro-industriels. Pour Nicolas Sarkozy, il n'y a plus de place pour l'éthique car la fin justifie les moyens. Il n'imagine la France que comme pivot d'une politique de "civilisation". Cela devrait se concrétiser par la perte totale de souveraineté, comme le démontre le coup d'Etat du "mini traité" qui n'est en fait que la censure du choix du peuple. Rappelons que la "nouvelle Constitution" a vocation à s'affranchir de toute consultation du peuple par voie référendaire.C'est donc la soumission à tous les dicktats d'une oligarchie non élue démocratiquement.
Tertio, contrairement à ce qu'il annonçait pendant sa compagne présidentielle, Nicolas Sarkozy n'est pas le candidat de la "France qui se lève tôt et se couche tard".Il a eu le temps de prouver qu'il se moquait ouvertement des "préoccupations des Français". Il n'est pas le "Président du pouvoir d'achat", ce qu'il a eu le mérite d'avouer,le 8 janvier, en affirmant qu'il ne pouvait pas "vider des caisses déjà vides". Or, c'est justement parce qu'il promettait monts et merveilles qu'il a réussi à séduire des millions de Français des couches populaires. Les ouvriers et employés, et les 50-64 ans, sont les premiers COCUS de l'élection du 06 mai dernier. A peine élu, le gesticulateur de l'Elysée a rompu avec ses promesses et son action. Quelle arnaque !
Enfin, à la frustration de l'électorat sur le pouvoir d'achat, Nicolas sarkozy ajoute le mépris à l'égard du peuple. Si les "caisses sont déjà vides", ce n'est pas le cas pour le Président, loin de là. Les Français ont "le sentiment d'avoir été dupés", ce n'est pas qu'un sentiment, c'est une réalité. Pendant qu'ils ont leur pouvoir d'achat coincé dans les marécages, le gesticulateur augmente son salaire. Cherchez l'erreur !
Pire, en guise de beurre sur les épinards, Nicolas Sarkozy s'exhibe dans les médias, surexpose sa vie privée et son train de vie, se pavane torse nu sur une plage avec des lunettes de soleil sur le nez, touche ostensiblement l'arrière train de son mannequin pendant les séjours en Egypte et Jordanie. Rappelons que tout cela se passe après le séjour mouvementé du Colonel Mouammar Kadhafi en France. A cela, il faut ajouter les délires messianiques et les atteintes à la Laïcité, ce qui ne pouvait que contribuer à montrer une facette encore plus inquiétante du vrai SARKOZY. C'est à dire un imposteur qui a réussi à ARNAQUER près de 20 millions d'électeurs.
Une chose est sûre, maintenant que les Français réalisent qu'ils ont envoyé un adolescent de 13 ans à l'Elysée, comme l'ont remarqué les médias étrangers, il sera difficile au gesticulateur de remonter la pente. Même s'il retrouve les fondamentaux qui ont fait son "succès", c'est à dire l'instrumentalisation de la "sécurité et de l'immigration", il est plus que jamais à POIL dans le fauteuil présidentiel. Les Français ont compris que le pays rentre dans une quinquennat de grandes turbulences: 68% pensent que les choses ont tendance à aller plus mal, 66% prédisent beaucoup de conflits sociaux dans les deux à trois mois et 49% jugent que le rôle de la France dans le monde s'affaiblit. Que reste t-il à faire ?
Tout simplement, il faut demander une mi-temps, afin de changer de poste au chef de file de l'UMP. Au mieux, il pourrait s'occuper de la mairie de Neuilly/seine. Sinon, et personne le regrettera, il pourrait retourner se ressourcer en Hongrie.C'est ça l'avantage d'avoir un point de chute au cas où. Cécilia Sarkozy a dit: " "Il a un côté ridicule. Il n’est pas digne. Nicolas, il ne fait pas Président de la République, il a un réel problème de comportement". Elle a totalement raison.
A2N
Par alert2neg
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Publié dans : Politique
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