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La propagande des médias aux ordres et la désinformation quotidienne de penseurs et pseudos philosophes, qui squattent les plateaux TV et ondes radiophoniques, ont triomphé de la lucidité des Français. Depuis hier, 16 mai 2007, le candidat du CAC 40, du MEDEF et des lobbies, est le président de la République. Sa victoire face à la candidate socialiste, Ségolène Royal, est nette ( sans bavures ???). La majorité des suffrages s'est portée sur son projet, celui d'une droite raciste et ultra-réactionnaire, ce n'est pas la présence de quelques Basanés à l'UMP ou dans le prochain gouvernement, voire les ralliements opportunistes de centristes et d'apparentés socialistes, qui démontrera le contraire. En criant aux loups et en sous-tendant qu'il existait des ennemis de l'intérieur, ceux là qui demandent la "repentance" de la France, comme l'ont suggéré le candidat de la peur et ses amis "intellectuels", les électeurs ont voté sans discernement pour un projet de société néoconservateur. On sait ce qu'il adviendra très bientôt. En clair, comme l'a rappelé le slogan choc de la campagne électorale, "Ensemble tout est possible". Oui, tout est possible, mais sans nous, c'est à dire une grande minorité ( 47%) qui croit en une société plus "juste" et plus "forte", fière de son identité "multiraciale", qui n'a pas honte de reconnaître toute son Histoire, celle qui est à la fois estimable et condamnable. 

Ce n'est qu'à ce prix là que la France se réalisera et évitera de culpabiliser ceux des siens qui ne croient ni au mythe d'une grand ancêtre Gaulois commun, ni aux bienfaits de la colonisation, encore moins aux fables d'un historien de pacotille sorti de la botte d'un journaliste cumulard et chef de la propagande sur l'unicité de l'Histoire ( pas la sienne, bien entendu).

Enfin, le nouvel occupant du château de l'Elysée n'empêchera pas au monde de tourner, même si l'on s'attend à subir, plus que jamais, ses coups de pression et autres intimidations. Il faut l'accepter, c'est le peuple qui l'a souhaité majoritairement ( 53%), mais regrettera très bientôt son choix à courte vue.  En attendant la CENSURE promise par le monarque en puissance, au nom de la protection des "petits intérêts" d'une oligarchie de la finance et de lobbies politico-mafieux, vous pouvez continuer à vous exprimer ou visiter cet espace de liberté sans concession.  Putain 5 ans !

  

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Lundi 16 octobre 2006 1 16 /10 /2006 12:44

par MBOA


Mais jusqu’où s’étendent l’idiotie et l’ignominie des délinquants africains de la FrançAfrique ? Quel est le but réel de la présence française encore en Afrique ? Telles sont les interrogations qui aujourd’hui doivent habiter tout Africain d’où qu’il soit face à ce qui est plus qu’une injure, un acte de sacrilège et de provocation que vivent les populations du Congo et d’Afrique en général.

Sous la houlette de Philippe DOUSTE BLAZY ministre des affaires étrangères français et de ses complices FrançAfricains : BONGO, BOZIZE et SASSOU NGUESSO III, la colonisation a été exaltée, fêtée au CONGO Brazzaville le 03 octobre dernier ce, en accueillant les cendres d’un assassin, criminel dont la violation des droits les plus élémentaires des populations du Congo était un hobby : Pierre Paul Camille Savorgnan de Brazza.

Pendant qu’en France, les actions et combats sont menés par les descendants de ces Africains pour que les "tirailleurs sénégalais" soient enfin reconnus et récompensés à leur juste valeur pour leur sens de sacrifice et d’honneur comme leurs "frères de combat" de la métropole "ne tirpasailleurs", pendant qu’aux Antilles l’on débaptise les lieux publics qui portent des noms au passé lourd, qu’est-ce qui motivent la France et ses complices à aller faire l’apologie de la colonisation cette fois-ci en Afrique si ce n’est cette volonté affichée dans l’hexagone à ne pas assumer un passé ponctué d’assassinats et tueries en tout genre, rassurant ainsi les adeptes et les voix de la non repentance qui se font de plus en plus assourdissants.

Au-delà de cet acte, c’est plutôt le problème de la responsabilité des populations africaines face à ces multiples humiliations qui est posée. Quel regard portent t-elles sur ces symboles d’humiliation que sont les monuments, places et rues portant des noms de colons, et autres statues de Leclerc, De Gaulle etc. qui continuent à entretenir une mémoire et présence coloniales pourtant déclarées in-opérationnelles avec les indépendances.

Avec la destruction des statues de CEAUCESCU, STALINE etc. et plus proche de nous dans le temps, de celle de SADDAM HUSSEIN, preuve nous est faite que tout peuple, pour s’épanouir dans sa quête de liberté, se doit de se défendre et celle-ci passe aussi par la destruction de tous les symboles qui empêchent cet objectif. Et cette œuvre ne peut être que l’entreprise des populations, car par définition que dire par nature, les dirigeants Africains francophones surtout, sont un gros obstacle à l’épanouissement de ces populations puisque la main invisible, mais combien efficace du colonisateur.

Il est impératif pour les populations Africaines sous la torture de ces mausolées, monuments, noms et statues qui rappellent et symbolisent l’occupation et ses exactions, de prendre en main les choses, comme les autres peuples du monde, en détruisant, mettant hors d’état de nuire les symboles de l’occupation colonialiste, dont le seul et unique but est de les maintenir sous sa domination. Car si le terrorisme semble représenter un danger pour l’occident et l’hexagone à en juger les politiques sécuritaires de son ministre de l’intérieur, la colonisation est un fléau plus grave encore et le combattre avec tous les moyens est tout aussi légitime que combattre le terrorisme.

www.lesogres.info/article.php3?id_article=2555

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Samedi 23 décembre 2006 6 23 /12 /2006 00:10

On finira par croire que la Chaîne N °1 en France s'est résolue à donner des coups de pilon aux idées arrêtées, à révolutionner en profondeur l'univers très monocolore du PAF. Après avoir ringardisé sa rivale, France 2, chaîne publique, en étant la première qui s'est offerte le "luxe" d'avoir un Noir, Harry Roselmack, comme présentateur du JT de 20H, en l'absence de l'inamovible PPDA, TF1 poursuit son exploration des nouveaux marchés communautaires émergents, en particulier le segment des Afro ( Africains et Afro-Domiens) de France. Les études de marché sont formelles: il y a un potentiel considérable de consommateurs qui ne demandent qu'à dépenser leur économie, ça le groupe Bouygues ne l'ignore pas.TF1 a donc décidé de pousser son offensive de charme vers une communauté qui devient également plus visible, ce qui ne va pas sans soulever les peurs irrationnelles telles que celles manifestées par la clique à Frêche et Sevran, mais le bizness passera malgré les aboiements des pitbulls, gardiens des conservatismes d'un autre âge. Alors que Houcine , remarquable show man et candidat à la gloire expresse promise par la télé-réalité, avait terminé second de l'édition remportée par la talentueuse Nolwenn Leroy, que Elodie, Georges Alain, Jean Luc , s'étaient moins bien distingués, perdant leurs illusions devant un mur de verre invisible, un candidat Noir, en provenance de la ville de Dillon à la Martinique , a vaincu la malédiction de CHAM, en remportant magistralement  la finale de l'émission de divertissement Star Ac 6. Il s'appelle Cyril Cinélu,19 ans, brillant étudiant en Licence, université de la Sorbonne.  Son Triomphe ( 67% du vote des téléspectateurs) flatte la fierté martiniquaise, apaise la défaite des bleus à la dernière coupe du monde de Football ( Dominique sa challenger est de Nationalité Italienne), et constitue un signal fort, notamment en ces moments où certains Hommes politiques axent leur campagne politique sur les peurs irrationnelles liées à l'immigration. Espérons que cette première ne sera pas récupérée, présidentielle 2007 oblige, ou bien qu'un certain Nicolas S, comme lors de l'arrivée de Harry Roselmack au JT de 20h, ne tentera pas de s'octroyer la paternité de cette victoire du Talent pur. Il ne s'agit pas d'une victoire de la  "discrimination positive" , mais celle d'une confrontation libre et "ouverte" entre les candidats d'un programme de télé crochet à grand succès, comme le démontre sa longévité. Enfin, s'il fallait tirer une morale de la bonne nouvelle que constitue le succès total d'un candidat handicapé par sa couleur de peau (faut pas se voiler la face, 1 français sur 4 s'avoue raciste) , l'on retiendra que les minorités dites visibles peuvent faire valoir leurs qualités dès lors que les règles d'engagement dans les jeux sont claires et s'appliquent à tous. Aussi, malgré les poussées de fièvres xénophobes, il semble bien que la France d'en bas reste largement plus ouverte que les élites qui la gouvernent. Dont acte !    


CYRIL&PETER FINSBURRY

CYRIL & LARA FABIAN

CYRIL & CYNTHIA
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Vendredi 12 janvier 2007 5 12 /01 /2007 00:37

« Madame, Monsieur,

Bafouer et violenter une femme devant ses enfants est-il le reflet d'une société camerounaise qui se veut fière, humaine et ouverte à la liberté ? ».

C'est en ces termes que l'ambassadrice de l'A.E.D.E.P.S (Association éducative de défense de l'enfant et des parents séparés), que cette mère interroge la société camerounaise, la société internationale, bref l'humanité à laquelle nous nous vantons d'appartenir.

Cette interrogation, que dire ce cri de désespoir d'une femme, d'une mère, d'un parent, s'il est vrai qu'il s'adresse à nous tous, il serait néanmoins impropre de ne pas le replacer dans son contexte pour deux raisons qui semblent évidentes pour moi.

1-     Parce que, et heureusement, il y a encore dans notre planète, d'honnêtes femmes et hommes, mères et pères bref d'honnêtes parents qui seraient injustement visés, si nous restions dans le général.

2-      Parce que ce serait fondre, diluer la responsabilité de l'individu qui fait vivre le calvaire à cette mère, à cette femme, dans le grand registre de l'anonymat.

 

"Nul n'est sensé ignorer la loi" nous apprend l'adage, lequel adage est devenu un grand principe régissant tout Etat de droit. Mais est-on sensé être au-dessus de la loi sous prétexte qu'on en est le représentant ou le faiseur ?

Visiblement au Cameroun, lorsqu'on est représentant de la loi, ou sensé la défendre comme c'est le cas de Monsieur TCHOUNGANG Charles, on est bien au-dessus de celle-ci et on n'en abuse à souhait et ceci est d'autant plus flagrant lorsque l'on se retrouve juge et partie à la fois.
Evidemment nous savions que l'exemple vient que très rarement d'en haut en matière de respect de la loi, et en l'espèce le Cameroun devrait avoir battu le record de dépôt de brevets de violation des lois par les représentants depuis 1982.

Le bâtonnier camerounais de l'ordre des avocats, du haut de ses fonctions, confirme si besoin était, que cette marque de fabrique se porte comme un charme au Pays du président Biya. D'ailleurs ce Monsieur vole de succès en succès, puisque récemment élu Président de la Conférence Internationale des Barreaux (CIB) le 14 Décembre dernier.

"Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé" disait Lamartine, mais lorsque ce sont trois êtres et pas des moindres, vos enfants; ce n'est plus un dépeuplement, mais le néant.

C'est ainsi que, usant et abusant des privilèges de sa fonction, Monsieur le président des bâtonniers a décidé depuis bientôt près de 8 ans, de priver, que dire d'anéantir Yolande, cette mère de famille cassée à tous égards en éjectant cette dernière de la vie de leurs enfants.Voilà comment l'égoïsme et le sentiment d'omnipotence conduisent un père à priver 3 enfants de l'amour de leur maman et vice versa.

Vous lirez le témoignage  (communiqué de presse) (1) plus que poignant de Yolande à cet effet et verrez comment dans un Pays qui se revendique Etat de droit, dont la gestion des affaires de l'Etat est connue pour être chaotique, ses hauts responsables se révèlent  pour certains, être de  véritables monstres  sous leur toge. C'est à croire que la gestion de la chose publique serait le reflet de la gestion de la vie privée.

Malgré sa grande peine, le néant qui l'entoure,Yolande,cette mère privée de ses 3 enfants depuis des années, n'a pas le ton revanchard et n'est pas dans une dynamique de haine contre son auteur . Elle ne demande qu'à vivre sa vie de mère, qui consiste à donner son amour à sa progéniture et en recevoir.

En cette période où chaque parent est fier d'offrir un cadeau à sa progéniture,recevoir un câlin, un sourire, et pourquoi pas un cadeau en retour ? Yolande ne connaîtra pas cette année encore, ces joies simples, mais ô combien importantes pour les enfants et pour les parents et pour cause, le président des bâtonniers l?a voulu ainsi.

Pour que Yolande, séparée de ses enfants depuis 8 ans bientôt, puisse,comme tous les autres parents,goûter aux joies d'être mère;serrer dans ses bras ses enfants,leur dire de vive voix son amour, bref pour que Yolande sorte de l'état de survie, du néant dans lequel l'a cloitré Monsieur TCHOUNGANG Charles,100langue2bois, invite toutes les bonnes âmes à signer la pétition à la fin de l'article, pour soutenir cette mère de famille brisée, mais digne et pas revancharde pour un sou.

Une interview  de Yolande :

100langue2bois : Yolande, en cette période mouvementée dans le bon sens du terme, où les parents de tous les coins du monde cherchent des cadeaux pour leurs enfants comment vous sentez-vous ?

Y.A : Comme depuis tant d'années, voici à nouveau Noël et la Saint-Sylvestre que je passe dans l'indifférence, loin de mes trois petits que je pleure .Otages de leur père Bâtonnier du Cameroun, tout juste élu Président de la Conférence Internationale des Barreaux pour un mandat d'un an (CIB), nos enfants n'ont le Droit de recevoir de moi, ni mot, ni cadeau, absolument aucun réconfort maternel, sous la menace permanente de la violence et l'humiliation de leur père, comme cela s'est déjà produit par le passé.  

Même une chienne peut donner des coups de langue à ses chiots...

De quelle espèce est donc cet individu ?

100L2B : Depuis combien de temps n'avez-vous plus entendu la voix de vos enfants ?

Y.A : Depuis le 11 Septembre 2001, date de l'anniversaire de ma dernière fille, comme je l'ai mentionné lors de mon interview accordée à SITUATIONS du 24 Novembre 2006.

100L2B : Quelles étaient  les nouvelles reçues de vos enfants ? Par quel canal les avez-vous eues ?

Y.A :  Des rares nouvelles que j'ai reçues de mes enfants, la plupart me sont parvenues par des connaissances qui les ont aperçus., Ma famille n'est pas dans la liste des personnes ayant l'autorisation d'approcher ma fille aînée à son collège où je l'avais inscrite. Lorsque son grand père, mon père, a tenté malgré tout d?aller lui remettre mon dernier paquet, elle ne l'a pas pris, par peur de la sanction sévère de son père. Ses frères également à la même enseigne sont étroitement surveillés sur cette question. Ma famille qui souhaite protéger nos enfants et ne veut pas  augmenter leurs souffrances est donc tenue complètement à l'écart. 

100L2B : Que souhaitez-vous dire à ceux qui vous lisent ?

Y.A :  Cet individu se plait à rendre folle sa propre progéniture avec la bénédiction et les applaudissements d'une tranche de la Société ayant, en pleine conscience, le pouvoir de lui mettre entre les mains la responsabilité même des Lois de tout un Etat.

Alors je n'ai plus qu'un mot à vous dire :

la Justice Camerounaise est peut-être pourvue des acteurs qu'elle souhaite et qu'elle mérite, je n'y vois pour ma part aucun inconvénient, mais mes enfants eux, innocents et encore vierges des intérêts des uns mêlés à ceux des autres, méritent en héritage Amour, Honneur, Dignité et Respect, avant toute chose. Tout un chacun est libre de choisir les valeurs qu'il souhaite léguer à ses enfants, et les dirigeants auxquels il confie leurs destins, mais ils n'ont pas demandé à naître dans un monde de chaos, ne pensez-vous pas ?

100L2B : Quel message adressez-vous aux dirigeants camerounais, pour qu'ils soient sensibilisés à votre détresse ?

Y.A : Au nom de quelle Justice, sans l'once d'une preuve, et sans même m'avoir jugée dans les règles de l'art, un secrétaire général adjoint de l'Ordre des Avocats s'adjuge t'il le droit de signer à la place de l'intéressé, un communiqué officiel du Barreau  à mon endroit, me condamnant pour une affaire privée, communiqué portant gravement atteinte à mon intégrité morale, physique et à l?équilibre déjà précaire de trois enfants vulnérables et sans défense ?

Si mon ex mari lui avait donné une arme pour tirer sur nos enfants, l'aurait-il fait, et au nom de quels intérêts ?

Avec tout le respect que je vous dois, Messieurs les Dirigeants, votre bâtonnier mérite peut-être sa place au sein de votre Barreau, mais il ne mérite en aucun cas les merveilleux enfants que je lui ai fait avec amour, au péril de ma vie, et que j'ai nourris de mon sein comme vos mères vous ont nourris en leur temps. 

Ma démarche dénuée de tout caractère politique, culturel et racial, reste centrée sur l'intérêt unique  d?enfants qui, d'où qu'ils viennent, ont le droit de voir leurs deux parents comme stipulé dans la CIDE "Convention Internationale des Droits de l'Enfant", ratifiée aussi par l'Etat Camerounais le 11 Janvier 1993.

100L2B : Bien évidemment, si jamais vos enfants arrivent à vous lire, que leur dites-vous ?

Y.A : Je resterai sur cette terre tant que je n'aurai pas revu de mes yeux mes petits chéris, qu'ils en soient assurés. A Noël j'ai pris un autre chemin, celui du coeur, pour être,tout près d'eux.

Sujette à une maladie rare et complexe, éloignée d'eux je dois pour survivre, m'activer quotidiennement pour retrouver ma santé. C'est pourquoi je vous remercie du fond du coeur 100L2B  pour votre formidable soutien. Votre esprit civique, votre solidarité profonde à mon endroit et celui de mes enfants sont un vrai cadeau de Noël pour nous. Pour qu'une action si généreuse puisse libérer nos enfants prisonniers de par le monde de telles souffrances, je dédie à tous ceux vivant de semblables situations, cette pétition, comme une main tendue non pour de l'argent, mais pour un brin d'humanité !

100L2B : Nous vous remercions et vous souhaitons, malgré tout, de bonnes fêtes de fin d'années. Les lecteurs et lectrices seront de votre combat et nous espérons que les autorités camerounaises prendront les mesures qui s'imposent, pour que vous rentriez dans vos droits et viviez heureuse comme tous les parents et surtout que vos enfants aient aussi la joie de partager de bons moments avec leur maman.

www.100langue2bois.com/article-5036629.html

www.gopetition.com/online/10641.html

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Vendredi 16 février 2007 5 16 /02 /2007 15:22


 

De l'Afrique, Vincent Hugeux, grand reporter à L'Express, a connu le pire - la brûlure du génocide rwandais - et le meilleur - l'indicible magie des lumières vespérales. Il en a aussi beaucoup fréquenté la médiocrité vénéneuse, qui mêle à son jus de vanité et de corruption tous les vices de la Françafrique. De cet accouplement lexical sont nés des monstres: jadis les pitbulls du pouvoir gaulliste, aujourd'hui des rapaces et des charognards en tout genre. «L'Afrique rend fou. Elle fascine et envoûte, écrit Vincent Hugeux. Que vient-on y chercher? Les honneurs que l'on se voit refuser ailleurs, l'argent facile, l'illusion du pouvoir.» Vanités et vénalités, parfois cocasses, souvent accablantes, se bousculent dans Les Sorciers blancs. ( voir l'entretien avec Vincent Hugeux, cliquez sur lien ci-dessous)
 
Christophe Barbier,
www.lexpress.fr

Par Vincent Hugeux
Tradition corruption
Au Togo comme au Tchad, les vieux réflexes ont la vie dure. Et l'on comprend mal qu'un envoyé spécial boude la munificence du «patron». Journaliste au Figaro, Thierry Oberlé en a fait l'expérience lors de la campagne présidentielle de juin 1998. Après avoir couvert un meeting à Kara, fief du clan, il rallie la résidence du sortant pour une interview. Rendez-vous manqué du fait d'un pataquès quant au lieu précis de l'entretien. Qu'à cela ne tienne, Faure et Kpatcha, deux des fils du chef, lui suggèrent de converser avec papa dans l'avion du retour sur Lomé. [...].
 
«Sous quelle forme paraîtra cet échange? s'enquiert Faure, le futur président. - Plutôt un papier, répond Oberlé, évasif. Ça dépend du contenu. - Un bon papier? - J'ai assez peu de raisons d'écrire un article que vous jugerez bon. - La presse est injuste avec mon père. Cela dit, on peut vous payer. - Je ne travaille pas comme ça. - Si vous préférez, on peut aussi vous donner une licence de pêche. - Je ne suis pas pêcheur. - Pas grave. Vous pouvez revendre la concession en Europe, ou à des Japonais. - Sans façons. Je n'ai aucun sens des affaires. - Soit. Nous pourrions dans ce cas acheter de la pub dans Le Figaro. - Non, vraiment. Désolé. - D'habitude, ça ne se passe pas de cette façon.»
 
[...] Un samedi de novembre 2003, le même Thierry Oberlé recueille à Dakar les réflexions du Sénégalais Abdoulaye Wade. Promptement rédigé, puis faxé à la présidence, l'entretien lui revient sans une retouche. L'envoyé spécial du Figaro s'apprête à rentrer au pays quand il reçoit un appel d'un conseiller. «Le président veut vous voir d'urgence.» Introduit dans un salon voisin du bureau de Wade, Oberlé se voit offrir un café. Son hôte prend la parole. «Ainsi, vous partez ce soir. J'ai des per diem pour vous.» Sur la table basse, une enveloppe, garnie au jugé de 10 000 €. «C'est pour vous et votre famille, insiste le chantre du sopi. Il ne s'agit en aucun cas d'une tentative de pression. Vous êtes libre d'écrire ce que bon vous semble.» Devant la mine renfrognée de son visiteur, l'ancien avocat s'essaie à la plaidoirie. «Vous devez bien comprendre que vous êtes en Afrique, s'obstine-t- il. Chez nous, il y a des coutumes. Vous êtes mon invité. Voici donc pour vos frais. - Mes frais, rétorque Oberlé, sont couverts par le journal. Gardez cet argent pour les bonnes œuvres de votre épouse Viviane. Elle en fera bon usage.» Colère froide du président: «Vous venez de me vexer.» [...]
 
Econduire sans froisser: tout un art. Ce reporter d'une radio périphérique a trouvé la parade. Après la diffusion d'un entretien avec le président, de passage à Paris, l'ambassadeur d'un pays sahélien parvient, à force d'insistance, à lui mettre en main un millier d'euros. Pour éviter l'esclandre, le journaliste consent à empocher la liasse, mais avertit son «bienfaiteur» qu'il la lui restituera et s'enquiert du nom d'une ONG digne de confiance opérant dans le pays. La semaine suivante, un déjeuner réunit les deux protagonistes, et l'homme de micro tient parole. Il confie l'obole au diplomate, prié de faire suivre. Retour à l'envoyeur. Pour deux, cinq ou dix qui refusent, combien empochent, voire quémandent l'aumône en cash? «Avec celles et ceux que j'ai vus des enveloppes en main, soupire un consultant béninois, on formerait une rédaction pléthorique.» [...]
 
[...] Au lendemain de l'indépendance, tout envoyé spécial à Abidjan se devait de descendre à l'hôtel Ivoire. «Sinon, souligne Patrick Girard, aucune chance de voir Houphouët ou ses proches. A l'époque, impossible de régler sa chambre. Laquelle était souvent garnie. Sur le lit, une mallette de billets pour les faux frais. Et, dans le lit, une jolie gazelle locale.» C'était le temps où le Zaïrois Mobutu accueillait à bord du Kamanyola, refuge flottant dont les roues à aubes donnaient au fleuve Congo des allures de Mississippi tropical, les journalistes qui avaient l'heur de lui plaire. «Une épreuve, concède aujourd'hui Girard. Le Laurent Perrier rosé, passe encore. Mais les vidéos de la série des Gendarmes en boucle, non merci. Depuis, je voue à Louis de Funès une haine tenace.»
 
[...] Brutale ou pacifique, l'alternance exhume parfois des archives du vaincu de troublants indices. En 1997, quand les colonnes de Denis Sassou-Nguesso, venues de son fief d'Oyo, chassent Lissouba et les siens de Brazzaville, elles entraînent dans leur sillage une poignée de reporters. Dans le capharnaüm de la présidence, deux d'entre eux découvrent un cahier à spirale et un jeu de disquettes informatiques. L'une d'elles contient une liste de journalistes, notamment français, présentés comme les obligés du régime déchu, ainsi que le montant des largesses qui leur furent consenties. «Désolé, je ne peux pas te livrer les noms, confie l'un des membres du tandem, envoyé spécial d'un quotidien parisien. Deux confrères du canard y figurent.»

Les safaris d'un «fils de pub»

Voilà des lustres que Jacques Séguéla l'omniscient recycle à l'export, avec des fortunes diverses, les lauriers cueillis en 1981 dans le sillage de François Mitterrand, incarnation terroir de la «force tranquille». Deux décennies plus tard, le fakir au bronzage insolent offrait [au président sénégalais Abdou] Diouf, en piste pour un nouveau mandat, une réplique désinvolte de ses formules magiques. Comment a-t-il convaincu l'héritier de Senghor, géant courtois et austère, de poser sur ses affiches parmi fruits et légumes, un épi de maïs à la main, ou en patriarche guindé entouré d'une nuée de gamins? Mystère. D'autant que dans la corbeille de la version maraîchère figurait en bonne place une aubergine, emblème guère flatteur en Afrique de l'Ouest.
 
Il est vrai, que dans le maniement hasardeux des symboles, Séguéla joue alors les récidivistes. Déjà, au Cameroun, lors de la campagne de 1992, il avait affublé le président sortant, Paul Biya, d'un surnom royal: l'Homme-Lion. Certes, au pays des Lions indomptables - ainsi désigne-t-on les idoles de l'équipe nationale de football - l'analogie peut sembler élogieuse. Mais la référence au roi des animaux, réputé indolent, a diverti les railleurs et ceux qu'irritent les fréquentes absences du chef de l'Etat, son goût pour les vacances prolongées et sa cure annuelle de thalassothérapie à La Baule.
 
[...] Dans la perspective de l'échéance de juillet 2006, Joseph Kabila, président sortant de la République démocratique du Congo (RDC) et candidat à un mandat électif en bonne et due forme, a lui aussi confié son image à RSCG. Et que croyez-vous qu'il advint? On vit fleurir à Kin des affiches à la gloire de «Joseph», barrées de l'inusable référence à la «force tranquille». Prudent, le «petit Kabila» a aussi recruté les stratèges d'un cabinet américain - Schriefer Group - connu pour avoir pris part aux deux campagnes victorieuses de George W. Bush. [...]
 
Lorsque Abdou Diouf occupait le secrétariat général de la présidence sénégalaise, il avait pour habitude d' «envoyer promener» les gourous en quête de contrats. Parvenu à la tête de l'Etat, ce socialiste tempéré consent à recevoir Jacques Séguéla qui, fine mouche, se prévaut de l'amitié de François Mitterrand. Le test est jugé concluant: à la veille d'élections européennes, on crédite le visiteur de la publication, dans le quotidien Libération, d'une tribune que le successeur de Senghor consacre à l'Afrique, parent pauvre du débat. Quand se profile la présidentielle de février-mars 2000, c'est à reculons que Diouf le réfractaire, harcelé par ses proches, avalise le retour d'Euro RSCG. «Ce fut contre-productif» , admet-il aujourd'hui. Loin d'accabler le stratège blanc, le vaincu le dédouane. «Ce n'est pas sa faute. Il a fait ce qu'il a pu. Ses collaborateurs ont accompli leur travail en vrais professionnels. Mais mon tempérament m'interdit de me plier aux règles de ce jeu-là. Certaines me heurtent. Et toute la presse sénégalaise s'est liguée contre moi. Pourquoi, entendait-on, va-t-il chercher un étranger, alors que nous sommes là?»
 
Les saillies verbales, les bains de foule, le face-à-face télévisé... Non, décidément, ce client-là ne pouvait s'y résoudre. Les rodomontades de Séguéla, pharmacien de formation, vont épaissir le dossier d'instruction du procès en mépris présidentiel. «Je vais étonner les Sénégalais!» claironne-t- il dans un entretien accordé aux médias dakarois. Diouf lui-même, qui connaît son monde, est atterré. [...] Dans un essai intitulé Le Vertige des urnes, l'un des 25 ouvrages nés de sa plume, Séguéla, qui fut dans une vie antérieure reporter à Paris Match et à France-Soir, reconnaît avoir manqué «d'à-propos, de jugeote et de courage». «J'aurais dû, écrit-il au sujet d'Abdou Diouf, l'inciter à renoncer.»

L'indéboulonnable Charles Debbasch

Il est 6 h 30, ce jeudi 13 juillet. Le soleil, qui, à son zénith, se fera étreinte, n'est encore que caresse. Rasant, il blondit à peine le muret de pierre qui enserre la terrasse du Kara, l'hôtel le plus huppé de la ville du même nom, dans le nord du Togo. Un homme frêle à la mise soignée glisse à pas lents vers la réception. En chemin, il fait escale devant la haute cage d'un perroquet gris perle à queue rouge, échange avec le volatile quelques civilités puis invite d'une voix douce cet ami de dix ans à piocher dans le morceau de banane glissé entre les barreaux. C'est ainsi: le «doyen Debbasch» - son titre de gloire favori - chérit les animaux. Et vénère les yorkshires, chiens d'agrément au long pelage fin et soyeux. [...] [NDLR: le juriste a été condamné, le 11 mai 2005, à deux ans de prison dont un ferme pour détournement d'œuvres.]
 
Deux heures plus tard, une Peugeot 607 bleu nuit, limousine de fonction, dépose le professeur aixois près de la tribune d'honneur dressée en lisière d'un pré de Pya, village natal du défunt chef de l'Etat Gnassingbé Eyadema et fief du clan. C'est qu'il assiste aujourd'hui, au côté du président Faure, de la quasi-totalité du gouvernement et d'une cohorte d'élus, de diplomates et d'hommes d'affaires, à la finale de lutte traditionnelle - les Evala - du canton. [...] Tout à l'heure, au banquet de clôture - argenterie, serveurs en livrée, fanfare militaire, sylvaner et mouton-cadet - il siégera non loin de la table de Son Excellence, à la gauche de l'affable Kokou Tozoun, ministre de la Communication et de la Formation civique. Une scène en apparence anodine donne l'exacte mesure de l'audience du doyen. Quand le journaliste de passage s'enquiert du sort réservé à sa demande d'entretien avec le chef de l'Etat, maintes fois réitérée, le ministre Tozoun, tétanisé, le prie de ne pas insister. Son auguste voisin, lui, se lève, va glisser quelques mots à l'oreille de Faure Gnassingbé, puis revient livrer la réponse. «Peut-être vers 17 heures, s'il a pu entre-temps se reposer un peu. Je ne vous promets rien, mais tenez-vous prêt.» [...]
«En 1998, raconte l'ambassadeur du Congo à Paris, Henri Lopes, nous l'avons chargé d'une analyse critique de la Constitution alors en vigueur. Il nous a livré sous forme de plaquette un travail remarquable. Une centaine de pages, bien aérées, imprimées sur un papier de qualité. Mais le montant de la facture, précisé par contrat, m'a sidéré. C'était de l'ordre de 3 millions de francs [plus de 450 000 €]. Il fallait bien respecter notre signature. Une première tranche ayant déjà été versée, nous avons décidé d'en rester là. Quand on y pense... L'étude avait été tirée à 3 000 exemplaires, et plus de 2 000 nous sont restés sur les bras. Qui peut lire ça?»

Cheikh Béchir, gourou de Jeune Afrique

Seul maître à bord après Dieu - et encore - le capitaine Ben Yahmed, alias «Sy Béchir», exerce sur celles et ceux qui le côtoient une fascination ambiguë. Son fan-club le dépeint sous les traits d'un «fou de presse», l'un des derniers monstres sacrés de la légende de l'écrit, un charmeur, urbain et cultivé, doublé d'un bosseur acharné, souverain d' «une monarchie sans baronnies ni féodalités, ou l'humble débutant peut monter à la Une si son papier le mérite». «Une puissance de travail phénoménale et une intelligence hors du commun, insiste un ex-fidèle, pourtant peu tendre avec le grand timonier. Il est sur le pont de 5 heures à 23 heures. Son hygiène de vie paraît sans faille. Il ne boit pas, ne fume pas et fuit les mondanités.» «Cet homme a du génie, s'exclame en écho Jean-Paul Pigasse, vice-président du Groupe Jeune Afrique de 1994 à 1997. Il est de la lignée des Robert Hersant et des Philippe Amaury. Et il lui arrive de se moquer de lui-même avec un humour dévastateur.» «Ce canard, renchérit une figure historique, c'est l'unique amour de sa vie.»
 
Portrait flatteur, battu en brèche par maints ex-disciples. «Un chef cassant, arrogant, imbu de lui-même», tranche une ancienne qui, trente ans après, se souvient encore de l'avoinée qu'elle avait essuyée pour avoir osé descendre dans le bureau sacré sans son carnet. «Un patron à l'ego colossal, qui vous humilie sans déplaisir», avance une autre plume. «Un despote éclairé, sans scrupules ni préjugés», nuance un confrère, pourtant enclin à gommer les travers de l'autocrate pour ne retenir des quatre années vécues à JA que le halo de lumière. «J'ai pris avec lui de fantastiques leçons de journalisme, soutient Patrick Girard, passé voilà peu de Marianne à Radio Shalom. S'il décèle chez vous une petite promesse de talent, Ben Yahmed est capable de vous faire venir trois ou cinq fois dans son bureau pour disséquer un papier.
 
Expérience rude, mais formatrice.» Rude… Bel euphémisme. D'autres sont sortis mortifiés d'une rebuffade publique, telle cette rubricarde sommée ironiquement d'apprendre les rudiments du métier auprès des stagiaires de passage. «Si tu es faible, tu es mort», soupire un des rares Subsahariens de la rédaction. Le Franco-Tunisien Sy Béchir, détenteur depuis peu de la double nationalité, pécherait-il à contre-emploi par modestie quand il soutient qu'il «fournit la piscine, mais pas le maître nageur»? Car le fils de commerçant djerbien a lancé dans le grand bain des dizaines de débutants, quitte à abandonner les «damnés» à la noyade pour mieux choyer les «élus». «On voyage très vite et l'on peut fort bien, avec six mois d'ancienneté, signer un papier de cover ou l'interview d'un président», s'extasie l'un d'entre eux. D'ailleurs, le journaliste en herbe se doit de considérer comme un privilège la fréquentation du grand homme, expert incontesté des statuts précaires, des tribunaux des prud'hommes et des failles du droit social. Périodes d'essai, contrats à durée déterminée répétitifs, congédiements brutaux, salaires modiques ou aléatoires: tout l'arsenal y passe…
 
Phalanstère familial pour les uns, JA s'apparente pour d'autres à une quasi-secte, avec son gourou flanqué de sa garde rapprochée, ses disciples zélés, ses insoumis. Et, bien entendu, ses rites magiques. Il en est un qui, à lui seul, mériterait une thèse de doctorat en psychologie: la conférence critique du lundi, à 11 heures pétantes. Elle est au rendez-vous quotidien de 8 h 30 ce que la grand-messe dominicale est aux matines. Avec son front haut et large que barre une saignée rouge verticale, son visage strié de rides et son regard tantôt inquisiteur, tantôt goguenard, Maître Béchir, l'officiant, donne alors toute la mesure de son talent. «Il fait son show, s'amuse un témoin. Surtout s'il y a cette semaine-là un invité de marque. Un show orchestré par lui et pour lui. Et ça dure des plombes.» Au fil des ans, le célébrant s'est assagi, voire effacé. Mais il peut fort bien feuilleter l'édition fraîchement imprimée d'une main dédaigneuse puis, d'un geste théâtral, propulser dans une poubelle «ce journal de merde».
 
On a aussi vu parfois les parapheurs voler. La liturgie de la relecture peut virer au jeu de massacre, au règlement de comptes, ou prendre un tour plus subtil. Chaque semaine, Sy Béchir commet d'office un procureur, qu'il s'agisse d'un vétéran de la maison ou d'un stagiaire, chargé de passer au scanner le dernier numéro. Redoutable privilège: le réquisitoire, plus ou moins féroce, circule dès 8 heures. A l'ouverture de la cérémonie, le doyen de l'assemblée, René Guyonnet, passe ledit diagnostic à la Moulinette. Ambiance... «Très gênant pour l'amour-propre des auteurs, mais très sain», tranche le vétéran Hamid Barrada. De même, il est d'usage de soumettre la première mouture d'un papier à la sagacité de quelques confrères.
 
La catharsis maison a ses limites. Pour avoir émis des doutes quant à la pertinence d'un entretien avec le Premier ministre sénégalais Macky Sall, un débutant ivoirien fut gratifié d'une riposte signée par un lieutenant de BBY: «Je tiens à te signaler que tu es encore à l'essai; plutôt que de formuler des critiques inutiles, tu serais mieux inspiré de te consacrer à tes propres papiers.» L'usage veut que les bizuts soient affranchis par la jeune garde de la rédaction. «Une consœur, raconte l'un d'eux, m'a dit texto ceci: “Ici, méfie-toi de ton ombre. Tout ce que tu dis, au téléphone ou en privé, peut parvenir aux oreilles de Ben Yahmed.” De quoi devenir parano.» Volontiers enjôleur, Sy Béchir tombe le masque dès qu'une forte tête s'en prend aux fondements de son empire. «On est soudain passés de la mansuétude à la mise en garde, rapporte un reporter en rupture de ban. Le message? Ne l'oubliez jamais, mon cher: tous ceux qui se sont attaqués à Jeune Afrique s'en sont mordu les doigts.» «Comme tout autocrate, précise une ancienne, il a besoin de larbins, mais ne respecte que ceux qui lui tiennent tête. Cette maison, m'a dit Béchir au moment de mon départ, sera toujours la vôtre; et si vous avez besoin d'aide, je suis là. Depuis, il m'a relancée à plusieurs reprises.»
 
Les Sorciers blancs. Enquête sur les faux amis français de l'Afrique, par Vincent Hugeux. Fayard, 331 p., 20 €.

 

 

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Jeudi 8 mars 2007 4 08 /03 /2007 10:44

C’est toujours émouvant de voir arriver un nouveau livre qu’on a écrit. Car cette fois ça y est. Les Nègres de la République est sorti de chez l’imprimeur. L’ouvrage ayant été censuré, comme Le Crime de Napoléon l’avait été en son temps, on se doute qu’il n’est pas anodin. Plutôt assez toxique pour « effarer » par mal de monde, mais comme ce n’est pas du monde bien, c’est sans importance. Je l’ai relu encore hier comme un lecteur, juste pour le plaisir. Il m’a semblé que ce livre était absolument nécessaire. Au moment où les défenseurs de l’apartheid et des ghettos sortent de la tranchée pour l’offensive générale, il vient à point nommé. Au-delà des sujets tabous abordés, de la polémique et des comptes enfin réglés...

www.claude-ribbe.com

(JPG) 

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Lundi 26 mars 2007 1 26 /03 /2007 12:47
Marseille, le 23 mars 2007
 
Mesdames, Messieurs,
 
Arlette Laguiller, Marie-Georges Buffet, Ségolène Royal, Dominique Voynet,
Jean-Marie Le Pen, José Bové, François Bayrou, Philippe de Villiers, Frédéric Nihous,
Gérard Schivardi , Olivier Besancenot, Nicolas Sarkozy,
 
Une première lettre avait été adressée aux candidats déclarés le 05 Avril 2006.
Une seconde lettre a été adressée aux candidats déclarés le 12 juillet 2006.
7 candidats nous ont apporté leur soutien. Ils ne figurent malheureusement pas sur la liste officielle comme vous.
Nous vous demandons pour la 3è fois, en votre qualité de candidat officiel, votre position par rapport à ce rallye indécent dont l’édition 2007 a fait 3 morts et non pas 2, compte tenu du désordre sociétal qu’il engendre.
 
En résumé :
Au fil des années l’esprit de dépassement de soi et d’aventure s’en est allé laissant la place à la surenchère financière et économique d’un classement d’hommes et de marques.
Si les premiers accidents pouvaient être rangés sur le compte de l’inexpérience des organisateurs, les victimes qui se comptent par dizaines par la suite nous amènent à jeter un regard circonspect, voire désapprobateur sur les conditions et dispositifs de sécurité  mis en place par la société organisatrice, la société ASO.

 On ne peut dans le même  temps déployer en France des efforts sans précédents pour lutter contre la violence routière et de l’autre côté, la médiatiser et la rendre acceptable dans les pays en voie de développement. Les décès successifs d'enfants sur les routes du « Dakar » semblent s'assimiler à un événement banal aux yeux de l'opinion publique. La vie de deux petits Africains n'a-t-elle pas la même valeur que celle de deux petits Européens ?
Un tel drame répété annuellement en France susciterait un émoi tel qu'un rallye semblable serait immédiatement interdit

Chaque année, malgré les manifestations et les protestations, nous sommes scandalisés de voir que des vies innocentes sont ravies à leurs familles, sans aucune conséquence pour les organisateurs, lorsque l’on sait que chaque concurrent de ce rallye satisfait à toutes ses obligations y compris la souscription de contrats d’assurances comme il est exigé dans le règlement ( assistance, dommages aux tiers, rapatriement ).
Vous n’êtes pas sans ignorer que les populations des pays traversés vivent avec moins d’un euro par jour, et en plus de cette fatalité, la mort vient les frapper au détour d’un chemin par le biais d’une course dont la seule satisfaction est une performance sportive qui leur est totalement étrangère et inaccessible.
A l’évidence, le rallye Dakar dérive et reste incapable de retrouver les valeurs sportives et humanitaires qui étaient les siennes à l’origine. Le CAVAD s'interroge sur la responsabilité des pouvoirs publics qui participent au maintien de la course en permettant sa retransmission et en appuyant son organisation.

Fort de ce constat, le Collectif Actions pour les Victimes du Dakar signataire attire à nouveau votre attention sur la nécessité d’intervenir et de se positionner fermement pour imposer:

1)
L’arrêt définitif et l’interdiction pure et simple de cette manifestation en raison des dommages induits aussi bien sur l’environnement des régions que sur l’espérance de vie des populations concernées
2) L’interdiction de la subvention publique pour cette épreuve si elle perdure : les contribuables français ne sauraient en aucun cas financer les crimes et les délits d’une société privée.
3) La réparation, par la société ASO, des préjudices causés aux populations victimes;
les concurrents et l’organisateur de cette compétition doivent assumer leurs responsabilités, en dédommageant ou indemnisant les victimes pour les préjudices subis. Ce qui est n’est finalement que la traduction de la couverture des risques encourus dans de pareilles situations.

Au nom du respect des Droits de l’Homme et de la Convention des Droits de l'Enfant
Au nom du respect du Code de l'Environnement et des directives européennes
Et l’organisation de cette manifestation étant française,
Au nom d’une certaine idée de la France et de son rayonnement international
Au nom de l’Humanité et de la Décence,
Pour que cesse l'hécatombe annuelle d'enfants au nom du loisir automobile en terre africaine et pour que triomphe la dignité, le droit et le respect de la vie humaine.

VOICI NOS QUESTIONS :
  • Continuerez-vous à cautionner le rallye Dakar par le financement public des activités criminelles et délictueuses de la société privée Amaury Sport Organisation ?
  • Que comptez-vous faire quant aux dédommagements réclamés pour les victimes anonymes du rallye Dakar ?
  • Quelle suite comptez-vous donner à la demande d’ouverture d’une enquête parlementaire demandée depuis plus d’1 an par le Député UMP du Gard Jean-Marc Roubaud ?
  • Quelle réponse donneriez-vous à la question écrite au gouvernement n° QE N°116947 du 30/01/2007 (source JO) restée sans réponse ; posée par Mme Sylvie Andrieux,  Député PS des Bouches du Rhône au Ministre de la Culture et de la Communication, quant au maintien et à la pertinence de ce safari meurtrier en terre africaine.
 
Au moment où demander le remboursement de notre redevance audiovisuelle devient d’actualité, à défaut du débat public et contradictoire qui nous est refusé, vos réponses seront déterminantes sur le choix électoral des membres, amis et sympathisants du CAVAD,.
La pétition internationale pour la suppression du rallye Dakar porte à ce jour plus de 24.500 signatures dont celle de 21.000 électeurs français, toutes sensibilités confondues, malgré le silence médiatique dont notre action fait l’objet.
 
Nous restons dans l’attente de votre prise de position claire et officielle sur ce fait de notre société que nous afficherons sur notre site avant le 1er tour pour l’information de tous.
Respectueuses salutations.

Pour le Collectif pour les Victimes Anonymes du Dakar
Claire Aymes  contact 06 11 50 47 27
Assassiner des enfants n’est pas un sport !
To assassinate children is not a sport !

Alliance Noire Citoyenne, Association des Femmes d’Outre-Mer et d’Horizons Multiples, Amicale Français d’Origine Africaine, Association BERACA, Association Le CLAN, Tam-Tam Dak’Out, Comité Non au Dakar, CUBARTE, Les Damnés de la Terre, Europe Ecologie Paca, Euro-Minorités, Génération Ecologie, Monde des Cultures Dambé, Mouvement pour une Nouvelle Humanité, Mouvement Y’en a marre du Dakar, Regroupement Travailleurs Sénégalais en France, Réseau Action Conso, Les Ogres,  Planète Non Violence, ECOFORUM, QUIBLA, AFRIKARA, AFRICULTURES, Le CRAN Paca, Le CRAN BdR, Le CRAN Vaucluse, Convention Vie et Nature pour une Ecologie Radicale, Biocentrisme.com, Citoyens Libres Collectif Afrika, Alliance Zapatiste de Libération Sociale,
Amicale Français d’origine Comorienne
 
COPIE AUX MEDIAS......
 

Stoppez le Dakar 2 par Balkys
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Dimanche 24 juin 2007 7 24 /06 /2007 11:35

Somi, chanteuse de jazz américaine d’origine rwandaise née aux Etats-Unis, livre son premier album solo, Red soil in my eyes (World Village/Harmonia Mundi). Avec un feeling très new-yorkais, elle s’inspire des sonorités de son pays natal pour produire une musique forte et originale.

Voilà la révélation jazz de l’année pour la scène africaine ! Somi, née au Rwanda et grandie aux Etats-Unis, a une voix exceptionnelle, qui couvre quatre octaves, et dont elle use en la modelant avec une aisance déconcertante, tantôt suave, tantôt puissante, tantôt légère, tantôt profonde, tantôt volant haut, tantôt de lourde gravité, dans la pure tradition des grandes chanteuses noires de jazz, d’Ella Fitzgerald à Sarah Vaughan. Somi, qui évolue aux Etats-Unis dans les milieux jazz, blues, et R&B, s’est produite dans quelques-uns des lieux et manifestations les plus prestigieux du pays, comme le Blue Note à New York ou le Festival de jazz de Chicago. Red soil", c’est le retour aux sources d’une enfant d’exilés, son hommage à la terre-mère d’Afrique, de couleur rouge dans son pays natal. « J’ai deux "chez-moi", ici et là-bas, en Afrique et en Amérique du nord », confie l’artiste. « Souvent, nous naviguons à la boussole en ce monde, sans avoir véritablement conscience de notre vrai "moi" (…) Je souhaite que les Africains d’Afrique entendent dans mon travail un prolongement de leur être profond et en ressentent de la fierté ». Retour aux origines plus que réussi, avec des chansons chantées en anglais, en kinyarwanda ou en swahili pour dire son appartenance à plusieurs cultures, et un environnement musical de jazz, de bossa-nova, et même d’arabesque, pour rendre hommage au continent entier et à ses diasporas.

www.afrik.com/article11982.html

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Samedi 7 juillet 2007 6 07 /07 /2007 08:34

La charité bien ordonnée commence par soi même. Il n'y a donc rien de bien méchant que de découvrir et faire partager des créations d'artistes que les Majors ne signeront pas en raison de leur tenue de camouflage ou de leurs engagements NON REGLEMENTAIRES. Tout le monde ne passera pas à la Star'Ac , encore moins chez l’inoxydable Michel Drucker. C'est dire si la marge de manoeuvre est étroite pour des artistes n’ayant que leurs talents à "vendre". Heureusement, Internet est là et rompt le plafond de verre empêchant aux "sans culottes" de s’exprimer librement.

Bonne écoute et à bientôt !

 

 

A2N 


Casey - Chez Moi
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Mardi 10 juillet 2007 2 10 /07 /2007 02:57

La charité bien ordonnée commence par soi même. Il n'y a donc rien de bien méchant que de découvrir et faire partager des créations d'artistes que les Majors ne signeront pas en raison de leur tenue de camouflage ou de leurs engagements NON REGLEMENTAIRES. Tout le monde ne passera pas à la Star'Ac , encore moins chez l’inoxydable Michel Drucker. C'est dire si la marge de manoeuvre est étroite pour des artistes n’ayant que leurs talents à "vendre". Heureusement, Internet est là et rompt le plafond de verre empêchant aux "sans culottes" de s’exprimer librement.

Bonne écoute et à bientôt !

A2N 

 

 

Souleymane Diamanka est un poète émouvant. A travers ses paroles et ses proverbes, l’enfant Peul raconte son histoire, son vécu et la mémoire de ses ancêtres. Son album « l’hiver Peul » est sorti au mois d’avril sous le rythme du Jazz,de la soul et de la chanson française. Le franco-sénégalais aime les mots. Des mots qu’il pose avec une voix chaude et touchante. (Vu sur Bondy blog)

Papillon en Papier
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Mercredi 11 juillet 2007 3 11 /07 /2007 09:32

Quinze ans avant Dieudonné, un humoriste fut lynché... Son seul tort : avoir fait une imitation qui parlait de l'homosexualité d'une icône de l'époque, le dénommé Henri Chapier. Dès lors, l'infortuné humoriste à peau noire entama un long chemin de "croix" qui se termina par sa disparition des plateaux TV. L'hypocrisie, le racisme et le suivisme firent d'Eric Blanc ( nom de scène de l'humoriste) le paria du show-biz. Comme Dieudonné qui avait enfoncé le plafond de verre réduisant les non -blancs au statut de " bêtes exotiques"dans une société française trop frileuse, Eric Blanc défraya la chronique dans les médias en raison de son humour "incorrect". A la différence de l'humoriste Dieudonné, le comique Eric Blanc ne disposait pas d'une scène de repli, d'une base arrière....., et ne pouvait donc pas entrer en résistance.Or, Malgré la diabolisation et les milliers de procès et procès d'intention, l'agitateur Afro Breton peut toujours recevoir ses fans chez lui au Théâtre de la Main d'Or, luxe que n'a pas eu Eric Blanc, il y a une décennie. Pas de chance pour lui !

Morale de l'histoire: avant de sortir du ghetto dans lequel l'on est automatiquement enfermé quand la "tenue de camouflage" n'est pas la "bonne", il vaut mieux d'abord s'assurer de son INDEPENDANCE. A défaut, la moindre sortie du "répertoire autorisé" à savoir l'humour '' Banania '', mène tout droit ans le décor. Qu'on se le dise, un comique noir reste exotique...., comme l'ont rappelé les censeurs de l'époque à Eric Blanc, pardon Eric Degbegni

A2N

 

Le lynchage d'Eric Blanc !
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HISTOIRE D'EN RIRE !

C'est l'histoire d'une dame âgée qui en traversant la chaussée fait une chute et se ramasse sur le derrière en plein milieu de la rue !
Sarkozy, qui la suivait par hasard, s'empresse de l'aider à se relever et à traverser la rue.
Arrivés de l'autre côté de la rue, le petit Nicolas dit à la vieille dame :
- Ce fut un plaisir pour moi de vous aider. Est-ce que vous m’avez reconnu ? Je suis Nicolas Sarkozy, votre Ministre de l’Intérieur. J’espère que vous voterez pour moi aux prochaines élections.
La vieille dame lui réplique:
- Vous savez, je suis tombée sur le cul, pas sur la tête !

"Sarkozy n'a qu'un handicap d'image : il est petit. Pour qu'une photo de lui soit bonne, il faut travailler baisser, essayer de le décrocher pour le grandir"

 Raymond Depardon, Cinéaste et Photographe 

«L'esclavage des Noirs a été inventé par les Noirs, en Afrique, c'est eux qui vendent les autres Noirs parce qu'ils n'ont aucune conscience de la fraternité Noire, ça n'existe pas ça ». Eric Zemmour, journaliste I-Tele et France 2 

«Beaucoup de ces Africains sont polygames.Dans un appartement, il y a trois ou quatre femmes et 25 enfants.Ils sont tellement bondés que ce ne sont plus des appartements, mais Dieu sait quoi ! On comprend pourquoi ces enfants courent dans les rues.» Hélène Carrere d'Encausse, membre de l'académie Française ( A propos des émeutes urbaines)

 

 



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