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La propagande des médias aux ordres et la désinformation quotidienne de penseurs et pseudos philosophes, qui squattent les plateaux TV et ondes radiophoniques, ont triomphé de la lucidité des Français. Depuis hier, 16 mai 2007, le candidat du CAC 40, du MEDEF et des lobbies, est le président de la République. Sa victoire face à la candidate socialiste, Ségolène Royal, est nette ( sans bavures ???). La majorité des suffrages s'est portée sur son projet, celui d'une droite raciste et ultra-réactionnaire, ce n'est pas la présence de quelques Basanés à l'UMP ou dans le prochain gouvernement, voire les ralliements opportunistes de centristes et d'apparentés socialistes, qui démontrera le contraire. En criant aux loups et en sous-tendant qu'il existait des ennemis de l'intérieur, ceux là qui demandent la "repentance" de la France, comme l'ont suggéré le candidat de la peur et ses amis "intellectuels", les électeurs ont voté sans discernement pour un projet de société néoconservateur. On sait ce qu'il adviendra très bientôt. En clair, comme l'a rappelé le slogan choc de la campagne électorale, "Ensemble tout est possible". Oui, tout est possible, mais sans nous, c'est à dire une grande minorité ( 47%) qui croit en une société plus "juste" et plus "forte", fière de son identité "multiraciale", qui n'a pas honte de reconnaître toute son Histoire, celle qui est à la fois estimable et condamnable. 

Ce n'est qu'à ce prix là que la France se réalisera et évitera de culpabiliser ceux des siens qui ne croient ni au mythe d'une grand ancêtre Gaulois commun, ni aux bienfaits de la colonisation, encore moins aux fables d'un historien de pacotille sorti de la botte d'un journaliste cumulard et chef de la propagande sur l'unicité de l'Histoire ( pas la sienne, bien entendu).

Enfin, le nouvel occupant du château de l'Elysée n'empêchera pas au monde de tourner, même si l'on s'attend à subir, plus que jamais, ses coups de pression et autres intimidations. Il faut l'accepter, c'est le peuple qui l'a souhaité majoritairement ( 53%), mais regrettera très bientôt son choix à courte vue.  En attendant la CENSURE promise par le monarque en puissance, au nom de la protection des "petits intérêts" d'une oligarchie de la finance et de lobbies politico-mafieux, vous pouvez continuer à vous exprimer ou visiter cet espace de liberté sans concession.  Putain 5 ans !

  

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Mardi 10 octobre 2006 2 10 /10 /2006 15:49

L’adhésion en fanfare en septembre 2006 de l’ex-rappeur Bruno Beausir alias Doc Gynéco icône de la fumette et des textes provocateurs avait surpris plus d’un observateur tellement la ficelle paraissait grosse. En affiliant une personnalité perçue comme représentative des banlieues qui avaient courageusement affronté les forces de polices en novembre 2005, le président de l’UMP et candidat à l’élection présidentielle tentait de refaire son déficit de popularité en s’affichant avec un «nègre domestique». Quitte au dit Doc pas vraiment docte de rameuter son clan, sa famille, ses proches, …

Afrikara avait déjà soupçonné, dans la foulée des propos d’un «grand frère» de Doc Gynéco, le rappeur Stomy Bugsy, une grosse anguille sous roche, quelque chose comme un deal, soit lié à la volonté de l’artiste en perte de vitesse de jouir d’une méga promo pour son actualité musicale, soit toute autre nécessité. Pourtant un autre Doc Gynéco s’était déjà signalé à l’écrit pour son anti-Sarkozysme frontal, peu avant sa conversion soudaine à la mystique politique du moment.

                 Il était une fois un Gynéco anti-Sarko…

En effet le «Canard enchaîné» du 27.09.06 s’est penché sur cette bizarrerie, et rappelle le lecteur au souvenir récent d’un Doc Gynéco résolument hostile au président de l’UMP, en … 2006, hier en quelques sortes. Dans une livraison autobiographique parue en Janvier 2006, intitulée «Un homme nature. Ma vie, ma philosophie», le rappeur allumé se défendait d’avoir jamais été approché par les politiques dont il affirmait se méfier : «Je n’ai jamais été approché par aucun homme politique. Pour qu’un politique ose s’aventurer avec Gynéco, il va falloir qu’il change les règles de son parti même ! Ils sont trop intelligents pour s’afficher avec moi…» [Page 23]. Conclusion si on suit bien, Sarko souffrirait peut-être d’une rupture de cette intelligence que sa trop grande générosité veut bien accorder aux … Africains, en Afrique !

Plus explicite dans son inoubliable prose combat comme disait Solar, le rappeur dépassé assène : «Ils sont trop malins les Sarkozy et sa race. Ils nous vendent du vent, des conneries. Il essaie de faire plaisir aux Français en leur laissant croire qu’il pense à eux» [P. 26, cité par le «Nouvel Obs» du 21.09.06]. Pourquoi s’arrêter en si bon chemin M. Beausir ? : «Sarkozy, il fait plaisir à la France comme on fait plaisir à nos meufs. C’est une chouette carotte. …». Plus loin et carrément définitif aurait-on cru, il arrose le ministre de l’Intérieur : «On sait qu’il n’est pas bon humainement, qu’il est zéro, mais on a l’impression que pour diriger le pays, il serait bien».

Le bon sens, s’il avait quelque affaire à voir dans ce dédale de fadaises gynécosophiques laisserait penser qu’entre janvier 2006 et septembre de la même année, il aura fallu un événement majeur pour retourner à 180 degrés sans honte, un des avocats auto-déclarés de la consommation d’herbes en France.

                    La carte de l’UMP un effaceur fiscal ?

C’est encore le «Canard enchaîné» du 04.10.06, qui visiblement n’a que moyennement goûté les migrations politiques de Doc Gynéco, qui investigue sur les possibles raisons de la soudaine et contre nature étreinte entre ce jeune issu des banlieues difficiles «cassant» du flic dans ses textes, et le patron des flics de France, apôtre du sur-sécuritaire. Et de la flicomanie ethnique au passage. En effet, en décembre 2003, le fisc réclamait selon l’hebdomadaire satirique pas moins de 665 750 euros à Bruno Beausir pour des omissions […] dans ses déclarations de revenus de 1998, 1999 et 2000. Une coquette somme à sortir tout de même, au mitan d’une conjoncture creuse où le personnage et sa musique ne font plus vraiment recette. En mars 2004 le trésor public prenait une hypothèque sur l’appartement situé dans le XVIème arrondissement parisien de ce natif de Clichy-sous-Bois, pour une somme avoisinant les 84 000 euros. La brigade financière de Versailles entendait d’ailleurs Beausir en octobre 2005, suite à une poursuite judiciaire engagée par le fisc. Doc Gynéco n’aurait pas contesté sa situation fiscale -à ce que l’on comprend de l’article du «Canard enchaîné», mais il a tenu à dire que son engagement était sincère et qu’il aurait eu honte d’un deal avec l’UMP pour effacer ou réduire sa dette fiscale… Vade retro saint Thomas ! Le Doc contre-attaquait d’ailleurs pour son maître en lâchant : «Quand je vois à quel point Sarko est détesté, cela me fait penser à l’affaire Dreyfus et à l’affaire d’Outreau».

Heureusement que ce Guadeloupéen qui n’a aucune cure de sa culture natale est lui-même très aimé … depuis son coming out sarkozyste.

Gardons nous de jeter trop fort trop de pierres à l’embrumé Gynéco qui n’est certes pas le seul, loin de là, à se marchandiser politiquement en espérant se trouver du côté de la soupe en 2007. Des mieux préparés que lui en choses politiques, journalistes, hommes et femmes politiques hier anti, leaders d’opinion divers, n‘ont pas arrêté de le faire depuis des mois de transhumance électoraliste forcenée. Mais il est certain que Doc Gynéco, agissant de la sorte sait très bien que son nom, qu’il le veuille ou non est associé à la banlieue, aux Antilles, aux Noirs. Et son acte n’est pas neutre sur le regard porté sur ces populations de France. Il tend donc à entretenir auprès du grand public l’illusion d’un soutien électoral [au minimum potentiel] à Nicolas Sarkozy provenant des banlieues, des Caraïbes, des Black. Comme désormais on ne vote qu’en fonction des sondages et on détermine les intentions de vote à partir de celles que l’on croit être issues de la société dans un effet miroir de démocratie tronquée, des adhésions politiques mêmes alimentaires mais aussi médiatiques à un camp politique pourraient valoir cher au résultat des courses.

www.afrikara.com/index.php?page=contenu&art=1417

 

 

 

 

 

 

 

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Mardi 10 octobre 2006 2 10 /10 /2006 16:45

par Aminata TRAORE

Aminata Traoré, écrivaineL’Europe qui vante les bienfaits de l’ouverture de toutes les frontières et qui s’immisce, sur cette base, dans chaque aspect de l’existence des peuples qu’elle domine, se barricade. Elle développe une conception de sa sécurité qui l’amène à externaliser ses frontières et à faire de la lutte contre l’immigration dite clandestine l’une des composantes de sa politique étrangère, dont la coopération avec l’Afrique. Cette réalité ouvre une nouvelle page, tragique, de l’histoire de ce continent pillé et meurtri dont les peuples croyaient révolues les pratiques de la traite négrière : chasse à l’homme, menottes (en remplacement des chaînes), coups et blessures, camps d’internement.

Les évènements dramatiques de Ceuta et Melilla et l’insupportable scénario des noyades de centaines de jeunes d’Afrique au large des côtes mauritaniennes, après le verrouillage de l’axe Maroc-Espagne, sont autant de faits qui mettent à nu non pas la pauvreté de l’Afrique et les conflits qui la déchirent, mais la poursuite du pillage qui l’appauvrit en sécrétant la peur et la haine dans les cœurs. L’ampleur actuelle des départs n’est que l’expression de l’aggravation de ce processus, à l’heure du libéralisme mondialisé.

Mais les causes historiques et macro-économiques du déracinement et de l’errance des milliers d’Africains, dans l’ensemble jeunes, continuent d’être occultées pour mieux justifier des réponses toutes faites – aide publique au développement, lutte contre la pauvreté, bonne gouvernance – qui sont conformes aux vues et aux intérêts des puissances occidentales riches et industrialisées.

Par leurs sacrifices, les jeunes qui partent et endurent les pires souffrances, quand ils ne meurent pas, interpellent plus que jamais l’Europe et l’Afrique. Ils auraient pu se battre autrement, chez eux, avec la même détermination, la même énergie s’ils avaient eu la chance, à l’instar de ceux de leur âge en Europe, de jouir d’une lecture plus complète de l’état de leurs pays d’origine et de la nature des rapports de force qui président aux politiques économiques.

L’immense service que l’Europe peut rendre à l’Afrique, qui a les « veines ouvertes », n’a strictement rien à voir avec l’augmentation d’une aide au développement dont elle dépensera elle-même une partie en consacrant l’autre à la corruption politique et idéologique des dirigeants africains. L’issue la plus honorable à l’impasse actuelle est dans un examen rigoureux de la relation entre accords de coopération, paupérisation et départs massifs des paysans, des pêcheurs, des artisans, des petits commerçants, des femmes etc. La même rigueur s’impose dans l’analyse de la relation entre ouverture économique au forceps, paupérisation et conflits armés. Ceux qui sont contraints à l’exil sont tantôt des demandeurs d’emploi, tantôt des demandeurs d’asile. Ces deux catégories de désespérés partagent le même sort, précisément parce que la mondialisation néolibérale est une guerre permanente contre les non possédants et les dépossédés. Avant d’envisager l’émigration, ils se sont souvent engagés dans la lutte pour des démocraties que l’Europe elle-même et les autres puissances mondiales réduisent à des élections bien organisées, en entravant l’information et le débat de fond sur la mainmise des grandes entreprises sur les richesses des pays d’origine.

Hommage aux associations des pays de transit et d’accueil qui ont largement contribué à lever le voile sur le sort des déshérités qui ne vont pas en Europe mais à la rencontre des Européens.

www.association-mnh.org/

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Jeudi 12 octobre 2006 4 12 /10 /2006 15:36

La rumeur enflait depuis un petit moment déjà, le mercredi 11 octobre 2006 l’a confirmée. Sur plusieurs médias notamment la radio France Info, Mbala Mbala a affirmé renoncer à concourir pour l’élection présidentielle de 2007. Mettant en avant la question des financements qui lui auraient fait défaut dans la perspective de l’obtention des 500 parrainages exigés aux postulants, le nouvel ex aspirant à la magistrature suprême a dit vouloir se consacrer à son métier d’humoriste, en ne s’interdisant pas d’intervenir dans le débat présidentiel. Il ne s’est déclaré favorable à aucun candidat connu, ni Ségolène Royal ni Sarkozy qu’il ne voit pas au second tour.

Cette nouvelle est plutôt une bonne chose pour Dieudonné, qui est un véritable comédien, capable d’interroger la société, de la déranger dans ses routines mortifères, ses oublis, ses horreurs aussi. Son action, plus ou moins volontaire selon, plus ou moins justement pesée, a poussé bien des caciques et hiérarques de la république à reconnaître la fracture raciale qui traverse la France et risque à terme de la paralyser.

Certes il n’aura été ni le premier ni le plus pertinent dans ses énoncés et propos malgré une certaine acuité dans sa vision politique, son élan pour la question noire étant plutôt relativement récent. Mais son charisme d’humoriste, un certain courage à scénariser, à aborder les tabous sociétaux -histoire coloniale, traite négrière, …-   lui ont valu les soutiens inavouables de bien des Français de toutes conditions. Pour autant, aborder le débat présidentiel est une épreuve d’une grande exigence, stratégique, tactique, et nécessitant un projet minimal de société irréductible à quelques réflexions perçues comme défensives, distillées aux carrefours d’affaires, de faits divers, voire de provocations. Ces derniers temps, les positions de Dieudonné, notamment son opposition à la loi Taubira dont il s’était réclamé plusieurs années durant auparavant, officiellement pour réaliser un film sur le code noir -au fait où en est le projet?- avaient éloigné bien des proches et plongé les chauds partisans dans la stupeur. S’agissait-il d’une stratégie de positionnement anti-Taubira attendue aussi pour la présidentielle 2007? Toujours est-il que les premiers soutiens ont déserté le candidat qui s’est trouvé à multiplier les actions tous azimuts, pro-palestiniennes, pro-banlieues etc., enthousiaste à priori pour tout ce qui pourrait irriter les lobbies sionistes -ce qui ne crée pas une cohérence politique en soi-, anticommunauriste affiché tout en assumant sans nécessairement le dire le fait d’être une candidature … noire [au moins dans la perception collective]. Il était évident que l’agitateur, le questionneur, l’empêcheur d’une conception blanco-biblique de la république détricotait en partie le crédit qu’il avait acquis. Il y a fort à parier que Dieudonné sera plus utile, à lui, et aux autres auxquels il penserait, sur les planches du théâtre, comme c’était le cas pour ses grands succès [tels «Mes excuses»], que sur des arènes qui lui donnent certes une visibilité -objectif incontestablement recherché par l’humoriste exclu du paysage audiovisuel- mais où il ne donne pas le meilleur de lui-même. Du coup, cette donne éclaire le paysage des possibles aspirants mélanodermes à la candidature présidentielle. Christiane Taubira qui se bat de belle façon pour empêcher que des marchandages électoraux entre le Parti Socialiste français et le Parti des Radicaux de Gauche n’évincent une sensibilité politique indispensable au renouvellement de la démocratie française, pourra bénéficier d’un statut à sa portée et à sa dimension : seule candidate [et candidat] noire pour les présidentielles de 2007. Cette unicité n’est pas nécessaire mais elle pourrait éviter une déperdition des voix vers des orientations parasites et banaliser par une inflation de candidatures l’enjeu même de cette élection : une république non pas de VIè génération, mais radicalement différente, neuve de ses différences, vraie enfin en sa promesse d’égalité. Une république luttant contre les discriminations comme une priorité au même titre que le chômage -s’il en est une…-, ou le désendettement de l’état.

 A ton prochain spectacle Mbala Mbala, à ton prochain meeting Nzinga Taubira, à tes prochains tacles politiques Lilian Thuram, en avant toute tous !

 www.afrikara.com/index.php?page=contenu&art=1426

 

 

 

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Dimanche 15 octobre 2006 7 15 /10 /2006 23:00

"J'ai libéré des esclaves  et j'aurais pu en libérer des milliers d'autres si seulement ils savaient qu'ils sont esclaves"

Harriet TUBMAN

 

A ceux qui cherchent encore les raisons du ralliement inattendu de Bruno Beausire, alias Doc Gynéco, aux thèses Sarközystes, un journal satyrique apporte des réponses pour le moins détonantes dans son édition du 4 octobre 2006.
L’hebdomadaire rapporte que Doc Gynéco, le rappeur décérébré mais pas désintéressé, promu depuis peu porte-parole du président-candidat de l’UMP auprès des jeunes de banlieue, serait redevable de près de 700.000 euros auprès du fisc français.
Ainsi donc, Nicolas Louis Sarközy de Nagy Bosca, alias Don Sarko, éphémère ministre des finances de Raffarin en 2004 et ancien ministre du budget de Balladur de 1993 à 1995, serait réduit à utiliser les dossiers fiscaux des personnalités du show-biz pour les « convaincre » de rallier son clan.

 

Cette démarche est assez surprenante dans un état de droit et nous rappelle les pires us et coutumes de la pègre sicilienne.
Déjà, l’année dernière, un certain Jean-Philippe Smet, alias Johnny Hallyday et d’origine belge, harcelé par le fisc français malgré ses amitiés avec la famille Chirac, s’était empressé de demander la nationalité de son père et d’établir son foyer fiscal en Belgique, avant de succomber comme par enchantement aux sirènes idéologiques du petit Sarközy qui, lui, est d’origine hongroise.

Cette révélation éclaire d’un angle nouveau les postures de Doc Gynéco vitupérant devant les caméras contre des jeunes de banlieue qu’il traitait de « clowns » sous la tutelle de l’Etat providence et jouant au procureur contre ces Noirs antisémites « qui s’en prennent à ses amis juifs ». Les « amis juifs » se poseront sûrement des questions sur la probité du nouveau converti qui vend ses convictions pour 665.750 euros et quelques grammes de came à l’organisateur des rafles d’enfants africains.

 Doc Gyneco fait du recrutement pour l'UMP                                              

Les images de Don Sarko, susurrant avec un oeil malicieux à son nouvel « ami et élève » qu’il ne lui fera pas un mauvais coup et pensera bien sûr à lui (après les élections présidentielles s’entend), en disent long sur les méthodes peu orthodoxes de ce « petit maître à penser » et font penser aux citoyens que nous sommes qu’il y a quelque chose de pourri au royaume de Sarközy.

Le sionisme comme nouvelle doctrine d’oppression des Noirs

A en juger par la nouvelle décision de Nicolas Louis Sarközy de Nagy Bosca, alias Naboléon, de nommer à la suite d’Arnaud Klarsfeld, Dominique Sopo et Patrick Gaubert – respectivement président de SOS-Racisme et de la LICRA, deux associations sous influence du CRIF.
En 2005, Arnaud Klarsfeld était nommé « médiateur du ministre de l’intérieur » sur le dossier des rafles et des déportations d’enfants de migrants scolarisés en France. Cet avocat français qui revendique son allégeance à Israël et ses engagements politiques favorables au sionisme et à la colonisation positive puisqu’il a participé à l’occupation illégale des Territoires palestiniens en 2003, alors qu’il était engagé dans les gardes-frontières de l’armée israélienne. Il était donc le mieux placé pour appliquer la politique d’exclusion et de dénigrement des Africains dont le ministre de l’intérieur d’origine hongroise raffole tant.

Après plus de 6000 régularisations et un aveu d’échec, malgré la centaine de régularisations préalablement annoncées par Sarközy, c’est encore des sous-traitants du CRIF que le ministre de l’intérieur choisit pour régler une situation calamiteuse qu’il a créée.
Interrogé sur cette médiation, Patrick Gaubert déclara qu’il entendait régler ce problème en 48 heures et trouver ainsi un logement à chaque requerrant de Cachan.
Les familles africaines, soutenues par des membres et des associations de notre communauté et que le petit ministre a complètement ignorés tout en les qualifiant d’« agitateurs professionnels politisés » observent cette agitation tout en continuant leur travail de terrain.

 

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Mardi 17 octobre 2006 2 17 /10 /2006 00:15

Par Alain Verse

En invitant Ségolène Royal sur le plateau de TF1, Patrick Poivre d’Arvor et les réalisateurs du 20h ont contribué conjointement à la dépolitisation de la politique. Le premier par des questions dont la vacuité et la complaisance ne présentaient guère d’intérêt du point de vue politique. Les seconds, en construisant un dispositif de mise en scène et en images qui entérinait et amplifiait la candidature de Ségolène Royal comme phénomène médiatique.


(Image BMP) 

Des questions bien peu politiques

Sur les 9’40 de l’entretien, on peut considérer que moins d’un tout petit tiers de la durée environ (2’40) a un rapport ténu avec la chose politique. Il s’agit des deux premières questions qui portent sur les urgences auxquelles la future présidente aurait à faire face et sur ce « qui ne fonctionne pas » actuellement en France : deux questions vagues qui reçoivent des réponses générales. La suite de l’entretien se focalise exclusivement sur la personne de Ségolène Royal, de son frère impliqué dans l’affaire du Rainbow Warrior et de son compagnon, François Hollande. Après une question sur le doute émis par Claude Allègre (« votre ministre de tutelle quand vous étiez ministre déléguée ») sur ses aptitudes à exercer la fonction présidentielle, et alors que Ségolène Royal tente de revenir sur le terrain politique en évoquant les solutions pour réduire les inégalités, PPDA se désintéresse avec superbe du sujet et s’inquiète plutôt de savoir si elle se sent « capable d’affronter toutes ces attaques personnelles qui fleurissent, hélas, lors des campagnes présidentielles  ». Le « hélas » est savoureux puisque les journalistes font leur miel de ce type d’attaques au détriment, évidemment, du débat politique.

Suivent trois questions totalement vaines sur la polémique que susciterait le rôle de son frère dans le sabotage du Rainbow Warrior et surtout sur les confidences qu’il lui aurait faites à ce sujet (elle ne savait rien, dit-elle, mais c’est tellement excitant d’imaginer qu’elle était dans le secret qu’il faut au moins deux relances pour s’en assurer).

Suivent enfin deux questions sur le compagnon : la première pour savoir s’il est « de mèche » avec elle pour la mise en orbite de sa candidature et la deuxième, angoissante, « que les gens se posent », pour s’enquérir de ce que deviendra François Hollande si elle est élue présidente : « restera-t-il premier secrétaire du PS, deviendra-t-il premier ministre ou ministre de votre gouvernement ?  ». On sent la gourmandise de PPDA qui voit déjà le jeu politique s’immiscer ainsi dans l’espace familial et l’intimité du couple.

La dernière question enfin est la plus significative de toutes puisqu’elle situe exactement l’enjeu de cet entretien si creux : « est-ce que vous comprenez pourquoi vous attirez la lumière, les regards, depuis quelques temps, d’où est venue cette cristallisation ? ». Devant une telle déclaration, on sent Ségolène Royal presque gênée, hésitante, qui se donne le temps de répondre : « je veux penser que c’est grâce à ma liberté de parole »... Veut-elle se persuader qu’elle n’est pas seulement ce à quoi la mise en images de son interview l’a pourtant réduite : une icône médiatique ?

Une mise en abîme médiatique

Sur la centaine de plans que contiennent les 580 secondes d’entretien (soit une moyenne de 5,8 secondes par plan ce qui n’est pas du tout un rythme excessif pour la bonne perception de la séquence), la moitié environ (53) est constituée de plans de Ségolène Royal seule à l’image (avec Paris la nuit comme fond animé mais peu distrayant) avec une alternance conventionnelle de deux valeurs différentes dans le même axe (plan poitrine et plan taille). PPDA est seul à l’image en plan poitrine à une quinzaine de reprises et uniquement quand il pose une question (soulignons qu’il n’y a pas de plans de coupe sur lui quand elle parle et il ne l’interrompt quasiment jamais !).

 

A une quinzaine de reprises, ils sont tous les deux présents en même temps à l’image dans un plan d’ensemble du studio (elle à gauche et lui à droite de l’écran) avec un fond neutre : une image dans les tons « bleu TF1 » représentant des formes abstraites qui pourraient être des contours de pays.

En revanche, à seize reprises, alors qu’ils sont tous les deux dans le plan, d’autres images sont insérées comme fond : elles sont toujours grand format, « en cinémascope », et séparent presque exactement les deux protagonistes qui apparaissent de trois quarts profil et très éloignés l’un de l’autre. Ces images sont en plein milieu de l’écran : on ne voit qu’elles, les deux interlocuteurs disparaissent au profit de ces images. Or que nous montrent et nous racontent ces images ?

A deux reprises elles ont un rapport direct, quoique complètement superfétatoire, avec les propos échangés : quand PPDA évoque lourdement l’implication du frère de Ségolène Royal dans le sabotage du Rainbow Warrior, on a droit à quelques images archiconnues du port d’Auckland avec le bateau coulé.

Et avant de lui poser la dernière question particulièrement flagorneuse (voir plus haut), il fait référence au prix de l’humour politique que vient de lui décerner le Press Club : apparaît alors ce qui doit être le trophée.

Pour le reste ces images n’ont aucun rapport significatif avec le contenu de la conversation : elles ne peuvent en aucun cas être considérées comme des illustrations. Elles font pourtant sens et même massivement : ce sont des images de propagande au sens fort du terme.

Mis à part la première (un panoramique de droite à gauche qui permet de découvrir successivement les photos de Dominique Strauss-Kahn, Ségolène Royal et Laurent Fabius), qui apparaît pendant la question posée par PPDA et avec lequel elle n’entretient aucun rapport puisque la question ne porte pas sur la compétition interne au PS, les autres images, sans doute issues de reportages de TF1, montrent Ségolène Royal en campagne.

(Image BMP)
Royal et DSK

- Quand PPDA évoque le compagnon auquel il consacre tout de même deux questions, les images montrent : Royal et Hollande se souriant avec affection sur un banc de l’Assemblée Nationale ; la même souriante, avec derrière elle une grande photo de François Hollande tout sourire ; le couple se regardant de nouveau tendrement en souriant ; etc.

(Image BMP)
Royal et Hollande

- Plus intéressantes sont encore les autres images : on a droit à deux images du site de la candidate (« Désir d’avenir » sans qu’il y soit fait référence dans la discussion) ; deux images de Ségolène Royal, charmante, lors d’un meeting avec à l’arrière le symbole du PS, une autre à l’Assemblée Nationale sagement assise en tailleurs rose sur les siège en velours rouge foncé et surtout une dizaine d’images de la candidate favorite des sondages serrant des mains, souriante au milieu de fans, les flashs qui crépitent comme pour une rock star, devant une caméra, interviewée par des journalistes ; ou sinon on la retrouve en Afrique au milieu de femmes. Une autre image enfin montre des fans agitant des pancartes (« pour nous c’est elle » ou « les Bouches du Rhône avec Ségolène Royal »)

(Image BMP)
Royal et la foule

Bref toutes ces images sont parfaites pour illustrer un "propos" médiatique qui n’est pas explicitement tenu (ou un reportage qui n’est pas montré) et pourrait être le suivant : Ségolène Royal est une star, elle est aimée des gens au milieu desquels elle est à l’aise, elle est populaire, elle est un phénomène médiatique et, en cela, elle est légitime à la télévision, pour la télévision . Et la télévision nous montre qu’elle y est doublement à sa place : comme invitée et comme sujet d’une narration télévisuelle dans un formidable pléonasme visuel. D’ailleurs, on en a la preuve dans un plan, lors de l’entretien, où on la voit de profil sur le plateau avec, en fond d’image, elle-même dans une position analogue mais en plus grand. On a ainsi deux Ségolène Royal pour le prix d’une : la vraie et la figure de la construction médiatique.

(Image BMP)
Royal en gros plan

On comprend dès lors que la superficialité, la généralité et la légèreté des propos tenus n’aient guère d’importance ou mieux, soient même nécessaires d’un point de vue programmatique puisque le vrai programme, ce sont les images : la présidentielle qui s’annonce sera une bataille d’images.

www.acrimed.org/article2461.html

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Mardi 24 octobre 2006 2 24 /10 /2006 12:09

Le congrès extraordinaire du Parti Radical de Gauche a décidé le dimanche 22 octobre 2006 de ne pas présenter de candidature à l’élection présidentielle, contre un accord avec le Parti socialiste lui garantissant des élus à l’Assemblée nationale et d’éventuels postes ministériels. Une décision apparemment prise après le vote des militants qui ont suivi leur direction à 473 voix pour et 208 contre.

Derrière ce choix qui s’affiche comme le résultat de la démocratie interne au parti, une option en réalité ourdie depuis bien longtemps et pour laquelle paradoxalement la couleur de la peau de Christiane Taubira pourrait ne pas être étrangère. Il est incohérent que le parti radical, qui se réclame de valeurs fortes et uniques sur l’échiquier politique français, lien social, lien civique, fraternité, etc. décide de faire cause commune avec le parti socialiste pour le premier tour de l’élection présidentielle de 2007 alors que le candidat socialiste, donc son projet, n’est pas connu. Dit autrement le PRG fait l’impasse sur ses valeurs, au profit d’arrangements qui ne sont nullement acquis puisqu’ils dépendraient de la victoire des Socialistes et du respect des engagements pris.

Les partis de gauche, Verts, PC, LO, etc. et autres ayant appartenu à des majorités de gouvernement par le passé s’apprêtent tous à investir leurs candidats pour le premier tour selon la logique démocratique d’un premier tour qui exprime des idées propres à une formation politique et d’un second tour de rassemblement. Or le PRG, dont la candidate à la candidature, Christiane Taubira a fait le plus faible score des partis de la gauche plurielle en 2002 avec 2,32% -un tour de force cependant du point de vue qualitatif-, renonce au débat le plus élevé de la vie citoyenne alors qu’il menace le moins une éventuelle victoire socialiste ? Bizarre.

En effet depuis plusieurs mois, une délétère de politiques, journalistes, commentateurs, tente de faire porter à Christiane Taubira, plus qu’aux autres candidatures de gauche créditées pourtant de meilleurs résultats qu’elle en 2002, la responsabilité du pseudo traumatisme du 21 avril. C’est arithmétiquement et politiquement absurde d’autant que le candidat socialiste a de lui-même loupé sa campagne présidentielle, ce dont personne n’est tenu pour responsable, sauf … la candidate noire.

Ainsi les critiques et obstructions se sont-elles accumulées sur les chemins de Christiane Taubira en 2005, accusée de tentations communautaristes sans preuves et malgré ses dénégations, un contrat ayant été mis quasi officiellement par Jean-Marc Ayrault le chef des socialistes à l’Assemblée, sur la femme à abattre, l’élue et prétendante noire. Pis, d’aucuns reprochent à la députée de Guyane le fait que sa candidature puisse agréger les supposés communautaristes noirs, comme si une candidature blanche, d’immigré hongrois, turc, polonais, catholique ou juive était responsable de communautarismes dont il est toujours urgent de ne pas parler…

La décision du PRG est en effet une décision anti-Taubira, une décision prise de longue date de ne plus investir la candidate noire, que l’on n’attendait et n’espérait pas même à 2,32% avec une notoriété et une campagne étonnamment brillante. Le PRG croyait vraisemblablement instrumentaliser Taubira pour singer une attitude pionnière devant les questions émergentes de discrimination, de rénovation de la vie politique et de différence, mais n’envisageait pas plus qu’un score symbolique sinon ridicule qui aurait enterré ou folklorisé toute candidature de mélanoderme via Taubira. Mal leur en prit. Aujourd’hui avec la montée de la question raciale en France, le lent mais réel réveil politique des Noirs et des citoyens de toutes couleurs sensibles à cette question, le consensus s’est vite fait autour d’un enterrement de la candidature de la députée de Guyane.

Précisons, pour conforter la thèse d’une posture probablement anti-noire à la présidentielle 2007 des socialistes français que la direction du PRG avant de s’en remettre à une magouille de dealers de stupéfiants avec le PS, une des rares formations résolument sourde à l’idée de la diversité de ses élus, avait tenté vainement d’activer une candidature Tapie ! Arguant de la popularité de celui-ci, et avant le refus du candidat espéré des barons du parti, sans mettre en avant ni le 21 avril ni l’intérêt d’un arrangement avec le Parti socialiste… Quand on sait l’épais dossier judiciaire de Bernard Tapie, la nature des charges et le parcours en affaires de ce radical, confronté aux valeurs dont se réclame le radicalisme, il est patent que quelque chose cloche : Il fallait barrer la route à la candidate et à la candidature noires, Christiane Taubira qui ne se cache pas d’être ce qu’elle est. Ces méthodes montrent en creux la place que la bien-pensance continue d’assigner aux Non-Blancs, aux Noirs en particulier. Qu’ils restent confinés soit à l’insularité, soit à l’origine, soit à l’invisibilité comme règle et le contraire comme exception. En tous cas à la marge de l’honneur plein et digne de la citoyenneté et de la participation d’élite à la société et à sa dynamique.

Taubira tentera t-elle de retourner la situation pour sauver une candidature utile et nécessaire à l’utopie républicaine ? C’est à voir, mais il est clair que l’autisme socialiste pousse la députée de Guyane, malgré ses idéaux d’une nation transethnique, additive de ses différences et non pas barricadée et segmentée sur la base des phénotypes, à trouver un capital politique du côté de ceux qui ne la rejetteront pas pour ce qu’elle est : une femme, politique, noire, brillante portant haut et trop loin pour le vulgaire de la politique, les idéaux de l’humaine condition.

Courage Christiane, une Nzinga ne baisse pas les bras. Elle transforme l’adversité en atout.

www.afrikara.com/index.php?page=contenu&art=1443

 

 

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Jeudi 26 octobre 2006 4 26 /10 /2006 12:43

Par Patrick MIGNARD

A la veille du premier anniversaire de la révolte des banlieues, la police et le ministère de l’intérieur nous inondent de statistiques.

Entre autres les violences « gratuites » dont sont victimes les « personnes dépositaires de l’autorité publique » qui sont en hausse de 9,4% par rapport à septembre 2005... une augmentation trois fois plus rapide que l’année dernière. Ceci illustre bien la gravité de la situation.

Ceci montre également, s’il en était besoin, la faillite totale de la « méthode Sarkozy » en matière de « gestion de la crise des banlieues »,... mais là n’est pas notre propos.

Ce qui est curieux, c’est que même en fouillant bien ces statistiques on ne trouve aucun chiffre sur les violences policières. Serait ce des violences moins « gratuites » ?. Or, quand on interroge les jeunes dans la rue, qui ne renient d’ailleurs pas les violences faites aux policiers, on constate curieusement qu’il s’agit souvent de « règlements de compte » avec les représentants de l’autorité qui, dans pas mal de cas, prennent les plus grandes libertés en matière de contrôle et d’interpellation abusives dans les banlieues. Il est vrai que, dans ces cas, les enquêtes et la Justice se hâtent plus que lentement pour ce qui est de « la recherche de la vérité ».

Alors de deux choses l’une : ou bien les jeunes des banlieues ne sont que des menteurs de même que les associations qui recueillent leurs témoignages, ou bien le ministère de l’intérieur et la police nous cachent des choses.

Pourquoi ne mettons pas en parallèle les deux séries de statistiques ? A-t-on peur, dans la police, que l’une explique, du moins en partie, l’autre... ce qui nécessiterait une explication ? S’agit-il d’un simple oubli ?

Les « contrôles » humiliants, le « délit de sale gueule »... aux yeux du Ministère de l’Intérieur et des syndicats de police, ça n’existe évidemment pas, toutes les victimes et les témoins, tous les multiples témoignages obtenus par les associations de défense des droits de l’homme,... ne sont que des fantasmes et affabulations de « mauvais citoyens » et autres « détracteurs de la police » !

Il est bien évident que, dans certains cas, les jeunes interpellés ne sont pas des « enfants de chœur » (encore faudrait-il savoir pourquoi ils en sont là), mais même dans ce cas, et à fortiori dans les autres, les actes d’humiliation et de brutalité lors des contrôles sont inadmissibles de la part de forces qui ont pour fonction officielle de maintenir la paix publique. Or, il apparaît clairement aux yeux de celles et ceux qui veulent bien voir la réalité en face, que certains comportements policiers sont proprement scandaleux.

« Ils sont minoritaires » diront certains. C’est possible, mais même dans ce cas on ne saurait les tolérer, et ces quelques cas discréditent non seulement l’uniforme de ceux qui le portent, mais même tous les uniformes... ce qui explique que les pompiers aujourd’hui, et demain les facteurs, se font et se feront agresser.

Soyons sérieux, tant que les faits nous serons présentés comme ils le sont aujourd’hui, la crédibilité des autorités, même si elle fait illusion auprès des électeurs, ne pèsera pas lourd dans les banlieues. Qui peut accorder le moindre crédit à une police qui a un lourd passif, jamais réglé et quasiment toujours impuni, ou si peu, en matière de violence et de bavures ?

Des exemples ? Mais il y en a des centaines, regroupés dans différents rapports et largement diffusés par les associations, sans parler des affaires en cours... mais curieusement ignorés la plupart du temps par la Justice et Monsieur Sarkozy. Un exemple précis : allez, au hasard, l’affaire Nicolas BILLOTET qui traîne depuis mars 2003 à Lyon : http://rebellyon.info/article2636.html

Et qui peut sérieusement croire que c’est en déferant devant une cour d’assises des agresseurs de policiers que l’on va résoudre le problème de l’exclusion, des inégalités et de la délinquance dans les banlieues.... Car c’est bien cela qui est à l’origine des violences contre un ordre social qui n’a plus de sens pour les jeunes. Seul le cerveau perturbé d’un politicien en recherche permanente d’image a pu imaginer une telle solution que nombre de magistrats eux-mêmes trouvent délirante. Une telle mesure ne va qu’aggraver la situation... peut-être que c’est finalement ce qui est recherché car, électoralement, une telle situation, bien exploitée, peut être porteuse. 

La police a une fonction ingrate et difficile c’est vrai... elle souhaite légitimement être respectée, c’est un soucis louable et tout à fait compréhensible, mais encore faut-il pour être respecté, être respectable, c’est-à-dire avoir une attitude correcte à l’égard des citoyens, de tous et indépendamment de la couleur de la peau et/ou de l’origine sociale.

Les violences faites à la police sont l’_expression d’une « impuissance politique », elle-même conséquence d’une perte de sens du système pour les jeunes qui s’y livrent... Expression spontanée, besoin de révolte, riposte à une humiliation sociale et parfois policière, c’est à ce niveau quelles doivent être traitées. La brutalité, même baptisée de « républicaine » ne règlera évidemment rien.

Tant que des « Rambo » de pacotille, armés de jouets dangereux, séviront en toute impunité, officielle et syndicale, ils jetteront l’opprobre sur l’ensemble de la Police qui de plus a la « mission impossible » d’enrayer la décadence de notre système. Tant qu’il y aura ce genre de situation sociale et de pratique policière il est peu probable que la police obtienne satisfaction.

Les syndicats de police, toutes tendances confondues, feraient mieux d’être beaucoup plus objectifs dans leurs attitudes et sévères à l’égard des dérives de leurs collègues, que de les couvrir systématiquement au mépris du simple bon sens et de la vérité des faits.

 www.labanlieuesexprime.org

 

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Dimanche 19 novembre 2006 7 19 /11 /2006 21:58

 

Joey Starr, remarquablement téméraire dans un pays où les médias préparent une farce électorale nommée Sarkozy, ne s'était pas bien informé en "dédiant" un titre sarcastique au ministre de l'intérieur "à temps partiel, par éclipses", comme le constatent jour après jour les français médusés par l'indigence politique, les tours de prestidigitation et les gesticulations de l'homme qui leur promettait la tranquillité et la sécurité. Incapable d'assumer ses responsabilités, ce que confirme la situation quasi-insurrectionnelle dans les banlieues populaires et les embuscades systématiquement réservées aux flics par les "Djeuns", le ministre de l'insécurité ( c'est le mot) a décidé de riposter sur son terrain de prédilection, dissimulé derrière son ami Pascal Clément, ministre de la justice ( il faut bien qu'il serve à quelque chose), en mettant sur la place publique un "dossier chaud" de co-fondateur du groupe NTM.

Le petit Nicolas ( 1,62 m sous la toise ! voir photo ci-dessus), plus que jamais décidé à faire taire le rappeur qui ose dire haut et fort tout le mal qu'il pense de lui, a décidé de frapper fort, d'une part pour impressionner ceux qui oseraient contester l'histoire du "fabuleux destin d'un hongrois ambitieux", d'autre part, pour entraver le succès incontestable du nouvel album de Joey Starr.Le petit Nicolas voulait punir celui qui a osé parler de ses déboires conjugaux,les médias ont exaucé ses voeux; en rappelant aux français combien ce rappeur, qui appelle les "Djeuns" des banlieues aux urnes pour la présidentielle de 2007, ne méritait aucun respect, après sa condamnation en 2005 dans le cadre d'une affaire constatée depuis 2003.Le quotidien l’Est Républicain ( journal qui n'est pas réputé pour ses prises de position de gauche), après une audience à la Cour d’appel de Nancy, a annoncé samedi dernier, que l’ancien chanteur de NTM a été mis en examen en mars 2005 pour "usurpation d’identité et pour faux et usage de faux", pour avoir utilisé un faux permis qu'il a utilisé pour commettre des excès de vitesse, ou encore circuler dans les couloirs de bus au volant de grosses cylindrées. Et Pan sur le bec du néo citoyen ! Joey Starr, pressé d'en découdre avec le petit arriviste de la place Beauvau, n'a pas protégé ses arrières, ce que l'autre rappeur en permanence embrumé a essayé de faire en jouant l'esclave Domestiqué lors de l'université de l'UMP, la machine infernale a donc décidé de le décrédibiliser, afin de donner un peu de répit au petit chef attaqué de toutes parts depuis son séjour aux Etats-Unis. Le petit Nicolas ne s'est-il pas piteusement couché devant l'idiot de la maison blanche, allant jusqu'à tirer dans le dos du chef de l'Etat? Pitoyable !

Que l'on ne s'y trompe pas. Cette "nouvelle" affaire impliquant le rappeur du 93 est le retour de bâton imagine par le duo Sarkozy et Clément, en réponse  au crime de lèse majesté qu’est la chanson censurée «Tiens ta femme et tu tiendras la France »( voir paroles ci-dessous) . Le "caniche de Bush", comme l'a qualifié Laurent Fabius, ne pouvait pas tolérer cet affront musical, lui qui ne supporte déjà pas la moindre contradiction. Qui se rappelle encore des  journalistes téméraires, auteurs d'un livre croustillant de révélations "Nicolas Sarkozy ou le destin de Brutus", déprogrammés du plateau de Thierry Ardisson, au motif que "le livre pose des questions sans apporter de réponses" ? C'est à croire que le petit Nicolas, lui, apporte de vraies réponses dans tous les médias aux mains de ses petits amis du CAC 40. Qui se rappelle de la non parution du livre de la journaliste « people », Valérie Domain, qui relatait l’idylle passionnelle entre Cecilia Sarkozy et un homme des medias ? Le Canard Enchaîné indiquait dans son édition du 16 novembre 2005 comment le mari abandonne par sa femme était intervenu en personne pour empêcher la parution de l’ouvrage « Cecilia Sarkozy, entre le cœur et la raison », dont la promotion était pourtant bien entamée: un tirage annoncé de 25.000 exemplaires, des pré ventes sur Internet, des exclusivités sur RTL, France-3… Et détail croustillant, le même Canard rappelait la convocation du PDG des éditions First, Vincent Barbare, mercredi dernier 9 novembre au ministère de l'Intérieur, et les menaces de « foudres judiciaires et variées » proférées par Nicolas Sarkozy, en cas de parution de la biographie en question. Apres l’interrogatoire musclé chez le petit Nicolas, la suite était logique : le PDG affirmait pour expliquer son refus de publier les confessions dérangeantes pour le président de l’UMP « qu'il n'était pas très opportun de faire paraître le livre compte tenu de ce qui se passe actuellement en France » (Nouvel Observateur en ligne, 16 /11/05) .Dire que tout cela nous ramène à la période de l’ORTF n’est pas un vain mot.

Le petit arriviste de l’intérieur, qui s’imagine un destin fabuleux, s’est patiemment  construit une armure médiatique comme unique programme politique. Au moins, comme cela, les Français n’y verront que du feu et prendront ses mensonges pour des paroles d’évangile. Fort de ses accointances douteuses et nauséabondes qui mélangent les intérêts financiers et médiatiques des principaux décideurs Français ( le petit Nicolas ne vient-il pas d’être élu l’homme politique préfère du MEDEF ?), Sarkozy n’apprécie pas d’être remis en cause  devant le peuple ( peu importe son bilan désastreux comme ministre de l’intérieur ), n’apprécie pas que les médias parlent de ses faiblesses psychologiques ( dérapages, lapsus, versatilité….), n’apprécie pas que les Français se posent des questions sur sa virilité réelle, lui le ministre de la police qui roule des mécaniques, parle « petit voyou », mais ne peut pas retenir sa femme au foyer.

Parce que Joey Starr a levé ce tabou, Sarkozy a demandé à son ami de la justice (vous savez, celui là qui voulait démissionner il y a une dizaine de jours) de lui apporter les oreilles du rappeur sur le plateau de la justice. Pour un peu, l’on se croirait dans une arène de corrida où le public exige que le Torero

lui offre les oreilles de la bête qu'il vient de terrasser, en guise de démonstration de son talent et de sa bravoure. C’est comme cela que le petit Nicolas conçoit la démocratie, façon bloc socialiste stalinien. Une chose est certaine, personne ne devra se plaindre si jamais le Petit Nicolas parvenait à ses fins puisqu'il nous l'aura annoncé via le slogan de son fan club UMP « imaginez la France d’après ». En clair, ce sera tous les moyens et les pouvoirs pour sa poire et sa clique d’affairistes. En attendant que la censure ne s’abatte sur nous, parcourons la « prose » enragée et bien particulière du Jagguar, qui ne plaît pas au ministre de l'insécurité.  

 

 

Mets ta femme à l'abri !

Tiens ta femme et tu tiendras la france
T'es cocu Sarko et tout le monde le pense
Dans les tess' on a plus confiance
On a pas confiance en ta présidence
Tiens ta femme et tu tiendras la france
T'es cocu Sarko et tout le monde le pense
Dans les tess' on a pris conscience
Qu'on a pas confiance en ta présidence
[...]

Quand tu parles le peuple s'emballe
Tu  vois surtout pas ceux qui rament et qui crêvent la dalle
N'est-ce pas que tu nous prends comme ta femme : tu veux ma voix ?
- Eh non ! J'veux du travail !
[...]
Sarko, je m'appelle Sarko
Sarko je m'appelle fiasco.
La banlieue te chie dessus,
T'es qu'un sale cabot, sado maso, putain de nabot, cerveau de facho, va chercher ta go !
Enchaîne extrême entre deux salauds,
J'ai lu que Sarko n'a rien sous le capot.
Ecoute ma feuille, exclue elle crame
La france une pute où Sarko est le mac.
La France est pute de Sarko
[...]
Tiens ta femme la banlieue
Tiens ta femme la banlieue
Tiens ta femme et tu tiendras la france
Tiens ta femme la banlieue
Tiens ta femme la banlieue
[...]
Et comment, t'as pas d'leçon à recevoir de moi ?
Et comment tu f'rais si t'étais mort comme moi ?
Appelle ta mère !
On va t'refaire, avec ton corps de nain et ta grosse tête de jobard
On va transformer tes racailles en électeurs, p'tit loup
Raaahhhh ! T'as raison d'avoir peur
T'es qu'un immigré
T'es comme un schtroumpf
C'est le retour, la revanche
Des grenouilles de bénitier
[...]
Guidé par ta mégalo plutôt que ta morale,
Ceux que t' envoies sur le pav nous foutent sur la paille
De la place Beauveau au panthéon des nabots
Si tu t'mets pas au trot,
On t'poursuivra au galop
[...]
Tiens ta femme la banlieue
Tiens ta femme la banlieue
Tiens ta femme et tu tiendras la france

Joey Starr, album "Gare au jagguar", Sony music  

 

 http://youtube.com/watch?v=CcWLD8OO9YQ  

 

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Lundi 20 novembre 2006 1 20 /11 /2006 10:41

Compte-rendu analytique de la réunion au TMO du dimanche 19 novembre 2006. ( Clicquez sur lien TVDIEUDO ci-dessous pour vidéo)

Le dimanche 19 novembre 2006, s’est tenu au Théâtre de La Main d’Or, un débat ouvert, convoqué par l’humoriste Dieudonné. Cette réunion relative à sa visite controversée au BBR a créé un tel pataquès qu’il était urgent qu’il s’explique. En effet, l’ordre du jour comportait essentiellement le point suivant :Explications sur la visite au BBR.

Dieudonné Mbala Mbala.

La réunion a débuté à 15h15 avec le mot de bienvenu de Dieudonné. A l’entrée de la salle, chacun était invité à prendre un carton rouge ou un carton vert. Le carton rouge représentait ceux qui étaient contre la visite et le vert ceux qui étaient pour. Avec environ 200 personnes dans la salle, l’humoriste regretta que les journalistes puissent bouder encore une fois sa communication. Aimant être les maîtres du jeu en effet, ces derniers faisaient du shopping en famille tellement il faisait beau sur Paris cet après-midi. La recherche du scoop est leur philosophie.
Dieudonné voulut d’entrée de jeu indiquer qu’il n’avait pas été invité et que, s’il l’avait été, probablement, cette visite n’allait pas avoir lieu. Compte tenu des rodomontades de la presse, il est quand même hallucinant qu’on fasse attendre un invité pendant un quart d’heure à l’extérieur. A vous de juger ! Passons.
Il regretta que certains s’arrogent le droit d’interdire. Se revendiquant plus que jamais dans un mouvance de réflexion, de débat et de réconciliation, il nota néanmoins qu’il n’était pas un pro-Le Pen contrairement aux affirmations de certains politologues autoproclamés des extrêmes Machin, et « pipi caca », qui ne vont que dans le sens du vent. Après avoir assénés leurs contrevérités, ils n’ont pas jugé bon de venir entendre le voltigeur de la vérité Dieudonné. L’humoriste réaffirma qu’il avait le sentiment d’avoir été manipulé par les chantres de la lutte anti-raciste qui n’ont fait que l’instrumentaliser et la maintenir. Il indiqua qu’il avait effectivement croisé le leader frontiste ainsi que ses lieutenants, furtivement, ainsi que son épouse au stand dédié aux enfants Irakiens. Il regretta que les médias ne relaient que ce qui paraît sensationnel précisant au passage son petit tour rue Solferino le 17 novembre au soir de l’élection interne du PS où il salua un Jack Lang « apeuré », ou ses virées nocturnes pour soutenir les 1000 de Cachan.
Précisant que le rôle que lui faisait jouer la presse ne le gênait plus, il précisa avec ironie qu’il a crée le débat et que maintenant, ça ne lui appartient plus mais, il invite tout le monde à se prendre en charge, de ne plus écouter les médias comme des moutons et de se faire désormais sa propre opinion.

Ahmed Moualek

Prenant la parole à son tour, Ahmed s’inscrira en faux face aux allégations de certains dit-il, qui ne cessent de lui parler de la guerre d’Algérie et de la participation de Le Pen. Il revendiqua fermement sa nationalité française et refusa de jouer ce rôle d’Arabe de service qui sied à certains. Il précisa qu’il ira avec Dieudonné voir, écouter, interviewer les politiques qui accepteront. Son maître mot fut de dire qu’il fallait se prendre en charge au lieu de chercher un guide ad vitam aeternam, parlant des Noirs et des Arabes. Il conclura son propos en précisant qu’il a le droit d’aller où il veut.

Questions/réponses

La place aux questions des participants allait faire monter la température. Les adeptes munis du carton rouge allaient commencer en premier. La quintessence même de la liberté d’expression fut pratiquée. Lorsque, Mariam, fidèle de Dieudonné se désolidarisa de cette stratégie qu’elle jugea d’hypocrite voir de trahison et de marketing foireux, un intervenant qui voulait savoir le bien fondé de cette visite, et un autre indiqua que désormais, Dieudonné, était indéfendable. L’humoriste ne se voila pas la face et fit front. Il refusa en répondant à Mariam, que des personnes le prennent pour le Messie et indiqua qu’il n’a pas la science infuse. Son sentiment dit-il, est de se confronter à ces gens pour réellement voir de quel bois ils se chauffent. Il précisa qu’il avait mesuré les risques et qu’il n’avait rien à perdre. Il récusa les affirmations mensongères de la presse qui avait vu Alain Soral à ses côtés, en rêve probablement. Il ironisa sur Julien Dray, le trouvant « plus fréquentable » que Le Pen. Répondant à un intervenant qui trouvait qu’il était plus attaqué par la gauche, il voulu jouer les naïfs mais, tout le monde savait que cette gauche là, était phagocytée par les sionistes, pas les Juifs. Ahmed indiqua que les racistes sont de toutes les couleurs et de toutes les origines et que par conséquent, il souhaitait écouter tout le monde pour voir ce qu’on lui propose.
Les défenseurs inconditionnels de Dieudonné munis du carton vert allait aller dans le sens de l’humoriste en précisant tous qu’ils en avaient marre de l’hypocrisie médiatique,
notamment Mboa, Ginette Skandrani, votre serviteur ou encore Milton. Ce dernier qui, par son intervention, accusa les « juifs » d’avoir agressé Dieudo en Martinique mit automatiquement de l’électricité dans l’air. En effet, une jeune fille juive, pro-Dieudonné, s’insurgea contre les affirmations de Milton. Tout le monde lui donna raison.

Conclusion.

-Des satisfactions se lisaient sur la plupart des visages des participants, n’eût été l’ambiance électrique de la fin de séance.

-Tout le monde sait maintenant que Dieudonné n’a pas demandé qu’on vote pour Le Pen, et n’a aucunement fait alliance avec le FN. Mais, il n’y a pas de doute possible, il rejette fermement les autres partis, surtout le PS. -Il a indiqué qu’il est esclave de sa liberté d’expression.

-Il appelle à la désobéissance, à la dédiabolisation de sa personne et à l’arrêt du chantage perpétuel à l’antisémitisme.

-Il se réjouit du débat qui est entrain de se créer sous l’impulsion de cette visite controversée.

DECRYPTAGE VISITE AU BBR

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Mardi 21 novembre 2006 2 21 /11 /2006 00:13

En voici une initiative africaine qui ne manque pas de panache. L'Afrique du Sud, par l'intermédiaire de ses syndicats, demande l'application du processus de Kimberley, qui impose un embargo sur toutes les productions en provenance de zones de conflictualité. Cette fois ci, il ne s'agit plus de surveiller les pays Africains en guerre mais qui produisaient des diamants ( Libéria, Sierra Léone, Côte d'ivoire, République du Congo), mais plutôt de sanctionner l'Etat hébreu dont les exactions quotidiennes commises sur les populations palestiniennes n'empêchent pas  d'avoir recours à une main d'oeuvre juvénile palestinienne dans les territoires occupés, ce qui explique l'exportation des avocats cultivés par des travailleurs remunérés au lance-pierres. Comme dans le cas des enfants-soldats en Afrique, le pays de Mandela réclame que l'ONU cesse son traitement de faveur à l'égard d'Israël, attitude qui justifie l'impunité absolue dont bénéficie ce pays, comme l'a démontré ses aventures au Liban, voire ses campagnes quotidiennes de liquidation de "terroristes" dans les territoires occupés par son armée. Il ne fait aucun doute que cette initiative courageuse, comme celle de ces prestigieux universitaires allemands qui adressaient récemment à leur gouvernement une pétition pour qu'il cesse de soutenir à n'importe quel prix Israël au nom de l'Holocauste, et qu'il équilibre leur politique à l'égard des palestiniens. L'Afrique du Sud ne compte pas en rester à une action visant la production des avocats, elle met également les diamants ( très important)  dans son collimateur, sachant que ceux ci sont mondialement produits par la compagnie De Beer, entreprise dont la collaboration avec le régime raciste Blanc Sud-Africain sous l'apartheïd n'est plus à démontrer. Il ne fait aucun doute que cette initiative visant la "tolérance zéo" contre l'Etat hébreu, hors la loi car n'ayant appliqué jusqu'à ce jour aucune résolution contraignante de l'ONU, fera du bruit. L'on peut déjà parier que certains, ceux là que l'on entend très souvent hurler aux loups, n'hésiteront pas à dénoncer une nouvelle montée de l'antisémitisme, ce que les médias relayeront complaisamment. Rien de nouveau sous les cocotiers !

Alert2neg

« Nous lançons un appel à la mobilisation à tous les travailleurs sud-africains. Nous voulons que tous les diamants provenant d’Israël soient considérés comme des diamants de guerre. Nous exhortons les gens à ne plus acheter de diamants israéliens » Shaheed Mohamed, coordinateur de la branche sud-africaine de la Coalition pour des Sanctions Contre Israël.
 
Un appel lancé par un syndicaliste sud-africain en direction des chaînes de supermarchés afin de les exhorter à arrêter d’importer des avocats d’Israël pourrait en fin de compte conduire à bannir tous les produits importés de l’État juif, si les syndicats et les militants de défense des droits de l’homme réussissent leur coup.Katishi Masemola, secrétaire général de l’Union des Travailleurs des Industries Alimentaires et Connexes [Food and Allied Workers’ Union – FAWU], a fait savoir aux chaînes de supermarchés sud-africaines,
voici quelques jours, qu’Israël produit des avocats dans des conditions « de type esclavagiste ». Il affirme que l’Organisation Internationale du Travail proscrit le recours au travail des enfants, qu’Israël, soutient-il, emploie dans ses vergers d’avocatiers.IPS a contacté l’ambassade israélienne à Pretoria, la capitale de
l’Afrique du Sud, afin de solliciter ses commentaires. Celle-ci n’a pas répondu à l’appel de l’IPS.

Au cours d’une interview, M. Masemola nous [nous = IPS] a déclaré : « Israël occupe des parties de la Palestine, et il frustre ce pays de son accession à l’autonomie étatique. Dans ces territoires occupés, on produit des avocats dans des conditions très dures, de type esclavagiste. Des fermiers israéliens louent des enfants palestiniens, qu’ils paient au lance-pierres. » « La quantité d’avocats que les chaînes sud-africaines de la grande
distribution alimentaire importent est négligeable. Cela ne représente que deux pour cents du tonnage total des avocats qu’elles se procurent tant outre-mer que localement », a-t-il dit. « Les supermarchés peuvent très bien s’en passer ». 

Derek Donkin, directeur général de l’Association Sud-Africaine des Producteurs d’Avocats [South African Avocado Growers’ Association – SAAGA], a indiqué que l’Afrique du Sud produit 100 000 tonnes d’avocats annuellement. « Entre 40 000 et 50 000 sont exportées. Le reste est vendu sur le marché local », nous a-t-il déclaré depuis le siège de son association, sise à Tzaneen, à quatre heures de route de la plate-forme commerciale aéroportuaire de Johannesburg, la
plus importante d’Afrique du Sud.« L’Afrique du Sud importe une petite quantité d’avocats, durant la saison creuse (de novembre à février), où nous ne produisons pas d’avocats. La plus grande partie des avocats que nous importons provient d’Espagne », a-t-il expliqué.Dans une lettre en date du 16 janvier, adressée à Shaheed Mohamed, coordinateur de la branche sud-africaine de la Coalition pour des Sanctions Contre Israël, Brian Weyers, directeur marketing
de Shoprite Checkers, une grande chaîne de supermarchés, indiquait que le Groupe Shoprite n’importait d’Israël que 1,12 % des 6,8 millions d’avocats vendus par ses soins.

« Nous avons acheté 93,85 % des avocats [que nous avons vendus] localement, et nous avons importé 5,03 % de nos ventes d’Espagne et du Kenya », a-t-il ajouté. M. Weyers a indiqué que ces fruits étaient hors saison et que c’était là l’explication du recours, par le groupe Shoprite, à des source d’approvisionnement alternatives. « En ce qui concerne les avocats d’importation, ils ont été achetés à une compagnie israélienne, Carmel Agrexco, laquelle nous a assuré qu’elle était approvisionnée également par beaucoup de producteurs arabes, qui la chargent d’exporter leurs productions », a indiqué M.Weyers. « Nous devons aussi signaler que Shoprite n’est pas la seule compagnie, en Afrique du Sud, à vendre des produits israéliens.
Aujourd’hui, vous pouvez acheter des pamplemousses, des oranges et des kakis israéliens chez la plupart de nos concurrents, dans la ville du Cap », a-t-il précisé.

Au début de nos investigations, nous avons constaté que la controverse portant sur les fruits n’était que la partie émergée de l’iceberg. « Les avocats ne sont pas tout. Le principal produit qui nous préoccupe, ce sont les diams. Israël importe des diamants d’Afrique du Sud ; il les polit et il les taille, après quoi il les renvoie en Afrique du Sud, à un prix supérieur d’au minimum dix fois à leur
valeur de départ.

Il en va de même pour l’or », nous a indiqué Mohamed au cours d’une conversation téléphonique, depuis Le Cap.Le Diamond Exchange Center, à Ramat Gan (Tel Aviv), ccntre névralgique du commerce mondial des diamants
« Israël importe pour 3 milliards de rands de diamants (soit, environ, 430 millions de dollars) d’Afrique du Sud annuellement. Israël ne produit pas le moindre carat de diamant. Pourtant ce sont 30 % de son Produit Intérieur Brut qui sont dégagés par l’industrie du diamant. Les diamants pourraient être polis et façonnés en Afrique du Sud ; cela donnerait du travail à  une partie des chômeurs qui représentent 40 % de la main-d’œuvre sud-africaine », a-t-il
suggéré.


Durant l’année écoulée, la De Beers – la compagnie minière leader en Afrique du Sud – a licencié 1 200 de ses 10 000 employés, d’après Rivonia Mura Khosi,un leader syndical de la mine De Beers
de Kimberley (Afrique du Sud).
« Par-dessus le marché, ils veulent licencier encore 400 travailleurs supplémentaires. La semaine prochaine, nous allons rencontrer la direction pour discuter de cette question. Si nous pouvons éviter les licenciements, tant mieux », nous a-t-il déclaré au cours d’une interview, poursuivant : « Sinon, nous allons essayer de leur négocier un bon pécule de départ ; ça va être très dur… ». Le "Big Hole", le "Grand Trou" à Kimberley, lieu d'origine de la
fortune de la De Beers : de ce trou, le plus grand creusé par l'homme sur
terre, ont été extraites 3 tonnes de diamants de 1867 à 1914.
Lentement, mais sûrement, la coalition anti-israélienne se renforce, en Afrique du Sud. « Nous n’avons pas encore lancé d’appel à l’imposition de sanctions à Israël. Nous savons qu’Israël perpètre des atrocités à l’encontre des Palestiniens. Mais nous en viendrons là ; ça n’est plus que la question de quelques mois… » nous a dit M. Masemola. « Nous lançons un appel à la mobilisation des travailleurs
sud-africains. Nous voulons que tous les diamants provenant d’Israël soient considérés comme des diamants de guerre. Nous exhortons les gens à ne pas acheter de diamants provenant d’Israël », a expliqué M. Mohamed.


Une campagne internationale visant les diamants façonnés en Israël est prévue pour le mois de février prochain en Afrique du Sud, en Grande-Bretagne, au Canada, en Australie et en Irlande.En ce qui le concerne, le Groupe De Beers rejette toute accusation de comportement répréhensible : « 100 % des diamants De Beers sont certifiés exempts de conflictualité. Actuellement, ce sont moins d’un pour cent des diamants en vente dans le monde entier qui sont
 oncernés par les trafics de guerre. Alors qu’aujourd’hui plus de 99 % des diamants bruts sont certifiés provenir de sources indemnes de conflits, l’industrie du diamant a une politique de tolérance zéro pour les diamants de guerre, et elle n’aura pas de repos tant que les diamants de la guerre n’auront pas totalement été éradiqués », explique la firme sur son site internet. « Le Libéria connaît aujourd’hui la paix, et actuellement le Liberia, la République du Congo (connue aussi sous le nom de Congo Brazzaville) et la Côte d’Ivoire sont soumis à des sanctions de l’ONU », précise ce site.En vertu du système de certification adopté en 2003, sous le nom de Processus de Kimberley, qui regroupe 71 pays, les diamants doivent être exempts de toute conflictualité. Ce processus a été suscité par des conflits sanglants dans des pays africains riches en ressources diamantifères, qui ont causé des centaines de milliers de morts.
En Afrique, la coalition de M. Mohamed est active au Maroc et en Égypte. L’Afrique du Sud est le seul pays d’Afrique subsaharienne à comporter une branche (unique, à ce jour) de cette association. Les quatre collègues de M. Mohamed ont participé au Forum Social Mondial de Nairobi, au Kenya (du 20 au 25 courant), où ils ont organisé une manifestation de protestation contre Israël.
M. Mohamed a indiqué que sa coalition vise aussi l’Afrique du Sud en raison de ses ventes de pièces de rechange d’avions et l’hélicoptères à Israël. Il a rappelé qu’Israël utilise des mitrailleuses héliportées contre les Palestiniens. « Par association, nous sommes donc impliqués dans l’assassinat de civils palestiniens innocents par l’armée israélienne », nous a-t-il expliqué.Le gouvernement sud-africain, qui n’a pas imposé de sanctions, ni adopté de règlements de boycott, aux biens en provenance d’Israël, est perçu comme pro-palestinien, en raison de liens historiques entre l’African National Congress au pouvoir et l’OLP.

Rappelons que le régime sud-africain d’apartheid, (heureusement)
disparu, travaillait en étroite collaboration avec l’État juif.

http://www.ipsnews.net/africa/nota.asp?idnews=36331

Par alert2neg - Publié dans : Politique
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C'est l'histoire d'une dame âgée qui en traversant la chaussée fait une chute et se ramasse sur le derrière en plein milieu de la rue !
Sarkozy, qui la suivait par hasard, s'empresse de l'aider à se relever et à traverser la rue.
Arrivés de l'autre côté de la rue, le petit Nicolas dit à la vieille dame :
- Ce fut un plaisir pour moi de vous aider. Est-ce que vous m’avez reconnu ? Je suis Nicolas Sarkozy, votre Ministre de l’Intérieur. J’espère que vous voterez pour moi aux prochaines élections.
La vieille dame lui réplique:
- Vous savez, je suis tombée sur le cul, pas sur la tête !

"Sarkozy n'a qu'un handicap d'image : il est petit. Pour qu'une photo de lui soit bonne, il faut travailler baisser, essayer de le décrocher pour le grandir"

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«L'esclavage des Noirs a été inventé par les Noirs, en Afrique, c'est eux qui vendent les autres Noirs parce qu'ils n'ont aucune conscience de la fraternité Noire, ça n'existe pas ça ». Eric Zemmour, journaliste I-Tele et France 2 

«Beaucoup de ces Africains sont polygames.Dans un appartement, il y a trois ou quatre femmes et 25 enfants.Ils sont tellement bondés que ce ne sont plus des appartements, mais Dieu sait quoi ! On comprend pourquoi ces enfants courent dans les rues.» Hélène Carrere d'Encausse, membre de l'académie Française ( A propos des émeutes urbaines)

 

 



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