
Un gamin qui poignarde son enseignante. Quoi de plus banal ! Cette fois, l'élève de 13 ans,
c'est à dire à peine sorti du ventre de sa mère, a gravement blessé sa professeure d'un coup de couteau au thorax, dans une classe d'un établissement scolaire de Fenouillet, près de
Toulouse.
L'enseignante de 32 ans, Véronique Adès, professeur de mathématiques au collège François-Mitterrand , d'abord considérée comme
"superficielle", a entraîné une hémorragie interne. Celle-ci a dû être opérée "en extrême urgence" à l'hôpital de Rangueil, alors que le "pronostic vital était
engagé", selon le CHU de Toulouse.Opérée "avec succès", son état était "meilleur" vers 19h00 vendredi, apprend t-on encore.
Ouf, la catastrophe a été évitée de justesse, faudrait-il ajouter. N'est ce pas ? "Comment va-t-elle?", "Quand revient-elle?" demandent les élèves de 6e du collège et les
collègues de la victime ?
Alors, comme un seul homme, "les collégiens, les enseignants et parents d'élèves serrent les rangs dans l'émotion et la
dignité". Vous avez dit fatalité ?
Il faut plutôt dire lâcheté, couardise et hypocrisie devant ces gamins qui ne supportent plus aucune autorité, agressent désormais leurs enseignants, terrorisent leurs petits copains,
sèment la panique à la sortie des écoles, s'introduisent dans les cours d'école pour imposer leurs lois. Et que fait donc la société ? Elle ouvre le parapluie de l'indignation, se réfugiant
dans le silence alors que les enseignants sont désarmés face à leurs élèves. Pourquoi donc ? Parceque la société interdit qu'ils mettent la fessée, ou qu'ils punissent, comme au bon
vieux temps, leurs élèves. Moralité, les "enfants ROI" peuvent tout faire, à commencer par tabasser leur(s) professeur(s) qui auraient osé contester leurs droits. L'exemple de l'élève de 5 e ne
pouvait pas mieux tomber pour illustrer une situation UBUESQUE. Le gamin de 13 ans n'a t-il pas voulu se venger de sa professeure qui l'avait puni la veille pour
un devoir non fait ? En tout cas, le bilan des professeurs mutilés ou tombés au front devient impressionnant, cliquez ICI
"Nous sommes
en face d'un fait divers grave, face auquel il faut chercher des solutions, mais nous ne sommes pas en face d'un problème structurel", a déclaré le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos, en visite au collège de Fenouillet. Ben voyons !
Et pour couronner le concours de lâcheté devant une réalité pourtant évidente, il envisage l'installation de portiques de détection de métaux devant certains établissements. "On peut
imaginer dans certains établissements des portiques, des systèmes de fouille. Nous verrons. Les collectivités territoriales estimeront peut-être que dans certains établissements, c'est une
réponse possible". Et pendant qu'on y est, pourquoi ne pas mettre un CRS derrière chaque élève ? Nicolas Sarkozy ne l'envisage t-il pas? Pourquoi l'UMP ne propose t-il pas une loi ? En ces temps de crise, ça pourrait
faire rire les Français.
Qu'on ne s'y trompe pas, et la société devra se rendre à l'évidence, il n'y a pas de meilleur dispositif que l'éducation, fût-elle à base de fessées, d'interdits et de
réprimandes, ce que l'idéologie de la PERMISSIVITE a totalement banni. Ce n'est qu'en revenant aux fondamentaux, qui ont fait leurs preuves, que des gamins ne se
croiront plus tout permis, aussi bien dans les "banlieues" que dans les cours d'école. Il est temps de tourner la page du règne insupportable de "l'enfant ROI", en responsabilisant les parents, enseignants, éducateurs et tous ceux qui
côtoient la "jeunesse". Aussi, et c'est un préalable, les adultes doivent arrêter de brouiller en permanence les frontières inter-générationnelles. C'est dire s'il
faut réintroduire de la fermeté et les notions de distance dans l'approche de l'éducation. Trop réactionnaire, n'est ce pas ? Et pourtant, il faudra bien s'y
faire pour ne pas frabriquer des millions de "sauvageons".
A2N





