le blog alert2neg

Il fallait bien que l'on parle de lui , alors qu'il est resté étrangement absent depuis le début de la crise du capitalisme et qu'il s'est lourdement trompé dans son analyse, en ne voyant rien venir depuis son confortable bureau du
FMI. Pour sortir le bout de non nez, Dominique Strauss Kahn n' a pas fait les choses à moitié, commandant un sondage à l'institut IFOP-PARISOT, où il arriverait en tête des préférences des Français comme candidat socialiste à l'élection présidentielle de 2012, devant Bertrand Delanoë
puis Ségolène Royal. Les Français sont-ils si cons au point de regretter un opportruniste que les militants socialistes ont éliminé lors de la dernière élection présidentielle? Certainement
pas.
Ce sondage n'est qu'une énième manoeuvre visant à mettre le FANTOME du FMI au centre de la vie politique française, alors que la gauche ne se plaint pas du tout de son départ aux
Etats-Unis, bien au contraire. Une chose est certaine, s'il en a une qui fait peur à Strauss Kahn et ses amis, les poussant à commander des sondages complètement déconnectées
des réalités françaises, c'est Ségolène Royal. Et pour cause, l'ex-candidate socialiste à l'élection présidentielle a frappé un grand coup lors d'un "rassemblement de la
fraternité" au Zénith de Paris. Dans la grande salle pleine à craquer, ce qui fait bien rêver DSK, Delanoë, Aubry et compagnie, la présidente de Poitou-Charentes s'est posée en
CHEFTAINE de l'opposition, fustigeant le "système financier en folie qui s'auto-détruit sous nos yeux", "un monde sans règles", délivrant un message d'espoir: "non au cynisme, non à la
résignation", et appelant à "relever la tête" et à faire émerger cette nouvelle France qui attend qu'on la réveille".
Bref, elle a réalisé le SHOW parfait à quelques semaines du congrès de Reims pour l'investiture du nouveau patron du PS. Et tout ça devant les militants venus de toute la
France et qui avaient parfois ressorti les tee-shirts de la campagne de 2007 ("La France présidente"). C'est dire combien Ségolène Royal a eu raison de ne pas écouter ses
"amis" socialistes qui lui "intimaient l'ordre" de ne pas faire la fête en cette période de crise financière.
On comprend mieux les raisons de la mauvaise humeur des éléphants et de leurs coups bas et combinaisons politiciennes contre nature. Que ça plaise ou pas, le visage le plus AUTHENTIQUE
de l'opposition ne se trouve ni au FMI ni à la Mairie de Paris, encore moins à la Mairie de Lille. Il faut plutôt chercher du côté de Ségolène Royal, celle qui n'a rien abdiqué de ses
ambitions, envoyant un message très clair devant des milliers de militants galvanisés qui l'interrompaient par des salves d'applaudissements et des "Ségolène...
Ségolène....": "Je suis là aujourd'hui, je serai là demain. Rien ne me fera reculer sur ce chemin que j'ai choisi et sur lequel nous marchons ensemble".... "j'ai appris qu'il
faut savoir perdre sans amertume pour pouvoir un jour gagner sans triomphalisme".En clair: elle n'en a que faire des Jospin, Strauss Kahn, Guigou, Allègre, Delanoë et
consorts, et quoi qu'il se passe lors du congrès de Reims, c'est à dire avec un maire de Paris comme premier secrétaire du PS, voire une Martine Aubry, le BOLIDE Ségolène Royal poursuivra sa route vers l'objectif 2012. Et contrairement aux autres qui se permettent de la diaboliser, elle
peut se le permettre, forte des résultats de son concept de la "démocratie participative" et des 17 millions de voix de 2007. Elle sera là et bien là et soutenue
par la base du PS, comme le confient Olivier: "En vue du congrès, c'est important de montrer qu'elle a encore du soutien", Yann, secrétaire de section socialiste à Grenoble:
"A la base du PS, tout le monde sait qu'elle va faire un raz-de-marée. Les éléphants vont avoir de mauvaises surprises". Comme quoi, la propagande élyséenne via les
médias et sondages bidons en faveur du trio Strauss Kahn, Delanoë, Aubry, ne trompe que les BOBOS parisiens et les amateurs de paris-plage.
A2N
A lire ce gloubigoula, on se demande si ça a un rapport avec la tournée d'adieu de la Dalida du PS.
Elle est grillée, cramée, carbonisée.
Et c'est tant mieux.
La femme est bien l'avenir de l'Homme, encore plus de la France qui s'enfonce avec un fou à sa tête. Ségolène Royal est là, il faudra bien compter avec elle, n'en déplaisent aux machos incapables.
A+
La ligne la plus crédible au PS, c'est celle représentée par Benoît Hamon et soutenue par Melenchon. Mais cette ligne ne l'emportera pas car le PS a définitivement basculé à Droite...