le blog alert2neg
Les mensonges ne durent qu'un temps. Le krach financier étatsunien ne
pouvait pas épargner l'Europe, et la France n'est certainement pas LA forteresse qui aurait résisté aux assauts du capitalisme INTEGRISTE, comme essayaient de le faire croire Nicolas
Sarkozy et la Marquise du ministre de l'économie, Christine Lagarde. Malgré le discours
propagandiste de Toulon, les réunions de crise avec les responsables des banques et établissements financiers, et l'entreprise de dissimulation de la vérité
impulsée par le gouvernement Fillon, la vérité éclate au grand jour: la France est touchée de plein fouet par la faillite étatsunienne.
D'abord, il y a le sauvetage extravagant de la banque
franco-belge Dexia, sauvée de la faillite par l'argent des
contribuables français, belges, et luxembourgeois, dans laquelle les gouvernements français et belge devraient respectivement injecter 3 milliards d'euros chacun, alors que celui
du Luxembourg apporterait, lui aussi, sa "modique" contribution, 400 millions d'euros.C'est bien le prix à payer pour offrir un "parachute doré" de 3,73 millions d'euros à Axel
Miller, le président du directoire de la banque franco-belge.
Désormais, et c'est encore plus indécent, François Fillon envisage de réaffecter les surplus du Livret A au bon fonctionnement de l’économie. En clair, après avoir vidé les caisses de l'Etat à
coups de cadeaux fiscaux pour les plus riches et de dépenses somptuaires pour entretenir la folie de grandeur du locataire de l'Elysée, le gouvernement n'envisage ni plus ni moins que de "faire les
poches" des familles françaises. Les fonds du livret d’épargne
préféré des Français, qui sont en très nette augmentation depuis quelques mois, seraient en partie utilisés pour faciliter le crédit aux particuliers et aux petites entreprises, comme l'entend le
gang des liquidateurs UMP. On ne pouvait imaginer une telle idée qui consiste à, n'ayons pas peur des mots, siphonner la source principale de financement du logement social, à taper
dans la caisse sans prévenir. C'est encore la démonstration que le gouvernement se moque ouvertement de la problématique du logement social.
Enfin, la
preuve est faite que, contrairement aux affirmations de Nicolas Sarkozy et sa ministre de l'économie, le système bancaire français n'est pas très solide, et que la question des
"parachutes dorés" ne dérange pas tant que ça. Comme quoi, à défaut de trouver des parades pour préserver ce qui peut encore l'être dans l'économie française, le pouvoir en
place opte pour la désinformation permanente.
A2N