le blog alert2neg

C'est une histoire qui pourrait donner un fou rire terrible s'il ne s'agissait pas de millions de vie en danger, de populations tuées au quotidien, d'hommes, de femmes et d'enfants humiliés, de résistants liquidés, d'infrastructures vitales bombardées dans l'indifférence générale des nations dites civilisées.,Eh bien !, la secrétaire d'Etat, "Condi" pour les intimes, et Condooleeza Rice pour les profanes,serait raciste d'après une députée du parti Yisrael Beiteinu, mouvance politique qui ne préconise ni plus ni moins que l'expulsion immédiate des Arabes-Israéliens vers les territoires occupés et la poursuite d'une politique d'annexion territoriale. Vous Suivez? C'est comme si un Bruno Megret (MNR) reprochait à Philippe De Villiers (MPF) ses fantasmes sur l'Islam. Cela ferait rire tout le monde, hein !  

Comment une députée appartenant au parti du tristement célèbre Avigdor Lieberman, vice-premier ministre dans l'actuel gouvernement  Olmert, ayant rejoint ce dernier à la suite de la énième crise gouvernementale provoquée par "l'aventure" libanaise, peut-elle condamner le "racisme" de la conseillère spéciale du président Etatsunien, alors que la politique de l'Etat Hébreu à l'encontre des palestiniens et du monde Arabe n'est que la traduction d'un projet suprématiste occidental élaboré par les faucons de Washington et Tel-Aviv? En réalité, ce qui provoque la colère de la députée du parti ouvertement Arabophobe relève plus d'une subtile divergence d'appréciation sur la présence d'un ministre Arabe-Israélien, le premier dans l'histoire d'Israël. Les Etats-Unis veulent afficher un Arabe de service, histoire de se donner bonne conscience, tandis que le parti-d'extrême droite entend démontrer à sa base qu'il ne se renie pas même en étant dans le gouvernement travailliste. Bien au contraire, la visite de la secrétaire d'Etat Etatsunienne devrait satisfaire les plus racistes ( oui, c'est encore possible, hélas !) du gouvernement Olmert puisque les Etats-Unis, toujours aussi complaisants avec leur alliée, ont approuvé l'idéologie raciste du parti Yisrael Beiteinu, ce qui explique la rencontre entre Condoleeza Rice et son chef de file, Avigdor Lieberman.  Autant dire La députée d'extrême droite, Esterina Tartman, affabulait donc en dénoncant le racisme Anti-juif supposé de "Condi". Etait-ce un écran de fumée destiné à détourner les médias de l'essentiel ,c'est à dire la reconnaissance par Bush d'un gouvernement hébreu composé de l'extrême droite Arabophobe et raciste? Probablement!  En conclusion, ce qu'il faut dénoncer, et ça ne fait aucun doute, Ce n'est certainement pas l'antisémitisme anti-juif mais plutôt  celui visant les Arabes, en particulier les palestiniens. La CAUTION Noire de la politique coloniale de la bande à Bush fait parfaitement la paire avec son homologue Israélienne. Comme quoi, qui s'assemble se ressemble !

A2N

 

Quelques heures après son arrivée en Israël, la secrétaire d’état des Etats-Unis, Condoleezza Rice, s’est empressée de rencontrer Avigdor Lieberman, ministre des menaces stratégiques. Elle l’a rencontré deux jours après que la présidente de sa formation politique (Yisrael Beiteinu), la députée Esterina Tartman, ait formulé crûment des propos racistes contre la proposition de nomination (remise depuis à plus tard) du député arabe Raleb Majadele (photo ci-dessous) en tant que ministre arabe, le premier dans l’histoire d’Israël.

Tartman a indiqué que la propositon de nomination de Majadele était « un coup de poignard dans le dos du Judaïsme » et qu’il fallait « déraciner ce mal terrible d’entre nous ». Lieberman ne s’est pas explicitement opposé à ces propos, bien qu’il ait dit que le problème n’était pas la nomination d’un ministre arabe, mais le fait qu’Amir Peretz l’ait introduit pour des considérations politiques dans l’arène gouvernementale.

La réunion de Condoleeza Rice avec Lieberman (photo ci-dessus)  ressemble fort à une approbation de son idéologie raciste et celle de son parti politique. On ne sait pas pourquoi la Secrétaire d’Etat a eu besoin de cette rencontre alors qu’elle ne fait partie du protocole courant de ses déplacements en Israël. La rencontre avec Condoleeza Rice a ainsi constitué une reconnaissance américaine du statut de Lieberman et de son idéologie. Au lieu de dénoncer ses positions racistes, les Etats-Unis lui ont donné une base publicitaire sous forme d’une rencontre non nécessaire. Rice qui est venue dans la région « pour renforcer les forces modérées, » a en fait, prêté la main à renforcer les extrémistes, du moins du côté israélien. Et quel message a-t-elle envoyé aux forces modérées du côté palestinien en rencontrant Lieberman ?

Mais les remarques de Tartman sont en premier lieu un problème israélien interne. La nomination d’un ministre arabe est une nécessité depuis des années. Ceux qui veulent que les Arabes israéliens s’intègrent dans le pays, l’espèrent depuis longtemps. Le fait qu’environ un cinquième des citoyens d’Israel n’a jamais eu de représentant au gouvernement montre la relation d’Israël à ses citoyens arabes. La nomination d’un ministre arabe est censée corriger cette injustice historique. Même si la proposition de nomination sert des considérations politiques internes - comme, en effet, toute nomination ministérielle - ceci ne diminue pas son importance. Le fait que la présidente d’une faction importante de la coalition gouvernementale s’est permise de faire des propos racistes contre cette proposition de nomination est donc intolérable. Il n’est pas difficile de deviner comment Israel réagirait si un politicien européen avait fait des propos semblables au sujet d’un juif devenant membre de n’importe quel gouvernement européen.

Mme Tartman ( photo ci-dessus) mérite d’être dénoncée et mise hors jeu pour ses propos qui rappellent des heures funestes tant pour Israël que pour le reste du monde et que l’on ne doit jamais oublier. Le premier ministre devrait s’empresser de dénoncer vigoureusement ces propos et celle qui les a proférés. Le parti travailliste ne devrait pas également permettre que ce genre de propos puisse passer tranquillement ; il devrait exiger du premier ministre une condamnation explicite. Si Israel veut que ses citoyens arabes lui soient fidèles, il doit leur démontrer avant tout sa fidélité et les protéger contre de tels assauts racistes. Le fait qu’il est en train d’ignorer ces propos et qu’il ne fasse aucun effort pour déraciner ce mal, souille sérieusement le gouvernement."

(Traduit par D. HACHILIF.)

CAPJPO-EuroPalestine

www.europalestine.com/article.php3?id_article=2480

Ven 26 jan 2007 Aucun commentaire