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Le bon mot de la porte parole du mouvement des "Indigènes de la République"  continue de faire des vagues dans auprès de certaines âmes sensibles. Houria  Bouteldja, passionnaria de la lutte contre le colonialisme, ne croyait pas que son  jeu de mots entre souchiens et sous-chiens pour parler des francais de souche provoquerait tant d'émoi, notamment  sur certains sites connus pour leurs positions très identitaires. Entre contributions incendiaires, xénophobes, islamophobes, voire nostagiques du "temps béni" des colonies, il y a une véritable campagne de presse visant la "terroriste". Qu'a t-elle commis comme Crime?  Officiellement, c'est l’usage qu’elle a fait au cours de l'émission de Frédéric Taddeï, un des rares journalistes encore honnêtes dans les médias, du néologisme « souchien », que lui reprochent les biens pensants et autres initiateurs de la pétition contre le "racisme anti-blanc".Paraît-il que c'est une  idéologie. En vérite, tout ce cirque n'est que pure hypocrisie, une manifestation d'un racisme qui ne veut pas dire son nom, qui emprunte des voies détournées pour réduire les non blancs à un statut de faire valoir dans une société se  prétendant progressiste. Quand on voit le résultat de l'élection présidentielle, il n'est point besoin d'être un Lumière pour comprendre que la France se ment à elle même. Elle ne peut décemment pas donner de leçons de bonne conduite aux autres pays occidentaux, peut-être à la Russie de Vladimir le Terrible, où il ne fait pas bon de traîner dans les rues quand on est un peu basané.


En réalité, ce qui choque les "vierges effarouchées", ces réactionnaires de droite comme de gauche, c'est la subtilité revendiquée de "l'indigène" Houria, qui cloue le becs aux philosophes et autres penseurs de la société française racialiste. Les défenseurs de la pensée blanche ne tolèrent aucune remise en cause de la société, encore moins quand celle ci est le fait des "issus de l'immigration". Alors, jouant sur une l'homophonie animale et prétendant que la véritable signification de cette expression serait « sous-chien », ils trouvent là une issue de secours salvatrice pour ne pas aborder le Problème de fond,c'est à dire la conception racialiste de l’identité française caractérisée notamment par l’expression « Français de souche ».  C'est courage, fuyons !
Il est permis d'exclure les Autres, notamment par l'utilisation de termes très codifiés comme "Français de souche" ou "BBR". Par contre, il est interdit aux victimes traditionnelles de l'exclusion de mettre le doigt là où ça fait mal. C'est ce qu'il faut retenir de la campagne d'intox parlant du "racisme anti-français". Est-ce à dire que les basanés pourtant français pratiquent un racisme contre une nationalité, sous-entendu une couleur de peau ? Oui !
C'est toute la question que pose le tristement célèbre "ministère de l'immigration et de l'identité nationale". Quel lapsus révélateur !
Ci-dessous, la petite leçon de la très "indigène" Houria à ses compatriotes à l'esprit très étroit.

A2N
  Petite leçon de français d’une sous-sous-chienne aux souchiens malentendants

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SOUCHE, subst. fém. A. Usuel Base du tronc d’un arbre (ou d’un grand arbuste) prolongée par ses racines.   B. P. anal. De souche. D’origine. Français de souche.   C.Biologie Ensemble des individus de même espèce provenant d’un ancêtre unique.   SOUCHIEN, SOUCHIENNE, adj. et nom, de souche.   Néologisme, formé par des descendants d’immigrés post-coloniaux qui après avoir été désignés successivement par les expressions : « Français musulmans », « nord-africains », « immigrés », « deuxième, troisième… cent trente et unième génération », « issus de l’immigration maghrébine ou africaine » puis à nouveau « Français musulmans » et enfin « issus de la diversité » sans parler dans un registre moins soutenu par les « sidis », « bougnoules », « rats », « ratons », « crouilles », « melons », « bicots », « gris » ou encore l’intemporel « négros », ont constaté que ce raffinement dans la péjoration raciste dont ils sont l’objet trouve son optimum savant dans un autre néologisme, banalisé et valorisant lui : « Français de souche ». Cette dernière expression utilisée publiquement pour la première fois, semble-t-il, par un certain Jean-Marie Le Pen en 1979, institutionnalisée depuis par des chercheurs ou démographes de l’INED, mais repris aussi par tout un chacun, est censée désigner ceux qui, parce que blancs, sont considérés comme les authentiques et légitimes habitants de ce pays par opposition avec les descendants de colonisés, sans racine ni attaches particulières, qui de ce fait ne constitueraient eux qu’une variété aérienne, délétère et volatile de l’espèce humaine.   Ainsi l’adjectif « souchien » construit en toute francophonie à partir de « Français de souche » constitue une première contribution indigène à l’enrichissement de la langue que désormais doivent maîtriser ceux qui prétendent venir vivre au Paradis. Il permet de mettre en évidence le caractère inerte, pesant et figé de cette conception raciale des Français. Exactement comme a pu le faire l’humoriste Djamel Debouze avec son expression « Icissiens » (sans doute à partir du concept des « Gens d’Ici » cher au philosophe Alain Badiou) afin d’établir l’évidence de la légitimité pour tous à vivre dans ce pays à égalité de droit et de considération.   Evidemment « souchien » ne peut pas être confondu, comme le font volontairement certains philosophes médiatiques, journaux nationaux-républicains comme Marianne [1] ou autres officines laïco-intégristes comme Respublica [2]], à la trompe d’Eustache décidément bien emboutie, avec l’expression « sous-chiens », sinistre jeu de mot, révélateur tout à la fois de l’ état d’esprit de ceux qui prétendent l’avoir entendu autant que des méthodes malveillantes auxquelles ils ont recours puisque qu’ils tentent ensuite d’en attribuer la paternité au MIR. On ne sera pas étonné d’apprendre que parmi ces malentendants anti-indigènes qui assurent avoir compris « sous-chien » au lieu de « souchien » figure l’inénarrable Alain Finkielkraut [3]] dont tous les sonotones de la terre ne pourront jamais corriger l’oreille désespérément sélective. En terme clairs lui et tous ceux qui aujourd’hui poussent des cris d’orfraies ne s’indignent guère du traitement sémantique administré à leurs concitoyens basanés. En revanche, si la notion de « Français de souche », en 27 ans d’existence, n’a toujours pas heurté leurs oreilles délicates, c’est parce qu’elle traduit bien une certaine acception ethnique qu’ils se font de l’identité française. Celle-ci est une façon élégante de dire Français blanc. Ainsi pour tous, il est bien clair que Kanaks, Antillais et autres Réunionnais ne sauraient être qualifiés de « Français de souches ». Leurs ancêtres pourtant n’étaient-ils pas formellement Français il y a au moins deux siècles à un moment où ceux de Messieurs Sarkozy, Finkielkraut, Devedjian ou Gallo étaient encore sujets Ottoman, austro-hongrois ou italien ? Le plus indécent dans cette histoire, c’est que parmi les véritables "sous-chiens" (parce que traités comme tels) vivant dans ce pays, figurent précisément les noirs, les arabes, les musulmans et autres métèques. On se souvient que le (très grand) contrebassiste américain Charles Mingus, qui était métis noir-chinois et identifié comme noir, très mobilisé sur la question du combat anti-raciste, avait intitulé son autobiographie "Beneath the Underdog" : "en-dessous du sous-chien" !

Houria Bouteldja

Dim 22 jui 2007 4 commentaires
Merci de mettre la source qu'est le site des indigènes, au passage votre préambule est trés bien!!!!
Hsissou - le 23/07/2007 à 17h17
Et l'autre Abdal malik qui l'ouvre pour une fois de plus plaire aux medias.
rastaman vibration - le 23/07/2007 à 21h39
heureusement qu'on a des personnes comme Abd Al Malik et pas que des houria ou le pen
maman13inquiete - le 23/07/2007 à 21h39

Mort à la racaille et décolonisation d'Europe demain !


SIOL

A - le 25/07/2007 à 07h14