le blog alert2neg
A peine débarqué au Pakistan, il déclare devant les médias : " Benazir Bhutto a été assassinée par un extrémisme que nous sommes, la France et l'Union européenne, décidés à combattre". Et termine, comme l'exige son positionnement idéologique, par l'éternelle rengaine: " Ce ne serait pas étonnant que ce soit le terrorisme islamique car je sais qu'il a fait son lit dans la zone tribale" de l'ouest du Pakistan". Un vrai Kouchner plus que jamais couché, tel un caniche, sous la table des néoconservateurs de Washington et Tel-Aviv.
Il fallait bien que quelqu'un vole à la rescousse de cet homme égaré dans ses rêves de "civiliser" le monde. C'est ce qu'a décidé de faire le très flamboyant député socialiste Arnaud Montebourg, qui a pris sa plume pour "sauver" ce qu'il reste de Kouchner. A vrai dire, il n'y a plus rien à sauver, mais rien que pour le plaisir, lisez la missive ci-dessous.
A2N
Pour le député PS de Saône et Loire, Bernard Kouchner doit démissionner au plus vite du gouvernement. S’il veut sauver ce qui reste de son image et rester fidèle à ce qu’il a été.
Mon cher Bernard,
Pour moi, tu es d'abord un ami, un homme de haute estime qui, dans tes actes, a contribué à changer la face de ce triste monde.
Pour nous tous, tu as inventé la théorie du droit d’ingérence d'abord médical et humanitaire, puis politique et judiciaire, cette ingérence qui fait céder la dictature devant l'impératif humain.
Tu n’étais pas un homme de parti ; tu te voulais en marge, un franc-tireur, c'est pour cela qu'au côté des Français nous t’aimions.
Tu fus un bon ministre de la santé dans le Gouvernement Jospin : droit des malades, équilibre de l'assurance maladie, et soutien aux hôpitaux de proximité. J'aimais ta manière d'aborder les problèmes et de les régler. Ton intransigeance te faisait avancer. Mais aujourd’hui, Bernard, tu le sais toi-même, la « rupture » de Nicolas Sarkozy dans laquelle tu as voulu jouer, te laissera sur le carreau, en loques, et seul au monde.
Car la politique étrangère de Sarkozy, c'est l'exact contraire de tes valeurs et de tes choix, puisqu'elle consiste non pas à restaurer la force de la parole de la France, mais au contraire, par narcissisme pulsionnel de son président, à se jeter aux pieds de tout ce que le monde compte de puissants, même condamnables. Sarkozy veut la photo avec tes ennemis historiques et moraux, et toi il ne te reste qu'à tenir la chandelle...
Le French Doctor en voyage officiel a Pékin, sous pilotage sarkozyste, n'a pas même un mot pour son ami le Dalaï Lama... As- tu oublié, Bernard, cette si belle leçon de diplomatie que ce toast assassin du Président Mitterrand au grand dîner d'apparat du Kremlin où il mentionna dans un silence de mort le nom de Sakharov ?
Les félicitations de l'Elysée à Poutine, auteur d'élections frauduleuses et probable commanditaire d'assassinats d'opposants, sont elles justifiées ? Ce ne sont pas des chapeaux -comme tu l'as si bien théorisé toi même- qu'il te faudra avaler, mais à ce rythme les Galeries Lafayette toutes entières.
L'épisode misérable et inquiétant de la visite de Khadafi à Paris a montré ce qu'est devenue cette brillante politique étrangère à laquelle tu prêtes désormais ton nom : la diplomatie française ridiculisée, le président contredit publiquement, la leçon de Khadafi à la France sur les droits de l'homme, les contrats inventés pour la plupart et envolés pour ceux qui restent… Beau succès !
Bien sûr, tu diras que ce ne sont pas tes décisions. Mais c'est là tout le problème, cher Bernard. Tu le sais mieux que d'autres, ce n'est pas toi le véritable Ministre des Affaires étrangères, mais l'omnipotent patron de la cellule diplomatique de l'Elysée, Jean-David Levitte qui fait nommer les ambassadeurs, construit les stratégies, représente le président et négocie dans ton dos. Toi tu es bon pour recevoir les ONG, pendant que les choses sérieuses se décident ailleurs... Tu es bon pour aller à la télévision ou à l'Assemblée nationale porter les lourdes valises de ce que tu désapprouves. Jusqu’à quand ?
Combien d'autres « heureux hasards », comme ce prétexte que tu imaginas pour t'échapper du piège Khadafi à Paris, faudra-t-il que tu inventes pour organiser ta défausse, habiller ta mauvaise conscience, et dissimuler ta gêne désormais publique ?
Jusqu'ou l'humiliation devra-t-elle faire entrer son mauvais parfum dans ta tête pour que tu réagisses enfin ?
Je fais partie de ceux qui ne peuvent pas croire que tu es homme à te laisser réduire par la cuisson du pouvoir à ce tout petit rôle de figurant, comme le montrent ces images répétitives de ton effacement.
La seule explication que je vois, c’est que tu as un accord politique avec ton
nouveau maître, le Président Sarkozy, pour te faire accepter ce que ton amour propre rend inacceptable.
La glissade atlantiste incontrôlée dans laquelle les sarkozystes emmènent la France a semble-t-il reçu ton soutien. Tu étais le seul homme à gauche à soutenir l'expédition américaine en Irak en 2003, quand Sarkozy était l'un des rares à droite à soutenir les funestes projets de l'Administration Bush. Le récent voyage du Président français aux Etats Unis fut remarquable, en ce que la France n'a pas dit un mot de désapprobation contre l'incroyable manipulation de l'opinion publique mondiale sur la prétendue détention par l'Irak d'armes de destruction massive.
Tes déclarations bellicistes sur l'affaire iranienne s'emboîtent parfaitement avec les desseins de la fraction la plus dure des Républicains américains, au moment même où les agences de renseignement américaines ont rendu un rapport (National Intelligence Estimate) invalidant, au point de les ridiculiser comme celles d'un vassal aveugle et empressé, les déclarations du Président français et de son Ministre des Affaires étrangères que tu es.
Ce ciment atlantiste qui t'unit à Sarkozy serait donc celui qui te maintient à flot dans cette pitoyable comédie, qui commence a Disneyland mais finit dans la tragédie d'une guerre incontrôlable, peut-être mondiale.
Si c'est ce sinistre dessein qui te fait composer ainsi jusqu'avec toi-même, je préfère te dire que tu ne t'en relèveras jamais. Les Français ne te le pardonneront pas. Nous non plus. Le mieux pour toi-même et pour la France serait que tu prépares ta sortie. Commence à réfléchir à ce que tu écrirais dans ta lettre de démission. Tu seras ainsi encore Bernard Kouchner, pour longtemps.
Bien affectueusement a toi. Arnaud Montebourg(publié dans Le Nouvel Observateur du 3 jancier 2007)
Source: Nouvelobs
Kouchner agresse un journaliste
KOUCHNER N'AIME PAS ÊTRE INTERROMPU

je vois que ca commente pas beaucoup ici, pour m apart je suis devenu un lecteur fidele, mais de loin, puisque je t ai decouvert au cours d un voyage en Amerique du sud, ou je suis toujours.
Tes billets courts et nourris sont un bon moyen pour moi de rester en contact avec disons, l actualite, je ne peux m en decrocher ( alors que jaurais certainement bien mieux a faire), elle me fascine, elle me sidere.
J en viens a penser qu un tel derapage d une telle profondeur est necessairement une distortion des representations ( nous n vons pas de moyen de nous faire une idee correcte de la mentalite reelle de l oppnion francaise) et procede d une operation de controle (mental) d une ampleur gigantesque, et murement preparee.
Le travail de sape est criant au niveau semantique et notionel. Nous nous retrouvons sans outil pour echanger, les dialogues deviennent des chambres d echo ou les mal informes que nous sommes ne font que ressasser des sortes de banalites.
Je reflechis longuement a la voie a prendre pour influer dans l autre sens.
En tous cas c est tellement moche, que je te felicite de continuer a livrer ce travail, avec une telle rigueur.
Bonne continuation pour l annee entamee.