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Nicolas Sarkozy discute avec des jeunes ...
Malmené par ses propres troupes, en baisse dans les sondages, l'agité de l'Elysée est retourné à ses fondamentaux, c'est à dire à l'instrumentalisation de la lutte contre l'insécurité. Les médias aux ordres rapportent, croyant que ça suffira pour convaincre les Français sur le projet de l'Etat UMP, que "Nicolas sarkozy a effectué lundi soir à Sartrouville son premier déplacement depuis son élection en banlieue parisienne où il a parlé de  questions de sécurité parmi les policiers et discuté emploi et formation avec des jeunes."
Les Français sont donc priés de croire que leur président "bling bling" s'occupe de leurs problèmes, chose qui n'est pas vrai puisqu'ils le disent via des sondages depuis quelques semaines. Cela se traduit pas la chute de "popularité" du prestidigitateur de l'Elysée alors que la cote de François Fillon, le très transparent Premier Ministre, est à la hausse.
Malgré ses gesticulations, la fin de la récréation a bien sonné pour le chef de file de l'UMP qui a déclaré pendant sa visite à Sartrouville, parlant de son thème prédilection : "On est passé en cinq ans d'un pays où la police retrouvait un coupable sur quatre à un pays où on en retrouve un sur trois". Et de conclure sur une auto-congratulation sur la loi du 10 août 2007 sur les peines planchers:"Les peines plancher, c'est la certitude que les multirécidivistes auront à rendre compte devant la justice (...) Le premier droit de l'homme, c'est celui des victimes". Quelle étrange conception de la République !
Entendre le "garant" des institutions s'extasier de l'application de la rétention dite de sûreté, celle là qui permettra de maintenir en centre fermé des détenus jugés dangereux ayant purgé leur peine, c'est proprement STUPEFIANT ! Dire que l'on a bien l'impression de vivre une débacle avant l'heure n'est pas trop fort. Pour preuve, la leader de l'opposition, Ségolène Royal, ne s'y est pas trompée, en évoquant la déliquescence du pouvoir de Nicolas Sarkozy: " Les Français vivent aujourd'hui une forme de désillusion profonde qui fait place à une forme d'exaspération. (...) Nous en avons pour cinq ans, pourtant on a parfois le sentiment d'une sorte de fin de règne". L'année 2008 risque d'être très, très HORRIBILIS pour le petit agité de l'Elysée.

A2N
Mar 22 jan 2008 Aucun commentaire